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30/04/2013

Top Ten Tuesday (35)


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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.


Voici le thème de la semaine :  Les 10 livres préférés que vous avez lus avant de commencer à bloguer 


  1. Harry Potter de J.K. Rowling
  2. Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien
  3. A la croisée des mondes de Philip Pullman
  4. Le monde de Narnia de C.S. Lewis
  5. La trilogie Axis de Sara Douglass
  6. Le cycle de l'héritage de Christopher Paolini (tomes 1 et 2)
  7. Le royaume de Tobin de Lynn Flewelling
  8. La grande guerre des dieux de David Eddings (Belgariade, Mallorée + Préquelle)
  9. Les chroniques d'Alvin le faiseur d'Orson Scott Card
  10. Le cycle des neuf princes d'Ambre de Roger Zelazny
En gros, avant de bloguer, je lisais de la fantasy, mais ça, c'était avant mdr


Et vous, quel est votre top 10 pour cette semaine ?


Le thème de la semaine prochaine sera : Les 10 que vous avez moins aimés ou plus appréciés que ce que vous aviez prévu

Compte rendu de la rencontre avec Samantha Bailly

photo de Au boudoir écarlate

Vendredi 26 avril 2013, j'ai eu la chance de rencontrer Samantha Bailly dans un petit café parisien, grâce à Milady Romance, notamment Aurélia que je remercie, c'était une fin de journée très sympathique.

Je suis arrivée en avance mais heureusement après avoir tourné un peu dans le quartier, je finis par retrouver Karen et Siham et Cécile, qui était déjà présente. Nous nous installons au fond du café pour avoir plus de place, ne sachant pas le nombre exact, en attendant les autres qui finissent par arriver petit à petit dont l'auteur qui était aussi en avance. Du coup, nous commençons à lui parler, à lui poser toute sorte de questions sur ses livres mais surtout sur Ce qui nous lie (après tout, c'était une rencontre avec Milady Romance). Je vais faire un petit compte rendu de ce qui a été dit, du moins dans les grandes lignes, car on a parlé en "profondeur" du coup les spoilers ont été assez nombreux.

Samantha Bailly est une jeune auteure de 24 ans, elle écrit "vraiment" depuis ses 14 ans (moment où elle a commencé à envoyer ses manuscrits aux éditions) et vit de sa plume depuis à peu près un an après avoir travaillé dans des entreprises. En tant qu'auteur, elle intervient souvent dans des collèges, ses textes sont étudiés en cours, mais seulement quelques chapitres, sinon ça serait trop long et en général, ils se concentrent sur un aspect du livre notamment les personnages. Elle aime beaucoup ce travail avec les collégiens même si parfois ça a un côté impressionnant (surtout le fait d'étudier ces textes).

Concernant Ce qui nous lie (qui était tout de même le sujet principal de cette rencontre), l'idée vient d'une conversation (entre autre) qu'elle a eu avec un collègue de travail alors qu'elle travaillait en entreprise, en "open space" notamment, elle s'est demandée quel pouvait être les liens entre les gens qui sont obligés de travailler ensemble, malgré leur "différence", et peu à peu l'idée à germer et elle s'est dit qu'elle devait écrire quelque chose sur ça. A l'origine le titre était : Toile, mais on lui a demandé de changer et finalement Ce qui nous lie est davantage évocateur. Elle a mis 4 mois pour l'écrire (premier jet) avant d'entamer les corrections. 

Au niveau de l'édition, ça a été relativement vite (surtout depuis 1 an), beaucoup de projets sont arrivés / lui ont été proposé mais elle préfère écrire sur ce qui lui plaît plutôt que de faire des "commandes" (éditeur qui demande à un auteur d'écrire quelque chose en particulier). Elle n'aime pas trop ce principe car souvent c'est "écrire quelque chose de préfabriqué". Elle préfère se consacrer à des histoires qu'elle a envie d'écrire, selon ses propres idées.

Elle a une écriture très structurée et comme elle l'a dit, pour la fantasy, il vaut mieux l'être pour que l'univers puisse rester cohérent. Elle fait chapitre par chapitre (donc de manière linéaire) et elle sait à chaque fois ce qui va se passer (sûrement dû à sa formation littéraire). Elle sait toujours d'où elle part et où elle va. 

Ce qui nous lie est construit tel un "puzzle" (3 temps : présent - passé - futur) et elle trouvait cette manière de faire naturelle et logique, cela permettant d'éviter de créer des monologue intérieur, etc. pour expliquer ce qui s'était passé, avoir les scènes telles qu'elle était plus évocateur et vif. Le fait d'avoir ces 3 temps, ça permet de donner du sens à l'ensemble de l'histoire et aussi de créer un certain suspense, comme les éléments n'arrivent que petit à petit.

Il est possible qu'un jour il y ait une suite à Ce qui nous lie (on lui a éventuellement suggéré d'écrire une histoire sur Raphaël) mais ça n'est pas d'actualité pour le moment et peut-être que ça ne se fera jamais car pour le moment, elle a dit tout ce qu'elle avait à dire.

On a beaucoup parlé de l'histoire et surtout des personnages, des relations, mais là je ne pourrais pas vous faire de compte rendu dessus car je n'ai pas toutes les notes, mais en plus ça risquerait de spoiler l'histoire, donc ça serait dommage pour ceux qui n'ont pas lu le livre. C'est pourquoi je vais m'abstenir d'en parler, mais en tout cas, c'était très intéressant et j'avoue que je suis très... "sceptique" sur sa conception d'un personnage de l'histoire, je ne le voyais pas comme ça, ce qui est rassurant c'est que Francesca était tout aussi choquée. Donc mieux vaut s'abstenir et je vous invite à le lire pour vous faire votre propre idée. 

Samantha Bailly est vraiment accessible et très sympathique, c'était un vrai plaisir de discuter avec elle et de l'écouter parler de ses textes. C'était une très belle rencontre, merci à elle et à Milady Romance d'avoir pu rendre ça possible. De plus le cadre était vraiment superbe, Le café Livres, dans le 4e arr. de Paris, qui est un café dont les murs sont remplis de livres, un café bibliothèque en somme puisqu'ils ne servent pas qu'à la décoration, on peut les lire ! Une adresse à noter pour ma part, je pense que j'y retournerai, c'est un bon endroit pour se poser ça !

source image


Petites infos "exclusive", Samantha Bailly va sortir en septembre un roman de fantasy : Métamorphose aux éditions Bragelonne, qui se passe dans le même univers qu'Oraisons, mais qui peut se lire indépendamment (il n'est donc pas nécessaire d'avoir lu ce dernier pour comprendre l'histoire, mais évidemment, il y a des références qui permettront de mieux comprendre certains faits, etc. Donc c'est un petit plus pour ceux qui connaissent déjà l'univers). Toujours en septembre, mais cette fois-ci, aux éditions Rageot, elle va sortir un thriller : A pile ou face, qui sera destiné pour les 15/20 ans.



Et voilà ma petite dédicace !



29/04/2013

Interview d'Anne-Sophie Silvestre

Moi (gauche) et Anne-Sophie Silvestre (droite) au Salon du livre de Paris 2013

Bonjour Anne-Sophie Silvestre, merci de bien vouloir répondre à quelques questions.

