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Découvrez la collection Les p'tits flaps !

Aujourd'hui je fais un article un peu particulier puisque je vais vous présenter la collection Les p'tits flaps, publié aux éditions Casterman qui est à destination des enfants de 1-2 ans.


Pour un souci pratique et parce que je pensais que c’était plus intéressant ainsi, je vous présente la série dans son ensemble, avec trois titres qui sont parus il y a quelques jours. Cela change de mes habitudes, puisque je publie généralement une chronique par ouvrage. Mais j’avais peur de me répéter plutôt inutilement.

Je trouve plus amusant de vous donner une vision globale de cette collection avant de donner un petit avis sur chaque livre – oui tout de même, quitte à les présenter, autant en parler individuellement – ainsi que de visuels photographiques pour vous rendre compte du contenu de chaque album.

Bref, après ce petit topo pour expliquer mon changement dans ma manière de faire, je vais vous présenter plus précisément cette petite collection bien sympathique qui m’a plu et qui saura plaire aux enfants !

Les p'tits flaps est une petite collection de livres cartonnés animés avec des flaps, c'est à dire des petites fenêtres que l'on ouvre pour découvrir des choses cachées en dessous. Mais on y trouve aussi des éléments à toucher, des matières à découvrir, comme c’est le cas par exemple pour Pas touche, la mouche !

Les livres sont dans un format moyen de sorte que les enfants pourront le manipuler assez aisément. De plus c’est suffisamment cartonné pour que ça ne s’arrache pas, surtout si l’enfant à 2 ans.

C'est lundi, que lisez-vous ? [14]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Koridwen d’Yves Grevet (U4)

Quatrième de couverture

Koridwen est la dernière survivante d'un hameau de Bretagne. Avec l'aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l'a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d'un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d'aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan et Syros de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé. Il s’agit du « dernier » tome pour moi de la série U4 et je dois dire que c’est une série qui mérite d’être lue.

Alors avant de donner mon avis sur ce tome en particulier, je vais faire un petit topo sur l’ensemble de la série. Il faut s’avoir que U4 a été écrit par 4 auteurs : Carole Trébor, Vincent Villeminot, Florence Hinckel et Yves Grevet. Chacun de ces auteurs a créé un personnage en particulier au sein d’un même univers, avec une même situation, à savoir un virus, U4 qui a décimé une bonne partie de la population et où 4 adolescents vont devoir survivre et se retrouver à Paris, le 24 décembre, rendez-vous fixé par Khronos, le maître du jeu de Warriors of Times.

Nous suivons donc chacun de leur héros : Jules, Stéphane, Yannis et Koridwen dans leur histoire avec une fin alternative pour chaque volume et où les 4 personnages vont finir par se rencontrer à un moment donné dans leur propre livre.

Il faut s’avoir également qu’il n’y a pas d’ordre de lecture précis, raison pour laquelle je n’ai pas donné de numéro de tomaison, puisque la situation de départ et de fin reste la même, l’action étant simultanée pour chacun de nos héros mais dont le final va différer, d’où la fin alternative.

*-*-*

Koridwen est un tome vraiment intéressant, après avoir lu Jules, Stéphane et Yannis, j’ai déjà une vue d’ensemble assez large pour savoir ce qui a pu se passer pour chacun d’eux et pourtant j’arrive encore à être surprise. Il est étonnant de voir que l’on peut vite se faire une opinion d’un personnage à travers les yeux d’un autre et se rendre compte qu’en réalité tout est différent. C’était déjà le cas pour Stéphane qui m’avait paru comme quelqu’un de froid et qui maîtrise tout, contrôle parfaitement ses sentiments et ses actions et pourtant, elle doute et ne sait pas toujours ce qui convient de faire.

Il en va de même pour Koridwen qui m’avait paru comme quelqu’un de forte et déterminée et même si elle l’est, elle cache aussi pas mal de faiblesses et se retrouve avec des responsabilités dont elle n’imaginait pas l’ampleur. Je ne m’attendais pas à certaines choses à son sujet et c’est en cela que c’est intéressant de lire les 4 volumes.

L’action est omniprésente, c’est plutôt efficace et l’on passe un bon moment et il est vrai qu’avec Koridwen on est dans un univers très différent des trois autres qui nous permet de comprendre pourquoi elle paraissait si étrange et pourquoi elle était destinée à quelque chose… Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, je vous laisse découvrir son histoire.

Il est intéressant de voir qu’avec chacun des auteurs, nous sommes transportés dans des univers très différents, Stéphane est plus dans l’action avec un aspect « militaire » plus prononcés quand Jules était plus dans le descriptif de la survie, notamment en communauté. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, notamment par rapport à Koridwen, mais voilà, chaque auteur, même s’il est dans un même univers nous donne un aperçu de leur propre monde et personnalité qui fait que chaque tome est vraiment très différent de l’autre.

Koridwen est un tome qui convient parfaitement en guise de final, même si j’avoue avoir été légèrement frustrée sur la fin. Je n’aurai pas été contre quelques pages de plus pour savoir ce qui va se passer étant donné les circonstances. Mais je vous rassure, c’est une vraie fin qui peut se suffire à elle-même comme elle est, je suis simplement curieuse !

Mon préféré de la série reste Stéphane car ce tome apporte un vrai tournant à la série, permet de voir cette adolescente d’un autre œil et est vraiment le plus mature et le plus abouti selon moi. Mais l’ensemble des 4 romans sont intéressants et apportent un petit plus à l’univers et aux personnages que nous découvrons au fur et à mesure.

Il est vrai que je m’attendais à quelque chose de différent au niveau de l’intrigue quand on m’avait expliqué le concept de la série mais je dois avouer que le rendu est plutôt réussi. C’est addictif et efficace, certains livres sont meilleurs que d’autres à mes yeux mais chaque tome possède son propre univers et nous permet de voir cet instant T d’un œil différent en fonction des personnages. Ils restent tous agréables à lire, même si je dois l’avouer que le fait de les enchaîner, j’ai trouvé que c’était un peu redondant pour moi puisque les grandes révélations sont les mêmes à chaque fois. J’aurai dû les espacer un petit peu plus, mais ce n’est que mon ressenti personnel, ce ne sera pas nécessairement le cas pour tout le monde.

