Rechercher dans ce blog

31/10/2011

L'an prochain à Tbilissi de Sana Krasikov

Quatrième de couverture

De temps à autre apparaît un jeune écrivain d’une maturité exceptionnelle, dont les personnages incarnent une expérience peu commune. Sana Krasikov est de ceux-là. Avec L’an prochain à Tbilissi, elle s’impose d’emblée comme une voix majeure, influencée par les traditions littéraires juive, russe et américaine.
Dans ses nouvelles au ton doux-amer, cette jeune Américaine d’origine ukrainienne décrit les réussites et les défaites d’immigrées d’Europe de l’Est, venus aux Etats-Unis en quête d’une vie meilleure. Avec une sensibilité incisive mais pleine de compassion, elle restitue le détail de ces vies, souvent des vies de femmes, faites de petites ou de grandes tragédies, où l’espoir ne cède jamais à la désillusion. Une œuvre remarquable d’une humanité étonnante.

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ce livre, même si j'ai été assez déçue, à moins que j'attendais peut-être un peu trop de ce recueil. Il est composé de 8 nouvelles, dont le premier lien est la ville de Tbilissi en Géorgie, dont la plupart des personnages proviennent de là-bas, ou ont un lien avec. Toutes ces histoires parlent de femmes qui ont tenté de refaire leur vie aux Etats-Unis afin d’avoir une vie meilleure. Je vais résumer brièvement ce qui se passe dans chaque nouvelle avant d’en donner mon avis dessus de manière plus précise.

Dame de Compagnie raconte l'histoire d'Ilona Siegal, une femme d'origine russe qui a tout quitté pour aller vivre aux Etats-Unis et qui a fini par s'installer chez un vieil homme de 70 ans puisqu'elle n'avait nulle part où aller et on voit ici brièvement son quotidien.

Maia de Yonkers : raconte l’histoire de Maia qui est une comptable vivant à New York, qui vit chez une grand-mère dont elle s’occupe parfois. On rencontre ainsi cette femme qui va finir par aller chercher son fils Gogi à l’aéroport pour passer un peu de temps avec lui, malgré la distance afin d’avoir un bon travail pour subvenir à ses besoins.

L'Alternative raconte l’histoire d’Alina et Victor, rencontré lors d’un mariage à travers un intermédiaire. Ce dernier appelle Alina, afin de la voir et de lui parler de sa mère qu’il connut jadis et afin de mieux connaitre cette jeune femme.

Asal raconte l’histoire de Goulia, jeune femme mariée à Rachid, qui doit subir la polygamie de son mari (il a une autre femme à qui il a fait des enfants) et qui n’apprécie pas toujours cette situation et qui tente d’affronter cette réalité comme elle le peut.

Cher et tendre raconte l’histoire d’Ania et Ryan, jeune couple marié qui vit des instants difficiles. Elle reste avec lui malgré tout, parce qu’elle a besoin de lui pour la création de sa carte verte (carte permettant de vivre aux USA légalement). Mais on voit bien que le couple n’a rien d’idyllique.

Dette raconte l’histoire de Dania et Lev, un couple qui vit sur les routes du commerce mais qui ont l’espoir d’ouvrir un restaurant afin de se poser et pour cela, ils vont rendre visite à des amis. Dans cette nouvelle, on voit la différence entre deux modes de vie, deux classes sociales.

Les rapatriés raconte l’histoire de Lera et Gricha, un couple qui en apparence fonctionne bien, jusqu’au jour où Lera découvre la vérité sur son mari et la situation de son couple, là, rien ne va plus.

Il n'y aura pas de quatrième Rome raconte l’histoire de Regina (narration à la 1ere personne), qui vit chez sa tante Larissa et qui va découvrir la vraie vie de manière rude, entre ses déboires amoureuses et les problèmes avec certains amis vis-à-vis de leur situation, elle va voir que la vie est loin d’être rose.

La quatrième de couverture parle davantage de l'écriture de l'auteur, de sa manière de raconter les histoires plutôt que le contenu et en effet, c'est ce que je retiendrais le plus dans ce recueil. L'écriture de l'auteur est très fluide, agréable à lire. Ces histoires se lisent avec une facilité et les pages défilent sans qu'on ne s'en rende compte. C'est franchement très sympathique, il n'y a pas de soucis à ce niveau là, on est entraîné dans diverses histoires, divers problèmes chez ses femmes qui essayent pour la plupart de reconstruire leur vie ailleurs, mais qui avaient pour la plupart, fini par déchanter en se rendant compte des conditions dans lesquelles elles vivaient.

Seulement, à la lecture de ce recueil, je dois avouer que j'ai été désappointée, et déçue d'une certaine manière parce que je m’attendais à un traitement du sujet d’une autre manière et ce qu’en a fait ici l’auteur m’a surprise, mais pas dans le bon sens. Le sujet des nouvelles est intéressant, et même si ce n’est pas mon genre de lecture d’habitude, j’étais assez intéressée par la lecture de ce recueil, sauf que bien souvent, je trouve que les histoires font inachevées et creuses. On nous raconte des faits, parfois évoquant des anecdotes pas forcément nécessaire pour la compréhension de l'histoire, si bien que l'on finit par perdre le fil et ne plus savoir vraiment de quoi parle la nouvelle, et finalement, on ne voit pas vraiment où l'auteur veut en venir et ce qu'elle veut nous faire comprendre. Bien souvent on nous parle de personnes dont on en sait rien et on n'a pas d'explications sur qui ils sont, les liens familiaux ou autre, et quand on a plein de noms qui nous tombent dessus et bien on décroche car on ne sait plus où on en est. Les nouvelles étaient telles que je ne me suis pas vraiment attachés aux personnages, et pourtant avec un tel sujet, on pourrait s’attendre à de la compassion, etc. mais je n’ai pas vraiment adhéré et je lisais ces histoires avec trop de détachement, sans que je ne puisse m’attacher à elles d’une quelconque manière ; ce qui est un peu dommage.

Je trouve que l'auteur nous perd et ne se consacre pas entièrement au sujet (à savoir les immigrations de ces femmes, les problèmes et réussites - qui sont très rares tout de même), ce qui est assez problématique et l'intérêt de cette lecture se perd. On nous dit des choses, mais ce qui me reste en tête est : " oui, et alors ? Ça nous amène à quoi ? " Pas à grand chose finalement alors que le sujet aurait pu être bien, mais je trouve que ça n'est pas bien traité ou ce livre n'était peut-être pas fait pour moi, mais il manque quelque chose pour que ce soit bien plus intéressant et accrocheur.

En bref, j’ai été assez déçue par ce recueil qui manque de profondeurs au niveau du traitement du sujet (thème du recueil). C’était par moment confus et agrémenté d’éléments superflus qui nous fait perdre le lien de l’histoire dans la lecture. En revanche, c’était agréable à lire et rapide donc on passe les pages rapidement, mais ce livre n’était pas fait pour moi.

30/10/2011

In My Mailbox (5)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Voilà ce que j'ai reçu cette semaine




L'appel de Cate Tiernan

J’étais seule et menacée. Je ne le suis plus. Grâce à lui. Hunter.
*
Mais je fais des rêves troublants. Quelqu’un m’appelle. Quelqu’un qui connaîtra une mort atroce si je ne l’aide pas.
*
Une chose est sûre : je ne sortirai pas indemne de cette mission.
*
J’ai appris qui je suis vraiment.
L’héritière des ténèbres.




Vague de chaleur de Rachel Caine

Accusée de meurtre, Joanne Baldwin fut chassée à travers le pays, et tuée, par une équipe chargée de traquer les gardiens rebelles. Cinq jours plus tard, Joanne eut droit à de charmantes funérailles et fut blanchie de toute accusation à titre posthume. Sa vie humaine était terminée, mais sa nouvelle carrière ne faisait que commencer ! Réapparue sous la forme d’un djinn, elle doit désormais apprendre à gérer ses nouveaux pouvoirs. Et quand un danger qu’elle seule peut détecter infiltre l’atmosphère, Joanne doit trouver le moyen d’agir, ou les prévisions météo risquent d’être mortelles. Qui donc prétendait qu’être toute-puissante serait un jeu d’enfant ?




