Rechercher dans ce blog

Coup de projo sur ... [55] Légende de Yves & Sophie Swolfs (Vol. 1 à 5)



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Une série bien sympathique qui m'avait bien plu. De la fantasy, c'est plutôt classique mais ça fonctionne toujours. J'avais passé un bon moment en lisant cette série.

Il était une fois... un enfant dont le destin bascule tragiquement dès les premiers jours de son existence…
Moi, Alfred de Hilsem, ayant rassemblé au mieux témoignages et souvenirs des derniers survivants, je vous conterai par le menu les événements dramatiques. Conséquences de l'insatiable soif d'absolu de quelques hommes qui firent de Tristan de Halsbourg celui qu'on appela... Le Chevalier Errant.

Forever Bitch de Diglee


Quatrième de couverture

Louise, bientôt la trentaine, en couple, partage ses drames émotionnels avec son BGF (Best Gay Friend) et ses deux meilleures potesses : Maud, Mère Teresa du plan cul depuis sa rupture avec l'ex-potentiel-homme-de-sa-vie, et Audrey, avec son prince charmant... au grand dam de Maud, viscéralement mais secrètement jalouse de tant de niaiserie doucereuse.

Mon avis

J’aime beaucoup ce que fait Diglee, donc il était évident que j’allais finir par lire Forever Bitch qui se distingue de ses deux autres BD (Autobiographie d’une fille gaga et Confessions d'une glitter addict) même si on retrouve certaine chose, comme le fait qu’on nous raconte la vie de trois femmes, trois amies.

Si on pouvait résumer cette BD ça serait : « mes amis, mes amours, mes emmerdes », en quelque sorte et je dois dire que c’est très sympathique à lire. On découvre donc les 3 amies : Louise, Maud et Audrey, trois femmes très différentes, aussi bien physiquement que moralement et pourtant elles sont amies. Elles se racontent tout ou presque et sans langue de bois, mais il faut bien appeler un chat, un chat. Cette BD est plus adulte et à ne pas mettre entre toutes les mains mais n’en reste pas moins sympathique.

Présenter comme des petits épisodes de vie, on voit au fur et à mesure leur relation évoluer, les couples qui vont et viennent, jusqu’à ce qu’il y en ait une qui finisse par se marier : Louise, (que l’on voit au milieu sur la couverture). C’est toujours aussi drôle, certaines scènes sont cocasses mais on peut parfois s’y retrouver.

Les dessins de Diglee sont superbes, j’aime beaucoup son coup de crayon, donc là c’est totalement objectif, soit ça passe, soit ça casse. Mais elle a l’art de mettre en scène ses personnages.

Une BD bien sympathique qui nous fait passer un bon moment.

Mortelle Adèle de Mr Tan et Miss Prickly

Quatrième de couverture

Que ce soit pour faire enrager mes parents, torturer mon stupide chat, lutter contre Jade et ses copines ou briser le coeur de Geoffroy, j'ai toujours une idée intéressante ! Une bonne dose d'humour noir et un soupçon de tendresse, voici la recette d'Adèle, une héroïne d'un nouveau genre... Accrochez votre ceinture, ça va déménager !

Mon avis

Voici une BD jeunesse très sympathique qui nous présente Adèle, une petite fille pas comme les autres. J’ai vraiment passé un bon moment en lisant cette BD, et je pense que je lirai les autres tomes, histoire de voir ce que nous réservent les auteurs.

Sous des allures de petite fille se cache en fait un être beaucoup plus sombre, comme le montre la couverture qui donne le ton à cette BD. Le cynisme et l’humour noir fait partie de son quotidien, à moins que ça ne soit pas de l’humour et juste une vision des choses assez particulières qui, pour une fillette de cette âge, est assez préoccupant. Mais ça n’est qu’une BD et au-delà de ça, on passe un excellent moment. C’est quelqu’un de très particulier, mais on l’aime pour ça !

Les illustrations sont sympathiques et j’aime beaucoup l’allure et les expressions / réactions d’Adèle. Et ce qui est amusant de voir c’est aussi celles de ses parents qui savent parfois que leur fille n’est pas tout à fait normale. Mais c’est drôle.

En bref, une petite BD drôle, pleine d’humour, même s’il est noir, mais de temps en temps ça fait du bien, ça permet de relativiser. A lire !

Livres lus :

Tome 1 : Tout ça finira mal
Tome 2 : L'enfer, c'est les autres
Tome 3 : C'est pas ma faute !

Mamette de Nob

Quatrième de couverture

Toute en rondeurs et le chignon vissé sur la tête, voilà une adorable grand-mère qui a oublié de grandir Loin d'être une mamie nostalgie, Mamette est une gourmande de la vie qui tente de rester connectée au monde moderne. Pas toujours facile de comprendre le langage SMS des bambins du quartier, mais elle a plus d'un tour dans son cabas pour leur enseigner les bonnes manières. Et sur le banc du square où Mamette, la revêche Mam'zelle Pinsec et les autres refont le monde, les discussions vont bon train et sont rarement tristes. Dans leur paradis envahi de pigeons, elles posent un regard décalé et comique sur notre quotidien. À la fois, douce et sucrée, Mamette va vous faire fondre à coup sûr !

Mon avis

Je lis très peu de BD mais on m’a conseillé celle-ci, alors je l’ai lu (en très peu de temps cela va sans dire) et je dois dire que ça a été une très bonne surprise. Donc un grand merci pour cette découverte, et je profite de cette chronique pour vous la faire connaître à votre tour si ce n’est pas déjà fait.

J’ai vraiment passé un bon moment en compagnie de Mamette, cette petite mamie qui a oublié de grandir et qui parfois se souvient de son enfance, de sa vie avec son mari. Entourée de ses amies et de sa famille, nous voyons donc son quotidien et l’on peut dire qu’il lui en arrive des choses à Mamette. Chaque planche raconte un épisode différent, mais il y a tout de même un lien de sorte à créer une histoire, un moment de la vie de Mamette. C’est plutôt bien fait et intéressant.

C’est très mignon, léger, plein de douceur et drôle, ce qu’on retrouve dans le graphisme. Les dessins sont vraiment beaux et ont un côté assez doux, ce qui représente bien l’univers et ce personnage de Mamette qui est vraiment très attachant.

En bref, une BD bien sympathique, et je pense que je lirai les autres tomes avec grand plaisir.

