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Alisik de Vogt Helge & Rufledt Hubertus


Quatrième de couverture

Alisik se réveille une nuit dans un cimetière. Un peu effrayée, elle décide de s'enfuir au plus vite. Mais, rapidement, elle se rend compte qu'aucun vivant ne la voit. Et pour cause, Alisik est morte. Pire, elle est coincée entre enfer et paradis, en attente du jugement de Mr. Mortis, lequel tarde à venir. En attendant, elle et ses nouveaux amis, tous dans le même cas, vont devoir sauver le cimetière de la destruction. Pour cela, elle peut compter sur l'aide de Ruben, un jeune aveugle, seul vivant capable de l'entendre, et qui ne la laisse pas indifférente...

Mon avis

Conseillée par une de mes collègues à la librairie où j'étais en stage, j’ai fini par me lancer dans cette série et je dois dire que je ne suis pas du tout déçue. Pour le moment, j’ai lu les deux premiers tomes donc je donnerai mon avis de manière globale sans pour autant tout dévoiler de l’intrigue car elle mérite d’être découverte.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit et comme c’est une BD, c’est assez court donc on comprend très vite ce qui se passe. L’intrigue est bonne et bien menée. Dès le départ j’ai bien accroché et j’étais curieuse de voir où l’auteur allait nous emmener. C’est une BD, donc on retrouve le principe des planches et des bulles, mais on a également certaines pages écrites, avec une narration à la première personne, puisque c’est Alisik qui nous raconte son histoire. cette manière de faire n’est pas sans rappeler Le Carnet de Cerise, ce qui ajoute un certain charme à la BD.

C’est sombre, il est question de mort, mais sans que ce soit glauque pour autant. C’est fait avec un certain humour et une légèreté qui passe bien. Mais qu’on ne peut pas nécessairement conseiller à tout le monde. Le dessin fait penser à Tim Burton, on adhère ou pas, personnellement, j’ai beaucoup aimé. Il y a des planches où Alisik fait penser à la mariée dans les Noces Funèbres. Ça a son charme, faut aimer le genre. Comme dans les Noces Funèbres d’ailleurs, la mort n’a rien de morne, triste ou glauque, bien au contraire, nous faisons la connaissance de différents personnages, dont Mamie Ortie, qui est tout simplement géniale et attachante malgré son apparence. C’est plein de vie et animé chez les morts !

Alisik est une jeune fille de 15 ans qui se réveille dans ce cimetière sans savoir ce qu’elle fait là. Elle met du temps à réaliser qu’elle est morte, que personne ne la voit ni ne l’entend. La mémoire lui fait également défaut car elle ne sait pas comment elle est décédée. Mais peu à peu les souvenirs reviennent et elle va prendre également conscience d’un lien entre elle et Ruben.

Ce dernier est un jeune adolescent aveugle qui est pourtant en mesure de converser avec Alisik. Pensant qu’il s’agit d’une vraie fille, à entendre vivante, il converse souvent avec elle et va même lui demander de l’aide pour comprendre la raison de son accident.

La relation entre les deux personnages est touchante et pourtant on voit à quel point c’est compliqué, le fait qu’elle soit morte et lui vivant est évidemment un problème, même si Ruben ignore cet état de fait. Mais dans le tome 2, de nombreuses révélations font leur apparition si bien qu’on comprend qu’il peut exister des liens entre ces deux jeunes gens et cela rend leur relation d’autant plus touchante et tragique à la fois.

En bref, deux premiers tomes très intéressants, avec un univers gothique bien agréable. L’intrigue est bien faite et accrocheuse. Les personnages sont attachants et sympathiques. Je suis très curieuse de voir ce que la suite nous réserve.


Risque de spoilers si vous n’avez pas lu les deux premiers !

Mon avis

Ayant beaucoup aimé les deux premiers tomes de la série Alisik, je n’ai pas hésité une seule seconde à lire ce troisième opus qui je dois dire est vraiment excellent.

J’aime beaucoup cette série et même s’il y est question de mort, ça n’est en rien tragique, triste ou glauque. Bien au contraire et je ne peux que vous la conseiller, d’autant que les dessins sont vraiment magnifiques. Après, c’est comme tout, c’est une question de goût mais moi je suis toujours aussi fan !

Je ne vais pas faire une chronique très longue et m’étendre sur le sujet, je pense que l’essentiel a été dit dans mon avis ci-dessus et si c’est pour répéter la même chose, ça ne sert strictement à rien.

Ce tome est riche en révélations et au lieu d’être passif comme dans les deux premiers tomes, nos personnages vont enfin agir et prendre les devants quand la situation devient désespérée. J’ai vraiment adoré ce livre et j’ai d’autant plus hâte de lire la suite pour savoir ce qui va arriver à nos différents protagonistes.

L’histoire prend un tournant qui va à jamais changer la vie d’Alisik. En effet, la jeune fille a enfin recouvré la mémoire, son « histoire d’amour » avec Ruben devient de plus en plus compliquée, arrive un moment où il va falloir dire la vérité ou éviter tout contact avec lui. Mais si ce n’était que le seul problème d’Alisik… les promoteurs veulent continuer les travaux ce qui n’arrangent pas les affaires de nos différents morts, alors il va falloir agir !

*-*-*

Dans le 4e et dernier tome de la série – petit soupir nostalgique à l'idée de devoir les quitter – nos différents protagonistes vont devoir rencontrer la mort pour savoir ce qu’il va advenir d’eux, de l’autre côté Ruben est à la recherche d’Alisik. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais voilà, l’histoire est juste géniale, les réponses à nos questions plus qu’à la hauteur et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne m’y attendais pas du tout !

Quant à la fin, elle est plus que satisfaisante, je la trouve parfaite pour conclure cette sublime tétralogie que je vous recommande évidemment.

En bref, une série à découvrir et que je vous conseille. Je suis conquise et tombée totalement amoureuse de cet univers et ces personnages qui vous redonnerons le sourire et qui sont si plein de vie... pour des morts ! Une jolie histoire avec des illustrations qui sont magnifiques et si vous êtes adeptes de Tim Burton, cette BD est décidément pour vous !

Livres lus :

Tome 1 : Automne
Tome 2 : Hiver
Tome 3 : Printemps
Tome 4 : La Mort

A l'article de la mort de Jeaniene Frost (Le prince des ténèbres 2)

Quatrième de couverture

Depuis que ses pouvoirs psychiques ont disparu, Leila se demande ce que l’avenir lui réserve, d’autant que Vlad, son amant, se montre distant.
Incapable de comprendre ses sentiments, elle décide de retourner à son ancienne vie dans le monde du cirque. Mais un ennemi l’y guette dans l’ombre et un nouveau prétendant est prêt à tout pour lui faire oublier le vampire ténébreux. À qui peut-elle accorder sa confiance ? Le moindre faux pas risque de la condamner à jamais…

Mon avis

Avant de lire le 7e et dernier tome de la série Chasseuse de la nuit, il fallait que je lise le 2e tome du Prince des ténèbres sans quoi je risquais d’être spoilée sur l’histoire. C’est un vrai plaisir de retrouver Vlad et Leila. Je dois dire que ce genre me manque un peu, je n’en lis plus tant que ça ces derniers temps du coup retrouver des personnages que j’appréciais est agréable.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. D’autant plus qu’avec ce genre, l’action arrive dès les premiers pages pour n’en plus finir jusqu’à la fin. Il y a des petits moments de flottement mais on se doute bien que c’est le calme avant la tempête.