Bonjour, Mélisande. Merci d’avoir eu l’idée de me les poser.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Hummmfff… Je… je…
Disons que j’aime bien inventer des histoires et les écrire, mais ça je suppose qu’on s’en serait douté. J’aime aussi aller à la plage, regarder le ciel sans rien faire, écrire des poèmes pas terribles, prendre des photos de vagues et d’arcs en ciel, jouer de la guitare très mal, et boire une bière au soleil sur une terrasse.

Pouvez-vous nous présenter brièvement vos livres ?

Je me suis étonnée moi-même récemment parce que je les ai comptés pour la notice bio d’un salon (je ne suis pas bio du tout, je mange plein de junk food, note sans aucun intérêt), et il y en avait 38, je n’aurais pas cru tant. Bon, il y a là-dedans des nouvelles et des histoires courtes pour les bouts de choux (en québécois, on dit les « Ti-culs », et ça c’est intéressant parce que c’est super mignon), mais il a aussi des bouquins à l’épaisseur respectable. 

Dans les plus récents, il y a la série Le Chevalier d’Eon, agent secret du Roi. Le roi, c’est Louis XV, nous sommes dans les années 1750, le chevalier a vingt ans. Sa particularité est de savoir se vêtir en femme pour accomplir ses missions, particulièrement celles qui relèvent de l’infiltration. Pas de transsexualisme chez mon chevalier, il est un acteur de génie. Nous en sommes au tome 4, il a déjà parcouru un bon bout de l’Europe et en a rapporté une bonne valise de secrets. C’est normal, c’est son métier.


Je mène en parallèle une autre série, Les Folles Aventures d’Eulalie de Potimaron. Le tome 1 démarre en 1677, au moment le plus solaire du règne de Louis XIV. Alors, bien sûr, il y a du Versailles, mais pas trop, ce n’est pas l’essentiel. Eulalie, qui a douze ans au début de cette histoire, n’arrête pas de bouger. Elle va de voyages en duels et de fugues en amours secrets. L’un des plus gentils commentateurs d’Eulalie (Christian de Montella, lisez ses bouquins, ils sont superbes) l’a définie ainsi : « C’est D’Artagnan en jupe et à douze ans. » Mais elle grandit, environ d’une année par tome. Nous en sommes au tome 5, elle a maintenant quinze ans. Ses défis et ses responsabilités évoluent et se compliquent, et ce n’est pas fini !

La trilogie Marie-Antoinette, c’était une démarche différente. A partir d’une documentation très riche : la correspondance entre Marie-Antoinette et sa mère l’impératrice Marie-Thérèse, et la correspondance entre le comte de Mercy-Argenteau, l’ambassadeur d’Autriche à Paris et Marie-Thérèse, qui était chargé de tout rapporter, j’ai essayé de me représenter la vie de cette adolescente de 15 ans transplantée dans cet endroit incroyable qu’était la Cour de France en 1770. Louis XV, un vieux roi libertin, triste et seul après les décès en rafale de sa maîtresse - la Pompadour – et de sa femme, de son fils et de sa belle fille, qui trouve une consolation auprès de la toute jeune et ravissante Du Barry, ex-prostituée de luxe. Le Dauphin Louis, le jeune mari de Marie-Antoinette, si seul lui aussi et si peu préparé aux responsabilités qui vont lui incomber trop tôt. Les jeunes frères et sœurs de Louis, sans parents… Je ne vais pas en raconter plus, mais mon impression est que Marie-Antoinette adolescente était une jeune fille incroyablement moderne, presque une fille d’aujourd’hui.

Pourquoi écrire de la littérature jeunesse ? Est-ce un choix délibéré ou lorsque vous avez commencé à écrire cela s’est fait naturellement et imposé ?

J’écris comme cela m’est naturel, sans penser au lecteur, comme si je n’écrivais que pour moi. D’ailleurs, tant que le bouquin n’est pas publié, je n’écris que pour moi. Et il s’est trouvé que mes histoires et ma façon d’écrire ont plu aux éditeurs jeunesse et young adult. Il m’est arrivé d’écrire des nouvelles dites « adultes », le résultat est très semblable. Les enfants et les ados sont des lecteurs charmants, toujours contents. Mais j’aime beaucoup quand les adultes me lisent, entre autres les rigolotes et érudites dames de la Société Marie-Antoinette qui sont des super fans. 

Pourquoi écrire de la littérature historique ? (que les personnages principaux soient réels ou fictifs). Et pourquoi écrire en particulier sur les XVIIe - XVIIIe siècles ?

J’ai brillamment soutenu aux dernières Imaginales que l’Histoire était un espace fabuleux pour l’imagination ; bon, il n’y a sûrement que moi qui m’en souvienne. Un roman est toujours un roman historique puisqu’il décrit un temps. Choisir de planter son roman dans une époque du passé connu impose quelques points incontournables et obstacles naturels à respecter, mais la démarche est la même.
Je me sens assez à l’aise dans les XVIIè et XVIIIè siècles, mais je n’y suis pas attachée par une chaîne. J’ai écrit d’autres bouquins qui se déroulent aujourd’hui, dans la mythologie, dans des temps préhistoriques ou imaginaires.        

Faites-vous beaucoup de recherches pour écrire vos histoires ?

Oui, beaucoup. Dès que je décris quelque chose qui existe ou a existé, je vérifie. C’est amusant et passionnant.

Et cela vous prend-t-il beaucoup de temps, avant d’entamer l’écriture à proprement dite du livre ?

Pas une minute. Je me lance dans l’écriture (c’est une image, mais je la trouve assez exacte : un plongeon) et je fais mes recherches au fur et à mesure.  

De quelle manière écrivez-vous ? Plutôt avec un plan très détaillé (vous savez donc précisément ce que vous devez écrire et à quel moment) ou bien vous avez une brève idée de l’histoire et vous vous laissez emporter par elle et par le « choix » de vos personnages ?

Pas de plan. En général, j’ai une idée du début et vaguement de la fin. Le milieu est dans le flou et se construit par degrés. Je ne fais jamais de fiches de personnages, ça me barbe et, de toute façon, ils changent tout le temps.

Avez-vous une écriture plutôt chronologique et linéaire ou plutôt désordonnée avec plein de va-et-vient ?

Plutôt linéaire.

 Est-il plus facile d’écrire sur un personnage (héros) qui a existé (comme Le Chevalier d’Eon ou Marie-Antoinette) ou bien sur des personnages fictifs ? (comme Les Folles Aventures d’Eulalie de Potimaron) ?

Il me semble que c’est la même chose.

La série Les Folles Aventures d’Eulalie de Potimaron est un livre illustré (le nom de l’illustratrice apparaît même sur les couvertures, montrant ainsi leur importance), est-ce un choix de votre part lorsque vous avez décidé d’écrire l’histoire ou est-ce un choix de l’éditeur ?

Un choix commun. Mais le texte de A nous deux, Versailles ! était déjà terminé quand cette décision a été prise, comme quoi cela ne change pas ma manière d’écrire. C’est un plus, un cadeau pour les lecteurs.

Comment la collaboration avec l’illustratrice s’est faite ?

Au mieux. Amélie Dufour est charmante, enthousiaste, et elle aime réellement Eulalie et ses aventures, ce qui se ressent dans ses dessins.

Merci beaucoup pour cette interview !

