Quatrième de couverture
À 12 ans, Mireu quitte Séoul, son père et ses amies pour s’installer avec sa mère à Champ-de-lune, un petit village de campagne. La beauté du paysage la laisse indifférente, elle est trop en colère contre sa mère, le divorce de ses parents, et la vie en général ! Décidée à rester isolée, Mireu va pourtant croiser la route de la douce Sohui et de son ami Baou, jeune artiste discret. Ils vont s’apprivoiser, se confier et se lier d’une amitié sincère, qui les aidera à grandir et à avancer.
Mon avis
Après avoir lu Un si fragile enchantement, je me suis lancé dans Le Lys du ciel qui m’a intrigué lorsque ma représentante au boulot m’en a parlé. C’est un roman qui promettait d’être bien sympathique en abordant différentes thématiques. Si dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié cette lecture, j’avoue avoir été étonnée de la manière dont elle était racontée.
Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’autrice est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Celle-ci est divisée en 4 parties, et chacune d’elle se focalise sur les 3 enfants, à savoir Mireu, Sohui et Baou, puis une dernière partie avec leur point de vue qui converge.
Ainsi, on présente en premier lieu Mireu mais dans les autres parties, on va découvrir plus précisément Sohui et Baou en tant que narrateur et j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que l’histoire se déroule de cette manière. Je pensais qu’on allait uniquement se focaliser sur Mireu tout du long et voir comment elle allait évoluer en rencontrant Sohui et Baou, dans cette nouvelle vie à la campagne.
Si ça m’a un peu déstabilisée au départ parce que ce n’était pas le scénario que j’avais en tête, cela reste tout de même intéressant parce que l’on va découvrir plus précisément ses nouveaux amis (même si elle va mettre du temps à les considérer comme tel), avec leur histoire personnelle et leur propre problème. Car non, Mireu n’est pas la seule à vivre des chamboulements dans sa vie, bien au contraire.
Mireu va ainsi déménager de Séoul, la grande ville où elle a toujours vécu avec ses deux parents, pour ne vivre qu’avec sa mère à la campagne. Un divorce que la jeune fille n’accepte pas et qui en veut terriblement à sa mère de l’éloigner de son père et aussi de la vie qu’elle a toujours connu, en pleine ville, avec ses amies. C’est donc sans repère qu’elle arrive à Champ-de-lune, en pleine campagne, autant dire que c’est le choc culturel pour elle.
J’avoue que dans un premier temps, j’ai eu du mal à m’attacher à Mireu qui est capricieuse et qui est très autocentrée, mais ça c’est parce que c’est une enfant, une pré-adolescente et que je suis adulte car moi, je vois ce qu’elle ne comprend pas. La raison pour laquelle sa mère est partie, qu’elle a voulu changer de vie, ce qui est le mieux pour elle et aussi pour sa fille car on a un recul que Mireu n’a pas. Comme tout enfant de cet âge, c’est très autocentré et pas une fois elle ne se met à la place de sa mère, n’essaye pas de comprendre pourquoi tous ces changements et elle va le lui faire payer. J’ai eu de la peine pour sa mère, mais là encore une fois, parce que je suis adulte et que je me doute des non-dits.
Mireu va tout de même évoluer au cours de cette année, elle va davantage s’ouvrir au monde et essayer de comprendre l’autre et ce, aux côtés de Sohui et Baou, même si leur relation n’a rien de facile dans un premier temps parce que Mireu ne fait rien pour s’intégrer et s’intéresser à ceux qui l’entourent. Elle s’est enfermée dans sa bulle, se sentant « supérieure » aux autres, mais elle finira par comprendre et évoluer. Cela va prendre du temps.
Sohui est une jeune fille très mature pour son âge, qui vit seule, depuis le décès de sa grand-mère – déjà ça, ça me semble déjà improbable, à quel moment c’est possible et concevable qu’elle reste toute seule, comme si elle était adulte alors qu’elle n’a que 12 ans ? Mais elle fait preuve d’un grand courage et d’une grande maturité, même si ce n’est pas toujours facile pour elle au quotidien. Elle a grandi bien trop vite.
Quant à Baou, il est atteint de mutisme sélectif et a perdu sa mère il y a peu, un deuil qu’il a du mal à faire. Il ne sait pas toujours comment se comporter et refuse d’admettre la vérité. Son père est très présent mais on voit que c’est aussi difficile pour lui.
Autant de thématiques qui sont abordées dans cette histoire et c’est ensemble, un peu envers et contre tout, qu’ils vont chacun affronter les aléas de la vie, qu’ils vont trouver ensemble le moyen d’aller de l’avant et de s’ouvrir aux autres. Un roman initiatique tout ce qu’il y a de plus classique dans le principe mais qui est bien exécuté et qui montre une belle évolution chez tous les protagonistes.
Il faut savoir que ce roman a été écrit dans les années 90 mais qu’il a connu diverses versions pour être celle qu’il est aujourd’hui, l’ancrant un peu plus dans notre époque (notamment avec les réseaux sociaux, etc.) ce qui en fait un livre assez intemporel au final.
En bref, Le Lys du ciel est un roman que j’ai bien apprécié, même si ce n’était pas ce à quoi je m’attendais à l’origine. Je ne m’attendais pas à ce qu’on découvre le point de vue des différents personnages à travers différentes parties qui constituent une année scolaire. Une année où tout va changer pour nos différents personnages qui, ensemble, vont grandir, apprendre à s’ouvrir aux autres et au monde afin d’évoluer et de gagner en maturité. Les thèmes abordés sont nombreux et vraiment très intéressants autour de situation familiale complexe et où l’entraide est la clé de voûte, que ce soit au sein de ce trio que dans le village où vont vivre Mireu et sa mère. Un joli roman plein de douceur malgré des thématiques assez difficiles. À découvrir !
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