En bref, Koridwen est le tome qu’il faut lire en dernier selon moi pour bien clore la série, du fait de cette fin particulière. L’univers créé par les 4 auteurs est bien construit, de même que l’intrigue qui nous pousse à lire les autres volumes pour voir ce que chacun vit, ce que chacun ressent dans cette situation. Une idée originale, mais pas inédite, qui a son charme et qui saura vous tenir en haleine.

In My Mailbox (196)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine




Yannis de Florence Hinckel (U4)

Quatrième de couverture

Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu'il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d'assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger... Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s'accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan et Syros de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien aimé.

Alors avant de donner mon avis sur ce tome en particulier, je vais faire un petit topo sur l’ensemble de la série. Il faut s’avoir que U4 a été écrit par 4 auteurs : Carole Trébor, Vincent Villeminot, Florence Hinckel et Yves Grevet. Chacun de ces auteurs a créé un personnage en particulier au sein d’un même univers, avec une même situation, à savoir un virus, U4 qui a décimé une bonne partie de la population et où 4 adolescents vont devoir survivre et se retrouver à Paris, le 24 décembre, rendez-vous fixé par Khronos, le maître du jeu de Warriors of Times.

Nous suivons donc chacun de leur héros : Jules, Stéphane, Yannis et Koridwen dans leur histoire avec une fin alternative pour chaque volume et où les 4 personnages vont finir par se rencontrer à un moment donné dans leur propre livre.

Il faut s’avoir également qu’il n’y a pas d’ordre de lecture précis, raison pour laquelle je n’ai pas donné de numéro de tomaison, puisque la situation de départ et de fin reste la même, l’action étant simultanée pour chacun de nos héros mais dont le final va différer, d’où la fin alternative.

*-*-*

Yannis est le 3e volume de la série U4 que je lis et je dois avouer qu’il est plutôt pas mal, peut-être pas mon préféré mais il reste intéressant à lire et à découvrir.

Comme pour les deux précédents nous découvrons dans une première partie tout seul Yannis avec son chien qui doit survivre seul à Marseille. Très rapidement, il va prendre la route pour aller vers Paris pour ce fameux rendez-vous donné au 24 décembre par Khronos. Nous suivons donc son épopée qui n’est pas des plus simples non plus et ensuite sa rencontre avec Stéphane, que j’avais pu en grande partie découvrir à travers les yeux de celle-ci.

C’est donc une redite assez rapide puisque j’ai enchaîné les tomes, mais il est vrai que les personnages ne passent pas tant de moment ensemble, du coup, on voit ce que chacun fait durant l’absence des autres et je trouve ça intéressant de découvrir comment ils ont rencontré tel ou tel personnage, comment des amitiés ont pu naître, etc.

Yannis est un personnage intéressant et attachant mais j’ai trouvé dommage que l’auteur n’aille pas au bout de son idée qui était plutôt surprenante d’ailleurs. Je ne m’attendais pas du tout à cela concernant Yannis, surtout pas après ce que j’avais pu voir à travers les yeux de Jules ou Stéphane.

Durant la première partie où Yannis est seul, on voit un certain aspect de sa personnalité qui s’étiole à mesure des pages et qui disparaît totalement lorsqu’il rencontre Stéphane. On peut comprendre pourquoi mais j’ai trouvé cela trop facile de s’en débarrasser aussi vite parce qu’elle est là. Je pense que ça aurait pu être intéressant de continuer avec cet aspect-là et justement voir comment le personnage pouvait évoluer, notamment sa relation avec Stéphane.

Il est toujours étonnant de constater que lorsque l’on lit un livre d’un point de vue, on ne s’imagine pas totalement les réactions des autres personnages durant ce même moment. Quand dans Stéphane j’ai lu certaines choses, avec Yannis, j’ai découvert l’envers du décor et j’ai été plutôt surprise de certains événements, je n’avais pas compris ça. D’où l’intérêt de lire tous les tomes de cette série car même si on lit une énième fois la même histoire avec les mêmes grandes révélations, on y découvre toujours de nouvelles choses qui relancent l’intérêt de la série.

A travers les différents tomes, on voit aussi la réaction de chaque personnage face à la grande révélation du livre et on remarque à quel point ils sont tous différents. Certains gardent espoir jusqu’au bout malgré tout, avec la conviction que tout peut s’arranger.

En bref, avec Yannis j’ai pu voir l’histoire sous un autre angle qui apporte des informations supplémentaires sur ce que je savais déjà après avoir lu 2 tomes. Yannis est un personnage intéressant mais il est vrai que j’aurai aimé que l’auteur aille plus loin dans sa démarche et exploite plus la particularité de Yannis plutôt que de l’abandonner avec autant de facilité, même si c’est explicable. Un livre plutôt entraînant qui m’aura malgré tout fait passer un bon moment. Je suis désormais curieuse de découvrir le « dernier tome » Koridwen qui promet de belles choses.

Stéphane de Vincent Villeminot (U4)

Quatrième de couverture

Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s'organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s'il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s'écroulera, à l'exception d'un seul : un rendez-vous fixé à Paris...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan et Syros de m’avoir permis de lire ce livre en avant-première que j’ai davantage apprécié que Jules, même s’il était déjà bien sympathique.

Alors avant de donner mon avis sur ce tome en particulier, je vais faire un petit topo sur l’ensemble de la série. Il faut s’avoir que U4 a été écrit par 4 auteurs : Carole Trébor, Vincent Villeminot, Florence Hinckel et Yves Grevet. Chacun de ces auteurs a créé un personnage en particulier au sein d’un même univers, avec une même situation, à savoir un virus, U4 qui a décimé une bonne partie de la population et où 4 adolescents vont devoir survivre et se retrouver à Paris, le 24 décembre, rendez-vous fixé par Khronos, le maître du jeu de Warriors of Times.
Nous suivons donc chacun de leur héros : Jules, Stéphane, Yannis et Koridwen dans leur histoire avec une fin alternative pour chaque volume et où les 4 personnages vont finir par se rencontrer à un moment donné dans leur propre livre.
Il faut s’avoir également qu’il n’y a pas d’ordre de lecture précis, raison pour laquelle je n’ai pas donné de numéro de tomaison, puisque la situation de départ et de fin reste la même, l’action étant simultanée pour chacun de nos héros mais dont le final va différer, d’où la fin alternative.

