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29/02/2016

Le Défi de Mars par PKJ



Pour mars, nous vous proposons donc une liste de 29 actions à réaliser du 1er au 31 mars. Il suffira de compter le nombre de challenges relevés pour connaître votre score. Vous pouvez réaliser plusieurs défis le même jour et une lecture peut remplir plusieurs critères ! Qui est prêt à participer ?

La liste des 29 choses à faire en mars 2016

1) Lire au moins le même nombre de livre qu'en février.

2) Lire un roman qui met en scène une héroïne.

3) Lire un roman raconté à la 3e personne du singulier.

4) Lire un livre Pocket Jeunesse.

5) Lire un livre irlandais OU qui se passe en Irlande OU avec un personnage irlandais (St Patrick oblige !).

6) Lire un roman qui a une carte.

7) Tomber sous le charme d'un personnage livresque.

8) Se rendre à un salon du livre ou un événement livresque (dédicace, conférence, lecture,...)

9) Partager son avis sur un livre Pocket Jeunesse sur les réseaux sociaux avec Pocket Jeunesse (sur Facebook: Pocket Jeunesse, sur Twitter: @pocket_jeunesse, sur Instagram: @pocket_jeunesse).

10) Lire un livre de moins de 250 pages.

11) Lire un livre de votre PAL.

12) Lire un dernier livre de série.

13) Lire un roman one shot (tome unique, qui ne propose pas de suite).

14) Lire un classique.

15) Lire un livre où l'on rencontre un animal sauvage.

16) Livre un livre qui a une couverture bleue.

17) Lire un 2e livre Pocket Jeunesse.

18) Lire à 7h02 précisément. > Jamais je dors à cette heure-là !

19) Lire un livre qu'on vous a conseillé.

20) Commencer la lecture d'un roman sans lire la 4e de couverture.

21) Débuter une nouvelle série.

22) Lire à 20h12 un dimanche, précisément.

23) Ranger sa bibliothèque ou la réorganiser.

24) Aller en librairie ou bibliothèque.

25) Lire le premier roman d'un auteur.

26) Lire un roman de fantasy.

27) Consulter un blog livresque ou regarder une vidéo Booktube.

28) Lire un livre qui est sorti en 2016.

29) Parler du #DéfiPKJ sur les réseaux sociaux.

Vengeances de Bernhard Aichner (Brünhilde Blum 1)

Quatrième de couverture

Brünhilde Blum déteste son prénom. Elle déteste encore plus ses parents adoptifs, propriétaires d’une entreprise de pompes funèbres. Lors d’une croisière, Blum – comme elle se fait appeler – décide qu’il est temps pour eux de mourir… Elle a 24 ans.
Huit ans plus tard, elle vit avec l’homme qui le premier a répondu à l’appel de détresse lancé depuis le voilier. Mark est policier. Elle a repris et modernisé l’entreprise familiale. Ils sont les parents de deux fillettes de 3 et 5 ans. Ils sont heureux.
Un jour, Mark est tué à moto, renversé par une voiture. Tout, sauf un accident. Blum découvre que Mark enquêtait sur l’enlèvement de Dunja, une jeune Moldave, séquestrée et torturée par cinq hommes masqués. Pour venger Mark, Blum décide de les éliminer. Mais ce qu’elle va bientôt découvrir dépasse l’imaginable !

Mon avis

Vengeances est un roman assez surprenant dans le genre et je vous invite à le découvrir parce qu’il en vaut la peine. Même si ce n’a pas été un coup de cœur pour moi, je dois le reconnaître que Bernhard Aichner a su créer des personnages intéressants pour nous tenir en haleine et aussi par son écriture assez incisive.

Avant de parler de l’histoire et de ses fameux personnages, parlons déjà du style littéraire. L’auteur a une écriture assez spéciale, cela donne la sensation de lire un texte « haché », les phrases sont souvent courtes et sèches avec un petit côté mordant. C’est assez particulier et j’avoue qu’au début j’ai eu un petit peu de mal parce que ça n’est pas fluide mais je trouve que cela donne une certaine ambiance au livre et que cela correspond bien à l’histoire. Ce n’est pas désagréable en soi mais ce n’est pas ce à quoi je suis habituée. Je vous invite à lire un extrait du livre pour vous donner une idée.

L’histoire est celle de Brünhilde Blum dite Blum, une femme qui est loin d’être un ange vu qu’elle tue ses parents alors qu’elle est âgée de 24 ans. Dès les premières pages le ton est donné et l’on se demande bien où l’auteur va nous emmener avec une telle héroïne. Huit ans plus tard, lorsque son mari est tué alors qu’elle vivait le parfait amour avec lui, elle découvre qu’il enquêtait sur une affaire de manière officieuse : l’enlèvement, séquestration et torture sur une jeune femme qui pense que la mort de Mark n’a rien d’un accident. Blum décide de se venger et de retrouver ceux qui sont responsables de la mort de son mari ainsi que ceux qui ont torturé Dunja.

Blum est une femme à double visage. On peut voir qu’elle cache un côté cruel et froid qui lui permet de tuer sans aucune gêne et de l’autre une femme amoureuse qui a perdu l’amur de sa vie et une mère aimante qui est prête à tout pour ses enfants, pour ses deux petites filles pour qu’elles soient le plus heureuses possible. L’auteur joue sans cesse sur cette dualité qui rend le personnage assez intéressant, à la manière de Dexter, référence qui est d’ailleurs faite dans le livre.

Blum est un monstre pour ce qu’elle fait, dans une toute autre histoire c’est elle qu’on chasserait pour ce qu’elle commet et pourtant on n’arrive pas à lui en vouloir et à la considérer comme un monstre mais plutôt comme une sorte de « Robin des bois » dans le sens où elle se met hors la loi et commet l’irréparable mais pour finalement faire le « bien » et rendre justice. C’est donc un sentiment assez ambigu parce qu’on sait qu’on ne devrait pas l’apprécier à cause de ce qu’elle fait et de l’autre elle n’est jamais décrite comme un monstre assoiffée de sang. L’auteur a su bien gérer ces deux aspects de la personnalité de Blum.

L’histoire est plutôt bonne et bien menée dans le genre, c’est une vraie enquête dans laquelle se lance Blum pour découvrir la vérité sur cette Dunja, sur ce que faisait son mari en dehors de ses heures de travail. C’est tout un travail d’investigation et lorsqu’elle découvre l’ampleur de l’affaire, Blum n’hésite pas une seconde et se lance dans une vendetta qui va être plus que sanglante. J’avoue que je ne m’attendais pas à certains aspects de l’histoire, je n’imaginais pas cela mais en même temps cela n’avait rien d’étonnant. Lorsqu’on repense à certains éléments, c’était clair comme de l’eau de roche et il ne pouvait pas en être autrement.

La fin est surprenante aussi, enfin en partie, je l’avoue que je m’y attendais un peu quand on commence à connaître les personnages, je me suis doutée qu’à un moment donné cette révélation allait être faite mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi tard. Cette fin remet en cause un certain nombre de choses et en même temps, l’auteur continue sur sa lancée vis-à-vis de ses personnages. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler et ne pas vous mettre sur une piste mais je suis certaine que lorsque vous découvrirez l’ensemble de l’histoire vous penserez comme moi.