J’ai bien apprécié cette histoire, c’est un peu couru d’avance pour certains aspects mais ça reste crédible et agréable à lire. Il est vrai que dans le cheminement l’intrigue reste assez similaire au premier tome, on enferme Leila pour la protéger, on met aussi à l’abri sa famille pour éviter tout problème et de l’autre on tente de localiser et chasser les méchants. Ouais, de manière générale le scénar reste le même mais ça fonctionne plutôt bien, ça ne m’a pas trop dérangé en soi mais sûr que si l’on voulait de l’originalité, c’est un peu raté.

Dans l’histoire nous apercevons brièvement Cat, ça fait toujours plaisir de voir les liens avec la série principale même si ce n’est que furtif. Elle joue son petit rôle et on repart sur d’autres choses.

Les révélations de fin sont quelque peu prévisibles mais ça n’en reste pas moins intéressant à lire. La fin est frustrante parce qu’on s’arrête presque en pleine action et c’est pénible de se dire qu’on n’aura pas le troisième tome tout de suite. Il va falloir prendre son mal en patience.

Evidemment le plus gros de l’action reste sur la fin et il s’agit avant tout d’une romance que d’un livre d’action, donc l’auteur se concentre énormément sur la relation entre Leila et Vlad qui est des plus compliquées. Vlad reste égal à lui-même, on le découvre toujours aussi protecteur et possessif envers Leila, sans pour autant lui donner ce dont elle a envie, son amour. Cela crée donc des tensions dans le couple, qui s’éloigne de plus en plus, mais ce n’est pas l’unique raison. Il est aussi impitoyable avec ses ennemis et prêts à tout pour Leila comme il va lui montrer.

J’aime beaucoup le personnage de Vlad et même s’il est ancré dans une romance ici avec Leila, il ne devient pas tout guimauve, contrairement à Mencheres par exemple, c’était plus flagrant. Vlad le devient quelque peu mais sa nature reprend vite le dessus et il restera à jamais un vampire dangereux dont il faut se méfier. Et si l’on commence à s’en rependre à ce qui lui appartient et à ce qu’il aime (ouais parce que bon malgré tout il l’aime Leila, faut juste qu’il arrête d’être aveugle ou de se mentir) pour qu’il réagisse.

Quant à Leila, elle reste une tête brûlée prête à tout aussi pour sauver ceux qu’elle aime, pour écarter tout danger sa famille (sa sœur et son père notamment). Ses intentions sont louables, on comprend qu’elle ne veuille pas être une petite chose fragile que l’on doit protéger mais malgré son don, elle n’est pas invulnérable. Bref, les torts sont partagés entre les deux mais on comprend pourquoi ils s’aiment, ils sont au final exactement pareil. c’est une héroïne forte comme on les aime.

En bref, une histoire bien sympathique, ça m’a plu et j’ai été ravie de retrouver Vlad et Leila, même s’il faut l’avouer que l’intrigue est plutôt simple et sans grande surprise. Mais c’est sans prise de tête, retourner dans cet univers que j’aimais beaucoup est agréable. Les personnages sont sympathiques même si deux têtes brûlées bornées qui mériterait des claques pour leur remettre les idées en place, mais on les aime quand même. Je suis fin prête pour terminer la série principale, j’espère qu’il ne me décevra pas.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [74]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 74 : Un livre à la couverture bleue… ou 5, ou 15, ou toute votre biblio

Je n'allais pas sortir tous les livres, sinon j'en aurai eu une masse impressionnante et j'ai la méga flemme de les sortir pour les ranger. Et je manque aussi de temps pour ça, donc voici une sélection ! Pas mal déjà non ?


Crime et baby-sitting de Charlaine Harris (Aurora Teagarden 6)

Quatrième de couverture

Lorsque Regina, la nièce de Martin, arrive chez eux avec un bébé dans les bras, Aurora ne sait pas encore que cette arrivée inopinée cache bien des surprises. Le soir même, Regina disparaît, laissant derrière elle son enfant... et le cadavre de son mari. Roe – vous la connaissez ! – se lance

immédiatement sur les traces de la jeune femme, dans une enquête haletante qui la mènera, elle et son époux, dans l’Ohio. Mais le passé mystérieux de Martin ne va pas lui faciliter la tâche. Elle comprend bientôt qu’elle ne peut plus se fier qu’à elle-même. Et encore…

Mon avis


Je tiens tout d’abord à remercier les éditions J’ai Lu de m’avoir permis de lire ce 6e et dernier tome d’Aurora Teagarden que j’ai bien apprécié. Ce tome permet à la série de remonter dans mon estime car elle a été parfois trop inégale.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. D’autant plus qu’il s’agit du dernier tome donc je vais tâcher de ne pas trop en dire pour ne pas spoiler. Cette chronique va parler de ce tome évidemment mais aussi me permettre de faire un petit récapitulatif sur l’ensemble de la série.

L’intrigue est bonne et bien menée, l’arrivée de Regina n’annonce rien de bons et très rapidement les événements s’enchaînent et n’en finissent plus jusqu’à la fin. L’action y est soutenu, on ne s’ennuie pas un seul instant ce qui change grandement de certains tomes de la série que j’avais trouvé vraiment très lent. Cela reste le style de Charlaine Harris mais notre curiosité est suffisamment piquée pour qu’on ait envie d’en savoir plus. En tout cas, ça a été le cas pour moi, j’avais envie de découvrir le fin mot de toute cette histoire qui sent le coup fourré. Les révélations sont de mises jusqu’au bout et là, on comprend mieux certaines choses.

Ce tome clôt parfaitement la série, il y a une vraie fin, mais je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à cela. Je ne vais pas m’étendre dessus pour ne pas donner une piste quant à la tournure des événements mais voilà j’ai trouvé cela surprenant. Attention, cela reste une bonne fin, cohérente, pas de souci.

Les personnages vont nous surprendre ici, Roe remonte un peu dans mon estime même si parfois elle repart dans ses travers. Au fil de la série, elle m’aura parfois déplu, déçue. Ses réactions m’ont parfois énervé, gamine pourrie gâtée, image de la femme de maison soumise à son mari. Cette image était assez pénible alors qu’elle se disait en même temps très mature, très indépendante, etc. Je n’ai pas toujours adhéré donc difficile de s’attacher à elle et de la comprendre dans ses agissements. On retrouve d’autres personnages, on apprend un peu le devenir de chacun même si ici on reste très centré sur Roe et Martin. Mais comme c’est la fin de série, on reparle brièvement des familles de chacun pour bien clore et savoir ce qui leur arrive en parallèle pendant que Roe se retrouve une fois de plus dans une situation pénible.

En bref, voici une série en dent de scie, je n’ai pas toujours apprécié les histoires, notamment les tomes 2 et 4, ni les personnages, notamment Roe qui n’avait pas toujours un comportement approprié. Cette série n’était pas ce à quoi je m’attendais en commençant le premier tome, je trouve ça dommage que le fait qu’elle soit passionnée d’enquêtes liés à des serials killers aient été rapidement abandonnés suite à ce qui s’est passé dans le tome 1. Je trouvais cela original et l’auteur est parti sur autre chose. Mais dans l’ensemble ça reste une série sympathique mais pas exceptionnel, j’ai davantage préféré Lily Bard, dans un tout autre registre.

La trahison de Maya Snow (Deux sœurs, un destin 1)

Quatrième de couverture

Kimi et Hana sont des jeunes filles de bonne famille. leur père, gouverneur, vit en parfaite harmonie avec les provinces voisines.
Un jour, leur oncle, que la soif de pouvoir aveugle, assassine leur père. Kimi et Hana s’enfuient.
Elles se cachent alors dans une école de samouraï et y apprennent les règles de combat.
Un serment les anime : se venger.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Flammarion de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé. C’est un premier tome très prometteur qui ne pourra que plaire, notamment aux amoureux du Japon. Et pour ceux qui ne connaissent pas, je pense que c’est un bon moyen pour en découvrir certaines coutumes et le monde des samouraïs.

