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Ne m’appelez pas Blanche-Neige de Gally Lauteur

Quatrième de couverture

Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

Mon avis

Ne m’appelez pas Blanche-Neige est un nouveau roman en lien avec les contes, notamment celui de Blanche-Neige, quoi de mieux pour ma table dédiée aux contes, détournements et réécritures sur mon lieu de travail ? J’ai donc voulu découvrir ce livre pour voir ce que cela donnait… Et le résultat n’est pas brillant… J’ai été très déçue, je m’attendais à quelque chose de très différents, c’est bien dommage parce que le sujet aurait pu être intéressant…

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir à quoi s’en tenir, sans compter le fait que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Je ne peux pas reprocher cela à l’auteur, l’intrigue commence vraiment dès les premières pages, nous plongeons directement dans les problèmes de Blanche qui s’enfuit en pleine nuit après avoir découvert la trahison de sa meilleure amie. Mais à partir de là… j’ai été un peu de désillusion en désillusion…

L’écriture de l’auteur est plutôt simple. J’ai lu ce livre juste après Marquise de Joanne Richoux et pour le coup, il n’y a pas photo… la qualité d’écriture n’est vraiment pas la même donc je venais de quitter un très bon livre, aussi bien pour son écriture que pour l’intrigue, pour arriver sur celui-là qui ne m’a pas emballé…

Ensuite, je pensais qu’on serait plus dans la réécriture et que, malgré le côté très moderne de l’histoire, on retrouverait l’aspect du conte de Blanche-Neige et ce n’est pas vraiment le cas. Du moins pas comme je l’entendais. Je pensais que ça serait quelque chose comme Sortilège d’Alex Flinn ou encore les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer. On reprend la trame du conte et on ajoute de nouveaux éléments et on y fait des modifications pour moderniser le conte, ce n’est pas le cas ici. Ce n’est que par touche, en dehors du prénom de l’héroïne que l’on déforme, que l’on revoit certains passages et j’avoue que sans les titres des chapitres, on ne reconnaîtrait encore moins de choses du conte…

L’idée de base était intéressante mais pas suffisamment exploitée pour moi. Il y a un côté naïf et niais à l’histoire du coup ça ne passait pas pour moi. Et quand on voit le projet auquel va participer Blanche, franchement c’est une blague… J’ai levé les yeux au ciel et me dit qu’un truc pareil ne pouvait être qu’une mauvaise idée, très mauvaise…

L’auteur veut jouer sur du suspense en cachant le passé de certains personnages, à attirer notre curiosité sur certains faits, mais aucune explication n’arrive, donc j’étais curieuse même si par moment ça m’agaçait de ne pas avoir plus d’informations à ce sujet. Et lorsqu’on en apprend plus, là j’ai levé les yeux au ciel et ça m’a encore plus énervé parce que franchement, déjà que je n’appréciais pas spécialement ce personnage mais alors là, c’était encore pire à la fin… Non, face à ça, je ne peux pas être attendrie et le plaindre, vraiment pas…

Quant aux personnages, ils ne relèvent pas vraiment le niveau… Je n’ai pas aimé l’héroïne, je la trouvais pleurnicheuse et agaçante. Elle manquait d’intérêt à mes yeux du coup c’est difficile de s’intéresser à son histoire et ses problèmes dans ces cas-là. Je peux plus facilement pardonner une intrigue un peu faible si les personnages sont superbes et irréprochables. Je parle dans les détails, les caractéristiques, la profondeur et non leur bon sens éthique, car un méchant peut être sublime mais horrible à la fois pour ses actes. Or ici ce n’est pas le cas…

Les personnages secondaires le sont trop, ils manquent de profondeurs alors même que les personnalités se voulaient « marquées », vu qu’on les présente d’une certaine manière dans ce « conte » mais ça n’a pas fonctionné pour moi. Certains étaient plutôt agaçants et j’aurai vu un autre couple pour le final de cette histoire, ça aurait été plus intéressant à mes yeux… Mais ce n’est pas moi qui fais le scénario donc…

En bref, Ne m’appelez pas Blanche-Neige est une déception pour moi, je m’attendais tellement à autre chose, une « vraie » réécriture de conte alors que ce n’est pas vraiment le cas ici. On retrouve certes certaines allusions mais pas vraiment le conte pour moi et si l’idée de base était intéressante, je ne l’ai pas trouvée bien exploitée. Les personnages ne m’ont pas spécialement plu, j’ai trouvé l’héroïne énervante et pleurnicheuse et le « prince » de l’histoire m’agaçait plutôt qu’autre chose donc… Je suis passée à côté de ce livre, c’est dommage parce que le pitch était prometteur et la couverture plutôt réussie.

Autopsie de Kerri Maniscalco (Whitechapel 1)

Quatrième de couverture

Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu’à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète. Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant. Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et à lire à travers les corps humains. Mais une série de meurtres perpétrés par un certain Jack l’Éventreur à Whitechapel vont l’accaparer. Chaque corps est mutilé et les crimes sont de plus en plus horribles. Audrey-Rose et Thomas vont enquêter afin de découvrir le meurtrier qui semble graviter autour de la famille de la jeune femme. 

