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27/09/2016

La Révolution d'Aurore 1793 aux côtés d'Olympe de Gouges de Catherine Cuenca

Quatrième de couverture

Un regard sur Olympe de Gouges, femme de lettres engagée pour les libertés pendant la Révolution française.
Paris, décembre 1792. Aurore, 20 ans, assiste au procès de Louis XVI et rencontre enfin celle qu'elle admire plus que tout : Olympe de Gouges. Cette intellectuelle engagée combat pour les libertés et porte la voix des femmes, grandes oubliées de la Révolution. Devenue sa secrétaire particulière, la jeune fille découvre à ses côtés la réalité d’une vie de lutte, et comprend bientôt qu’Olympe est en danger. Car nombreux sont ceux qui veulent la réduire au silence…

Mon avis

J’aime beaucoup ce qu’écrit Catherine Cuenca, même si je n’ai pas lu toutes ces œuvres, j’en ai découvert un certain nombre et cela a toujours été un ravissement de la lire. J’aime beaucoup tant par l’écriture que par les aventures qu’elle nous propose.

J’étais donc assez curieuse de voir ce que La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges allait donner car même si on reste sur de l’Historique, le genre de prédilection de l’auteure, en terme de contenu c’est assez différents de ses autres livres, mais tout aussi sympathique. Je vous conseille vraiment de découvrir cette auteure si ce n’est pas déjà fait car c’est une valeur sûre ! En tout cas, pour moi, elle l’est.

La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges nous raconte l’histoire d’Aurore, jeune femme de 20 ans en plein dans la Révolution. Le procès de Louis XVI est sur le point de débuter et entre les différents partis le débat est lancé quant au devenir de l’ancien roi, le tuer, l’emprisonner ? Mais il est une voix, celle d’une femme : Olympe de Gouges qui s’élève et qui dérange car elle pense qu’il a droit à un procès équitable et se propose comme l’avocat du « diable ». Une femme qui ose prendre la parole dans une société patriarcale, une femme qui ose défendre les droits des femmes, pour qu’elle soit égale à l’homme, ce qui n’est pas vraiment le cas dans la nouvelle Déclaration des droits de l’homme et du citoyen où les femmes sont quelque peu oubliées alors qu’elles ont participé activement à la Révolution.

Aurore assiste aux débats et va faire la rencontre d’Olympe de Gouges pour ensuite devenir son assistante. Mais la jeune femme va découvrir qu’il n’est pas toujours aisé de faire entendre sa voix, pas sans réel danger. Et tous les moyens sont bons pour ces ennemis de parvenir à ses fins.

C’est une histoire vraiment intéressante et prenante, basée sur des faits Historique, même si le personnage d’Aurore et tout ce qui lui arrive est fictif, en ce qui concerne Olympe de Gouges nombres de faits sont vrais. Une note de l’auteure à la fin de l’ouvrage explique tout cela. C’est donc une histoire mêlant réalité et fiction et ce, avec brio. On passe un vrai bon moment de lecture, tout en découvrant cette femme souvent méconnue alors qu’elle a œuvré pour la cause féministe. De plus, c’est un livre qui fait écho avec l’actualité ce qui ne fait pas de mal et permet de montrer qu’en terme de droit, notamment celui des femmes, rien n’est acquis et qu’il faut toujours se battre pour les garder.

Aurore est une jeune femme attachante avec des convictions et qui veut œuvrer aussi pour la cause féministe. Des paroles qui vont poser problèmes à sa famille et qui montre la volonté d’avoir plus de liberté en tant que femme. Evidemment, dans l’histoire on retrouve une petite romance mais qui n’est vraiment pas le cœur de l’histoire mais cela reste touchant à suivre car la vie continue malgré tout.

En bref, La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges est un roman intéressant car il permet de voir la condition des femmes à l’époque, notamment en terme de droit et qu’il en est une : Olympe de Gouges qui a œuvré pour la cause féministe. Un combat toujours d’actualité, l’Histoire a montré que ce n’est jamais un acquis mais une cause à défendre perpétuellement… Une histoire qui fait écho avec l’actualité et qu’il est bon de connaître.

