Le silence de la peur de Karen Rose (Chicago 1)

Quatrième de couverture

Cela fait sept ans que Mary Grace Winters vit sous une fausse identité à Chicago avec son fils Tom. Sept ans que chaque matin, elle redoute que son secret ne soit dévoilé et que son mari, un policier violent qui la maltraitait avant qu'elle ne prenne la fuite avec son petit garçon, la retrouve. Malgré ses peurs, à Chicago, Mary Grace a repris goût à la vie et elle est déterminée à laisser son douloureux passé derrière elle. Au point de se laisser aller à une relation amoureuse avec son nouveau collègue, Max Hunter. Max, le seul homme en qui elle devine une blessure ancienne et profonde qui fait écho à la sienne. Pourtant, Mary Grace l’ignore encore, son passé est plus que jamais sur le point de ressurgir et de faire voler en éclat la vie paisible qu’elle s’est construite. Car son mari est sur sa trace. Pas à pas, il se rapproche…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré.

J’ai déjà lu deux livres de l’auteur et à chaque fois c’est un réel plaisir. J’aime beaucoup les histoires qu’elle raconte et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont toujours très intéressantes et menées avec brio. Le silence de la peur ne déroge pas à la règle, c’est bien construit, on prend un grand plaisir à suivre cette histoire, qui d’une certaine manière nous raconte trois choses différentes, mais où tout finit par se recouper.

La narration est à la troisième personne de sorte que nous suivons différents groupes de personnages, 3 pour être exact, tout d’abord Caroline et Max, ensuite Rob Winters, le mari de Caroline et enfin un agent spécial qui a rouvert le dossier de la disparition de Caroline. Ces alternances de point de vue ajoute du suspense, une attente à ce qui va arriver à chacun, car évidemment, l’auteur change de focale au mauvais moment, pour nous laisser dans l’incertitude et l’attente et plus on arrive sur la fin, et pire c’est.

Il est vrai qu’ici il n’y a pas de grand suspense dans le sens on ne se demande pas, comme dans beaucoup de thriller où il y a des enquêtes, qui est le coupable et pourquoi. En effet, nous le rencontrons dès le prologue, il s’agit du mari de Mary Grace (Caroline), mais ce n’est pas pour ça qu’il n’y a aucun intérêt à l’histoire, bien au contraire. On se demande sans arrêt ce qui va se arriver à nos différents protagonistes, notamment Caroline qui s’est créée une nouvelle vie. Nous assistons à sa reconstruction et à son nouveau bonheur, malgré son lourd passé et on souhaite que cela dure, même si rapidement on sait qu’il va y avoir un problème puisque son mari est à sa recherche.

En parallèle, on suit les flics pour retrouver Rob. L’atmosphère est lourde car l’on est dans l’attente en permanence, un suspense que Karen Rose maîtrise à la perfection et c’est en ça que ce livre est si génial, c’est addictif, et même si on s’attend à certaine chose, ça fonctionne quand même et il y a toujours le risque que l’histoire prenne un tournant inattendu qui pourrait tout changer. Il y a quelques passages, par exemple, auxquels je ne m’attendais pas du tout.

Comme annoncé dans la quatrième de couverture, il y a une petite idylle entre Caroline et Max, et elle est toute mignonne même si on voit que les deux personnages trainent chacun des casseroles, même si elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre. J’ai adoré suivre cette romance, ça ajoute de la légèreté, bien que parfois ça semble compliqué entre nos deux personnages, trop de secrets, un passé qui les ronge et qui parfois les empêche de vraiment avancer. Le reproche qu’on pourrait faire c’est que c’est bien trop rapide, en moins d’une semaine, l’affaire est quasi réglée, ils sont tous les deux amoureux, le coup de foudre et à deux doigts d’emménager ensemble, de se marier et de mettre le gosse en route (j’exagère que très légèrement) mais l’idée est là. Moi ce principe, je n’y adhère pas, ça n’est pas crédible à mes yeux. Mais le pire c’est qu’avec Karen Rose, c’est que ça fonctionne quand même. J’ai adoré suivre la relation entre les deux personnages, même si parfois ils ont besoin tous les deux d’un coup de pieds aux fesses. La manière dont s’est fait, on a presque l’impression que ça dure beaucoup plus longtemps cette relation et pas qu’une petite semaine, donc ça ne m’a pas dérangé plus que ça. Il se passe tellement de choses en annexes de cette relation que le temps semble s’étirer.

Les personnages ne nous laissent pas indifférents, ce qui les rend très intéressants et crédibles aussi. On ne peut que s’attacher à Caroline, qui est si douce, si fragile et qui en même temps nous montre toute sa force et son courage. Max est un homme doux et tendre, même si lui aussi a ses propres démons et qu’il mériterait parfois un bon coup de pieds aux fesses pour se reprendre. Quant à Rob, plus on en apprend sur le personnage de Rob Winters et plus on éprouve de la colère, de la haine pour cet homme, et quelle que soit la manière dont on le perçoit, soit à travers les yeux de Caroline quand elle se dévoile petit à petit, que la façon dont il agit quand nous sommes focalisé sur lui.

En bref, voici le premier tome d’une nouvelle série qui montre tout le talent de Karen Rose. Une histoire intéressante et captivante, même si on sait plus ou moins comment ça va se dérouler, des moments imprévus arrivent tout de même pour nous laisser le doute. Le suspense est à son comble, l’atmosphère lourde et pesante de sorte qu’on craint pour la vie de plusieurs personnages et tout ce qu’on espère c’est que Rob soit vite retrouvé avant qu’il ne soit trop tard. Un livre à découvrir !


En partenariat avec

Commentaires

  1. Il est dans ma PAL :) Tu me donnes envie de le dévorer sous peu, j'adore déjà le talent de Karen Rose!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Vous êtes bien sur la messagerie écrite de Melisande, veuillez laisser un message après le bip écrit car elle est partie lire !

***biiip***

Posts les plus consultés de ce blog

Melisande au Studio Harry Potter

Effroyable porcelaine de Vincent Tassy

Les larmes de l'araignée de Pascaline Nolot