Mon avis

Autopsie est un roman qui me fait de l’œil depuis sa sortie. J’étais curieuse de lire cette histoire qui pouvait être intéressante car elle porte sur Jack L’éventreur, de quoi avoir une superbe intrigue. Et je n’ai pas été déçue du voyage, j’ai beaucoup aimé ce livre qui vaut le détour. Alors certes, on peut se douter du final au bout d’un moment mais franchement c’est tout de même bien mené donc pas d’inquiétude, le suspense reste à son comble un bon moment.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre facilement dans l’histoire et dès le premier chapitre on nous donne le ton en nous plongeant directement dans le vif du sujet… C’est surprenant au début mais cela crée une certaine atmosphère, cela me rappelle ma lecture de Je ne suis pas un serial killer

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Et parfois il est mieux de ne pas trop en savoir pour mieux savourer l’instant et de voir où l’auteur va nous emmener, en tout cas c’est dans un drôle de « voyage » qui m’aura beaucoup plus.

L’intrigue est bonne et bien menée, l’auteur nous mène en bateau et nos soupçons se portent sur plusieurs personnages. Etant donné le « peu » de personnages qui nous est présenté, assez vite, les possibilités se restreignent mais du coup cela nous fait douter d’autant plus de tous les personnages car qui peut être le coupable ? Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais on aura toutes les révélations à la fin de l’ouvrage, il ne vous reste donc plus qu’à le lire.

L’action est omniprésente, alors certes ce n’est pas de la « grosse action » dans le genre course contre la montre, même s’il faut vite arrêter le tueur en série, mais il y a tout de même beaucoup d’éléments intéressants. Il s’agit avant tout d’une enquête où l’on essaye de voir les différents indices, notamment grâce à la médecine légale, pour débusquer le tueur. Mais il n’y a pas de longueurs ou de lenteurs dans l’intrigue donc c’est une très bonne chose. C’est bien rythmé, on ne s’ennuie pas un instant. J’avais envie d’en savoir plus à tout instant et je tournais les pages sans m’en rendre compte. C’est vraiment prenant et haletant.

Audrey-Rose est une jeune femme farouchement indépendante, avec une volonté de fer pour faire ce qu’il lui plaît malgré les diktats que lui imposent la société. En effet, une jeune fille bien née au XIXe siècle ne doit pas avoir affaire aux morts, meurtres et encore moins à la médecine légale… Ce n’est pas digne de son rang et même à l’époque, faire des autopsies n’est pas forcément bien vu. Alors le fait qu’une jeune femme veuille étudier cette discipline sans sourciller ne peut que me plaire.

J’ai beaucoup aimé sa relation avec Thomas, c’est un peu le jeu du chien et de la souris entre les deux. Il y a une certaine tension, le fait qu’il sache qu’elle est une femme, qu’elle est la nièce du professeur / médecin légiste. Tous les deux se savent intelligents et ont ici quelque chose à prouver, ce sont donc à des joutes que l’on assiste à chaque fois entre les deux et c’est juste un régal. J’ai beaucoup aimé le côté « compétition » entre les deux qui cachent d’autres choses, même s’ils sont trop butés pour le reconnaître tous les deux. Une relation qui fonctionne bien malgré tout car lorsqu’ils vont travailler ensemble, l’enquête prendra un autre tournant bien plus intéressant… Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais ce sont deux personnages à fort caractère et cela donne quelque chose d’assez épique parfois, de quoi passer un très bon moment en leur compagnie.

En bref, Autopsie est un premier tome vraiment prenant que j'ai adoré découvrir. L'intrigue est bonne et bien menée avec son lot d'action et de révélations qui n’arrivent qu’à la fin pour mener le suspense à son paroxysme. C'est efficace dans le genre et vous le recommande chaudement. Les personnages sont intéressants et attachants, je suis curieuse de lire la suite maintenant !

Les piqûres d'Abeille de Claire Castillon

Quatrième de couverture

Je l’ai repérée tout de suite, avec sa couronne dans les cheveux. J’ai compris que je pourrais lui faire confiance. A quoi bon avoir une meilleure amie et une amoureuse ?
Abeille allait remplir les deux fonctions. Lou, mon ancienne amoureuse de CP, était trop gamine. En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament.
Avec Abeille, tout est possible.

Mon avis

Les piqûres d’Abeille est un roman qui m’intriguait mais je dois dire que je m’attendais à autre chose. Il faut dire que je ne me souvenais plus vraiment de quoi ça parlait avant de le commencer  du coup c’était assez étonnant comme lecture lorsqu’on voit le contenu. C’est une histoire qui se laisse lire mais qui ne m’a pas transporté alors même qu’il y a des sujets intéressants. L’amour ne se contrôle pas et peut parfois rendre aveugle, Jean va en faire l’expérience…

Les piqûres d’Abeille raconte l’histoire de Jean, qui lors du mariage de sa marraine, fait la rencontre d’Abeille, cette fille qui ne le laisse pas indifférent. Alors Jean, du haut de ses 11 ans, va chercher par tous les moyens d’entrer en contact avec elle car il pense qu’elle peut être la femme de sa vie. Sauf que les réponses d’Abeille ne vont plus tarder et là… on voit à quel point les piqûres d’Abeille peuvent être dangereuses…

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Le livre est assez court, donc cela se lit rapidement (150 pages). Il n’y a pas de longueurs, cela file assez droit ce qui est une bonne chose, surtout au vu de l’épaisseur du livre.