La première chose que l’on remarque est évidemment l’écriture qui est vraiment fluide et agréable à lire. Je me suis plongée avec facilité dans cette histoire qui est intéressante et sympathique à suivre malgré toutes les horreurs auxquelles nous sommes confrontés. Je l’ai lu dans la journée tant c’était prenant, les pages ont défilé sans que je ne m’en rende compte. A chaque instant, j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à Kimi et Hana.

L’intrigue en soi est assez simple mais c’est efficace. Dès le premier chapitre, la situation est claire et nette, l’oncle de Kimi et Hana assassine leur père, leurs deux frères. Par la suite, leur oncle et ses subalternes vont vouloir s’en prendre aux deux sœurs qui parviennent à s’enfuir tout comme leur mère et leur jeune frère. Elles n’aspirent qu’à se venger et pour cela, elles vont vouloir intégrer un dojo, le même que celui où leurs frères allaient pour devenir plus fortes et être en mesure de lutter contre leur oncle. Mais évidemment tout ne se passe pas comme prévu…

Parfois cela peut être prévisible, on peut deviner un certain nombre de choses mais cela reste tout de même prenant. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’histoire démarre au quart de tour et le fond de l’intrigue, c'est-à-dire l’assassinat du jito, le père de Kimi et Hana, arrive dès les premières pages. Les moments d’action sont bien dosés avec les moments plus calmes pour reprendre notre souffle. L’auteur file droit, il n’y a pas de longueurs et de détails inutiles, ce qui est toujours appréciable, d’autant plus dans la littérature de jeunesse.

Les personnages sont intéressants, que ce soit les deux filles du jito qui sont très courageuses. Kimi, l’aînée des filles et la narratrice est le pilier dans ce livre, elle est celle qui prend les décisions, qui mène le jeu mais Hana n’est pas en reste pour autant. Elle connait sa sœur, elle sait être un soutien pour elle aussi quand cela est nécessaire. Elles ont chacune leur force et leur faiblesse et se complètent bien.

Elles vont rencontrer plusieurs personnages qui vont les aider dans leur tâche, comme le Maître Goku et Tatsuya, un garçon de basse condition, apprenti samouraï au dojo.

En bref, voici un premier tome très intéressant qui m’a beaucoup plu. L’intrigue est bonne et bien menée, c’est prenant et haletant. On peut s’attendre à un certain nombre de choses mais ce n’est pas dérangeant et ça ne pourra que plaire, notamment si l’univers du Japon intéresse particulièrement. Les personnages sont attachants et intéressants, on en apprécie certain, on aime à en détester d’autres. Un livre à découvrir.

Heir of Fire de Sarah J. Maas (Throne of Glass 3)

SPOILERS POUR CEUX QUI N'ONT PAS LU LE 2 !

Quatrième de couverture

Perdue et brisée, Celaena Sardothien n’a qu’un désir : venger la mort inhumaine de son amie la plus proche. En tant qu’assassin du roi d’Adarlan, elle est tenue de servir ce tyran, mais il paiera pour ses crimes. Son espoir de détruire le roi se trouve dans les réponses qu’elle pourra obtenir à Wendlyn où Chaol, le capitaine de la garde royale, l’a envoyée afin de la protéger, en sacrifiant son futur. Mais les plus noirs démons de Celaena l’attendent à Wendlyn. Si elle parvient à les surmonter, elle sera la plus grande des menaces pour Adarlan – son ennemi le plus coriace.
Alors que Celaena découvre sa véritable destinée et que les yeux d’Erilea se tournent vers Wendlyn, une force bestiale et brutale se prépare à régner sur les cieux. Celaena trouvera-t-elle la force non seulement de gagner ses propres batailles, mais aussi de livrer une guerre qui pourrait diviser sa loyauté entre son peuple et ceux qu’elle a appris à aimer ?


En lecture commune avec :

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Mon avis

Voici le troisième tome de la série Throne of Glass. Inutile de dire qu’il était très attendu celui là et comme pour le précédent il a fait l’objet d’une lecture commune avec Secret Forbidden World, pour ne pas changer les bonnes habitudes.

Alors je l’annonce de suite, ce 3e tome n’a pas été un coup de cœur comme les deux précédents parce qu’il y a des choses qui font que je n’ai pas autant adhéré mais ! Ce n’est pas pour autant qu’il est mauvais, au contraire. Je l’ai trouvé très bon et très intéressant et étant donné les circonstances, il n’en aurait pas pu être autrement. Mais vous voilà prévenus, il est très différents des deux précédents mais la situation l’est tout autant.

Je dois dire que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire parce qu’il a fallu me réhabituer à lire en anglais et on ne peut pas dire que cette série soit si simple. C’est de la Fantasy avec un univers assez complexe et ses propres codes mais une fois dans le bain, cela coule tout seul. C’était le temps de la mise en route, mais pas uniquement parce qu’il faut avouer que la présence d’un nouveau personnage : Manon, n’a pas aidé pour rentrer facilement dans l’histoire.

En effet, nous découvrons un nouveau personnage qui aura son importance dans la suite à venir. Pour le moment nous découvrons ses capacités, il s’agit d’une sorcière, avec un ordre bien établi (principe du coven, etc.) et il faut avouer que tout cela est plutôt complexe. Lorsque l’auteur s’attardait sur elle, j’avais plus de mal à comprendre ce qui se passait qu’avec Celaena ou encore Chaol / Dorian. Néanmoins c’était intéressant mais je pense qu’il aurait fallu que l’auteur s’attarde peut être un peu moins sur elle ici ou crée une histoire sous forme de novella incluse avant la lecture de ce tome pour que ce soit plus fluide peut-être. C’est ce qu’on s’est dit avec Secret Forbidden World parce que les passages qui la concerne avaient plutôt tendance à ralentir l’histoire puisqu’elle n’interagit pas encore avec nos personnages principaux. Mais elle promet beaucoup, je suis très curieuse de voir ce qu’elle va faire et de quelle manière elle va se retrouver mêlée à l’histoire de Celaena.

Ensuite pour parler de l’intrigue générale, il faut avouer que c’est plutôt lent, mais comme je le disais, c’est plutôt normal. Celaena a dû fuir, elle doit rencontrer sa tante mais pour cela, elle doit se préparer pour la « confrontation », elle s’exerce donc auprès de Rowan qui ne la ménage pas et va la pousser dans ses retranchements. Mais c’est pour son bien, même si on ne l’entend pas comme ça. Tout comme Celaena, je ne l’aimais pas, mais à mesure de l’histoire, mon avis a changé sur lui car il a de bonnes raisons de le faire.

Celaena est dévastée à cause de la mort de Nehemia, elle ne s’en remet pas, le fait de devoir quitter Chaol lui a brisé le cœur. Bref, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même et ça fait peine à voir. J’ai détesté la voir comme ça… Ce n’était plus Celaena… Mais je vous rassure, elle ne reste pas comme ça tout le temps. Ses facultés grandissent et j’ai adoré la redécouvrir et voir aussi des bribes de son passé même si cela nous serre d’autant plus le cœur.