26/09/2016

Les amoureux du Green Dragon : Dans la troupe de Shakespeare de Laure Bazire

Quatrième de couverture

Un regard sur Shakespeare, le célèbre auteur de Roméo et Juliette
Londres, 1596. Josh est embauché comme charpentier par le grand William Shakespeare construire ce qui deviendra le théâtre du Globe.
Josh découvre la vie d’une troupe de théâtre, parmi les comédiens, à la taverne du Green Dragon.
Ce milieu le surprend et le choque un peu ! Alors que Shakespeare le met à contribution pour les répétitions de sa pièce Roméo et Juliette, Josh s’éprend d’Alma, la jolie fille du tavernier, passionnée de théâtre…

Mon avis

Les amoureux du Green Dragon – Dans la troupe de Shakespeare est un roman historique qui nous plonge au cœur du XVIe siècle à Londres aux côtés de la troupe de Shakespeare. C’est un roman intéressant qui m’aura bien plu et si vous aimez l’aventure et le théâtre et un brin de romance, ce livre pourrait bien vous plaire.

Nous découvrons Josh, jeune adolescent devenu orphelin à qui l’on offre la possibilité de travailler aux côtés du dramaturge William Shakespeare. Apprenti charpentier, Josh aidera la troupe à créer les décors et à les démonter. Ainsi, il découvre Londres qui est bien différente de ce à quoi il s’imaginait mais c’est également là qu’il va faire la rencontre d’Alma, la fille du tavernier du Green Dragon, où il loge.

L’écriture de l’auteure est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est vraiment prenante. C’est intéressant de s’immerger au sein de la troupe de Shakespeare et de voir les répétitions, le travail d’écriture, et ce que ça implique aussi de travailler pour lui. Un livre qui nous permet de voir les conditions de l’époque en mêlant fiction et réalité. D’ailleurs une note de l’auteur à la fin de l’ouvrage explique comment elle en est venue à écrire ce texte et voir aussi les modifications qu’elle a pu apporter tout en se basant sur des « réalités historiques ». Je mets des guillemets parce qu’on ignore encore beaucoup de choses sur ce dramaturge.

L’action arrive dès les premières pages, rapidement Josh va se retrouver aux côtés de Shakespeare même si au final il ne le voit que très peu. On se concentre davantage sur ce qui arrive à cet adolescent qu’à l’auteur mais évidemment cela a une incidence chez lui. C’est une aventure mais qui est assez lente en soi mais cela n’en reste pas moins prenant et intéressant. Pour ma part j’ai beaucoup aimé et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Josh est un personnage que l’on apprécie, sa situation est difficile, il se retrouve seul, n’a plus de famille, plus d’attaches. Sa rencontre avec Alma va quelque peu changer les choses mais là encore c’est compliqué et même si l’on comprend les réserves du père d’Alma ça fait tout de même mal au cœur.

En bref, Les amoureux du Green Dragon – Dans la troupe de Shakespeare est un roman bien sympathique qui m’aura fait passer un bon moment de lecture. C’était intéressant de s’immiscer dans la vie de Shakespeare pendant un instant, de le voir travailler et les conditions de vie de l’époque. Les personnages sont attachants et l’on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Une histoire que je vous recommande.

C'est lundi, que lisez-vous ? [70]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

25/09/2016

L'héritier de Pierre Pevel (Haut-Royaume 2)

Quatrième de couverture

La Garde d’Onyx, garante de l’autorité du souverain, est en deuil. Après les événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de ces hommes alors que la reine, aussi ambitieuse qu’impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le Haut-Royaume ne cesse de se fragiliser… Car les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais finissent toujours par s’accomplir.

Mon avis

Après avoir lu la trilogie spin-off : Haut-Royaume – Les Sept Cités, j’étais impatiente de lire ce 2e tome de Haut-Royaume car il faut dire que l’univers de Pierre Pevel est vraiment génial.

Alors je l’avoue j’ai eu un peu de mal à la mise en route pour me souvenir de tous les événements qui avaient eu lieu dans le premier volume mais à mesure de ma lecture les éléments se sont remis doucement en place donc ça n’a pas été gênant pour la suite.