La légion des stryges de Fabien Clavel

" Pourquoi tu ne réponds pas, Bérénice ? Je t'ai tout dit de mon année passée, je me suis confiée à toi en sachant que si quelqu'un pouvait m'épauler, ce serait bien ma frangine. Et pourtant, on dirait que je me suis trompée. J'ai quand même envie de te raconter ce qui se passe dans ma vie. J'ai été prise en prépa littéraire à Gustave-Caillebotte. A part le fameux miroir que j'ai pu récupérer, j'ai rapporté très peu d'affaires dans ma petite chambre parisienne où je ne fais que bosser. En fait, j'essaie de ne pas trop réfléchir, parce qu'entre Nora qui a disparu, plusieurs SDF retrouvés exsangues juste à côté de chez moi et mes rêves étranges, il y a de quoi faire ! Tu vas dire que je suis parano, mais à force, je me demande si tout ça n'est pas lié. Du coup, je repense sans cesse à ce qui s'est passé avec les vampires l'an dernier, et j'ai l'impression que mes pouvoirs se réveillent ".


La très très mauvaise journée de Bobbie Faye de Toni McGee Causey

Entre sa nièce qu’elle élève et sa caravane qui prend l’eau, Bobbie Faye a bien assez d’ennuis. C’était sans compter son crétin de frère : des caïds viennent de le kidnapper et réclament en guise de rançon l’unique bien qu’elle ait hérité de sa maman, sa couronne de reine du Festival de la Contrebande.
Elle doit donc se montrer plus futée que le FBI, le milieu et un otage dont elle n’avait pas l’intention de s’embarrasser – mais qui s’avère furieusement sexy ! – pour secourir son frère, récupérer sa nièce et rentrer à temps pour le Festival.
Fort heureusement, Bobbie Faye sait se servir d’un revolver et se sortir de toutes sortes d’ennuis (de même que s’en attirer).
Si seulement cet agaçant inspecteur de police, un ex-boyfriend rancunier, voulait bien s’écarter de son chemin.


La glace et le feu de Clinton McKinzie

Antonio Burns, un flic passionné de montagne, a été muté dans le Wyoming pour avoir abattu trois dealers dont il avait infiltré le gang. Depuis, sa carrière suit une mauvaise pente.
Pour ne rien arranger, il se laisse séduire par la belle Cali jeune procureure et fille d’une star hollywoodienne, dont il doit assurer la protection. Cette dernière, victule de harcèlement, reçoit des menaces anonymes.
Qui en veut à Cali ? Seule certitude, Antonio Burns va devoir affronter son adversaire sur les pics enneigés des Rocheuses cernés de vallées en proie aux incendies. ? et là, le moindre faux-pas peut vous précipiter vers l’abîme…



L'ombre du chevalier de James Clemens

Loin au sud de Myrillia, un dangereux artefact fait surface : un crâne déformé. C'est celui d'un dieu et l'oeuvre de la Cabale, une faction déterminée à détruire les Neuf Contrées. Mais la Cabale n'est pas le seul danger. A la Citadelle, Tylar et les Chevaliers d'ombre tombent dans un traquenard. La menace est terrible : un ordre de chevaliers daemoniques dont la Grâce a été pervertie se dresse contre la Citadelle. Pour sauver les Neuf Contrées, Tylar doit pénétrer dans l'hinterland, un territoire désolé qui s'étend au-delà des Contrées bénies, hanté par les dieux errants et gangrené par les Grâces Sombres... et dont aucun Chevalier d'ombre n'est jamais revenu.



18 Lunes de Kami Garcia & Margaret Stohl

Je pensais que rien ne me surprendrait. Jamais.
Que Lena et mois avions connu le pire, survécu à l’impossible. Mais ces derniers temps, notre bonne vieille bourgade de Gatlin est en proie à une série de fléaux dignes de l’Apocalypse.
Il y a aussi ces cauchemars et ces visions étranges qui ne cessent de me hanter. Et toutes ces choses que j’oublie, ces moments où je ne me reconnais plus moi-même.
La malédiction de la lune, les Enchanteurs des Ténèbres, la Garde Suprême : quelle est ma place, à moi, dans tout cela ?
Aimer envers et contre tout. Même son propre destin ?


L'an prochain à Tbilissi de Sana Krasikov

De temps à autre apparaît un jeune écrivain d’une maturité exceptionnelle, dont les personnages incarnent une expérience peu commune. Sana Krasikov est de ceux-là. Avec L’an prochain à Tbilissi, elle s’impose d’emblée comme une voix majeure, influencée par les traditions littéraires juive, russe et américaine.
Dans ses nouvelles au ton doux-amer, cette jeune Américaine d’origine ukrainienne décrit les réussites et les défaites d’immigrées d’Europe de l’Est, venus aux Etats-Unis en quête d’une vie meilleure. Avec une sensibilité incisive mais pleine de compassion, elle restitue le détail de ces vies, souvent des vies de femmes, faites de petites ou de grandes tragédies, où l’espoir ne cède jamais à la désillusion. Une œuvre remarquable d’une humanité étonnante.



Mémoires d'immortels de Christelle Verhoest

Janvier 1914, Palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg.
Lilia Andreïevna Oliakov, 15 ans, fait la connaissance de Julius Rassenko, un garçon aux yeux saphir brûlants... surnaturels. Il l'intrigue et il l'inquiète. Puis il disparaît de sa vie durant deux ans, jusqu'à ce que la jeune fille tombe à nouveau sur lui. Il est en compagnie de son frère, qui semble encore plus effrayant.
La Révolution gronde et à plusieurs reprises, Lilia se retrouve face à une panthère au pelage doré et aux yeux saphir, un animal qui n'a rien à faire là. Séparée des siens, réfugiée en France, Lilia retrouve Julius. Il n'a pas changé.
Dès lors, la jeune fille va entrer dans un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence, celui de Julius, qui n'est pas humain, et qui souhaite faire d'elle sa compagne. Sauf que cet acte s'oppose aux règles ancestrales que Levdia, le frère de Julius, est déterminé à faire respecter. Quitte à manipuler... à tuer
Lilia ne se détourne pas de son objectif : protéger la famille qu'elle s'est créée. Quel rôle Julius a-t-il à jouer ? Et Levdia ? Entre la France et New York, parviendra-t-il à éliminer Lilia et ses descendants ?



Masky de Viviane Etrivert

An de grâce 1599. Renaissance tardive.
Au carrefour des influences slaves et germaniques, alors que les guerres de Religion persistent à déchirer l'Europe, la Moravie conserve ses traditions d'un autre âge et sa mémoire païenne, dans une paix fragile.
Mais là où les femmes se rassemblent pour se transmettre le vieux savoir, au travers de gestes immuables, certains hommes ont beau jeu de parler de sorcellerie et de brandir un terrible ouvrage : le Malleus maleficarum.
Noël approche. À Ostrov, on se marie. Dans les rues de Velky, les barbora distribuent des cadeaux et la troupe des loups-garous, bruyante et paillarde, fait charivari.
Neige et tempête. Dans les bois, près du Rocher de l'Ourse, rôde un inquiétant loup gris à trois pattes. Et un moine étrange va et vient, demandant aux passants pétrifiés si son hurepiau lui sied bien.
La fête peut-elle se poursuivre, quand des crimes se commettent dans l'ombre ? Et que faire, quand la Justice tombe soudain entre les mains d'un sinistre individu ?
D'abord, répondre à la question que tous se posent : qui a tué le juge Michna ?


