Rechercher dans ce blog

Le jeudi c’est Jeu Livresque [35]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 35 : Vous rêve(rie)z d’une dédicace avec… ?
Tout en étant réalistes, si vous allez au salon, ou si vous y alliez, qui voudriez-vous que les maisons d’édition françaises présentent en dédicace ? (ce qui sous-entend des parutions d’actualité et des auteurs qui font des dédicaces, par ex)



Pour ceux qui me connaissent un minimum ou me suivent depuis suffisamment longtemps, savent que je veux rencontrer Jacqueline Carey (auteur de Kushiel - Imriel... pour remettre pour ceux à qui ça ne dit rien). 

Elle est déjà venue en France lors des Imaginales de 2010 et je n'avais pas pu m'y rendre à cause de mes partiels, oui quand on a partiel le vendredi et le samedi, difficile le week end d'aller aux Imaginales, d'autant que c'est juste à l'extrême opposé de là où j'habite, donc ça veut dire aussi beaucoup de frais (transport, hôtel, nourriture...) et qu'il aurait fallu en plus que je trouve du temps pour réviser. Nan impossible, du coup je l'ai râtée et je pleure sur mon sort depuis ce jour-là...

Mais j'ai toujours l'espoir qu'elle revienne, elle est bien venue une fois non ? Et en plus fin janvier, la version poche de Kushiel ressort chez Milady, donc ça serait dans l'actualité, Bragelonne pourrait faire l'effort de la faire revenir et moi avoir la chance de la rencontrer, non ?

Mais apparemment Milady ne sera pas au SDL cette année (seulement la romance) bon bah du coup c'est foutu...

Coup de projo sur ... [43] La fille de l'alchimiste de Kai Meyer



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 


Un roman assez original même si ça n'était pas ce à quoi je m'attendais. Je l'ai plutôt bien apprécié mais il faut savoir que c'est assez sombre comme roman.


Fin du XIXe siècle.
Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l'alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l'ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cœur d'un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge. Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d'affronter le meurtrier de son père. S'initiant à son tour aux terribles secrets de l'alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l'humanité: l'immortalité...

L'Affranchie de Marilou Aznar (Lune Mauve 3)


Quatrième de couverture

Séléné Savel a découvert que sa mère mystérieusement disparue, Iris, venait d’ailleurs : un monde parallèle, Viridan, où une ancienne civilisation mésopotamienne s’est perpétuée, sous l’influence d’une lune intelligente adorée comme une divinité. Après avoir vécu sur les deux mondes – Viridian et la Terre – bien des aventures, Séléné pense reprendre normalement sa vie de lycéenne et se consacrer à sa relation avec Thomas, le musicien dont elle est amoureuse. Mais ses ennemis, les sectateurs de Marduk, sont toujours actifs…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Casterman de m’avoir permis de lire ce livre et ainsi poursuivre l’histoire de Séléné.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire pour ne pas spoiler l’histoire et étant donné ce qui s’est passé dans le tome précédent et la 4e de couverture présentée ci-dessus, je n’ai pas besoin d’en dire plus, on sait à quoi s’en tenir. A avoir plein de problèmes et je peux vous dire que vous allez être servi !

Ce 3e tome est assez court (312 pages) mais il est intense. C’est un entre deux puisqu’il fait vraiment la transition entre le tome 2 et le tome 4 qui sera le dernier tome de la série (normalement). Et c’est un moment décisif, on voit un basculement au niveau de l’intrigue. Franchement d’un premier tome assez sympathique, on se retrouve désormais dans un troisième tome plus sombre et violent. Ça me plaît énormément. A chaque tome, l’univers devient de plus en plus sombre, il se définit toujours un peu plus aussi et c’est vraiment très plaisant à lire même si évidemment pour nos personnages adorés on craint pour eux.

Séléné tente par tous les moyens d’oublier Viridan et tout ce qui a pu se passer là-bas pour reprendre sa vie de lycéenne normalement mais il est évident que lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop et tout va lui revenir en pleine face. Elle trouvera des alliés pour se sortir de là, pour l’aider à faire ce qui lui semble juste mais ça n’est pas toujours suffisant. Ce tome est riche en action, haletant si bien qu’on n’a pas le temps de reprendre notre souffle. C’est une vraie course contre la montre qui s’engage ici.

Dans ce tome on voyage, on apprend de nouvelles choses et le fait d’avoir un point de vue supplémentaire ajoute un vrai plus à l’histoire. En effet, il y a une narration à la 3e personne qui s’intercale de temps à autre à celle de Séléné (je ne dirai pas de qui il s’agit pour un peu de surprise) mais c’était vraiment intéressant et du coup on se rend compte des problèmes à venir. Dès qu’une chose se règle d’autres problèmes arrivent pour nous mettre à l’épreuve et quand ça ne concerne pas Viridan, cela concerne évidemment les relations entre les personnages notamment les amours.

