Saison rouge de Charlotte Bousquet

Quatrième de couverture

À 17 ans, Kenza ne rêve que d’une chose : quitter le Maroc pour découvrir le monde. Peut-être Nabil, décidé à tenter sa chance au Canada, l’emmènera-t-il dans ses bagages ? Mais non : on surprend leur baiser. Alors pour éviter la honte et le déshonneur, la jeune fille est forcée d'épouser Mouloud, qui vit en France et a besoin d’une femme pour tenir la maison. Commence alors pour Kenza un voyage vers l'enfer...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Oskar de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé.

Saison rouge fait partie de la collection « Court métrage » qui, comme son nom l’indique, rassemble des textes très courts, celui-ci faisant 60 pages. Mais ce n’est pas pour cela qu’il ne se passe rien, que le message ne passe pas, bien au contraire, je trouve que cela le renforce.

Nous suivons la vie de Kenza, 17 ans, qui ne rêve que de quitter le Maroc pour vivre une autre vie, plus libre, sauf qu’elle ne pensait pas que son rêve deviendrait réalité… mais qu’il serait également son pire cauchemar. En effet, la jeune fille a rencontré Nabil, avec qui elle échange un baiser… sauf qu’on l’a surprise. Afin d’éviter la honte et le déshonneur sur la famille, celle-ci décide de la marier avec Mouloud qui vit en France. Et là le cauchemar prend vie.

J’ai trouvé ce livre fort, poignant, déchirant et qui malheureusement traite d’un sujet bien réel, ce que je trouve d’autant plus affreux : le mariage arrangé. Charlotte Bousquet parvient en peu de pages à nous transmettre toute l’horreur de la situation, le désespoir de Kenza qui dans un premier temps se sent forte et ne comprend pas pourquoi les femmes se laissent faire. Mais lorsque son tour vient, elle comprend la difficulté de se sortir de là, de faire face et ne pas se soumettre. On se dit toujours dans ces cas-là, qu’on agirait, qu’on ne se laisserait pas faire et puis il y a la réalité. Il en va de même pour les femmes battues, on se demande toujours pourquoi elle reste… parce qu’elles n’ont pas totalement le choix… Je pense qu’on ne peut pas totalement comprendre cela si on ne l’a pas vécu soi-même, on ne peut donc pas vraiment les juger pour n’avoir « rien fait ».

Cependant, Kenza a toujours l’espoir d’une vie meilleure, d’aller de l’avant et de trouver une solution pour que cela change. Elle est prête à tout pour cela et on a un regain dans l’histoire, on espère que tout aille pour le mieux. On espère… car durant ma lecture, je voyais où l’auteur nous emmenait peu à peu et j’avoue avoir eu quelque peu peur de cette fin. Plus je voyais les pages défiler et plus je me disais qu’il ne pourrait rien en sortir de bon là dedans, je craignais le pire. Je ne me prononcerai pas davantage pour ne pas spoiler, mais j’avais le cœur serré face à sa situation.

En bref, Saison rouge est un livre court mais poignant qui aura su me convaincre. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir un long texte pour faire passer un message, celui-ci est suffisamment fort pour que l’on ait envie de se révolter et de changer les choses, car de nos jours, ça ne devrait juste plus exister…

Commentaires

  1. Le résumé donne bien envie de découvrir cet univers tellement d'actualité... malheureusement!!! Mais chose certaine, sans ton avis, je n'aurais jamais regarder ce roman car la couverture ne m'attire aucunement!

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    1. oui la couverture n'attire pas spécialement mais en même temps ça reflète plutôt bien l'ambiance du livre ce gris fait prison avec la fenêtre au dehors qui représente la sortie, l'espoir, en soi c'est pas si mal. mais je suis d'accord pour dire que ça n'attire pas. si ce n'était pas cet auteur là, pas sûre que je me serai attardée dessus non plus, via la couv

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