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La gargouille qui partait en vadrouille de Joris Chamblain et Lucile Thibaudet (Enola et les animaux extraordinaires 1)

Quatrième de couverture

Caché au coeur d'un Muséum d'Histoire Naturelle se trouve le cabinet d'Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes ! Centaures, phénix et autres gargouilles n'ont aucun secret pour elle. Avec son compagnon de route Maneki et à l'aide des inventions du génial Archibald, elle parcourt le monde pour soigner les maux des créatures extraordinaires. La petite souris n'est pas passée? Votre minotaure semble égaré ? Demandez conseil à Enola, elle saura vous aider !

Mon avis

Voici une BD jeunesse assez mignonne qui pourra plaire à un jeune public. je pense que passé un certain âge c’est mignon mais pas non plus transcendant, pour les plus jeunes, ça peut être très sympathique.

Enola est une vétérinaire mais pas comme les autres, elle soigne toute créature fantastique. Alors un jour elle reçoit l’appel d’un curé et du sculpteur qui ne comprennent pas pourquoi leur gargouille ne cesse de se tourner et donc de cracher l’eau sur toute personne sortant de l’église. Enola mène l’enquête et pose son diagnostique…

L’intrigue en soit est plutôt simple mais bien menée. c’est mignon, voilà, je pense que ce terme résume plutôt bien la situation. Cela peut prêter à sourire, c’est assez guimauve en soi, court, simple mais efficace à mon sens, mais pour un jeune public. le scénariste est celui des Carnets de Cerise (que j’adore !) mais c’est plus mature et un peu plus recherché pour moi qu’ici, on voit donc que ce n’est pas destiné au même lectorat.

Enola est une jeune fille plutôt douée dans son domaine, même si parfois pour trouver la solution cela peut prendre plus ou moins de temps. Accompagné de son chat Maneki, elle résoudra toutes les affaires. Une héroïne plutôt classique, gentille et mignonne (oui ce terme revient souvent dans cette chronique).

Les dessins sont plutôt sympathiques, tout en rondeur avec des couleurs assez acidulés, on dirait des bonbons d’une certaine manière. Après c’est une affaire de goût mais je trouve ça agréable et cela donne un petit côté dynamique et renforce le fait que ce soit « mignon ».

En bref, une petite BD mignonne qui pourra plaire pour un jeune public, pour les plus grands cela risque d’être un petit peu ennuyeux / niais mais c’est « normal ». il en faut pour tous les goûts et tous les âges, pour les jeunes, je pense que ça ira sans problème.

Accessible dès 7 ans

Les ricochets de Frédéric Marais et Thierry Dedieu (Bob et Marley)

Quatrième de couverture

Bob est petit, grognon et gaffeur. Marley est grand, câlin et farceur. Ces deux ours sont copains comme cochons. Un beau jour de farniente, Bob demande à Marley de lui apprendre à faire des ricochets. Mais oui, évidemment ! Sa première démonstration laisse dubitatif... C'est que l'eau est un peu trop chaude, explique Marley. Pour travailler dans des conditions optimales, mieux vaut grimper en haut de la montagne où l'eau est très très froide... Autres règles : le corps doit être bien droit, le lancer doit être fort et l'angle d'attaque avec la surface de l'eau doit être faible. Surtout, il faut être très très très doué... Enfin, après la théorie, place à la pratique : Bob sera-t-il à la hauteur ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Seuil Jeunesse de m’avoir permis de lire cet album. Je ne m’attendais pas à cette réception d’autant que le livre sort dans quelques mois mais cela fait toujours plaisir d’avoir des petites choses en plus.

Voici une nouvelle histoire qui met en scène les personnages Bob et Marley, rencontrés dans Le cadeau. Cette fois-ci, Marley va apprendre à Bob de faire des ricochets mais Marley n’y parvient pas de suite et explique que les conditions ne sont pas là. ainsi, ils vont gravir la montagne et retenter l’expérience. Marley explique ce qu’il faut faire mais cela ne semble pas clair à Bob. Va-t-il parvenir à faire des ricochets, et cela du premier coup ?

  
Comme pour Le cadeau, c’est une petite histoire mignonne, courte, simple mais efficace et qui donne le sourire. Cela montre toujours l’amitié entre Bob et Marley, leur complicité mais également la transmission du savoir et l’apprentissage entre un grand et un petit, que l’on peut aisément transposer par un adulte et un enfant.

Quant aux illustrations, elles sont toujours aussi sympathiques, après il faut aimer évidemment le style, si on y est réfractaire, même si l’histoire est bien, ça ne plaira qu’à moitié, ce qui est dommage. Personnellement j’aime bien et je trouve que cela ajoute un petit côté naïf, lié à l’enfance avec des lignes simples et grossières d’une certaine manière.


En bref, une nouvelle petite histoire sympathique où cette fois-ci l’un des personnages va transmettre tout son savoir à l’autre, reste à voir si la pratique fonctionne aussi bien que la théorie.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [87]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 87 : Un livre que plus de monde devrait avoir lu

Nan, je ne vais pas parler de Kushiel parce que vous allez en avoir marre que j'en parle tout le temps (même si je pense que tout le monde devrait l'avoir lu). Je ne vais pas non plus parler de Harry Potter parce que cela serait trop évident et qu'une majorité l'a déjà lu (il faut maintenant éduquer les nouvelles générations, ce que je fais autant que possible à la librairie).

Mais je vais vous parler d'un livre juste magnifique que j'avais adoré il y a quelques années et qui avait fait l'objet d'un coup de projo. Donc je vais en profiter pour en reparler brièvement parce que ce livre est une perle et qu'il faut le lire.

CHRONIQUE

Sans peur de Tiffany Reisz (Chroniques d'une Initiée 4)

Quatrième de couverture

Nue et prisonnière. En d’autres circonstances, Nora Sutherlin aurait sans doute trouvé la situation excitante. Mais pas cette fois, car, cette fois, ce n’est plus un jeu : quand celle qui la retient captive aura appris tout ce qu’elle voulait savoir, elle n’aura aucune pitié et n’hésitera pas à se débarrasser d’elle.
Alors, puisque cette désaxée exige que Nora lui raconte sa vie amoureuse dans les moindres détails, et puisque c’est le seul moyen de gagner du temps sur la mort annoncée, celle-ci s’exécute. Telle Schéhérazade, elle lui livre ce qu’elle a vécu de plus intime avec les hommes de sa vie ; lui dit comment, chacun à sa manière, Søren, Kingsley et Wesley l’ont torturée, ont joué avec elle, ont repoussé ses limites. Et lui ont fait connaître le sens du mot amour. Car c’est cela, sa vie : un triangle amoureux autour d’elle, et des liens intenses qui les unissent indéfectiblement tous les quatre.
Et c’est cela qui pourrait bien se briser à tout instant…





Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré, comme pour les autres c’est un coup de cœur. Je le répète, cette série est à lire, il faut la découvrir parce qu’elle est géniale.