Et vous, qu'avez-vous reçu ?

28/10/2011

Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (Une enquête du Département V 1)

Quatrième de couverture

Pourquoi Merete Lyyngvaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encre. Mais, fautes d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el-Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne. Pour eux, pas de cold case

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Albin Michel pour m’avoir permis de lire ce livre, qui mérite amplement son prix du meilleur polar scandinave, parce que franchement, l’idée est très bonne et tout a fait géniale et fascinante.

Le prologue nous met directement dans la situation, Merete est séquestrée et désespérée dans sa cage puis, tout s’évanouit pour nous laisser faire la rencontre de Carl Mørck, un flic qui se remet lentement d’une attaque dans laquelle une balle a failli le tuer, tandis que l’un de ses collèges est décédé et l’autre dans un état critique. Mais Carl Mørck ne se laisse pas abattre et reprend du service, mais ses chefs sont prêts à le mettre dehors, jusqu’à ce qu’une politicienne décide d’instaurer un service spécial dans lequel d’anciennes affaires non résolues seront ouvertes de nouveau pour tenter de retrouver les victimes et les coupables. C’est ainsi que va être créé le Département V et dans lequel Carl Mørck va être nommé à sa tête, même si ça ressemble à une mise au placard déguisé, Carl Mørck accepte et attend tranquillement jusqu’à ce que Hafez el-Assad, son nouvel assistant, commence à regarder les dossiers d’un peu trop près et que les chefs de Carl Mørck lui demande quelle enquête va être ré-ouverte. Ainsi, la disparition de Merete Lyyngvaard va devenir la priorité numéro 1 de ce nouveau département. Carl Mørck et Hafez el-Assad vont donc se lancer à sa recherche et tenter de boucler l’affaire qui eut lieu 5 ans plus tôt, 5 ans pendant laquelle Merete Lyyngvaard, tente de survivre.

La quatrième de couverture m’avait alléchée et je dois avouer qu’après l’avoir terminé, je ne regrette absolument pas de l’avoir lu parce que ce livre est tout simplement génial. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce livre (du moins autant que possible en lisant des thrillers, ce n’est jamais gai ce genre de livres quand même). Comme dans tout thriller qui se respecte, l’intrigue semble simple et on pourrait penser trouver rapidement la solution, pourtant au fur et à mesure on voit à quel point l’enquête est difficile, surtout lorsqu’on ne possède pas tous les éléments. Bien que l’enquête mette du temps à se lancer, (Carl Mørck n’étant pas des plus consentants pour prendre en main ce nouveau département, qu’il considère quelque part comme une mise au placard il se laisse aller et attend), le nouvel assistant de Carl Mørck, Hafez el-Assad dit Assad, va relancer l’intrigue et nous entraîner dans une enquête incroyable et dure.

Les éléments se mettent petit à petit en place et je dois avouer que pendant ma lecture, j’essayais de trouver qui avait séquestré Merete et pourquoi. Tout comme Carl, je tentais de savoir en suivant les indices et je dois avouer que la plupart du temps, je me trompais, je n’étais pas sûre de moi. Et c’est une véritable prise de tête de chercher de cette manière. Finalement, j’avais en partie trouvé, mais pas entièrement, donc l’auteur a su me surprendre et créer une vraie tension et suspense dans ce premier tome. Il se passe tellement de choses qu’on ne peut pas s’ennuyer, ça ne cesse jamais, car on a souvent des éléments nouveaux à mesure que l’enquête évolue, mais on a également des petits moments de pause pour relâcher la pression (comme lorsqu’on voit la vie de famille de Carl Mørck, qui est des plus compliqués là aussi, ou bien les passages avec son collège hospitalisé), mais ça ne ralentit par le texte, bien au contraire, ça nous permet d’en apprendre plus sur le personnage de Carl Mørck.

L’écriture de l’auteur est agréable et fluide, on suit avec aisance l’enquête, d’un côté et la séquestration de Merete de l’autre. En effet, on suit deux points de vue et temps en parallèle. L’enquête se passe en 2007 avec Carl Mørck qui va donc reprendre l’affaire, mais au début du livre, nous découvrons Merete quelque temps avant son enlèvement en 2002, puis au fur et à mesure de notre lecture, les années passent jusqu’à ce qu’on se retrouve également en 2007 et qu’on puisse rapprocher de plus en plus, le moment où l’enquête va se résoudre, d’une manière ou d’une autre (je vous laisse le soin de découvrir le dénouement). Le fait d’avoir cette double narration est très intéressante car ça nous permet de voir l’évolution de Merete, son combat pour survivre, mais aussi ses doutes et ses relâchements, quand elle pense qu’elle va mourir. Il est donc difficile de voir ça, mais en même temps, ça donne de l’intérêt parce qu’on voit qu’elle tient bon et on espère pour elle qu’elle tienne suffisamment le coup pour que Carl Mørck puisse la retrouver à temps (c’est ce qu’on espère du moins). Ainsi le suspense et la tension est d’autant plus forte puisque puisqu’on suit les deux plans, les deux temps, et l’auteur sait jouer avec son lecteur en coupant le rythme habituel (en général, un chapitre ou deux en 2007 avec Carl Mørck et un chapitre avec Merete Lyyngvaard) en nous laissant uniquement en compagnie de Carl Mørck, alors qu’on allait enfin savoir qui était derrière toute cette machination avec Merete Lyyngvard. Cela frustrant énormément, on ne peut qu’être avide de connaissance et lire d’autant plus vite le livre pour avoir enfin la solution qui s’offre à nous bien rapidement mais ce n’est pas pour cela que le livre est terminé, loin de là car d’autres embuches arrivent encore et toujours.

En ce qui concerne les personnages, je les trouve bien travaillés de sorte qu’on s’attache vraiment à eux. On a pitié pour Merete qui subit tout ça sans qu’on ne sache pourquoi et on espère vraiment que Carl Mørck soit en mesure de la retrouver pour la sauver de cet enfer. Carl Mørck est un bon flic, mais à qui il est arrivé de mauvaises choses, qui peuvent expliquer son relâchement au début. Mais à mesure, on voit une vraie évolution dans le personnage qui reprend du poil de la bête, comme on dit, et qui prouve à quel point c’est un bon flic, qui fait parfaitement son boulot jusqu’au bout, quoi qu’il arrive, (malgré les évènements qui ont envoyés son collègue à l’hôpital et l’autre au cimetière). C’est un personnage vraiment attachant et on prend plaisir à le suivre dans son enquête, on aimerait lui en dire plus, l’aider, mais bien évidemment, on ne peut rien faire. Son assistant Assad, est vraiment mystérieux, il est très utile à Carl Mørck et l’aide bien plus qu’on ne pourrait le penser. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui est aussi attachant, étant étranger, il est des choses qu’il ignore et Carl Mørck, prend le temps de lui expliquer parfois, et une certaine amitié se crée entre les deux hommes c’est un « couple » particulier mais qui fonctionne bien.

En bref, ce livre est une pure merveille, l’intrigue est très intéressante et bien menée. On ne s’ennuie pas du tout, l’action étant sans cesse présente et haletante. L’auteur sait créer le suspense pour nous dévoiler que tardivement la clé de cette histoire, et c’est ainsi que le titre du livre prend tout son sens. C’est un livre que je ne peux que conseiller à tous les amateurs de thriller qui recherche des sensations fortes et des atmosphères sombres, le tout mélangé à une enquête policière.

