Le dernier arbre de Ingrid Chabbert et Guridi

Quatrième de couverture

Dans la ville de notre jeune narrateur, on compte les brins d'herbe qui restent sur les doigts de la main. Les routes, les murs ont pris la place de l'herbe des parcs dans lesquelles on pouvait faire des cabrioles... Mais un jour, Gus, son meilleur ami, vient le chercher. Il a quelque chose à lui montrer : Là, derrière un muret, un tout petit arbre. Les deux enfants sont émerveillés. Ils n'ont jamais vu d'arbre "en vrai". Ils l'appelle "Le dernier arbre". Mais le lendemain, dans le journal, on annonce déjà la construction d'un grand immeuble à l'emplacement du "dernier arbre"...

Mon avis

Le dernier arbre est un album assez mignon que j’ai bien apprécié. L’histoire est celle de ce petit garçon dont la ville est pleine d’immeubles et de bitume si bien que la nature n’existe plus… ou presque.

Un jour son ami Gus vient le trouver pour lui montrer quelque chose, un arbre, ou du moins un arbre en devenir sauf que ce dernier est menacé car on souhaite construire sur son emplacement un nouvel immeuble. Le dernier arbre risque de disparaître, comme tous les autres suite aux constructions de l’homme mais pour le narrateur ce n’est pas acceptable alors il va trouver une solution pour le sauver.



C’est une jolie histoire qui prône un amour à la nature mais aussi un avertissement. A trop vouloir construire et éradiquer la nature, elle risque de disparaître alors qu’il ne faut pas oublier que c’est grâce à elle que nous vivons. L’histoire est quelque peu futuriste mais à la longue c’est ce qu’il risque d’arriver si on n’y prête pas attention.

Le fait que la narration soit du point de vue d’un petit garçon a un plus grand impact car l’enfant à qui l’on va lire l’histoire va davantage se sentir concernés et impliqués dans ce qui se passe sous ses yeux que si c’était une voix « d’adulte ». je pense que l’impact est plus grand et plus fort.

La majorité des illustrations sont grises et blanches pour montrer cette atmosphère assez oppressante de la ville avec ses immeubles, ce bitume qui noircit l’ensemble mais peu à peu le blanc et la couleur, notamment le vert prend place pour laisser place à la nature. Et d’un coup on semble respirer, cela paraît moins étouffant. 



D’ailleurs on voit cela derrière la première et la quatrième de couverture, on passe du gris au vert, c’est vraiment bien pensé.



En bref, Le dernier arbre est une jolie histoire sur la nature et l’écologie, une mise en garde sur les constructions abusives qui se font au détriment de la nature qui en pâtit.

A partir de 3 ans.


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