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Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus de David Bry

Quatrième de couverture

« En ce onze novembre mille huit cent huit, la nouvelle loi relative à la stabilité de l’Empire ordonne :
- Que soit créée la Police de la Norme,
- Que cette Police de la Norme arrête toute personne coupable de difformité physique ou mentale, de toute maladie de même nature ainsi que de toute conduite ou meurs contraire à la Nature,
- Que tout citoyen permettant la découverte d’un individu présentant des troubles d’anormalité soit récompensé d’un quart d’once d’or. »

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Mon avis

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman qui m’a interpelé, un tel titre, une telle couverture et une telle 4e de couverture, il ne m’en fallait pas plus pour vouloir lire ce livre et je dois dire que cela a été une très belle découverte. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais j’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce livre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Dès les premières pages, l’auteur nous embarque dans son univers et je dois dire que j’ai adoré. C’est efficace, il y a de l’action assez rapidement et on est immergé en un rien de temps dans l’ambiance de la Cour des Miracles et de cette société où l’on est censé être parfait, aussi bien de manière physique et morale.

On pourrait dire qu’il s’agit d’un roman d’aventure mais c’est bien plus que ça en vérité. C’est une quête d’identité, une lutte pour l’égalité dans une société où la loi, celle de la Norme, cloisonne les gens dans des cases et s’ils en dépassent, ils sont tout de suite rejetés par la société, mis au rebut, sur une île. C’est ainsi que la Cour des Miracles accueillent les anormaux.

Entre chaque chapitre, on a des extraits en tout genre qui nous permettent de connaître les règles en vigueur et de comprendre aussi la mentalité de cette société et je dois dire que cela fait froid dans le dos. Très rapidement, on comprend quel est le secret de Romain, il suffit de lire entre les lignes en vérité donc on se doute bien pourquoi il est si attiré par la Cour des Miracles et pourquoi il se rend là-bas assez régulièrement. Et surtout, en quoi ce complot qui visent les habitants de la Cour lui pose problème, lui, qui pourrait à tout moment la rejoindre.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problèmes. On voit bien que Romain n’est pas à sa place au sein de sa famille, qu’il se sent différent même s’il faut parfois donner le change. Au fur et à mesure de l’histoire, il y a des éléments auxquels je m’attendais mais dans l’ensemble j’ai plutôt été surprise par la tournure des événements et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

L’histoire n’est pas tout à fait celle à laquelle je m’attendais. Cela vient surtout du fait que je pensais qu’on aurait la rencontre entre Romain et Lion, que l’on verrait sa fascination pour le jeune homme et ses sentiments se développer au fur et à mesure. Or, on voit clairement que tout cela est déjà établi et c’est bien parce que Romain a envie d’apprendre à connaître davantage Lion qu’il les mettra en garde contre le complot qui est en train de se former. Mais au final, ce n’est pas très dérangeant. C’est plutôt amusant de voir la manière dont la relation entre les deux jeunes adolescents va évoluer en peu de temps au final.

Les personnages sont vraiment intéressants et attachants, que ce soit Romain ou encore Ambroise. On ne le voit pas tant que ça dans l’histoire et pourtant son meilleur ami va être d’une grande aide. J’aime beaucoup leur relation. Quant à Lion, c’est un jeune homme intéressant lui aussi qui a une place bien particulière au sein de la Cour des Miracles. Joséphine et Akou vont eux aussi avoir leur importance, c’est un groupe soudé et uni qui vont tâcher de lutter contre le gouvernement en place, contre la Police de la Norme qui les rejette à cause de leur différence.

En bref, Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman que j’ai adoré découvrir. C’est une histoire prenante qui mérite d’être lu et qui incite à réfléchir sur ce type de société et à avoir un certain recul par rapport à la nôtre. Cela permet de développer l’esprit critique tout en vivant une aventure hors normes qui n’est pas pour me déplaire. Les personnages sont attachants et sympathiques, même si j’avoue que sur un aspect, je suis un peu frustrée, mais bon, cela reste un très bon livre que je vous invite vivement à découvrir.


PS : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec l’éditeur, cela veut dire que j’ai reçu en plus du livre, un petit kit « service de presse » dans lequel il y avait une affiche de la couverture du livre (l’image de Romain que l’on voit en arrière-plan, très jolie ! une autre qui se déplie et qui indique une nouvelle loi sous le règne de l’empereur Nicéphore III et enfin une petite nouvelle qu’il faut lire après le roman car celle-ci se déroule quelques années plus tard.