Nous découvrons donc la rencontre de Jean avec Abeille et ensuite leurs échanges épistolaires. Peu à peu les caractères s’affichent et là… En tant que lecteur, on voit bien à quel point Abeille est juste horrible et on se demande bien pourquoi Jean veut à tout prix mieux la connaître et être son ami, voire plus tant son comportement est insupportable. L’amour rend aveugle d’après le proverbe et il prend tout son sens ici.

Alors même si je suis mitigée sur cet aspect de l’histoire, sur la fascination de Jean pour Abeille alors qu’elle est loin d’être géniale, il y a des éléments intéressants autour de la famille. La sœur de Jean, Zoé, qui est en surpoids, se voit souvent réprimander. C’est quelque chose qui dérange grandement sa mère et d’autres membres de la famille donc ce qui n’est pas toujours facile pour elle. Et pourtant, elle est bien plus qu’une apparence, elle est un membre important dans la vie de Jean. Elle est sa grande sœur et veut l’aider et le protéger, elle grandit et se transforme petit à petit. Une belle évolution pour elle car elle parvient à trouver sa place.

C’est une famille assez atypique entre les parents qui se disputent un peu parfois pour rien, la grand-mère qui n’aime pas tellement ses petits enfants, la marraine de Jean qui l’aime bien mais préfère ne pas trop l’avoir dans les pattes, tout cela est étrange.

Quant à Jean, c’est un personnage attachant, on le suit dans cette relation qu’il idéalise, et on se doute qu’à un moment donné la chute sera rude lorsqu’il se rendra compte de la vraie personnalité d’Abeille.

En bref, Les piqûres d’Abeille est un roman qui se laisse lire, un roman sur la famille mais j’avoue que je m’attendais un peu à autre chose. Mais je comprends désormais le choix du titre, qui est en raccord avec la personnalité d’Abeille qui n’est pas une fille comme les autres. L’histoire reste néanmoins intéressante dans l’ensemble.

L'enfant et la baleine de Benji Davies (L'enfant et la baleine 1)

Quatrième de couverture

C’est l’histoire d’un petit garçon solitaire, d’une jeune baleine échouée sur la plage et de l’amitié qui va transformer leur vie pour toujours…

Mon avis

L’enfant et la baleine est un album qu’une de mes collègues m’a recommandé de lire parce que c’était une très belle histoire. Effectivement, après lecture, je suis de son avis, c’est un superbe album qu’il faut découvrir.

L’enfant et la baleine raconte l’histoire de Noé, ce petit garçon, fils de pêcheur qui s’ennuie beaucoup, surtout lorsque son père part longtemps en pêche. Un jour, alors qu’il y avait une tempête, une baleine se retrouvé échouée sur la plage. Noé va donc aller à son secours et la ramène chez lui. Noé fait tout pour cacher la présence de la baleine mais son père finit par s’en rendre compte.

C’est une très jolie histoire que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Une histoire d’amitié entre un petit garçon et une baleine alors même qu’elle était en danger. Grâce au courage et à l’altruisme de Noé, la baleine pourra survivre.

Quant aux illustrations, elles sont vraiment très belles. Après c’est une affaire de goût, on aime ou pas le graphisme mais cela a son charme. Cela a un côté chaleureux et donne un peu de poésie à l’histoire.

En bref, L’enfant et la baleine est un très chouette album que je vous recommande de lire parce que l’histoire est très belle, celle d’une amitié étonnante entre un petit garçon et une baleine.

A partir de 4 ans.

C'est lundi, que lisez-vous ? [96]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

In My Mailbox (276)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Les piqûres d'abeille de Claire Castillon

Je l’ai repérée tout de suite, avec sa couronne dans les cheveux. J’ai compris que je pourrais lui faire confiance. A quoi bon avoir une meilleure amie et une amoureuse ?
Abeille allait remplir les deux fonctions. Lou, mon ancienne amoureuse de CP, était trop gamine. En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament.
Avec Abeille, tout est possible.


Miranda and Caliban de Jacqueline Carey

A lovely girl grows up in isolation where her father, a powerful magus, has spirited them to in order to keep them safe.
We all know the tale of Prospero's quest for revenge, but what of Miranda? Or Caliban, the so-called savage Prospero chained to his will?
In this incredible retelling of the fantastical tale, Jacqueline Carey shows readers the other side of the coin―the dutiful and tenderhearted Miranda, who loves her father but is terribly lonely. And Caliban, the strange and feral boy Prospero has bewitched to serve him. The two find solace and companionship in each other as Prospero weaves his magic and dreams of revenge.
Always under Prospero’s jealous eye, Miranda and Caliban battle the dark, unknowable forces that bind them to the island even as the pangs of adolescence create a new awareness of each other and their doomed relationship.


Offrande de feu de Bettina Nordet (La geste des exilés 3)

Je crois que si un concours de Miss « Poissarde » existait, j’en serais sacrée reine. Ce voyage au Cénacle aurait dû être simple : rejoindre mon amant volage, lui demander comment me débarrasser de son petit cadeau d’adieu et le laisser filer le parfait amour avec sa morue. Mais les complications me sont bien plus fidèles que ma dernière conquête.
Contrainte de me lancer dans la quête périlleuse d’une relique légendaire pour sauver l’un de mes compagnons, je n’imaginais pas que nos vies entières s’en trouveraient totalement bouleversées.
Tels des dominos basculant les uns sur les autres, les évènements inattendus provoquent des réactions en chaîne. Entre les anciens ennemis qui ressurgissent, l’émergence de nouveaux – encore pires –, l’ampleur inquiétante que prennent mes pouvoirs et des déchirements sentimentaux qui se succèdent, tout me file entre les doigts.
Et cette foutue prophétie qui semble au cœur de tout. Bien sûr, elle se devait de me réserver la plus grosse surprise. Question de karma…



Et vous ?

