Le Sortilège du Baron baveux de Richard Petitsigne et Justine Gouvernet (Les Légendes du Royaume d’À-peu-près 1)
Quatrième de couverture
Au royaume d’À-peu-près, la vie s’écoule paisiblement, rythmée par les soudaines siestes du roi Adhémar VIII, les colères de la reine Cléor et les activités potagères de la princesse Imogène.
Un jour, le baron Jéroboam Pénible demande audience au château... Il réclame la main de la princesse. Mais, horreur : il bave ! Imogène refuse catégoriquement ce mariage, vexant cet inconnu qui se vengera sur son ami le jardinier, Guillaume. Celui-ci se réveille un matin victime d’un terrible sortilège. Démarre alors une course contre la montre : Imogène a trois jours pour trouver un antidote, sans quoi elle devra épouser le baron Pénible et sa bave dégoulinante…
Mon avis
Après avoir lu La mémoire des vaincus, j’avais besoin d’une petite lecture simple et rapide, mon choix s’est donc porté sur Le Sortilège du Baron baveux, le premier tome des Légendes du Royaume d’À-peu-près, une première lecture, qui, je le savais, ferai parfaitement son office. Et je n’ai pas été déçue du voyage, c’était vraiment très sympathique, drôle, avec une bonne aventure à la clé, quoi demander de plus ?
Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre en un rien de temps dans l’histoire.
L’intrigue est bonne et bien menée, plutôt simple mais efficace dans le genre, de quoi s’initier à la fantasy avec une héroïne qui n’a pas la langue dans sa poche. Ses parents ont beau lui faire des remarques (notamment sa mère), elle vit sa vie comme elle l’entend et si ça ne plaît pas, c’est la même chose ! Alors évidemment, quand elle comprend que ce baron veut l’épouser, elle refuse catégoriquement – on ne peut que la comprendre – mais son ami Guillaume va en payer les conséquences…
Dès les premières pages, on est happé par cette histoire et très rapidement Imogène va se lancer dans cette quête pour sauver son ami et lui rendre son apparence normale. L’action est omniprésente de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer, et le fait que l’on suive différents points de vue, celui d’Imogène et celui du baron baveux, nous permet d’avoir une vision d’ensemble de la situation et de voir ce que chacun manigance. Une alternance qui permet de créer du rythme et d’avoir plus de suspense aussi.
Les personnages sont plutôt sympathiques, à commencer par Imogène. Comme je l’ai dit, elle n’a pas la langue dans sa poche, n’a rien d’une princesse traditionnelle qui se soucie de son apparence et de l’étiquette, elle, ce qu’elle aime plus que tout, c’est de s’occuper de son potager. Elle se salit, elle bichonne ses légumes, c’est sa passion. Une chose que sa mère n’apprécie pas nécessairement, mais elle la laisse quand même faire, c’est un peu paradoxale car on voit qu’elle est sévère et avec des idées très tranchées mais au final, on voit qu’elle aime sa fille et qu’elle la laisse faire donc, pas si sévère que ça… Son père est atteint de narcolepsie ce qui peut donner lieu à des scènes cocasses par moment, quand il s’endort en plein milieu d’une phrase… Marinette sa servante (que l’on voit en couverture) est assez amusante et pleine de surprises. Elle va aider Imogène dans sa quête et sera bien utile (par rapport au chevalier à côté…).
Quant au baron Jéroboam Pénible, il est la caricature du méchant de l’histoire, mais on ne va pas s’en plaindre, c’est assez amusant de voir comment il est tourné en dérision. En tout cas, on comprend aisément pourquoi Imogène a refusé sa demande, il n’a rien du prince charmant auquel on pourrait s’attendre (encore qu’Imogène n’a aucune envie de se marier, elle veut vraiment s’occuper uniquement de son potager).
Quelques illustrations égayent le texte ce qui nous permet de nous rendre compte de certaines scènes et je dois dire qu’elles sont bien sympathiques. J’aime beaucoup le graphisme qui est haut en couleur, très dynamique, ce qui correspond plutôt bien à l’univers créé ici. Il y en a un certains nombres mais elles ne prennent pas le pas sur le texte qui reste bien en majorité. Donc c’est bien adapté pour de jeunes lecteurs qui ont encore besoin d’illustrations pour lire mais sans pour autant se reposer dessus pour comprendre ce qui se passe. Une bonne transition pour inciter à davantage lire.
En bref, Le Sortilège du Baron baveux est un roman que j’étais très curieuse de découvrir. J’avais besoin à ce moment-là de lire une petite lecture rapide et elle a parfaitement remplie son office. C’est une histoire drôle, pleine d’action, de quoi s’initier à la fantasy avec une bonne aventure à la clé. Certes, c’est un peu simple car la résolution est plutôt facile mais ça reste très efficace dans le genre. J’ai passé un bon moment de lecture et c’est là l’essentiel, je ne doute pas que ça puisse plaire aux enfants tant c’est prenant avec de l’action en permanence et des scènes plutôt drôles et cocasses qui les feront rire. Les personnages sont attachants et sympathiques, de quoi passer un bon moment en leur compagnie et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Imogène n’a pas froid aux yeux et ne va pas hésiter une seule seconde à venir en aide à son ami, victime d’un terrible sortilège. Les illustrations intérieures, qui ne prennent pas le pas sur le texte, sont vraiment très sympathiques. C’est un graphisme qui me plaît bien et qui permet de se rendre compte de certaines scènes. Un roman à découvrir et il me tarde de lire la suite des aventures d’Imogène !
À partir de 8 ans.
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