Un rêve en noir et blanc d'Hélène Calvez


Quatrième de couverture

« ... International  : à Sydney, une vieille dame retrouvée assassinée dans son cabanon de jardin. Son coursier aborigène a été interpelé. Une nouvelle qui ne va pas faire l'affaire des défenseurs de la population...
... Yémen : alors que des touristes américains visitaient le site de Barâqish, un curieux incident s'est produit aujourd'hui. Des images de nos reporters sur place... »
Crimes impossibles, énigmes de chambre close, prise d'otages... l'auteur nous emmène ici dans un fabuleux récit où les traditions orientales et la magie aborigène en sont les principaux héros. Laissez-vous emporter par le voyage surprenant de Julius dans le Dwili et celui, tout aussi atypique, de six touristes américains pris dans le tumulte d'une révolution.

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Atria de m'avoir permis de lire ce livre, même si je dois avouer que je suis déçue et surtout complètement passée à côté de ce livre. J’ai mis 15 jours pour lire le livre, étant donné mon rythme de lecture habituel c’est vraiment très long et j’ai l’impression que ça faisait encore plus que ça lorsque je le lisais.

La quatrième de couverture était assez alléchante, ça pouvait présager quelque chose de sympathique, malheureusement j'ai assez rapidement déchanté. Le prologue partait pourtant bien avec la magie aborigène. La narration était intéressante tout comme l’écriture qui est vraiment agréable à lire, on sent le travail de l’auteur pour ça. Mais au niveau de l’histoire, lorsque j’ai fait la rencontre des touristes j’ai été un peu décontenancée. Je ne me souvenais que de la partie « crime à Sydney » et non pas celle sur le Yémen, ne relisant pas les 4e de couverture pour pleinement profiter de l’histoire sans avoir d’a priori ou risque de spoilers. J’ai donc été très surprise  de faire la connaissance de ce groupe mais pourquoi pas, ça pouvait apporter un plus à l’histoire. Sauf que ça n’est pas passé et ça m’a même beaucoup ennuyé voire énervée sur la fin parce que je n’arrivais pas à m’y intéresser.

Le livre est donc scindé en deux histoires, se déroulant sur une semaine. J'ai trouvé l’intrigue longue à se mettre en place, la plupart du temps il n’y a pas d’action pure et dure, mais s’il y avait autre chose ça aurait pu compenser mais ça n’était pas le cas. J’ai trouvé ça long, lent et ennuyeux à certains moments.

Il faut attendre la moitié du livre (sachant qu'il en fait près de 480 pages pour un grand format) pour voir le lien entre les deux histoires qui se déroulent en parallèle. C’était peut être un peu long parce que du coup je m’attendais à ce qu’on en sache plus bien plus tôt, car sinon pourquoi dérouler deux histoires en même temps ? Et même arrivé à la moitié avec ce début d’explications, le soufflet finit par retomber et j’ai trouvé encore ça trop long et lent. Ça n’avait pas de sens.

Alors bien sûr vers la fin on a les « révélations » qui nous permettent de voir l’enjeu, mais vu la manière dont s’est fait, j’ai envie de dire que c’était trop tard, j’ai tellement peiné à m’accrocher à l’histoire que je ne me suis pas enjouée pour le tour de main de l’auteur puisque ça aurait pu être une très bonne surprise pour mettre vraiment fin au suspense mais j’ai eu trop de mal et je ne voyais pas où l’auteur voulait en venir.

C’était pénible d’autant plus que parfois il y avait de longues parties narratives et descriptives. Alors certes, j’adore ça en général (les pavés, les descriptions…) mais il faut que ça ait du sens, que ça serve et que ça nous aide à comprendre et pas à remplir des pages pour faire plus gros… Il y a des moments où ça me semblait creux, que ça ne servait à rien et que c’était juste par plaisir de décrire plutôt que par réelle nécessité.

De plus j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à la partie qui se déroulait au Yémen, ça ne m’intéressait absolument pas et j’ai de loin préféré celle qui se passait à Sydney avec Julius, car il me semblait qu’il y avait une vraie histoire et pas juste la description de ce que font des touristes (même si plus tard on comprend que ça va au-delà). La magie aborigène, le lien avec les esprits, les rêves, c’était vraiment intéressant et toute cette histoire autour de sa femme et de ce meurtre élucidé un peu à la va-vite, c’était intéressant. Mais malheureusement pour moi ces parties-là étaient beaucoup plus brèves que celles qui se passaient au Yémen, donc l’attente était vraiment longue et pénible pour moi parce que plus de la moitié du livre n’avait aucun intérêt à mes yeux. Et j’ai fini par décrocher et me forcer à terminer ce livre.

J’ai également été perdue avec tous les touristes, trop de personnages d’un coup. Pourtant en général ça ne me pose pas de problème mais là, j’ai mis beaucoup de temps avant d’arriver à pleinement les identifier et je ne me suis pas du tout attaché à eux. Pour moi ça n’était que des noms et je ne leur ai pas trouvé d’intérêt. Quant à Julius j’ai vraiment trouvé dommage que l’auteur n’ait pas pris plus de temps pour développer son histoire, sa personnalité parce que c’était ce qu’il y avait de plus intéressant dans l’histoire.

Alors certes il y avait de bonnes idées, des réflexions très intéressantes disséminées ça et là, ainsi qu’une écriture très agréable qui m’a permis de tenir tout le long de ma lecture (ça aurait été pire si l’écriture n’y était pas). Malheureusement l’intrigue a tellement péché pour moi que ça a été vraiment dur pour moi de lire ce livre. Je suis totalement passée à côté de l’histoire.

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