Les Vaisseaux de l’Ouest de Paul Kearney (Les Monarchies Divines 5)

Quatrième de couverture

La confrontation ultime est sur le point de commencer : des confins de la terre ont surgi les monstrueux envahisseurs Dweomers, précédés de leur mage Aruan, devenu chef du triumvirat gouvernant le Second Empire. Des deux côtés les préparatifs s'accélèrent. En Normannie, Hawkwood se voit confier le commandement de la plus puissante armada jamais organisée pour résister à cette invasion. De son côté, Corfe se prépare à livrer sa dernière bataille contre un ennemi qui, outre sa puissance militaire, fait appel à des créatures abominables et à des maléfices créés de toutes pièces par les Dweomers. Ces derniers réussiront-ils à reconquérir le continent qui les a vus apparaître plus de cinq siècles auparavant ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Par ailleurs, s’agissant du dernier tome, on sait à quoi s’en tenir, l’invasion des lycanthropes, ces Dweomers monstrueux dirigés par Aruan, est le nouveau problème à régler. Une nouvelle guerre est sur le point d’éclater et l’avenir est incertain…

Dans l’ensemble j’ai bien apprécié ce livre qui clôt plutôt bien la série, il y a une vraie fin, même si un petit peu ouverte. Mais j’ai tout de même quelques petites remarques à faire. Je ne vais pas dire que ce livre m’a déçu, ce serait mentir, j’ai tout de même passé un très bon moment en lisant ce livre, mais il est vrai que j’en attendais un petit peu plus, à quelque chose d’explosif et d’extraordinaire. Avec ce tome, j’ai été un peu laissé sur ma faim, même si la fin rattrape beaucoup de choses.

Je ne m’attendais pas non plus à une telle intrigue. Déjà il faut savoir que l’histoire se déroule plusieurs années après le tome 4, en gros dans les 17 ans, donc j’ai été surprise par cet état de fait. Mais pourquoi pas, c’est récurrent dans la Fantasy d’avoir un dernier tome se déroulant plusieurs années après (regardez le tome 3 de Kushiel de Jacqueline Carey par exemple). L’assaut d’Aruan n’est pas visible sous nos yeux, il s’est déjà installé dans le Second Empire, et il va continuer à se propager et à créer des problèmes. Là est tout l’enjeu de ce livre. J’ai été étonnée, je m’attendais à voir tout ça, et à suivre une nouvelle guerre, etc. ce n’est pas le cas mais ce n’est pas non plus un drame, l’histoire reste quand même sympathique à suivre et est plutôt bien faite.

C’est intéressant mais pendant une bonne partie du livre, j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, on s’attardait sur des choses qui ne faisaient pas tant avancer que ça l’action à mes yeux, même si je comprends leur utilité. Sauf que pour un dernier tome, il a manqué un peu d’entrain, de l’action pure et dure, etc. Elle aurait dû être là dès le départ mais elle n’est arrivée que trop tardivement à mon goût. Je m’attendais à quelque chose de plus épique, bourré d’action, la situation s’y prêtait. Bon, après ce n’est pas un drame non plus parce que c’était tout de même sympathique à lire, ça clôt plutôt bien la série comme je l’ai dit plus haut et l’histoire est bien menée. et la fin rattrape beaucoup, on peut dire que Paul Kearney sait décrire des scènes de bataille, c’est génial à lire.

Ce dernier tome est encore plus sombre que les précédents. On peut dire que ce n’était pas hyper joyeux dans les précédents à cause du conflit avec les Medruks (guerre de religion en fait), de la présence des Inceptines pour se débarrasser de tous ceux qui ont des pouvoirs magiques (Dweomers), etc. Paul Kearney arrive pourtant à aggraver la situation avec d’autres problèmes, on sent la fin proche, l’atmosphère est lourde et l’on craint pour la vie de pas mal de personnages. On sent de loin que ça va mal se passer même si on ignore à quel point en le commençant…

Les personnages font preuve de courage et de détermination. Ils ont une force insoupçonnable et ça ne les rend que d’autant plus attachant, on y croit, on se bat à leur côté, tout en priant très fort pour qu’ils ne leur arrivent rien Heureusement que Paul Kearney ne s’appelle pas G.R.R. Martin, sinon c’est les larmes assurées mais bon, ce n’est pas toujours enviable quand même.

En bref, Les Monarchies divines de Paul Kearney reste quoi qu’il arrive une très bonne série de Fantasy que je ne peux que vous conseiller. Il y a de l’aventure, des scènes de bataille mémorables, de la politique avec son lot de décisions parfois cruelles à prendre, des manigances et des manipulations. Les personnages sont intéressants et évoluent bien, une fin qui clôt bien la série même si par certains aspects, elle est un peu ouverte, ça n’est pas dérangeant. Bref, beaucoup d’éléments qui en font une très bonne série du genre que je vous invite à découvrir !

Commentaires

  1. Je ne connaissais pas du tout cette saga : elle m'intrigue !
    Dans les sagas avec des tomes se déroulant plusieurs années plus tard, il y a aussi l'Assassin Royal (même si c'est plus un second cycle qu'autre chose)...

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    Réponses
    1. elle est bien sympa :)

      oh bah je ne vais pas tout citer, beaucoup de séries se déroulent ainsi ^^

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