Marilou Aznar fait partie des auteurs sadiques qui aiment torturer ses propres lecteurs en jouant avec leurs nerfs. Peu de temps avant j’ai lu Rachel Caine qui m’avait déjà bien énervée et frustrée mais Marilou Aznar a continué. Je peux vous dire que c’est réellement pénible surtout quand on n’a pas la suite sous la main pour savoir ce qui va se passer. Honnêtement là, Séléné se retrouve dans une situation vraiment compliquée que je ne l’envie pas et ça m’énerve de voir la direction que prend cette histoire car je crains vraiment… Toutes sortes de choses me passent par la tête et j’espère qu’il y aura tout de même une fin heureuse sinon je pleure…

Et pour parler de la fin, elle est d’une telle frustration ! Ça m’a un peu énervé de voir la tournure des événements même si ça semblait inévitable mais je ne le voulais pas ! Cela dit ça rend l’histoire plus intéressante, ça redonne un intérêt, du rebondissement mais c’est tout de même pénible. Je préviens de suite que ça n’est pas un cliffhanger-de-la-mort-qui-tue mais ça donne envie de lire la suite et de savoir enfin comment tout ça va se terminer.

Quant aux personnages il y a une bonne évolution et j’ai été réellement surprise par la tournure des éléments parce que ça semblait vraiment louche… et j’avais raison de m’inquiéter parce qu’il faut voir tout ce qui se passe.

En bref, voici un très bon tome qui annonce une suite et fin vraiment géniale, riche en rebondissement et action ce qui rend l’intrigue passionnante. Et quand on mêle les affaires de cœur ça complique toujours tout. L’univers est toujours aussi intéressant et devient de plus ne plus sombre, ce qui n’est pas pour me déplaire. Une série à découvrir si ce n’est pas encore fait !

Ocean Park de Ludovic Debeurme

Quatrième de couverture

Deux frères. L’un multiplie compulsivement les aventures sexuelles, tel un chasseur nocturne. L’autre, SDF et psychotique, s’invente un monde parallèle sous une tente igloo, véritable Nautilus portatif.

À peine sortis de leur enfance, les deux frères ont été abandonnés par leurs parents. Le père, toutefois, se manifeste auprès du premier fils et lui annonce la maladie incurable de la mère. Le garçon quitte alors Paris pour les États-Unis à la recherche de son frère et de sa tente igloo. Ils parviennent tous deux dans une île du Pacifique, forteresse où leurs parents se sont réfugiés loin du monde et de la réalité.

Mon avis


Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Alma de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Par rapport à la 4e de couverture du livre, j’ai retiré les dernières lignes puisqu’elle spoile la fin de l’histoire, ce qui n’a aucun intérêt alors que ce livre mérite d’être lu. Ce qu’il faut retenir c’est que suite à l’annonce de la maladie incurable de la mère, le frère cadet va partir à la recherche de son frère aîné pour aller voir cette dernière avant l’inévitable et renouer des liens.

Le livre est divisé en 3 parties. Dans la première nous découvrons le frère cadet, sa vie dirigée au fil de ses conquêtes amoureuses et surtout sexuelles. Cela nous permet de poser les bases de l’intrigue avec son départ pour retrouver son frère dont il n’a pas de nouvelles depuis longtemps afin qu’ils aillent voir leurs parents avant que leur mère ne décède. On apprend ainsi à le connaître à travers son enfance mais aussi ce qu’il est devenu aujourd’hui. Dans la deuxième partie c’est le frère aîné, le SDF qui prend la parole et nous fait découvrir sa vie avant d’avoir les deux voix des frères mêlées durant la recherche de l’un et la vie de SDF de l’autre. Je vous laisse le mystère sur ce que raconte la troisième partie pour avoir un peu de surprise.

Ce livre est une quête, un voyage initiatique, la découverte de soi et ça le rend très beau par tous les messages qui s’en dégagent. C’est une belle histoire avec une intrigue bien menée et intéressante bien que la fin m’ait surprise. Je ne m’attendais pas du tout à ça, c’était très étrange mais ça a un certain sens par rapport à tout ce qu’on a pu découvrir donc ça n’est pas si mal.

L’écriture est très agréable à lire, très fluide et il y a une certaine mélancolie qui s’en dégage. Cela donne un ton très particulier au livre et le rend, de ce fait, très touchant. La narration est à la première personne de sorte que l’on suit les deux frères avec un point de vue interne, on ressent leurs émotions.

J’avoue que le fait d’avoir une narration à la première personne pour les deux frères m’a fait bizarre puisqu’au début j’avais un peu de mal à voir la différence, il s’agit de deux hommes et donc il me fallait un petit moment d’adaptation pour passer de l’un à l’autre. Mais à mesure j’ai vraiment vu la différence de voix (au-delà de la situation qui n’a rien à voir et qui permet aussi de comprendre à quel frère on a affaire). Les deux personnalités finissent vraiment par se détacher.