28/04/2013

In my Mailbox (75)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Du bonheur à l’envers de Pascal Ruter

Entre tracas scolaires et familiaux, Victor a besoin de toute sa petite philosophie pour garder le sourire. L’ambiance à la maison n’est pas au beau fixe : sa mère est tout le temps en colère, son père s’est bloqué le dos en essayant de rénover la salle de bains et sa tante Etoile, autiste profonde ne supporte pas le moindre désordre. 
Alors, quand débarque Zak, l’oncle fantasque et baroudeur, Victor ne peut que se réjouir ! Avec lui, il va apprendre à enchanter le quotidien et découvrir des chemins de traverse…



Du domaine des Murmures de Carole Martinez

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui ». Contre la décision de son père, le seigneur du domaine des Murmures, elle s’offre à Dieu et exige de vivre emmurée jusqu’à sa mort. Elle ne se doute pas de ce qu’elle entraîne dans sa tombe, ni du voyage que sera sa réclusion…
Loin de gagner la solitude, la voici bientôt témoin et actrice de son siècle, inspirant pèlerins et croisés jusqu’en Terre sainte.
Aujourd’hui encore, son fantôme murmure son fabuleux destin à qui sait tendre l’oreille.


Douze minutes avant minuit de Christopher Edge

Londres, 1899
Tous les soirs, douze minutes avant minuit, un phénomène inquiétant frappe un hôpital psychiatrique : les patients se mettent à écrire frénétiquement d’étranges messages sur des papiers, des murs, et même leur peau.
Penelope Tredwell, propriétaire à treize ans du célèbre magazine Le Frisson illustré, et auteur d’histoires terrifiantes, décide d’enquêter.
Bientôt prise au piège dans une véritable toile d’araignée, Penelope regarde d’un œil angoissé les minutes s’écouler : chacune d’elles la rapproche du vénéneux complot qui se prépare….



L’Héritière de Marilou Aznar (Lune Mauve 2)

Sur la photo du blog, Thomas souriait. Il avait l’air heureux, c’était la seule chose qui me réconfortait un peu. il m’avait crue morte pendant toutes ces semaines. Un message sur mon répondeur m’avait brisé le cœur : il ne voulait plus me voir, me parler.
Avec le recul, c’était mieux comme ça.
A quoi bon lui expliquer que ma mère n’avait refait surface que pour trouver la mort par ma faute ? Qu’en me transmettant la pierre, qui contenait la mémoire de son peuple, elle l’avait condamnée à un destin dont je ne voulais pas ?
J’avais une mission à accomplir. Il ne fallait prendre aucun risque. Les ennemis d’Ishtar rôdaient peut-être encore autour de nous.
Son destin est plus grand que notre monde.


La croisade des Carpates de Vanessa & Diana Callico (Les sept portes de l'apocalypse 1)

Comment réagiriez-vous si, au lieu de mourir, vous vous trouviez projeté dans le corps d’une jeune aristocrate du XVe siècle promise à Vlad Drakul ?
C’est ce qui arrive, de nos jours, à Eva, étudiante en littérature, qui est poussée dans une faille volcanique par le linguiste qu’elle voulait retrouver. Celui-ci, possédé par l’esprit d’un légat du pape de Drakul, n’a que ce moyen pour sauver les deux époques de l’Apocalypse.
Commence alors pour Eva une étrange quête qui doit la mener à comprendre pourquoi, au XXIe siècle, une étrange maladie ravage le monde et au XVe, de monstrueuses créatures surgissent au coeur de la plaine du Danube.


Nos jouets, ces doux souvenirs de Mary Aulne (Les rêves de Selma 1)

Pendant que d’autres ados de son âge dorment à poings fermés, Selma Grasini, elle, passe des nuits agitées, peuplées de visions terribles qui la bouleversent et hantent ses journées... jusqu’à sa rencontre avec Geene Middleway, une New-Yorkaise de 13 ans.
Les deux adolescentes vont alors partager un secret inavouable. Désormais, pour notre héroïne, rien ne sera plus jamais pareil.
Et si les rêves de Selma pouvaient aider les autres ?


Et vous ?

27/04/2013

Blutsauger : Buveurs de sang de G. Abrielle

Quatrième de couverture

Depuis plus d’un siècle, Krista combat ceux qui ont fait d’elle une hybride. Née sorcière et transformée contre son gré en créature de la nuit, pour assouvir sa vengeance, elle n’a de cesse de poursuivre les vampires qu’elle considère comme responsables. Se soumettre ou mourir, elle ne leur laisse aucun autre choix, et Krista ne faillit jamais. Mais quand le destin met sur son chemin des êtres avec qui elle n’aurait jamais pensé collaborer, c’est toute son existence qui s’en retrouve bouleversée… Krista va devoir changer son fusil d’épaule, mais à quel prix ?

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Rebelle de m'avoir permis de lire ce livre, même s'il faut le dire, je ne l'ai pas aimé.

Je ne ferai pas de résumé de l'histoire, dans les "grandes lignes" c'est de ça dont il s'agit, je préfère m'attarder davantage sur ce qui ne m'a pas plu, et là, la liste est assez longue parce qu'en fait, il s'afit d'un tout, que ça soit l'univers, les personnages, l'histoire, l'intrigue... Je n'ai pas du tout accroché et à plusieurs reprises j'avais envie d'abandonner ma lecture.

Dans l'ensemble, on peut dire que ça se lit bien, mais j'ai eu quand même un peu de mal avec le style parfois (il faut dire que récemment j'ai lu des livres plus classiques et vraiment bien écrit alors le choc des cultures peut faire mal...). Et je ne pourrai pas vraiment l'expliquer, c'est un ressenti... peut-être la manière dont s'est raconté ?

Ce roman est coupé en 3 parties dont les deux premières sont les plus longues, en gros 200 pages chacune pour une petite centaine pour la dernière qui tient un peu lieu de grande résolution / conclusion de l'histoire.

La première partie est vraiment très - trop - longue. On voit d'un côté la vie parfaite de Lilli avec ses amis jusqu'à ce que l'arrivée d'Alexandre change un peu la donne et de l'autre celle de Krista, vampire-sorcière de son état qui combat ceux de son espèce pour se venger. Les deux histoires se suivent en parallèle et j'ai trouvé ça un peu long parce qu'elles mettent du temps à trouver leur cohésion, etc. Difficile d'en dire plus sans spoiler, mais voilà le fait est là. Je pense qu'on aurait pu arriver au même résultat beaucoup plus tôt. D'autant que les indices sont relativement nombreux pour vite comprendre de quoi il est question et du coup ça traîne en longueur et ça nuit au texte. De ce fait, au moment de la révélation, on s'y attend, pas de réelle surprise, sans compter que l'on a envie de dire : " tout ça pour ça ?! " 200 pages pour arriver à cette conclusion c'est définitivement trop et c'est dommage parce que la fin de cette partie peut présager des choses intéressantes car on voit que tout va être bouleversé et qu'on rentre véritablement dans le vif du sujet.

Dans la deuxième partie, les choses évoluent un peu plus. Déjà on constate qu'on passe d'une narration double à une narration triple (1ere personne pour Krista et Christoph et 3e personne pour Zsolt), donc je pensais que ça allait rythmer le livre de manière intéressante et apporter quelque chose de plus, surtout avec le point de vue de Zsolt. Finalement, il n’en est rien, et je trouve que ça alourdit le texte, surtout vis-à-vis de Krista et Christoph  Ils sont tous les deux amis, dans le même clan et presque toujours ensemble. Je me doute de la raison pour laquelle l’auteur a donné la parole à Christoph mais cela n’aide pas forcément beaucoup à l’intrigue principale qui est sur le retour de Zsolt, qui va forcément poser des problèmes. Mais la narration avec Zsolt n'était pas si mal que ça, mais j'aurai aimer en avoir plus et parfois, je me suis demander si c'était vraiment nécessaire de l'avoir. Dommage.