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Quatrième de couverture

« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. Ma bouteille d’Evian n’est pas là, à la place il y a un magazine. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas francinfo. Je me lève dans le noir, m’étonne de toucher le sol aussi vite - de la moquette, tiens - et surtout, me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je me rends compte que je n’ai plus ma montre. Je pense : merde, ma Rolex, et je regarde mon bras... Qui n’est pas mon bras. Un petit avant-bras malingre, tout blanc, tout rose, sans un poil, et au bout, il y a une main. Avec cette main, je touche mon visage. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis

La nuit des Cannibales est le premier roman de Gabriel Katz que je lis, mais je peux vous dire que ce ne sera pas le dernier ! J’ai beaucoup aimé cette histoire qui saura vous surprendre par bien des manières. Il aura su me convaincre de découvrir plus précisément son univers car ce que j’ai pu entrevoir ici est déjà une très bonne mise en bouche.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir.

Le thème d’un homme se réveillant le lendemain dans le corps d’un autre est classique. J’ai déjà pu lire 2 ou 3 romans du genre et pourtant à chaque fois les auteurs avaient réussi à me surprendre et à créer quelque chose de nouveau. Les raisons de ces changements de corps n’étaient jamais les mêmes, parfois cela prenait une tournure fantastique, pour d’autre non. Et c’est en cela que l’on voit tout le talent des auteurs, même si le sujet est « déjà vu », ils peuvent créer quelque chose de nouveau et Gabriel Katz l’a fait avec brio.

Son histoire est juste incroyable, l’univers créé autour de ces transferts de corps est super intéressant et prenant. J’ai beaucoup aimé et ai totalement adhéré à ce qui se passait. Je ne voulais plus lâcher mon livre, j’avais envie de savoir ce qui allait arriver. Gabriel Katz sait captiver son lecteur et nous donner envie de continuer. L’intrigue est bonne et bien menée, c’est prenant, j’ai rien à redire à ce niveau-là.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. En un rien de temps, j’étais happée par les événements qui arrivent dès les premières pages. Il n’y a pas de perte de temps, pas de longueurs, le rythme est soutenu et l’action omniprésente. A partir du moment où Maxime se réveille dans le corps d’un adolescent, rien ne va plus dans sa vie et il est loin de se douter où tout cela va le mener.

Les personnages sont très intéressants et attachants à leur manière, notamment Maxime qui va bien évoluer durant toute l’histoire. On ne s’attend tellement pas à ça que lorsqu’on réfléchit d’où l’on part et où l’on arrive, le chemin parcouru est long et périlleux. Ce qui est intéressant c’est le décalage qui peut être créer du fait que Maxime soit un homme de 43 ans et qu’il se retrouve dans le corps d’un ado, évidemment, il y a des choses qui changent lorsqu’il se retrouve face à d’autres personnes.

En bref, La nuit des Cannibales est un roman génial que j’ai adoré découvrir. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes. Les personnages sont intéressants et bien travaillés. De quoi passer un très bon moment de lecture avec ce thriller que je vous invite vivement à découvrir !

Plus près de nos rêves de Carole Prieur

Quatrième de couverture

Céliane a toujours préféré l’ombre à la lumière. Elle écrit des poèmes qu’elle ne fait lire à personne, son seul ami est son frère aîné Gabriel, handicapé. Quand, au collège, Martin, le beau guitariste, lui demande d’écrire les paroles d’une chanson pour participer à une nouvelle émission de téléréalité qui choisira les artistes de demain, elle accepte. Bientôt, Gabriel se joint à leur duo. Car la voix de Gabriel fait vibrer. Ensemble, ils espèrent gagner. Franchiront-ils les étapes de la sélection ?

Mon avis

Plus près de nos rêves est un roman qui aura su me toucher. Cela a été une très belle découverte, je vous invite donc à le lire lorsqu’il paraîtra le 5 avril 2017. L’histoire en soi est simple mais elle est efficace et les messages qui passent au travers de cette famille donnent à réfléchir et à voir les choses autrement.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’action arrive dès les premières pages. Très rapidement, il est question du concours et la participation de Céliane, malgré elle et de son frère vont se précipiter. Pour le meilleur ou pour le pire ? En tout cas, il est certain que cette aventure laissera une trace et les changera profondément.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que le livre se lit en un rien de temps et c’est peu de le dire puisqu’il aura été lu dans la journée le temps d’un aller retour pour le boulot. Dès les premières pages j’ai été happée par ma lecture, il faut dire que la première ligne du roman ne peut qu’attiser notre curiosité et nous donner envie d’en savoir plus. Non, je ne la noterai pas ici, vous le découvrirez tout seul en le lisant. Mais il est clair que ça donne le ton et nous met dans certaines conditions pour lire ce livre.

Dans l’ensemble, le ton est plutôt léger même si les sujets abordés ne le sont pas. Évidemment, il est beaucoup question du handicap et celui de Gabriel régit toute la famille de Céliane. Ainsi, il devient vite le centre de l’attention, peut-être trop parfois mais il peut être difficile de faire la part des choses dans ces conditions. Les parents sont protecteurs, mais peut-être le sont-ils trop ?