Livres lus :

Tome 1 : Anges et Pigeons 

In My Mailbox (126)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

La coupable parfaite de Laura Caldwell (Izzy McNeil 4)

A Chicago, une femme est accusée d’avoir empoisonné sa meilleure amie dans le but de lui ravir son mari. Aux yeux de la police, la culpabilité de la prévenue ne fait aucun doute. En revanche, pour l’intrépide et brillante avocate Izzy McNeil, qui se lance alors dans sa première affaire pénale, rien n’est moins sûr. Sa cliente a beau se montrer étrangement secrète, Izzy n’est pas du tout convaincue par la thèse du crime passionnel. A tel point qu’elle décide de mener sa propre enquête pour éclaircir les zones d’ombre et découvrir la vérité. Mais ce qui s’annonce comme l’affaire de sa carrière ne pouvait pas tomber plus mal, car la vie personnelle d’Izzy est en plein chambardement : son ex-fiancé fait un retour retentissant alors même qu’elle tente de construire une nouvelle histoire d’amour. Entre sombres secrets et passions inavouables, Izzy plonge peu à peu dans un monde où les relations aux allures inoffensives peuvent se révéler dangereuses…


Le Fourgon de Jacques Desponds 

Frank est a priori un type comme vous et moi. En tout cas, c’est un génie des affaires car en quelques années, avec sa société de fabrication et de distribution de meubles de bureau, il a bâti une fortune colossale. Tout lui sourit : sa réussite entrepreneuriale est flamboyante, son mariage avec Shirley un rêve fabuleux couronné par la venue au monde de Daphné et de Jérôme. Mais Frank sent peu à peu le vide envahir son existence trépidante. La mort accidentelle de son fils va encore amplifier son désarroi existentiel, au point qu’il décide de quitter la Suisse et d’émigrer en Floride avec Shirley et Daphné. Menant la vie insouciante d’un riche rentier, il ne se doute pas que le mauvais sort va s’acharner sur lui : problèmes familiaux, lettres de menace de mort…
Souvent le destin nous joue des tours insidieux, qui font brutalement basculer dans un abîme de tourments une existence pourtant soigneusement planifiée. De quoi être entraîné dans une spirale destructrice !


La voie du sang de J. Arden (Les Sentinelles de l'Ombre 2)

Avec le réveil de mon loup, ma vie s’est considérablement compliquée, mais comme cette saleté de bestiole m’avait également apporté une famille, j’étais prête à passer l’éponge. Pendant un temps, j’ai cru pouvoir affronter les coups du sort, même ceux que je devais à des instances supérieures très mystérieuses. Et puis, soudain, tout a de nouveau volé en éclats. Cette fois, je ne suis pas d’humeur à fuir, plutôt à courir au-devant des ennuis. Mais voilà, je dois aussi composer avec quantité de fils et filles de dieux qui ont tous un point commun, celui de vouloir croquer un bout de ma personne. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, avoir quelques-uns de leurs patrons de son côté n’aide pas à faire des miracles. Pour sauver ma famille, ma meute, je ne vais pas hésiter à me salir les mains, quitte à ouvrir la voie du sang, et ainsi attirer l’attention du mauvais dieu…


Ma gare d'Austerlitz d'Anne-Sophie Silvestre

Quand on a 15 ans et qu’on affronte une maladie grave, comme Georges, on se retrouve coincé à l’hôpital, dans la section enfants. Et quand cet hôpital est la Salpêtrière, à Paris, on a la gare d’Austerlitz pour voisine de chambre. Tlaa-ta-da da… "En voie 17, arrivée du train 471 en provenance de Port-Bou, Port-la-Nouvelle…" Tous ces voyages, ces trains qui arrivent et s’en vont, ça n’est pas drôle quand on n’a pas le droit de partir. Cela peut même devenir lancinant. Jusqu'au jour notre héros décide de se faire la malle, de sauter dans un train qui part. Mais qu’y a-t-il au bout de ces rails ?


Et vous ?

Oh, le beau manteau pour Zorro ! de Carter Goodrich (Zorro 2)


Quatrième de couverture

La vie est plutôt cool pour Zorro, dans sa nouvelle maison. Jusqu’au jour où il doit mettre un manteau… Tous les copains se fichent de lui ! Même Fil le chat ! Son ami Mister Bud a beau faire, Zorro a le moral à zéro… Tout à coup, un nouveau arrive : super rapide, super doué, super sûr de lui. Et affublé d’un ridicule maillot à rayures… qui ne l’affecte en rien !

Mon avis

Après avoir lu Dis bonjour à Zorro, il fallait évidemment que je lise la suite Oh, le beau manteau pour Zorro ! qui m’a autant plu que le premier. Si vous avez des enfants en bas âge, surtout n’hésitez pas à lui faire découvrir cette histoire qui a du chien ! (oui je sais, elle était facile celle là !).

Dans cette nouvelle aventure, nous retrouvons Zorro et Mister Bud qui vont partir en promenade, jusqu’au moment où leur maîtresse donne un nouveau manteau à Zorro, qui lui donne des airs de super héros. Il a honte et ne veut pas sortir, mais une fois dehors, tous ses copains chiens se moquent de lui. Mister Bud essaye de lui remonter le moral mais rien n’y fait, jusqu’à ce que Zorro remarque un nouveau chien habillé d’un maillot et qui ne paraît pas affecté par cet état de fait et va même trouver un intérêt à son nouveau vêtement.

Comme pour Dis bonjour à Zorro, le texte est assez court mais accrocheur. Il y en a suffisamment pour interpeler un enfant (à partir de 3 ans) sans pour autant que ça soit trop long et qu’il se lasse de l’histoire. Un petit livre sur l’acceptation de soi, l’estime de soi quoiqu’il arrive.

Les illustrations sont toujours aussi belles et sympathiques et attirent vraiment le regard. C’est très lumineux du fait que les pages soient blanches avec quelques dessins par-ci, par-là. Il y a tout un jeu avec le texte, et l’image est tout aussi importante que ce dernier si ce n’est plus. On peut parfaitement comprendre l’histoire sans avoir besoin du texte, même si évidemment ça ajoute un petit plus. Mais cela permet à l’enfant de saisir ce qui se passe si jamais il le consulte tout seul.

En bref, une suite des plus sympathiques qui met en scène deux chiens pas comme les autres. Un album à découvrir parce que les histoires sont mignonnes et les dessins très beaux.

A partir de 3 ans.

Dis bonjour à Zorro de Carter Goodrich (Zorro 1)


Quatrième de couverture

Mister Bud est un chien heureux. Il a sa maison à lui, son lit à lui, ses jouets à lui... L'arrivée d'un nouveau au foyer, ça change la vie...

Mon avis

Voilà un livre découvert en librairie jeunesse (lors de mon stage) et qui m'a attiré donc j’ai voulu lire pour en savoir un peu plus. Le titre est plutôt accrocheur et le dessin aussi, donc j’ai fini par me lancer dans cette lecture qui est vraiment sympathique.

Dis bonjour à Zorro raconte l’histoire de deux chiens dont la cohabitation va s’avérer dans un premier temps assez difficile et compliquée. Mister Bud (celui de droite sur la couverture) a toute une maison pour lui et des habitudes qu'il ne faut surtout pas perturber ! Mais un jour sa maîtresse revient avec un nouveau chien qui va changer sa vie. Et c’est là que les problèmes commencent…

C'est un album jeunesse très mignon. Il n'y a pas trop de textes donc c'est parfaitement adapté pour un public jeune, à partir de 3 ans, et ce sont bien souvent des phrases pour que ce soit plus percutant et accrocheur. Je ne suis pas spécialement fan des chiens, mais ceux-là sont vraiment mignons et assez drôles, donc on suit leur petite histoire avec un vrai plaisir.

L’illustration est dynamique, c’est bien souvent sur une page ou en double page de sorte que ça ne soit pas chargé car la plupart des pages sont blanches avec juste un dessin représentant les chiens et leur quotidien. Il y a quelques monologues quand leur maîtresse leur parle, mais c’est essentiellement de la narration. Concernant le graphisme, ça dépend des goûts de chacun mais je trouve ça très doux et beau.