Quant à la troisième partie, je n'en parlerai pas, je ne vais pas vous spoiler, donc je m'abstiens, mais pour le coup elle paraît vraiment trop courte par rapport aux précédentes, même si ça finit par « bien conclure » l'histoire.

De manière générale, l'histoire ne m'a pas plu plus que ça, mais au plus, je trouve l'intrigue assez "légère", on a envie de dire : tout ça pour ça ! Et quand l'intrigue commence à devenir intéressante, qu'il y a un peu d'action, ça retombe comme un soufflet, les longueurs reprennent et je me suis ennuyée et parfois (pour ne pas dire souvent) forcée à lire parce que je n'aime pas abandonner une lecture. Mais je dois avouer que je n'étais vraiment pas dedans, ça ne m'intéressait pas.

Il y a des éléments qui arrivent un peu trop facilement, c'est trop simple et parfois il n'y pas de vraie logique à ce qui se passe. Les solutions arrivent un peu trop à point nommé, comme un cheveu sur la soupe, si bien que ça semble louche... et la confiance aveugle peut être dangereuse. C'est un monde un peu "Bisounours", tout le monde est beau et gentil et ça n'est pas crédible, pas à mes yeux, parfois ça peut l'être mais ici ça n'est pas le cas. J'ai vraiment eu beaucoup de mal avec cet aspect là parce qu'on ne croit pas un seul instant à ce qui se passe, plusieurs fois j'ai levé les yeux au ciel en me disant que ça n'était pas possible, mauvais signe... Sans compter qu'il y a des éléments non exploités qui du coup deviennent inutiles... Il ne sert à rien d'évoquer des choses si au final, ça ne sert pas à l'histoire... Des points restent obscurs du coup on se pose parfois encore des questions...

Au niveau de l'écriture (pour y revenir) et des personnages, je trouve qu'il y a un décalage entre les dialogues qui parfois montrent trop de maturité et un côté "vieux-jeu" alors que ce sont des étudiants d'une vingtaine d'année et d'un autre côté, leur comportement et réaction s'apparentent à ceux d'adolescents, de gamins qui n'ont pas de "vécu" si bien qu'ils s'étonnent de choses... alors que la logique voudrait que ça soit "normal" et pas vraiment surprenant. Du coup c'est vraiment très étranges à lire, parce que ça ne colle pas vraiment. Et du côté des vampires, là... les actions / réactions ne sont guère mieux, c'est à se demander si ce sont vraiment des vampires si doués, si forts, etc. ça ne colle pas là non plus...

J'étais assez détachée des personnages, je ne me suis pas vraiment attachée à eux, ce qui est problématique puisque ce sont eux qui portent l'histoire. En plus, c'est écrit à la première personne la plupart du temps, donc c'est vraiment dommage parce que ça veut dire que les "héros" m'étaient indifférents...

Au niveau de la "romance" je n'ai pas plus adhéré que ça non plus, ça arrive trop facilement, trop soudainement et ça ne me plaît pas. ça ne semble pas cohérent et bon, comme je n'aime pas plus que ça les personnages, bah ce qui leur arrivait m'était égal, je n'ai pas été touché, rien du tout.

En bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout aimé ce livre, il y a trop de choses qui ne collent pas, je n'ai pas apprécié plus que ça l'univers en fin de compte, les personnages m'étaient indifférents et avec trop d'incohérence pour les apprécier et l'intrigue ne tient qu'à un fil avec trop de longueurs inutiles qui alourdissent le texte pour rien.


26/04/2013

Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Quatrième de couverture

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Milady Romance de m’avoir permis de lire ce livre. J’avais beaucoup entendu parler de ce livre et j’avoue que j’étais assez curieuse de le découvrir. Et ça a été une très belle surprise, donc je ne regrette vraiment pas de l’avoir lu.

Si vous cherchez à lire une romance pure et dure avec son lot de : « je t’aime, moi non plus » – je caricature exprès pour que vous voyez de quoi je parle – passez votre chemin parce que ça n’est pas ce que vous trouverez ici. En revanche, si vous cherchez une belle histoire qui parle davantage de quête (je vous laisse découvrir en quoi), là vous aurez tiré le gros lot.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire car elle explique suffisamment l’histoire et en plus avec ma petite note informative juste au dessus, vous voyez que ça n’est pas une romance (j’insiste mais c’est important, vous pourriez être déçu si vous vous y attendiez vraiment avec un tel résumé, mais ça n’est pas le cas).

Honnêtement, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’avais entendu parler du livre – majoritairement en bien – dans les grandes lignes mais sans plus et ne voulant pas être influencée plus que ça (puisque j’avais l’intention de le lire quoi qu’il arrive) je ne voulais pas être spoilée et découvrir par moi-même cette histoire. Je n’avais pas relu la 4e de couverture avant lecture, de sorte à me laisser totalement guider par le texte et non pas par les a priori, ce qui a dû jouer beaucoup sur mon appréciation sur ce livre.

La première chose que l’on remarque dans ce livre est l’écriture de Samantha Bailly qui est très fluide et très agréable à lire. Il y a une simplicité et en même temps une certaine poésie qui s’en dégage. On se laisse vraiment emporter par elle et on rentre d’autant mieux dans cette superbe histoire. J’avoue qu’à ce niveau-là, j’avais une certaine attente (vu que tout le monde disait que l’écriture était magnifique) mais en plus, ma précédente lecture était d’un certain niveau, comme il s’agissait de Goethe (Les Affinités électives) où l’écriture était vraiment délectable. J’avais envie de me replonger dans une si belle plume et un univers aussi intéressant… et Samantha Bailly a su m’apporter cela, même si évidemment ça n’est pas vraiment comparable. Mais j’ai tout de même eu ce que je cherchais après cette lecture, une belle histoire, avec une belle écriture.

J’ai beaucoup aimé l’histoire et j’ai été assez étonnée au départ de la tournure des évènements, avec un tel résumé, je m’attendais un peu à autre chose. Mais je ne regrette absolument pas cet état de fait, car ça a été une belle surprise (vu que je ne m’y attendais pas) et qu’il faut avouer que ce que nous propose Samantha Bailly est juste magnifique. C’est ce qu’on pourrait appeler « un beau texte », avec une certaine philosophie et un apprentissage de la vie. L’histoire avance, tout semble si simple et évident alors que ça ne doit pas l’être, et on voit là toute la maîtrise de l’auteur sur son texte.

Ce livre est superbe car il s’en dégage une certaine fragilité, qui fait en même temps sa force et son intérêt, que l’on sent à travers la narration et donc la voix d’Alice (narration à la 1ere personne) qui nous permet vraiment de la découvrir au plus profond d’elle-même. En plus, on a souvent une alternance entre le présent et le passé, voire le futur à un certain moment, ce qui permet de créer un certain suspense dans l’histoire. Plus on avance et plus l’on voit et apprend des choses sur son compte, mais sans nous dire vraiment ce qui a pu se passer. De ce fait, c’est très intriguant et ça donne envie de découvrir ce qui a pu lui arriver, comment son don est apparu, en savoir plus sur elle en somme (ce qui paraît normal, après tout, c’est son histoire).

