La cour des trahisons de Claude Merle (L'espion de Richelieu 3)

Quatrième de couverture

Il y a un traître dans l’entourage de Richelieu ! Or Ancelin réussit à le démasquer lors d’une fête donnée par l’ambassadeur d’Espagne. Il s’agit d’un proche du cardinal ! Décidément, tous ceux qui l’entourent conspirent contre lui, soutenus par Marie de Médicis en personne. Car la reine mère est déterminée à obtenir le renvoi de Richelieu de la cour. Pour déjouer ses manœuvres, le cardinal confie une ultime mission à son espion. Mais Ancelin tombe dans une redoutable embuscade...

Mon avis

Après avoir lu Le Maître des Songes, je me suis lancé dans La cour des trahisons, le dernier tome de la trilogie L’espion de Richelieu, qui je dois dire était une série vraiment très sympathique et efficace dans le genre. J’espère que l’éditeur rééditera cette série (pourquoi pas en poche) pour la faire redécouvrir parce qu’elle était vraiment très bien. Une série de cape et d’épées qui pourra plaire au plus grand nombre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui démarre sur des chapeaux de roue.

En effet, on entre rapidement dans le vif du sujet, Ancelin va être missionné à nouveau par Richelieu pour une affaire de la plus haute urgence, mais rapidement les ennuis vont commencer pour Ancelin qui est loin de se douter dans quels pièges il va s’engouffrer. L’intrigue est bonne et bien menée, j’ai beaucoup aimé cette histoire qui est pleine de rebondissements, de complots et de manigances en tout genre.

Pour tout adepte de ce genre, vous allez être servis et comme Ancelin, vous allez vous rendre compte – bien trop tard – à quel point tout cela n’est que machination… Du grand art et il est clair que Richelieu est passé maître en la matière et ce, depuis longtemps !

Une intrigue des plus efficaces, dans un contexte historique intéressant qui permet d’évoluer dans un milieu bien particulier, celui de l’aristocratie, de la royauté avec toutes les manipulations et trahisons possibles et imaginables pour parvenir à ses fins et ce, aux dépens d’autrui… bien souvent !

Les personnages sont toujours aussi attachants et sympathiques, Ancelin peut tout de même compter sur certains alliés sûrs (et ils ne sont pas nombreux) pour l’aider dans sa tâche. En parallèle de cette mission, il en est une de la plus haute importance, celle en lien avec Louise, l’élue de son cœur, qui commence à s’impatienter d’attendre son « promis ». Mais ce n’est pas évident pour Ancelin de se lancer, quand il sait sa condition… inférieure par rapport à ladite élue de son cœur…

En bref, La cour des trahisons est un dernier tome qui conclut parfaitement la trilogie. C’était une série vraiment très sympathique qui nous embarque en un rien de temps au sein de la Cour, au cœur de ses manigances et autres complots politiques qui prennent des tournures assez inattendues pour notre espion. Ancelin s’est retrouvé, un peu malgré lui, dans des affaires qui le dépasse, mais il va, à chaque fois essayer d’accomplir au mieux les missions qu’on lui confie, pour le bien de la France, ou celui de Richelieu ? L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes, de quoi nous tenir en haleine tout du long, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Ancelin a l’art et la manière d’attirer les ennuis… Les complots et trahisons l’attendent à chaque coin de rue mais heureusement pour lui qu’il a de très bons alliés pour jeter un œil sur lui, lorsque c’est nécessaire. Une série bien sympathique de cape et d’épées qui ne pourra plaire qu’au plus grand nombre et j’espère qu’un jour il y aura une réédition pour faire (re)connaître cette série aux jeunes lecteurs.

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