Le silence des oiseaux de Dorothée Piatek

Quatrième de couverture
Marcel est orphelin. Après avoir été trimballé de famille d'accueil en famille d'accueil, il a été condamné, pour avoir volé un morceau de lard et s'être battu avec l'aîné de la famille, au bagne de Belle-île, où il devra rester jusqu'à 21 ans, la majorité.
À 14 ans, prisonnier depuis deux ans, Marcel n'est plus que l'ombre d'un enfant. Les humiliations de ses gardiens, les séjours répétés au mitard, le froid et la faim l'ont totalement brisé.
Une petite flamme, cependant, reste allumée au fond de son âme. Une flamme qui ne demande qu'à briller pour de bon. Ne serait-ce qu'une fois.
Ceux qui ont tenté de fuir ont presque tous fini noyés, Marcel le sait. Mais eux, au moins, auront été quelqu'un…

Mon avis

Profitant de mon stage en librairie, j'ai pu lire ce livre lors d'une petite pause et je dois dire que je l'ai bien apprécié dans l'ensemble.

Marcel est un orphelin de 14 ans qui est passé de familles d'accueil en famille d'accueil jusqu'au jour où on l'accuse d'avoir volé un morceau de lard et de s'être battu avec l'aîné de la famille dans laquelle il était. Il a donc été condamné à aller au bagne de Belle-Île pour pouvoir être rééduqué et lui offrir la chance d'apprendre un métier convenable et ce, jusqu'à ses 21 ans. Sauf que Marcel va découvrir là-bas l'enfer, entre humiliations, faim, sévices physiques, il ne lui reste que l’espoir, celui, un jour, de partir loin de cet endroit. Mais quand on se trouve sur une île, sans aucune échappatoire possible, la fuite semble difficile…

Il s'agit d'un livre assez court, dans les 200 pages, donc il ne faut pas s'attendre à une longue histoire, avec de l'action pure et dure. On est davantage dans l'émotion et la description d'une vie, d'un calvaire. Marcel nous raconte son quotidien, ses rencontres et sa volonté de fer pour s'en sortir malgré les heures passées au mitard car la révolte est ancrée en lui, alors qu'on l'a accusé à tort d'avoir commis un vol.

C'est un livre touchant mais il est vrai que j'étais assez frustrée que l'auteur reste trop en surface, qu'on n'en ait pas davantage et la fin ouverte ne peut que renforcer ce sentiment. Néanmoins, il faut reconnaître que c'est un beau livre. Il y a un côté froid dans les paroles de Marcel, le livre étant écrit à la première personne, on est donc dans sa tête et il décrit des situations mais avec une certaine distance et froideur, même si l'émotion s'en dégage fortement (et là on ne peut que penser à Si c'est un homme de Primo Lévi).

L'écriture de Dorothée Piatek est agréable à lire, très fluide et on ressent les émotions de Marcel, la colère, la douleur, la souffrance et aussi l'espoir d'en sortir un jour vivant, et ce, dans les plus brefs délais. Si au début, il lutte contre le système et se fait battre, un moment donné, il comprend qu'il doit changer de tactique pour avoir ce qu'il veut du plus profond de son être : la liberté.

En bref, un livre qui m’a bien plu, même si j’aurai aimé plus de détails, mais le côté succins de l’histoire, l’écriture de l’auteur et le ton donné donnent déjà beaucoup d’émotions. Je m’attendais juste à plus avant de le commencer mais il faut reconnaître que c’est un bon livre. Et ce qui fait froid dans le dos, c’est que ce ne soit pas qu’une fiction, ce bagne ayant réellement existé, puisqu’il a été fermé en 1977.

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