Dans une certaine mesure ce livre me fait penser à Un éternel commencement de Marie-Hélène Marathée (chroniqué par Ceinwèn sur le site Lire ou Mourir), même si les histoires n’ont strictement rien avoir, c’est plus dans leur thématique et écriture qu’on pourrait les rapprocher : la plume délicate avec une histoire touchante où la quête est au cœur du livre. Dans les deux cas, le surnaturel prend place mais n’est pas tout à fait au cœur de l’histoire. Ça n’est pas ce qui prime, même si ça joue son rôle (difficile d’en dire plus à ce sujet sans spoiler donc je vais m’abstenir).

Ma seule déception, si c’en est vraiment une et pas plutôt un compliment, est qu’il ne soit pas plus long, je reste un peu sur ma faim. J’aurai aimé profiter un peu plus longtemps de la plume de l’auteur et de cet univers si doux qui peut être parfois dur mais tellement beau. Ça donne vraiment envie de découvrir l’univers de l’auteur et de lire d’autres livres.

Les personnages sont très touchants et attachants, ils ont des particularités qui fait qu’on est obligé de les apprécier en dépit du comportement de certains (comme Raphaël ou encore Sébastien…).

J’ai beaucoup aimé Alice et je me suis rapidement attachée à elle. En lisant, j’avais la sensation d’entendre sa voix et ses pensées et ainsi de mieux la comprendre. Il est vrai que ce « don » n’est pas évident et l’on voit bien à mesure du livre qu’il l’a fait évoluer et réfléchir. J’ai beaucoup apprécié cet aspect là du livre. Sa relation avec Raphaël est vraiment particulière et j’ai adoré la manière dont l’auteur l’a traité. Au fur et à mesure, j’avoue que je m’attendais un peu à quelque chose du genre, ça se sentait mais ça paraît tout à fait logique et je pense que c’est ça qui rend d’autant plus beau ce texte. C’est beaucoup plus crédible par rapport à la réalité bien que ça soit de la fiction avec des éléments surnaturels.

Une petite mention pour la couverture qui est assez épurée en soi, mais très jolie et en parfaite adéquation avec l’histoire, un vrai petit plus, le contenant est à l’image du contenu.

Je pense que je vais m’arrêter là sinon je risquerai de spoiler à un moment ou à un autre, ce qui n’a aucun intérêt. Tout ce qu’il faut savoir c’est que j’ai adoré ce livre, été très touchée par la plume de l’auteur ainsi que son histoire et ce qui s’en dégage. Ça a été une très bonne surprise et un bon moment de lecture, même s’il ne m’a même pas fait la journée, tant j’étais avide de savoir ce qui allait se passer. Un livre que je conseille parce qu’il mérite à être connu.

25/04/2013

Amnesia de Jennifer Rush (Amnesia 1)

Quatrième de couverture

Dans le sous-sol d'une ferme à l'écart vivent quatre garçons génétiquement modifiés pour être plus forts, plus rapides, plus intelligents. Sans souvenirs de leur passé, ils portent d'étranges cicatrices en forme de lettres dont eux-mêmes ignorent le sens. L'un d'eux, Sam, ne faisant ni ne disant jamais rien au hasard, attire irrésistiblement Anna, la fille du scientifique qui pilote le projet.
Quand la mystérieuse Agence à l'origine de l'expérience veut les récupérer, les garçons se révoltent, Sam en tête. Contre toute attente, le père d'Anna les pousse à fuir avec eux. Sans savoir où aller ni comment retrouver leurs vies d'avant, les voilà en cavale, avec une invitée de dernière minute, Anna, qu'ils connaissent bien mais dont ils se méfient...

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Albin Michel Wiz de m'avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite et il ne sert à rien de paraphraser, d’autant qu’il n’y a pas de spoiler, donc aucun souci à ce niveau là. Ce livre se lit très vite, il ne m’a même pas fait la journée c’est pour dire et a été dans l’ensemble une bonne surprise. J’ai passé un bon moment, j’ai trouvé ça intéressant, même si j’ai une petite chose à y redire, mais je reviendrai dessus un peu après.

L’écriture est très agréable à lire et très fluide. C’est un style assez simple mais efficace. De plus en lisant ce livre, j’ai eu la sensation de voir les images défiler devant mes yeux, à la manière d’un film. C’est très « visuel » comme écriture je trouve. L’essentiel est là, pas de longueurs, pas de détails inutile, juste le strict minimum pour comprendre la situation. Donc pour ceux qui aiment quand ça part au quart de tour, que tout s’enchaîne très rapidement tels les films d’action américains, vous ne serez pas déçus, on retrouve le même effet dans ce livre.

La narration est à la première personne, du point de vue d’Anna, j’avoue qu’en le commençant j’ai été assez surprise de cet état de fait. Avec un tel résumé, je pensais qu’on aurait davantage un point de vue extérieur ou omniscient, écrit à la troisième personne et que l’on verrait d’un côté les garçons et Anna et de l’autre l’Agence. Ça peut apporter un peu de mystère en entendant les paroles du « camp ennemi », nous parler de choses sans tout nous dévoiler, mais ça n’a pas été le cas. Cependant assez rapidement on comprend le choix de l’auteur pour cette narration et ça paraît des plus logiques et c’est assez bien fait. En plus, personnellement, je préfère de plus en plus une narration à la première personne qu’à la troisième, donc je ne vais pas m’en plaindre. Ça permet souvent d’être plus proche des personnages.

Dès les premières lignes on plonge avec facilité dans l’histoire (la narration y aide bien comme je viens de le dire) qui s’avère assez sympathique. L’idée est bonne et bien menée, on voit que l’auteur maîtrise parfaitement son texte. C’est assez mystérieux, on se pose plein de questions par rapport à la situation. L’action se met très vite en place et on ne perd pas un seul instant dès que l’élément perturbateur déclenche l’avalanche. C’est un livre vraiment haletant et prenant, l’auteur nous tient bien en haleine jusqu’au bout, parce qu’on se demande quand même si ça va bien finir, s’ils vont enfin recouvrer la mémoire et comprendre ce qui a bien pu leur arriver… Les révélations arrivent petit à petit, à mesure que les personnages découvrent des éléments lors de leur fuite. On finit par comprendre ce qui se passe, et à ce niveau là, j’ai eu un petit souci, je dois l’avouer.

En effet, il y a un côté prévisible et facile dans ce livre, c’est trop « simple ». Assez rapidement j’ai compris les tenants et les aboutissants, pas dans le détail, j’ai eu quand même besoin des explications pour voir ce qu’il en était, mais dans les grandes lignes, dès le départ j’avais compris le rôle de chacun et quel était le « problème » si on peut l’appeler ainsi. C’est assez difficile d’en parler sans spoiler, donc je n’en dirai pas plus, mais voilà c’est un peu trop simple et évident, c’est un peu dommage parce que sinon le reste était vraiment super.

J’ai bien apprécié les personnages c’est assez éclectique comme groupe, les caractères sont vraiment marqués du coup on ne peut pas les confondre et ça les rend plus réalistes aussi, surtout du côté des garçons. Je me suis pas mal attachée à eux et j’ai vraiment hâte d’en savoir plus sur leur compte. Quant à Anna se retrouve embarquée dans cette folle histoire et tente elle aussi de comprendre les choix de son père, notamment le fait de fuir avec ces 4 garçons mystérieux et au passé trouble…

En bref ce livre a été une bonne lecture, l’histoire est bonne et bien menée, c’est haletant et prenant, la seule chose c’est que j’avais deviné la plupart des révélations dès le début du livre, donc le côté « révélation » justement se perd, donc c’est dommage pour moi. Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier cette histoire et de vouloir lire la suite pour en apprendre plus sur le compte de ce petit groupe hors norme.