En bref, Vengeances est un roman qui m’a bien plu car l’auteur a su créer un personnage intéressant qui m’a donné envie de continuer son histoire. En soi, elle est plutôt « classique » dans son traitement pour tout le côté enquête et vengeance mais c’est très efficace. Le style de l’auteur est incisif et c’est en totale cohésion avec l’histoire. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Blum… Alors, est-elle un ange ou un démon ?

C'est lundi, que lisez-vous ? [40]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

28/02/2016

La Déesse sans visage de Joris Chamblain & Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise 4)

Quatrième de couverture

Cerise est une jeune fille qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes.
Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux... 
L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ?
Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résout pas l’énigme à temps, les conséquences risquent d’être terribles…

Mon avis

Fan des Carnets de Cerise, je ne pouvais pas passer à côté de ce 4e tome qui est tout aussi bon que les précédents. C’est vraiment une série que je vous conseille parce qu’elle est mignonne. Entre enquête, amitié et secrets de famille, on a plein d’éléments pour passer un bon moment.

Cerise vient d’avoir 12 ans et pour son anniversaire sa mère a prévu de superbes choses notamment une visite dans un sombre manoir afin d’y résoudre des enquêtes. Quoi de mieux pour notre enquêtrice en herbe ? A l’entrée du manoir on lui remet une énigme, retrouver une certaine Vénus. Pas évident mais Cerise est prête à tout pour découvrir la vérité même si cela peut lui coûter cher…

La Déesse sans visage est une fois de plus une superbe histoire que j’ai adoré découvrir même si je suis restée à sur ma faim. J’en veux plus, ça se lit trop vite ! C’est l’inconvénient des BD mais cela ne retire en rien de la qualité du livre. Joris Chamblain et Aurélie Neyret nous propose une fois de plus une enquête bien mystérieuse qui vont nous faire découvrir plein de secrets. On voyait une certaine tension entre Cerise et sa mère et il est vrai que cette petite escapade au manoir était la solution pour les rapprocher mais il y a toujours des imprévus qui peuvent changer la donne.

J’ai adoré découvrir les secrets de ce manoir, de cette fameuse Déesse qui m’a bien surprise aussi. Je ne m’attendais pas du tout à cela et j’ai trouvé la fin vraiment touchante et belle. J’avoue avoir eu par moment le cœur serré en comprenant certaines choses et la relation entre Cerise et sa mère peut être quelque peu mise à mal. J’aime bien les rappels qui sont faits par rapport aux autres livres, montrant qu’il s’agit vraiment d’une série, d’une seule et même histoire ou d’autres choses viennent s’entremêler et pas des épisodes indépendants.

Comme toujours les dessins sont superbes et savent donner une certaine atmosphère à l’histoire. Un graphisme vraiment très beau mais là encore c’est subjectif mais généralement ça plaît donc je ne pense pas que ça puisse être un frein à la découverte.

En bref, La Déesse sans visage est un 4e tome vraiment très sympathique qui nous permet d’en savoir plus sur certains personnages, de suivre une nouvelle enquête vraiment bonne et bien menée. C’est toujours un régal de lire les aventures de Cerise et vu la fin du tome 4, je suis très impatiente de lire le 5e tome qui promet là encore pas mal de révélations et j’imagine de l’aventure !

Le premier livre aperçu dans une 
librairie/une bibliothèque publique.

In My Mailbox (221)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


27/02/2016

Huit tombes dans la nuit de Darynda Jones (Charley Davidson 8)

Quatrième de couverture

VOUS SAVEZ, CES MAUVAISES CHOSES QUI ARRIVENT AUX GENS BIEN ? C'EST MOI.
Avec douze chiens de l'enfer à mes trousses, il n'y a qu'un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l'abandon. Mais m'y terrer pendant des mois, enceinte jusqu'aux oreilles, n'a rien d'une sinécure. D'autant que Reyes semble malade même s'il me jure qu'il va bien. Heureusement, je ne manque pas d'amis. Et j'aurai bien besoin d'eux, parce que ce qui s'annonce a de quoi surprendre n'importe qui, même moi !

Mon avis

Les premiers avis de ce livre sont tombés, il est super mais la fin est terrible. Grand dilemme pour moi : attendre le tome 9 qui ne paraîtra pas avant des mois et des mois pour l’avoir sous la main après lecture du tome 8 ou bien lire quand même quitte à m’en mordre les doigts ?

Etant donné cet article, vous avez compris mon choix : lire quand même quitte à m’en mordre les doigts… et je m’en mords les doigts ! Nan mais ce n’est pas possible de faire des fins pareilles et nous laisser attendre pendant des mois et des mois pour avoir la suite !

Mais avant de parler de cette fin énervante au possible, parlons plutôt du « début ». Charley, comme vous le savez est enceinte jusqu’aux yeux, les chiens de l’enfer sont à ses trousses et pour vivre pleinement sa grossesse en sécurité, elle a décidé d’élire domicile dans un couvent, une terre consacrée pour éviter tout problème. Sauf que l’on commence à bien connaître Charley et on sait qu’elle va tout de même s’attirer des ennuis, c’est son mauvais karma…

Ce 8e tome est vraiment intéressant car l’on en apprend enfin plus sur les intentions de Lucifer, le cher papa de Reyes mais aussi sur Charley et Pépin. J’ai beaucoup aimé cet aspect de l’histoire et franchement je ne m’attendais pas à tout ça. Beaucoup de révélations sont faites ce qui rend ce tome assez riche, il faut bien compenser le « manque d’action »puisqu’on est un peu plus limité. Evidemment, quand on a une femme enceinte et un Reyes dans les parages c’est difficile de lui faire faire beaucoup de choses. Mais c’est sans compter le caractère trempé de Charley qui réussit à nous surprendre et à se mettre dans des situations impossibles malgré tout et pour notre plus grand bonheur sinon ça serait ennuyeux.

En dehors des problèmes personnels et familiaux, Charley va tout de même prendre le temps de s’occuper d’une affaire, la disparition quelque peu inquiétante d’une adolescente et d’autres choses liées aux fantômes. Je ne vais pas trop développer tout cela pour éviter tout spoiler mais on a tout de même quelques éléments du quotidien de Charley avec son métier de détective bien qu’elle soit limitée. Evidemment c’est différent des autres tomes mais la grossesse et le terme approchant on fait comme on peut.

J’ai lu très rapidement ce livre, donc ma frustration vis-à-vis de la fin est d’autant plus grande mais il se lit vraiment bien et vite. Le rythme est là, on retrouve une Charley aussi sarcastique que d’habitude et sa grossesse ne change pas tant de choses que ça de ses habitudes. Mais c’est une wonder woman quand même, je doute que dans la vraie vie ce soit ça, mais bon, Charley n’est pas n’importe qui après tout.