J’ai été très touchée par cette famille, notamment Céliane qui du haut de ses 14 ans supporte bien des choses. Elle est forte et fragile à la fois, on a envie que les choses se passent bien pour elle, de lui donner de la force et du courage lorsque c’est nécessaire et l’instant d’après elle nous surprend par ce qu’elle entreprend. C’est un personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre et son histoire est vraiment très touchante.

Ce livre est plein d’espoir et montre qu’il faut toujours aller au bout de ses rêves même si cela semble au premier abord impossible. Et qu’il ne faut pas s’empêcher de faire quoi que ce soit parce que les autres pensent que l’on en est incapable. Cette histoire prouve qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences et juger les gens sans vraiment les connaître. Un beau message qui donne à réfléchir…

En bref, Plus près de nos rêves est un roman touchant qui m’aura bien plu. C’est une histoire que je vous conseille vraiment de lire. L’intrigue est en soi simple mais très efficace, les personnages sont attachants et émouvant et on ne peut que s’y attacher. Une jolie histoire qui montre qu’il faut toujours aller au bout de ses rêves.

Maresi de Maria Turtschaninoff (Chroniques de l’Abbaye Écarlate 1)

Quatrième de couverture

Parmi ces femmes, elle avait trouvé un refuge.
Aujourd’hui, elles sont toutes menacées. 
Une île invisible depuis la mer, balayée par les vents. Une communauté de femmes, de fillettes, d’anciennes. Une communauté de sœurs. Toutes ont fui la fureur du monde et, parfois, la brutalité des hommes. Et toutes sont venues se placer sous la protection de la magie ancestrale de ce lieu.
Sur cette terre de femmes, Maresi, adolescente libre, avide de connaissance et soucieuse des autres, peut s’épanouir, sans crainte de l’avenir. D’autant que, sur ces rivages, nul homme n’a le droit de poser le pied.
Mais un jour, une nouvelle fille vient demander l’asile.
Qui est-elle ? Et qui la poursuit ?

Mon avis

Maresi est un roman qui m’a intrigué, il faut dire que le pitch attise la curiosité. J’avais plein de questions en tête avant de le commencer et tout le long de ma lecture. Toutes n’ont pas eu de réponses car ce n’était pas tant le sujet, ceci explique pourquoi ce livre n’est pas un coup de cœur. J’aurai aimé avoir plus d’information sur cette île et sa magie mais Maresi reste un roman intéressant et prenant que j’ai pris plaisir à découvrir.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir à quoi s’attendre, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Et puis mieux vaut garder une part de mystère pour que cela puisse faire son effet.

La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteur. Elle est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans le livre. J’étais très curieuse de voir où l’auteur allait nous amener, je ne suis pas déçue du voyage, même si j’aurai aimé en avoir un peu plus.

Maresi est un récit de vie, celui de l’héroïne éponyme qui nous raconte un moment précis alors qu’elle était à l’Abbaye Ecarlate. La venue d’une nouvelle adolescente va bouleverser son quotidien dans cette île qui n’est peuplée que de femmes. Au fur et à mesure, nous découvrons les raisons qui les ont poussées à fuir et parfois c’est assez glaçant… Le destin de certaines femmes est affreux…

C’est un livre d’ambiance, il ne faut pas s’attendre à une action fulgurante avec un gros suspense mais ce n’est pas pour ça qu’il n’est pas intéressant. Bien au contraire, j’ai adoré cette « lenteur » qui nous permet de bien comprendre dans quel type d’univers nous sommes, de voir les différents personnages au sein de cette communauté. Ainsi on peut plus facilement s’y attacher et s’y intéresser et les voir évoluer au fil du temps. J’ai beaucoup aimé l’univers, ces femmes vivant recluse sur l’île, ça m’a fait penser aux béguines, au Moyen-âge, des femmes qui vivaient aussi en autarcie, libre et affranchie de tout homme.

Je suis un peu restée sur ma faim sur le côté magie de l’île, sur ce que font ces femmes là-bas. J’avoue que j’aurai aimé en savoir plus, on entrevoit certaines choses mais il est vrai que l’on reste un peu en surface pour le côté « fantastique » du récit. Mais, cela reste une histoire agréable à suivre et je pense que ce n’était pas totalement le but de ce livre. Il y a certes de la magie, mais l’intérêt était surtout de voir ces femmes devenues recluses et de voir leur mode de vie. Chacune a ses propres responsabilités, un but bien précis sur l’île, même si Maresi ignore encore le sien.

Les personnages sont attachants et sympathiques et l’on a envie que tout aille pour le mieux pour elles. Alors quand le danger rôde, il est évident que l’on s’inquiète et que l’on se demande ce qui va leur arriver. J’ai eu une vraie empathie pour ces femmes, ce qui montre que les personnages sont réussis.

En bref, Maresi a été une très bonne découverte, j’ai adoré l’univers et l’ambiance qui a été créé même si j’aurai aimé qu’on aille un peu plus loin. Mais cela reste très intéressant à lire et les personnages sont bien sympathiques et attachants pour qu’on ait envie d’en savoir plus sur elles. De quoi passer un bon moment de lecture avec ces femmes qui ont bien du courage mais aussi bon nombre de choses à nous apprendre…

Drôle de rencontre de Julian Gough et Jim Field (Ourse & Lapin 1)

Quatrième de couverture

Entre un lapin ronchon et une ourse sortie trop tôt de son hibernation, quel lien peut-il y avoir ? Aucun, vous direz-vous. Et pourtant... Derrière cette histoire de bonhomme de neige, de loup, d'avalanche et de crottes de lapin, se cache peut-être le début d'une belle amitié...

