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L’Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen

Quatrième de couverture

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est. 
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Mon avis

L’Unité Alphabet est le nouveau roman de Jussi Adler-Olsen, comme j’adore la série des Enquêtes du Département V, j’étais persuadée que c’était un nouveau tome qui sortait. Et je l’avoue, lorsque j’ai pris ce livre je n’ai même pas cherché à savoir de quoi ça parlait, puisque pour moi c’était la suite des enquêtes. Or, il m’est apparu assez rapidement au fur et à mesure de ma lecture, qu’il n’en était rien. En effet, on ne voyait à aucun moment le trio de choc de l’équipe, à commencer par Carl Mørck, le flic.

C’est en regardant sur la 4e de couverture, que j’ai fini par apprendre qu’il s’agissait en fait du premier roman de l’auteur, ce qui l’avait permis de se faire connaître et de montrer son grand talent. Car oui talent c’est indéniable, que ce soit sa série des Enquêtes du Département V ou bien ce one-shot, Jussi Adler-Olsen parvient une fois de plus à nous proposer une histoire glaçante, originale et prenante. J’ai tout simplement adoré ce livre, même s’il m’aura fallu un peu de temps pour le lire. Mais au moins, on pourra dire que je l’ai savouré.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Je dirai seulement que le livre est constitué en deux parties, la première se déroule intégralement en 1944, on suit donc le parcours de Bryan et de son ami James dans ce fameux institut : l’Unité Alphabet, un centre psychiatrique où ils se sont faits passer pour des soldats allemands malades. Puis la deuxième se déroule donc une trentaine d’années plus tard en 1972, quand Bryan se remet à chercher désespérément son ami pour savoir ce qu’il est advenu de lui.

Le roman étant assez conséquent, la partie recherche « moderne » de Bryan n’arrive que tardivement, donc il faut se montrer patient, durant ce laps de temps, on voit le subterfuge et ce qu’on endurer les deux personnages pour survivre alors qu’ils étaient en territoire ennemi, avant que l’enquête de Bryan ne commence pour rechercher son ami disparu sans laisser de trace. Une enquête qui va s’avérer très enrichissante et qui risque de faire remonter des souvenirs que certaines personnes auraient préféré qu’ils restent enfouis à jamais.

Une fois encore, Jussi Adler-Olsen m’a totalement conquise. C’est une histoire dure et lourde mais vraiment passionnante. Et pourtant, en termes d’Historique, je n’aime pas tout ce qui à attrait aux guerres mondiales, la seconde plus particulièrement encore. On voit là, à quel point l’Homme peut être un homme abject et je n’aime pas lire de roman sur cette période mais il faut avouer qu’ici l’auteur en a fait un thriller excellent que je vous invite grandement à lire. C’est un roman qui ne peut pas nous laisser indifférent, on espère tout du long que tout s’arrange et que tout aille pour le mieux en redoutant à chaque page qu’il y ait un dérapage, que cette quête soit vaine. L’auteur pourrait bien nous surprendre par bien des manières, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais lorsque j’ai commencé cette histoire.

Il s’agit d’un roman choral, on suit plusieurs personnages à la fois, aussi bien dans les deux parties, ce qui nous permet d’en savoir plus sur les intentions de certains, même si l’auteur s’amuse beaucoup avec nous et nous cache bons nombres d’informations. Ce n’est qu’au fur et à mesure, quand les premières révélations arrivent que l’on puisse prendre l’ampleur de toute cette histoire et quand on comprend les tenants et les aboutissants, on en saisit encore plus l’horreur.

Les personnages sont attachants, à commencer par Bryan évidemment, qui vit des moments durs durant son internement, mais c’est également le cas pour son ami James. Puis lorsqu’on le retrouve des années plus tard, ces souvenirs le hante, le fait de ne pas savoir ce qui est arrivé à son ami va le pousser à retourner en Allemagne, alors qu’il s’était juré de ne plus jamais y remettre les pieds, par loyauté, par culpabilité d’avoir dû abandonner son ami d’enfance. On ne peut que compatir face à ce personnage désespéré qui est prêt à tout pour retrouver son ami, de savoir ce qui s’est passé. Quant à d’autres personnages, on les déteste et les hait au plus profond de notre âme, mais comment rester impassible face à cette situation ?

En bref, L’Unité Alphabet est un excellent roman bien qu’il soit dur et affreux par moment. Il s’agit d’une fiction mais c’est tellement empreint de réalisme, et l’auteur s’explique à la fin dans une note sur la création de cette histoire, d’où est venue l’idée, etc. Une note que je vous invite à lire après avoir lu ce livre, bien évidemment. Une fois encore Jussi Adler-Olsen nous montre son talent au service d’une histoire qui fait froid dans le dos sur fond de seconde guerre mondiale. Un roman à découvrir de toute urgence si ce n’est pas encore déjà fait, tout comme son autre série qui est juste fabuleuse et dont il me tarde de lire la suite !

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