Ce qui est étonnant c’est que les deux frères ne sont jamais nommés, c’est toujours « mon frère » quand l’un parle de l’autre, et comme la narration est à la première personne, le narrateur n’évoque jamais le nom (ce qui est logique, à moins qu’on ne parle de soi à la 3e personne). Ça me fait toujours bizarre de voir que les personnages n’ont pas de nom mais pour l’histoire qui nous est présentée ça n’est pas nécessaire, ça pourrait être très bien n’importe qui et ça permet de mieux « se projeter » d’une certaine manière.

On ressent de l’empathie pour ces deux frères qui ont dû s’élever tout seul et qui ont choisi tous les deux des vies très différentes. L’un semble avoir mieux réussi que l’autre quand on voit la situation mais celui qui est le plus heureux et bien n’est pas nécessairement celui auquel on pense. L’aîné est malade et SDF, rien de génial en soi et pourtant quand on le découvre, on voit qu’il n’est pas si malheureux que ça, qu’il arrive à survivre. Quant à l’autre, le cadet qui semble plus « équilibré », on voit qu’il lui manque des choses et à travers ce voyage, il va finir par s’en rendre compte.

En bref, c’est un beau livre que j’ai bien apprécié. Ça n’est pas mon type de lecture en général mais j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir à le découvrir. C’était beau et touchant, l’écriture de l’auteur est très belle et nous emporte, même si j’ai trouvé la fin étrange. Un livre à découvrir.

In My Mailbox (113)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Dossier 64 de Jussi Adler-Olsen (Une enquête du département V 4)

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...
Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir.


Play de Franck Parisot

Un serial-killer sévit sur New York. Sur chaque scène de crime, la police retrouve une clé usb contenant un message qui leur est adressé. Le point commun entre les victimes : toutes aimaient exposer leur vie sur internet... Les inspecteurs Bridge, Alves et Morgans se mettent à la recherche de celui qu'ils nomment " le cyclope ", en raison de la caméra frontale qu'il utilise pour filmer le calvaire qu'il fait endurer à ses victimes avant de les mettre à mort. Mais le tueur les observe... Un grand thriller qui en maîtrise tous les codes et rivalise d'ingéniosité avec ceux des maîtres du genre.



ET VOUS ?

Bite Club de Rachel Caine (Morganville vampires 10 / Vampire city 10)

Quatrième de couverture


Morganville est une ville universitaire tranquille où les humains et les vampires vivent dans une paix relative. Mais ces derniers temps beaucoup de sang est versé...
Après avoir survécu à un certain nombre d'aventures avec ses nouveaux amis nocturnes, l’étudiante Claire Danvers a fini par se rendre compte que, la plupart du temps, les morts-vivants veulent juste vivre leur vie.
Mais quelqu'un d'autre veut qu'ils se préparent à se battre.
Un nouveau sport extrême est en vogue sur le net : des combats à mains nues opposant des vampires faits prisonniers les uns contre les autres - ou, pire, contre les humains. Claire découvre vite que ce qui a commencé comme une bagarre en ligne menacera bientôt tous les habitants de Morganville. Et s’ils veulent survivre, ils devront faire beaucoup plus que de se battre...

(traduction personnelle, on copie, on crédite)

Mon avis


Pour cette nouvelle année 2014 j’ai décidé de lire un livre en anglais par mois, histoire de continuer et à lire toujours plus vite et à mieux comprendre, bref à m’améliorer dans la langue. Mon choix s’est porté sur ma série fétiche, Vampire City (Morganville Vampires en anglais) pour commencer doucement étant donné que je sais que je peux lire en 2/3 jours ces livres tant ça me paraît « simple » maintenant (petite fierté à chaque fois). Bref, voilà le pourquoi du comment j’ai lu ce 10e tome de Vampire City qui devrait paraître au cours de l’année 2014 en VF mais je ne sais pas encore quand.

La 4e de couverture raconte un peu trop tout ce qui se passe dans l’histoire, ça n’arrive pas de suite donc ça spoile un petit peu, même si évidemment tout n’est pas dit. Ce qu’il faut savoir c’est que Shane s’est inscrit dans un groupe de défense contre les vampires, un « sport » au cas où il aurait besoin de se défendre et défendre sa petite amie, et personne n’a rien à redire sur ça. Jusqu’à ce que Claire se rende compte de la disparition de Doug, son binôme dans un de ses cours et qu’elle le retrouve mort. Une enquête est alors menée pour savoir ce qui a bien pu lui arriver et qui est à l’origine de sa mort pour que son assassin soit puni. Mais Claire est loin de se douter que les activités auxquelles s’adonnait Doug étaient bien plus dangereuses qu’elle n’y paraissaient.

Ce résumé prend un autre angle de l’histoire qui correspond vraiment à ce que l’on a dans les premiers chapitres. Ça permet de retirer pas mal de spoiler et d’avoir, selon moi, l’essentiel de ce qui va se passer dans ce tome. Inutile de dire que j’ai adoré ce livre, je ne vais pas dire un coup de cœur, je revois un peu à la baisse mais ça reste vraiment excellent. Je ne cesserai jamais de dire qu’il faut lire à tout prix cette série.