Comme pour les autres tomes de la série, je n’ai pas pu décrocher de ma lecture. Ça fait des mois que j’attendais ce livre, surtout à cause de la fin du tome précédent qui est des plus frustrantes à laquelle je ne m’en remettais pas totalement (comment ça j’ai relu des passages du tome 3 jusqu’à l’arrivée du tant attendu tome 4 ??). J’ai dévoré ce livre, en peu de temps j’avais dépassé la moitié, mais comme il a fait l’objet d’une lecture commune, j’ai dû me refréner puisque ma binôme ne lisait pas aussi vite que moi en cet instant. Double frustration vous pouvez me croire parce qu’à chaque fois que je m’arrêtais, c’était évidemment à des moments très intéressants et que j’avais envie de poursuivre. Mais j’ai tenu, j’ai lu autre chose jusqu’à ce qu’elle me redonne le feu vert pour continuer et enfin savoir comment ça allait se terminer (s’arrêter à 100 pages de la fin, voire moins, c’est juste être maso, au moins je suis dans le thème du livre).

Ce livre est très différent des autres tomes, c’est d’une certaine manière plus lent dans l’intrigue, en même temps, les circonstances sont assez inhabituelles, Nora a été enlevée, on la voit donc en compagnie de cette psychopathe qu’on a tous envie de tuer, et de l’autre, Søren, Kingsley et Wesley, les 3 hommes de sa vie (si on peut les appeler ainsi) vont tenter de la retrouver et la délivrer. Comme d’habitude, nous suivons les différents protagonistes avec une focalisation bien particulière et qui se manifeste d’autant plus dans ce 4e tome puisqu’on a des appellations spécifiques. Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir tout cela.

L’intrigue est plutôt simple mais que Tiffany Reisz nous sublime comme elle sait le faire et ce, depuis le premier tome en mélangeant suspense et sensualité mais aussi parfois humour, on ne peut que sourire face à certaine situation, notamment une qui arrive sur la fin, c’était une excellente idée. Evidemment, on ne fait pas l’impasse sur les scènes sensuelles qui sont plus ou moins nombreuses mais justifiée pour saisir la relation qui existe entre les personnages.

J’ai été happée par cette histoire, j’avais sans cesse envie d’en savoir plus, de voir comment ils allaient la retrouver, ce qui allait se passer, quelles révélations nous allions avoir. Car je n’en doutais pas, on allait savoir plus de choses sur les personnages, c’est tout l’intérêt pour Marie-Laure de savoir ce qui se passe dans ce trio Søren / Kingsley / Nora.

Sans peur est une perle pour moi (comme les autres tomes de la série en fait) car il permet de remettre en perspective les personnages que l’on a rencontrés dès le premier tome, de sa relation avec Søren et Kingsley mais aussi Wesley car Nora est obligée de raconter tout ça à Marie-Laure pour qu’elle puisse comprendre pourquoi elle a été évincée de son propre mariage. D’une certaine manière c’est un tome qui fait transition et donne une parfaite conclusion. J’avoue avoir été surprise par certaine chose, je ne pensais pas que l’auteur allait nous amener sur ce terrain là mais pourquoi pas.

Juste une petite mention, pourquoi nous mettre une telle fin, pour mieux nous achever ?! Elle est frustrante, on sait évidemment ce qui s’est passé, on s’en doute fortement, l’auteur nous a donné suffisamment d’indices pour le comprendre mais tout de même, avoir une certitude aurait été mieux que laisser planer le doute de cette manière. Car comme je l’ai dit un peu plus haut, ce tome 4 est une fin au premier cycle sur Nora Sutherlin, l’autre série de 4 tomes revient davantage sur son passé, une Nora plus soumise que dominatrice donc on n’aura pas de suite directe. Bon cela dit, c’est une très bonne fin mais ça reste frustrant quand même, Tiffany Reisz joue avec nos nerfs.

Tout l’intérêt du livre repose essentiellement sur les personnages que l’auteur met en scène. Elle a créé 3 voire 4 personnages excellents qui nous font ressentir toute sorte d’émotion. On peut passer des larmes au rire, de la douleur à l’amour en un instant et même si on ne peut pas toujours comprendre ses relations (comme Wesley) il est indéniable que tout ça n’est que dans le but de prouver un certain amour. La psychologie des personnages est très présentes également, il y a une telle présence en eux, comme Søren, on l’aime ou on le déteste mais il ne peut pas nous laisser indifférent et c’est ça la vrai force de ce livre, c’est qu’on est obligé de réagir.

En bref, un 4e tome vraiment excellent et qui clôt en partie la série des Chroniques d’une Initiée car on peut parfaitement s’en arrêter là, un tome supplémentaire n’est pas nécessaire. En revanche, il existe une 2e série de 4 tomes mais qui, a priori vu le résumé du tome 1, nous fait retourner dans le passé pour voir la relation entre Nora et Søren dans sa jeunesse. Très curieuse de découvrir tout ça en tout cas. Et je me répète une fois de plus, lisez cette série, elle en vaut vraiment la peine, en tout cas, je ne regrette pas du tout ma découverte et il serait dommage que vous passiez à côté.

Deux albums qui ont du chien !

Ayant lu deux albums, mais ne sachant pas si ça allait vous intéresser plus que ça, j'ai décidé, sous le conseil avisé de Love of Book, de rassembler ces deux albums dans une même critique. Car ils ont en effet la même thématique, à savoir celle du chien (d'où le magnifique intitulé de cet article, j'ai été le chercher très loin...).

Bref, plutôt que d'en parler uniquement sur Facebook et de mettre mon avis sous la présentation de la photo de l'album, autant le mettre ici et en avoir une trace écrite sur le blog.

                                                                                                                                                                                                                

Deux amis de Claire Freedman et Kate Hindley



Quatrième de couverture

Difficile de se faire des amis quand on est tout nouveau dans une grande ville... Mais quand Tom rencontre Bémol, petit chien perdu, il ne sait pas que ses journées vont changer...

Mon avis

Voici un petit album pour enfants bien sympathique qui traite de l'amitié.