Cette chronique est assez courte, je ne veux pas trop rentrer dans les détails pour éviter les spoilers mais je trouve qu’il se tient bien et la suite promet beaucoup de choses vu cette fin horrible qui m’énerve tant ! Et a priori, le tome 9 est très bon, dixit Nyx Shadow qui le lit en anglais, donc j’ai confiance.

En bref, Huit tombes dans la nuit est vraiment sympathique, un peu différent des autres volumes puisque la vie personnelle et les problèmes liées aux Enfers sont plus présents que son boulot de détective. Mais vu sa grossesse cela n’a rien d’étonnant et je n’ai pas trouvé cela gênant. On apprend beaucoup de choses sur nos personnages et sur l’univers construit par Darynda Jones. Je n’ai qu’une envie, avoir la suite parce que là, ce n’est juste pas possible de nous laisser dans une telle situation !

26/02/2016

Le médecin d’Ispahan de Noah Gordon (La Famille Cole 1)

Quatrième de couverture

Londres, en l'an 1021. Orphelin, Rob J. Cole, neuf ans, est recueilli par un barbier-chirurgien et devient son apprenti. Ensemble, ils sillonnent l'Angleterre. C'est une époque où l'on brûle les sorcières, où la vie est dure et la mort vite venue... Mais Rob n'a qu'une idée en tête : devenir médecin et il a un terrible don : il sent si un patient va mourir lorsqu'il lui prend la main. Ayant appris qu'on peut étudier sérieusement la médecine chez les Arabes, Rob n'hésite pas et, à vingt ans, le voilà qui traverse l'Europe pour gagner l'Orient. Comme chez les Arabes on n'admet pas les chrétiens, il va se faire passer pour juif...

Mon avis

Je ne connaissais absolument pas ce roman, bien que sorti fin des années 80, avant d’en entendre parler via le film qui allait sortir sous le nom de L’oracle, dont vous pouvez voir la bande annonce à la fin de cette chronique. Je dois dire que la 4e de couverture m’a bien donné envie de le découvrir car cela promettait d’être intéressant et cela a été le cas.

Le Médecin d’Ispahan est un roman passionnant, pour peu que l’historique vous intéresse évidemment. C’est un livre que je vous conseille vivement car Noah Gordon aura su me faire voyager et découvrir tout un monde à une époque où la science est balbutiante en Europe mais bien plus confirmée au Moyen-Orient. Ce livre allie à la fois connaissance médicale et cultures, notamment celle de trois religions (chrétienne, musulmane et juive) qui sont au cœur de cette histoire et dont on ne peut pas faire l’impasse.

L’écriture de l’auteur est vraiment fluide et agréable à lire. Il y a énormément de narration par rapport aux dialogues mais pas un instant je n’ai trouvé le style lourd ou long. Lorsque j’ai commencé ce livre, j’en ai dévoré plus de la moitié en quelques heures tant j’étais prise par l’histoire. Cela se lit vraiment aisément, il ne faut pas avoir peur du nombre de pages car même si le livre fait dans les 600 pages, je ne les ai pas vues passer tant c’était prenant et tant j’avais envie de découvrir ce qui allait arriver à Rob.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas eu une vie facile mais il a toujours su jouer avec les cartes qu’il avait en main, tant bien que mal, pour s’en sortir. Rob est l’aîné d’une grande fratrie jusqu’au jour où en peu de temps son monde s’écroule, sa mère puis son père décèdent, faisant de lui et ses frères et sœurs des orphelins. Séparant les enfants, Rob se retrouve seul et finit par devenir l’apprenti d’un barbier-chirurgien qui va le prendre sous son aile. Avec lui il va découvrir son don, celui de savoir par un toucher si quelqu’un est sur le point de mourir. La profession de médecin s’imposant comme une évidence pour le jeune Rob, il va partir pour la Perse, là où l’on forme les meilleurs médecins. Ainsi Rob va entreprendre un long voyage mais sa religion chrétienne posant un problème en pays musulmans, il va se faire passer pour juif afin d’intégrer l’école de médecine.

L’élément surnaturel de l’histoire, à savoir le don de Rob qui d’un simple toucher peu savoir si quelqu’un va mourir n’est finalement pas le cœur de ce livre. Ce n’est pas un roman fantastique, cela ne va pas avoir une grande incidence dans sa vie, dans son apprentissage pour devenir médecin. C’est un élément assez mineur qui en soi ne sert pas vraiment dans l’histoire. Un petit peu mais trop léger. Si l’histoire vous intéresse pour la partie « fantastique » avec ce don, passez votre chemin car vous serez déçu, ce n’est pas sujet. Pour ma part, l’intérêt n’était pas là mais vraiment dans le voyage de Rob, sa volonté de devenir quoi qu’il arrive médecin. Il est vraiment prêt à tout et on voit voir que cela va le conduire très loin.

Ce n’est pas un roman avec beaucoup d’action en soi, il ne faut pas s’attendre à un livre d’aventure du type « Indiana Jones » mais cela n’en reste pas moins passionnant car cela n’est pas le but de ce livre mais plutôt de nous faire voyager à travers différents pays, découvrir d’autres cultures et aussi voir comment la médecine était perçue et considérée à l’époque. Et tous ces éléments suffisent à en faire du Médecin d’Ispahan un roman intéressant à lire.

Attention, il n’y a pas d’action pure et dure mais il se passe tout de même beaucoup de choses. Rob va entreprendre un long voyage, y faire beaucoup de rencontres et tout cela va l’enrichir et lui permettre d’atteindre son but. Il y a aussi bons nombres de rebondissements dans sa vie, je ne m’attendais pas à découvrir tout cela. L’histoire se déroule environ sur une vingtaine d’années et il en aura vécu plusieurs vies en une seule tant elle est mouvementée. Mais c’est là tout l’intérêt, s’il ne lui arrivait rien, ce ne serait pas intéressant.

On voit une vraie évolution dans le personnage de Rob qui grandit, apprend et change, il n’y a que sa volonté d’être médecin qui ne changera jamais même si parfois ses intentions ne sont pas comprises et appréciées. Le médecin d’Ispahan est une sorte de récit initiatique finalement car Rob va totalement se découvrir mais aussi se rendre compte du monde dans lequel il vit. Il y a un gros contraste entre l’Angleterre de son enfance et la Perse, un choc des cultures qui lui sera bénéfique par moment, beaucoup moins à d’autres.

La question de la religion est évidemment au cœur de l’histoire, Rob doit cacher sa religion car elle n’est pas acceptée en Perse. Les juifs qui vivent là-bas ne sont pas toujours bien considérés mais pour ce qui est des chrétiens c’est encore pire. Il y a toute une partie ésotérique intéressante, des questions que Rob et d’autres élèves au sein de l’école de médecine, se posent par rapport aux croyances de chacun. On y découvre différentes cultures et pratiques, c’était pour cela très intéressant et même si le livre a été écrit il y a quelques années et que la période concernée est ancienne, cela reste tout de même très actuel les conflits entre les religions. Rien que pour cela c’est un roman à découvrir.