24/04/2013

Coup de projo sur...[11] : Le Chant de la Belgariade de David Eddings





Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 



 Voilà le début d'une longue série : La Grande Guerre des dieux, composés du Chant de la Belgariade, le Chant de la Mallorée et les 4 préquelles : Belgarath le sorcier et Polgara la sorcière. Il n'y a pas de chroniques par tome, cela faisait trop longtemps que je les avais lu et surtout j'avais lu les 14 tomes que compose cette série d'un coup, impossible pour moi donc d'en parler individuellement. C'est un classique, une série à lire et à relire parce que c'est absolument génial et un jour, je relirai les 14 tomes et j'en ferai des chroniques individuelles, mais pas tout de suite. ^^


Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. 
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...



23/04/2013

The Lost Boy de Karen Mahoney (The Iron Witch 0,5)

Quatrième de couverture

The Lost Boy prend place dans le monde d’Iron-bridge, plusieurs mois avant L’héritage des signes (l’histoire de Donna, donc). Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de gros spoilers si vous n’avez lu aucun des livres de la trilogie pour le moment.
La nouvelle fait 7 500 mots (30 pages dans le pdf) et… elle est écrite du point de vue d’Alexander Grayson, plus connu sous le nom de Xan.

(présentation de Secret Forbidden World)

Mon avis

Afin d'aider une amie (j'ai servi de correctrice après traduction de sa part) j'ai lu cette nouvelle. Contrairement à ce que peut montrer la couverture, je ne l'ai pas lu en anglais mais en français (je viens de dire qu'il a été traduit par une amie, il n'y a donc pas de VF dispo, pas par un éditeur en tout cas). Bref, j'ai eu là un très bon moment de lecture, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle qui est une très bonne mise en bouche !

C'est très intrigant et ça l'était d'autant plus pour moi puisque j'ai lu cette nouvelle sans rien savoir à son sujet, je rendais juste un service à une amie. On découvre donc un univers qui semble très prometteur et riche, peuplé de diverses créatures, notamment liées à la faerie (c'est toujours intéressant la faerie, il y a toujours des problèmes et bien souvent politique, à voir s'il y en aura ici aussi). Les personnages sont assez intéressants et touchants et on voit une relation assez atypique mais ô combien intéressante. J'avoue, j'ai beaucoup aimé le narrateur : Alexander Grayson (ouais, même avec le peu que j'ai pu lire, je l'aime déjà ^^). 

Lorsque je suis arrivée à la fin de la nouvelle, j'avoue avoir été vraiment frustrée parce que j'en voulais plus ! Alors je demande à ladite amie, s'il ne manquait pas des pages et elle me certifie que non... (refrustration et grognement...). Je lui demande donc le titre du tome 1 pour voir ce que c'est, parce que ça m'intéresse beaucoup et là elle me sort : The Iron Witch, tu sais le livre que je t'ai offert (en gros, je n'ai pas retranscrit mot à mot). Ah... c'est cette série là... Ok, je sais ce qu'il me reste à faire : ressortir ledit livre et le lire parce que la nouvelle m'a vraiment, mais vraiment envie d'en découvrir plus ! (et non, pas du tout, je ne me suis pas du temps sentis c**** quand elle m'a répondu, sachant que ça fait plus d'un an qu'il attend dans la PAL...).

Du coup va falloir que je lise le tome 1 : The Iron Witch, avant la fin du mois, après tout je suis sensée lire un livre en VO par mois, ça semble mal parti pour le moment, donc voilà, une future lecture à programmer et une belle découverte au passage...

22/04/2013

Les Affinités électives de Goethe

Quatrième de couverture

Les Affinités électives (1809), récit de la maturité de Goethe, est l'un dés chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Roman social offrant une peinture critique de l'aristocratie terrienne à l'aube du XIXe siècle, Les Affinités électives est en même temps un roman d'amour, décrivant avec un détachement scientifique les mystérieux phénomènes d'attirance et de répulsion qui se jouent entre les êtres comme dans la nature, mais aussi, et surtout, une oeuvre tragique et mélancolique, une histoire de passion et de mort, qui s'achemine vers un désastre programmé. Le détachement ironique du narrateur, les ambiguïtés du récit, la subtilité de la construction font de ce livre un des premiers grands romans modernes.

Mon avis

A la base, je n'avais aucunement l'intention de faire une chronique de ce livre. Comme c'est un livre pour les cours et vu ce que c'est, je me suis dit, que ça n'allait intéresser personne, moi la première en fait. Je l'avoue, avant de commencer ce livre, j'avais une grosse appréhension, j'avais peur que ça soit trop compliqué, trop théorique, trop chiant / dur, bref, tout ce que vous voulez, mais que ça ne me plairait pas. Et je dois vous avouer une 2e chose, je me suis pris une grosse claque, mes a priori mis à mal...


Du coup pendant cette lecture, j'avais eu l'intention de faire une chronique pour vous le faire découvrir parce que c'est quand même un chef d'œuvre. Et au final, je n'en ai rien fait parce que je me suis dit que ça n'intéresserait vraiment personne. Mais en lisant mon cours (Littérature étrangère), j'ai de nouveau changé d'avis (appelez moi Girouette). Du coup, voilà pourquoi cette chronique apparaît tout de même sur mon blog, en dépit de mes nombreux changements d'avis.

Après cette explication ô combien intéressante, voilà mon avis sur Les Affinités électives de Goethe. Enfin, en quelque sorte. Il est assez difficile de parler de ce livre, déjà pour résumer l'histoire, c'est un peu un casse tête parce qu'il se passe tellement de choses, que ça devient rapidement compliqué. Mais dans les grandes lignes, ou plutôt en suivant les thématiques. Comme le montre la 4e de couverture, c'est  : « un roman d'amour, décrivant avec un détachement scientifique les mystérieux phénomènes d'attirance et de répulsion qui se jouent entre les êtres comme dans la nature, mais aussi, et surtout, une œuvre tragique et mélancolique, une histoire de passion et de mort, qui s'achemine vers un désastre programmé ». Je crois que rien qu'avec ça, vous avez l'essentiel du livre. Ce livre peut paraître étrange et pas très engageant et le fait de ne savoir de quoi ça parle plus exactement, peut poser problème, mais honnêtement c'est une vraie perle et je vous invite à le découvrir quand même.

La première chose que l'on remarque est évidemment le style, l'écriture est simple (surtout pour l'époque : XIXe siècle), fluide et poétique. C'est vraiment bien écrit, on s'en délecte (et c'est là où l'on se dit que les classiques c'est quand même mieux parfois). Je pensais que ça serait compliqué à ce niveau-là et finalement pas du tout, j'ai été agréablement surprise. C'est pourquoi dès les premières pages, j'ai plongé dans l'histoire avec aisance et que le livre ne m'a fait moins de deux jours - pour un livre de 376 pages, avec beaucoup de narrations et grands dialogues donc les pages sont bien remplies. Hormis le fait que je devais vite lire ce livre pour mes cours, j'avais réellement envie de savoir ce qui allait se passer et je l'ai donc dévoré. De plus, quand on lit les premiers chapitres, on se dit que ça peut réellement donner quelque chose de sympathique.