En bref, voici le premier tome d’une série (deux tomes actuellement) mettant en scène deux chiens pas comme les autres. Dis bonjour à Zorro présente leur rencontre et leur cohabitation qui n’est pas des plus faciles, mais c’est comme tout, au bout d’un moment, cela devient plus facile.

A partir de 3 ans.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [47]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 47 : Quel est votre format préféré ? 
que préférez-vous, les grands format, les poches, les éditions reliées ou brochées pour la VO… ?

Je préfère de loin le grand ou moyen format. Le poche c'est vrai c'est pratique et moins cher, mais niveau confort et pratique, moi je m'y retrouve plus avec les grands formats et c'est pour ça que j'en ai beaucoup (en dehors du fait que quand c'est nouveau, on est obligé de l'avoir comme ça, à moins d'attendre des années avant une publication poche).

Et pour la VO, je n'aime pas les poches parce que la qualité du papier n'est pas top (de manière générale un livre en VO est de moins bonnes qualités, en France on fait des livres de luxe pour ça que c'est plus cher aussi). Et tous les livres (sauf un) en VO sont en format moyen broché (mais plus pour longtemps je vais avoir un relié).

Les formats reliés sont magnifiques donc quand on en a, ça fait vraie pièce de collection, surtout lorsque les couvertures (jaquette) ont des illustrations sublimes et que le livre objet soit bien travaillé, comme c'est le cas pour mes Kushiel par exemple. Mais le relié c'est plus une culture américaine que française, c'est pour ça qu'on en trouve plus facilement en VO qu'en VF (et bon les prix ne sont pas les mêmes...).

Kidnappée de Brenda Novak

Quatrième de couverture
  
Un déchirement absolu, irréductible. C’est ce que ressent Zoé Duncan depuis que Samantha, sa fille adorée, a disparu. Déchirement, révolte aussi. Car elle refuse de croire un instant à une fugue, hypothèse que la police de Sacramento s’obstine pourtant à avancer. Certes, Sam traverse une crise d’adolescence difficile, mais elle ne serait jamais partie comme ça. Cela n’a pas le moindre sens.
Persuadée que quelque chose de grave est arrivé à sa fille, Zoé est prête à tout pour la retrouver. Même si elle doit pour cela perdre son nouveau fiancé, son travail, sa splendide maison de Rocklin. Même s’il lui faut revenir sur son passé douloureux et dévoiler ses secrets les plus intimes à Jonathan Stivers, le détective privé à la réputation hors du commun qu’elle a engagé. Jonathan, le seul homme qui a accepté de se lancer avec elle dans cette bataille éperdue pour sauver Sam – et où chaque minute qui passe joue contre eux.

Mon avis
  
Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Harlequin de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai tout simplement adoré et que je recommande vivement !

L’écriture de l’auteur est agréable à lire, très fluide de sorte qu’on rentre très rapidement dans l’histoire. Je n’en ferai pas un résumé car la 4e de couverture est suffisamment explicite pour comprendre de quoi il s’agit, d’autant que les fais annoncés, le kidnapping de Samantha, arrive assez tôt dans le livre et l’enquête commence peu de temps après. Il n’y a pas de perte de temps, pas de longueur non plus. Ce livre est haletant et l’on est sans arrêt sous tension, bien conscient qu’on joue contre la montre, que l’on n’a pas de temps à perdre pour retrouver Samantha car qui sait ce qu’on pourrait lui faire.

Ce livre est frustrant, révoltant et écœurant par moment quand on se rend compte de la situation. Dès les premiers chapitres, le lecteur sait qui est à l’origine de l’enlèvement de Samantha, et lorsqu’on sait les circonstances et l’identité du kidnappeur, c’est juste affreux. Mais je ne dirai rien, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même, il faut bien un peu de suspense (nan, je ne suis pas du tout sadique). J’ai trouvé ça glauque et ça m’a fait mal au cœur. Quand ça touche des enfants ou même des ados, je trouve ça tout de suite beaucoup plus horrible que si c’était des adultes (même si les faits n’auraient rien changé en soi, ça l’est tout autant) mais ça me touche encore plus.

Même si l’on sait dès les départs qui sont les coupables, ça n’enlève en rien le suspense de ce livre puisque l’intérêt se retrouve déplacer. Ce n’est plus tant le fait de connaître leur identité que de savoir si Samantha va s’en sortir et être retrouvée. L’enjeu est du coup différent et là, l’auteur, en tant que sadique, nous torture sans cesse, allant encore et toujours plus loin dans les actes.

Pendant la lecture, on garde espoir, on veut que Zoé retrouve sa fille, et qu’elle ouvre enfin les yeux, qu’elle se rende compte du problème pour agir ! Mais quand on ignore tout, quand on est dans sa position et sa situation, on ne peut pas savoir. Et au final, on aurait agit exactement de la même manière. Mais comme je le dis souvent, les apparences sont toujours trompeuses, il faut se méfier et ne rien croire ! Le fait que le lecteur en sache beaucoup plus donne un côté injuste et nous rend impuissant (oui malgré mes nombreux commentaires, elle n’a rien fait pour agir, dommage !). Cette lecture m’a parfois énervé, je l’avoue, il y avait des claques (et pire encore !) qui se perdaient. En tout cas, on ne peut pas rester indifférent à cette lecture, à moins d’être totalement insensible ou psychopathe (sociopathe, et d’autres choses du genre).

Quant aux personnages, c’est assez éclectique, certains sont attachants et sympathiques, comme Jonathan ou Zoé. On compatit à sa douleur et on espère vivement qu’elle retrouve sa fille, il y a Samantha qui vit l’horreur. Et d’autres personnages qu’on a juste envie d’étriper, il faut le dire. On passe par divers sentiments avec eux, mais ça rend cette histoire d’autant plus poignante et intéressante. Ils ont chacun une personnalité qui les rende consistant, réel. On vit totalement l’histoire avec eux.

En bref, un thriller haletant qui ne peut pas nous laisser indifférent, pas lorsqu’on se retrouve face à la détresse de cette mère qui est prête à tout pour retrouver sa fille. C’est vraiment une très bonne histoire et même si l’on sait dès le départ qui est à l’origine de tout ça, l’auteur sait ménager son suspense, nous faire douter à chaque instant car le moindre détail peut tout faire basculer et la fin est incertaine. Un très bon moment de lecture, que je vous conseille vivement.

Coup de projo sur ... [54] L'Exil de Fiona McIntosh



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Fiona McIntosh est une auteure que j'apprécie beaucoup donc quand j'ai vu cette nouvelle série publiée, je n'ai pas hésiter à la prendre. Voici le 1er tome d'une trilogie, qui pour le coup est super. Quant à la suite, à voir si vous adhérez à l'idée de l'auteur. Dans l'ensemble c'est plutôt pas mal, même si à un moment donné j'ai eu des doutes. Mais en tout cas, ce 1er tome, est vraiment super !


