La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Quatrième de couverture

« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. Ma bouteille d’Evian n’est pas là, à la place il y a un magazine. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas francinfo. Je me lève dans le noir, m’étonne de toucher le sol aussi vite - de la moquette, tiens - et surtout, me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je me rends compte que je n’ai plus ma montre. Je pense : merde, ma Rolex, et je regarde mon bras... Qui n’est pas mon bras. Un petit avant-bras malingre, tout blanc, tout rose, sans un poil, et au bout, il y a une main. Avec cette main, je touche mon visage. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis

La nuit des Cannibales est le premier roman de Gabriel Katz que je lis, mais je peux vous dire que ce ne sera pas le dernier ! J’ai beaucoup aimé cette histoire qui saura vous surprendre par bien des manières. Il aura su me convaincre de découvrir plus précisément son univers car ce que j’ai pu entrevoir ici est déjà une très bonne mise en bouche.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir.

Le thème d’un homme se réveillant le lendemain dans le corps d’un autre est classique. J’ai déjà pu lire 2 ou 3 romans du genre et pourtant à chaque fois les auteurs avaient réussi à me surprendre et à créer quelque chose de nouveau. Les raisons de ces changements de corps n’étaient jamais les mêmes, parfois cela prenait une tournure fantastique, pour d’autre non. Et c’est en cela que l’on voit tout le talent des auteurs, même si le sujet est « déjà vu », ils peuvent créer quelque chose de nouveau et Gabriel Katz l’a fait avec brio.

Son histoire est juste incroyable, l’univers créé autour de ces transferts de corps est super intéressant et prenant. J’ai beaucoup aimé et ai totalement adhéré à ce qui se passait. Je ne voulais plus lâcher mon livre, j’avais envie de savoir ce qui allait arriver. Gabriel Katz sait captiver son lecteur et nous donner envie de continuer. L’intrigue est bonne et bien menée, c’est prenant, j’ai rien à redire à ce niveau-là.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. En un rien de temps, j’étais happée par les événements qui arrivent dès les premières pages. Il n’y a pas de perte de temps, pas de longueurs, le rythme est soutenu et l’action omniprésente. A partir du moment où Maxime se réveille dans le corps d’un adolescent, rien ne va plus dans sa vie et il est loin de se douter où tout cela va le mener.

Les personnages sont très intéressants et attachants à leur manière, notamment Maxime qui va bien évoluer durant toute l’histoire. On ne s’attend tellement pas à ça que lorsqu’on réfléchit d’où l’on part et où l’on arrive, le chemin parcouru est long et périlleux. Ce qui est intéressant c’est le décalage qui peut être créer du fait que Maxime soit un homme de 43 ans et qu’il se retrouve dans le corps d’un ado, évidemment, il y a des choses qui changent lorsqu’il se retrouve face à d’autres personnes.

En bref, La nuit des Cannibales est un roman génial que j’ai adoré découvrir. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes. Les personnages sont intéressants et bien travaillés. De quoi passer un très bon moment de lecture avec ce thriller que je vous invite vivement à découvrir !

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