Lettres portugaises de Guilleragues

Quatrième de couverture

Mariane, une religieuse portugaise, adresse à l'officier français qui l'a abandonnée cinq lettres passionnées et lyriques : « Quoi ? Cette absence à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d'amour ? » Mais à sa souffrance et sa plainte, rien ne répond jamais que l'obstiné silence de son amant.
Lorsqu'en 1669 le libraire Barbin publie ces Lettres portugaises traduites en français, il les donne pour authentiques, et le succès qu'elles rencontrent tient beaucoup à l'émouvante sincérité de cette voix dont Stendhal, par exemple, ne doutera pas non plus qu'elle fût celle d'une vraie religieuse. Il se peut que l'on s'accorde désormais à considérer le plus souvent qu'elles furent écrites par le vicomte de Guilleragues, ce sont toujours les mêmes ravages de la passion que nous découvrons encore par la voix de Mariane dans ces pages où s'inaugure un genre qui multipliera les chefs-d'œuvre : le roman par lettres

Mon avis

En raison de mes cours de Lettres Modernes, j’ai dû lire ce livre puisque je vais l’étudier, étant donné que c’est un très petit livre, je l’ai lu rapidement pour m’en débarrasser, bien que je sais d’avance qu’il faudra certainement que je le relise plusieurs fois afin de mieux l’étudier. Néanmoins, une lecture s’imposait puisque la première et dernière fois que je l’ai lu, date de 6 ans, donc il est évident que j’ai oublié ce texte (vite lu, et vite oublié également).

Comme le montre la quatrième de couverture, on a ici une jeune religieuse portugaise : Mariane qui écrit ici 5 lettres, adressées à un homme, un officier français qu’elle a aimé passionnément, mais dont l’absence se fait sentir. L’histoire est relativement simple et le fait que ce soit un récit épistolaire (sous forme de lettres) rend l’histoire plus vivante car c’est comme si elles nous étaient adressées, comme si nous étions cet officier. On est pris à témoin d’une certaine manière (ou pris en faute) et on peut parfaitement ressentir ce qu’éprouve cette femme. Ce qui est étonnant, c’est de voir les sentiments de cette femme qui développés et intense dans ces lettres. Elle se met à nu pour lui, pour qu’il sache ce qu’il en est de son côté.

Elle se pose plein de questions, se demande s’il ressent la même chose et ne comprend pas toujours pourquoi il est parti et reste silencieux à ses lettres. Mais à mesure qu’on avance dans les lettres (du nombre de 5 je le rappelle), on voit ses sentiments changer et prendre davantage d’ampleur. Mariane est entière et ne fait pas de détour en ce qui concerne ses sentiments et son désarroi face à l’absence de cet homme qu’elle aime plus que tout. Mais cet amour est signe de souffrance et bien pire encore. Il est étrange de voir comment l’amour peut vite se transformer en haine. Bien qu’on n’ait pas les lettres (réponses) de cet officier, Mariane finit par en parler et avec ce qu’elle écrit ici, on se doute de ce qui a été dit. C’est une jeune femme désespérément amoureuse qui attend des réponses et qui finalement, lorsqu’elle en a, ça n’est pas forcément ce qu’elle attendait.

Une lecture brève et sympathique, qui personnellement m’est nécessaire vu que je vais l’étudier, mais je l’avais déjà lu en 1ere L lorsque j’avais étudié le genre épistolaire, ça fait en même temps des connaissances, donc ce n’est pas négligeable. Après ce n’est pas non plus un livre primordiale qu’il faut avoir lu sans quoi on a raté sa vie. Non, loin de là.

27/10/2011

Coup de projo sur...[1] : Les âmes brûlées d'Andrew Davidson




Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 



Ce livre n'est pas forcément des plus connus (en tout cas, j'y ai vu très peu de critiques) et je pense vraiment qu'il vaut la peine d'être lu (en plus maintenant il existe en poche, plus d'excuse !). C'est un livre vraiment magnifique, qui m'a touché, transporté et énormément intrigué. C'est un livre qui ne peut pas laisser indifférent, avec une écriture très agréable.


Que feriez-vous si vous vous réveilliez sur un lit d'hôpital, le corps brûlé et couvert de cicatrices ? Il ne vous resterait qu'à attendre la mort. A moins qu'un ange passe votre porte...
C'est le destin hors norme du héros des Âmes brûlées. L'accident terrible qui le met sur la voie mystique de sa rédemption. Et le début d'une aventure hallucinante, du Moyen Âge à nos jours, de l'enfer à l'amour. 


25/10/2011

Rattrapés par le passé d'Astrid Lafleur (Le choix d'une vie 2)

Quatrième de couverture

Drake est de retour et n'a qu'un seul but : récupérer celle qu'il a transformée...
Kay, Meven et leurs amis vont connaître les pires évènements de leur existence. Assassinat, Kidnapping... Leurs nerfs seront mis à rude épreuve.
Comment tout cela va-t-il se terminer ? Le bien aura-t-il le dessus ? Rien n'est moins sûr...


Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rebelle pour m’avoir permis de lire ce livre, même si je dois avouer que je suis un peu mitigée sur cette lecture puisqu’il y a plusieurs éléments qui m’ont dérangé et qui m’ont empêché de vraiment l’apprécier.

Le 1er tome nous laissait sur une grande révélation, un évènement de mauvais augure. Drake, le vampire qui a transformé Kay plus de 100 ans auparavant est de retour et il compte bien récupérer « sa promise » d’une manière ou d’une autre et tous les coups sont permis. Au début du livre, on a un rappel du précédent à travers les yeux de Kay et on redécouvre toute l’équipe.

L’écriture est toujours aussi sympa à lire, c’est fluide et on se laisse facilement emporter dans l’histoire. La narration est triple (1ere personne pour Kay et Meven et 3e personne pour Drake), donc je pensais que ça allait rythmer le livre de manière intéressante et apporter quelque chose de plus, d’autant qu’on a le point de vue de Drake, donc cela nous donne un avantage puisqu’on sait ce qu’il fait et ce qu’il envisage de faire. Finalement, il n’en est rien, et je trouve que ça alourdit le texte, surtout vis-à-vis de Kay et Meven. Ils sont tous les deux amis, dans le même clan et presque toujours ensemble. Je me doute de la raison pour laquelle l’auteur a donné la parole à Meven (j’ai d’ailleurs bien plus apprécié sa narration que celle de Kay, qui nous en apprend énormément sur lui) mais cela n’aide pas forcément beaucoup à l’intrigue principale qui est sur le retour de Drake, qui veut que Kay lui revienne.

En ce qui concerne l’intrigue, c’est assez simple, pas de grande surprise dans l’ensemble. On sait à quoi s’attendre en général, mais ça aurait pu être sympa surtout que l’univers créé par l’auteur est intéressant. Avec le retour de Drake, je m’attendais vraiment à de gros problèmes, d’énormes batailles en perspective et une rencontre explosive entre les deux, sauf que ça n’a pas été totalement le cas, loin de là ce qui explique mon avis mitigé sur ce livre.

Tout d’abord, je trouve qu’au niveau de l’action / intrigue, ce n’est pas toujours cohérent puisque dès le départ, on sait que Drake est revenu, mais sans plus, il n’a encore rien fait de spécial, et Kay veut l’attaquer. Donc je trouve que c’est aller vite en besogne et j’avoue ne pas comprendre sa décision, mais pourquoi pas ? Au moins, elle se débarrasse de lui et n’a plus à s’en soucier et peut reprendre sa mission : à savoir faire changer les « méchants vampires » pour qu’ils arrêtent de tuer les humains (comme dans le tome 1). Le seul souci, c’est que pendant tout le livre ou presque, elle en parle, tente de l’attaquer, mais finit par abandonner, et après on attend… et il ne se passe rien, ça parle beaucoup mais ça n’agit pas. Et quand il se passe quelque chose du côté de Drake, où là il faut riposter, attaquer, etc. eh bien on n’a rien, l’équipe reste enfermée à l’appartement, parle sans agir et attend que ça se passe, tout en se faisant épier par les sbires de Drake. Donc j’avoue ne pas comprendre leur attitude et c’est en cela que je trouve qu’il y a une incohérence. Leur comportement n’est pas logique à mes yeux, j’aurai tenté quelque chose après avoir été attaquée et je me serais débarrassée des sbires depuis longtemps aussi. Du coup, l’action qui était un peu plus présente sur le début, se relâche énormément vers le milieu et la deuxième moitié et je me suis un peu ennuyée, je dois l’avouer. Ça m’a paru long et je me suis demandée quand est-ce que ça allait un peu décoller.