Loethar est un tyran ambitieux et impitoyable.
A la tête d'une terrifiante armée de mercenaires et de renégats, il a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven : un pays riche, doté d'un port important, d'un littoral étendu et d'abondantes ressources naturelles.
Mais, cette fois, le tyran veut davantage qu'une couronne, il rêve d'empire et nourrit une obsession grandissante vis-à-vis de la magie. Et s'il veut renverser le roi Brennus de Penraven, neuvième de la lignée des Valisars, c'est parce qu'il possède le pouvoir de coercition : tous les héritiers valisars naissent depuis des siècles avec ce don sinistre qui leur permet de soumettre entièrement les gens à leur volonté.
Si Loethar s'imprègne de la magie de ces êtres d'exception, nul ne pourra plus l'arrêter. Or, pour y parvenir, il est convaincu qu'il faut les consommer...

Florence de Catherine Cuenca (La Malédiction de la Pierre de Lune 1)

Quatrième de couverture

A quinze ans, Carla voue une véritable passion pour la peinture. Mais au XVe siècle, une jeune fille est destinée à devenir une épouse dévouée et une femme d'intérieur accomplie. En cachette de son oncle Savino Ricci et grâce à la complicité de sa voisine Lena, Carla parvient tant bien que mal à assouvir son amour de l'art. Un jour que les deux amies se rendent à la droguerie pour acheter des pigments, Lena est attirée par un coffret contenant des pierres fines. La jeune fille, dont le mariage arrangé va bientôt l'éloigner de Carla, décide de lui offrir une de ces pierres de lune en cadeau d'adieu. Bientôt, dans les ruelles de Florence, les pas de Carla croisent ceux d'un cavalier ténébreux, un certain Vincenzo Montoni. Dès lors, la jeune fille reçoit des lettres mystérieuses, et d'inquiétantes apparitions commencent à se manifester...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Gulf Stream de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé. Catherine Cuenca est une auteure que je suis assidûment et jusque là, je n’ai jamais été déçue, ce nouveau livre ne déroge pas à la règle.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment complète pour bien comprendre les enjeux, sans spoiler, puisque tout ce qui est évoqué arrive assez vite au début du livre et laisse suffisamment de mystère pour attiser la curiosité.

Ça fait un petit moment que j’attends sa sortie, depuis le Salon de Montreuil 2013 en fait puisque l’auteur m’avait parlé de ce nouveau projet lorsque j’avais été la voir en dédicace. Elle avait à ce moment-là dit 4 mots magiques : Italie, Art (peinture), Magie, Fantastique. C’était tout ce qui pouvait me plaire donc j’avais hâte de lire cette nouvelle série. Et le verdict est très positif.

La plume de Catherine Cuenca est remarquable, ça se lit tout seul, c’est vraiment plaisant et elle a l’art et la manière de raconter les histoires. Elle sait capter son lectorat et cela dès les premiers instants, à chaque fois je regrette d’avoir dévoré aussi vite ses livres, mais en même temps, il ne fait que 250 pages (pour un format poche), donc c’est vite lu.

Nous voici de nouveau plongé dans un univers historique, genre que l’auteur affectionne, et plus précisément au XVe siècle, en Italie. Pour commencer cette série nous sommes à Florence, ville des arts, nous irons ensuite à Rome et le dernier tome à Naples, si je ne me trompe pas. Nous faisons ainsi la découverte de Carla, une jeune fille entière, qui sait ce qu’elle souhaite et est prête à braver les interdits pour assouvir sa passion de la peinture. Mais à cause de cette passion et de son envie de liberté dans une époque où cela ne lui est pas permis, cela va l’entraîner dans une folle aventure où l’imaginaire va prendre le pas.

Cette histoire est prenante et sympathique et promet beaucoup pour la suite. L’intrigue, qu’on la suit avec un réel plaisir, est bonne et bien menée. Ce que j’ai adoré c’est le fait qu’on ne sache pas toujours quoi penser, par rapport à ce qui arrive à Carla. Les personnages nous mènent en bateau et au bout d’un moment on ne sait plus qui croire. Carla va découvrir que les non-dits sont pires que tout, puisqu’ils peuvent causer de nombreux dégâts. Et quand on entend deux sons de cloche, c’est impossible de faire la part des choses, donc méfiance ! Mais c’est ce qui rend ce livre si intéressant et addictif, parce qu’on a envie d’en savoir plus.

J’ai beaucoup aimé Carla, elle est attachante, on comprend son désarroi face à cet oncle qui l’empêche de peindre, de vivre mais à cette époque en même temps, les jeunes filles n’étaient bonnes qu’à devenir des épouses et mères quoi qu’il arrive. Quant à Vincenzo, c’est un jeune homme bien mystérieux dont on ne sait pas grand-chose. Dans un premier temps, Carla va s’en méfier, mais la curiosité est plus forte que tout alors elle va aller à sa rencontre. Elle est loin de se douter des problèmes que cela va engendrer et va se retrouver à faire des choix difficiles.

En bref, un premier tome très intéressant qui m’a bien plu. Un univers qui mêle à la fois l’historique, le fantastique et les arts. Une histoire intéressante et prometteuse avec des personnages hauts en couleur et des plus attachants, même si certains sont mystérieux et nous cachent des choses… Hâte de voir ce qui va se passer à Rome maintenant ! Un livre à découvrir.

Le Voyage d’Hawkwood de Paul Kearney (Les Monarchies Divines 1)


Quatrième de couverture

Les différents royaumes qui gouvernent le monde sont entrés en guerre. Aekir, la grande cité ramusienne, vient de tomber sous le joug du sultan Aurungzeb. A Hebrion, le roi Abelyn IV s’inquiète de la montée des Inceptines, cet ordre religieux fanatique qui veut faire disparaître toute trace de magie sur terre. Alors que le noble Hawkwood revient à Abrusio à bord de sa caravelle, une partie de son équipage se fait arrêter. Pour survivre, il doit accepter un marché : aller à la recherche d’un continent légendaire. Il a pour équipage les magiciens et les sorciers devenus indésirables dans la cité. Malheureusement, personne n’est jamais revenu vivant de ce périple impossible…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Livre de poche de m’avoir permis de lire ce livre et ainsi découvrir cette série qui est pour le moment très prometteuse.

Paul Kearney est un auteur connu en fantasy, mais je ne l’avais encore jamais lu, eh bien je peux vous dire que je ne regrette pas du tout parce que ce premier tome des Monarchies Divines promet de grandes choses, on a déjà ici une très bonne mise en bouche. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour comprendre de quoi il s’agit, sans pour autant spoiler toute l’histoire.

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de la Fantasy et je peux vous dire que ça fait du bien de s’y replonger, surtout avec un aussi bon livre qui nous promet une histoire géniale. Dès les premières pages j’ai plongé dans l’univers, même si je dois dire que le début paraît complexe et que j’ai été un petit peu perdue, mais je vous rassure, ça ne dure pas longtemps. C’est juste qu’on rentre directement dans le feu de l’action, on doit encaisser beaucoup d’informations d’un coup, aussi bien au niveau de la situation, que de la carte géographique. Et il n’y a pas de petites introductions pour nous expliquer ça. L’auteur nous envoie directement au sein des Cinq Royaumes et c’est à nous de nous débrouiller pour comprendre ce qui se passe, de quoi on parle, de qui sont les personnages, les forces en présence, etc. Mais pour pallier à ça, l’écriture de l’auteur est assez facile à lire, plutôt fluide et agréable, du coup les pages défilent toutes seules sans trop de difficultés, ce qui est plutôt rassurant quand on doit déjà appréhender petit à petit cet univers si riche et si complexe.