Je ne parlerai pas de l’univers de cette saga, au bout de 10 tomes on sait à quoi s’en tenir mais avec les événements du tome 9, bah ça reste juste génial de voir ce qu’elle a fait et je trouve que ça ne s’essouffle pas du tout. Sans compter qu’elle arrive toujours à redonner de l’intérêt à l’histoire en confrontant sans cesse ces personnages à différents problèmes qu’il faut régler un à un. Dès les premières lignes, les problèmes arrivent sans qu’on ait le temps de comprendre ce qui nous tombe dessus, l’action est omniprésente, même si par moment ça ralentit, c’est le style de Rachel Caine, personnellement ça ne me pose aucun problème ça permet de reprendre un petit peu son souffle mais bon, on sait bien que le danger plane et que ça n’est que partie remise. L’intrigue est vraiment bonne et bien menée, c’est captivant. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre, il ne cessait pas de me faire de l’œil donc dès que je pouvais je me jetais dessus.

La vraie nouveauté pour ce tome qui ravira les fans de Shane (ce qui est mon cas et j’ai donc pleinement apprécié ça) c’est qu’on a un point de vue de Shane, écrit à la première personne. On a donc ses pensées et actions à certains moments de l’histoire. Cela permet de voir un peu l’envers du décor que si nous étions toujours centrés sur Claire. Bien que ça soit écrit à la troisième personne, la série reste toujours sur elle, on ne va jamais voir ce qui se passe du côté des méchants, des vampires, etc.

Ici il y a donc un changement majeur avec l’insertion de cette narration mais elle est tellement justifiée, elle est tellement géniale et dans un même temps elle est à l’origine de notre désespoir. Si, j’ose le dire de désespoir parce qu’on voit gros comme une maison qu’il va faire n’importe quoi. même si ça part d’un bon sentiment, ça va finir par se retourner contre lui, le mettre une fois de plus dans une situation compliquée dont Claire et le reste de la bande devra le sortir. C’est Shane quoi… il n’a pas tant changé que ça – même si depuis qu’il est avec Claire, il a quand même bien évolué.

Quand je me plonge dans cette série, c’est comme si je revenais un peu à la maison. Je retrouve des amis, Claire, Shane, Eve et Michael, et tant d’autres qui me plaisent. A la fin du tome 9, l’auteur nous avait laissé dans une situation… et évidemment maintenant il faut composer avec et j’avoue que c’est vraiment très étrange mais ça marche ! Et forcément à cause de ça, Claire se retrouve encore une fois mêlé à des secrets, des problèmes qu’elle va devoir régler, elle est toujours celle qui porte le monde entier. Dans ce tome elle va être confrontée à des choix difficiles, soit respecter ses choix et ses envies, soit continuer à faire ce qu’elle doit, par devoir envers Morganville et tous les vampires concernés. Ça se lit avec délectation et quand on voit tout ce qui se passe, ce n’est que du bonheur.

Rachel Caine est une auteure qui aime me tourmenter, me faire des frayeurs et jouer avec mes nerfs. C’est pénible et en même temps, toutes ces émotions c’est ce qui fait que cette série est juste géniale, on vit totalement avec les personnages, on se met à leur place, on souffre avec eux, on ne veut pas voir certaines choses arriver et quand l’inévitable est là- malgré nos supplications parce qu’on les voyait venir – on refuse que cette situation soit ainsi et on continue de prier pour que ça change. Cette saga est un ascenseur émotionnel, vous êtes prévenus si vous voulez vous lancer dedans.

En bref, voilà une fois encore un excellent tome de la saga Vampire City. L’action est là, les retournements de situation aussi, les problèmes en tout genre, que ça soit au niveau des vampires que des relations entre les personnages, on a de quoi faire pour avoir des frayeurs et des crises cardiaques. Nous sommes malmenés par Rachel Caine, mais pour ma part, j’en redemande toujours encore parce que je ne suis pas encore prête à lâcher cet univers et ces personnages que j’affectionne tant. Il me tarde de lire la suite !


Crow Memory de Tessa Gratton (Blood Magic 1,5)

Quatrième de couverture

Crow Memory est une nouvelle en ligne du point de vue de Reese qui se passe entre les deux tomes de la série : Blood Magic et  Blood Lovers.

Attention spoiler si vous n'avez pas lu Blood Magic !

Mon avis

C'est une nouvelle sympathique à lire, bien que difficile à entrer dedans à cause du narrateur qui est en fait plusieurs... Oui, Reese est "des corbeaux" donc la narration s'en retrouve saccadée ce qui rend le texte difficile à appréhender et à entrer dedans. Mais une fois habituée ça se lit très bien, d'ailleurs par la suite, ça devient beaucoup plus fluide lorsqu'on se plonge dans les souvenirs de Reese alors qu'il était encore humain. 