Mon avis

Drôle de rencontre évoque la rencontre entre une Ourse sortie d’hibernation trop tôt et un Lapin un peu trop ronchon. Une rencontre plutôt improbable puisque les ours ne sont pas sensés être éveillé l’hiver. Voilà donc tout un apprentissage pour cette ourse qui découvre ce qu’est la neige, en compagnie d’un Lapin pas très sympathique… du moins au premier abord.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide, on est embarqué dans l’histoire en un rien de temps. On découvre avec un certain amusement la situation peu banale d’Ourse qui veut faire un bonhomme de neige, sauf que cela dérange Lapin, évidemment…

C’est amusant et mignon à la fois, une histoire d’amitié qui promet de belles choses alors même que ce n’était pas gagné dans un premier temps. La rencontre est plutôt étonnante et se base sur la jalousie et une certaine animosité. Mais peu à peu les personnages vont s’ouvrir, notamment Lapin, qui va changer au fur et à mesure du déroulement de l’histoire.

Les illustrations sont très belles, je vous avoue que cela me plaît grandement et les personnages paraissent vivant tant ils sont expressifs. C’est un graphisme très doux qui nous plonge au cœur de l’hiver, on s’y croirait. Après c’est une affaire de goût, on aime ou pas, mais il faut avouer que cela a son charme et fonctionne très bien avec l’histoire.

Une petite mention sur l’objet-livre car il est en format relié. Ce qui donne un certain charme, ce n’est pas un simple roman de premières lectures, c’est presque un « mini-album » que l’on tient entre ses mains. Un bel objet que l’on prend plaisir à garder dans nos bibliothèques (non, je ne l’ai pas acheté, même si ça me tente beaucoup, mais il faut avouer que j’ai beaucoup de livres…*regarde sa pile de cartons à encore déballer*).

En bref, ce premier tome d’Ourse & Lapin est concluant pour moi. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ces deux personnages atypiques, une ourse réveillée en plein hiver et un lapin un peu grincheux qui va découvrir en l’ourse une bonne amie. Un livre à découvrir pour les lecteurs en herbe !

A partir de 7 ans.

Le Bois dormait de Rebecca Dautremer

Quatrième de couverture

Deux personnages, dont l’un semble un prince, s’engagent sur un chemin. Ils bavardent, remarquent un papillon, une grenouille, un lièvre, un éléphant… un cavalier – tous endormis. Pénétrant dans les faubourgs d’une ville, ils découvrent cette fois un enfant sur une balançoire, tout un orchestre et plus loin un balayeur, deux boxeurs, un roi et une reine – guère plus éveilles.
Nul doute, nous sommes dans l’univers étrange de La Belle au bois dormant, sans les codes visuels habituels. Inutile de raconter le conte, tout le monde connaît. C’est plutôt l’occasion ici de jouer avec le lecteur (et le prince du début). Tu crois qu’ils sont morts ? Allons, tu en avais entendu parler ! 100 ans, à ce qu’on dit ? Mais qu’attendent-ils pour se réveiller ? Il n’y en a pas un qui ait envie que ça change… ? Et donc, un baiser d’amour suffirait à secouer ce monde-là ? Tu y crois, toi ?

Mon avis

Je continue de vous faire découvrir des réécritures de contes, évidemment, comme j’en lis dans le cadre de mon travail. Pour ceux qui l’ignorent, j’ai fait une table thématique sur les contes et ses réécritures / détournements à la librairie où je travaille. Le fait que ce soit en même temps que la sortie de La Belle et la Bête « version Disney en film » n’a aucune coïncidence… non aucune…

Dans Le Bois dormait Rebecca Dautremer revisite le conte de La Belle au bois dormant en nous proposant ici une version assez atypique puisque nous suivons le dialogue de deux hommes se demandant bien ce que font les différents personnages. Sont-ils morts ? Non, ils sont simplement endormis… Mais comment les réveiller ? Cela a-t-il un lien avec la malédiction ? Autant de questions que se posent les deux hommes pour essayer de délivrer les personnages de leur songe.

C’est une version assez étonnante et à laquelle je ne m’attendais pas. Le fait que ce ne soit qu’un dialogue entre ces hommes pour ensuite voir sur la page de droite les personnages endormis. C’est assez déroutant et en même temps surprenant car graphiquement on a quelque chose de très distincts. Et du coup dans la narration, on ne « lit pas » la même chose si on est sur la page de gauche ou celle de droite.


Je vous avoue que je m’attendais à une mise en place plus traditionnelle, avec le texte en prose et des illustrations ci et là, or nous sommes loin du compte. Cela m’a donc fortement surprise mais en même temps, cela a été une très bonne découverte car cela change des albums que l’on peut lire d’habitude, donc je ne vais pas m’en plaindre.

Rebecca Dautremer a un style graphique remarquable, après on aime ou pas, mais on reconnaît bien sa patte, quel que soit le sujet abordé. Je dois dire que je ne suis pas forcément grande fan de son travail, même si j’en reconnais sa qualité. Mais je dois dire que Le Bois dormait est plutôt beau visuellement. Il m’a bien plu et l’approche de cette réécriture de contes est super intéressante.