Paul Kearney nous embarque au sein des Cinq Royaumes, au sein des Monarchies Divines, et il faut le dire, c’est très riche et complexe mais ô combien intéressant. J’ai été happée par cet univers et j’étais avide d’en savoir plus à chaque instant. Cette série réunit tout ce qui me plaît dans la Fantasy : la magie, qui pour le coup est persécuté, on met au bûcher ceux qui la pratiquent, la politique, avec son lot de guerre, d’annexion et tout un système d’alliance qui doit se construire pour renforcer le tout, et l’aventure, à travers le fameux voyage d’Hawkwood qui n’est pas sans embûches évidemment. Tiens, ça me rappellerait presque Kushiel ces éléments, même si évidemment les histoires n’ont rien à voir, je précise ! Ces trois éléments s’entremêlent bien et la manière dont l’auteur les a exploités est judicieuse.

Je m’explique : la narration est construite de telle manière (3 groupes de personnages en général) que l’on a la sensation de lire en même temps trois histoires différentes et pourtant tout est remarquablement lié. Après tout, nous sommes dans un seul et même univers, et on se doute fortement que chaque chose va avoir des répercussions sur les autres, dans l’avenir. On voit ici trois problématiques (les trois éléments cités ci-dessus) et on les suit un peu au cas par cas à travers cette narration. L’alternance des focalisations permet de donner un certain rythme à l’histoire, que l’on suit avec grand intérêt. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on ne peut pas s’ennuyer tant il se passe de choses de tous les côtés et que les problèmes semblent aller de mal en pis, pour notre plus grand plaisir, sinon il ne se passerait rien.

Ce tome peut faire office « d’introduction », mais ça n’est pas pour ça qu’il ne se passe rien dedans. Ça n’est pas le « roman-intro » où l’on n’a que quelques infos ou un petit bout d’histoire et que l’on considère comme un roman à part entière. Ici, l’auteur nous présente un vrai premier tome, avec une intrigue qui tient la route, en nous dévoilant un univers riche et assez complexe, mais je suis sûre que l’auteur saura encore nous surprendre, des personnages et les enjeux qui parfois peuvent être encore obscurs. Il faut bien garder un peu de mystères pour la suite. Mais je vous préviens d’ores et déjà, la fin est des plus frustrantes, ça m’a énervé de ne pas pouvoir commencer la suite juste après pour savoir ce qui allait arriver à certains personnages. C’est le bon cliffhanger où l’on a la sensation de se faire couper l’herbe sous le pied ! Mais ça prouve qu’il y a un vrai intérêt à l’histoire et que je ne tarderai pas trop à lire la suite.

Les personnages sont nombreux mais il y en a quelques uns qui se détachent tout de même, à commencer par Hawkwood qui est vraiment sympathique et attachant. On se demande bien ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans une telle galère, mais quand on voit la situation d’autres personnages alors que les Inceptines, ces fanatiques religieux mettent tout le monde sur le bûcher parce qu’ils pratiquent la magie, et que le roi Abelyn IV se retrouve les mains liés même s’il n’accepte pas cet état de fait… On se dit, que son voyage n’est pas si mal, même si tout ne va pas se passer comme prévu, évidemment.

En bref, le premier tome d’une série qui est vraiment prometteuse et passionnante. J’ai adoré me plonger dans cet univers si riche et si complexe, dont les enjeux sont diverses en fonction du « camp » dans lequel on se trouve. L’intrigue est bonne et bien menée, on suit pour le moment « trois histoires » en une mais au final où tout est lié d’une manière ou d’une autre. Je suis très curieuse de voir ce que la suite va nous réserver et je suis impatiente de retrouver les personnages auxquels je me suis attachée. Un premier tome que je vous conseille fortement, à espérer que la suite soit à la hauteur !

Les chiens ne font pas de danse d'Anna Kemp et Sara Ogilvie

Quatrième de couverture

« Boléro, mon chien, n’est pas comme les autres. Il ne fait pas pipi sur les réverbères, il ne gratte pas ses puces et il ne boit pas dans les toilettes. Non, ce qu’il aime, c’est écouter de la musique, admirer le clair de lune et faire des pointes. En fait, Boléro n’admet pas qu’il est un chien… car il se prend pour un danseur étoile ! »

Mon avis

Voici un petit album jeunesse qui m’a beaucoup plu et que j’ai découvert lors de mon stage en librairie. Il faut avouer que la couverture assez rigolote donne envie d’en savoir plus, comme son titre qui est assez intriguant. Je l’ai donc feuilleté et lu pendant un petit moment de pause et je me suis laissé totalement prendre par l’histoire, qui montre que parfois les rêves qui semblent impossible, peuvent parfois se réaliser.

Boléro n’est pas un chien comme les autres, il ne rapporte pas les bâtons qu’on lui lance, ne fait pas pipi partout, etc. lui ce qui l’intéresse c’est la musique, admirer le clair et lune et surtout la danse. Il est fan de ballet et rêve de devenir un danseur étoile. Mais la réalité le rattrape, c’est un chien, et les chiens ne font pas de danse ! comme le lui rappelle souvent le père de Molly, sa maîtresse. Mais Boléro bien décidé à aller au bout de sa passion et de son rêve pourrait bien nous surprendre et prouver que les chiens peuvent faire de la danse !

C’est un album qui se lit assez vite et qui doit faire une trentaine de pages. La plume d’Anna Kemp est très agréable avec un ton assez léger et plein d’humour, que les illustrations arrivent à rendre à merveilles. J’aime beaucoup le graphisme de l’illustration, après ça, c’est une question de sensibilité, on aime ou pas, mais moi j’ai bien accroché. Il y a suffisamment de couleurs, tout en ayant un côté assez doux, ça n’est pas agressif. Les illustrations sont présentées sur les deux pages, parfois en double pages, parfois en simple, donc il n’y a pas de vides et le texte est intercalé.

Ce dernier est assez court, il n’y en a pas trop à chaque page, mais ça n’est pas non plus qu’une ligne, de sorte que l’enfant puisse écouter sans se lasser. A cet âge, l’attention d’un enfant est très courte, c’est donc parfois difficile de le capter le temps d’une histoire. là, je trouve ça assez bien dosé, suffisamment de textes pour que l’histoire ait du sens, même si par les illustrations on peut bien comprendre ce qui se passe, et pas non plus qu’une ligne pour qu’il y ait un minimum de contenu.

Autre mention sympathique de cet album, la couverture a un grain au toucher, ça donne la sensation d’avoir un dessin. C’est vraiment un très bel album qui peut faire un beau cadeau pour un enfant, ou des plus grands si on est fan d’album.

En bref, une histoire mignonne, des illustrations magnifiques, un bel objet livre. Un gros coup de coeur pour moi !

A partir de 4 ans.

In My Mailbox (125)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Hôtel - Chambre 1 d'Emma Mars

Etudiante en journalisme le jour escort girl la nuit, cette jeune femme ambitieuse tombe sous le charme de David Barlet, magnat de la presse follement attirant. Les voici bientôt fiancés mais David ignore tout des activités nocturnes d'Elle qui s'est jurée de laisser cette existence derrière elle une fois sa dernière mission achevée. Mais l'identité de son dernier client a mettre tout son avenir en péril. La seule solution pour sauver son mariage : accepter le jeu sensuel de cet homme et se plier à ses commandements.