En bref, Le médecin d’Ispahan est un roman que j’ai adoré. Même s’il n’y a pas énormément d’action en soi c’est passionnant de découvrir d’autres cultures mais aussi comment était la médecine à l’époque et les Arabes avaient une vraie avancée par rapport à l’Europe en ce temps là. On y voit toute la volonté de Rob pour devenir coûte que coûte médecin car c’est sa vocation et qu’il sait être fait pour cela. Un livre à découvrir et à dévorer sans modération !

Bande Annonce du film


Un livre se passant au Moyen-Orient.
*-*-*
Un livre qui ne porte pas 
sur l’histoire occidentale.

25/02/2016

Uglies de Scott Westerfeld (Uglies 1)

Quatrième de couverture

Tally aura bientôt seize ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'Opération et à intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser... Mais la veille de son anniversaire, Tally découvre le monde des rebelles. Là-bas, elle apprend que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation. Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?

Mon avis

Cela fait des années que je connais cette série, il s’agit ici d’une réédition mais je n’avais encore jamais sauté le pas pour le lire. La dystopie n’étant pas mon genre de prédilection, je n’avais pas voulu le lire à l’époque même si on m’en disait du bien. Et puis il au moment de la réédition présente, on m’en a reparlé en disant que c’était vraiment génial. Comme on dit, il n’y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis, alors je me suis lancée. Et j’ai bien fait car j’ai adoré !

L’écriture de l’auteur est vraiment agréable à lire et fluide et honnêtement je n’ai pas vu les 400 pages passer. J’ai lu l’histoire en 3 jours, une partie par jour pour le faire durer un petit peu tant c’était passionnant et prenant. Très rapidement j’ai été happée par l’univers et l’histoire qui m’a beaucoup plu et transporté ailleurs où la beauté est le maître mot. Je ne peux que vous la conseiller car cela change pas mal de ce que j’ai pu lire dans le genre !

L’univers de Scott Westerfeld est vraiment riche et passionnant même si je suis certaine que je n’ai encore rien vu et qu’il a plus d’un tour dans son sac. On voit qu’il a cherché à le travailler, à créer tout un monde bien spécifique avec ici différentes catégories de personnes. En effet, on rencontre en premier lieu les Uglies, ceux qui sont « moches » avant leur opération qui doit avoir lieu à leurs 16 ans, ce qui est le cas de Tally. Il lui reste quelques mois avant de devenir Pretty, cette nouvelle catégorie d’adolescents refaits afin d’être beau et parfait. Et plus l’on vieillit et plus on passe une étape de Pretty pour faire évoluer les gens au fil du temps.

Tout est pensé, très cadré, et tout semble idyllique. Ça l’est toujours dans un premier temps dans les dystopies, on se dit que c’est le monde idéal, qu’ils ont eu raison de faire créer la société de cette manière là, qu’il n’y a aucun défaut. Tout est parfait dans le meilleur des mondes, mais la dystopie n’est pas l’utopie car arrive un jour où on commence à en voir les revers et là, tout s’effondre. Pour éradiquer les guerres, les jalousies entre les gens, on a pensé que si tout le monde était beau et identique, il n’y aurait plus de raison pour que cela arrive. Évidemment, on ne nous dit pas tout et Tally va en faire la « mauvaise » découverte.

Quant à l’intrigue, en soit elle paraît plutôt classique mais elle fonctionne très bien et est bonne. Donc je n’ai vraiment rien à redire dessus, le début commence lentement puis petit à petit on commence à voir les enjeux, à comprendre où l’auteur nous emmène et ce qu’il veut nous faire comprendre. On y va crescendo jusqu’à avoir une fin mais – oh mon dieu ! – je ne m’attendais pas à un tel revirement, à voir ça… Je crains réellement pour la suite et j’ai plus que hâte d’avoir ce tome 2 pour savoir ce qui va arriver à Tally, David et tous les autres parce que ça craint… L’action est permanente une fois qu’elle est mise en place et on ne s’ennuie pas un seul instant. Même les moments les plus lents sont tout aussi intéressants car ils nous aident à en savoir plus sur l’univers, les personnages et à se rendre compte de ce qui se passe dans l’univers dans lequel on évolue.

Après on retrouve tous les codes de la dystopie que l’on trouve depuis que Hunger Games ou Divergente ont remis en avant le genre, une jeune fille qui vit dans ce monde et en accepte les codes jusqu’au moment où elle va ouvrir les yeux et voir ce que tout cela implique. Evidemment une petite romance se met également en place mais je vous avoue que ce n’était pas le point qui m’a le plus fasciné. A voir comment cela se déroule dans la suite Pretties qui promet énormément de choses.

A travers cette histoire, Scott Westerfeld fait une belle critique l’apparence de la société où elle est très importante. On ne cesse de montrer des canons de beauté précis, beaucoup de jeunes filles et de plus en plus de jeunes garçons veulent imiter jusqu’à se mettre en danger physiquement pour atteindre cet idéal, qui n’existe pas puisque les 3/4 des photos de mannequins sont retouchés via Photoshop. Le fait de montrer que la beauté est somme toute subjective. Je trouve ça intéressant que cette thématique soit abordée dans un tel livre et montrer que ce n’est pas une nécessité. Rien que pour ça le livre est intéressant à lire.

Les personnages sont vraiment attachants et travaillés, même ceux qui sont secondaires, ils promettent beaucoup. Tally est une jeune adolescente de 16 ans qui a vécu dans un monde où on la considère comme moche, c’est une Ugly. Elle vit avec cette pensée et n’aspire qu’à devenir Pretty à son tour pour rejoindre notamment son meilleur ami qui a déjà été opéré. On ne peut pas lui reprocher certains de ses choix, quand on est conditionné à penser d’une manière il est difficile de faire machine arrière. On ne peut pas la blâmer. C’est une héroïne attachante qui évolue beaucoup en un volume et qui saura aussi s’affirmer. Si au début elle paraît un peu naïve, très docile, elle va de plus en plus s’affirmer, le genre d’héroïne que l’on aime suivre et vu la fin, j’ai juste envie de lire ce tome 2 pour savoir ce qui va se passer.

En bref, Uglies est un premier tome qui m’aura beaucoup plu. J’ai trouvé l’univers très travaillé et vraiment intéressant, l’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer et les personnages sont attachants et sympathiques et promettent beaucoup de choses. Bref, si vous voulez lire de la dystopie, de la bonne YA, lisez Uglies !

24/02/2016

Coup de projo sur... [120] Bird de Crystal Chan



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

Voici un livre très touchant où tout est dans l’émotion, à voir si vous êtes sensibles à ce qui se passe. L’histoire est centrée sur les secrets de famille et les conséquences que cela peut avoir lorsque les membres ne communiquent pas entre eux et ne cherchent plus à se comprendre. Une très belle histoire que je vous invite à découvrir.