En tout cas, le constat est que l’imagination de Pierre Pevel est débordante. On retrouve tous les éléments qui me plaisent dans la Fantasy et qui m’avait beaucoup plu dans le premier opus, à savoir la magie et la politique et ce deuxième point est vraiment au cœur de l’intrigue. Autant vous dire que j’ai adoré parce que ça me passionne vraiment de voir les manigances et autres coups tordus à cause de la politique. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins et plus d’un personnage vont nous le prouver ici.

L’univers s’enrichit encore un peu plus et c’est un vrai plaisir de voir que la magie prend un peu plus de place ici, l’Obscure qui fait son œuvre un peu dans l’ombre – normal me direz-vous… - mais c’est vraiment passionnant de voir tout cela se mettre en place petit à petit. Quant à la politique, c’est juste grandiose et l’on voit à quel point Pierre Pevel est un grand auteur (il me tarde d’ailleurs de lire d’autres de ces livres qui sont dans ma PAL : Les lames du Cardinal et Le Paris des Merveilles).

L’intrigue démarre sur des chapeaux de roue et l’action n’en finit plus jusqu’à la fin. Il est vrai que par moment on a des petites pauses mais c’est toujours pour mieux servir l’intrigue car c’est le moment où l’on en apprend plus sur l’univers, les intentions de certains personnages, etc. donc ce n’est pas comme s’il ne se passait rien d’intéressant, bien au contraire. C’est une histoire vraiment prenante et haletante dont il me tardait sans arrêt de découvrir ce qui allait arriver à l’un de nos protagonistes. Et il faut le dire, les descriptions de scène de bataille, Pierre Pevel sait y faire et nous emporter au cœur de l’action.

Les personnages se dévoilent un peu plus ici, on les voit également évoluer et pas toujours dans le bon sens du terme. Les caractères s’affirment et l’on voit les manigances de chacun se mettre en place. Étant donné les circonstances, je suis très curieuse de voir ce que vont devenir certains. J’ai d’ores et déjà hâte de les retrouver !

En bref, L’héritier est un excellent deuxième tome que j’ai adoré. Si j’ai eu un peu de mal à me souvenir de certains événements qui s’étaient déroulés dans le premier tome, j’ai rapidement repris mes marques. J’aime beaucoup l’univers créé par Pierre Pevel qui est complet et a encore beaucoup de choses à nous offrir quant à l’intrigue elle est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes, de quoi nous contenter et nous faire de belles frayeurs par moment. Les personnages sont vraiment géniaux, attachants pour la plupart et l’on voit déjà certaines choses se profiler ainsi que les stratégies de certains. Bref, que du bon, je n’ai vraiment rien de négatif à dire de ce livre, jetez-vous sur cette série, vous ne serez pas déçus !

In My Mailbox (250)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



24/09/2016

La Sirène de Kiera Cass

Quatrième de couverture

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?

Mon avis

La Sirène est techniquement le premier roman de Kiera Cass. Suite à son succès avec la série La sélection, il a été remanié et republié… S’il a été réécrit  – « en mieux » normalement c’est le principe d’une réécriture – eh bien je suis contente de ne pas avoir lu la première version ! Parce que c’est une vraie déception. Alors certes, je n’en attendais pas beaucoup à la base mais tout de même un minimum. C’est dommage. La couverture est jolie mais malheureusement ça ne rattrape pas le contenu et certes, je suis une « Accrocdeslivres » superficielle qui aime les beaux livres mais ce n’est pas suffisant à mes yeux, il faut que le contenu soit à la hauteur et ça n’a pas été le cas.

Du coup inutile de dire que je n’ai aucune envie de découvrir La sélection, car chat échaudé craint l’eau froide comme on dit. Ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si je manquais d’idées de lectures. Il suffit de regarder ma PAL.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en faire une idée. La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteure, qui est plutôt simple, rien d’extraordinaire mais ça a le don de se lire vite. J’ai envie de dire heureusement sans quoi cette lecture aurait été encore plus pénible.