Lucides de Ron Bass et Adrienne Stoltz

Sloane, première de sa classe, coule une existence paisible dans une petite ville côtière des États-Unis. Maggie, jeune fille indépendante, entame une carrière d'actrice prometteuse à New York. Tout les sépare, hormis une chose : en dormant, chacune rêve et vit la vie de l'autre jusque dans ses secrets les plus intimes. Jamais encore leurs chemins ne s'étaient croisés. Jusqu'au jour où Sloane tombe amoureuse d'un garçon. Vient ensuite le tour de Maggie... Laquelle est réelle ? Laquelle n'est qu'un songe ? Sloane et Maggie vont devoir trouver une réponse, sinon elles risquent de sombrer dans la folie. Pour l'une d'elles, cela signifiera tout abandonner : son quotidien, son amour, elle-même ; juste au moment précis où elle s'était découvert une raison de vivre.



La saveur du printemps d'Emilie Richards

Sur le point de recouvrer la liberté après huit mois de prison pour un vol qu’elle n’a pas commis, Cristy Haviland sait qu’elle va devoir se battre pour redonner un sens à sa vie et composer avec les blessures du passé. Mais avant toute chose, un combat périlleux l’attend : affronter l’homme qui l’a envoyée en prison et qui, aujourd’hui encore, a le pouvoir de la détruire. Georgia Ferguson, elle, est proviseur d’un lycée dans le comté de Bunscombe. Et lorsqu’elle trouve dans son bureau un mystérieux bracelet, accompagné d’une enveloppe contenant de vieilles coupures de journaux faisant référence à sa propre histoire, elle comprend que l’opportunité qu’elle attend depuis toujours est peut-être en train de se présenter. L’opportunité excitante, mais aussi terriblement perturbante, de retrouver sa mère biologique qui l’a abandonnée à sa naissance. Au cœur de la Caroline du Nord, dans une ravissante maison au jardin féerique, ces deux femmes que tout sépare puiseront dans leur amitié la force de prendre les décisions difficiles qui les attendent sur le chemin d’une nouvelle vie…


L'homme idéal... ou presque de Kristan Higgins

Si Maggie devait faire la liste de tout ce qui la rend très heureuse dans la vie, ce serait :
— le Joe’s, le restaurant plein de charme qu’elle dirige – une véritable institution pour les 1 407 habitants de Gideon’s Cove;
— une famille (presque toujours) aimante, et surtout une sœur jumelle avec laquelle elle partage une entente et une complicité à l’épreuve de tous les chocs de l’existence ;
— un chien qu’elle adore ;
— des employés fidèles et dévoués – quasiment une deuxième famille.
Déjà pas mal, n’est-ce pas ? Pourtant, si elle en avait le pouvoir, Maggie ajouterait volontiers une dernière petite chose à cette liste : un homme très amoureux d’elle, qu’elle aimerait aussi à la folie, et avec lequel elle vivrait un bonheur conjugal à faire pâlir d’envie toute la population féminine de Gideon’s Cove. Hélas, entre son amour impossible et malencontreux pour le père Tim, le prêtre de la paroisse, ses blind dates catastrophiques et sa liaison torride avec Malone, ténébreux et mutique pêcheur de homards, elle doute de pouvoir un jour y parvenir…


Bacalhau ! de Larbi Naceri

Vindo Rodriguez, 23 ans, est un jeune lascar de Montreuil. Fort tempérament mais glandeur, il préfère les magouilles à un boulot réglo. Résultat : il vit avec ses parents, ses frères et sa soeur dans un HLM, où son oisiveté déplaît férocement à son père. C’est pourquoi, un matin en sortant de boîte, il s’attarde dans une brasserie parisienne en attendant l’heure où son paternel s’en ira au taf. La tronche saturée de beat et d’alcool, il pique du nez dans son crème quand soudain son instinct de dragueur se réveille. À quelques tables de lui, une femme l’observe : blonde, la quarantaine, belle gueule, belle silhouette – même si tout ne semble pas d’origine –, le dossier ne s’annonce pas dégueu. Toujours à l’affût « d’un bon plan », ou d’une occasion de découcher, Vindo s’invite direct à sa table. Les présentations faites, Vindo balade ses mains sous la table mais déchante aussitôt. Carole n’en a pas après ses beaux yeux bleus ni sa vigueur de jeune mâle. Non, elle est mariée à un célèbre chirurgien et doute depuis peu de sa fidélité. En échange d’un bon paquet d’oseille, elle lui propose donc de le filer durant quelques jours… Vindo accepte. Ses intentions sont simples : rapporter des nouvelles rassurantes à la bourgeoise, et tout plein de biffetons pour sa pomme. Du tout cuit.
Mais c’est sans compter sur la corvée qui lui tombe sur le râble le jour-même : s’occuper de son petit frère Gustavo, gamin rachitique et méchant comme la gale qui ne jure que par ses jeux vidéos. Encombré du sale gosse – qui se prend pour le Captain Mglug, chef de la tribu intergalactique des Strogs –, Vindo remonte la piste d’un appartement secret et s’apprête à établir l’adultère. Or les choses ne se passent pas comme prévu et le lascar se retrouve embringué dans une série de plans plus foireux les uns que les autres, jusqu’à être accusé du meurtre du chirurgien. Recherché par toutes les polices de France, décrit par les médias comme l’ennemi public n°1, Vindo va plonger dans une cavale infernale et s’efforcer de prouver son innocence, avec l’aide de son poto Bousel, fumeur de joints invétérés à la tête de mouton, et de la douce et charmante Ninouche.


La maison des Julius de Charlaine Harris (Aurora Teagarden 4)

Une enveloppe contenant l'acte de propriété de la maison des Julius : voilà le superbe cadeau de mariage de Martin à Aurora. Notre héroïne rêvait de cette demeure malgré les étranges rumeurs sur la disparition de ses occupants, la famille Julius, plusieurs années auparavant.
Aussi, une fois installée, Aurora ne peut résister à la tentation et reprend l'enquête là où la police l'avait abandonnée. Pourquoi n'a-t-on jamais retrouvé les corps ? Quelle est la menace qui plane encore sur la vieille demeure ? Et comment expliquer l'attitude de plus en plus trouble de Martin ? Les figures du passé s'immiscent dans le coeur de Roe, mais elle n'a pas l'intention de se laisser faire par des fantômes.


Elle posait pour Picasso de Béatrice Egémar

Paris, 1905.Émile, 18 ans, vient vivre à Paris pour devenir poète. Il s'installe sur la Butte Montmartre, dans un drôle d’atelier d'artistes, le Bateau Lavoir ; il fait la connaissance de son voisin, Pablo Picasso, de ses amis Max Jacob et Guillaume Apollinaire. Quand on apprend que Linda, une jeune bouquetière qui posait comme modèle, est retrouvée morte après être tombée du quatrième étage, tous pensent à un suicide, mais Émile, l’apprenti poète, n'est pas convaincu. Avec l'aide de Max Jacob et de la jolie Virginie, il va reconstituer la sombre histoire de la petite bouquetière. Aimait-elle encore Louis, le bel apache qui l'avait abandonnée ? Qui était son mystérieux amoureux qui lui avait promis une vie meilleure, loin des ruelles de la Butte ? Du cabaret du Lapin Agile aux ateliers d'artistes, Émile va découvrir l'envers de la vie de bohême.