Jewel, métisse à moitié jamaïcaine, un quart blanche et un quart mexicaine, est née le jour même de la mort de son frère. La famille, endeuillée par la tragédie, est isolée par les médisances de la population depuis l’accident tragique de John : le petit garçon est tombé de la falaise d’où il voulait s’envoler. Les parents et le grand-père de l’adolescente ne lui prêtent aucune attention : ils semblent figés pour toujours dans leur chagrin, sans jamais parler avec elle de ce qu’il s’est passé. C’est dans la nature, au bord de la falaise où elle se rend en secret, que Jewel trouve un peu de réconfort. Et c’est au sommet d’un arbre qu’elle rencontre John, le neveu d’un voisin, lui-même passionné d’astronomie. La jeune fille, si solitaire jusqu’alors, parviendra-t-elle à s’ouvrir à cette amitié ? Pourquoi sa mère réagit-elle avec tant de chaleur au nouveau venu ? Grandpa semble, lui, terrorisé et tente à tout prix de le chasser.
Mais qui est ce John, au juste ?...

23/02/2016

Rencontre avec Samantha Bailly


Ce mercredi 17 février 2016, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Samantha Bailly dans les locaux de Rageot pour parler de son métier d’auteure ainsi que de son dernier livre paru ce jour-là: Nos âmes rebelles.


La rencontre a été sympathique à différent niveau car d’une part Samantha Bally est quelqu’un de très accessible avec qui il est facile de parler donc cela a été un vrai plaisir d’échanger avec elle. D’autre part, il était intéressant de voir comment elle concevait son métier d’auteure, car elle en vit, ou survit par moment, car la place de l’auteur étant assez particulière dans la chaîne du livre.

Samantha Bailly se bat, d’une certaine manière, pour faire reconnaître le statut d’auteur. En tout cas, c’est quelque chose qui lui tient à cœur et cela se comprend puisque c’est son métier. Elle a même créé une chaîne Youtube pour parler de tout cela. Afin d’éviter tout problème avec les éditeurs, elle a engagé un agent littéraire pour la représenter. C’est une pratique très courante chez les anglophones, mais beaucoup moins en France. Pour vous expliquez très rapidement, l’agent littéraire est une sorte de manager qui est là pour négocier les contrats auprès des éditeurs, représenter l’auteur et surtout ses intérêts. C’est aussi une personne qui peut l’aider dans son travail d’écriture.


Durant notre conversation, certains membres de l’équipe de Rageot intervenaient pour expliquer aussi leur travail et leur collaboration avec Samantha Bailly. On a ainsi pu voir la directrice, les éditeurs qui se sont occupés de ses deux romans : Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles. Cela nous a permis de voir qu’il existait un certain nombre d’échanges entre l’auteur et l’éditeur autour du texte.


Pour preuve, voici une photo du « roman », des différentes étapes du manuscrit au fur et à mesure de la lecture et des corrections, aussi bien dans le fond que la forme. C’est tout un va-et-vient entre l’auteur et l’éditeur pour que le texte soit le plus parfait possible. La perfection totale n’existant jamais vraiment.

Nous avons pu également discuter avec la graphiste, celle qui s’occupe de la maquette et de la couverture des livres, voir comment elle choisissait ce qui allait être présent sur la couverture. Cela représente plusieurs jours de travail de recherches avant que plusieurs « couvertures » ne soient réalisées et soumises à l’éditeur avant d’être définitive, celle que l’on trouvera sur le livre une fois imprimé.

Nous avons longuement parlé de la chaîne du livre, des différents acteurs qui la composent pour voir la place de chacun. Il y a des changements qui sont en train de se faire mais cela avance doucement, mais sûrement, pour faire évoluer les mentalités car il y a certaines injustices au sein de cette chaîne, aussi bien entre les différents acteurs mais aussi dans la profession même d’auteurs. Sachez qu’un auteur de « littérature adulte » sera mieux rémunéré qu’un auteur de « littérature jeunesse ». Et récemment un long débat a eu lieu en ce qui concerne les auteurs de BD.


La rencontre a duré environ 3h qui sont passées à toute allure tant nous avons parlé à bâtons rompus. C’était vraiment très intéressant que l’on parle à la fois des métiers du livre, notamment celui d’auteur mais aussi de ses derniers ouvrages. Livres que j’ai dû lire très rapidement en vue de cette rencontre et je ne le regrette pas un instant tant c’est génial. Je vous les conseille une fois de plus car ils méritent à être découverts et lus car cela permet de voir l’adolescence telle qu’elle est dans la réalité. Elle parvient à retranscrire des émotions et des situations qui sont très actuelles.

Nous avons donc longuement parlé aussi de ses deux livres : Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles mais je ne rentrerai pas dans le détail pour éviter tout spoiler. Mais je trouve cela très agréable de parler directement à l’auteure de ses livres cela permet de débattre sur les différents sujets abordés et aussi de montrer notre ressenti face à cette lecture.


Je remercie une fois encore les éditions Rageot de m’avoir permis d’assister à cette rencontre et aussi Samantha Bailly pour sa gentillesse et son accessibilité. Et j’en ai profité pour faire dédicacer mes livres.


Accrocdeslivres a 7 ans !


Accrocdeslivres – Les Livres de Melisande souffle sa 7e bougie… Déjà…

Par moment j’ai la sensation que j’ai créé ce blog hier, le temps passe vite… 7 ans de partage de mes lectures, mes coups de cœur et mes coups de gueule. Heureusement ces derniers ne sont pas majoritaires mais ils existent bel et bien.

7 ans que je vous fais partager ma passion qui m’a amené à ma voie professionnelle : à savoir travailler dans les métiers du livre et notamment la librairie. Aujourd’hui mes études sont terminées, il ne me reste plus qu’à trouver un travail qui sera une prolongation dans le monde réel de ce que je fais sur mon blog : à savoir parler de mes lectures et dire ce que j’en ai pensé. Vous conseiller et vous faire découvrir de nouvelles choses et pas toujours celles dont on parle le plus. J’essaye de faire cela en tout cas sur le blog.

En 7 ans, Accrocdeslivres aura beaucoup changé, que ce soit au niveau du design qui est modifié tous les 4 matins parce qu’il ne me plaît pas, dans la présentation des articles et quand on en a plus de 1000 (plus de 2 000 aujourd’hui) c’est assez long mais je le fais pour que tout soit aussi uniformément que possible.

Mais aussi dans les livres que je vous présente.

Du fait des mon apprentissages en librairie spécialisée BD et jeunesse, la jeunesse, petite enfance s’est notamment ajouté à mes lectures et aussi les BD, même si plus craintivement. Elles sont tout de même là et j’espère que les découvertes ont été bonnes pour vous. En tout cas, j’en ai eu quelques unes, comme les Freak’s Squeele que je trouve absolument géniale ou encore le manga avec Cesare et Ad Astra, moi qui y faisais une allergie à ce genre…

Comme quoi tout change, tout évolue. Je lis de moins en moins de Fantasy mais je vous avoue que cela me manque, donc il va falloir que j’y remédie, que je m’y remette parce que ça reste pour moi LE genre. Celui par lequel j’ai aussi commencé ce blog, donc hors de question d’abandonner.

Accrocdeslivres m’a permis de faire plein de rencontres, même s’il faut avouer que l’année qui vient de passer ne m’aura pas permis de faire grand-chose, peu de salons, de dédicaces parce que je n’étais pas tellement disponible. Mais j’espère pouvoir en faire davantage cette année, en tout cas, pour le moment cela commence bien.