Concernant cette nouvelle, j’ai été un peu frustrée de la lire car elle est vraiment très courte ! J’aurai aimé en avoir un peu plus mais cela donne une certaine image du futur qui n’est pas pour me déplaire et cette fin quelque peu ouverte nous permet d’imaginer ce qui pourrait se passer ensuite. Cette nouvelle aurait pu faire l’objet d’un épilogue dans le roman, ça aurait été un petit plus. En tout cas, je suis contente de l’avoir eu et d’avoir pu la lire.

Nos vies en l’air de Manon Fargetton

Quatrième de couverture

Mina et Océan. Ces deux-là se rencontrent par hasard ce soir sur le toit-terrasse d’un immeuble. Ils ont choisi le même spot pour en finir. Ils décident de s’accorder la nuit pour faire, ensemble… tout ce qui leur passe par la tête, en se disant toujours la vérité. Où cela va-t-il les entraîner ?

Mon avis

Nos vies en l’air est le nouveau roman de Manon Fargetton. Je n’ai pas encore lu beaucoup de livres de l’auteur, essentiellement la série des Plieurs de temps que j’avais beaucoup aimé, tant pour l’histoire, que les messages ou encore la plume de l’auteur. Une fois encore, elle m’a totalement conquise par cette histoire dure.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent rapidement pour s’en rendre compte. Le livre se dévore en un rien de temps, on est happé dès les premières lignes et on a envie de savoir ce qui va arriver à Mina et Océan. Je l’ai lu dans la journée, le temps d’un aller-retour au boulot tant j’étais curieuse de savoir où l’auteur allait nous emmener, et je n’ai pas été déçue du voyage, même si mon cœur a eu quelques ratés en cours de route.

La narration est double, on suit par alternance les points de vue de Mina et Océan, ainsi que des moments de leur passé ce qui nous permet de mieux comprendre comment ils ont pu en arriver à cet extrême : au suicide. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la manière de faire est plutôt radicale puisque les deux protagonistes choisissent de monter sur le toit d’un immeuble pour en finir. Un hasard qui va les faire se rencontrer et leur permettre de vivre ensemble leur dernière nuit.

Une dernière nuit de folie où tout est possible ?

La plume de Manon Fargetton est telle que l’on peut parfaitement se mettre à la place de Mina et Océan, on comprend ce qu’ils ressentent et on ne peut que compatir face à leur souffrance. Si Océan semble insensible et vraiment prêt à aller au bout de sa démarche, Mina on peut en douter. Et puis, au fur et à mesure de l’histoire, notre conviction peut changer, ils vont nous faire douter et la fin pourrait nous surprendre. J’avoue que je ne m’attendais pas à une telle fin, qui reste en plus un peu ouverte. Toutes nos questions ne trouvent pas réponses ce qui est un peu frustrant et en même temps, est-ce vraiment nécessaire de le savoir ?

Le thème abordé est dur mais l’auteur parvient à trouver les mots pour exprimer cette souffrance, pour montrer que les limites sont atteintes et que c’est un point de non retour. Mais est-ce vraiment le cas ici ? C’est une histoire touchante et dure à la fois mais qui est d’une extrême justesse aussi je pense. Elle mérite d’être lue et donner matière à réfléchir aussi.

Les personnages sont attachants et sympathiques et tout le long de notre lecture, on espère que tout aille pour le mieux, qu’ils vont revenir sur leur décision qui semble être pourtant définitive. Pour eux, ce n’est qu’une nuit pour profiter de faire tout ce qu’ils veulent. Le fait que ce soit deux étrangers libèrent la parole, il y a tellement de non-dits et de secrets qui les ont poussés tous les deux à en venir à cette extrémité. Ce n’est jamais bon de tout garder pour soi, mais ce n’est pas toujours facile d’aborder certains sujets avec ses proches, on le voit clairement ici. Des personnages crédibles et humains qui ne peuvent que nous toucher et nous faire vivre pleinement cette nuit pleine de folie et d’adrénaline. Même si j’avoue qu’à certains moments j’ai eu quelques sueurs froides quand même…

En bref, Nos vies en l’air est un roman qui ne peut pas laisser indifférent. L’auteur aborde le mal être adolescent que l’on peut tous ressentir à un moment ou à un autre, mais il est vrai que pour Mina et Océan ont un parcours assez compliqué et on peut comprendre qu’ils en arrivent à de tels extrêmes. Mais durant cette nuit où tout simple possible, où ils sont invincibles, cette rencontre risque de changer quelque chose en eux. Je n’ai pas la sensation que cette chronique rende vraiment honneur au livre, mais quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à lire ce livre, il en vaut vraiment la peine !