L'histoire est vraiment bonne et ce qui m'a plu vient du fait que l'on s'attarde pas mal sur la psychologie des personnages, chose qui est très importante pour moi et qui souvent dans mes lectures habituelles sont laissées de côté (pour ça que j'aime les « pavés » au moins on a l'action mais aussi la psychologie, pour moi, ça va forcément de paire et malheureusement souvent mis de côté, éludés, parce que les descriptions, etc. sont « chiantes ».). La « romance » - oui je mets des guillemets parce que c'est assez complexe à ce niveau-là - est vraiment bien faite et l'on voit les choses se faire petit à petit. C'est difficile d'expliquer cet aspect là sans en parler (et donc sans spoiler). J'ai vraiment adoré cette histoire qui (comme le dit la 4e de couverture) reste quelque chose de tragique et ça se sent dès le départ de toute façon, donc pas de spoiler là non plus.

Comme dit sur la 4e de couverture, une fois de plus, ce livre est assez moderne parce que les notions qui sont abordés dedans peuvent être toujours valables de nos jours et ça permet vraiment de réfléchir sur le monde, les relations hommes / femmes, etc.

Voilà, je pense que je vais m'abstenir d'en dire plus, ce livre est vraiment très bien, et pourtant les classiques et moi, ça n'est plus trop ça mais là, l'histoire est vraiment intéressante et belle malgré tout, l'écriture superbe, donc ça se lit très bien et vite, les pages défilent rapidement. J'espère que ça vous convaincra d'y jeter un petit coup d'œil parce qu'il en vaut vraiment la peine, sinon tant pis, vous ne savez pas ce que vous rater.

21/04/2013

Le Stiryx d’Elodie Tirel (Zâa 2)


Quatrième de couverture

Depuis que la mère des Dryades lui assigné la jolie Nycée comme guide, Zâa est de plus en plus tiraillé par des sentiments dont il ne connaissait même pas l’existence. Son voyage vers Anthara se poursuit. En dépit des dangers, il se sent en sécurité ; les pouvoirs de sa compagne le protège efficacement.
N’empêche, sur la mer de Kiord, le bateau sur lequel ils se sont embarqués est assailli et, dans les Terres Brûlées, d’autres menaces les attendent.
Zâa comprend que son destin n’a rien d’ordinaire. De surprenantes révélations sur son passé le font douter de tout.

Mon avis

Ayant bien apprécié le premier tome et vu la fin de celui-ci, je n'ai pas pu m'empêcher de poursuivre les aventures de Zâa avec ce 2e tome que j’ai bien apprécié. Une fois encore je ne ferai pas de résumé, la 4e de couverture est suffisamment éloquente sans que je n’ai besoin de le faire. D’autant plus que lorsqu’on vient de terminer le premier tome, on sait parfaitement à quoi s’attendre. La mission doit continuer coûte que coûte, quels que soient les dangers.

L’écriture est toujours aussi agréable à lire, le livre a été dévoré en quelques heures, ça n’est pas pour rien. La narration étant à la 3e personne, ça nous permet de voir différents personnages en même temps, les « gentils » VS les « méchants » comme je le disais dans ma chronique du premier tome : Le Passeur. Et du coup, on en apprend pas mal, sur les motivations, sur l’avancée mais aussi de voir une même scène de deux points de vue différents. C’est toujours intéressant de voir « l’envers du décor » pour mieux comprendre ce qui a pu se passer. Bon, l’autre inconvénient parfois, c’est de saisir trop facilement ce qui a pu se passer et de deviner la suite à venir. Mais bon, ça n’est pas trop gênant.

On en apprend toujours un peu plus sur l’univers pour notre plus grand bonheur. Il est vraiment riche et ne se dévoile qu’au fur et à mesure, donc c’est vraiment une bonne surprise à ce niveau là.

J’ai trouvé l’histoire intéressante et bonne, l’intrigue tenait bien la route. Ce tome est beaucoup plus sombre que le premier et ça m’a bien plu. Même si c’est de la fantasy jeunesse, il se passe quand même des choses bien moches donc ça rend le récit d’autant plus réaliste. Nous ne sommes pas chez les Bisounours. Les actions s’enchaînent et reprennent directement après les événements du tome 1, puisque Zâa se retrouve à bord du bateau avec Nycée.

C’est également l’heure des révélations, on finit par en savoir plus sur le compte de chaque protagoniste. Il y a certaines choses qui sont prévisibles, voire faciles parfois, mais ça n’est pas trop gênant, après tout c’est de la littérature jeunesse et bon au bout d’un moment on finit par anticiper les choses. Vu ce qu’on apprend à la fin du tome 1, je me suis fortement doutée de quelques révélations à venir. C’est un peu le problème parfois avec la fantasy, c’est qu’on s’attend à certaines choses. Mais honnêtement, je n’ai pas boudé mon plaisir en lisant ce livre. Je l’ai quand même apprécié même si toutes les révélations n’en étaient pas vraiment et puis il y a quand même quelques éléments dont j’étais un peu surprise, pas non plus un grand bouleversement, mais je n’avais pas tout envisagé.

La fin donne également envie d’en savoir plus parce qu’on nous lâche une info et ça coupe. Pas le gros cliffhanger insoutenable non plus, mais une fin assez frustrante quand même et j’ai bien envie de poursuivre la série, dommage pour moi, le tome 3 ne sort qu’en mai… ça va, plus trop longtemps à attendre.

Les personnages s’affirment encore un peu plus, de nouvelles rencontres, des révélations sur d’anciens, etc. Il y a de quoi faire ici encore, c’est assez éclectique comme groupe et ça fonctionne assez bien. La relation entre Zâa et Nycée évolue là encore, mais je ne vous en dirais pas plus, je vous laisse découvrir tout ça.

En bref, une suite réussie à la hauteur du premier. C’est une série que je vais suivre assidûment (en espérant quand même qu’elle ne soit pas aussi longue que celle de L’elfe de lune) parce que c’est vraiment intéressant et ça promet de bonnes choses pour la suite. Une série à découvrir.


In my Mailbox (74)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.


Kat, Apprentie magicienne de Stéphanie Burgis (Kat, Apprentie magicienne 1)

En 1803, les jeunes filles de bonne famille apprennent à faire des révérences. Mais, à 12 ans, Kat est bien trop espiègle pour cela...
Afin de proéger sa soeur Elissa d'un mariage arrangé par sa belle-mère avec l'inquiétant Sir Neville, Kat récupère les livres de magies interdits de sa défunte mère. Et joue à l'apprentie sorcière. Ses pouvoirs naissances font des envieux et la mettent en danger. Peu importe, Kat sera magicienne, comme sa mère, et sauvera sa soeur. Même si elle doit, au passage, provoquer quelques... catastrophes.