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Après ce « petit topo » voici donc mon avis sur Stéphane, le deuxième tome que j’ai pu lire de cette série et je dois dire que c’est plutôt positif, je l’ai même préféré à Jules.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite et lorsqu’on a déjà lu au moins un livre de la série, comme c’est mon cas, on sait à quoi s’en tenir pour l’ensemble de la trame, même si évidemment le suspense est à son comble pour un certain nombre de choses. On ne sait pas tout ce que font chacun des autres personnages avant qu’ils ne se retrouvent à un moment donné mais aussi sur le final qui va différer à chaque volume, chacun suivant sa voie. Si tout était à l’identique, il n’y aurait pas intérêt à lire tous les tomes.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire et les pages défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Les auteurs ont créé cette série avec un certain rythme qui nous entraîne et donnent envie d’en savoir plus sur ce qui va arriver à nos différents héros.

On voit nettement le changement d’écriture d’un auteur à l’autre qui correspond aussi à la personnalité du personnage, car autant avec Jules, on avait plutôt affaire à un adolescent paumé et terrifié avec un trop grand poids sur ses épaules, autant avec Stéphane, on sent davantage le côté réfléchi de ses actions. Cela « claque » davantage avec un côté très sec et militaire. Je ne sais pas trop comment décrire cette sensation, mais elle nous transporte dans un univers totalement différent de celui de Jules, deux caractères opposés en tout point et cela se ressent dans la narration.

Comme pour Jules, l’histoire est coupée en trois partie, celle où Stéphane est seule, celle où elle rencontre l’un des autres du groupe (quand on en a lu un, on sait évidemment qui c’est), pour ensuite finir sur le quatuor. J’aime beaucoup cette dynamique et il est vrai que cela apporte un plus à l’histoire, car on s’attend à tout moment à ce qu’un ou plusieurs des personnages fassent irruption dans la vie du narrateur, ici en l’occurrence Stéphane.

En lisant Jules, on a pu avoir une certaine vision de Stéphane qui je dois dire correspond plutôt bien à la personnalité que Vincent Villeminot nous offre et en même temps, elle se dévoile davantage dans sa propre histoire, montrant bien que les apparences sont souvent trompeuses. Si elle paraissait très froide et sûre d’elle dans Jules, elle montre davantage ses failles dans son propre récit. On voit que tout ça n’est qu’une façade pour se donner une contenance et qu’elle est bien plus sensible qu’elle ne veut le faire croire mais étant donné la situation, il faut bien garder la tête froide et agir en conséquence.

J’ai trouvé ce livre plus mature que le précédent, du fait de l’âge du personnage, Stéphane a 17 ans contrairement à Jules qui est encore au collège, mais aussi de son caractère. Stéphane nous introduit davantage dans l’univers « militaire » et médical avec certaines compétences alors que Jules ne cherchait qu’à survivre et protéger les siens avec les moyens du bord. Stéphane recherche cela aussi mais elle a davantage de connaissance du terrain, ses actions sont vraiment différentes de Jules ce qui a rendu ce récit bien plus haletant et intéressant pour moi.

Quant à la fin, on voit des liens avec celle de Jules mais qui diffère en bien des points, chacun poursuivant son propre but, prenant des décisions qui leur sont propres. C’est une fin ouverte qui laisse entrevoir des choses par la suite et qui est vraiment très différente de celle de Jules. Je suis très curieuse de voir ce que les autres auteurs nous réservent.

En bref, ce 2e livre de la série U4 m’a bien convaincu. J’ai beaucoup aimé suivre Stéphane qui est une héroïne à la fois forte et fragile qui espère au plus profond d’elle-même que tout va s’arranger mais qui connaîtra parfois des désillusions. J’ai davantage apprécié ce personnage qui m’avait déjà bien intrigué dans Jules et je dois dire qu’elle ne me déçoit pas.

Jules de Carole Trébor (U4)

Quatrième de couverture

Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n'a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l'épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu'il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu'il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l'extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu'il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappé au virus et qu'il décide de prendre sous son aile. Son seul espoir : le rendez-vous fixé par Warriors of Times.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan et Syros de m’avoir permis de lire ce livre en avant première que j’ai plutôt bien apprécié dans l’ensemble.

Alors avant de donner mon avis sur ce tome en particulier, je vais faire un petit topo sur l’ensemble de la série. Il faut s’avoir que U4 a été écrit par 4 auteurs : Carole Trébor, Vincent Villeminot, Florence Hinckel et Yves Grevet. Chacun de ces auteurs a créé un personnage en particulier au sein d’un même univers, avec une même situation, à savoir un virus, U4 qui a décimé une bonne partie de la population et où 4 adolescents vont devoir survivre et se retrouver à Paris, le 24 décembre, rendez-vous fixé par Khronos, le maître du jeu de Warriors of Times.
Nous suivons donc chacun de leur héros : Jules, Stéphane, Yannis et Koridwen dans leur histoire avec une fin alternative pour chaque volume et où les 4 personnages vont finir par se rencontrer à un moment donné dans leur propre livre.
Il faut s’avoir également qu’il n’y a pas d’ordre de lecture précis, raison pour laquelle je n’ai pas donné de numéro de tomaison, puisque la situation de départ et de fin reste la même, l’action étant simultanée pour chacun de nos héros mais dont le final va différer, d’où la fin alternative.

*-*-*

Après ce « petit topo » voici donc mon avis sur Jules, le premier tome que j’ai pu lire de cette série. On m’avait conseillé de commencer par lui car il pose bien les bases de l’univers et de la situation dans laquelle vont se retrouver les différents personnages qui composent U4. Et il est vrai qu’avec Jules, c’est plutôt clair, donc je suis contente d’avoir suivi ce conseil, c’est une bonne mise en bouche qui me rend curieuse de lire les autres pour voir ce que cela va donner.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir ce qui arrive à Jules et après mon petit topo sur l’ensemble de la série, je pense que ce n’est pas nécessaire d’en savoir plus, il faut bien garder un peu de mystères.