On divorce ! de Jo Witek (Mentine 5)

Quatrième de couverture

Rien ne va plus pour Mentine. Depuis que son père est parti, elle refuse de lui adresser la parole. Elle doit déjà sa mère, redevenue une vraie ado qui écoute les chansons de sa jeunesse, sort jusqu’à trois heures du matin et lui pique ses vêtements. Et voilà qu’en plus, sa mère veut faire une coloc’ avec d’autres familles ! Heureusement, ses amies sont là pour soutenir...

Mon avis

On divorce ! est le 5e tome de Mentine, une série que j’affectionne particulièrement car il faut avouer que Mentine est une adolescente un peu hors norme. Sa joie de vivre et son côté pétillant m’avait manqué et cela a donc été un plaisir de la retrouver dans une nouvelle aventure, même si ce n’est pas la joie pour elle…

En effet, ses parents ont décidé de divorcer, son père ayant trouvé quelqu’un d’autre. C’est donc un grand bouleversement pour Mentine qui en veut à son père (on ne peut pas vraiment le lui reprocher), mais aussi pour sa mère qui va se retrouver seule avec sa fille, qui va déprimer et laisser Mentine tout gérer à la maison. C’en est trop pour l’adolescente, il faut que les choses changent ! Mais Mentine n’était pas prête à accepter toutes les lubies de sa mère, qu’elle se comporte comme une ado est une chose, qu’elle décide de faire une coloc’ avec d’autres familles, c’en est une autre !

Une fois encore, l’histoire est totalement décalée, c’est drôle et amusant, du fait de son héroïne, même si le sujet abordé est assez dur. Un divorce n’est jamais facile, surtout en ces circonstances, mais Mentine va essayer de gérer au mieux la situation même si ce n’est pas tous les jours évident. C’est aux parents de soutenir leurs enfants et de les éduquer et non le contraire, or à un moment donné, Mentine se retrouve « comme l’adulte » de la maison et elle se rend compte que ce n’est pas tous les jours faciles d’avoir des responsabilités. Et à partir du moment où elles vont aller en colocation (déjà la recherche, c’est quelque chose !) mère et fille vont en trouver un certain bénéfice. Ce n’est pas toujours évident d’être avec des étrangers, chacun à sa manière de vivre, de fonctionner mais cela peut apporter beaucoup et être enrichissant.

En bref, On divorce ! est une suite des plus réussies. J’aime beaucoup cette série qui est toujours drôle et fraîche à la fois tout en abordant des sujets plus ou moins difficiles. Mais comme c’est sur le ton de l’humour, cela passe mieux mais le message passe parfaitement. Mentine est une adolescente attachante, même si parfois elle peut se montrer dure et pénible, elle nous apparaît comme quelqu’un de sympathique et on ne peut que compatir face à cette situation qui est compliquée. On ne peut pas vraiment lui en vouloir et elle gagne à chaque fois en maturité et évolue bien au fur et à mesure des tomes, ce qui l’amène petit à petit vers l’âge adulte.

La Galette des Rois d'Annie Jay et Ariane Delrieu (Jean petit marmiton 7)

Quatrième de couverture

C’est l’épiphanie à Versailles et tous les petits marmitons sont ravis de déguster la galette cuisinée par Maître Matthieu. Mais quand Jules trouve la fève, Jean et ses amis déchantent rapidement… Le nouveau roi profite de l’absence de Maître Matthieu pour donner des ordres à toute la cuisine ! Le déjeuner de la Cour commence à prendre du retard et Jean ne tarde pas à s’inquiéter… Comment arrêter Jules ?

Mon avis

Après avoir lu Le Pique-nique du Roi, j’ai enchaîné avec La Galette des Rois, histoire d’être à jour dans la série. Et puis, ça tombe bien puisque c’est le mois de la galette, de quoi nous donner envie d’en manger encore et encore!

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent très vite pour s’en rendre compte. Lorsque les marmitons se rendent compte que Jules est devenu le nouveau roi et qu’il donne des ordres à tout va, très rapidement c’est la pagaille en cuisine.

Au lieu de passer un bon moment tous ensemble, très vite Jules va prendre son rôle de « roi tyran » très à cœur mais lorsque la réalité les frappe : le déjeuner du roi n’est pas prêt, il est temps de mettre fin à tout ça et rétablir un peu d’ordre.