Nous découvrons ainsi différents épisodes de sa vie avant que le drame que nous connaissons grâce à Blood Magic n'arrive. C'est un adolescent avec des rêves et des envies mais la mort de ses parents va changer la donne et lorsque la magie arrive, cela va de mal en pis. C'est une nouvelle touchante qui permet de mieux connaître Reese dont la vie est quelque peu chamboulée à cause de la magie. C'est le moins qu'on puisse dire étant donné ce qu'il est devenu.

Après il est vrai qu'elle n'apporte pas grand chose de plus, ça n'est pas nécessaire de la lire pour bien comprendre Blood Lovers, mais ça reste sympathique tout de même. Ce genre de nouvelle permet d'approfondir un peu plus la psychologie du personnage et voir comment il perçoit sa propre vie. Et puis, il y a une référence à Mab, personnage que l'on découvre plus amplement dans Blood Lovers.

La nouvelle est disponible ici en VO et ici en VF

Drôles de mots-clés (44)




Drôle de mots-clés est un rendez-vous organisé par Les livres de Melisande et Pomme's Book suite à une discussion animée et hilare. Cette nouvelle rubrique permettra à tout un chacun de se rendre que parfois en tant que bloggeur en coulisse, on voit des choses sans queue ni tête et on a choisi de les partager avec vous. N'hésitez pas à en faire de même !


Le jeudi c’est Jeu Livresque [34]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 34 : neuf ou occasion ?
Achetez-vous des occasions ou vous contentez-vous du neuf, et pourquoi ?

J’achète les deux.

Faute de moyen et depuis ma découverte de Gibert Jeune / Gibert Joseph à Paris durant mes études, bah je vais souvent là bas (quitte à avoir 3h aller-retour de transport pour y aller) pour acheter des livres en occasion. Parfois la marge est importante, 50%, voire plus ou un peu moins importante, mais c'est toujours ça de gagné. Ça me permet d'avoir plus de livres pour une même somme ce qui n'est pas négligeable quand on est limité financièrement. Ça a donc été le début de la fin de la PAL parce que vu que je dépense une certaine somme, j'en ai plus qu'avant que lorsque j'achetais uniquement en neuf. CQFD.

Après ça n’est pas parce que j’achète en occasion que je prends des livres tout pourri, à moins de l’avoir à 1€ prix brocante, etc. je ne vais pas faire la fine bouche, mais les livres que j’achète sont en général dans un état neuf. C’est à se demander si le livre a été lu parfois tant ils sont nickels et quand je juge qu’il est trop abîmé, bah tant pis, je ne le prends pas et attends qu’il y ait d’autres livres en occasion qui se présente plus tard. Ce n’est pas grave, maintenant je peux attendre, ça n’est pas comme si je n’avais pas plein de livres dans la PAL (et que je n’en recevais pas aussi, assez souvent). Ça me permet d’avoir un livre neuf mais à « moindre prix » ce qui est toujours pratique pour ma petite bourse.

Mais j’achète aussi parfois en neuf, (notamment quelques livres – souvent poche – quand ma mère veut bien m’en prendre, ce qui fait donc plaisir aux finances, mais toujours pas à la PAL). Je prends en neuf, les livres que je ne peux pas avoir en occasion. Parfois il y a des livres impossibles à trouver même au bout de quelques mois de recherches, je finis par abandonner et à prendre ne neuf quand c’est comme ça ou bien parce que c’est un livre que je veux absolument et tant pis, genre le tome 2 de Imriel de Jacqueline Carey, que j’avais pu avoir en avant première lorsque j’étais dans les locaux de Bragelonne pour la rencontre Briggs / Armstrong. Je prends quand c’est possible en neuf les livres des petites maisons d’édition, et pour ça je vais surtout à L’Antre Monde à Paris pour les prendre (ça fait vivre l’éditeur mais aussi la libraire, donc autant aider). Et puis avoir un livre neuf est toujours sympathique.

Farlander de Col Buchanan (Le Coeur du monde 1)

Quatrième de couverture

Ne juge pas un homme au chemin qu'il choisit.
Ash est un farlander, un « homme du lointain », venu d’une île où les hommes ont la peau noire. Il appartient à un ordre d’assassins d’élite : quiconque menace leurs clients devient leur cible.
Mais Ash est vieux et malade. Le temps est venu pour lui de prendre un apprenti. Il choisit Nico, un gamin affamé et désespéré, qui traîne dans les rues d’une cité assiégée. Pour lui va commencer un long apprentissage, tandis que bientôt l’ordre commandite un nouvel assassinat, celui de l’homme le mieux protégé du monde. Ash se propose. Après tout, qu’a-t-il encore à perdre ?

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Milady de m'avoir permis de lire ce livre que j'ai adoré.