Ensuite, par moment, tout se résout trop facilement, des alliances se créent sans problème, des solutions sont trouvées alors qu’à les entendre parler, ça avait l’air très compliqué et insurmontable, donc là encore, il y a un décalage. Ça semble trop simple et évident, donc pour moi, ça n’est pas forcément crédible. Un moment, on se retrouve dans une situation particulière et là, je pensais qu’on aurait un rebondissement, quelque chose et finalement, tout coule de source donc ça retire un peu de l’intérêt à l’histoire parce qu’on s’attend peut être un peu trop à tout ce qui va se passer. Il n’y a pas de vraie surprise, rien ne m’a étonné. La fin rattrape un peu le reste du texte, nous laissant sur un cliffhanger, du coup c’est frustrant ! On a la sensation d’être coupé en plein milieu du texte et donc c’est quelque peu énervant (tout ça pour nous faire lire le tome 3, les auteurs sont des sadiques, c’est connu).

Ensuite, en ce qui concerne la relation entre les personnages, je dois avouer que celle entre Kay et Nicola, m’a un peu lassée, je n’étais pas très attachée à leur couple, mais comme Kay, j’avais envie d’en découvrir plus sur Meven et Gaïa, qui finalement sont énormément mis de côté je trouve alors qu’on aurait pu voir davantage de choses sur eux, de sorte à s’attacher bien plus à eux. Les personnages sont en général intéressants, mais j’avoue que je ne me suis pas tellement attachée à eux ici et on fait la découverte de nouveaux personnages, mais là encore on ne les voit que très peu, et ils ne sont pas suffisamment « importants » pour qu’ils aient une réelle importance à nos yeux. Donc à ce niveau là aussi j’ai été un peu déçue. Quant à Drake, je m’attendais à voir plus de choses sur lui et vraiment à un « grand vampire » mais ça n’a pas été totalement le cas.

En bref, ce tome est un peu moins bien que le précédent, j’y ai vu pas mal de défauts qui m’ont empêché de vraiment savourer ce livre. C’était sympa à lire, bien qu’un peu long par moment à cause du manque d’action, remplacé par des dialogues un peu longs qui ne font pas avancer l’histoire. Cependant, j’ai bien envie de connaître la suite pour savoir ce qui va arriver à toute l’équipe de Kay parce que je suis quand même curieuse et que l’univers est pas mal, mais ça reste très simple et très idyllique en générale.

23/10/2011

In My Mailbox (4)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Voilà ce que j'ai reçu cette semaine



 Entre rêve et réalité d'Astrid Lafleur


Deux vies...
Deux êtres à part...
D'un côté, Kyara... humaine, brillante étudiante, bien entourée par sa famille et ses amis : Gwen et Marco, sa vie n'est que bonheur jusqu'au jour où d'étranges événements apparaîtront dans son quotidien et, autres des visions...
De l'autre, Kay... mi sorcière mi vampire, elle combat les êtres de son espèce qui agissent contre les mortels, accompagnée de Gaïa, sa meilleure amie sorcière et Meven, son "sauveteur" lors de sa transformation et intégralement vampire...
Entre rêve et réalité, comment deux natures aussi différentes réagiront-elles face au choix d'une vie ?


Rattrapés par le passé d'Astrid Lafleur

Drake est de retour et n'a qu'un seul but : récupérer celle qu'il a transformée...
Kay, Meven et leurs amis vont connaître les pires évènements de leur existence. Assassinat, Kidnapping... Leurs nerfs seront mis à rude épreuve.
Comment tout cela va-t-il se terminer ? Le bien aura-t-il le dessus ? Rien n'est moins sûr...





L'affaire Flamenco de Richard Joffo

Une jeune danseuse est tuée par balle en pleine nuit sur le pas de sa porte. Le petit copain a pris la fuite. L’affaire semble simple. Et pourtant. Le Lieutenant Mbaye va se trouver confronté à une affaire qui va bouleverser son existence. Un terrible secret qui met sa vie en danger. La sienne et celle de ses proches. Jusqu’au cœur de son Sénégal natal. Une affaire qui prend peut être ses racines en Chine, dans la province de Sichuan où un tremblement de terre a massacré des milliers d’enfants dans les écoles. Une affaire impliquant peut être les plus hautes personnalités de l’Etat. A moins que tout ne soit noué pendant l’arbre de Noël de l’Elysée. Aux prises avec des services secrets dont il ne soupçonne pas l’existence, le lieutenant Mbaye va devoir rentrer dans la clandestinité, comme tant d’africains sans papier. Et de se battre pour connaître la vérité… et sauver la vie de ceux qu’il aime.



Et vous, qu'avez-vous reçu ?

Sorti de l'ombre de Pierre Zylawski

Quatrième de couverture

En mars 1982, dans la nuit du musée du Louvre, une triplette de surveillance traque une ombre qui s'en prend à des livres mondialement connues. Ombre et lumière s'affrontent tous les soirs.
Au fil des nuits, le roman prend inévitablement la dimension d'un huis clos de plus en plus tendu, prenant, entièrement livré au suspense...
Fort heureusement, les deux hommes et la jeune femme qui constituent cette équipe vont réussir à allier détermination et compétence, tout en conservant un humour véritablement rafraîchissant.
Le dénouement, à ne jamais révéler à vos amis, en étonnera plus d'un.
Un roman qui vous emmène au Louvre, un roman gai mais émouvant aussi et, ce qui ne gâte rien, un roman sain que l'on peut, les yeux fermés, placer entre toutes les mains.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Pierregord de m’avoir permis de lire ce livre, qui nous plonge dans une intrigue au cœur de Louvre, comme on ne l’a jamais vu et comme peu de personnes peuvent le voir.

L’histoire est simple, on suit une équipe de surveillance de nuit, qui va constater des choses anormales avant de voir qu’une œuvre a été « saccagée ». L’équipe en informe leur supérieur et elle va finir par mener l’enquête pour découvrir qui est ce débile, renommé Leoula par nos trois « héros ». L’équipe est composée de Georges Cortina (qui donne le nom à l’équipe, vu qu’il en est le chef), le plus âgé, Théophile Voltaire et Emmanuelle Lemaire, étudiante aux Beaux-Arts qui effectue un stage au sein de l’équipe de surveillance de nuit. Cela a beaucoup étonné le directeur de surveillance, mais elle a été acceptée, tout comme son amie. Et pendant tout le livre, on va constater d’autres saccages, et suivre l’enquête de nos surveillants qui vont tout mettre en œuvre pour mettre la main sur ce Leoula.

Je ne savais pas forcément à quoi m’attendre en lisant ce livre, n’en ayant jamais entendu parler auparavant, donc ça a été une vraie découverte. Le résumé me paraissant alléchant, sans compter une intrigue au cœur du Louvre, je me suis dit, pourquoi pas et j’ai entamé ma lecture. Je dois avouer que je m’attendais à davantage d’action et « d’enquête », comme dans une « vraie affaire » policière (mais là peut être que je me base trop sur les thrillers, que je lis davantage), néanmoins, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre qui pourra en étonné plus d’un. Je dois avouer que pendant toute ma lecture, je me suis demandée pourquoi l’histoire se passait dans les années 80, pourquoi pas de nos jours ? (ça aurait pu se faire facilement). Mais j’ai eu la réponse à ma question, donc ma curiosité s’en est retrouvée satisfaite et je vous laisse aussi découvrir cela.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire dans l’ensemble, on suit avec plaisir nos trois compatriotes dans leur ronde de nuit. La seule chose qui m’a dérangé c’est les dialogues. Parfois, j’avais la sensation que les paroles étaient décalées par rapport aux personnages, que ça ne leur correspondait pas, un langage peut être un peu trop soutenu par moment. Ça sonnait un peu faux, peut être un peu trop grandiloquent. Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture.