Une fois encore l’histoire est bonne et bien menée, très sympathique. Comme toujours Jean est là pour sauver la situation, même si elle ne se fera pas sans aide, avec les autres marmitons et un peu de bon sens, les petits marmitons vont parvenir à raisonner Jules et sa tyrannie pour que le déjeuner du Roi puisse avoir lieu sans catastrophe notable. Mais cela ne se fera pas sans heurt puisque Jules prenait très à cœur son rôle de « Roi » mais être un bon roi ne veut pas dire faire régner la terreur et diriger les autres comme des esclaves ou à mauvais escient.

Une histoire qui va permettre à certains personnages d’évoluer et de changer, à voir dans les tomes à venir si cela s’avère et continue dans ce sens là.

En bref, La Galette des Rois est un 7e tome à la hauteur des précédents. C’est toujours un plaisir de lire les aventures de Jean petit marmiton qui nous offre des bons moments de lecture, avec toujours une petite morale ou du moins un message positif. Et c’est encore et toujours plus de recette alléchante qui nous sont proposées. Une série pour les amoureux de l’Histoire et les gourmands !

A partir de 7 ans.

In My Mailbox (367)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Menace sous la ville de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 1)

Au numéro 1 de la rue des Tempêtes se dresse un immeuble où les habitants se connaissent depuis longtemps et se soutiennent depuis toujours.
Mais leur quotidien est soudain bousculé par deux événements inattendus : l’arrivée de Félix et de sa famille dans l’appartement vacant (où il s’est passé ce qu’il s’est passé), et le début de travaux juste à côté de l’immeuble.
Si Félix se révèle être un ado charmant, Valentine détective en herbe, sent qu’il lui cache un lourd secret. Quant aux travaux, ils entraînent des découvertes qui pourraient bien menacer la vie paisible des voisins de cette rue qui porte si bien son nom…



Coeur de pirate de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 2)

Au 1, rue des Tempêtes, la vie continue de battre son plein et Valentine Ceynac, 13 ans dans 17 jours, héroïne anonyme de La Roche-sur-Cap et fouineuse professionnelle, garde l'œil bien ouvert... et heureusement, car il se passe des choses ! D'abord, le chantier juste côté de l'immeuble ; les fouilles se poursuivent et l'archéologue en chef est persuadée qu'il reste encore de nombreux trésors et mystères à découvrir. Ensuite, Félix et sa famille qui, même si désormais parfaitement intégrés à la vie de l'immeuble, cachent un lourd secret que notre détective en herbe compte bien élucider. Et il y a aussi Perle, son adorable petite sœur qui vient de naître et qui transforme tout le monde en zombie chez Valentine (qui aurait cru qu'une si petite chose puisse faire autant de bruit ?). Mais surtout, surtout, Pénélope, la super prof de piano, laissera-t-elle Valentine jouer au festival Son & lumière ?



Emily et la bague maudite de Liz Kessler (Emily 3)

Emily ne s'est jamais sentie aussi heureuse.
Elle vit sur une île paradisiaque où elle peut se transformer en sirène ou en humaine quand elle veut, en toute liberté.
Un jour, le roi Neptune ordonne à tous les habitants de fouiller les océans pour retrouver un trésor. Accompagnée de son amie Shona, Emily relève le défi et découvre une vieille bague en diamant.
Mais comment pouvait-elle deviner qu'en la passant à son doigt, elle réactiverait une très ancienne malédiction ?
Surtout qu'elle ne parvient plus à enlever la bague...
Il faut qu'elle trouve une solution, et vite !


Et vous ?

Le Pique-nique du Roi d'Annie Jay et Ariane Delrieu (Jean petit marmiton 6)

Quatrième de couverture

Les cuisiniers de Versailles doivent faire face à un nouveau défi. Cet après-midi, le Roi a prévu de pique-niquer et l’ingrédient nécessaire pour réaliser sa terrine préférée est introuvable ! Monsieur Matthieu est au bord de la crise de nerfs… À l’autre bout de la cuisine, Jean, imperturbable, prépare pour Auguste une recette de sa région, la quiche lorraine. Et si la création du jeune marmiton, inédite à Versailles, se glissait dans le panier du Roi ?

Mon avis

Le Pique-nique du Roi est le 6e tome des aventures de Jean petit marmiton, une série de premières lectures que j’apprécie énormément. De quoi faire découvrir le genre Historique aux jeunes lecteurs en herbe tout en vivant des aventures culinaires toutes aussi alléchantes les unes que les autres.

Dans cette nouvelle aventure, les marmitons, sous la directive de Monsieur Matthieu doivent préparer un encas pour le pique-nique du Roi. Le problème est que l’ingrédient principal manque ! Jean propose donc son aide pour aller rapidement au marché pour le trouver mais l’heure tardive faisant, il n’en reste plus ! C’est la catastrophe ! Mais Jean, malgré lui va sauver ce pique-nique en proposant un plat de sa région natale : la « kuche », un met populaire. Est-ce suffisamment digne pour un Roi ?