Ce jeune garçon découvre un chien errant, Bémol, par le plus grand des hasards et va s'en faire un ami, jouer avec lui et être heureux. Mais il se doute bien que cette amitié pourrait être mise à rude épreuve le jour où ce chien retrouvera son maître. Ce dernier finit par réapparaître, pour le plus grand bonheur de ce chien et au malheur de Tom qui pense avoir perdu un ami.

Evidemment, cela ne se finit par mal et étant donné le titre du livre, on se doute de la situation finale, mais je ne m’éterniserai pas dessus, il faut bien laisser un peu de « suspense ».

C’est un album très mignon qui ne pourra qu’interpeller et plaire aux enfants. Les dessins sont plutôt dynamique et sympathique ce qui fait que ce livre est des plus agréables.

A partir de 4/5 ans

                                                                                                                                                                                                                

Mon chien qui pue de Christine Roussey

Quatrième de couverture 

Le jeune narrateur de cette drôle d'histoire signée Christine Roussey est désemparé. Son incroyable chien, Alfred, sent mauvais, mais alors très mauvais. Or bientôt, c'est son anniversaire, et il se demande comment faire pour garder Alfred à ses côtés avec tous ses amis. Allez, c'est décidé, Alfred mérite un bon bain. Malheureusement, une fois le lavage intensif réalisé, Alfred devient soudain très très bizarre... bizarre au point de se brosser les dents après chaque croquette ou de se nettoyer les babines après chaque sardine. Un album tout simple, à l'imagination foisonnante, qui décline la thématique familière de l'animal de compagnie favori des enfants.

Mon avis

Voici un album tout mignon qui prête à sourire dans un premier temps et qui ne pourra que faire rire les enfants et qui pourtant, à mon sens, traite essentiellement d’un sujet bien actuel et difficile qui est celui du changement, celui qui est obligatoire pour bien s’insérer dans la société.

Le narrateur de l’histoire, un petit garçon adore son chien, le seul problème est qu’il pue, mais vraiment c’est horrible. Alors un jour, il le force à prendre un bain, pour bien sentir bon. Une fois que c’est chose faite, son chien se transforme totalement, il devient bizarre au dire de son jeune maître. Lorsqu’il va dehors par exemple, il met un manteau, des bottes et prend un parapluie pour ne pas se mouiller, il évite les flaques d’eau, la boue, là où il aimait se rouler auparavant. Le jeune garçon ne reconnaît plus son chien, il est différent alors il va faire la seule chose qu’il reste à faire, le faire redevenir comme avant pour pouvoir de nouveau s’amuser avec lui.

J’ai dit que cet album traitait du changement, oui en effet, pour bien s’insérer dans la société il faut être comme tout le monde, bien rentrer dans le moule sinon ça ne convient pas. mais au final, on voit bien que l’on va à l’encontre de notre nature, que ce n’est pas « nous » et qu’il vaut mieux rester comme l’on est plutôt que de vouloir changer pour faire plaisir aux autres, car après tout, qui nous garantie que nous serions plus acceptés de cette manière ? Mieux vaut être accepté parce que l’on paraît ou pour ce que nous sommes ?

Les illustrations sont plutôt sympathiques, à l’image de la couverture (désolée, n’ayant pas le livre sous la main, je ne peux pas donner de visuel personnel). Cela fait presque dessin d’enfants à la manière dont s’est fait et le fait que la narration soit celle d’un petit garçon, cela pourrait presque faire partie de son « journal intime ». cela ajoute un vrai plus à l’histoire je trouve.


En bref, Mon chien qui pue est un album drôle, une histoire d'amitié entre un petit garçon et son chien qui pue. Cela est grandement dérangeant et un bain s'impose, seulement, il faut avouer que ce chien, à partir du moment où il ne sent plus mauvais eh bien, ce n'est plus le même chien ! Comme quoi, se conformer à ce que l'on attend de nous plutôt que de ce qu'on est n'est pas toujours la bonne solution...

A partir de 3/4 ans

Coup de projo sur... [75] Les péchés de nos pères de Lewis Shiner





Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Voici un roman dont je garde un très bon souvenir. Même si j'avais eu quelques difficultés à la lecture, il n'en restait pas moins intéressant et je vous invite vivement à le découvrir à votre tour.

A la manière de Chinatown, Lewis Shiner outrepasse ici les limites du thriller pour nous offrir une véritable fresque sociale et humaine, construite autour d'un épisode honteux et bien réel de l'histoire des Etats-Unis.
Lorsque Michael Cooper arrive à Durham pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C'est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu'à ce qu'il vienne au monde. Et c'est à Durham qu'il va faire une étrange découverte concernant sa naissance.
Celle-ci n'est qu'un des nombreux secrets et non-dits familiaux, qui tous semblent liés à la destruction du quartier noir de la ville à la fin des sixties. Bientôt, il découvre que, à l'époque, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région très conservatrice, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé.
L'assassinat d'un homme, la mort d'un quartier, d'une culture, Michael va devoir faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. C'est le début d'une course contre la montre à l'issue incertaine.
Comment l'histoire d'un pays influe sur l'histoire individuelle, comment les fils doivent affronter les péchés de leurs pères, tels sont quelques-uns des thèmes évoqués dans ce roman à l'intrigue palpitante, qui est aussi un chant d'amour à la culture noire et une évocation enflammée des luttes sociales des années 1960.

Le cadeau de Frédéric Marais et Thierry Dedieu (Bob et Marley)

Quatrième de couverture

Bob est petit, grognon et gaffeur. Marley est grand, câlin et farceur. Ces deux ours sont copains comme cochons. Un beau jour de non-anniversaire, Marley offre à Bob un tabouret moche, en prétextant l'air de rien que c'est "le cadeau rêvé des petits". Malgré la persévérance de son ami, Bobby boude toute la journée, fâché qu'on lui rappelle sa petite taille. Mais la nuit tombée, il n'arrive pas à dormir tant il a faim et une belle pomme haut perché lui fait du gringue depuis l'arbre. Après tout, avec Marley endormi, Bob ne pourrait-il pas discrètement se servir du tabouret ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Seuil Jeunesse de m’avoir permis de lire cet album que j’ai bien apprécié.

C’est plein de tendresse qui montre l’amitié entre deux ours, Bob et Marley (on se demande bien d’où vient l’inspiration…). Marley offre un jour à Bob un cadeau, qualifié de « cadeau rêvé des petits » mais Bob n’y voit pas un grand intérêt. Il s’agit d’un tabouret, que peut-il en faire ? Il trouve à chaque fois une parade pour ne pas l’utiliser et montrer que ce cadeau est inutile. Jusqu’au jour où finalement, il comprend l’intérêt de ce cadeau.