Florence de Catherine Cuenca (La Malédiction de la Pierre de Lune 1)

A quinze ans, Carla voue une véritable passion pour la peinture. Mais au XVe siècle, une jeune fille est destinée à devenir une épouse dévouée et une femme d'intérieur accomplie. En cachette de son oncle Savino Ricci et grâce à la complicité de sa voisine Lena, Carla parvient tant bien que mal à assouvir son amour de l'art. Un jour que les deux amies se rendent à la droguerie pour acheter des pigments, Lena est attirée par un coffret contenant des pierres fines. La jeune fille, dont le mariage arrangé va bientôt l'éloigner de Carla, décide de lui offrir une de ces pierres de lune en cadeau d'adieu. Bientôt, dans les ruelles de Florence, les pas de Carla croisent ceux d'un cavalier ténébreux, un certain Vincenzo Montoni. Dès lors, la jeune fille reçoit des lettres mystérieuses, et d'inquiétantes apparitions commencent à se manifester...



Le pacte de la voleuse d'Ari Marmell (Widdershins 1)

Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides... Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !



Et vous ?

Drôles de mots-clés (47)


Drôle de mots-clés est un rendez-vous organisé par Les livres de Melisande et Pomme's Book suite à une discussion animée et hilare. Cette nouvelle rubrique permettra à tout un chacun de se rendre que parfois en tant que bloggeur en coulisse, on voit des choses sans queue ni tête et on a choisi de les partager avec vous. N'hésitez pas à en faire de même !


Ripley de Nora Roberts (L’île des Trois Soeurs 2)

Quatrième de couverture

On raconte qu’une malédiction vieille de trois cents ans pèse sur l’île des Trois Sœurs…
Eminent spécialiste des phénomènes paranormaux, le Dc Mac Allister Booke débarque sur l’île dans le but d’interviewer Mia Devlin, la propriétaire du Café-Librairie. C’est pourtant Ripley, la sœur du shérif, qui retient son attention. La fière jeune femme a beau se braquer sous le flot de questions inquisitrices, elle ne peut lui cacher les forces surnaturelles qui l’habitent. Mac comprend alors que la jolie sorcière court un grand danger, car, si l’on en croit la légende, le mal est loin d’être vaincu…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions J’ai Lu de m’avoir permis de lire ce livre et ainsi poursuivre l’histoire de l’île des Trois Sœurs, que j’ai beaucoup apprécié, bien plus que le premier.

Cette fois-ci l’histoire se concentre sur Ripley, la sorcière qui rejette la magie, fait comme si elle n’existait pas et qui lui hérisse le poil quand quelqu’un aborde la légende des Trois Sœurs. Mais lorsque Dr MacAllister débarque sur l’île pour mener des expériences, interviewer Mia sur sa condition de sorcière, il finit par jeter son dévolu sur Ripley et va tenter de lui poser des questions sur sa nature, cette dernière ne pourra pas se dérober longtemps, d’autant qu’une menace rôde…

Je dois avouer que j’avais hâte de lire ce livre parce que dans Nell, Ripley m’avait fait forte impression. Femme à fort caractère et du fait de son rejet de la magie, ça ne pouvait que donner quelque chose d’intéressant, et je dois dire que je ne suis pas du tout déçue. Elle reste égale à elle-même, une forte tête, et qui par la force des choses, va changer et évoluer, notamment avec sa rencontre avec MacAllister. Son rejet de la magie s’explique parfaitement et il est vrai qu’avec ça, notre regard sur elle va s’en retrouver modifier, même si on savait déjà que malgré sa grande gueule (passez-moi l’expression), elle a un cœur d’or et aime profondément les gens qui l’entourent…

Ce livre se lit avec facilité et on se régale en tout instant. L’écriture de l’auteur est vraiment agréable et dès les premières pages, j’ai plongé dans l’histoire et étais ravie de retrouver notre trio de sorcières. J’ai préféré ce tome au précédent parce qu’on avait plus de magie, et aussi du fait que Ripley m’intéressait beaucoup comme je l’ai dit.

Il s’agit avant tout d’une romance, donc je vais surtout parler de ça, même si la part fantastique prend plus d’ampleur mais j’y reviendrai ensuite. Donc comme on a ici une romance, on sait dès le départ, dès son apparition ou du moins dès qu’il est fait mention, qu’il va se passer quelque chose entre Ripley et ce MacAllister et je dois dire que leur romance est plutôt mignonne et bien faite, même si elle est bien compliquée. Rien n’est jouée d’avance, ça semble compromis et cela à cause d’une certaine sorcière…

Comme je l’ai dit, Ripley est une femme butée et du coup à cause de ça, nous voici entraîné dans une drôle de danse ou plutôt une chasse dans laquelle le chat et la souris s’adonne parfois à des jeux dangereux et c’en est délectable. Bon, parfois c’est un peu rapide pour moi, j’aurai aimé que ça s’étire davantage en longueur mais on ne peut pas tout avoir. Et puis, j’ai pu passer outre parce que c’est tellement drôle de voir Ripley succomber, voire devenir jalouse à certains moments, ça ne colle tellement pas au personnage !, qu’on s’en délecte et qu’on savoure ces moments-là.

J’ai beaucoup aimé MacAllister, c’est un personnage très intéressant qui saura nous surprendre plus d’une fois, attentif et compréhensible, il pourrait très bien rivaliser avec Zach. Assez rapidement il arrive à cerner Ripley, à la comprendre et sait donc ce qu’il doit et ne doit pas faire, mais parfois les réactions de Ripley sont telles, qu’il pourrait se retrouver perdu face à cette femme qui cache beaucoup de choses en elle.

Dans ce tome, la part fantastique prend plus d’ampleur, on approfondit davantage la légende. On en apprend également plus sur chacun des personnages, notamment sur Mia qui m’intrigue de plus en plus. J’espère qu’avec ce 3e tome, qui sera concentré sur elle, on saura vraiment tout parce que l’auteur s’amuse avec son lecteur, elle laisse des indices, attise notre curiosité sans pour autant l’assouvir. Il est encore des choses qui sont cachées et je dois dire que ça devient frustrant ! Ripley se dévoile totalement ici aussi et j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai pu découvrir d’elle.

En dehors de la romance, une intrigue liée à la sorcellerie et aussi à ce qui s’est passé dans le premier tome, se détache par la présence d’un autre personnage qui va évidemment poser des problèmes à notre trio de sorcières. Mais je trouve ça tout de même dommage que ça n’arrive qu’assez tardivement, du moins le gros de l’action à ce propos, et que ça semble expédié en peu de temps. La fin est un peu rapide pour moi, j’aurai aimé plus de développement, qu’on fasse plus de liens avec le passé. Mais bon, il s’agit avant tout d’une romance et pas d’un livre fantastique à part entière donc ça passe, ça permet d’égayer un peu la romance. Mais c’est parce que j’aime tellement les sorcières que j’aurai aimé en avoir plus. Cela dit, ça reste quand même bien sympathique à lire, je ne vais pas me plaindre.

