Les larmes du démon de Nicolas Cluzeau (Le Dit de Cythèle 2)

Spoiler si vous n’avez pas lu le tome précédent

Quatrième de couverture

Cythèle, la prêtresse du dieu des morts, revient à Corollis où l’histoire de son cruel destin a eu des conséquences inattendues.
Guidée par la prophétie sibylline de son dieu, elle se donne pour quête de retrouver les âmes de ceux qui lui ont été si injustement arrachés ? Celle de son bien-aimé aurait atterri dans un terrible monde démoniaque au-delà du sien : avec l’aide d’une créature féérique, elle décide de prendre une apparence diabolique et de partir à sa recherche ?
Dans cette société décadente, atypique et mortellement dangereuse, Cythèle s’infiltre et risque plus que sa vie. Elle y rencontre néanmoins des alliés surprenants, et ne se doute pas qu’elle se retrouvera au cœur d’intrigues politiques machiavéliques et d’une enquête criminelle dans le dédale de l’incroyable cité démoniaque…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Black Book de m’avoir permis de lire ce livre et d’avoir ainsi la chance de poursuivre les aventures de Cythèle, prêtresse de Plutonis. J’ai vraiment aimé ce tome et j’ai hâte de pouvoir lire la suite et savoir ce qui va encore lui arriver et voir si comment sa quête va aboutir.

L’histoire commence avec une discussion entre Cythèle et l’archiprêtre Pisatis, qui se demande ce qui s’était passée à Corrollis, tout en se réjouissant de sa survie. Mais Cythèle ne peut répondre à sa question et souhaite une fois de plus, consulter le dieu des morts afin de lui soumettre sa requête : à savoir retourner à Corrollis afin de retrouver l’âme de ceux qui sont partis, ceux de sa famille et en particulier de son amour. Ainsi va commencer la quête de Cythèle qui rencontre en chemin deux magiciennes qui vont lui servir d’escort et l’aider dans sa tâche à trouver le moyen d’aller retrouver cette âme qui lui est si chère. Mais son parcours est semé d’embuches et va finir par se retrouver au cœur d’une politique complexe dans une cité démoniaque.

L’histoire parait simple quand on le dit comme ça… mais bien évidemment, ça n’est pas le cas, loin de là. Quand on a lu le 1er tome de cette série, on sait déjà plus ou moins à quoi s’attendre : une histoire riche, complexe, avec une quête qui promet d’être périlleuse, intrigante et inquiétante. Et là, je dois dire que ce 2e tome est à la hauteur du premier, différent par certains aspects, mais on reconnait bien la plume de l’auteur et se replonger dans l’univers de Cythèle est un plaisir.

J’ai une fois de plus succombé à l’univers de Nicolas Cluzeau qui est vraiment intéressant et qui saura sans cesse nous surprendre. Dans ce tome, on découvre toute une cité démoniaque (bien qu’elle tarde à arriver, vers le milieu voire un peu après) avec une politique complexe et controversée. L’action est sans cesse présente, il se passe tellement de choses en même temps, qu’on ne sait plus où donner de la tête. En effet, comme dans le premier tome, on a une narration à la troisième personne (qui bien souvent suit Cythèle), entremêlée avec des extraits d’Histoire, afin de mieux comprendre le passé, comment on a pu en arriver là (où comment certains personnages en sont arrivés là). Je trouve ce procédé vraiment intéressant et enrichissant car son univers est tel que l’on a bien besoin de tous ces éléments pour s’y retrouver (par ailleurs les annexes à la fin du livre, y contribue tout autant). Cela permet de rythmer le texte de sorte qu’on ne peut pas s’ennuyer car on suit plein de personnages différents et pour certains à travers des « mémoires », extraits de dialogue ou autres.

Evidemment, il faut aimer le genre, ce sont tout de même des beaux pavés de 700 pages (format légèrement plus petit que le poche traditionnel), de quoi faire notre bonheur quand on aime les histoires bien développés et riches en action (ce qui est parfaitement mon cas). Mais il est clair que Nicolas Cluzeau ne nous ménage pas toujours, il faut bien suivre et être concentré en lisant ces livres sans quoi ça pourrait vite devenir difficile. Il est vrai que la profusion d’éléments, de personnages et d’Histoire peut compliquer la donne, il faut retenir un maximum de choses, pour tout comprendre. Parfois, on peut avoir la sensation de passer d’un élément à l’autre, sans lien apparent, mais c’est là, tout l’intérêt et la subtilité de ce texte, car tout fini par s’expliquer et avoir un sens. Mais il faut être patient. Mais ça reste un véritable plaisir de lire ces livres, parce que l’intrigue est telle, qu’on accroche tout de suite, on est happé dans son univers et on n’en ressort pas facilement.

Cythèle est vraiment un personnage intéressant et intriguant. Elle est déterminée et sait ce qu’elle veut. Elle fera tout pour arriver à ses fins, jusqu’à aller dans des territoires inconnus et surtout dangereux, tout en sachant les circonstances possibles que cela peut créer si elle y va. Elle n’est pas sûre de réussir et pourtant, elle fait ce qui doit être fait, et a confiance en son dieu : Plutonis, qu’elle sert en tant que hiérarche. C’est un personnage très complexe et je prends beaucoup de plaisir à la suivre. Dans ce tome, on fait la découverte de nouveaux personnages qui sont tout aussi intéressants qu’elle. Ils sont tous différents et semblables à la fois et j’ai bien apprécié de les suivre dans leur tâche avant leur rencontre avec Cythèle (valable surtout pour la deuxième partie du livre intitulée : Les larmes du démon).

En bref, c’est encore un excellent tome, une intrigue très intéressante, un univers riche, des personnages complexes, quoi de mieux dans un livre de fantasy ? J’ai vraiment apprécié cette histoire qui nous lance dans une très grande quête, qui s’avèrera périlleuse et qui nous promet encore de grandes choses. J’ai vraiment hâte de lire la suite de cette histoire car c’est vraiment une série intéressante et très riche. Je ne peux que la conseiller à tous les amateurs de fantasy !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Melisande au Studio Harry Potter

Meilleures ennemies de Ruth Fitzgerald (Les petits malheurs d'Emily Sparkes 1)

PALM n°76 [JUIN 2017]