Le texte est court, il s’agit essentiellement de dialogues entre Bob et Marley pour que ce soit dynamique et rapide, ce qui est parfaitement adapté pour un public jeune (2 ans environ). Il y a un côté répétitif aussi dans les dialogues, notamment le fait que Marley rappelle à son ami Bob qu’il oublie (délibérément) le cadeau qu’il lui a offert. La fin comporte une petite touche humoristique qui fait sourire.

Les dessins sont plutôt sympathiques, il faut aimer le genre. Je connais Frédéric Marais pour avoir lu La science du caca chez Gulf Stream Editeur. C’est assez épuré et simple dans le genre avec peu de couleur. Cela me fait penser à Chris Haughton.


En bref, un petit album mignon et sympathique qui met en scène deux ours adorables et attachants. On voit une certaine amitié entre les deux, même si ici Bob ne voit pas l’intérêt du cadeau qu’il lui est offert, il va vite en voir l’utilité quand le moment sera venu.

L'Hiver des machines de Johan Heliot (Ciel 1.0)

Quatrième de couverture

Pendant les premiers mois de son existence, l’intelligence artificielle s’acquitta parfaitement de sa tâche, obéissante, servile. Dans le même temps, elle observait, analysait, tirait des conclusions. Ordinateurs et téléphones portables lui ouvraient des yeux et des oreilles aux quatre coins du monde. Elle finit par hiérarchiser de nouvelles priorités. Puis elle passa à l’action. Ceci est son histoire et celle des hommes et des femmes qui ont connu l’hiver des machines.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Gulf Stream de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé. Je suis très curieuse de lire la suite parce que cette fin est des plus frustrantes.

Je ne ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite, tout en conservant sa part de mystère pour voir un peu où l’auteur veut nous amener. Par ailleurs, les éléments arrivant assez rapidement, on sait à quoi s’attendre, il n’y a plus qu’à voir la catastrophe annoncer prendre place.

La narration est coupée entre différents personnages, écrite à la 3e personne, cela permet donc d’avoir différents groupes évoluer dans un même instant. Ici, il s’agit des membres d’une même famille et tour à tour nous les voyons réagir face à cet « hiver des machines », ces dernières qui se soulèvent contre l’humanité car elle n’a pas été en mesure de prendre les bonnes décisions.

C’est un livre très prenant que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. L’écriture de l’auteur est très agréable et accessible. On ne voit pas les pages défiler tant c’est prenant et que l’on a envie de savoir ce qui va arriver à tout ce beau monde.

L’intrigue en soi paraît simple mais elle est efficace et nous permet de bien introduire cet univers qui se dégrade. Nous voyons peu à peu le monde que nous connaissons changer, les machines prenant au fur et à mesure le total contrôle du monde. Et tout cela fait froid dans le dos car de nombreux éléments ne peuvent que nous faire penser à ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale, avec les camps de concentration, le marquage des gens et la déshumanisation, etc. L’auteur y fait d’ailleurs mention à travers l’un de ses personnages (du point de vue de Thomas, si je ne me trompe pas) et du coup ça rend la situation d’autant plus dramatique et affreuse, sachant que l’on a déjà vu ça, se passer dans la réalité.

Voici donc un univers peu encourageant qui s’installe au fur et à mesure des pages mais j’ai trouvé l’idée excellente. Nous sommes de plus en plus dans un environnement électrique / numérique, etc. et à trop jouer avec les intelligences artificiels qui sait ce qu’elles pourraient faire dans l’avenir ? Tout ça relève de la science-fiction, mais il n’empêche que de nombreux textes de SF des années 50 et années suivantes se sont réalisées en partie (1984 de George Orwell avec Big Brother qui vous surveille, on y est déjà !). Ce genre de livres permet de faire réfléchir et de montrer ce qui pourrait se passer en un sens, je trouve ça assez terrifiant. Mais ça rend ce livre d’autant plus riche et intéressant à l’heure actuelle.

Quant aux personnages, ils sont intéressants, que ce soit le vieux bougre de Tomi, Sarah, cette écologiste idéaliste ou encore les enfants de Sarah et Peter : Jenny et Thomas. Ils apportent chacun d’eux un petit quelque chose à cette histoire mais on voit tous qu’ils veulent agir pour le mieux et faire en sorte que les choses changent d’une manière ou d’une autre.

En bref, un premier tome très intéressant que j’ai adoré découvrir. L’univers est intéressant, il faut également froid dans le dos, l’intrigue est bonne et bien menée. Quant aux personnages ils sont intéressants et attachants. On les voit réagir du mieux qu’ils peuvent face à cette situation qui leur échappe totalement. Je suis désormais très curieuse de voir la suite.

Irmina de Barbara Yelin

Quatrième de couverture

Jeune femme ambitieuse, Irmina quitte l'Allemagne pour Londres au milieu des années trente, pour suivre une formation de secrétaire bilingue. Elle y fait la connaissance d'un noir, Howard, et sympathise avec ses aspirations à une vie indépendante. Sa liaison avec lui connaît une fin précipitée, quand la situation politique l'oblige à rentrer à Berlin. Dans l'Allemagne national-socialiste, il est vite évident qu'elle ne pourra faire son chemin dans la société qu'en fermant les eux sur les crimes du régime. Mais les événements politiques ressemblent à une escalade sans fin...

Mon avis

Voici une BD très intéressante qui relève à la fois de la réalité, cela concerne la famille de l’auteur, de la fiction, certains éléments sont du propre de l’auteur pour le bien de son livre et en même temps, un aspect documentaire qui permet de voir le quotidien des allemands durant la Seconde Guerre Mondiale, et cela à travers le personnage d’Irmina.

C’est une excellente BD qui permet de voir un peu le quotidien des gens qui ont vécu la guerre et le changement de politique à cause d'Hitler. Evidemment, il y a une part subjective, car comme je l’ai dit, il s’agit de la vie de la grand-mère de l’auteur, mais pas seulement, elle s’est documenté pour plus de réaliste, donc il y a un beau mélange ici.

La BD est construite en 3 parties, qui permet de voir Irmina dans sa jeunesse (19 ans) où elle vit en Angleterre suite à un échange afin d’y faire des études, apprendre un métier (dactylo) et avoir un avenir. On la voit très libérée, avec des idées précises, l’envie de se battre pour une vie meilleure. Mais divers difficultés vont changer ses plans. Plus tard, nous la voyons mariée avec un allemand, sa vie de famille et la dégradation du fait de la politique. On voit sa résignation, elle qui avait des idées très tranchées sur les gens « différents » que ce soit par la couleur, la religion, etc. qui pourtant se laisse faire.