Je dois reconnaître que le début est un peu long à démarrer, du moins pour un policier traditionnel où le « problème » est annoncé dès le début, avec une enquête qui fuse à tout instant. Or ici, ça tarde un peu plus à venir et même dans tout le texte, ça peut être assez lent. Même s’il se passe pas mal de choses, on n’est pas non plus contre une course contre la montre où l’action va à toute vitesse et où l’on recherche des indices, etc. ce n’est pas le cas et si vous recherchez ce type d’ouvrage, passez votre chemin car vous risqueriez d’être déçus.

Les premières scènes nous montrent notre triplette Cortina lors d’une soirée de surveillance, et les deux hommes du trio : Cortina et Voltaire font un exposé, un petit cours d’histoire de l’art à Emmanuelle Lemaire. Moi, ça ne m’a pas dérangé en soi, mais c’est vrai que pour le genre du livre, ça pourrait être un peu long, et ne pas intéresser certaines personnes. Du coup, on se demande quand va arriver l’action première, à savoir celui qui s’en prend aux œuvres du Louvre. Mais moi, j’ai bien apprécié (j’ai une licence en histoire de l’art, donc ça m’intéresse d’avoir des explications sur certaines œuvres, surtout vu la manière dont c’est raconté), mais ce qui m’a plu également c’est de pouvoir découvrir pour la première fois le Louvre comme peu de gens peuvent le voir : c'est-à-dire de nuit, sans aucun visiteur, seulement, un tête à tête avec les œuvres (nombreux de mes amis historiens de l’art, aimeraient également se faire enfermer dans le Louvre pour en profiter pleinement). Ainsi à travers ce livre, ça a été en quelque sorte possible, donc merci à l’auteur de cette opportunité.

Hormis cet aspect, je dois avouer que l’intrigue était vraiment pas mal et bien menée, bien que ça prenne un peu de temps et qu’on se demande sans cesse qu’elle est la solution. L’idée était bonne et j’avoue que pendant ma lecture, j’essayais de chercher qui pouvait être responsable de ce sacrilège. L’auteur sème quelques indices par-ci, par-là, à nous d’y prêter attention pour les comprendre et le utiliser à bon escient afin de découvrir ce qui se cache derrière cette ombre des plus intrigantes et énervantes pour notre équipe de nuit. Au bout d’un moment, je me suis doutée de quelque chose, mais je n’avais pas totalement trouvé la solution, donc j’ai été quand même surprise de découvrir le fin mot de cette affaire qui a retourné plusieurs personnes au sein de l’équipe de surveillance du Louvre.

Les personnages sont attachants et ne peuvent que nous laisser un souvenir marquant, surtout l’équipe Cortina qu’on suit tout le temps, notamment Georges Cortina et Théophile Voltaire qui sont deux hommes très étonnants. Comme Emmanuelle, on se demande s’ils ne débarquent pas d’une autre planète, tellement leur connaissance (surtout pour Théophile) et leur faculté (pour Georges) sont extraordinaires. Mais cela va les aider dans leur recherche et leur permettre de dévoiler cette affaire et de comprendre ce qui se passe. On suit peu à peu leur réflexion sur cet étrange énergumène qui « saccage » des œuvres d’art (ô sacrilège !) sous leur nez, sans qu’ils ne se rendent compte de rien. Emmanuelle aussi est attachante, jeune stagiaire qui évolue parmi ces deux légendes au cœur du Louvre, qui aura eu une instruction des plus étonnantes auprès d’eux et qui s’en souviendra longtemps. Et sans oublier leur mascotte, le scribouillard, qui ne peut que laisser un bon souvenir après lecture de ce livre.

En bref, ce livre sympathique a été une bonne découverte. L’auteur nous plonge au cœur du Louvre, nous livrant ainsi, une véritable visite guidée (je ne me suis pas trop mal repérée lorsqu’on parcourait les salles et qu’on nous parlait de certaines œuvres) donc c’était un vrai plaisir. L’intrigue était vraiment intéressante et bien menée, le dénouement m’a en partie surprise, vu que j’avais en partie découvert la solution, mais ça m’a tout de même plu. C’est une bonne lecture pour se détendre et passer un bon moment, tout en découvrant le Louvre, sans pour autant affronter la foule parisienne (ou étrangère, vu le nombre de visiteurs étrangers annuels).

20/10/2011

Angel de L.A. Weatherly (Angel 1)

Quatrième de couverture

Découvrez la face cachée des anges !
Entre romance paranormale et road-movie, le premier tome d’une trilogie magnétique.

Les anges sont partout : magnifiques, rayonnants, envoûtants. Pourquoi Willow est-elle la seule à s’en méfier ?
Willow sait qu’elle est différente des autres filles de son âge, et pas seulement parce qu’elle aime réparer les voitures. Willow a un don. Depuis sa naissance, elle peut lire l’avenir des gens et connaître leurs pensées les plus intimes. Mais elle ignore d’où lui vient cet étrange pouvoir…
Alex lui le sait. Il connaît son secret. Alex parcourt le monde pour éliminer les anges. Et il a reçu l’ordre de supprimer Willow. Mais le ténébreux jeune homme n’avait pas prévu qu’il tomberait amoureux de sa victime.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Gallimard de m’avoir permis de lire ce livre, que j’attendais avec grande impatience car cela fait un moment que j’en avais entendu parlé. Les avis sur ce livre étaient plutôt bons et quand j’ai su que ça allait être édité en France, j’étais bien contente. Donc recevoir ce livre en avant première est vraiment une chance et je les remercie une fois de plus.

L’écriture est simple mais efficace. Ça se lit bien, c’est fluide et on se laisse emporter facilement dans cette histoire qui est vraiment très sympathique. On découvre tout d’abord Alex, un Traqueur d’Anges en pleine mission, puis qui attend qu’une autre se présente à lui. Puis, on découvre Willow, une jeune lycéenne de 16 ans, une jeune fille comme toutes les autres et assez banale en soi, avec ses propres problèmes de famille, bien qu’elle aime réparer des voitures (et que son amie Nina ne voit pas ça d’un bon œil) et qu’elle possède un don de voyance, dont elle ignore l’origine. Et c’est pour cela que Beth, une autre élève qui n’a pas vraiment de rapport avec Willow, vient la consulter car il lui est arrivé quelque chose d’étranges et qu’elle aimerait en savoir un peu plus grâce à Willow. Et les deux jeunes adolescentes vont avoir confirmation de l’existence des anges, ce qui va les précipiter dans un « autre monde » où la vie de Willow pourrait être en danger.

J’ai beaucoup aimé cette histoire et je suis vraiment impatiente d’en connaître la suite maintenant. Pour ma plus grande joie, ce livre fait dans les 520 pages, ce qui est assez conséquent, donc on s’attend à avoir un contenu assez riche et c’est vraiment le cas ici. L’action commence assez tôt dans le texte si bien qu’on est vite embarquée dans cette course folle, sans qu’on ait le temps de s’ennuyer, même si vers la fin, il y a une « petite pause » cela est nécessaire je trouve pour ralentir un peu l’action, et la relancer de plus belle ensuite, donnant davantage d’émotion et d’intérêt à l’histoire et à la romance. Assez rapidement Willow est au courant de ce qui se passe et pourquoi elle doit vite partir de chez elle. Donc la rencontre entre les deux protagonistes arrive vite afin de lancer cette course contre la montre. Même si l’histoire d’amour est évoquée dans la quatrième de couverture, elle n’est pas non plus au cœur de l’histoire comme ça pourrait être le cas dans beaucoup de livres de ce genre. Bien au contraire, vu que la relation entre Willow et Alex est quelque peu compliquée (j’adore ce genre de relation, c’est vraiment excellent et je trouve ça beaucoup plus crédible que le fait qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre dès le 1er regard).