En bref, Le Bois dormait est un album original et intéressant. Rebecca Dautremer revisite un conte, celui de La Belle au bois dormant et nous propose une version unique et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est surprenante car l’angle de narration est loin d’être traditionnel. De quoi passer un bon moment de lecture.

A partir de 6 ans.

La véritable histoire de… et du chat Marcel de Benjamin Perrier et Jules


Quatrième de couverture

Qui ne connaît pas l’histoire du Petit Chaperon rouge ?
Mais qui sait en revanche que cette petite fille rigolote et espiègle a un chat qui s’appelle Marcel et qui passe son temps à ne rien faire ! Alors lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à Grand-mère qui est souffrante, Marcel se sent déjà très fatigué...
Sera-t-il d’une aide efficace lorsque le loup leur fera face dans la forêt ?

Mon avis

Ayant fait une table thématique sur les contes et les détournements / réécritures au boulot, j’ai pu lire quelques livres sur le sujet, notamment la collection La véritable histoire de… et son chat Marcel qui est juste excellente ! J’ai vraiment adoré les 3 livres qui nous proposent une version amusante des contes. Il existe (pour le moment, j’ignore s’il y en aura d’autres) sur Le petit chaperon rouge, Boucle d’or et Le Chat Botté.

Autant de contes que l’on connaît tous… mais en est-on vraiment sûr ? Il est un personnage que l’on a souvent oublié et Benjamin Perrier et Jules nous le rappellent ici : Marcel. Marcel est un chat quelque peu fainéant qui va contribuer, malgré lui, au bon déroulement du conte tel qu’on le connaît.

La véritable histoire du Petit Chaperon Rouge et du chat Marcel

Benjamin Perrier et Jules revisitent les contes de manière très humoristique en expliquant certains faits que l’on ne soupçonnait pas. Comme par exemple comment le Marquis de Carabas a pu prendre possession du château alors qu’un ogre y vivait peu de temps auparavant. C’est grâce à Marcel !

La véritable histoire du Petit Chaperon Rouge et du chat Marcel

La réécriture est parfaite car on retrouve parfaitement la trame originelle des contes. Mais tout en ayant quelques différences, ce qui est le principe même de la réécriture. En tout cas, je trouve qu’elle fonctionne très bien et je suis sûre qu’elle saura vous charmer aussi.

La véritable histoire du Petit Chaperon Rouge et du chat Marcel

Ce que j’ai beaucoup aimé c’est le ton sur lequel est raconté l’histoire avec les quelques commentaires entre parenthèses. Cela renforce le côté humour et donne la sensation que le narrateur est blasé.

La véritable histoire de Boucle d'or et du chat Marcel

Les dessins sont vraiment sympathiques, tout en noir et blanc, avec des touches de couleur, notamment dans le texte (jaune pour Boucle d’or, Rouge pour le Petit Chaperon Rouge et bleu pour Le Chat Botté), à l’image des couvertures des livres.

La véritable histoire du Chat Botté et du chat Marcel

En bref, la collection La véritable histoire de… et son chat Marcel est juste excellente ! Si vous aimez les contes et ses réécritures, vous ne serez pas déçus du voyage. C’est vraiment bien fait, très drôle et prenant. Les dessins sont sympathiques et ne gâchent en rien l’histoire. Une série d’albums à découvrir de toute urgence !

A partir de 4 ans.

C'est lundi, que lisez-vous ? [95]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Les 3 premiers albums, je ne sais plus quand je les ai lus, et comme j'avais oublié de les noter... Du coup on fait comme si c'était cette semaine. En tout cas, ça a été une très bonne surprise, un détournement de contes comme je les aime ! Je vous en reparle vite (la série dans son ensemble, pas livre par livre, vu que je dirai la même chose).
Ensuite j'ai pu lire 3 romans, très sympathique et très différent les uns des autres, je vous en reparle dès que possible.
Enfin on finit la semaine avec un album et une première lecture bien sympathiques. Bref, une chouette semaine de lecture, mine de rien, même si je ne lisais pas tellement chez moi, j'ai pu tout de même lire pas mal de choses.


La nuit des cannibales de Gabriel Katz

« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. Ma bouteille d’Evian n’est pas là, à la place il y a un magazine. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas francinfo. Je me lève dans le noir, m’étonne de toucher le sol aussi vite - de la moquette, tiens - et surtout, me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je me rends compte que je n’ai plus ma montre. Je pense : merde, ma Rolex, et je regarde mon bras... Qui n’est pas mon bras. Un petit avant-bras malingre, tout blanc, tout rose, sans un poil, et au bout, il y a une main. Avec cette main, je touche mon visage. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.


Avec le déménagement, c'est difficile de lire tout le temps ^^ Mais je vais tâcher de les lire sous peu ceux-là, autant que possible en tout cas ^^

In My Mailbox (275)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. Ma bouteille d’Evian n’est pas là, à la place il y a un magazine. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas francinfo. Je me lève dans le noir, m’étonne de toucher le sol aussi vite - de la moquette, tiens - et surtout, me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je me rends compte que je n’ai plus ma montre. Je pense : merde, ma Rolex, et je regarde mon bras... Qui n’est pas mon bras. Un petit avant-bras malingre, tout blanc, tout rose, sans un poil, et au bout, il y a une main. Avec cette main, je touche mon visage. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.