Sang nouveau d'Amanda Carlson (Jessica McClain 1)

« Je me réveillai entre quatre murs blancs avec l’odeur du désinfectant, du latex et du café dans les narines. On aurait dit une chambre d’hôpital typique, sauf que celle-ci accueillait exclusivement des loups-garous. Personne ne partageait cet espace avec moi, ce qui me facilitait les choses. Un loup nouveau-né, c’est le chaos assuré. J’étais devenue la seule louve à part entière de toute la planète. Ma nouvelle identité allait ébranler le statu quo du monde surnaturel. » 
Il n’est pas toujours facile d’être jeune et femme quand on est la seule représentante du sexe féminin dans une meute de loups-garous. Et la situation semble devenir vraiment très compliquée pour Jessica, 26 ans, lorsqu’elle apprend qu’elle représente pour les siens le mal absolu et que son existence a pour but l’anéantissement de sa race. Pour sauver sa vie, elle va devoir fuir…



Sans forme de Gail Carriger (Le protectorat de l'ombrelle 2)

Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule aux prises avec un régiment de soldats non humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !



L'étrange pouvoir de Finley Jayne de Kady Cross (Steampunk Chronicles 1)

Londres, 1897. Finley Jane, seize ans, vit une étrange période. Depuis quelques mois, deux personnalités opposées cohabitent à l'intérieur d'elle. Un problème qui s'aggrave à mesure que son côté sombre, en pleine expansion, l'effraie et lui joue des tour. Elle ne se comprend plus, ne sait d'où lui vient cette force extraordinaire qui est en train de la transformer. Mais une nuit, elle découvre qu'elle n'est pas seule dans son cas : quelque part dans Londres, Griffin, jeune duc de Greythorne, et ses amis, détiennent comme elle d'étranges pouvoirs... Et ils ont une mission.



L'Or de Brayan de Peter V. Brett (Le Cycle des démons 0,5)

« Au fond, cet ouvrage n'est autre que le chapitre 16 bis de L'Homme-rune. L'Histoire se déroule au cours de l'ellipse de trois ans, alors qu'Arlen est Messager et voyage entre les Villes Libres.
Cette période est aussi passionnante qu'aventureuse, et représente un terreau fertile pour des textes courts contant ses périples d'une cité à une autre, ainsi que l'impact de son passage sur la vie de différentes personnes accoutumées à se cacher derrière les runes. »



Ex Tenebris de Cindy Mezni (Nëphyr 1)

« Mon nom est Némésis, je suis la reine des Nëphyrs. Si vous nous prenez pour de simples vampires, passez votre chemin, vous aurez tôt fait de découvrir notre nature véritable…
Je dirige le territoire de New Hell d’une main de fer, et quand la famine et la rébellion menacent d’éclater, croyez-moi, la tendresse n’est pas une option.
Mais il semble que ce soit insuffisant car des humains ont réussi à franchir nos frontières, des humains un peu trop bien informés à mon goût… »


Et vous ?

20/04/2013

Le Passeur d’Elodie Tirel (Zâa 1)


Quatrième de couverture

C’est dans la plus parfaite insouciance que Zâa a grandi. L’adolescence ne lui a pas inculqué davantage de maturité et, plutôt que d’aider ses parents, il s’amuse en compagnie de son ami à défier la déesse Xi, qui hante les déserts du Zaor.
Mais sa vie bascule lorsqu’un homme à la peau bleue, blessé à mort et porté par un immense oiseau, lui met au poignet un étrange bracelet qu’il doit porter jusqu’à Anthara, la capitale du continent Nosil’Yam, les Terres Claires.
En apparence anodin, ce long voyage se révèle pourtant loin d’être de tout repos. Le garçon n’en finit plus de découvrir à quel point le Stiryx excite les convoitises. Le Zamorin en particulier, grand maîtres des terres de l’Ombre, est prêt à tout pour se l’approprier et sa cruauté n’est plus à démontrer.

Mon avis

Il y a un mois (à peu près) j’avais lu le premier tome de L’elfe de lune (La cité maudite) de l’auteur que j’avais apprécié et j’ai découvert lors du Salon du Livre de Paris qu’elle avait écrit une autre série, alors j’ai voulu tenter et franchement je ne le regrette pas. Voilà une nouvelle série de fantasy jeunesse bien sympathique.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour comprendre les tenants et les aboutissants sans que je n’ai besoin d’en rajouter et réécrire exactement la même chose mais d’une autre manière n’a aucun intérêt (et j’avoue, j’ai la flemme).

J’ai beaucoup aimé ce livre et je suis bien contente d’avoir d’ores et déjà la suite, ça évitera de galérer (comme pour l’autre série) à trouver le tome 2. L’écriture d’Elodie Tirel est toujours aussi agréable et sympathique à lire, j’ai bien fait de me référer à L’elfe de lune pour me lancer là-dedans. La narration est toujours à la troisième personne (comme bien souvent dans la fantasy « traditionnelle ») et l’on peut donc suivre différents personnages, « gentils » VS « méchants » et ainsi en apprendre beaucoup plus sur la situation, c’est évidemment le grand intérêt de ce type de narration.

L’univers est intéressant et semble assez riche, niveau complexité pour le moment je ne pourrais pas dire, mais en tout cas, ça m’a pas l’air mal du tout. On entrevoit déjà des choses, il y a pas mal d’explications sur le fonctionnement de chaque peuple ce qui nous permet de mieux le comprendre et de s’immerger pleinement dedans. Et l’avantage c’est qu’elles arrivent au fur et à mesure selon les rencontres, les besoins de l’histoire et la curiosité de certains personnages, du coup on n’a pas un bloc informatif qu’il faut assimiler en un rien de temps pour pouvoir comprendre l’histoire – ce qui peut être parfois le cas dans le genre. Personnellement ça ne me dérange pas mais ça peut donner un début un peu long et en rebuter plus d’un, beaucoup n’aiment pas ça, d’où le fait que je le souligne dans cette chronique.

J’ai trouvé l’histoire plutôt bonne avec une intrigue qui tient bien la route et qui démarre au quart de tour. On a un prologue qui nous informe d’ores et déjà de la traque de l’homme à la peau bleue et dans le premier chapitre on retrouve directement Zâa. Il y a pas mal d’actions et on sent que c’est un livre « d’aventure » avec quête à la clé. Je trouve qu’à ce niveau-là, c’est quand même moins condensé que dans L’elfe de lune, qui aurait très bien pu être davantage développé pour en faire deux tomes au moins vu tout ce qui se passe. Ici, je trouve que ça prend plus son temps – attention ça n’est pas lent ! – mais par rapport à l’autre série, je trouve que niveau action c’est plus mesuré, on prend davantage son temps et tout s’enchaîne très vite du moment que Zâa se retrouve en possession du Stiryx. Il y a quelques indices sur les événements à venir et un bon suspense pour nous laisser présager des choses. Il y a beaucoup de non dits et ça me rend très curieuse. Le livre se finit trop tôt à mon goût mais au moins ça donne envie de lire la suite.

J’ai bien accroché avec les personnages, Zâa est un adolescent encore un peu gamin, même s’il se prétend « grand » (un ado quoi…), il est attachant et on voit déjà une évolution au cours de l’histoire et je pense qu’il gagnera plus de maturité vu ce qui l’attend. On entrevoit déjà certaines choses que ça soit au niveau des relations mais aussi de l’histoire. J’ai hâte d’en savoir plus sur chacun.

Certes ça reste très classique comme type de livres, vous lisez les David Eddings (notamment La Grande Guerre des dieux) et vous voyez très rapidement le genre et les similitudes qui vont avec, c’est le principe de l’heroic fantasy après tout. Néanmoins, j’ai passé un très moment en lisant ce livre, l’univers est suffisamment intéressant l’histoire intrigante et les personnages attachants, pour que je continue cette série. Une bonne découverte que je vous conseille.