Alchimia, vol 1 de Samantha Bailly et Miya

Quatrième de couverture

Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d’Alchimia en bateau. Avec ses compagnons, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui refuse la pratique de cet art. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, jeune soldat ifénien... Alors que tout les oppose, le destin les pousse l’un vers l’autre…

Mon avis

Alchimia est le premier Shojo que je lis (enfin que je chronique parce que j’en avais lu deux qui ne m’avaient pas plus il y a deux ans donc on fait comme s’ils n’existaient pas). En effet, n’étant pas adepte du manga, j’avais commencé ma culture avec des Seinen (historique qui plus est avec Cesare et Ad Astra). Si je me suis lancée dans celui-ci c’est parce que la scénariste n’est autre que Samantha Bailly. J’ai lu ses romans Ames jumelles et Ames rebelles qui m’avaient beaucoup plu.

J’étais donc curieuse de voir ce que cela pouvait donner en manga. Si je parle aussi de ces romans c’est parce qu’ils racontent l’histoire d’amitié entre Samantha Bailly et Miya, la dessinatrice du manga Alchimia. Je voulais voir ce que cette collaboration allait donner et je dois dire que cela m’a bien plu. Donc n’hésitez pas à vous lancer dans Alchimia parce que c’est une histoire intéressante qui promet beaucoup, peut-être assez classique dans le genre mais c’est efficace donc cela me convient bien.

Nous sommes dans un monde de fantasy dans lequel il existe deux peuples : les alchimistes qui vivent à Alchimia et les iféniens qui vivent à Ifen. Ces derniers vont déclarer la guerre à Alchimia à cause de leur nature, de leur pouvoir d’alchimiste qu’ils voient d’un mauvais œil.

Il s’agit du premier tome donc on nous pose les bases sur l’univers pour savoir où l’on met les pieds, quelques informations sur les personnages – mais pas trop – et un début d’intrigue. Avec les mangas ce qui est frustrant c’est que cela se dévore en un rien de temps, c’est court. Cependant, on a ici suffisamment d’éléments pour nous donner envie de poursuivre et nous faire une idée du monde dans lequel Samantha Bailly, la scénariste, nous plonge.

L’univers est intéressant et j’ai lu peu de choses sur les alchimistes. Ici, il en existe différentes sortes, 3 plus précisément, et chaque art à une fonction bien particulière. Je vous laisse découvrir tout cela, il faut bien laisser un peu de surprise. Quant aux iféniens, ce sont des soldats qui sont là pour arrêter / tuer tout alchimistes, qu’ils considèrent comme des êtres contre nature. Deux peuples ennemis et on se doute bien qu’une romance va se profiler entre deux êtres qui ne devraient pas être ensemble et se détester.

Quant à l’intrigue, on n’en voit que les prémices mais il se passe beaucoup de choses : la rencontre entre Saë et le soldat ifénien, les premières attaques qui annoncent la déclaration de guerre et des éléments sur chacun des personnages pour apprendre à les connaître. L’action arrive dès les premières pages de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. L’histoire tient bien la route jusqu’à la fin, qui nous laisse en plein suspense évidemment pour nous donner encore plus envie de lire la suite. J’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos différents personnages, même si on peut imaginer un certain nombre de choses, notamment un triangle amoureux. A voir comment l’auteur va gérer ça, je ne suis pas friande des triangles mais pourquoi pas, ça va rendre la situation plus complexe qu’elle ne l’est déjà. Affaire à suivre mais pour le moment c’est prometteur.

Je ne suis pas une adepte du manga notamment à cause des dessins mais j’ai fini par franchir le pas il y a deux ans de cela, lorsque je bossais en librairie spé jeunesse mais aussi BD / Mangas. Il a bien fallu se faire une petite culture. Si j’ai aimé Cesare ou Ad Astra c’est parce que les dessins sont très détaillés et travaillés et plus académique. Le Shonen ça ne passe pas, j’avais essayé One Piece, c’était horrible je n’ai pas fini le premier tome mais c’était dû aussi à l’histoire, pas que le dessin. Là, dans Alchimia, je dois dire que les dessins sont plutôt agréables avec pas mal de détails. Les plans sont bien choisis et les scènes d’action ou encore celle de la manifestation du pouvoir de Saë sont superbes.

Le petit plus de ce manga est que la jaquette est réversible. Celle en présentation est celle de Saë avec le soldat ifénien (non je ne dirai pas son prénom) parce qu’elle va à ma préférence, mais lorsqu’on la retourne, elle se trouve en compagnie d’un ami alchimiste.

Enfin, à la fin du manga, il y a un petit bonus où l’on nous raconte la collaboration entre Samantha Bailly et Miya pour ce manga, sous forme de manga. A lire !


En bref, ce premier tome d’Alchimia est vraiment intéressant. J’ai beaucoup aimé l’histoire mise en place et l’univers qui va avec. L’intrigue est bonne et bien menée avec ses moments de pause pour expliquer où l’on met les pieds et son lot d’action pour ne pas s’ennuyer. Une intrigue simple mais efficace, j’attends de voir la suite. Les personnages sont assez intriguant, j’ai hâte d’en savoir plus sur chacun d’eux mais cela se profile bien. Affaire à suivre donc !

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