Cesare Vol.3 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme !
Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…

Mon avis

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite. De plus, si l’on vient juste de lire le tome précédent (comme c’est mon cas) on sait à quoi s’attendre ici.

Cette série est vraiment addictive et se lit en un rien de temps. Vous me direz que c’est propre aux mangas, mais quand même, on suit avec un réel plaisir cette histoire. Dans ce deuxième volume, l’intrigue prend de plus en plus d’ampleurs, les idées de Cesare commencent à prendre forme, le tout étant que chaque élément soit à sa place en temps voulu. On voit les jeux d’alliance et les intentions de chacun, la manière dont Angelo peut servir à Cesare également.

Il y a des passages vraiment amusants qui ne peuvent que faire sourire (exemple : la corrida), même si j’ai une petite mention à faire sur la vision des Français. Dans ce livre c’est assez déplorable et pitoyable. En même temps, le personnage d’Henri fait pitié tant il est impulsif, arrogant… Mais c’est sûrement comme ça qu’on nous voit, donc…

Des personnages se dévoilent de plus en plus, nous permettant de comprendre leur rôle. Angelo n’en rate pas une, par moment il peut briller par son intelligence et de l’autre, sa naïveté le perdra, ce qui fait de lui un personnage assez ambigu. On ne peut que l’apprécier, et parfois, on se dit qu’il ferait mieux de se taire, de se cacher, car il attire les ennuis comme personne. Il est certain qu’Angelo fait pâle figure à côté de Cesare qui brille en tout point, même si c’est toujours sujet à controverse, mais il n’en reste pas moins intéressant et je suis vraiment curieuse de voir ce que l’auteur va faire de lui.

Quant à Cesare, on arrive à le cerner un peu plus, sa personnalité se dévoile, que ça soit par ses faits et gestes ou bien par ce que peut nous raconter Miguel. J’ai beaucoup ce personnage, même si comme Angelo, on peut bien se demander au début pourquoi il lui est aussi dévoué (et la fin du volume est lourde de sens et fait un peu froid dans le dos quand même).

Promis, je ne reparlerai pas du dessin, que je trouve toujours aussi magnifique. Pas besoin de s’étendre là-dessus à chaque fois, je pense qu’on commence à le saisir.

En bref, c’est toujours aussi bon, toujours aussi addictif et j’ai hâte d’en voir davantage, car il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir sur Cesare…

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