Lors de la présentation de la série par les 4 auteurs à laquelle j’avais pu assister, les auteurs avaient fait mention du fait que leurs livres étaient coupés en trois parties. La première nous permet de découvrir leur héros seul, face à lui-même et ses problèmes dans ce nouvel environnement. Par la suite, un des trois autres personnages va rentrer dans sa vie, pour ce qui est de Jules, je ne vous dirai pas qui il rencontre en premier, il faut bien un peu de suspense. Puis dans la dernière partie, les 4 personnages sont enfin réunis et interagissent ensemble.

Cette distribution permet de donner un certain rythme à l’histoire car nous voyons les personnages évoluer, les relations s’affiner avec certains et cela permet aussi de donner une certaine vision des personnages. Je suis curieuse de les découvrir en tant que narrateur pour voir si l’image que l’on a d’eux via un autre personnage reste la même ou pas.

C’est le genre de lecture assez immersive, dans laquelle l’action arrive très vite et où l’on rentre rapidement dans l’histoire. Tout s’enchaîne très rapidement de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. Jules est un jeune adolescent, qui étant encore au collège au moment du drame, qui va se retrouver immerger dans l’horreur absolue. Il est seul avec son chaton Lego quand il retrouve dans son immeuble une petite fille, Alicia qu’il va prendre sous son aile et protéger autant que possible.

L’écriture étant à la première personne, nous sommes vraiment dans la tête et le corps de Jules, ce qui nous permet d’avoir accès à ses pensées, ses sentiments face à la situation. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Jules n’était pas du tout préparer à ça, qui le serait dans son cas ? Il a peur, il est seul et en plus de cela, il va devoir s’occuper de son chaton et d’Alicia. Les rues ne sont pas sûres, il faut fuir à tout instant, se cacher, trouver des alliés, rien n’est facile dans ce nouveau monde où l’on ne peut faire confiance à personne. Et pourtant Jules va devoir prendre des décisions pour le bien de tous et surtout celui d’Alicia.

L’intrigue en soi est plutôt simple mais efficace. Le genre de lecture rapide et sans prise de tête qui nous fait tout de même passer un bon moment. De l’action et de l’adrénaline pure et dure dans un monde post-apocalyptique, c’est le genre qui fonctionne toujours, notamment auprès des adolescents et jeunes adultes.

Par ailleurs, l’univers est plutôt bien pensé, ce virus, U4 qui a contaminé une bonne partie de la population, et dont il ne reste presque que des adolescents pour survivre. Après, on n’échappe pas à certains clichés ou travers du genre comme le fait que des adolescents du jour au lendemain s’organisent en bande armée et savent parfaitement se servir de certaines armes où ils deviennent médecins avec un grand savoir (entre l’Apothicaire et la Spécialiste, on est servi), il est vrai que c’est un peu gros. Mais admettons, dans l’adversité on peut être capable de tout.

En bref, ce « premier » tome de U4 m’a bien plu. J’ai passé un bon moment en compagnie de ce garçon qui va se retrouver plongé dans l’horreur et la survie tout en ayant un certain nombre de responsabilités dont il ne voulait pas. En soi c’est plutôt simple mais efficace, la fin est plutôt intéressante, même si quelque peu prévisible pour certaines choses. Je suis désormais curieuse de découvrir les autres tomes pour voir ce qu’en ont fait les autres auteurs et voir aussi plus spécifiquement le caractère de certains personnages.

Coup de projo sur... [101] La Couleur du secret de Xavier Müller



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

La couleur du secret est un bon premier tome très accrocheur qui m’a bien plu. L’univers et l’intrigue sont suffisamment intéressants et accrocheurs pour me faire continuer, surtout avec une telle fin frustrante ! Des personnages attachants qui promettent beaucoup de choses pour les tomes à venir, surtout s’ils évoluent aussi bien. 







Depuis qu'elle est toute petite, Jo est dotée du pouvoir de voir le vent. Son pouvoir devient une arme lorsqu'en cette année 2012, des phénomènes climatiques extrêmes frappent la Terre. Accompagnée d'une équipe de météorologues, la jeune fille va affronter les éléments et découvrir la vérité sur le péril qui menace la planète, mais aussi sur sa propre histoire.

MA CHRONIQUE

Bwaaaaaaaaaaaaaaah ! de Thitaume et Romain Pujol (The lapins crétins 1)

Quatrième de couverture

Depuis leur arrivée sur terre, Les Lapins Crétins ont la fâcheuse tendance à envahir le quotidien des humains.
Imprévisibles, déjantés, drôles mais jamais vulgaires, ils ne cessent de marquer de leur empreinte le monde d'aujourd'hui en parodiant l'actualité avec une désinvolture et un humour bien à eux, ayant déjà séduit des millions de personnes, enfants comme adultes, filles comme garçons.
Après avoir envahi les jeux vidéo, le salon des joueurs, Internet ou encore les produits de tous les jours; ils ont décidé de débarquer dans l'univers de la bande dessinée en cassant tous les codes du 9èmeArt.
Leur nouveau terrain de jeu va les amener à s'immiscer et à détourner encore un peu plus notre vie quotidienne avec nos petites habitudes, nos références (littéraires et télévisuelles), nos évènements...
Rien n'est épargné pour notre plus grand plaisir et celui des fans !

Mon avis

Les Lapins Crétins…, qui ne connaît pas ces lapins complètement stupides mais qui nous font rire ? Ils ont débarqué en force il y a de ça quelques années et maintenant on les trouve partout. En librairie en BD, en roman, en série TV, en jeu vidéo, vraiment partout.

Afin de connaître un peu le phénomène livresque, je me suis lancé dans le premier tome de la série BD et je dois dire que c’est vraiment crétin mais tellement bon ! À chaque planche, nous avons un gag, des saynètes qui fonctionnent très bien et montre toute la stupidité de ces lapins.