Ce livre me fait de l'œil depuis la sortie du grand format (voire même avant lors du Salon du livre lorsqu'il avait été présenté par l'un des deux directeurs de la maison). Mais faute de temps essentiellement je ne l'ai pas lu avant quand vient enfin une sortie poche donc je n'ai pas hésité à le lire et je suis sortie de cette lecture vraiment ravie.

L'écriture est très agréable à lire, très fluide et dès les premières pages j'ai vraiment plongé dans cette histoire. Ça se lisait tellement bien et vite (bien que le livre fasse 600 pages et que j'ai mis plusieurs jours) que je n'ai pas vu les pages défiler. C'est très addictif et on ne se rend pas compte de notre avancée. Les deux derniers jours j'ai lu une très grosse partie du livre, n’en faisant qu’une bouchée tant c’était bon.

La narration – à la troisième personne – est partagée entre plusieurs personnages de sortes à avoir une vision beaucoup plus large des faits mais cela « ralentit » évidemment la progression des deux personnages principaux, à savoir Ash et Nico. Voilà donc une petite mise en garde pour ceux qui s’attendent à avoir l’action pure et dure en lien avec l’assassinat dans les 100 premières pages, ça n’est pas le cas, mais ça n’est pas pour ça qu’il ne se passe rien et que ça n’est pas intéressant. Loin de là !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite. La seule chose qu’il faut savoir c’est que le livre fait dans les 600 pages donc il est évident que l’action annoncée (par rapport à l’assassinat) n’arrive pas de suite car une bonne partie du livre explique l’univers, les personnages, leur rencontre et l’apprentissage de Nico, etc. L’intrigue est vraiment bonne et bien menée, on suit progressivement Ash dans sa mission, ensuite lorsqu’il prend Nico pour apprenti. Et dès ce moment-là, l’action n’en finit plus, car comme je viens de le dire, on suit plusieurs groupes de personnages à qui il arrive toute sorte de chose. C’est réellement passionnant, j’ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir, et à voir les liens qui se tissent à mesure des pages.

Quant à la fin, j’ai vraiment été choquée, je ne m’attendais pas du tout à un tel revirement de situations, une chose est sûre, Col Buchanan a le don pour raconter des histoires, à mettre du suspense et à nous tenir en haleine tout du long. Je n’ai vraiment pas vu ces 600 pages passer et j’étais déçue de ne pas avoir déjà la suite sous la main pour savoir ce qu’il en est, surtout avec une telle fin.

L’univers qui est des plus passionnants, un mélange de politique et de religion pour offrir quelque chose de très riche et complexe. L’un ne va pas sans l’autre et c’était vraiment intéressant de voir comment le monde est régi. De nombreux problèmes sont mis en avant, une guerre perpétuelle, un ordre religieux dirigé par une Matriarche des plus exécrables. J’ai vraiment adoré découvrir tout ça ainsi que l’ordre des Farlander qui est vraiment très spécial, mais qu’on ne peut pas juger quand bien même ce sont des assassins, quelque part il y a un code d’honneur et c’est louable. Pour ça, la phrase d’accroche du livre est vraiment bien choisie car très juste : « Ne juge pas un homme au chemin qu’il choisit ».

Les personnages sont très sympathiques et attachants, pour la plupart comme toujours, j’ai eu quelques envies de meurtre envers certains personnages mais ça c’était normal. Ash est un Farlander, un assassin bien particulier dont la santé décline. Alors pour respecter une promesse faite, il finit par prendre un apprenti. C’est un personnage très mystérieux mais je m’y suis vraiment attachée, même au bout des 600 pages, on ne le connaît pas si bien que ça. Il reste encore beaucoup de choses non dites à son sujet, mais le peu que l’on découvre, il m’a beaucoup plu.

En bref, ce premier tome est une très bonne découverte, je ne regrette vraiment pas de l’avoir lu. L’univers est riche et peut encore nous promettre de bonnes choses, l’intrigue est très bonne et bien menée, j’ai embarqué dès les premières pages pour en ressortir comblée et aussi un peu triste car je ne m’attendais pas à une telle fin. L’auteur a su créer aussi des personnages très attachants pour les uns, haïssables pour d’autres et je prendrais plaisir à poursuivre leurs aventures. Une série à lire !

Coup de projo sur ... [42] Sortilège d'Alex Finn



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Puisqu'en ce moment les contes semblent être de mises, je vous redonne mon avis sur Sortilège d'Alex Flinn qui reprend le conte de la Belle et la Bête et qui m'avait bien plu.



Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j'étais le type parfait : grand, beau, riche et... atrocement méchant. Je n'aimais que moi et c'est pour cela qu'un sort m'a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d'une jeune fille, sinon...
Ceci n'est pas un conte de fée. Mon histoire prend place aujourd'hui, en plein cœur de New York. J'espère que quelqu'un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Little Mermaid, l'héritière de l'océan d'Anha Senet


Quatrième de couverture

Imaginez : Raiponce perd sa pantoufle de vair ; La petite sirène devient pirate ; Alice fait la conversation aux sept nains ; Le Chat botté part à la conquête de l'Amérique ; Blanche Neige combat de sang froid la statue du cheval blanc d'Henri IV sans succomber à la pomme empoisonnée ; Cendrillon ne parvient pas à résoudre l'énigme du Chapelier fou ; Un Prince se voit privé de son titre face à un rival de taille.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Panthéon de m’avoir permis de lire ce livre même si j’en ressors mitigé, il y a de bonnes idées mais j’ai beaucoup de chose à y redire donc… Il y a du bon et du moins bon. Mais en tout cas, il est clair qu’on est très loin de l’histoire qui semblait être annoncée sur la 4e de couverture. Cette dernière ne représente qu’une partie de l’histoire et encore… ça ne raconte pas vraiment le cœur de celle-ci, ce qu’on va réellement lire. C’est pourquoi voilà un petit résumé de mon cru qui je l’espère vous éclairera davantage.

Ce roman commence avec un prologue où l’on découvre un jeune garçon, Julien, prince de Syldavie (là je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Tintin), qui a frôlé la mort mais il a été sauvé de la noyade par une mystérieuse créature, une sirène, bien que personne n’ait cru à son histoire. Douze ans plus tard alors qu’il est un jeune homme, il croit encore en cette version des faits et décide d’en savoir plus et découvrir qui a bien pu le sauver lorsqu’il était enfant. En parallèle, on découvre Isabelle, une jeune princesse vivant avec son exécrable belle-mère, la reine de Calisto qui a pris le pouvoir depuis que le père d’Isabelle a mystérieusement disparu alors qu’elle était une jeune enfant. Servant de bonne à tout faire, Isabelle n’a d’autres amis que Scott, un chat et Suzie un petit loir. Le jour de ses 17 ans, Scott lui fait un cadeau, un livre qui pourrait bien révéler des secrets sur le passé de la jeune fille. Ainsi Isabelle et Julien se lancent sur les traces de leur passé. Et si cette quête les menait sur le même chemin pour accomplir leur destin ?

L’univers est assez complexe puisque l’auteur utilise différentes sources pour l’enrichir. Evidemment, comme le souligne la 4e de couverture, on a dans un premier temps les contes, je ne pourrais pas tous vous les citer comme ils sont nombreux mais ce sont les plus connus, que ça soit ceux de Perrault ou d’Andersen, on a de quoi faire. Mais l’intérêt du livre c’est qu’ils sont totalement mélangés et qu’on retrouve ainsi des situations plutôt inattendues. C’est un aspect du livre qui m’avait intrigué et poussé à le lire, voir comment l’auteur allait faire pour réécrire les contes en les mélangeant tout en ayant du sens. Ça n’est pas évident et le pari n’est pas totalement gagné mais j’y reviendrai un peu après.

Mais en plus des contes, l’auteur se sert également de la mythologie grecque pour apporter un plus à son histoire en mettant en scène à la fois Poséidon et Athéna mais il est aussi mentionné Cerbère et étant donné le pouvoir de l’un des personnages on pourrait même parler de Méduse. Le mélange entre conte et mythologie est intéressant et l’auteur s’en sert plutôt bien pour raconter son histoire, toutefois je pense qu’il ne faut pas trop en faire sous peine de perdre son lecteur. Ce qui parfois m’a posé problème.

Un peu au-dessus, j’ai fait un résumé de l’histoire, sans toutefois trop rentrer dans les détails pour ne pas spoiler. Mais il faut savoir que la 4e de couverture est trompeuse et donc là je vais dévoiler un petit aspect « technique » de l’histoire. Pour moi ça n’est pas du spoiler, je remets juste en contexte car vous risquez d’être grandement déçus voire « désorientés » en lisant ce livre puisque ça n’a strictement rien avoir. On pourrait croire qu’on retrouve effectivement autant de personnages et qu’on mélange les contes, je pensais lire ça, un peu à la manière des Chroniques Lunaires de Marissa Meyer, que ce que j’ai réellement lu ici. Donc ça m’a déconcerté.

Raiponce, que j’aurai plutôt qualifié de Blanche-Neige, mélangé à Cendrillon, ou encore la petite Sirène n’est qu’une seule et même personne, ça n’est pas différentes héroïnes qui prennent les traits de ces héroïnes de contes. C’est juste qu’il arrive plein de choses à Isabelle et donc elle revêt les différents « masques » des personnages des différents contes. Ce n’est donc pas la même chose et ça peut déconcerter surtout quand on a en tête ce « résumé » de l’histoire.

On a donc la trame générale du livre, mais je vous avoue que lorsqu’on le lit parfois on peut se demander où l’auteur veut en venir et ce qu’elle raconte. A cause de la profusion des contes et de la mythologie – mais surtout du premier – on finit par se perdre et ne plus trop savoir où l’on va. J’ai trouvé que l’intrigue partait un peu dans tous les sens et ça pouvait devenir difficile de suivre surtout quand les nombreuses références aux différents contes viennent télescoper nos connaissances sur les contes originaux. C’était assez perturbant. Vous me direz, c’est fait exprès puisque c’est le principe du livre de tout mélanger et voir ce que ça peut donner, mais il faut tout de même que ça ait une cohérence, du sens et qu’on n’oublie pas la trame générale. Sauf que parfois c’était mon cas, je ne voyais que l’aspect réécriture et forcément pensais aux contes originaux donc pour rester bien ancré dans l’histoire c’était un peu compliqué.