7 ans cela passe vite au final et en même temps par moment j’ai l’impression que c’est long. J’ai eu des moments un peu difficile où j’avais envie de tout abandonner, j’avais la sensation que ce je faisais ne servait à rien. Éternelle insatisfaite mais je ne savais pas quoi faire pour améliorer le tout alors je faisais comme d’habitude mais le cœur n’y était pas toujours. L’année qui vient de se dérouler a été assez particulière et si avant c’était un bon moyen pour moi de m’accrocher, là j’ai eu plus la sensation de traîner un boulet. Je pense que ça ne s’est pas trop senti, je ne voulais pas en faire un état dam, mais cela a été le cas, j’ai pensé laisser tomber ce blog mais en même temps je trouvais cela dommage. Voilà pourquoi j’étais toujours présente mais tout de même moins active par moment.

Et puis l’envie est revenue, les idées viennent mais il faut que je mette tout cela en place, que je vois comment je peux faire pour redonner un peu de souffle à ce blog. Et cela a commencé à changer par le nouveau design, plus épuré et simple, même si pas tout à fait fini à ce jour j’y travaille !

Accrocdeslivres c’est plein de découvertes livresques, en ce début d’année 2016 les lectures ont été très bonne, j’ai déjà eu deux coups de cœur, alors qu’ils sont rares chez moi et aussi d’excellentes découvertes. Les déceptions sont moindres donc le bilan est plutôt positif pour l’instant.

Espérons que cela dure ! Et que je vous donne toujours autant envie de découvrir certains titres, surtout ceux qui me tiennent à cœur c’est d’autant mieux.

Voilà, 7 ans ont passé, je ne m’attendais pas à tenir aussi longtemps. Espérons qu’il y ait encore plein d’années à venir. Le blog changera peut-être et évoluera au fil du temps mais le partage et mes conseils seront toujours là.

Melisande

PS : Evidemment, des petites surprises sont à venir, alors restez connecté !

*-*-*

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22/02/2016

Compte-rendu du lancement de la collection Victoria


Jeudi 18 février 2016, j’ai été conviée au lancement de la nouvelle collection chez Harlequin : Victoria qui a eu lieu au restaurant Lapérouse, sur les bords de Seine dans le quartier St Michel.

Avant de parler de la soirée à proprement parlé, il faut parler du lieu de réception qui était juste magnifique. Restaurant qui existe depuis 250 c’est au 2e étage après maintes escaliers et petits couloirs que nous accédons à la salle où aura lieu la soirée. 


Les décors sont superbes, on se retrouve vraiment dans une ambiance d’époque et le fait que l’équipe d’Harlequin soit habillée avec les robes et costumes d’époque rende le tout encore plus sympathique. Une immersion totale dans la Régence.


Victoria est une collection de romans historiques où sera davantage mis en avant certains auteurs dont les histoires se dérouleront essentiellement à l’époque Victorienne (d’où le nom de la collection) et sous la Régence. Ce sera donc très différent de la collection Les Historiques déjà présent au sein de Harlequin qui est plus variée dans la chronologie.

Dans Victoria on y trouvera aussi, un peu plus tard, d’autres époques comme celle se déroulant au Moyen-âge. Ce sera aura essentiellement des romances même si elles ne seront pas toujours au cœur du récit, d’autres aspects pourront être au premier plan comme des enquêtes plus policières. Cela permet d’avoir tout type de romans qui se dérouleront dans une même époque mais sans que ce soit pour autant que des romances à proprement parlé, même si évidemment il y en aura toujours une sous-jacente.

Le principe est plutôt sympathique et pour avoir eu un avant goût lors d’une réunion dans les locaux de l’éditeur en décembre, il y a quelques titres qui ont l’air très intéressant.

Après cette présentation de la collection, une conférencière spécialisée de la période Régence est intervenue et nous a parlé notamment de la condition de la femme à l’époque, quels étaient les enjeux pour elles.

A travers cette intervention, on voit bien que dans les livres tout est toujours idyllique, bien romancée pour que ce soit plaisant et agréable. La réalité est tout autre et on ne regrette pas de vivre au XXIe siècle lorsqu’on se rend compte qu’une femme, à l’époque, n’est qu’un objet. En effet, elle n’a aucun statut officiel et pour survivre, oui on parle bien de survie, il lui faut à tout prix trouver un mari. Pour cela, elle doit faire son entrée dans le monde et cela passe par les Saisons, ces bals où les femmes se montrent et tentent de trouver un bon parti.

Je ne ferai pas tout un compte-rendu de la conférence car je n’ai pas spécialement pris de notes mais tout ce que je peux dire c’est que la conférencière était très intéressante, on aurait pu l’écouter pendant des heures. On voit que le sujet l’intéresse énormément et cela se ressent dans son discours.

Après cette conférence, place à l’apéro-dînatoire, on discute de choses et d’autres. Pour un souci pratique (les transports) je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin mais c’était déjà une belle soirée dans un beau décor.

Je ne suis pas repartie les mains vides mais avec ce joli cadeau : les trois premiers livres à paraître dans cette collection, ainsi qu’un miroir et un bel éventail.


Il ne me reste plus qu’à les lire et à vous en parler aussi vite que possible sur le blog !

Le grand roman de ma petite vie de Susie Morgenstern et Albertine

Quatrième de couverture

Plus elle se pose de questions, moins Bonnie se sent capable de prendre des décisions.
Pourtant, quand elle tombe amoureuse de Carl, un camarade de collège, elle doit faire des choix. Mettre une robe ou un pantalon ? Lui parler d’amour ou lui parler de rien ? etc.
Ce ne sont ni sa mère, ni sa grand-mère, qui ont été incapables de trouver leurs réponses, qui pourront l’aide.

Mon avis

Le grand roman de ma petite vie est un livre qui me laisse un petit peu perplexe. Je suis assez mitigée à la fin de ma lecture parce que ce n’était pas totalement ce à quoi je m’attendais. Néanmoins je reconnais qu’il y a de l’idée, c’est juste que je n’ai pas tout à fait adhérer à la manière dont c’était présenté.

C’est bien écrit, cela se lit très vite, le roman étant assez court (moins de 200 pages) mais je n’ai pas su me passionner de ce qui se passait. On découvre la vie de Bonnie, sa famille quelque peu atypique où toutes les femmes n’ont pas su garder leur mari et n’en parle surtout pas pour des raisons obscures qui tracassent Bonnie. Susie Morgenstern nous présente des personnages très hauts en couleur avec des caractères bien défini, que ce soit Bonnie où encore sa grand-mère Omama qui tient une place très importante dans la vie de cette adolescente.

Par ailleurs, les sujets abordés dans le livre sont également intéressants, on y parle de divorce, de séparation, de famille recomposée, des premiers amours, du début de l’adolescence qui se manifeste. D’ailleurs, le passage sur les odeurs corporelles est assez drôle, il faut le dire. Donc c’est un panel de ce qui peut arriver dans la vie de tous les jours et le début de l’adolescence également donc en cela c’est un livre plutôt bien fait.