La Sirène aurait pu être une bonne histoire mais plusieurs points m’ont dérangé au cours de ma lecture et l’accumulation fait que ce livre va être oublié très vite. Je ne vous la conseille pas spécialement mais cela ne reste que mon avis, ce ne sera peut-être pas le votre donc si cela vous dit de le lire et le découvrir. Cela permettra de débattre dessus.

Le premier problème de ce livre est qu’il n’y a aucun approfondissement. J’ai eu la sensation de rester tout le temps en surface et de ne pas avoir assez de détails. Si j’aime les gros pavés c’est parce qu’en général on a plein de détails, d’explications sur l’univers, les personnages et une intrigue foisonnante. Là ce n’est absolument pas le cas et ce, dans ces 3 critères qui composent une histoire.

Concernant l’univers, je me suis posée beaucoup de question sur L’Océan, son lien avec les Sirènes, leur rôle auprès d’Elle, etc. Mais on ne sait rien à part qu’elles doivent être à son service pour le nourrir. Et ça s’arrête là, mais moi j’aurai aimé en savoir plus ! Depuis quand ? Pourquoi ? Dans quel but ? Etc. Un univers qui avait du potentiel et pas souvent exploité – du moins en France, la vague « Sirènes » après la dystopie a eu lieu Outre-Atlantique mais pas chez nous. Peu de titres sont sortis. Pourtant c’est une mythologie intéressante et on voit qu’il y avait une base prometteuse ici mais Kiera Cass est vraiment restée en surface. C’est dommage parce que du coup ça en fait quelque chose d’assez plat et on voit clairement que ce n’était pas l’intérêt de l’auteur dans cette histoire alors qu’il y avait moyen de faire quelque chose de bien.
De même la relation entre Kahlen et l’Océan est particulière et assez unique surtout vis-à-vis des autres sirènes qui vivent avec elle. Cela aurait mérité un approfondissement et plus d’explications sur le lien qui les unit outre le fait qu’elle Lui appartienne et qu’elle semble être « une fille » à ses yeux.

Le deuxième problème du livre est la romance. C’est justement l’intérêt de l’auteure, ce qu’elle a voulu davantage développer et montrer une romance impossible entre deux âmes du fait de la nature surnaturelle de l’une. Evidemment le chant d’une sirène peut être mortel si un humain venait à l’entendre. Pas de spoiler, c’est le principe même de la sirène. Mais je vous avoue que cette romance m’a ennuyé. Je n’ai pas vu de réelle alchimie entre les deux personnages, le coup de foudre au premier regard me gêne toujours autant parce que ça ne me semble pas crédible. Et du coup c’était difficile de s’intéresser à leur histoire impossible quand on n’éprouve rien de spécial pour le couple. C’est dommage et plutôt dérangeant donc il est normal que le temps m’ait paru long. D’une part l’univers n’est pas assez développé à mon goût et d’autre part, la romance, sujet principal du livre est un gros flop.

Mais je pense que le dernier problème est le summum qui explique pourquoi je n’ai pas adhérer ce livre c’est que j’ai eu envie de claquer toutes les 5 minutes l’héroïne qui passait son temps à se plaindre. Alors ça, c’est vraiment pénible. Déjà que son histoire d’amour ne me passionnait pas mais la voir se morfondre sur sa vie, du fait qu’elle ne puisse pas être à ses côtés parce qu’elle le tuerait à cause de sa voix, alors que le mec, très attentionné ne semblait pas être rebuté par le fait qu’elle soit muette. Sans compter le fait qu’ils avaient trouvé un moyen pour palier à ça (SMS, papier / crayon pour écrire, etc.). Du coup certes c’est frustrant mais lui acceptait l’idée qu’elle soit muette. J’ai envie de dire Georgina a eu aussi des problèmes du fait de sa nature et pourtant la romance était super à suivre et l’alchimie entre elle et Seth indéniable.