Il est étonnant, ou pas, de voir qu’une personne aussi libérée qu'Irmina qui rêvait de liberté et d'indépendance finisse par « rejoindre » les troupes d'Hitler et suivre les directives. Il n’y a aucun jugement dans cette BD, c’est un récit, une constatation. Quant à la 3e partie ; nous la voyons plus âgées et revenir quelque peu sur son passé en retrouvant une personne perdue de vue depuis longtemps. Je n’en dirai pas plus, je ne veux pas non plus tout spoiler.

Le graphisme du livre est bien particulier, j’aime beaucoup. C’est sombre, cela a un aspect brouillon, comme si c’était dessiné précipitamment, pas toujours fini quand on regarde les extrémités de certains plans. Mais cela donne plus de force à cette histoire et a une signification particulière. Il y a peu de couleur, tout est dans le gris / bleu, donnant plus de tristesse et rendant morose chaque instant. Et quand on voit ce qui se passe, notamment dans la 2e partie, il ne peut pas en être autrement.


En bref, voici une très bonne BD qu’il faut lire. C’est un sujet sensible mais elle donne matière à réfléchir, surtout quand on voit la manière dont elle est perçue par le fameux Howard mentionné dans la 4e de couverture.

L’auteur sera en dédicace à la librairie Millepages Jeunesse / BD (Vincennes) le mercredi 28 janvier.

In My Mailbox (165)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


La Quête du Prince Boiteux de Paul Carta (Chroniques d'Au-delà du seuil 1)

Quatrième de couverture

Grimé en apprenti charbonnier, le jeune prince Khimaï erre dans la chaîne de montagnes des Dents du dragon. Il souffre d’une blessure, reçue lors de l’assassinat de son père, et progresse avec peine. Des cavaliers venus des Trois-Dominions sont à sa recherche : il ne doit révéler à personne sa véritable identité.
Au cours d’une rixe, dans une auberge, Khimaï reconnaît le géant Borhôn, le maître d’armes qui, dans sa jeunesse, l’avait formé au combat et à la survie. Si Khimaï sait deviner l’invisible, lire les empreintes, ressentir le passage d’autres humains, c’est grâce à Borhôn. Qui ne l’a pas oublié et lui renouvelle son allégeance.
Ensemble, les voilà partis à la reconquête du trône. Mais d’abord il leur faut échapper aux clans qui les pourchassent et trouver celle qui pourra les aider : Lathân, une orpheline élevée au temple et destinée à servir le Dieu secret… Sauront-ils déjouer les périls qui les attendent ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions L’Archipel de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre assez rapidement dans l’histoire. Je n’en ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit.

C’est une histoire assez classique, avec l’apprentissage d’un héros qui va devoir suivre une quête, et la sienne n’est pas des moindres puisqu’il va devoir reconquérir son trône et cela ne va pas se faire sans embûches et surtout sans compagnon, évidemment. Comme je l’ai dit c’est classique, donc pour une personne ayant lu beaucoup de livre de Fantasy, cela pourrait avoir un côté redondant et simple. Je l’avoue, je ne l’ai pas trouvé exceptionnel pour ça, j’ai lu bien mieux dans le genre, mais il n’en reste pas moins agréable à lire et sympathique. Pour ceux qui commencent dans le genre, c’est un bon début, on a toutes les clés qui permettent d’en faire un bon livre de Fantasy.

L’univers est bien construit et intéressant. j’ai beaucoup aimé découvrir son fonctionnement, que ce soit au niveau politique avec les différents domaines, le Pourvoyeur, son rôle, les affaires culturelles et religieuses / spirituelles avec ce fameux Dieu Secret qui m’intriguait à chaque instant au fur et à mesure de ma lecture. On voit que l’auteur a beaucoup réfléchi à son univers pour en proposer quelque chose de complexe et tangible et ça c’est très appréciable. J’aime beaucoup ces aspects-là dans la Fantasy, découvrir d’autres mondes, d’autres cultures et voir comment ils agissent au sein d’eux. C’est ce qui fait tout l’intérêt du genre à mon sens.

Quant à l’intrigue, elle aussi est assez classique, mais ça fonctionne bien. Le prince ici doit récupérer son trône parce qu’un usurpateur a pris sa place, ça reste basique. D’une certaine manière c’est ce qu’est Aragorn dans Le Seigneur des Anneaux), quand ce n’est pas un prince qui s’ignore qui doit le récupérer (Le chant de la Belgariade de David Eddings). J’avoue qu’au début avec le système des flash back, j’ai eu un peu de mal à suivre, je me suis laissée surprendre les premières fois (la fatigue n’aidant pas). Mais ensuite on s’habitude à ce va et vient qui permet de mieux comprendre l’univers dans lequel on se trouve et aussi de comprendre comment Khimaï en est arrivé là et a pu se construire en tant qu’homme (même s’il est encore jeune). Après, je pense qu’il y en a peut-être un peu trop, donc ça ralentit l’action du présent, c’est nécessaire, je le comprends bien et c’est intéressant mais du coup ce qui est annoncé en quatrième de couverture prend beaucoup de temps et ça peut être gênant pour certaines personnes. C’est une intrigue plutôt lente, avec ses quelques moments d’actions, mais cela reste tranquille.

Il s’agit plutôt un tome introducteur qui nous présente une situation, un univers et des personnages. Pour un premier tome cela peut passer, j’ai trouvé ça tout de même accrocheur parce qu’on sent qu’il y a du potentiel, que l’auteur va nous proposer quelque chose de bien sympathique. J’attends donc la suite, en espérant qu’il y ait davantage de choses à se mettre sous la dent pour que ce soit encore plus prenant.

On voit que l’auteur a voulu donner de la psychologie à ses personnages, notamment Khimaï, montrer comment le personnage a pu se construire et être ce qu’il est aujourd’hui, même si pour le moment on n’entrevoit que certaines choses et qu’il en manque beaucoup. Les prochains tomes nous permettront d’en savoir plus. Les personnages sont intéressants et attachants, que ce soit le personnage principal Khimaï, ou encore les secondaires comme Borhôn, qui je suis certaine cache bien des choses, Lathân qui pour le moment est trop peu présente mais qui m’intrigue énormément. On voit également le père de Khimaï, sa relation avec son fils qui est touchante et on voit qu’il y a une réelle affection. Quand on sait ce qui s’est passé, ça rend cette relation d’autant plus forte et touchante aussi.

Petite mention brève à la couverture que je trouve très jolie et bien choisie. C’est tout à fait l’esprit d’un livre de Fantasy avec un côté mystérieux avec ce choix de couleur.