Seulement, tout va tellement vite qu’au final j’ai eu la sensation d’avoir un condensé d’une vie. Ce qui était sûrement le but recherché mais je n’ai pas su apprécier l’histoire car justement tout allait trop vite pour que j’aie le temps d’apprécier et de comprendre totalement ce que l’auteure voulait nous montrer. J’avais l’impression de suivre une course contre la montre, et il y a un côté saccadé et pressé dans la narration, qui, certes, correspond bien au caractère de cette héroïne mais c’était un peu trop pour moi.

Le ton est très léger avec un côté abracadabrantesque et j’avais la sensation que cela allait parfois un peu trop loin pour que ce soit vraiment crédible. Mais admettons, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé dans cette histoire.

Des illustrations égayent le livre, c’est un graphisme assez particulier, on aime ou pas, en tout cas, je trouve que cela rejoint le côté loufoque de l’héroïne et de ce qui se déroule sous nos yeux, donc cela va bien ensemble.

Le grand roman de ma petite vie est un roman assez atypique car dans sa présentation on n’a pas la sensation de lire un roman, du fait de ces chapitres qui nous posent des questions, je m’attendais donc à une sorte de documentaires un peu déguisé avec des petits conseils en tout genre. Les titres de chapitres sont des questions, ou plutôt des choix à faire : « se coucher ou vivre ? », etc. Et à travers l’histoire de Bonnie, on voit ce qu’elle fait. Mais ce n’était pas totalement le cas car on suit vraiment une histoire, un roman bien linéaire, je dois dire que ça en fait un livre original mais je m’attendais donc à autre chose.

En bref, Le grand roman de ma petite vie n’est pas un livre mauvais, loin de là, mais il est vrai que je n’ai pas su totalement m’attacher à cette héroïne et apprécier cette histoire alors même qu’on y trouve des sujets intéressants, le tout abordé avec une certaine légèreté. Mais après avoir lu Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles de Samantha Bailly qui, en grande partie parlait de l’adolescence, cela m’a paru trop simple. Mauvais timing pour ce livre que je n’ai pas su totalement apprécier, mais je pense qu’il pourrait plaire à des plus jeunes.

C'est lundi, que lisez-vous ? [39]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

21/02/2016

La fille quelques heures avant l’impact de Hubert Ben Kemoun

Quatrième de couverture

Ce soir.
Tous ou presque ont prévu d’assister au concert du groupe de Marion. Mais tous n’iront pas pour les mêmes raisons.
Certains sont venus avec joie et envie, d’autres avec rage et dégoût. Ici des comptes vont se régler, des vies basculer en quelques instants.
Dans le noir, la tension monte. Annabelle veut croire que l’espoir va l’emporter mais la haine peut triompher…

Mon avis

La fille quelques heures avant l’impact est un livre sous tension. Durant tout l’ouvrage on voit la conséquence d’un acte mais sans que l’on sache ce qui s’est vraiment passé. Nous voyons les pensées de certains personnages, disséminées çà et là en italique, que nous rencontrons au fur et à mesure de notre lecture. On voit que quelque chose de terrible est arrivé mais on ne sait pas quoi exactement. C’est donc dans une atmosphère assez pesante et lourde que l’on suit avec inquiétude les événements qui se déroulent sous nos yeux, sans savoir ce qui a pu déclencher tout ça. C’est d’autant plus horrible de savoir que c’est grave vu ce qui est raconté.

Au fur et à mesure de notre lecture, nous pouvons reconstituer les événements et enfin découvrir, à la toute fin de l’ouvrage ce qui a bien pu se passer pour en arriver là. Je vous l’avoue, je m’attendais à quelque chose de pire, de bien plus effroyable mais la suggestion tout au long de l’ouvrage est suffisamment forte pour nous faire imaginer toute sorte de choses, tout du long et il est vrai qu’avec l’année qui vient de s’achever, cela a un arrière goût un peu amer… Mention qui est faite à la fin de l’ouvrage dans une note par l’auteur.

C’est une histoire intéressante et poignante, c’est certain. Le seul petit bémol, à mes yeux, peut-être que d’autres ne trouveront pas, est que par moment j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop. Mais peut-être que le fait d’avoir quitté le collège depuis longtemps me fausse la donne mais les échanges entre les élèves et Isabelle, la prof de français, sonnaient faux. C’était vraiment cash et je doute qu’un professeur, même jeune se comporte de cette manière même si on la pousse à bout et je doute que les élèves soient ainsi. Après, on entend tellement de choses dans les collèges et lycées où des profs se font poignarder, etc. que c’est peut-être réaliste et que je ne sois pas consciente de tout cela. Donc je l’ai vu comme extrême alors que c’est peut-être la réalité, en tout cas, quand j’étais au collège ce n’était pas comme ça et heureusement !

On y voit beaucoup de choses dans ce roman, les conflits entre élèves et professeurs, l’autorité, mais aussi le jeu de l’intégration, le fait d’être intégrer dans un groupe, de bien se faire voir même si des choses nous dérange. Il y est question des « étrangers », ceux qui sont français mais ont une origine autre. Plein de thèmes qui sont tout de même très actuels et qui permettent de faire réfléchir et réagir aussi. Peut-être est-ce la raison pour laquelle l’auteur va loin dans ses propos à travers les personnages pour montrer tout cela.

En bref, La fille quelques heures avant l’impact est un roman intéressant qui aura su me tenir en haleine parce que j’avais envie de savoir ce qui allait se passer. C’est inquiétant et pensant et à travers l’écriture de l’auteur j’ai vraiment ressenti tout cela. Maintenant, je sais ce qui se passe et la manière dont ça se termine. Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler donc je vous laisse découvrir tout cela par vous-mêmes.

In My Mailbox (220)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


20/02/2016

A Court of Thorns and Roses de Sarah J. Maas (A Court of Thorns and Roses 1)

Quatrième de couverture

Quand Feyre, jeune chasseuse de dix-neuf ans, tue un loup dans les bois, une bête vient lui demander des comptes. Traînée dans un pays à la magie traître dont elle ne sait rien de plus que ce que racontent les légendes, Feyre découvre que son ravisseur, Tamlin, n'est pas un animal, mais qu'il appartient à la race létale des Faes qui régnaient autre fois sur son monde. Pendant qu'elle réside dans son domaine, ses sentiments pour Tamlin, d'abord d'une hostilité glaciale se transforment en une passion brûlante qui consume tous les mensonges et avertissements sur le monde somptueux et dangereux des Faes qu'elle a entendus pendant toute sa vie. Mais une ombre ancienne et cruelle se répand sur les terres des Faes, et Feyre doit trouver un moyen de l'arrêter... ou Tamlin et son monde seront condamnés à tout jamais.