Le Bouclier de Givre, de Nalini Singh (Psi Changeling 13)

Libérée du « traitement » destiné à détruire ses capacités, Ivy Jane aurait dû fuir Vasic, le froid soldat aux mains pleines de sang. Mais lorsque les Psi sont frappés par une épidémie mortelle, la jeune femme reste se battre pour les siens… et pour Vasic, son protecteur, son bouclier humain, qui se croit damné pour toujours. Et tandis que le monde sombre dans une folie meurtrière, Ivy va découvrir que même sa volonté de fer ne suffira peut-être pas à sauver cet homme des ténèbres glacées qui l’attendent…


L’espoir brisé, de Nalini Singh (Psi Changeling 14)

Blessés et emprisonnés, Aden et Zaira n’ont eu d’autre choix après leur évasion que de rejoindre une meute de changelings prédateurs hostiles. Un mystérieux ennemi a pris les Flèches pour cible, et Aden et Zaira doivent survivre à tout prix pour faire échouer ses plans. Si Aden est prêt à tout pour assurer l’avenir de son peuple. Zaira, elle, n’a qu’un seul but : protéger celui qui a toujours été à ses côtés… À n’importe quel prix.


Le secret du labyrinthe d’Anne-Sophie Silvestre (Atalante 3)

Alors qu’Atalante rentre de Troie, son navire est poussé par des vents contraires vers l’île de Crète. La ville de Cnossos et son terrible labyrinthe seront la dernière étape de sa quête. Grâce à l’architecte Dédale et son fils Icare, Atalante pénètre dans le mystérieux édifice. Certaines personnes vont et viennent dans les galeries de ce lieu pourtant voué au secret… Quels mystères renferment donc le labyrinthe ?


Plus près de nos rêves de Carole Prieur

Céliane a toujours préféré l’ombre à la lumière. Elle écrit des poèmes qu’elle ne fait lire à personne, son seul ami est son frère aîné Gabriel, handicapé. Quand, au collège, Martin, le beau guitariste, lui demande d’écrire les paroles d’une chanson pour participer à une nouvelle émission de téléréalité qui choisira les artistes de demain, elle accepte. Bientôt, Gabriel se joint à leur duo. Car la voix de Gabriel fait vibrer. Ensemble, ils espèrent gagner. Franchiront-ils les étapes de la sélection ?


Et vous ?

Farlander III - Le Rêve noir de Col Buchanan (Le Coeur du monde 3)

Quatrième de couverture

Alors que l’empire de Mann menace de réduire le monde en esclavage, seule une poignée de petites nations insulaires résiste encore à son étau de fer, aidées par les Roshuns, ces assassins d’élite qui s’engagent à leur tour dans la guerre. Mais Ash, le farlander sur qui plane déjà l’ombre de la mort, a plus urgent à faire : un long voyage l’attend, jusqu’aux mythiques îles du Ciel où il espère pouvoir ramener à la vie Nico, son apprenti défunt. Pourtant, cette expédition pourrait permettre de sauver bien plus qu’un jeune garçon, et révéler la clé de la survie des ports libres.

Mon avis

Le rêve noir est le dernier tome de la trilogie Farlander qui, dans l’ensemble, est plutôt sympathique, même si ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais en la commençant.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant qu’on sait à quoi s’attendre étant donné les événements passés dans le tome précédent. Ash est à la recherche des îles du Ciel pour trouver un moyen de ramener à la vie son apprenti Nico. Mais la guerre fait rage et il pourrait y participer malgré lui…

Dans l’ensemble l’intrigue est plutôt bonne et bien menée et m’a davantage plu que le tome précédent même s’il souffre parfois des mêmes problèmes. Donc c’est sur une bonne note que je termine cette série alors que le 2e avait tendance à la faire baisser. Mais il n’est pas sans défaut, j’ai trouvé par moment qu’il y avait quelques longueurs, il faut dire que le roman est un bon pavé mais les longueurs persistent dans chacun des tomes, cela peut devenir problématique pour certains.

Après, il y a de nombreuses choses qui sont engagées dans l’histoire puisqu’on suit différents personnages, qui ont chacun une mission bien particulière. Il y est beaucoup questions de politique, chacun cherchant à y trouver sa place mais il y a également des histoires de vengeance et de justice. Et tout cela prend du temps, d’où les longueurs, mais dans l’ensemble ça restait agréable à suivre et j’avais tout de même envie de savoir ce qui allait arriver à chacun des personnages.

Les personnages sont intéressants et attachants, que ce soit Ash que nous suivons depuis le début. J’ai découvert L’Eclat qui est une femme assez étonnante (que l’on peut voir sur la couverture) et il est vrai que j’étais très curieuse d’en savoir plus à son sujet. J’aurai d’ailleurs aimé qu’elle soit plus approfondie, qu’on en sache un peu plus sur sa nature, ça m’aurait bien plu. Elle est une figure importante dans ce tome.

En bref, Le Rêve noir est une bonne conclusion pour la série Le Cœur du monde. Dans l’ensemble c’est une série intéressante, même s’il y a parfois des longueurs et que ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais pour un tel pitch, mais cela reste une bonne lecture pour moi. Il y a pas mal de magie et de politique, même si j’aurai aimé voir un peu plus de magie à l’œuvre mais dans ce dernier tome, on en a un certain nombre donc c’est plutôt agréable.