Il faut savoir que ce sont des BD sans texte mais l’image suffit amplement à nous faire rire. Les scénarii sont bien trouvés et l’on passe un bon moment en compagnie de ces lapins totalement crétins.

En bref, Les Lapins crétins est une BD sans prise de tête qui saura nous faire rire et remonter le moral si jamais on a un petit coup de mou. Après c’est totalement crétin, donc le niveau est ce qu’il est mais de quoi passer un très bon moment. convient aux petits comme aux plus grands !

Un coup tordu de Matt Fraction et Chip Zdarsky (Sex Criminals 1)

Quatrième de couverture

Suzie a un secret. Pour elle, le sexe arrête le temps, littéralement. Jon a un problème. Il déteste sa vie, son travail et cette satanée malédiction qui le rend exactement comme Suzie. Tout devait les séparer, à part cette drôle de condition face au sexe, et pourtant... Pour la première fois dans leurs vies respectives de solitaires endurcis, ils se retrouvent... ensemble ! Et ensemble, ils vont utiliser leur don de « geler » le temps grâce au sexe pour faire ce que tout jeune couple normalement constitué ferait : dérober des banques, en commençant par celle où travaille Jon. Avec l'argent récolté, ils pourront peut-être sauver la bibliothèque de Suzie !


Mon avis

Un coup tordu est le premier tome de Sex Criminals qui je dois l’avouer est une BD assez originale, le sujet étant assez surprenant. Mais au final, j’ai plutôt bien aimé cette histoire qui aura réussi à me surprendre à plus d’un titre, je n’avais jamais rien lu de tel, en même temps, en livre érotique, je n’en ai pas lu tant que ça.

L’intrigue est plutôt bonne et bien menée même s’il faut l’avouer que cela paraît étrange. Suzie a une faculté, lorsqu’elle a un orgasme elle peut figer le temps, étant la seule à pouvoir bouger en cet instant sans que personne ne la voit, ne se rende compte de rien. Elle pensait être la seule, jusqu’à sa rencontre avec Jon qui lui trouve que cette faculté est davantage une malédiction. Lorsque les deux se rencontrent, cela fait des étincelles et une idée va germer dans leur esprit. Ils vont vouloir profiter de cet instant figé pour voler de l’argent à la banque où travaille Jon et cela afin de sauver une bibliothèque qui va fermer. La cause est louable, sauver une bibliothèque mais la manière de s’y prendre n’est pas très honnête il faut l’avouer. Cela ne va pas être sans conséquence pour eux deux.

Le ton est assez léger, c’est Suzie qui raconte sa propre histoire, lorsque nous la découvrons adolescente (moment où elle découvre son « don »), nous la voyons aussi aujourd’hui, en tant d’adulte, faire des commentaires sur sa propre vie, expérience et cela crée un certain décalage. Le langage est assez familier voire vulgaire, c’est cash mais en même temps il faut appeler un chat un chat… Jon est lui aussi assez cru dans ses propos, notamment la manière dont il parle du moment où le temps est figé. C’est tout en finesse *ironie* mais cela va bien avec le ton de la BD en général. On ne mâche pas les mots, on expose les faits, on montre aussi ce que cela fait.

C’est une BD avec des scènes explicites, donc c’est pour un public averti évidemment. J’ai bien aimé la manière dont est mise en scène le moment où le temps est figé suite à l’orgasme. Cela donne un monde assez coloré, cela donne presque la sensation d’être en plein trip sous influence de drogue, du moins la manière dont c’est représenté parfois dans les films ou juste un violent retour dans les années 70.

Je vous avoue qu’en tant que libraire je serai bien en peine de conseiller un tel ouvrage et même ici sur ce blog parce que je me doute que le sujet peut paraître étrange. Pourtant j’ai bien aimé cette histoire, c’est entraînant, on se demande jusqu’où nos deux compères avec leur faculté sont prêts à aller pour parvenir à leur fin. On voit que tout cela n’est pas sans conséquence et qu’ils vont avoir pas mal de problèmes.

En bref, Un coup tordu, premier tome de Sex Criminals est une BD originale qui aura su me plaire même si je dois avouer que de moi-même je ne l’aurai probablement pas lu si on ne m’en avait pas parlé (merci les collègues). Une histoire intéressante et emplie d’érotisme qui est très originale, il fallait avoir l’idée et Matt Fraction et Chip Zdarsky l’ont eue !

C'est lundi, que lisez-vous ? [13]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Quatrième de couverture

Issue d’une famille de la petite gentry, Elizabeth Bennet ne manque ni d’humour ni de malice. Lors d’un bal, elle rencontre le hautain Mr Darcy, l’un des hommes les plus riches d’Angleterre, mais aussi l’un des plus orgueilleux, qu’elle méprise aussitôt. Après avoir mal jugé le charme de la jeune femme, il tombera amoureux d’elle et mènera une longue lutte intérieure entre ce que lui dicte son cœur et ce qui convient à son rang. Comment réussiront-ils à vaincre leurs préjugés et à faire taire leur orgueil pour connaître l’amour ?

Mon avis

Est-il nécessaire de présenter ce livre ? Il s’agit d’une romance classique incontournable et pourtant, je ne l’avais pas encore lue. La raison ? La romance n’était pas spécialement mon truc avant, et je me souviens, il y a 8 ans (quand je suis rentrée à la fac), j’avais dit que jamais je ne lirai Jane Austen. Comme quoi, il n’y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis, comme on dit… Pour ma défense à l’époque, je ne lisais vraiment que de la Fantasy, peu d’autres genres…

A force d’en entendre parler, notamment par une certaine Secret Forbidden World qui voulait refaire ma culture en me montrant au moins le film, puis l’opportunité de me procurer l’ouvrage (bosser en librairie à des avantages) ainsi que l’envie d’une romance, me voilà lancée dans ce chef d’œuvre de la littérature anglaise. Je comprends désormais pourquoi il y a tout un trip autour de Mr Darcy. Effectivement, il y a de quoi…

Je vais arrêter le suspense et donner cash mon avis sur ce livre, j’ai adoré. Oui, je reconnais, j’ai eu tort de dire que je ne le lirai jamais, j’ai eu tort de ne pas m’y intéresser plus que ça (cela ne fait que 3/4 mois que je sais de quoi parle le livre grâce au film…). Quand je disais parfaire ma culture, je ne plaisantais pas…

Orgueil et préjugés est une romance comme je les aime où le couple est à des années lumières l’un de l’autre mais qui par la force des choses vont finir ensemble. Le jeu entre les deux est assez exaspérant et frustrant, il faut l’avouer. D’une part, avec l’époque dans laquelle l’histoire se déroule, sous la régence, il y a des règles à respecter, une certaine bienséance donc le rapport entre homme et femme est assez complexe. D’autre part, avec deux têtes de mule pareilles, cette romance ne pouvait qu’être compliquée.