Mais passé la 2e partie de l’histoire, là, les choses sérieuses commencent et là… on n’a pas du tout aimé avec Secret Forbidden World… On a commencé à faire des suppositions parce que c’était bien trop calme, malgré les moments d’action qui mettent un peu nos personnages en danger ou comploter pour agir (en fonction que l’on suit Celaena ou encore Chaol / Dorian). Comme je disais à Secret Forbidden World c'est le calme avant la tempête, ça ne peut pas être tout le temps comme ça, sinon ça aurait été décevant et vu la teneur des deux premiers tomes, c’était sûr que cela n’allait pas rester ainsi…

Mais si j’avais su ce qu’elle allait nous faire, j’aurai préféré rester dans un tome calme, où il ne se passe pas grand-chose parce que là… l’auteur m’a brisé le cœur. Je suis dévasté, je n’aime pas du tout la tempête qui a été déclenchée. C’est juste horrible et le pire c’est qu’avant que les événements n’arrivent avec Secret Forbidden World on a commencé à faire nos pronostics mais aucun ne nous plaisait. On a toutes les deux nos chouchous, et on ne voulait pas qu’ils leur arrivent malheur, normal non ? Et pourtant, pourtant l’une de nos prédictions est arrivée et là… je n’ai pas pleuré mais j’avais le cœur en miettes, je ne voulais vraiment pas ça. Je ne m’attendais pas du tout à un tel retournement de situations, je crains le pire pour la suite, ça m’énerve de ne pas savoir ce qui va arriver.

Le pire c’est que l’auteur laisse en suspense certaines choses. on ne sait pas, pour ne pas l’avoir vu en direct et donc la confirmation que tout cela est vrai… même si on se doute fortement que ça s’est passé, que c’est la réalité. Une partie de nous ne veut pas y croire. On se met des œillères comme les enfants et cela me convient bien pour le moment parce que j’ai vraiment peur pour la suite, ça va être juste horrible.

Pour ce qui est de l’univers et des personnages, Sarah J. Maas l’approfondit vraiment. Elle a le don pour nous faire aimer ou détester des personnages, j’ai eu plus d’une fois des envies de meurtres quand pour d’autres j’avais envie de leur faire des câlins. C’est terrible de passer de l’un à l’autre comme ça. Avec la présence de Manon l’univers s’enrichit mais c’est également le cas aux côtés de Celaena ou même Dorian / Chaol. Le fait de suivre trois groupes de personnages nous permet vraiment d’avoir une situation d’ensemble et c’est vraiment moche, très moche… Je crains le pire mais en même temps c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette série. L’auteur sait se renouveler, faire de grandes révélations pour nous choquer. Cela permet de faire une histoire complète avec son lot d’action et de rebondissements.

Voilà, je ne m’attarderai pas davantage parce que je risquerai de spoiler. Je n’ai pas trop parlé des personnages au cas par cas, en dehors de Manon mais une autre femme est tout aussi importante sans compter notre trio favori mais je ne veux pas tout dévoiler parce que ça n’aurait aucun intérêt. Et si vous savez d’avance ce qui va arriver, l’impact ne sera pas le même. Et oui je suis sadique, je veux que vous soyez aussi choqués que moi parce que là…

En bref, ce 3e tome n’est pas un coup de cœur à cause des longueurs avec Manon, le fait que le début soit un peu lent et que j’ai eu du mal à rentrer dedans. Néanmoins il est très intéressant car il permet de découvrir de nouveaux personnages ou d’en approfondir certains. L’univers devient de plus en plus complexe, nous plongeons toujours un peu plus dans la Fantasy ce que j’adore même si parfois j’ai eu un peu de mal à suivre du fait de la langue. Mais une fois en route tout va bien. L’intrigue est lente de manière générale mais c’est le calme avant la tempête et quand celle-ci arrive, soyez prêt à la voir tout ravager sur son passage. Sarah J. Maas, tu as brisé mon cœur, comment as-tu pu faire une chose pareille ? Je vous souhaite à tous bien du courage…

Les sandales de Rama de Tristan Koëgel

Quatrième de couverture


Upendra, un jeune népalais, rêve de devenir guide de haute montagne comme son père. Mais pour l’instant, il vend des barbes à papa dans les rues de Katmandou avec son meilleur ami et son singe malicieux. Lors d’une course au souk, Upendra tombe amoureux de Satiya, une ancienne Kumari, considérée comme une déesse vivante de sa naissance à sa puberté. Envers et contre tout, le jeune garçon va approcher Satiya sans se douter que sa vie s’en trouvera bouleversée à tout jamais.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Didier Jeunesse de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien aimé.

L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre assez facilement dans l’histoire qui est vraiment intéressante et prenante. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit et si j’en dis plus, je risquerai de spoiler, ce qui n’a aucun intérêt.

L’intrigue est bonne et bien menée, même si je dois dire qu’elle prend une tournure assez surprenante. Je ne m’attendais pas à cela en le commençant mais c’est vraiment très bon et permet de ne pas avoir une histoire trop simple avec un beau happy end. Attention, je ne dis pas non plus que ça se termine mal, mais ce n’est pas forcément ce à quoi on s’attend. Oui, je reste vague, je ne veux pas spoiler, et c’est pour vous inciter à découvrir vous-même les tenants et aboutissants de ce livre qui mérite vraiment d’être lu.

De nombreuses réflexions philosophiques sont présentes et certains passages sont assez mémorables car cela va permettre à Upendra de grandir et d’apprendre des choses de la vie. J’ai notamment en tête une discussion entre Upendra et Omkar Mukherjee concernant la fameuse sandale. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, seuelement que j’ai beaucoup aimé l’idée qui en ressortait. C’est totalement vrai et montre le côté réel et matériel d’une chose. (Je sais, ça ne vous avance pas plus, mais ça vous rendra peut-être davantage curieux pour savoir de quoi je parle).

Etant donné le lieu et les personnages, je ne pouvais que penser au livre Le baume du dragon de Silvana Gandolfi que j’ai lu il y a quelques temps déjà. Cela se passait aussi au Népal, à Kantmandou et alentour, où il était aussi question d’une Kumari et d’un voyage initiatique. Mais les ressemblances s’arrêtent ici, les histoires sont très différentes mais c’était agréable de se retrouver dans un même cadre alors que j’avais bien apprécié cet autre ouvrage.

Les personnages sont vraiment intéressants, que ce soit Upendra, le héros, son ami Arjun ou encore Satiya, l’ancienne Kumari. Ils sont tous attachants à leur manière et par la force des choses, du destin, leurs vies vont complètement changer et chacun va suivre une piste assez différente.

En bref, un conte vraiment très réussi. J’ai beaucoup aimé cette histoire qui est prenante et intéressante. Un récit initiatique qui nous invite au voyage et aux rêves tout en nous ancrant bien dans la réalité. Les personnages sont très intéressants et vont beaucoup évoluer au fil de l’histoire, que je vous invite grandement à découvrir !

En partenariat avec

La forêt des ténèbres de Cassandra O'Donnell (Malenfer 1)

Quatrième de couverture

Malenfer, la forêt maléfique, grandit et s’approche chaque jour davantage de la maison où vivent Gabriel et sa petite sœur Zoé. Seuls depuis le départ de leurs parents, partis chercher de l’aide en terre de Gazmoria, les enfants doivent faire face aux ténèbres qui recouvrent lentement Wallandar. Mais aussi à un tout nouveau danger : ni les visions de Zoé, ni les ses pouvoirs magiques ne parviennent encore à l’identifier…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’agence Gilles Paris ainsi que les éditions Flammarion de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié, même si je dois avouer que j’en attendais un petit peu plus.

Je trouve que ce premier tome est surtout un tome introductif, il ne se passe pas grand-chose, pendant plus de la moitié du livre, on n’a pas tellement d’action, on nous présente des personnages, une situation et on commence à entrevoir des choses bizarres. Mais les personnages n’agissent pas, il n’y a pas vraiment d’enquête, etc. du coup j’ai trouvé ça un petit peu long. Alors, il s’agit d’un livre pour enfants, destinés aux 9 ans, certes, mais il faut quand même un minimum d’intrigues, d’actions / aventures pour accrocher le lecteur, là, on peut peut-être le perdre parce qu’il ne se passe pas suffisamment de choses. Après la fin rattrape, on a enfin l’action et des révélations mais comme ça a tardé à venir, c’est pour ça que ce livre n’est pas non plus exceptionnel mais cela a attisé néanmoins ma curiosité pour lire la suite.

