La Confrérie des Nuages de Romano Vlad Janulewicz


Quatrième de couverture

Lorsque Théotim décide de se soustraire à l’atelier d’écriture organisé par son institutrice, il ne se doute pas de la tournure étrange et fantastique que vont prendre les événements. De rencontres improbables en quête magique, quelle formidable vérité son escapade au cœur d’un univers fabuleux mais dangereux lui fera-t-elle découvrir ? Qui donc est réellement Max Plumette, écrivain excentrique et solitaire, et quels secrets dissimule-t-il à propos de la mystérieuse Confrérie des Nuages ?

Mon avis

Ayant déjà lu un recueil (plutôt thriller – horreur) de cet auteur, j’avais envie de savoir ce que ça pouvait donner en jeunesse (genre totalement différent il faut l’avouer) et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçue. Romano Vlad Janulewicz nous prouve ici qu’il sait manier les mots et raconter des histoires, quelles qu’elles soient. 

Ici il nous raconte l’histoire de Théotim, un jeune garçon de 10 ans, un peu farceur avec ses deux amis. Mais un jour, à l’école, ils ne sont pas là, pour différentes raisons et se retrouvent ainsi seul. Mais son cerveau sans cesse en ébullition, va trouver un moyen pour s’amuser. Alors qu’il est en cours d’écriture avec son institutrice, Théotim ne rêve que d’évasion et prétexte une envie d’aller aux toilettes pour sortir de classe. Au lieu d’aller dehors comme il le pensait pour s’amuser, il se retrouve à la bibliothèque où il découvre un homme en train de consulter des ouvrages. Il va ainsi faire la rencontre de Max Plumette, un écrivain des plus étranges qui va, après une conversation des plus étranges, lui remettre un carnet. Et à partir de ce moment là, Théotim va se retrouver confronter à un univers fantastique dont il était loin de se douter. 

Je trouve que la quatrième de couverture en dit un peu trop, surtout sur la fin, puisqu’on nous parle de la Confrérie des Nuages que vers la fin (mais bon, vu que c’est le titre du livre, on s’attend à en entendre parler à un moment où à un autre, mais le suspense est gardé jusqu’au bout). Pour ce qui est de l’histoire, j’ai totalement adhéré. J’ai trouvé ça mignon et en même temps avec une certaine maturité, car il faut voir la finalité, pour bien comprendre l’enjeu qui nous est donné ici. C’est une histoire simple, elle suit son cours et on prend un vrai plaisir à découvrir Théotim, ce jeune garçon de 10 ans, blagueur et dont la réputation n’est plus à faire, et Max Plumette, cet écrivain très étrange qui va changer la vie de Théotim, en bien des façons. Les deux personnages sont attachants à leur manière et on est tout de suite pris dans l’histoire. Ça commence vraiment dès la première ligne et toute l’explication vient à la fin, de sorte qu’on a un peu un « suspense » qui traine au fil des pages. 

J’ai trouvé l’écriture de l’auteur très fluide et agréable, c’était déjà le cas dans le recueil Vue sur ténèbres que j’ai pu lire, mais on sent que la tonalité est totalement différente. On est vraiment dans un livre jeunesse, avec une atmosphère plus légère et tranquille. Mais ce n’est pas pour ça que l’on a affaire à un livre avec un ton qui prendrait un enfant pour un imbécile, non loin de là, le ton est plus léger et simple, mais en même temps, on y voit toute une réflexion, et ça donne matière à réfléchir quand on lit entre les lignes, etc. J’ai beaucoup apprécié cet aspect là dans ce texte. 

Le seul reproche que j’aurai à faire et là encore, ça n’ait pas un gros défaut, c’est que cette histoire est bien trop courte. C’est un poche de 107 pages, et c’est écrit relativement gros pour le format, donc ça se lit très très rapidement, on peut donc considérer que c’est une nouvelle. Sincèrement, j’aurai aimé rester un peu plus longtemps avec ces personnages, voir davantage d’aventures pour Théotim parce que ça aurait pu être intéressant de lire tout ce qui aurait pu lui arriver, avec des embuches, etc. mais évidemment, ça n’était pas nécessairement la vocation première de ce texte, donc je respecte ce choix. Ça n’empêche pas que j’ai beaucoup apprécié cette lecture et que j’ai pris un réel plaisir à découvrir l’histoire de Théotim et Max Plumette. 

En bref, ce livre a été une bonne découverte, bien qu’un peu court, on adhère totalement à l’histoire et on s’attache aux personnages. C’était vraiment intéressant à lire et je ne regrette pas cette lecture qui mine de rien, fait réfléchir.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Piégés entre les murs de la nuit d’Hubert Ben Kemoun (Piégés 2)

Le coeur en braille de Pascal Ruter (Le coeur en braille 1)

En équilibre d'Anne Plichota et Cendrine Wolf (Les 5/5, tome 1)