Mr Darcy est au premier abord quelqu’un de froid et d’antipathique ; lors de la rencontre entre lui et Elizabeth au bal, il lui jette à peine un regard, la trouvant « passable » pour ne pas dire « laide » ou « moche » en somme. Pas de quoi faire rêver et pourtant, au fur et à mesure de l’histoire, nous apprenons beaucoup de choses sur lui qui font que nous craquons toujours un peu plus pour cet homme qui est loin d’être insensible et froid, comme va finir par se rendre compte Elizabeth. Même si cela prend un certain temps.

Elizabeth est farouchement indépendante, elle n’a pas la langue dans sa poche, et ne paraît pas toujours convenable, surtout pour certaines familles bien plus nobles que la sienne. Ses manières peuvent déranger et pourtant, elle n’en est que plus agréable à mes yeux. Mais je l’avoue, par moment, j’ai eu envie de la secouer, non, on ne peut pas envoyer balader quelqu’un comme Mr Darcy, même s’il l’a un peu cherché et que je comprends son geste… Mais non, il faut réfléchir un peu quand même Elizabeth !

Mais cette histoire n’aurait pas la même saveur sans la famille Bennet que nous suivons avec grand intérêt. Elizabeth est la 2e d’une fratrie de 5 enfants, 5 filles et chacune d’elles apporte un petit quelque chose à cette famille quelque peu hors norme. L’aînée, très fleur bleue et timide aura bien des difficultés avec ses amours, quant à Lydia, elle va nous en faire voir de toutes les couleurs avec ses frasques.

Mais le summum de cette famille reste la mère qui est juste… Comment dire ? Elle est unique en son genre. Assez frivole dans le genre et voulant à tout prix marier ses filles, elle va montrer une certaine aptitude dans la manipulation, notamment par rapport à Jane et Bingley pour qu’elle aille chez lui sous la pluie et qu’elle y reste… Un épisode assez mémorable. Mme Bennet est, il faut l’avouer, complètement folle mais il n’empêche qu’elle aura réussi en grande partie à obtenir ce qu’elle veut, même si elle n’y est pas nécessairement pour quelque chose. Quant au père, Mr Bennet, il paraît désabusé face à cette femme grandiloquente et ses filles qui n’en font qu’à leur tête.

En dehors de la romance, il s’agit vraisemblablement de montrer aussi, avec une certaine ironie les mœurs et la vie quotidienne sous la régence. J’ai trouvé ça vraiment intéressant.

Un petit constat, le film réalisé en 2005 avec Keira Knightley en tant qu’Elizabeth Bennet, est assez fidèle au livre car lorsque je le lisais, je revoyais parfaitement les scènes du film et je m’imaginais Elizabeth et Mr Darcy sous les traits des acteurs. J’ai pu constater aussi que certaines répliques étaient fidèles au livre, notamment lorsque le père d’Elizabeth lui fait remarquer qu’il en serait fâché si elle venait à se marier avec Mr Collins.

En bref, Orgueil et préjugés a été pour moi une superbe lecture, j’ai adoré découvrir cette famille quelque peu déjanté, cette fameuse Elizabeth et son Mr Darcy. Je comprends l’engouement pour cet homme qui saura se dévoiler au fur et à mesure de cette histoire et prouver à Elizabeth qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Il faut juste prendre son mal en patience mais c’est tellement savoureux, qu’on ne leur en voudra pas ! Un classique, une romance à lire de toute urgence !




In My Mailbox (195)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Alors l'IMM cette semaine va être en deux parties, d'une part mes cadeaux d'anniversaire et de l'autre les réceptions et achats habituels

Spécial cadeaux d'anniversaire !

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Saga (tomes 1 à 5) de Brian K. Vaughan et Fiona Staples

Quatrième de couverture

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d'une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d'éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d'espoir pour leurs peuples respectifs. L'espoir, une idée fragile qui devra s'extraire du chaos de Clivage pour grandir, s'épanouir et conquérir l'immensité du cosmos.

Mon avis

Pour un souci pratique comme j’ai enchaîné les 4 premiers tomes de la série, je vais faire une chronique globale sans raconter ce qui se passe dans chaque volume pour éviter tout spoiler.

Saga est une série de BD dont j’avais entendu parler lors d’un Salon du Livre de Paris il y a quelques années de ça, mais n’étant pas spécialiste du genre, j’avais fini par l’oublier. Mais le fait de travailler en librairie jeunesse et BD, inévitablement, il y a des titres qui nous sautent aux yeux, surtout quand les collègues nous confirment à quel point c’est génial.

Durant un moment de pause, je me suis lancée dans le premier volume et je dois dire que la rencontre a été très bonne. J’ai adoré l’univers qui est vraiment riche et complexe même si on est loin de se douter à quel point lorsqu’on ne lit que le premier tome. Différents types de créatures existent, différentes planètes aussi avec leur fonctionnement, un univers en guerre qui va évidemment poser de nombreux problèmes à nos deux héros.

Sous des allures de Roméo et Juliette avec des créatures fantastiques que tout oppose sur fond de guerre, Saga aura su me transporter. Raconté du point de vue de Hazel, la fille d’Alana et Marko, nous découvrons l’histoire de sa naissance et de ses parents qui ont du fuir leur vie afin de l’élever en espérant que la situation s’améliore.