Je connais l’auteur pour ses Rebecca Kean où l’on rentre dans le vif du sujet et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin qui bien souvent est frustrante, je n’ai pas vraiment retrouvé cet aspect-là dans ce livre. Certes, les genres et le public sont totalement différents, mais pour tout livre, l’auteur doit être en mesure de capter son lecteur et la jeunesse est un secteur d’autant plus difficile que s’il n’accroche vraiment pas dès les toutes premières pages, il arrêtera et passera à autre chose.

Après, ce qui m’a bien plu c’est l’univers, il est prometteur. Cette forêt, Malenfer, qui semble s’approcher telle une ombre et tout emporter sur son passage m’intrigue énormément. Je suis curieuse de savoir comment on en est arrivé là et pourquoi cela se passe ainsi. On nous présente ici différentes créatures, des dons particuliers, liés aux magiciens, sorciers et d’autres choses encore, on a des dragons (d’où le fait qu’on en voit un sur la couverture), donc c’est assez riche et varié, de quoi intéresser et contenter un plus grand nombre d’enfants qui aiment l’imaginaire. Etant donné la fin, je suis curieuse de voir comment tout cela va évoluer.

Les personnages sont plutôt sympathiques et attachants. La relation entre Gabriel et Zoé est touchante, le grand frère très protecteur envers sa petite sœur qui n’est pas comme les autres, et le fait de se retrouver tout seul sans leurs parents renforce cette volonté de la protéger de tout. Ils ont respectivement 12 et 10 ans, donc ils sont assez jeunes mais font parfois preuve de maturité, ils réfléchissent la plupart du temps avant d’agir (j’ai bien dit, la plupart du temps). Quant aux personnages secondaires, ils sont plutôt sympathiques aussi, mais c’est un peu dommage que la révélation de leurs identités ne créent pas plus de surprises que ça, l’information est peut-être un peu trop bien acceptée sans broncher, de la part de Zoé, pourquoi pas, mais les autres, je trouve ça plus étrange. Mais bon, c’est un détail.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide, accessible à un jeune public et lorsque des termes peuvent paraître plus compliqué, tout est expliqué dans le texte donc le lecteur peut lire en parfaite autonomie. Quelques illustrations égayent l’histoire, notamment au début de chapitre, et je dois dire que ça en fait du coup un beau livre objet.

En bref, ce premier tome est plutôt mignon et sympathique mais c’est vrai que j’aurai aimé avoir plus d’action plus tôt pour vraiment capter le lecteur dès le départ. Là, j’ai peur que ce soit un peu trop long pour le public visé. En revanche, l’univers semble prometteur et intéressant, dès qu’il y est question de magie de toute façon ça m’intéresse. Quant aux personnages, ils sont plutôt attachants et de grandes aventures vont s’ouvrir à eux. Tout cela ma suffisamment intrigué pour me donner envie de lire la suite.

In My Mailbox (152)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



La bande à Tristan de Marie-Aude Murail

Quatrième de couverture

Tristan est en CE2. Dans la cour, il a décidé de faire une bande avec Andrès et Karine. Attention ! Pas une bande comme celle d’Olivier qui tape sur les petits, ni comme celle de Jujube qui est ceinture rouge de judo. Dans la bande à Tristan, il y a des grades de commandant ou de colonel pour tout le monde et aussi un secret à défendre.
Surtout, elle est ouverte aux CP et aux filles… C’est exprès, car la bande à Tristan, elle ne ressemble à aucune autre.

Mon avis

La bande à Tristan raconte l’histoire de Tristan, CE2 dont la vie bascule un petit peu lorsqu’il se rend compte qu’il est sur la liste d’une des bandes de la cours de récré. Afin d’éviter tout problème, il va vouloir s’intégrer à la bande adverse pour être protégé. Mais les conditions d’entrée sont assez compliqué… si bien qu’il va finir par vouloir créer sa propre bande avec des grades de commandant ou de colonel, ouvert à tout le monde, aussi bien aux garçons et aux filles. La bande à Tristan ne ressemble à aucune autre et fera front commun lorsque ce sera nécessaire.

Voici un roman très sympathique qui m’a bien plu. C’est une bonne histoire, même si à un moment donné, j’aurai aimé avoir un peu plus de détails sur l’un des personnages, on passe vite à côté, je trouve ça dommage. Mais cela reste une très bonne histoire. Cela traite des copains, de l’école, etc. des sujets qui sont au cœur de la vie des enfants, donc ce livre ne peut que plaire.

L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Tristan nous raconte sa propre histoire donc le vocabulaire est simple, parfaitement adapté pour un jeune lectorat et il y a un côté oral aussi qui fait que l’on se sent plus proche de Tristan et concerné par tout ce qui lui arrive.

Les personnages sont sympathiques, Tristan est un garçon touchant, intelligent avec ses propres problèmes. Sa petite sœur est drôle et mignonne et il a de la chance de l’avoir car elle est pleine de ressources. Sa petite bande est assez atypique mais elle fonctionne bien et au moins, elle est vraiment différentes des autres, celle d’Olivier et de Jujube qui sont essentiellement des petites brutes.

Quelques illustrations sont présentes, moins que dans Joker ou Tu veux être ma copine ? de Susie Morgenstern puisque le livre est destiné plutôt aux 8 ans qu’aux 7 ans, mais cela permet de ne pas avoir que du texte en bloc, ce qui pourrait gêner pour des enfants qui aiment toujours avoir des illustrations.

En bref, un roman que je conseille parce que c’est vraiment sympathique à lire.

A partir de 8 ans.

Sorties chez Milady (OCTOBRE 2014)


Sorties du 24 octobre 2014

Kings of the Realm tome 1: Les Moissons de la Guerre de Mcgann Oisin 

Ils ont semé les graines de la guerre, mais ce ne sont pas eux qui en récolteront les moissons…
En quête d’immortalité, un groupe de vétérans de l’empire de la Trinité – mena par l’illustre Giddion Warnock – profanent une tombe oubliée dans la plaine d’Ahten, libérant ainsi un démon aussi ancien qu’affamé. Vallen, le frère cadet de Giddion, parvient à s’échapper de la sépulture et parcourt alors le royaume pour annoncer la venue des légions de dévoreurs. Mais qui voudra bien le croire avant qu’il ne soit trop tard ?
Les Moissons de la guerre nous font suivre Vallen et ceux qu’il rencontre sur son chemin à travers le continent – de Tolka, diplomate céleste à Squall, guerrière du clan de l’Ours, ainsi que Seliza, sorcière des marais –, alors qu’ils trahissent leurs allégeances, forment des alliances et assistent à la destructions de leurs terres d’origine.

Source image et résumé
Légende (Réédition 30 Ans) de David Gemmell 

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais au lieu de la richesse et de la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne, avec pour seuls compagnons quelques léopards des neiges. Là, le vieux guerrier attend son ennemi de toujours, la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'Empire drenaï. C'est maintenant leur dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir. Son seul espoir : le vieux guerrier.