(Traduction de Secret Forbidden World)

En lecture commune avec



Mon avis

Voici une nouvelle lecture commune avec Secret Forbidden World, rien d’étonnant puisqu’avec cette auteure et notamment son autre série Throne of Glass nous les lisons ensemble. Sauf le 4e tome que je vais devoir lire seule vu qu’elle n’a pas envie de le lire…

Durant une semaine nous avons donc lu ce livre, elle, m’attendant vu que je traînassais, il m’a fallu me remettre dans le bain pour lire ce livre en VO. Ce n’est pas tant que ce soit difficile, pas plus que Throne of Glass mais cela faisait longtemps que je n’avais pas lu dans la langue de Shakespeare. Donc il me faut toujours un petit temps d’adaptation avant d’être vraiment ancrée dans l’histoire, mais encore faut-il que la lecture en soit passionnante.

Je vais un petit peu vous refroidir mais pas tant que ça en vous disant que ça n’était pas une lecture passionnante. Ce n’était pas non plus mauvais, à oublier, etc. mais c’est clairement moins bon que Throne of Glass donc je trouve cela un peu dommage et ça explique aussi pourquoi je n’avançais pas très vite (sans compter une petite crève qui fatigue). A Court of Thorns and Roses aurait pu être un super bon livre, autant que Throne of Glass si l’auteure était allée beaucoup plus loin dans son écriture car l’idée en soi est plutôt bonne et qu’elle sait écrire de bonnes choses (cf. Throne of Glass).

A Court of Thorns and Roses est réécriture de la Belle et la Bête dans le monde de la Faerie, très centré sur la romance qui va s’installer petit à petit donc ne vous attendez pas à beaucoup d’actions dans un premier temps. C’est plutôt lent, ça prend son temps pour montrer la nouvelle vie de Feyre au sein de la demeure de Tamlin.

Pour les fans de Throne of Glass, dites-vous que c’est différent, pas aussi bon aussi. On ne retrouve pas le même pep’s, la même tension que dans Throne of Glass alors qu’il y avait moyen étant donné l’univers. Au niveau écriture scénaristique parfois c’est assez simple et pas forcément très recherché alors que ça l’était davantage dans Throne of Glass. Néanmoins j’ai pu m’accrocher parce qu’il y a tout de même de bons éléments et je laisserai une chance au 2e tome pour en savoir un petit peu plus car elle aura su titiller ma curiosité.

L’univers est assez intéressant, bien que basé sur le conte de La Belle et la Bête où l’on peut retrouver un certain nombre d’éléments, pour le coup ma culture n’est pas très élevée puisque je ne connais que la version Disney et pas celle d’origine (Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, ou celle reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont) mais rien qu’avec le dessin animé, on retrouve des éléments similaires donc c’est une réécriture, à la sauce Faerie. J’aime bien le monde de la Faerie puisqu’il y a toujours des problèmes à un moment donné à cause de leur mensonge, leur demi-vérité, leur secret, etc. Là, on en a un certain lot – il faut le dire – donc tout pour me plaire.

Le reproche que je pourrai faire aussi c’est que je n’ai pas retrouvé la même tension que dans Throne of Glass, que ce soit par rapport à la situation qui n’est tout de même pas évidente pour Feyre, mais aussi la relation entre elle et Tamlin. Autant entre Celaena et Chaol on sentait vraiment quelque chose et c’était même très frustrant, autant entre Feyre et Tamlin je suis restée assez passive, ça ne m’a pas vraiment touché et je n’ai pas vu l’amour naissant entre eux. C’est dommage alors que l’auteure prend bien son temps pour décrire tout cela puisqu’évidemment cela va avoir des conséquences par la suite.

Le livre semble traîner un peu en longueur au début, il ne se passe pas grand chose, ce n’est pas palpitant. Je ne l’ai pas autant senti que Secret Forbidden World puisque je devais davantage m’accrocher qu’elle pour comprendre la langue et suivre ce qui se déroulait sous mes yeux, donc ça a été atténué mais ce n’était pas son cas. Heureusement, l’action commence à arriver ainsi que les premiers problèmes pour faire monter en pression mais par moment ça retombait un petit peu il faut le dire. Il faut attendre pas mal de chapitres avant que ça ne devienne vraiment intéressant, mais jamais passionnant.

Le souci de ce livre est le manque de rythme, ça ne vient pas, on attend un peu trop longtemps l’action mais quand elle est là, c’est bon, on y est mais il faut s’accrocher, tout le monde n’attendra pas 200 pages voire plus pour rentrer dans l’histoire. Et puis par moment ça retombe un petit peu pour raugmenter, cela varie.

Cependant, je sentais qu’il y avait quelque chose à se mettre sous la dent car petit à petit, même si avec trop de facilité parfois, elle instaure de nouveaux éléments de son univers qui le rendent plus attractif. La Faerie est un monde assez complexe, où la politique prend place, la lutte des pouvoirs, etc. pas de spoilers, les 3/4 du temps c’est ainsi et on retrouve évidemment tout cela et c’est vraiment intéressant quand on comprend enfin les enjeux, le but de tout cela. Les révélations tardent un petit peu mais ça n’a rien de dérangeant, il ne faut pas tout dévoiler d’entrée de jeu sans quoi il n’y aurait vraiment plus d’intérêt à continuer de lire si on comprend tout directement. Les problèmes sont nombreux et j’avoue que l’idée était plutôt bonne, quelques facilités parfois mais dans l’ensemble ça pouvait aller.

L’auteure a su instaurer quelques surprises aussi et des revirements de situations qui rendent les choses plus intéressantes. Des petits rebondissements pour relancer l’action et l’intrigue, ce qui n’est pas négligeable mais elle n’est pas toujours allée au bout des choses à mon avis.

Quant aux personnages, Feyre est une héroïne assez naïve, par moment un peu trop passive, cela change vraiment de Celaena. Je compare beaucoup les deux séries mais en même temps c’est écrit par la même auteure, A Court of Thorns and Roses est censé être du New Adult, donc plus mature et par moment je ne l’ai pas vraiment senti. Néanmoins on ne peut pas lui reprocher de vouloir bien faire et d’agir malgré les interdictions qu’on lui fait. Elle a du cœur et si elle ne se mettait pas en danger, etc. il n’y aurait pas d’histoire non plus. Tamlin est un personnage qui ne m’a pas vraiment conquise, j’attends de voir la suite pour m’en faire une meilleure idée. En revanche, Lucien, l’émissaire et ami de Tamlin est beaucoup plus intéressant même s’il n’est pas toujours sympathique avec Feyre et aime la malmener quelque peu.

En bref, A Court of Thorns and Roses n’est pas un mauvais livre mais il est vrai que venant de la part de Sarah J. Maas, j’en attendais plus tant j’ai adoré Throne of Glass donc je voulais que ce soit à la hauteur. Ce n’est pas le cas mais ce n’est pas non plus une catastrophe pour moi car si l’intrigue a mis beaucoup de temps à se mettre en place et l’action à arriver, j’ai trouvé qu’il y avait des éléments suffisamment intéressants pour me permettre de continuer et de m’accrocher. Cela en valait la peine parce que la fin est vraiment bien et donne envie. A voir la suite, en espérant que l’action arrive plus facilement et que l’intrigue soit davantage travaillée pour nous offrir quelque chose à la hauteur de Throne of Glass.

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