Une fois encore Jean va sauver la situation et proposer une recette exquise qui ravira toutes les papilles. Il est vraiment trop fort Jean, qui malgré ses 8 ans arrive à créer toute sorte de plat et à surpasser la plupart des marmitons voire du chef lui même ! Alors que cela devait être un encas pour une promenade avec son meilleur ami et Zoé, Jean confectionne donc une « kuche » (renommé par la suite une quiche pour que ce soit plus « noble »).

C’est toujours un plaisir de lire les aventures de Jean petit marmiton, c’est prenant et on se demande à chaque fois comment Jean va régler une situation grâce à ses talents de cuisinier. De quoi éveiller nos papilles à chaque histoire et le fait qu’il y ait la recette à la fin ne peut que nous donner envie de nous mettre à nos fourneaux après avoir terminé la lecture.

En bref, Le Pique-nique du Roi est un nouveau tome bien sympathique, j’ai beaucoup aimé cette histoire. Il est vraiment très fort Jean pour sauver une situation qui pourrait se révéler catastrophique. Il trouve toujours une solution et parvient à contenter tout le monde et à contenter les papilles de ces nobles. Dommage qu’on ne puisse pas les manger en même temps qu’eux, mais grâce aux recettes à la fin de l’ouvrage, on peut réaliser le tout en un tour de main !

A partir de 7 ans.

Les gens normaux de Michaël Escoffier et Laure Monloubou

Quatrième de couverture

À la récré, Logan a dit à Zita qu’elle n’était pas normale. Mais au fait, ça veut dire quoi, être normal ? Zita est bien décidée à mener l’enquête.

Mon avis

Les gens normaux est un album qui vient tout juste de paraître. Lorsque j’ai vu son titre, il m’a tout de suite interpelé, car qui sont les « gens normaux » ? On peut se poser la question. A travers cette histoire, aux côtés de Zita, on va vite comprendre que ce n’est pas une question facile et que c’est surtout une question de point de vue...

Durant la récréation, Logan dit à Zita qu’elle n’est pas normale. Du coup, la petite fille se pose la question et cherche à savoir ce que ça veut dire « être normale » ? Ainsi, elle va observer et analyser ses camarades de classe et faire une liste avec le nom des élèves pour définir ce qui semblent normaux et ceux qui ne le sont pas.


Mais rapidement, Zita va constater que lorsqu’on commence à comparer le comportement et les goûts de chacun, il y a toujours quelqu’un qui ne semble pas "normal" par rapport aux autres, qui ne rentre pas dans la même catégorie. Par exemple, certains écrivent de la main gauche quand beaucoup écrivent de la main droite, certains préfèrent manger leurs frites avec du ketchup et d’autres de la mayonnaise, etc. Autant d’éléments de comparaison qui permettent à Zita de voir que les autres élèves de la classe ne sont pas « normaux » en fonction de certains critères. Mais ! Il y en a un qui paraît pourtant différent des autres. Vraiment ? Rien n’est moins sûr...


C’est une histoire qui est très intéressante et intelligente. Cela montre aux enfants que nous sommes tous différents mais ce n’est pas parce qu’on est différent, que l’on n’a pas les mêmes goûts, les mêmes actes, etc. que nous ne sommes pas normaux. Bien au contraire. L’humanité est riche par sa diversité et c’est parce qu’on ne peut pas rentrer dans des cases, « dans des normes » qui sont plus souvent des « normes sociales » (qui n’ont pas nécessairement lieu d’être).

Les illustrations sont plutôt simples, tout en aplat et avec peu de couleurs. Ce n’est pas forcément ce qui me plaît le plus dans le genre mais cela forme tout de même un bel ensemble. Cela a un côté naïf, tout en rondeur qui correspond bien avec l’histoire. Après, c’est une question de goût, on aime ou pas, mais en tout cas, l’histoire en vaut le détour et mérite qu’on y prête attention.


En bref, Les gens normaux est un album que j’ai beaucoup apprécié. Une histoire simple et concise mais très éclairante sur ce que sont "les gens normaux". Le résultat de l’enquête de Zita est qu’au final, personne n’est normal si on veut mettre tout le monde dans le même moule. Comme dit l’adage : « il faut de tout pour faire un monde » et c’est dans la diversité que l’on voit la richesse de l’humanité. Un album que je vous conseille grandement.

A partir de 4 ans.