Ad Astra vol.3 de Mihachi Kagano


Quatrième de couverture

Les défaites ne cessent de s’enchaîner pour les troupes romaines, à commencer par la bataille de la Trébie, qui se solde par un échec cuisant ! Les fantassins, obligés de traverser les eaux glaciales de la rivière, se retrouvent rapidement affaiblis, puis encerclés par les forces d’Hannibal… Seule une manœuvre désespérée du jeune Scipion permet de sauver in extremis le consul Tiberius Sempronius Longus et quelques hommes.
Mais voilà que son successeur, Caius Flaminius Nepos, le héros du peuple, est à son tour vaincu près du lac Trasimène ! À présent convaincu que des mesures exceptionnelles sont nécessaires, le sénat accepte de nommer Fabius dictateur. Sa stratégie est simple : éviter toute confrontation directe avec Carthage…

Mon avis

Durant une pause déjeuner j’ai enfin lu pire ce 3e tome d'Ad Astra, série qui continue de me plaire. L’histoire est ici, avant tout centré sur des stratégies pour défaire Hannibal. En effet, la bataille de la Trébie a été un échec, Caius Flaminius Nepos est lui aussi vaincu près du lac Trasimène. A Rome on nomme un nouveau dictateur : Fabius, qui lui opte pour une nouvelle stratégie, celle d’éviter tout conflit direct… Mais sera-t-elle la solution au problème ?

L’histoire est plutôt lente dans le sens où l’auteur s’attarde vraiment sur les petits détails, on n’avance pas si vite que ça, mais ça n’est en rien dérangeant parce que c’est très intéressant à suivre et cela montre de manière minutieuse les étapes de cette confrontation. Je ne regrette vraiment pas d’avoir commencé cette série parce qu’elle semble très prometteuse, en tout cas, je suis curieuse de savoir quelle sera la nouvelle étape.

Dans ce 3e volume, on voit tout le talent d’Hannibal, même s’il se retrouve dans une position de « dominé », il trouvera un moyen pour déjouer cela et faire tourner le vent en sa faveur. C’est un fin stratège et Mihatchi Kagano nous le montre avec brio. Les dessins sont vraiment beaux, le rendu des batailles et les plans dans chaque camp sont vraiment superbes avec un détail… J’adore, je suis très fan (et oui, celle qui n’aimait pas les mangas fini par avouer adorer celui là, sans compter Cesare qui reste mon petit coup de cœur personnel).

Scipion reste trop peu présent dans ce volume, c’est un peu dommage puisque tout l’enjeu de ce livre est entre lui et Hannibal, mais cela n’empêche pas que le livre soit intéressant car cela nous permet de voir davantage les positions de Rome, ses stratégies pour contrer Hannibal.

En bref, un 3e volume intéressant qui nous plonge un peu plus dans les stratégies militaires. Un Scipion trop peu présent mais un Hannibal dans toute sa splendeur, c’est une série très intéressante à suivre et le mangaka prend son temps pour tout nous montrer chaque étape de cette confrontation. Je ne peux que vous conseiller Ad Astra !

Le jeudi c’est Jeu Livresque [73]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 73 : La meilleure affaire que vous ayez faite

Alors là, j'avoue que je ne sais pas trop quoi dire parce que je n'ai pas fait de superbes affaires. De nombreux livres ont été achetés d'occasions et un certain nombre n'ont pas été acheté du tout puisque je l'ai ai reçus gratuitement en échange d'une chronique (Les SP que je reçois d'éditeurs et d'auteurs).

Mais pour parler d'un achat, je dirai Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon que j'ai eu à 50 cts si je me souviens bien. Pour un livre en GF, en état très correct qui coûte plus de 20€, ça va, c'est raisonnable ^^ Merci les brocantes !


La princesse qui dit non de Tristan Pichard et Daphné Hong

Quatrième de couverture

Non, non et non. La princesse dit toujours non. Pas d'exception. Même quand le dragon l'attaque, quand le sorcier veut l'épouser ou quand le chevalier vient la sauver.

Mon avis


Voici un petit roman, première lecture destinée pour les 6 ans, qui est très sympathique à lire. Je profite de cette chronique pour présenter la collection car je doute tous les chroniquer si j’en viens à en lire d’autres.

L’histoire est simple, c’est celle d’une princesse qui dit toujours non, son valet un peu exaspéré prend son mal en patience. Mais lorsqu’un dragon approche et lui demande de se cacher, la princesse dit non et finit par se faire enlever. Elle est amenée au sorcier qui veut l’épouser mais elle dit non, et lorsque le chevalier vient la délivrer et veut l’épouser ensuite, comme dans tout conte traditionnel où il est question de princesse enlevée par un dragon, elle dit non aussi…

Je ne raconterai pas la suite, je vous laisse découvrir tout cela. Mais en tout cas, c’est une histoire mignonne qui ne pourra que plaire. C’est assez rythmé, on ne s’ennuie pas un seul instant et c’est assez drôle que la princesse dise tout le temps non, qu’elle refuse des mariages alors qu’on pourrait penser qu’elle tomberait dans les bras de son sauveur. Ça change du conte traditionnel et ce n’est pas plus mal.

Le texte est court et écrit gros, ce qui, pour un jeune lectorat débutant est parfaitement adapté. Quelques illustrations sont présentes par-ci par-là pour égayer le texte, à 6 ans, on reste encore proche de l’album avec des illustrations en couleur pour que ce soit plus agréable qu’un simple texte. Le graphisme est plutôt sympathique, haut en couleur, c’est vivant et vif et va parfaitement avec le texte. Mais c’est une question de goût, on aime ou pas, moi j’aime bien.

La collection est bien faite car dans les rabats de chaque côté du livre, on a une présentation des personnages, du lieu, du genre du livre (ici il s’agit d’un conte), et à la fin un petit lexique des mots qui sont mis en avant (souligné, en gras, en couleur, etc.) ce qui permet une parfaite autonomie de l’enfant sans qu’il n’ait besoin de ses parents pour comprendre tels ou tels mots.

En bref, une bonne petite histoire, parfaitement adaptée pour un jeune lecteur qui débute. La collection est bien faite de sorte que l’enfant soit totalement en autonomie pour le lire. Court, simple, mais efficace, je vous conseille si vous avez des enfants de 6 ans qui débute la lecture !

A partir de 6 ans.

Les nuits de Ceylan de Rosemary Rogers


Quatrième de couverture

Elevée sur l’île de Ceylan, où l’air tropical embaume les épices et les parfums d’orchidée, Alexa a toujours su que, pour se sentir vivante, il fallait être libre. Et non courir les bons partis dans les bals, comme le voudrait sa tante. Aux badinages des gens du monde, aux prétendants insipides, au destin d’épouse soumise, Alexa oppose une résistance farouche. Toute lady qu’elle soit, elle compte bien prendre son destin en main, s’instruire et, plus tard, aider son père à la plantation de café qui appartient à leur famille. Mais lorsque celui-ci lui révèle le mystère qui pèse sur sa naissance, toutes les certitudes d’Alexa s’effondrent. Soudain, une seule question importe : qui est-elle vraiment ?
La réponse, elle va devoir aller la chercher bien loin de chez elle. Sous le soleil de Rome, dans les palais napolitains ou dans le Londres de l’Angleterre victorienne, Alexa n’aura désormais de cesse de suivre la piste de ses origines. En prenant garde de ne pas se perdre dans les bras de Nicholas Dameron, un vicomte orgueilleux et terriblement séduisant qui, depuis la première nuit où il lui a dérobé un baiser sous la lune de Ceylan, ne cesse étrangement de croiser son chemin…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre qui je dois dire me laisse un sentiment assez mitigé. En fait, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre, il y a de bonnes choses, qui m’ont assez surprise et plu et d’autres éléments qui m’ont un peu déçu.

L’écriture est fluide et agréable à lire de sorte que l’on rentre assez facilement dans l’histoire. Il s’agit d’un beau pavé de 600 pages donc il n’a pas été lu très rapidement. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire car elle est suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’elle va rencontrer ce fameux Nicholas sans savoir qui il est réellement et qu’à partir de là, sa vie va s’en retrouver quelque peu changer car elle ne va cesser de penser à lui, tout en se « battant » pour rester une femme libre et découvrir les mystères de sa naissance.