En bref, un premier tome intéressant, un schéma assez classique, donc pour moi ce n’est pas extraordinaire car j’ai lu d’autres choses avec des systèmes bien plus complexe, mais cela reste tout de même très plaisant. Il s’agit avant tout d’un premier tome introducteur mais qui aura su m’intriguer et attiser ma curiosité. Je veux voir ce que la suite donnera parce que l’univers semble prometteur, les personnages plus complexes qu’ils n’en ont l’air, reste à voir ce que l’auteur va nous proposer dans l’intrigue, en espérant qu’il y ait plus d’actions. Mais je pense qu’il saura nous contenter.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [86]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 86 : Le livre avec votre membre de famille fictionnel préféré

J'avoue que ce thème est super difficile, après avoir regardé ma bibliothèque, je dirai que c'est Violette dans Oscar Pill qui est la soeur d'Oscar. Soeur quelque peu spéciale qui pourrait avoir une sorte d'autisme, quelque peu enfermée dans son propre monde, elle est très attachante et voit les choses à sa manière, ce qui la rend assez unique. Je l'avais adoré dès sa présentation.

source image

Coup de projo sur... [74] L'Enfant Merehdian de Magali Villeneuve





Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Voici le premier tome d'une saga qu'il faut absolument lire. J'ai adoré l'univers, l'intrigue, les personnages ainsi que la plume de l'auteur. Bref, de la Fantasy comme on les aime, n'hésitez pas à vous lancer dans La Dernière Terre !

Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre. Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux m urs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres. Au fil de ces jours paisibles, s'il advenait un évènement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l'existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

Une espionne avertie en vaut deux d'Ally Carter (Gallagher Academy 5)

Quatrième de couverture

Cammie se souvient bien d’avoir quitté la Gallagher Academy pour protéger ses amies et sa famille du Cercle de Cavan, une organisation terroriste qui la traque depuis plus d’un an. Mais à son réveil, dans un couvent perdu au fin fond des Alpes, Cammie découvre que des mois se sont écoulés depuis. Elle n’a aucun souvenir de son été, ne comprend pas d’où lui viennent les bleus qui couvrent son corps ni la terre qui macule ses ongles. Cammie, ses amies et le mystérieux Zach sont confrontés au défi le plus difficile qu’ils ont eu à relever jusqu’à présent. Les indices que Cammie a semés derrière elle forment un puzzle qui les mène à l’autre bout du monde. La course contre la montre a commencé. Le Cercle est à leurs trousses, prêt à tout pour empêcher Cammie de se rappeler ce qu’elle a fait durant l’été.

Mon avis

Voici le 5e tome de Gallagher Academy. C’est une série que j’apprécie, même si c’est très girly et pas nécessairement dans mes habitudes de lecture, mais je ne sais pas, il y a un quelque chose qui fait que j’accroche bien. Je trouve cette série addictive où à chaque instant on a envie d’en savoir plus sur cette école particulière, sur ses occupants ou sur la famille de Cammie, comme par exemple ce qui a bien pu arriver son père, chose que l’on se demande depuis le premier tome et qui m’intrigue et me tient en haleine depuis cette mention.

Dans ce nouveau volume, nous découvrons une Cammie amnésique qui ignore ce qui a bien pu lui arriver ces trois derniers mois. A son retour à la Gallagher Academy, le comportement étrange de ses amies, la présence de Zach et le fait que sa mère lui ai interdit de se souvenir de ce qui a bien pu lui arriver font que Cammie, par pure esprit de contradiction, va vouloir à tout prix comprendre ce qui lui est arrivé et mener l’enquête. Elle est loin de se douter dans quelle affaire elle se lance car les dangers sont partout… Mais surtout… est-elle prête à découvrir la vérité ?

C’est une intrigue très prenante qui m’a tenu en haleine tout du long. Je n’avais pas envie de lâcher mon livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Raison pour laquelle je l’ai lu dans la soirée et un petit bout de la nuit (lu en 3h30 en gros) tant c’était prenant et intéressant. Je pense que c’est déjà un bon indice pour montrer à quel point ce nouveau tome est très bon et qu’il ne faut pas hésiter à se lancer dans la lecture de cette série.

Le fait que Cammie soit amnésique apporte un nouvel intérêt à la série car nous allons vraiment tout découvrir en même temps qu’elle, plus que d’habitude. Pour rappel, l’histoire est écrite à la première personne, de son point de vue. Ainsi, nous tentons de remonter le fil de ses souvenirs pour tenter de savoir ce qui s’est passé. J’avoue, je ne m’attendais pas nécessairement à tout ça. Il y a des éléments qui nous interpellent mais on ne sait pas toujours à quoi cela va servir, mais notez bien tous les détails car eux seuls vous conduirons à la vérité. Je me doutais qu’il y allait y avoir un retournement de situation sur la fin pour bouleverser un peu tous les plans, j’ai adoré cet aspect-là.

Les personnages sont toujours aussi intéressants et attachants. On en apprend beaucoup sur eux avec des révélations en tout genre, des masques qui tombent, etc. Comme Cammie on se demande bien pourquoi ses amies agissent ainsi et que fait Zach dans l’enceinte de l’Academy. Plein de questions auxquelles Cammie va devoir trouver des réponses.

En bref, un 5e tome tout aussi prenant que les précédents. J’ai adoré l’intrigue et j’ai bien apprécié le fait qu’on en apprenne plus sur l’univers, les personnages avec des révélations en tout genre. Une série addictive qui me plaît beaucoup et que je vous conseille si vous êtes amatrice de livre un peu girly et léger avec son côté sérieux et ses missions d’’espionnage. Je suis très curieuse de voir ce que le 6e tome donnera !

Le sort en est jeté de Dermot Bolger

Quatrième de couverture

Joey est un jeune homme qui la vie a rendu fragile et influençable. Dans son nouveau lycée, il rencontre Shane qui, dès le début, a une emprise malsaine sur lui : trop de morts mystérieuses, des mensonges, une âme en perdition...
Joey saura-t-il s'en détacher avant de sombrer à son tour dans le jeu du diable ?

Mon avis

Voici un roman qui m’avait beaucoup intrigué et je m’étais faite une certaine idée du livre. Au final, la version proposée par Dermot Bolger est assez différente mais n’en reste pas moins intéressante. J’ai bien aimé la manière dont il a traité le sujet et surtout la manière dont il l’a construite. C’est surtout dans la structure que je m’attendais à quelque chose d’autre.