En bref, un deuxième tome meilleur que le premier, on a davantage de magie, même si encore une fois j’aurai aimé en avoir plus mais ça n’est pas toujours le premier sujet de l’histoire puisque c’est essentiellement une romance. A ce niveau-là, je ne suis pas du tout déçue, j’ai adoré voir Ripley et MacAllister se tourner autour l’un de l’autre et voir l’évolution de leur relation. Une belle petite romance où la magie prend de plus en plus de place et désormais j’ai vraiment hâte d’en savoir plus en lisant la suite, qui sera centré sur Mia.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [46]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 46 : Lisez vous un ou plusieurs livres à la fois ?


Autant que possible je n'en lis qu'un à la fois parce que je n'aime pas en avoir plusieurs. Je préfère me consacrer à une histoire, tranquillement sans en avoir plein en même temps et puis ma mémoire me jouerait des tours je pense.

De plus, comme je lis assez vite, pas trop d'intérêts d'en lire plusieurs en même temps vu que j'enchaîne rapidement. Après ça m'arrive d'en lire maximum deux à la fois, lorsqu'il y en a un par exemple qui me casse les pieds, j'ai besoin de passer à autre chose (et comme je n'aime pas abandonner) dans ces cas là, je lis un 2e livre en parallèle.

Il m'est arrivé aussi pour tenter d'aller un peu plus vite d'avoir un livre à emmener à la fac le jour et un autre le soir lorsque je rentre chez moi mais bon, je ne suis pas sûre que je sois plus rapide que si je prenais un par un, en lisant le livre toute la journée.

Dualed d'Elsie Chapman (Dualed 1)


Quatrième de couverture

Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Double, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi. West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son alter ego. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir... son Double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lumen de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour comprendre de quoi il s’agit, sans pour autant trop en dévoiler. L’essentiel est là, donc je vais m’abstenir de développer davantage. Avec un tel résumé, j’avais en tête un certain type de scénario, j’imaginais quelque chose d’assez similaire à la série Les Deux Sœurs de Marie Brennan, puisqu’on retrouve le principe de tuer son alter ego pour le bien de tous (même si ici les raisons diffèrent). Au final, c’est très différent, le contexte n’est pas le même, on n’a pas le même type de personnages et l’intrigue part sur autre chose. Donc au final, je suis plutôt contente parce que ça n’a rien à voir. Après je m’attendais à un autre type de scénario, je vous l’avoue, je penserai qu’on irait plus loin, qu’au niveau intrigue, on en saurait davantage et que ça prendrait un autre tournant.

Mais après, ça reste assez sympathique, c’est plutôt bien construit et je me demande ce qu’on aura dans le tome 2 (si je ne dis pas de bêtise, c’est un diptyque). J’ai quelques idées, à voir ce que ça va donner, mais je suis curieuse en tout cas. C’est assez haletant, l’action ne cesse jamais, on ne peut pas le lui reprocher. Donc si vous aimez quand tout s’enchaîne sans qu’on ait le temps de prendre notre souffle, ce livre est fait pour vous. Le seul petit reproche c’est qu’on n’ait pas toujours la notion du temps, je me suis laissée surprendre, je pensais que ça ne faisait que quelques jours quand en fait, le mois dans lequel West devait tuer son double, s’était presque écoulé. Bon, après c’est peut être moi qui n’ai pas suivi, mais j’en doute.

J’ai bien apprécié l’univers qui est assez sombre et horrible quand on voit ce qu’ils font, tout ça pour ne garder que les « meilleurs », les « forts ». C’était intéressant à lire et assez original dans le traitement. En revanche, je suis sceptique sur le fait de parler de thriller (moi je l’entends souvent comme pendant du policier, en plus haletant, etc.) alors que moi, je le considère plus comme une dystopie étant donné que les gens sont obligés par le Conseil de tuer leur double entre leur 10 et leur 20 ans une fois qu’ils sont activés. C’est très cadré comme univers, d’ailleurs les consignes qui reviennent sans cesse vont dans ce sens. Les balles pleuvent dans la ville et c’est relativement normal, il y a toute une procédure dans ces cas là, pour éviter d’être une victime collatérale. C’est assez dur comme univers et je n’aimerai pas y être pour le coup.

C’était une bonne intrigue, qui est plutôt bien mené avec un univers intéressant, mais il est vrai que j’aurai aimé plus de détails et de développement, à moins qu’on n’en sache plus dans le deuxième. Autre point où j’aurai aimé en savoir plus, c’est sur les chasseurs parce que je trouve ça trop vite éludé alors que c’était une très bonne idée et que ça pourrait justement avoir un impact sur l’univers présenté ici. Et on aurait vu aussi davantage l’intérêt porté par rapport à ça. Mais je ne peux pas trop en dire, sinon je risque de spoiler l’histoire, donc là, ça serait dommage, mais voilà, je suis un peu sur ma faim à ce niveau-là, un plus grand traitement n’aurait pas été superflus.

Quant à la partie « romance », oui, on n’y échappe pas, mais c’est léger. Cela dit, plus de développement aurait permis peut-être plus de crédibilité. Après le risque c’est de trop tomber là dedans au détriment de l’action, ce que l’auteur a davantage mis en avant. Tout dépend à quoi on s’attend, mais comme c’est un peu présent, un plus grand développement aurait été peut être mieux, pas que ça, mais un peu plus quand même.

L’écriture est agréable à lire, assez facile d’accès donc pour un public jeune, ça passera sans problème. Les pages défilent toute seule, il n’y a pas trop de description, donc ça n’est pas lourd. Après, moi, les descriptions quand elles servent et sont bien faites, c’est toujours un plus, j’aime le détail, ça permet de mieux s’immerger dans le monde et de comprendre. Mais là, l’essentiel est là, et ça donne une histoire plutôt sympathique.

Les personnages sont plutôt sympathiques et attachants, même si on aurait pu davantage renforcer le côté psychologique de West parce qu’il est vrai que parfois on a du mal à la suivre. Elle passe d’un personnage fort, qui est capable de faire de grandes choses, et de l’autre, on a une fille plus fragile, incapable de tuer, en l’occurrence son alter ego. Donc c’est assez étrange cette double facette, même si elle est compréhensible, juste que ça n’est pas toujours subtile. Après je me suis attachée à elle, on ne peut que compatir face à sa situation qui est assez complexe et on comprend aussi pourquoi elle agit ainsi, surtout vis-à-vis de Chord, même si parfois c’est frustrant et qu’on aimerait lui ouvrir les yeux.

Quant à Chord, personnage très important dans l’histoire mine de rien, il m’a bien plu. Il est lui aussi attachant, veut aider du mieux qu’il peut West, surtout dû à la promesse faite à son frère le jour où elle en aurait le plus besoin. Mais, tout ça est mis à mal avec West qui n’en fait qu’à sa tête. On lui souhaite bien du courage !

En bref, c’est un roman sympathique qui nous présente ici un univers sombre, plutôt bien construit même si je veux en savoir plus. L’intrigue est plutôt bonne et bien menée, même si je m’attendais à quelque chose de très différent, reste à voir ce que donnera la suite. Les personnages sont intéressants et sympathiques, pour certains mystérieux. Maintenant j’en attends plus, j’aimerai plus de détails et mieux comprendre certaines choses qui pour le moment ne sont qu’évoquées.