Une fois n’est pas coutume, je ne relis jamais les 4e de couverture avant lecture, la seule chose dont je me souvenais était que c’était une romance historique, j’ai donc été surprise de la tournure de l’histoire autour de sa naissance. Mais c’était annoncé dans la 4e de couverture donc en soi rien de surprenant mais c’était vraiment intéressant de voir toutes ces révélations et quel impact cela va avoir sur la jeune femme âgée à peine de 18 ans. Je dois avouer qu’Alexa nous amène sur des chemins bien étrange, il lui arrive toute sorte de choses qui vont la brider, elle qui voulait être libre, mais elle saura d’une manière ou d’une autre s’affranchir de tout cela, souvent grâce à l’aide de personnes bienveillantes… J’ai aussi bien aimé le fait que l’histoire soit telle une boucle, que l’on revienne presque à notre point de départ, cela forme un cycle tout en ayant suivi l’évolution dans les différents personnages. C’était une bonne idée.

Mais cette histoire est également une romance et je pensais que c’était le principal sujet du livre, alors que ça n’est pas tout à fait le cas. Je suis un peu déçue de cette romance car ce n’était pas du tout ce que j’imaginais. J’adore quand les personnages se cherchent, jouent au chat et à la souris alors j’ai eu plus que ma part ici mais j’ai trouvé qu’au bout d’un moment ça tournait un peu en rond et le plus grand regret est que je n’ai pas ressenti grand-chose pour eux. Il n’y a pas eu d’alchimie particulière, je n’ai pas été trop concernée par leur histoire qui, il faut l’avouer, est des plus compliquées et quand les personnages sont tous les deux bornés, ça n’arrange pas les choses. Mais au moins c’est ce qui fait tout l’intérêt de ce genre d’histoire, c’est ce que je préfère, mais ça n’a pas totalement fonctionné pour moi. C’est dommage parce qu’il y avait matière et quand on voit tout ce qui arrive à Alexa, voir jusqu’où elle est prête à aller, etc. c’était vraiment intéressant et rafraichissant, surtout quand on sait que l’histoire se passe au XIXe siècle. La femme a donc une position de soumise envers les hommes, etc. et là ce n’est pas du tout le cas.

Mais je n’ai pas totalement adhéré à leur histoire, pas crue, pas ressentie, pas vécue. Il m’a manqué quelque chose, cette vraie alchimie et je pense que c’est surtout dû au fait de leur rencontre qui pour le coup m’a laissé pantoise. Si j’avais été à la place d’Alexa, ça ne se serait pas passé comme ça (c’est la jeune vierge effarouchée) et je doute qu’une romance soit vraiment envisageable dans de telle condition et je pense que c’est pour ça que tout au long du texte, j’étais un peu en dehors de tout ça. On ne ressent pas totalement la passion, l’amour, etc. on voit certaines actions mais au final souvent c’est du vent (ou ce qu’on veut nous faire croire). Quant à la fin, là où tout finit par changer, je n’y ai pas vraiment cru non plus, j’ai l’impression d’avoir manqué un épisode et je trouve ça aussi dommage.

Pourtant il y a de bonnes idées, au final ce livre n’est pas tant une romance qu’une saga familiale. C’est ce qui domine le plus et je dois avouer que j’ai trouvé ça intéressant. De voir cette Alexa rebelle et fière changer de vie pour garder son indépendance quoi qu’il arrive et on ne peut que l’admirer pour ça, surtout à cette époque. Des découvertes sur sa famille vont la pousser à aller chercher toujours un peu plus de réponses, à chercher à « reprendre » ce qui lui appartient, etc. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais je dois avouer que toute cette partie là, toutes ces manigances, ces apprentissages et cette élévation m’a beaucoup plu. Ce qui est le plus décevant au final c’est surtout la romance qui ne m’a pas tellement touché alors qu’elle aurait pu être intéressante et qui reste tout de même au cœur de cette histoire car Nicholas, même quand il est absent reste très présent dans l’esprit d’Alexa et il la poursuit telle une ombre ou un fantôme.

Donc ne vous attendez pas à une romance pure et dure où tout tourne autour du couple, certes, c’est en filigrane et elle a son importance mais ce n’est pas forcément ce qui est mis en avant. En soi, ça n’aurait pas été dérangeant mais comme elle est présente j’aurai aimé ressentir plus de choses, ressentir cette alchimie entre les deux personnages pour mieux les comprendre et les cerner dans leur démarche respective.

Alexa est une femme forte, déterminée et libre, cette notion de liberté est vraiment importante pour elle et pourtant dans cette société où la femme n’a pas son mot à dire, elle va être entravée sans l’être vraiment. C’est un personnage intéressant que j’ai plutôt bien apprécié dans l’ensemble même si on peut se demander pourquoi elle fait une telle fixation sur Nicholas quand on voit la manière dont il la traite le peu de fois où elle le voit. C’est une relation ambiguë dans le rapport amour / haine parfois, et entre les deux il n’y a qu’un pas.

En bref, une histoire intéressante avec de bons éléments mais il est vrai que la partie romance m’a quelque peu déçue parce que j’étais un peu trop en dehors, ne ressentant pas totalement l’alchimie entre les deux personnages qui pourtant semblent s’attirer comme des aimants quoi qu’il fasse. La fin paraît précipitée par rapport au reste de l’histoire qui semble à certains moments s’étirer en longueur. Je ne vais pas dire que je n’ai pas aimé ce livre parce que j’avais tout de même envie de savoir où tout cela allait nous amener mais je n’ai pas adhérer autant que je le voulais. A vous de vous faire votre propre avis dessus.

La main de la nuit de Susan Hill

Quatrième de couverture

« C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans ma main droite, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité pour s’en saisir. Elle était fraîche et ses doigts se replièrent avec confiance dans ma paume. Nous restâmes ainsi pendant un moment, ma main d’homme serrant la toute petite main. Mais l’enfant était invisible… »
Adam Snow, un libraire de livres anciens se perd dans la campagne anglaise et se retrouve dans le jardin d’une propriété qui semble abandonnée. Là, il ressent cette présence, menaçante…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions L’Archipel de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai apprécié. Il est dans la lignée de La dame en noir que j’avais déjà lu de l’auteur.


L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte qu’on rentre assez facilement dans l’histoire. Le fait que la narration soit à la première personne aide beaucoup à cela puisqu’Adam nous raconte les faits, comme s’il se trouvait en face de nous, il s’adresse à un lectorat « invisible » pour faire part de ce qui lui est arrivé, en étant le plus sincère possible. J’aime beaucoup ce type de narration car l’on se sent vraiment pris à parti et cela nous permet de nous impliquer davantage dans ce qu’il nous raconte.

Il s’agit d’une histoire de fantôme, de nouveau, mais ici, comme dans La dame en noir, le narrateur et personnage principal de l’histoire ne comprend pas ce qui lui arrive. Adam Snow est un libraire spécialisé dans les livres anciens et part souvent à la recherche de pièces rares pour ses clients. Alors qu’il se trouvait en pleine campagne anglaise, il tombe sur une maison surnommée « La Maison Blanche » où il ressent une présence assez étrange, celle d’un enfant qui lui tient la main. Le souvenir de cette main va le marquer jusqu’à en devenir une obsession…

L’intrigue est bonne et bien menée, assez simple en soi mais efficace. Le livre est assez court, un peu moins de 200 pages de sorte que cela se lit bien et vite, sans qu’il n’y ait de longueurs. L’auteur va droit à l’essentiel, à travers la voix de son personnage, elle nous montre ce qui est arrivé à Adam, une histoire incroyable de fantômes alors qu’il n’y croyait pas. Ce n’est que dans le dénouement que toutes les révélations sont faites et que l’on comprend enfin les tenants et les aboutissants et qui expliquent aussi bien des choses.