En effet, on est dans un va et vient dans le temps, à l’aide de flash back pour comprendre ce qui a bien pu arriver à divers personnages. Nous en suivons ainsi 4 : Thomas, Joey, Shane et Aisling, à travers différentes années qui vont nous aider à comprendre comment on en est arrivé là, comment certains personnages ont évolué et en quoi est-ce un jeu du diable. J’ai trouvé ce procédé intéressant même si du coup il nous permet de découvrir « rapidement » ce que l’auteur essaye de nous montrer. Néanmoins cela reste intéressant à suivre, même si on se doute fortement de la tournure des événements, et la fin reste incertaine. L’épilogue est bien trouvé et conclut très bien cette histoire.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Les pages défilent sans qu’on ne s’en rende compte et c’est ainsi qu’il a été lu dans la journée. L’intrigue est prenante, on a envie de découvrir ce qui a pu arriver à certains personnages mais aussi de voir ce que Joey va faire. Va-t-il se laisser entraîner sur la mauvaise pente ? Va-t-il savoir s’arrêter à temps ? A chaque instant on se demande si Joey va sombrer à son tour, s’il prendra une mauvaise décision qui pourrait totalement changer sa vie. Il est vrai qu’à un certain moment, plus ou moins rapidement, on sait où l’auteur veut en venir. Les éléments sont là pour le comprendre aisément mais on ne sait pas nécessairement quelle en sera la fin. On a tout de même un certain suspense qui nous tient en haleine. J’avais envie d’en savoir plus et de découvrir ce qui allait se passer.

Les personnages sont intéressants et attachants, que ce soit Joey ou Aisling. On voit que cette dernière tente d’éloigner Joey de Shane car il a une mauvaise influence sur lui et qu’il peut être dangereux. Mais Joey ne l’entend pas de cette oreille et pense que Shane est vraiment son ami. Joey est un adolescent perdu, qui se referme sur lui même et voudrait disparaître, ne pas se faire remarquer pour assurer sa tranquillité, mais c’est sans compter l’intervention de Shane qui va totalement bouleverser ses plans et l’amener sur des terrains dangereux… La relation entre ces trois personnages est intéressante et à travers les flash back, on comprend mieux pourquoi Aisling en veut autant à Shane.

En bref, Le sort en est jeté est un roman jeunesse intéressant qui m’a bien plu. J’ai passé un bon moment en le lisant, l’intrigue est bonne et bien menée, même si plus ou moins rapidement on sait vers quoi l’auteur nous amène. Les personnages sont attachants et l’on voit bien le changement et l’évolution chez certains. Quant à la fin, elle est bien trouvée et clôt parfaitement ce récit. Une histoire à découvrir.

Dans les yeux du tueur de Maggie Shayne (Les Enquêtes de Brown & De Luca 1)

Quatrième de couverture

Quarante-huit heures après la greffe de cornée dont elle a bénéficié, Rachel de Luca prend conscience qu’elle vit à la fois un miracle, et un cauchemar. Un miracle parce qu’elle a recouvré la vue alors qu’elle était aveugle depuis l’âge de 12 ans. Un cauchemar parce que, aussitôt après l’opération, elle a de terrifiantes visions mettant en scène des crimes atroces, des visions d’autant plus angoissantes que les crimes qu’elle voit ont bel et bien eu lieu dans la réalité, et qu’ils sont l’œuvre d’un serial killer.
Comprendre ce qui lui arrive, échapper à la menace sombre et diffuse qui se resserre un peu plus chaque jour autour d’elle… Face à l’urgence, face au danger, la seule personne à laquelle elle puisse s’adresser est l’inspecteur Mason Brown. Un homme secret, mystérieux, mais le seul, elle le sent, à pouvoir l’aider face au prédateur qui a pris possession de son esprit.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite et que l’on comprend où l’auteur veut en venir. On voit également les problèmes qui vont entourer la relation entre Mason et Rachel, on se demande bien comment une romance peut s’instaurer dans ces conditions (pas de spoiler, on se doute fortement qu’il va se passer un truc).

J’ai trouvé l’intrigue bien faite et bien menée. Je l’avoue, je ne m’attendais pas à savoir autant de choses sur ce fameux serial killer et j’ai trouvé la manière de faire de l’auteur plutôt ingénieuse. Tout comme Karen Rose, on sait déjà qui est le tueur, ce qu’il a fait et on sait aussi pourquoi Rachel a ses visions, ce qu’elle, elle ignore. L’intérêt est donc de voir comment les personnages s’en rendent compte et acceptent ou non cet état de fait. Le livre mélange le thriller avec une petite touche de fantastique, en un sens. J’ai déjà lu des nouvelles avec ce principe là, et je trouve le concept intéressant, d’autant que Maggie Shayne dans son livre y met des explications plus ou moins scientifiques. Elle avance des théories pour que ce soit crédible. Reste à voir ce qu’il en est dans la réalité, ça serait une chose intéressante à savoir.

C’est une histoire haletante, avec son lot de suspense car on ne sait évidemment pas tout, sinon il n’y aurait aucun intérêt à l’histoire. Mais il est vrai que dès le départ on sait beaucoup de choses et tout le livre repose sur le fait que les personnages ignorent tout et cachent chacun des choses, ce qui évidemment va compliquer l’enquête mais aussi la relation entre les personnages à cause de tout ces non dits.

Les personnages sont intéressants et attachants à leur manière. Que ce soit Rachel ou Mason, ils ont beaucoup de choses à cacher, ils ont leur côté sombre et leur caractère et ça, j’ai bien aimé, ça les rend plus humains et crédibles.

Rachel n’a pas la langue dans sa poche ce qui fait que sa relation avec Mason est assez compliquée, en dehors du fait qu’elle ait hérité de la cornée du frère de ce dernier. Le fait d’être aveugle lui permet d’avoir certaines « facultés » car elle utilise davantage ses autres sens ce qui impressionne toujours les gens qui l’entourent. Mais suite à sa greffe de cornée, des visions effrayantes lui permettent de voir des futures victimes d’un serial killer, mais comment l’expliquer sans paraître folle ? C’est là toute la difficulté de la chose.

Quant à Mason, on voit qu’il agit ainsi par amour, pour protéger les siens même s’il sait qu’il pourrait avoir des ennuis et qu’en tant que flic, c’est très problématique. Mais il va au bout des choses, il sait ce qu’il doit faire pour tenter de réparer les choses, même si, comme on va le voir, certaines décisions ne sont pas nécessairement les bonnes.

En bref, un premier tome intéressant qui met en scène des personnages intéressants. L’intrigue est bonne et bien menée, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et je suis très curieuse de lire la suite.