Une histoire peut être un peu bancale mais si les personnages sont intéressants et attachants, ça peut passer contrairement à une intrigue super bien ficelé mais avec des personnages insupportables. Là, je n’ai pas eu de chance parce que l’histoire ne vaut pas mieux que les personnages, notamment son héroïne qui est pénible au possible, au lieu de se plaindre elle devrait vraiment agir, se rebeller pour de vrais plutôt que de se morfondre. Quant à la fin bon, ça reste dans la lignée de l’intrigue générale, ce n’est pas terrible, trop facile et évident du coup ça n’a pas grand intérêt.

En bref, La Sirène est une déception parce que je n’ai pas aimé grand-chose dans l’histoire. L’héroïne était insupportable et m’énervait. La romance est trop rapide et simple donc ça ne m’a pas passionné et l’univers n’est pas assez développé pour rattraper le tout. Il n’y a que la couverture qui est jolie et c’est bien dommage parce que ça semblait prometteur et pouvait être intéressant mais très rapidement j’ai déchanté. A vous de vous faire votre propre avis sur le livre mais il est clair que je ne retenterai pas l’expérience avec cette auteure.

23/09/2016

Lili Nobody de Rachel Hausfater (Mes années collège)

Quatrième de couverture

« Ma mère m’énerve et je n’ai pas de père.»
Lili entre en 6e. C’est à la fois génial et inquiétant. Heureusement qu’elle n’est pas seule : il y a Marlène, sa nouvelle copine et Gaoussou, son voisin de classe hilarant. Il y a aussi le club théâtre ! Le prof est génial. Avec son groupe, Lili va mettre une chanson en scène: « Papaoutai » de Stromae. C’est elle qui l'a choisie, parce que depuis toujours elle se demande : qui est mon père ? Sa mère a toujours refusé de lui dire…

Mon avis

Lili Nobody raconte l’histoire de Lili que nous avions pu rencontrer dans Achille, fils unique, cette jeune collégienne qui participe au même club de théâtre qu’Achille. C’est l’heure du grand changement pour elle, le passage en 6e qui est souvent appréhendé mais après un petit temps d’adaptation, tout se passe bien, surtout depuis qu’elle s’est fait une amie. Mais ce n’est pas ce qui préoccupe le plus la jeune fille, plutôt le fait qu’elle ne sache pas vraiment d’où elle vient, ses origines. Sa mère ayant toujours refusé de lui dire qui était son père et la jeune fille en souffre.

Comme pour Achille, fils unique, l’histoire est centrée sur les questions liées à l’adolescence, la nouvelle vie de collégien qui peut faire peur à plus d’un. Il y est aussi question d’amitié et surtout d’identité et origines. Lili ignore qui est son père, elle ne vit qu’avec sa mère, un manque qui la ronge de plus en plus surtout que sa mère refuse de lui donner des explications. Une situation qui étouffe la jeune fille et la rend à fleur de peau et sur les nerfs.

Le projet de théâtre tenait à cœur à Achille car cela lui rappelait quelque peu sa situation mais cela en revêt une plus importante encore pour Lili qui cherche elle aussi désespérément son père. On comprend donc pourquoi elle a choisi cette chanson comme base pour leur sketch. Si on a déjà lu Achille, fils unique on sait plus ou moins déjà à quoi s’attendre vis-à-vis de Lili mais cela reste intéressant d’entendre sa voix, de mettre des mots sur sa souffrance, sa situation qui n’est pas banale. Elle a besoin de réponses mais on les lui refuse alors la jeune fille va tâcher d’en savoir plus par elle-même.

L’histoire est intéressante et prenante et même si on peut se douter des révélations finales. Il n’empêche que l’intérêt était aussi de voir les raisons qui ont poussé cette mère à cacher la vérité. Au moins, contrairement à Achille, nous savons exactement ce qu’il en est, donc cela m’a moins frustré que ce précédent volume. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire.

En bref, Lili Nobody est un roman sympathique sur l’adolescence, la quête d’identité et cela passe inévitablement par là d’où l’on vient. Lorsqu’on ignore cela, peut-on vraiment se construire et se forger une identité ? C’est une histoire touchante que je vous invite à découvrir d’autant que son héroïne est attachante et l’on peut comprendre son besoin de vérité.

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