La vraie force des histoires de Susan Hill réside dans l’atmosphère qu’elle arrive à créer. On sent une tension permanente, une sorte d’ombre qui plane sur nous et sur Adam, ce qui est dérageant car on a l’impression d’être suivi et épié… C’est une sensation étrange mais qui fait tout l’intérêt à l’histoire.

En bref, un petit livre sympathique à lire, une histoire de fantômes assez classique en soi mais qui fonctionne très bien. L’écriture est agréable à lire, on ne s’ennuie pas un seul instant car l’auteur sait nous « perdre » pour donner plus d’intérêt à l’intrigue. L’atmosphère est assez sombre et pesante, un rendu réussi. Pour ceux qui ont aimé La dame en noir.

Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain

Quatrième de couverture

Quand il voit débarquer dans son cabinet la ravissante, mais ô combien extravagante Gabrielle Géris, Adrien de Bérail est loin d’imaginer qu’il se laissera convaincre de l’embaucher comme baby-sitter. Veuf et très accaparé par son métier d’avocat, il lui faut de toute urgence une personne capable de prendre soin de ses deux chérubins, Paul et Sophie, tout juste âgés de neuf ans. C’est donc en dépit de ce que lui crie la raison qu’il accepte sa folle candidature. Une personnalité audacieuse et un toupet incroyable pour un petit mètre soixante sur talons… Qui sait ? La jeune femme pourrait bien se révéler être la perle rare…

Mon avis

Cela fait des mois que j’ai ce livre dans ma PAL (depuis mars 2014) et je possède également d’autres livres de Sophie Jomain que je n’ai toujours pas lus actuellement. Je sais, c’est mal, surtout en sachant pertinemment que ça va me plaire, mais ma PAL est telle, qu’il faut toujours faire un choix et ses livres sont toujours en attente.

Tout un petit laïus pour en venir à la raison pour laquelle j’ai lu ce livre… eh bien tout simplement parce que dans le cadre de mes études, je suis l’attachée de presse de Sophie Jomain et je dois mettre en avant ce livre et afin de le faire, la base étant quand même de le lire et de savoir de quoi il parle. C’est toujours mieux pour trouver des arguments, savoir sur quelle émission TV amener l’auteur, etc. Du coup voilà, ce livre a été lu dans la journée dans le but de faire mon travail pour la fac. J’en profite également pour écrire cette chronique et donner mon ressenti sur cette comédie romantique / romance qui m’a beaucoup plu.

Et oui, tout ce blabla pour au final dire que ce livre m’a plu et que j’ai fait aussi la promesse solennel à Sophie que j’allais lire ses autres livres, à savoir Les étoiles de Noss Head et Felicity Atcock (les premiers tomes pour chacune des séries).

La première chose que l’on constate dans ce livre est l’écriture de Sophie Jomain. C’est très bien écrit, fluide de sorte que l’on rentre très rapidement dans l’histoire avec facilité. Cela explique pourquoi il ne m’a fait qu’une journée (en dehors du fait que ce soit une romance et qu’elle était intéressante), je n’ai pas eu de problème pour m’immerger dans la vie de Gabrielle et Adrien.

Après avoir lu ce livre, je comprends enfin pourquoi il y a un pigeon sur cette couverture. Il faut l’avouer, cela paraît incongru et lorsque la couverture a été dévoilée, ce pigeon a fait beaucoup parler de lui. Maintenant je sais pourquoi et on peut même dire que sans lui, toute cette histoire n’aurait pas eu lieu ! Oui, parfaitement ! Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire mais l’information arrive très vite dans le livre donc vous saurez ce qu’il en est.

Gabrielle Géris est une jeune femme à la recherche d’un emploi, tout ce qu’il y a de plus banal en soi, mais lors de son entretien d’embauche tout ne se passe pas comme prévu. Mais sachant retomber sur ses pattes, avec un culot que beaucoup lui envierait, et profiter d’informations de dernière minute, elle va se retrouver embaucher par Adrien de Bérail, avocat de son état, en tant que nourrice pour s’occuper de ses deux enfants de neuf ans. Mais ils étaient loin tout deux de s’imaginer dans quelle galère ils allaient mettre les pieds…

Il s’agit ici d’une romance, assez classique en soi dans son cheminement et sa finalité et pourtant, bien que l’auteur s’inspire d’un conte de Grimm (La jeune fille avisée) elle a su y mettre sa patte. L’histoire tourne autour du couple évidemment, qui au début se déteste, s’affronte sans cesse pour au final évoluer et changer dans leur sentiment (il s’agit d’une romance, pas de spoiler en soi), mais c’est bien plus que ça. Elle tourne aussi autour de la famille, des liens de filiation et j’ai trouvé très touchant le fait que l’on s’attarde aussi beaucoup sur les jumeaux, Sophie et Paul car ils sont au centre de tout. Après tout, si Gabrielle travaille pour Adrien, c’est bien « à cause » des enfants donc ils ont une place privilégiée et vont aussi permettre à Gabrielle et Adrien changer et évoluer.

J’ai beaucoup aimé les personnages qui ont une vraie personnalité et un grand intérêt. Commençons par les enfants, je ne m’attarderai pas trop dessus mais il faut quand même les mentionner. Ils ont tous les deux un caractère bien trempé, hérités de leur père sans aucun doute, ils surprennent au premier abord et l’on se dit que Gabrielle a du souci à se faire. Puis petit à petit on apprend à les dompter, à les connaître et les comprendre. Ce ne sont que des gosses dont la vie est quelque peu chamboulée (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler) donc cela change indéniablement notre regard une fois que l’on sait ce qui se passe dans cette famille.

D’autres personnages secondaires gravitent autour du couple, ils sont intéressants aussi et apportent un vrai plus à l’histoire, que ce soit les domestiques, Martin ou encore la famille de Gabrielle, mais je ne m’étendrais pas davantage sur eux pour parler du couple principal.

Gabrielle est une jeune femme quelque peu délurée, il faut le dire, on se demande si elle est totalement saine d’esprit parfois, mais elle a du courage et du répondant, ce qui la rend attachante. Certaines scènes donnent le sourire et quant à la fin, je ne m’attendais pas à un tel extrême mais ça la rend d’autant plus sympathique à nos yeux (ou un peu plus folle, à voir). Sa relation avec Adrien est quelque peu compliquée, leur première rencontre est à mourir de rire, on se dit que c’est mal parti et puis les « fautes » de Gabrielle ne vont pas arranger les choses, mais le sale caractère d’Adrien n’aide pas non plus.

Adrien, c’est l’homme à double face, d’un côté, l’avocat dur en affaire et strict qui ne dérogera pas à ses règles et de l’autre le père aimant et passionné. Gabrielle va être confrontée tour à tour à ces deux « personnalités » - non il n’est pas bipolaire mais peut tout de même passer d’un extrême à l’autre avec une facilité assez déconcertante. Il est attachant à sa manière même si parfois bourru, le remettre un peu à sa place ne lui fait pas de mal (et Gabrielle ne va pas se gêner pour le faire). Les réparties entre les deux fusent et cela fait des échanges délectables. C’était intéressant de voir l’évolution de leur « couple ».

En bref, une belle petite romance que j’ai beaucoup appréciée. C’est frais, léger tout en traitant des sujets sensibles. Les personnages sont charismatiques et ne peuvent pas laisser indifférents, ils nous font ressentir toutes sortes d’émotions, notamment la frustration tant leur aveuglement respectif (surtout le sien en fait) est énorme et pénible. Mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette histoire, au moins, cela prend son temps, cela évolue et change pour notre plus grand plaisir. Une romance à découvrir !