Quatrième de couverture
19ème siècle. Londres.
Depuis la Grande Puanteur, survenue deux ans plus tôt, Londres est plongée dans l’obscurité par une brume perpétuelle. Plus inquiétant encore, certains cadavres se relèvent. On les appelle les Putréfiés. Léandre, jeune lord et étudiant en médecine, est persuadé que ces créatures sont la clé pour sauver sa sœur, atteinte d’une maladie incurable. Et pour percer leurs mystères, il va devoir s’allier avec Winifred, une journaliste aussi insupportable qu’intelligente.
Mon avis
Après avoir lu La Malédiction du Kazoar des vents, je me suis lancé dans Camera obscura : Le chant des morts car j’allais bientôt rencontrer l’autrice en dédicace. Donc autant le lire en amont pour voir ce que ça allait donner et pouvoir en discuter un peu avec elle. J’ai déjà lu de l’autrice le premier tome d’Esther Parmentier et Dents de soie que j’avais adoré.
J’aime beaucoup la plume de l’autrice et ses histoires, raison pour laquelle j’avais très envie de découvrir Camera obscura : Le chant des morts qui a été une excellente découverte. J’ai vraiment adoré cette histoire, même si clairement, je veux une suite… ça ne peut pas s’arrêter là. Je veux retrouver Léandre et Winifred… J’espère vraiment que l’autrice retournera dans l’univers car je suis persuadée qu’il y a encore beaucoup de choses à explorer et puis le duo Léandre / Winifred fonctionne à merveille !
Maëlle Desard est une autrice que je vais désormais suivre de très près. Il faut que je rattrape mon retard sur Esther Parmentier et que je lise À un cheveu qui est dans ma PAL. Mais il va falloir que je me penche sur ses autres livres.
Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’autrice est tellement remarquable, cette pointe d’humour en permanence, cette légèreté qui la caractérise quand bien même elle traite parfois de sujets difficiles ou durs. Il est tout de même question de mort et de maladie ici, rien de très réjouissant et pourtant, elle parvient grâce à son humour à aborder cette thématique en douceur. Et rien que la première phrase du livre nous donne le ton à l’ensemble du livre et rien que ça, ça donne envie d’en savoir plus et de poursuivre l’aventure.
Un conseil, lisez cette première phrase et vous ne pourrez pas vous empêcher d’acheter ce livre et de lire cette histoire qui en vaut grandement la peine !
L’intrigue est très bonne et bien menée, en soi elle peut paraître simple mais plus on avance dans l’histoire et plus on se rend compte que cette affaire est bien plus compliquée qu’il n’y paraît. C’est d’une très grande efficacité, avec nombre de rebondissements et de révélations. Si j’avais deviné certaines choses, j’avoue que je n’en avais pas vu d’autres qui m’ont bien surprise. Et ça, c’est une très bonne chose, ça montre à quel point l’autrice a une imagination débordante et qu’elle parvient à maintenir son suspense tout du long. Elle nous tient en haleine, nous donne envie de poursuivre l’aventure en espérant que ça ne se termine jamais…
D’ailleurs, depuis ma lecture (qui remonte à plus d’un mois) je suis dans le déni, je veux une suite, parce que je n’ai aucune envie de quitter ce duo improbable. C’était une enquête épique qui ne vous laissera pas indifférent. C’était très bien pensé et mené d’une main de maître.
En dehors de l’enquête et la collaboration inattendue entre Léandre et Winifred, bien évidemment, on va avoir là une petite romance qui va s’installer peu à peu. C’est entre chien et chat entre les deux, chacun va devoir faire des concessions et supporter le caractère de l’autre… Si Léandre est quelqu’un de posé qui réfléchit toujours à deux fois avant de faire quelque chose, Winifred est plus impulsive, elle agit avant de réfléchir aux conséquences. Cela pourrait être une qualité, mais dans certains cas, cela peut être un défaut un peu gênant et qui risque de mettre à mal la patience de Léandre. Pour notre plus grand plaisir cela va de soi !
Une romance slow burn qui se savoure, ils n’arrêtent pas de s’envoyer des piques, de se chercher jusqu’à ce que la vérité finisse par leur apparaître. Cela va prendre du temps, mais ils vont finir par admettre qu’ils ont des sentiments l’un pour l’autre et c’était très plaisant à suivre cette relation. Et malgré leur mésentente sur certains sujets, on ne peut pas nier le fait qu’ils forment un duo – certes atypique – mais surtout parfait.
On ne peut pas rester indifférent à eux, ce sont des personnages très attachants et symathiques. Léandre est un héritier, un Lord mais dont il ne veut pas les responsabilités, Winigred elle, vient d’un monde plus modeste qui connaît la dure réalité de la vie. Ils ne pouvaient pas être plus différents et pourtant ils sont fait pour être ensemble.
Quant à l’univers, il a beau être relativement simple, il reste très intéressant avec une ambiance des plus particulières. On sait rapidement à quoi s’en tenir et en un rien de temps on entre dans cet univers où les morts reviennent parmi les vivants, mais sans aucune explication véritable. Depuis deux ans, la Grande Puanteur a surgi dans la ville, l’entourant d’une brume étrange, conférant ainsi une atmosphère bien particulière et immonde, car cela s’accompagne d’une odeur aussi.
Mais au cours de cette aventure, il est bien évident que l’on va avoir quelques explications qui va nous permettre de mieux cerner ce qui a pu se passer et comment on en est arrivé là. Un univers des plus prometteurs et bien construit qui mériterait de se déployer encore plus… Il y a tellement de possibilités et on ne va pas se mentir, l’autrice s’est laissée une porte de sortie à la fin pour pouvoir relancer son histoire si elle le désire, et j’espère qu’elle le fera ! (Oui, je ne lâche pas cette idée).
En bref, Camera obscura : Le chant des morts est un roman que j’ai adoré découvrir. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes que je n’avais pas vu venir. J’ai été très surprise par la tournure des événements, j’étais loin d’imaginer dans quoi j’allais embarquer en le commençant et ça a été une très belle lecture. La romance s’installe progressivement, un peu à leur insu, mais c’était tellement l’évidence, ils étaient faits pour être ensemble. Un slow burn comme on les aime avec un enemy to lover maîtrisé à la perfection. L’univers est intéressant nous plongeant dans une atmosphère bien particulière, très embrumé et à l’odeur nauséabonde. J’avoue que je ne m’attendais pas à toutes ces découvertes à ce sujet mais je suis sûre que l’autrice a encore matière à développer cet univers. Les personnages sont attachants et sympathiques, de quoi passer un excellent moment en leur compagnie, même s’ils ne pouvaient pas être plus différents l’un de l’autre, et ils ont beau former un duo atypique, ils fonctionnent parfaitement ensemble. Et la vraie force de cette histoire est indéniablement l’écriture de l’autrice qui, grâce à son humour et sa légèreté, parvient à aborder des sujets durs et à nous faire rire en même temps. Un vrai tour de force et si vous n’avez encore jamais lu un livre de Maëlle Desard, il est temps de s’y mettre ! N’hésitez pas à découvrir Camera obscura : Le chant des morts, vous ne serez pas déçus !
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