L’univers de L.A. Weatherly est intéressant et riche. Je n’ai pas lu beaucoup de livres qui sont en rapport avec les anges, donc je dois avouer que c’est une nouveauté pour moi et j’étais bien impatiente de voir ce que l’auteur allait en fait. Eh bien la moindre qu’on puisse dire c’est qu’elle s’éloigne totalement (ou du moins en grosse partie) des clichés ou description habituelle des anges. Ceux qu’elle a créé, ne sont pas des êtres angéliques, parfaits et sans aucune « tache », comme ça pourrait être souvent le cas avec ces créatures (après tout, ce sont des anges). Ici, elle nous les montre sous un jour plus mauvais et j’ai bien adhéré à ça, ça change comme je l’ai dit et elle le fait très bien. Pour une fois, on se range du côté du Traqueur pour les exterminer, ce qui pourrait étrange quand on sait que les créatures concernées sont des anges.

La narration est triple, si bien que l’on sait des choses que les autres personnages (Willow et Alex en particulier) ignorent. C’est un parti pris intéressant, qui aurait pu être risqué puisque dès le départ on sait ce qu’est Willow donc il n’y a pas de surprise pour nous, il n’y a que Willow qui découvre tout cela, mais nous lecteur le savons. Pourtant, ce n’est pas pour ça qu’on nous dit toute la vérité et qu’on n’apprend rien. Les révélations viennent tout de même au fur et à mesure et sur tous les personnages (pas uniquement Willow). On a une narration à la première personne avec Willow, qui ne sait rien sur les anges et qui ne pensaient pas qu’ils existaient et une narration à la troisième personne avec Alex (tout en sachant quand même ses pensées) ainsi que les anges et en particulier Raziel et Jonah son assistant. Cela nous permet de voir en même temps différent « univers » à la fois, celui de Willow, demi-ange mais humaine avant tout, Alex, un T.A. un Traqueur d’Anges et les Anges eux-mêmes. On évolue ainsi à différents niveaux et j’ai bien aimé cet aspect là, on n’était pas perdu et ça permet de voir les desseins de chacun et aussi sentiments pour quelques personnages.

J’ai beaucoup apprécié les personnages de cette histoire qui je trouve sont vraiment bien développés, cherchés avec une particularité qui leur est propre, de sorte qu’on s’attache vraiment à eux et qu’on les apprécié ce qu’ils sont. Ils ont des défauts et des qualités, les rendant plus humains et crédibles à mes yeux. J’ai vraiment adoré le couple que nous propose L.A. Weatherly parce qu’ils sont différents et similaires en même temps. Ça promet de grandes choses pour tous les deux.

Willow, c’est une jeune fille qui a une situation familiale difficile, elle vit chez sa tante qui n’a pas l’air de vraiment l’apprécier, et sa mère qui est d’une certaine manière handicapée mentale, donc ça n’est pas forcément évidemment pour elle d’avoir une vie très heureuse et épanouie. Sa rencontre avec Alex va tout changer, elle va en apprendre plus sur elle-même, et cela l’effraie, elle le rejette et ne voit pas les bons côtés de sa double nature et sa relation avec Alex étant des plus compliqués ça n’arrange pas les choses. Mais elle est une battante, ne se plaint pas de tout ça et essaye de faire ce qui est juste et bon. C’est un personnage vraiment attachant et du coup, l’avoir en tant que narratrice est vraiment agréable et on s’immisce parfaitement dans sa tête et on peut se demander aussi, si on réagirait de la même manière qu’elle. On la comprend et on aimerait l’aider et la protéger, car après tout, elle n’a rien demandé, ni rien fait.

Quant à Alex, c’est un garçon très mystérieux, qui ne nous dévoile qu’au compte goutte son passé. Donc pendant une bonne partie du livre, on se demande ce qui a bien pu se passer, puisqu’on a des références aux chasses avec son frère, mais il ne l’évoque jamais entièrement. On sait juste qu’il y a eu un problème mais après on ne le découvre vraiment qu’à la toute fin du livre. Il est lui aussi attachant à sa manière et on comprend son comportement, même si parfois il peut être énervant. C’est vraiment un personnage comme je les aime, avec des secrets, un lourd passé ainsi qu’un caractère difficile.

En bref, ce premier tome est vraiment excellent, ça a été une très bonne lecture et découverte. L’univers est riche et intéressant, les personnages sont attachants et bien travaillés, pas « lisses ». Le monde n’est parfait mais nos personnages essayent de tout faire pour changer la donne. L’intrigue tient bien la route de sorte qu’on y croit et le suspense est à son comble, donc que demander de plus ?

18/10/2011

Vue sur ténèbres de Romano Vlad Janulewicz

Quatrième de couverture

Vous croiserez un père de famille terrifié par l’obscurité, un jeune coursier fou amoureux d’une star de cinéma, ainsi qu’une bande d’adolescents fêtards et insouciants ; vous rencontrerez une grand-mère surveillant de près les kilos de son petit-fils, suivrez le parcours culinaire d’un vieux maître de sushis et découvrirez les coutumes d’une île perdue d’Indonésie. Vous verrez une jeune veuve traverser les frontières pour assouvir sa vengeance sanglante et une femme fatale se plonger dans la lecture d’une correspondance d’un autre siècle. Vous vous immiscerez dans la relation intime d’un matador, embarquerez sur un voilier d’un week-end entre copains et marcherez sur les traces d’un tueur en série… 
A travers ces treize nouvelles, Romano Vlad Janulewicz livre un instantané, une carte postale de son univers intérieur : ouvrez donc la fenêtre et profitez du panorama… 

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier l'auteur Romano Vlad Janulewicz de m'avoir permis de lire son livre.

Le recueil est composé de 13 nouvelles, tournant autour d’un thème très sombre, différant d’un texte à l’autre, mais centré sur une atmosphère lourde, sombre et glauque. Etant donné le nombre important de nouvelles par rapport au nombre de pages, les nouvelles qui composent ce recueil sont vraiment très courtes et pourtant, elles sont suffisantes et expriment suffisamment ce que l’auteur avait envie d’écrire. La seule chose c’est qu’on en demande plus parce que c’est vraiment sympa à lire. L’écriture est agréable et très fluide, et on se laisse aisément emporter dans ce recueil, dans ces histoires et je ne demande qu’à en lire d’autres ! Je vais maintenant détailler brièvement chaque nouvelle en mettant mon ressenti, ce qui est plus simple pour un recueil de nouvelles plutôt que de parler de manière générale comme je viens de le faire.

Fiat Lux ! raconte l’histoire d’un homme qui est en proie à une phobie : celle du noir et qui s’imagine qu’il y a des monstres qui à chaque instant peuvent lui sauter dessus. J’ai bien apprécié cette nouvelle, elle nous plonge directement dans une atmosphère sombre et terrifiante. Etant donné que c’est écrit à la 1ere personne, on se retrouve dans les pensées de cet homme qui est réellement terrifié. L’histoire suit son cours et c’est vraiment intéressant et je ne m’attendais pas à cette fin là. La nouvelle est très courte (4 pages) mais elle se suffit à elle-même et je trouve que l’idée est bonne, donnant le ton à ce recueil.

