Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour de S.G. Browne

Quatrième de couverture

« Il n’est jamais agréable de se réveiller sur le sol de la cuisine, baignant dans une mare de glace à la fraise fondue et entouré de plusieurs bouteilles de vin... Vides, évidemment. Le trou noir dans mes souvenirs n’est pas, non plus, quelque chose de très réjouissant. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Et pourquoi ai-je vidé le congélateur de son contenu ? Le mieux est encore d’aller voir par moi-même... Après vérification, c’est finalement assez logique : pour y ranger les corps de mes parents. Bien... Il va falloir que je me remémore deux ou trois choses, mais par où commencer ? Peut-être par la façon dont je suis devenu un zombie ? »

Mon avis

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour est un roman qu’un de mes collègues m’a parlé et conseillé, d’autant plus que l’auteur était en dédicace à la librairie. Et comme il est de bons conseils, je me suis lancée dans ce roman que j’ai lu en un rien de temps tant j’avais hâte de savoir ce qui allait se passer. Franchement je ne regrette pas la découverte, c’est un très bon roman que je vous conseille à mon tour, surtout si vous êtes amateur de zombies.

Andrew est mort dans un accident de voiture mais s’est réveillé en zombie. Depuis, il vit dans la cave familiale et assiste à des réunions de « zombies anonymes » pour essayer de surmonter le traumatisme et aller de l’avant. Mais ce n’est pas évident lorsque son existence vaut moins que celle d’un animal et quand on est dépourvu de parole. Andrew nous raconte ainsi son histoire et les circonstances qui l’on amené à cuisiner son père et sa mère…

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide, j’ai beaucoup aimé le style. Le ton est assez léger même si le sujet n’en reste pas moins sérieux à certains moments. Dès les premières pages on plonge avec facilité dans cet univers bien particulier où les zombies sont reconnus par le monde. Leur existence est reconnue mais ce n’est pas pour cela qu’elle est acceptée, bien au contraire.

La narration est à la première personne, si bien que l’on est dans la tête et la peau d’Andrew, il vaut mieux, comme il ne peut pas parler, ça serait ennuyeux si on n’avait pas accès à ses pensées. La première chose que l’on a envie de dire à son sujet c’est : « pauvre gars ». Franchement, il a une vie ou plutôt une non-vie de merde à cause de ses parents, j’ai eu plus d’une fois envie de les secouer et les faire réagir pour la manière dont ils traitent leur fils. On se dit à ce moment-là que leur sort était plus que mérité.

Plus l’on avance dans l’histoire plus ce sentiment persiste. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler le livre mais voilà, j’ai eu de la peine pour ce gars qui n’a rien demandé et qui essaye d’avoir une vie aussi normale que possible étant donné les circonstances. Mais de nombreuses embûches vont se mettre sur son chemin. Ses réunions vont beaucoup lui apporter et lui permettre de rencontrer des gens qui vont le faire changer et agir, même si ses actes vont avoir des conséquences dont il se serait bien passé.

Il s’agit d’un livre de zombies, mais on peut très bien remplacés zombies par un autre type de communauté qui est éjecté du fait de sa différence et c’est en cela aussi que ce livre est intéressant. Le fait de voir qu’il n’est pas mieux considéré voire plus mal qu’un animal, ça fait mal au cœur. Au point que lorsqu’on retrouve un « zombie errant » il se retrouve à la SPA… oui, au même endroit que les animaux errants…

Andrew est un personnage attachant que l’on prend rapidement en sympathie. On a de la peine pour lui face à ce qui lui arrive et l’on ressent de la joie lorsque des moments de bonheur commencent à pointer. C’est un personnage qui ne peut pas nous laisser indifférent et face à ce qui lui arrive, on ne peut que compatir à sa douleur.

Les personnages secondaires, les zombies qui assistent aux réunions de soutien sont tout aussi attachants et sympathiques, ils deviennent une vraie famille pour Andrew et l’on a envie qu’ils leur arrivent aussi de bonnes choses car leur nouvelle vie n’est pas simple non plus. Ces personnages ont une vraie consistance, ce ne sont pas que des noms qui gravitent autour d’Andrew, sans eux l’histoire ne tiendrait pas car ils ont une vraie importance.

En bref, Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour est un roman touchant sur un zombie qui souhaite vivre aussi normalement que possible sa nouvelle vie de mort-vivant dans une société qui les rejette et les considère moins que des animaux. Un roman prônant la tolérance et la différence que je vous conseille fortement.

Commentaires

  1. J'ai beaucoup aimé ce roman, de la narration à la première personne en passant par l'intrigue. J'ai été moins séduite par le deuxième volet (moins de fraicheur, de surprise)

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