Un jour, un écureuil d'Orianne Lallemand et Emilie Michaud

Quatrième de couverture

Dans la vie, Écureuil est gourmand et très affairé, parce qu’il a toujours peur de manquer. Il ne peut pas s’arrêter d’amasser, des châtaignes, des glands, des noisettes, des pommes de pin… Il va même jusqu’à chiper chez les copains. « On ne sait jamais, vous comprenez ? »

Mon avis

Après avoir lu Décidément, cette maman ! je me suis lancé dans Un jour, un écureuil car la couverture a tout de suite attisé ma curiosité, comme la plupart du temps lorsqu’il s’agit d’album, il faut l’avouer. Et je dois dire que ça a été une belle découverte et le message qui passe est plutôt intéressant.

Un jour, un écureuil raconte l’histoire d’Écureuil qui a toujours peu de manquer de quelque chose. Ainsi, il amasse énormément de choses, notamment de la nourriture, dans son abri pour n’avoir aucun problèmes, quitte à prendre aussi chez ses amis… Ainsi, saison après saison, on voit le cumul augmenter dans son abri, au point de l’encombrer complètement. Alors qu’il veut faire rentrer une petite châtaigne, toutes ses affaires se déversent dehors.


Écureuil finit par se rendre compte que ce cumul n’est pas une nécessité et il va commencer à faire du tri, et à retrouver certaines choses qu’il croyait perdu. Ses amis voyant toutes ses affaires dehors veulent l’aider à les récupérer mais Écureuil sait désormais que cela n’est pas nécessaire et qu’il vaut mieux partager avec les autres.

Je trouve la thématique intéressante et je dois avouer que c’est la première fois que je la vois évoquée dans un album (après je suis loin d’avoir lu tous les albums qui existent…). Il est vrai que l’on peut parfois accumuler des choses, de manière un peu compulsive mais qui ne sont pas forcément nécessaire pour être heureux. Bien au contraire. Cependant, il est évident que l’accumulation de livres n’entrent ABSOLUMENT PAS dans cette catégorie. N’EST-CE PAS ? (on n’a pas trop de livres, seulement de trop petites bibliothèques).


Marie Kondo serait fière de cet album, elle qui prône qu’il ne faut avoir que le strict nécessaire, ce qui nous fait du bien et nous procure de la joie, etc. Cette histoire en est le parfait exemple, Écureuil se rend compte qu’il a bien trop de choses et que par peur de manquer, il va aller dans l’excès… il faut savoir doser et voir la valeur des choses.

C’est une histoire intéressante que j’ai bien appréciée et les illustrations sont bien sympathiques. Ce petit écureuil a une bonne bouille, on lui pardonne ses écarts, ses amis aussi qui vont bien profiter de ce tri pour partager un bon moment. Des illustrations assez simples mais vraiment charmantes. À vous de vous faire votre propre avis sur la question en voyant ces quelques planches.


En bref, Un jour, un écureuil est un album bien sympathique que j’ai pris plaisir à découvrir. La thématique est vraiment intéressante et je dois avouer que ça n’est pas quelque chose que j’ai pu lire dans un album jusqu’à présent. Cette histoire montre que l’on n’a pas besoin d’avoir énormément de choses pour être heureux, bien au contraire, il vaut mieux apprécier ce que l’on a, pour la valeur que ça a, plutôt que de vouloir cumuler plein de choses qui ne sont pas nécessaires ou que l’on oublie rapidement parce qu’on s’en lasse, etc. J’aime beaucoup les illustrations qui apportent beaucoup de fraîcheur et de légèreté par le choix des couleurs. C’est vraiment beau. Un album à découvrir !

À partir de 4 ans.

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