Tout au long des quatre premiers volumes, nous assistons essentiellement à la fuite d’Alana et Marko et leur volonté de trouver un peu de stabilité pour cette petite fille. En parallèle de cela, un certain nombre de gens sont à leur poursuite pour les tuer ou les condamner, eux qui ont collaboré avec l’ennemi et pire que ça, conçu un être hybride entre leur deux races.

J’ai adoré chacune des intrigues où l’on en apprend plus sur les événements, sur le déroulement de la vie de la petite Hazel mais aussi l’univers créé par l’auteur qui s’enrichit à mesure des tomes. Chacun des volumes se terminent sur un cliffhanger, nous donnant envie de poursuivre, et raison pour laquelle j’ai enchaîné les tomes.

En ce qui concerne les personnages, c’est assez éclectique. Il est vrai qu’en voyant Alana et Marko on se demande comment ils ont pu être ensemble et concevoir la petite Hazel. Tous les opposent et pourtant, ils sont tellement bien ensemble qu’il n’aurait pas pu en être autrement. Alana est une femme forte qui n’a pas la langue dans sa poche, elle est plutôt cash quant à Marko c’est un homme pacifiste mais qui sait se battre quand la cause en vaut la peine, surtout si c’est pour sauver sa toute nouvelle famille. En dehors de ces deux héros, d’autres personnages gravitent, comme Izabel qui est juste excellente, je l’adore ou encore Le Testament et son Chat Mensonge qui apportent une autre dimension à l’histoire, je suis très curieuse de voir comment ils vont évoluer.

Quant aux illustrations, je les adore. Il est vrai que ce sont des créatures assez étranges pour certaines mais je trouve que cela s’insère bien dans l’univers. C’est une question de goût, mais personnellement j’adore et je trouve que cela donne un certain cachet à l’histoire.

En bref, Saga est une série qu’il faut absolument lire, un space-opera que je ne peux que vous conseiller car à chaque tome c’est un ravissement. On en apprend plus sur l’univers créé par l’auteur et dépeint par l’illustrateur, les intrigues sont bonnes et bien menées de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. L’action est omniprésente, les personnages sont très éclectiques mais le moins qu’on puisse dire c’est que la petite Hazel est adorable ! Saga, une série à lire de toute urgence !

Edit sur le tome 5 : Un tome à la hauteur des précédents, j'ai adoré. Il est assez différent comme l'on a pas mal de flash-back, il nous permet d'en apprendre plus sur certains personnages et de les faire évoluer. De l'action à tout instant, comme pour les premiers. Franchement, si vous vous êtes lancés dans cette série, vous ne serez pas déçus de la suite et si vous ne l'avez pas encore commencé, eh bien il est temps de s'y mettre !



Livres lus :

Saga, tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5

Trafic à la clinique d'Elisa Vix


Quatrième de couverture

Après s’être fait renverser par un bus sur un passage piéton, Sébastien, 14 ans, se réveille à la clinique des Tilleuls. Il partage sa chambre avec Valentin, qui est atteint de la maladie des os de verre.
Un jour, alors que les deux garçons se baladent dans le couloir, Sébastien remarque qu’une chambre a toujours les rideaux fermés. Son voisin de chambre lui explique que cette chambre est hantée, car le fantôme d’un enfant mort il y a longtemps. Sébastien ne prend pas cette histoire au sérieux, jusqu’au jour où il voit le rideau légèrement bouger. Que cache véritablement cette chambre d’hôpital ? Le mystère reste entier.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Oskar de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai plutôt bien aimé. C’est court, c’est simple mais plutôt efficace.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite.

L’écriture de l’auteur est simple mais efficace, on rentre dans le vif du sujet ce qui nous permet d’être vite immergé dans l’univers et l’action. En même temps, étant donné l’épaisseur du livre (136 pages), il vaut mieux être efficace, sans quoi cela risquerait d’être ennuyeux.

L’histoire est plutôt bonne et bien menée, j’ai passé un bon moment en compagnie de ces deux adolescents pas comme les autres, que ce soit Sébastien qui se remet peu à peu de son accident ou encore Valentin, l’habitué des lieux à cause de sa maladie, celle des os de verre qui l’empêche de vivre normalement.

Les deux adolescents ont des caractères très différents mais tout aussi appréciable l’un que l’autre. Très rapidement, ils vont se lier d’amitié et enquêter sur ce que cache cette fameuse chambre. Il y a des choses louches qui se trament dans leur dos et la curiosité prenant le pas sur la prudence, nos deux compères vont tâcher de découvrir tout cela.

En bref, Trafic à la clinique est un petit polar plutôt sympathique, rapide à lire et sans prise de tête. On y découvre deux adolescents très attachants qui vont mettre à jour un trafic des plus scandaleux. Une intrigue simple mais efficace, un roman pour s’initier au polar et au suspense.

Les énigmes du Carnet Magique de Chantal Cahour (Carnet Magique 2)


Quatrième de couverture

À sa mort, mamie Apollonia, une vieille voisine, lègue à la mère de Max un carnet, une loupe et un collier. Mais il ne s’agit pas d’un collier ordinaire, celui-ci est magique, il permet de faire des rêves qui annoncent l’avenir ! Grâce aux instructions du carnet, on peut empêcher les catastrophes annoncées par les rêves prémonitoires. Mais le problème, c’est que la mère de Max refuse catégoriquement de croire aux phénomènes magiques. Après bien des péripéties, Max, aidé de sa copine Margaux, ont réussi à suivre les instructions du carnet et à empêcher les premières catastrophes. Finalement c’est Margaux qui a hérité du collier et du don de faire des rêves prémonitoires.
Un jour, la fillette rêve que lors d’une finale de tournoi de tennis, une femme tire des coups de feu sur le père de Max pendant qu’il est en train d’interviewer la championne. Bien que fou d’inquiétude, le garçon sait qu’il y a un moyen d'empêcher le drame mais, pour cela, il lui faudra suivre à la lettre les instructions compliquées d'un carnet magique. Et le problème, c’est de les comprendre...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Oskar de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien aimé dans l’ensemble. C’est une petite série mignonne, plutôt efficace dans le genre qui se lit bien et vite.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, et fait même un petit topo sur le premier tome pour ceux qui éventuellement ne l’auraient pas lu.