Messagerie express : raconte l’histoire de Joseph, qui est livreur. Alors qu’il allait faire une pause, son manager le prie d’apporter rapidement un colis à un client et cela le plus rapidement possible. De mauvaise grâce, il s’exécute mais le destin va lui jouer de drôle de tour. Cette deuxième nouvelle est tout aussi sympa que la première, dans un autre genre, mais tout aussi sombre (et c’est donc ce qui va rassembler les nouvelles de ce recueil et avec un titre pareil ça semble évident). Je dois dire que l’auteur sait y faire, l’idée de cette nouvelle est bonne. Le petit message à la fin est tout simplement extra, rendant cette histoire encore plus tragique. Le pauvre Joseph, ne voulait qu’aller manger et voir son idole le soir même et il était loin de se douter de ce qui allait lui arriver.

Frères de sang : raconte l’histoire d’un pacte (comme peut le suggérer le titre) et qui montre jusqu’à quel point certains sont prêts à aller pour respecter le pacte. Cette nouvelle est tout aussi bien que les précédentes. Très courte, elle ne fait que 2 pages, et pourtant elle explique très bien l’idée passée dans la nouvelle. L’atmosphère, aussi lugubre a sa manière, rend l’histoire plus touchante et incompréhensible en même temps. Comme nous ignorons jusqu’à la fin de quoi est question le pacte, eh bien on ne peut que constater qu’à la dernière page tout l’enjeu des « frères de sang ». Une très bonne histoire encore qui se lit aisément et rapidement.

Carnaval : raconte l’histoire d’une rupture qui tourne mal, se déroulant quelques jours avant le carnaval (d’où le titre). Difficile d’en dire davantage sans dévoiler « l’intrigue » de cette nouvelle qui est également très courte. Mais là encore l’auteur nous montre qu’il sait écrire des histoires sombres et tragiques. L’idée est bonne et bien menée, en si peu de pages, on comprend aisément l’histoire remettant en place ce qu’il nous manque et on voit toute l’horreur de cette nouvelle dès qu’elle se termine.

Gourmandises : raconte l’histoire de Théo, un jeune garçon très gourmand et friand de chocolat. Alors qu’il est chez sa grand-mère, qui trouve que la gourmandise est un péché (pour faire vite) il attend avec impatience le moment où il pourrait manger ses chocolats et découvrir si la surprise contenu à l’intérieur contient des dragons, dont il fait collection. Cette nouvelle est étonnante. Etant donné le thème de ce recueil, on s’attend à un drame, à un moment où à un autre, mais je ne m’attendais pas à celui-là en le commençant. J’ai donc été surprise de cette nouvelle et une fois qu’on la termine, là, on ne peut dire que l’auteur a une imagination débordante et un « humour un peu noir ». Mais j’adore, c’est vraiment extra.

Le Grand Art du Sashimi : raconte l’histoire de Sanjiro, un jeune japonais qui va devenir restaurateur, et maître dans la préparation des sashimi, sushis… Cette nouvelle est sympathique, mais ne m’a pas emballée plus que ça. Ça se laisse lire sans problème, c’est bien raconté et on voit un peu la vie et philosophie de Sanjiro, mais au niveau du contenu, j’ai trouvé ça trop court, sans voir vraiment où voulait en venir l’auteur.

Délice des îles : raconte l’histoire de Natimboio, cuisinier à Taninbawa (île entre Madras et Jakarta) qui prépare le repas pour un mariage. En même temps, on découvre André, entrepreneur pour une société qui a malheureusement échoué sur une île avec une collègue et qui vont se retrouver conviés à ce banquet de fête… Je dois dire que cette nouvelle m’a surprise. Je me demandais où allait être le moment qui ferait basculer cette histoire et je dois avouer que je me suis fait avoir. Jusqu’à la fin, je me demandais ce qui allait se passer et même arrivée à la fin, je n’y croyais pas. L’auteur sait nous surprendre et aller toujours plus loin dans cette thématique annoncée dès la première nouvelle. C’était sympa à lire et je l’ai préféré à la précédente.

Saveur vengeance : raconte l’histoire d’une vengeance, notamment celle de Vladiana envers son mari, tué par la torture, tout en nous entrainant dans un monde mafieux. Je dois dire que cette histoire m’a bien emballée et bluffée également. C’est la nouvelle la plus longue du recueil et elle prend son temps et en même temps, l’histoire poursuit son chemin et va très vite. Les scènes passent et on avance rapidement vers ce dénouement inattendu. L’auteur sait mettre le suspense et en même temps, il nous donne des informations, glissant des indices par-ci, par-là pour nous permettre de comprendre, mais ça n’empêche pas que j’ai été surprise par cette fin qui était vraiment bien trouvée. Je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est la seule nouvelle qui mêle le thriller avec le fantastique, et le résultat est franchement probant.

Ad vitam æternam : est une nouvelle totalement fantastique, qui mêle une histoire d’amour et de vie éternelle. J’ai bien apprécié cette nouvelle qui mêle le récit épistolaire au récit traditionnel. A travers des lettres d’un temps passé, on voit un amour naître et s’approfondir pour finalement découvrir une vérité et un dessein particulier. J’ai bien apprécié cette nouvelle. L’idée est bonne et est bien menée, même si on peut se douter de ce qui se passe, ça reste tout de même très sympathique à lire.

La corne du matador : raconte l’histoire de Juan, un matador qui a eu un grave accident et dont sa vie de couple s’en retrouve ébranlée, mais il essaye de tout consolider pour que ça fonctionne de nouveau. C’est une belle et triste histoire qui m’a plu et touchée. Je n’avais pas pensé à cette fin qui est très touchante et qui est en parfaite adhésion avec le reste du texte. C’est une nouvelle assez courte et pourtant complète et qui suffit amplement. On est immergé dans le monde de la tauromachie qui peut être difficile, puisque le matador, met sans cesse sa vie en jeu.

Courants d’air : raconte l’histoire de Jacques, marin et de ses collègues alors qu’ils sont à bord du bateau. Le vent se lève et semble bien plus dangereux qu’il n’y paraît, jusqu’à ce qu’un des membres disparaissent soudainement, laissant un mauvais présage sur le bateau. J’ai bien aimé cette nouvelle, ce n’est pas la meilleure du recueil, mais je l’ai quand même apprécié. L’idée est bonne et intéressante, bien exploitée également.

Business world : raconte ce que le stresse peut provoquer au travail. Cette nouvelle est la plus courte du recueil. En fait, on peut définir cette nouvelle par : court, simple, mais efficace. Malheureusement, cette nouvelle, qui n’est qu’une histoire, peut être également une réalité, il suffit de voir les nouvelles dans certaines sociétés… Une nouvelle qui peut davantage toucher l’actualité que les autres du recueil.

Serial qui pleure : raconte l’histoire d’un homme qui va faire un meurtre, viol sur une jeune femme qu’il étudie à distance. Mais ses plans sont retardés à cause d’un homme mais celui-ci repart rapidement alors l’homme pénètre chez Julia, et là… tout dérape. Cette nouvelle apporte un vrai retournement de situation et on se dit qu’il l’a bien mérité après tout. C’est une bonne nouvelle et ça clôt parfaitement ce recueil qui montre l’univers de l’auteur.

En bref, c’est un très bon recueil de nouvelles qui tourne autour d’une atmosphère sombre et glauque et qui en même temps nous fait voyager car on ne se situe jamais dans un même pays. On voyage et entrevoit des scènes de vie qui sont pour la plupart tragique ici, mais plus on avance dans notre lecture, plus les nouvelles se tournent vers un aspect plus fantastique, donnant une autre atmosphère à ces nouvelles tout en restant sur quelque chose de sombre et triste, avant de revenir sur les débuts du recueil, dans un univers plus sombre. C’est un recueil que je ne peux que conseiller parce que dans l’ensemble toutes les nouvelles m’ont plu, certaines m’ont touché, d’autres bluffé. En tout cas, on ne reste pas indifférent au cours de notre lecture et il y a forcément un texte qui nous touchera, d’une manière ou d’une autre.

Les articles les plus consultés