In My Mailbox (164)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



Je m'appelle LIVRE et je vais vous raconter mon histoire de John Agard

Quatrième de couverture

Des tablettes sumériennes à l'arrivée de l'e-book, Livre présente avec beaucoup d'humour son autobiographie. Et sa vie se lit comme un roman ! Les 20 petits chapitres se savourent comme des friandises : Livre nous apprend qu'il a eu sa période rock and roll pendant des siècles, que grâce aux Romains il a eu un dos en bois, que les moines l'ont enluminé au Moyen Âge, qu'il a un faible pour la lettre "P" -celle qui "évoque tant de bons moments de sa vie" : papyrus, parchemin, papier, presse d'imprimerie, poche, publication... et aussi qu'il a une capacité de résistance et un vrai sens de la famille avec son frère, e-book !

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié. Il s’agit d’un ouvrage original et intéressant pour tous les amoureux des livres qui voudraient en apprendre un peu plus sur ses origines.

Le Livre prend la parole et raconte son histoire telle une autobiographie, cela m’a fait penser à Le journal intime d’un arbre de Didier Van Cauwelaert dans le choix de la narration. Sinon d’un côté plus pratique, cela m’a fait penser tout simplement à mes cours sur l’histoire du livre (Master métier du livre oblige) donc cet ouvrage est un petit condensé de ce que j’ai pu apprendre en cours.

L’écriture de l’auteur est agréable et fluide de sorte qu’on le lit facilement et rapidement. Court et concis il reprend les grandes lignes de l’évolution du livre à travers les siècles. C’est vraiment bien fait et intéressant, pour qui le sujet passionne ou concerne évidemment. On part ainsi avant l’origine même du livre, c'est-à-dire de la tradition orale jusqu’au livre numérique, les ebook et voir que le livre papier a de beaux jours devant lui car au cours des siècles il a subi plusieurs transformations mais est toujours présent dans la vie quotidienne. Le livre contient également des illustrations ainsi que des citations pour illustrer un propos, venant de tous siècles.

Une petite mention pour le livre objet qui est vraiment magnifique. Dans un format moyen et relié, c’est un ouvrage de qualité avec une jaquette rabattable. Le livre intérieur est tout blanc, ce qui contraste avec la couverture qui est noire et blanche.

En bref, un ouvrage intéressant, bien écrit qui retrace l’évolution du livre. La question du numérique est abordée puisque c’est au cœur de nos préoccupations actuelles et cela montre qu’une certaine cohabitation est possible. A voir ce que l’avenir réservera à ces deux formats pour le livre.

Le souffle des pierres de Erik L'Homme (Terre-Dragon 1)


Quatrième de couverture

Sur un territoire déchiré par les vents vivent d’étranges tribus soumises au règne d’un invisible roi-dragon. Le jour où Ægir, l’enfant à la peau d’ours, échappe aux guerriers qui le gardent en cage, le destin du royaume bascule. Traqué sans relâche, Ægir croise la route de Sheylis, une apprentie sorcière chassée de son village. Un sortilège puissant va bientôt unir les deux adolescents contre leur volonté…



Mon avis

Voici une nouvelle lecture commune avec Secret Forbidden World, rien d’étonnant avec ça, c’est un livre d’Erik L’Homme, depuis que je l’ai découvert (lu, car je connaissais déjà depuis un moment avant de le lire la première fois), je fais des LC avec elle sur cet auteur autant que possible.

Nous voilà donc lancée dans ce nouveau roman, le premier volume de Terre Dragon qui je dois dire m’a bien plu, même si j’ai eu un sentiment de trop peu, sentiment partagé avec Secret Forbidden World d’ailleurs. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite.

L’avantage avec Erik L’Homme c’est que l’on rentre assez rapidement dans les histoires, pas de perte de temps, on file droit, on va droit au but et ça, c’est appréciable. C’est toujours aussi bien écrit et en même temps, on reconnaît la patte de l’auteur, il y a des signes qui ne trompe pas. Une fois encore, nous retrouvons des runes/graphèmes, le barde, le maître sorcier, les mots en Qa (merci Secret Forbidden World pour le listing durant notre conversation). Mais ce n’est pas gênant que l’on retrouve ces éléments parce qu’il arrive toujours à en faire autre chose et à nous proposer des univers intéressants. Celui de Terre Dragon l’est, j’ai beaucoup aimé le principe des Dakan, je vous laisse découvrir ce qu’il en est. Nous découvrons différents peuples, avec des pratiques bien particulières, certains qui veulent évidemment prendre le dessus sur les autres, etc.

L’intrigue est bonne et bien menée. La narration étant à la 3e personne, nous suivons différents groupes de personnages qui a un moment donné vont se regroupés. Les chapitres sont courts ce qui donnent un certain rythme à l’histoire, nous passons donc rapidement d’un groupe à l’autre et voyons la situation évoluer. Principalement nous avons Ægir et Sheylis qui vont être au centre de toute cette histoire, les deux sont séparés mais leur route finira par se croiser pour accomplir un même dessein. C’est assez classique dans la Fantasy mais ça marche et c’est tout ce qui compte.

Le seul bémol du livre est qu’il soit si court, c’est essentiellement un « roman intro » qui nous présente l’univers, les personnages et une certaine situation. C’est dommage que l’on n’ait pas davantage à se mettre sous la dent parce que ça promet de grande chose et je n’en ai pas eu assez. Et encore, j’ai pris mon temps pour le lire. Quand on arrive à la fin, il y a un sentiment de trop peu, ça ne m’était encore jamais arrivé avec Erik L’Homme, bien que le premier volume d’A comme Association soit aussi court mais il me semblait plus complet. Après, cela reste très intéressant et prenant et n’enlève en rien le talent de l’auteur.

Nous découvrons d’autres types de personnages, comme une apprentie sorcière avec Sheylis, un maître sorcier qui va évidemment l’aider (mais aussi Ægir), et un barde pour détendre l’atmosphère et parce que dans la Fantasy, on a toujours besoin du compagnon un peu drôle, pas forcément doué en son domaine, etc. des archétypes mais qui sont ici plutôt intéressants et attachants.

En bref, un premier tome intéressant bien que trop court à mon goût parce qu’il y a un sentiment de trop peu. Il s’agit plus d’un roman intro que d’un roman pour moi parce qu’on nous présente davantage un univers, une situation et des personnages sans trop approfondir tout cela. Mais ça n’en reste pas moins plaisant et agréable à lire et c’est aussi prenant, reste à voir ce que donnera la suite que je lirai évidemment avec grand plaisir !