J’avais pu lire le premier tome : Fantôme et Carnet magique qui m’avait plu, donc je n’ai pas hésité à lire cette suite pour savoir ce que cette nouvelle aventure allait réserver nos deux compères, Max et Margaux qui se retrouvent tout deux dotés de « pouvoirs » grâce aux affaires de mamie Apollonia.

L’intrigue est plutôt bonne et bien menée, on se laisse facilement embarquer dans cette nouvelle aventure où nos deux héros vont devoir trouver une solution pour que le père de Max s’en sorte. Mais pour cela ils vont devoir trouver un objet qui semble introuvable mais c’est sans compter une aide inopinée qui va les mettre sur la voie.

L’action arrive dès les premières pages et est omniprésente, en même temps, le livre est assez court (144 pages) donc il faut être efficace et ce, dès le départ pour ne pas décrocher. Ce serait tout de même dommage sur un si petit ouvrage mais qui fait son office (vous n’êtes pas sans savoir que je préfère de loin les gros pavés). C’est plutôt simple comme histoire, il faut le dire mais c’est efficace. On passe un bon moment de lecture, comme Max et Margaux, on se demande comment ils vont faire pour mener à bien leur mission alors que de nombreuses embûches se dressent sur leur chemin.

En bref, ce 2e tome du Carnet Magique est bien sympathique, j’ai pris plaisir à retrouver Max et Margaux dont la relation commence à changer, c’est mignon et les voir se serrer les coudes pour mener à bien leur mission même si elle ne semble pas toujours des plus faciles. Un bon moment de lecture sans prise de tête qui plaira aux plus jeunes qui veulent se lancer dans des petites énigmes avec une touche fantastique.

Coup de projo sur... [100] Elle posait pour Picasso de Béatrice Egémar





Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Ce roman est vraiment très bon, un scénario bien ficelé avec du suspense et des révélations qui tardent à arriver pour nous faire douter jusqu’au bout et nous surprendre. Le cadre historique est passionnant et on voit que l’auteur a fait des recherches pour s’y coller au plus près. Les personnages sont très intéressants et attachants donc rien à redire. Un livre à découvrir !

Paris, 1905. Émile, 18 ans, vient vivre à Paris pour devenir poète. Il s'installe sur la Butte Montmartre, dans un drôle d’atelier d'artistes, le Bateau Lavoir ; il fait la connaissance de son voisin, Pablo Picasso, de ses amis Max Jacob et Guillaume Apollinaire. Quand on apprend que Linda, une jeune bouquetière qui posait comme modèle, est retrouvée morte après être tombée du quatrième étage, tous pensent à un suicide, mais Émile, l’apprenti poète, n'est pas convaincu. Avec l'aide de Max Jacob et de la jolie Virginie, il va reconstituer la sombre histoire de la petite bouquetière. Aimait-elle encore Louis, le bel apache qui l'avait abandonnée ? Qui était son mystérieux amoureux qui lui avait promis une vie meilleure, loin des ruelles de la Butte ? Du cabaret du Lapin Agile aux ateliers d'artistes, Émile va découvrir l'envers de la vie de bohême.

Voltaire, écraser l'infâme de Isabelle Wlodarczyk


Quatrième de couverture

En 1765, alors que Voltaire vient d’obtenir gain de cause dans l’affaire Calas, un nouveau fait divers secoue l’Europe entière : trois jeunes gens sont accusés d’avoir mutilé un crucifix. Rien ne prouve leur culpabilité, mais les faux témoignages s’accumulent, des récits aussi accablants que fantasques. Le jugement rendu rappelle les sombres heures de l’Inquisition. Le jeune Chevalier de la Barre est mis à mort, après avoir subi la question. Voltaire est bouleversé, une nouvelle fois l'infâme a sévi... Jusqu'à sa mort et malgré la crainte des représailles, Voltaire s’acharnera à faire éclater la justice, envahi par le désir insatiable « d’écraser l’infâme ».

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Oskar de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai trouvé intéressant.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans le vif du sujet sans perte de temps et sans longueur ce qui est appréciable. Nous découvrons donc la vie de Voltaire, exilé à Ferney (en Suisse) où il apprend que de jeunes gens sont accusés d’avoir, entre autre, mutilé un crucifix et dont beaucoup de faux témoignages les accusent. Voltaire va tout tenter pour faire éclater la vérité et la justice.

J’avoue que je ne connaissais pas spécialement Voltaire de cette manière, je n’ai lu que quelques ouvrages philosophiques, dont Candide il y a une dizaine d’années (quand j’avais 16 ans), mais j’ignorais qu’il avait pris part à certaines affaires pour obtenir gain de cause pour différentes personnes. Il faut dire que je ne me suis pas penchée, à l’époque, sur sa biographie non plus mais je dois dire que c’est vraiment intéressant et correspond bien à ce philosophe.

Voltaire, écraser l’infâme est à la fois un récit de fiction mais également un documentaire sur le philosophe Voltaire. Dans une première moitié nous suivons une histoire dans laquelle Voltaire va essayer de plaider la cause du jeune Chevalier de la Barre, accusé d’avoir blasphémer et ce, de différentes manières et pour lequel il est condamné. Dans la 2e moitié, l’auteur revient sur la vraie vie de l’auteur, sur ses combats / des affaires dont il a traité. J’ai trouvé cela vraiment intéressant d’en apprendre plus sur lui, sur ce qu’il est advenu de certains personnages que l’on a pu rencontrer dans la petite histoire « fictive ».

En bref, Voltaire, écraser l’infâme est un ouvrage intéressant car il permet d’apprendre davantage de choses sur le philosophe Voltaire mais également de voir pourquoi il se mêlait de certaines affaires pour combattre les injustices. Les problématiques autour de la censure, le fanatisme sont souvent abordés, période durant laquelle tout était sujet à controverse. Un ouvrage intéressant que je recommande.