Et comme je l’ai dit, il ne faut pas trop en faire et à vouloir mélanger trop de contes et donc de références, on finit par aller trop loin et tomber dans l’absurde et l’intrigue perdait parfois de l’intérêt. Etant donné la teneur de certains discours, c’est vrai que je l’ai vu comme ça et là, je me suis dit qu’il y avait un problème parce que ça n’était pas forcément dans le bon sens du terme. On est sorti du cadre du conte pour aller sur autre chose et j’ai trouvé ça un peu dommage d’autant qu’il y a de très bonnes idées dedans mais elles ne sont pas toujours bien exploitées et use de facilité aussi dans l’intrigue, tout apparaît un peu simplement. Mais ça peut être dû à l’aspect conte, donc on ne va pas trop le reprocher.

Cette sensation de « perte » se retrouve aussi dans le fait qu’il y ait plusieurs points de vue écrit à la première personne et je pense que le véritable problème vient de là. Le roman commence écrit à la troisième personne pour ensuite basculer sur des narrations à la première personne. Pourquoi pas, d’autant que le nom des personnages étaient signalés pour savoir quand on passait de l’un à l’autre, mais j’ai trouvé ça trop fouillis. Il aurait mieux fallu, je pense, avoir une narration à la troisième personne comme au début et avoir un ton qui reste dans celui du conte (comme c’était le cas dans le prologue) et suivre tous les personnages comme un récit plus traditionnel ou tout simplement un conte.

La première personne ici n’ajoute rien de plus, on ne se concentre pas suffisamment sur la psychologie et les sentiments des personnages (on en a mais ce n’est pas non plus ce qui prime) pour justifier cet emploi. Et je pense que ça ajoute de la lourdeur au texte, ça aurait été beaucoup plus fluide à lire si c’était à la troisième qu’à la première. Pourtant c’est une narration que j’apprécie mais elle n’est pas toujours adéquate et ici ça ne passait clairement pas.

Un aspect que j’ai moyennement apprécié c’est le fait que l’auteur use beaucoup de termes anglais, ça n’avait pas vraiment sa place et cela est visible dès le titre du livre. Ça ne peut être qu’un détail mais j’avoue ne pas avoir compris l’intérêt d’insérer des termes anglophone (en dehors de l’appellation du bateau, ça pourquoi pas).

En bref, je ressors assez mitigée de cette lecture, il y a de bonnes choses, par certains aspects j’ai passé un bon moment avec ce livre, je n’ai pas détesté. Mais je ne m’imaginais pas ça du tout et j’avoue que parfois je perdais un peu le fil et je ne voyais pas trop où nous emmenait l’auteur. L’intrigue était un peu disparate et allait aussi un peu trop vite, les solutions étaient vite trouvées mais pourquoi pas, ça fait partie des contes. Une bonne idée qui aurait pu être très sympathique mais qui au final a trop de défaut pour que ça soit totalement apprécié.

44... Gobelins. La concierge est dans l'escalier de Chantal Figueira Lévy

Quatrième de couverture

Paris, 1962, année en demi-teinte, dans un immeuble du 13ème. Une assemblée de copropriétaires, banale, voire même rasoir. Mais si vous réunissez : - Une syndic mariée avec un Allemand, - Un fourreur snob, infatué, dirigeant d'une main de maître des propriétaires sous influence, - Une avocate, blondasse et mal ébarbée, amoureuse de ce bellâtre, - Un pied-noir tombé là par hasard, - Une concierge que les rumeurs disent collabo, décédée en chutant dans un escalier... menant nulle part, tous les ingrédients sont réunis avec humour, afin de donner au 44... Gobelins une raison d'être visité. Mais... la concierge : accident, suicide ou meurtre ? Et si vous tiriez le cordon ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Les 2 Encres de m’avoir permis de lire ce livre. Je vous avoue que le titre de ce livre m’avait beaucoup intrigué et la 4e de couverture étant accrocheuse, je me suis lancée dans cette lecture, que je ne regrette absolument pas, j’ai vraiment passé un bon moment.

Il s’agit d’un roman court de 140 pages qui se lit donc très vite et très bien, facilité par une écriture fluide et agréable. J’ai beaucoup aimé la narration qui me rappelle un peu celle d’Antigone de Jean Anouilh où le narrateur présente d’une manière un peu nonchalante les personnages, ce qu’ils font. Ça donne un côté léger à ce livre qui ne l’est pourtant pas, ça reste un roman noir.

La 4e de couverture résume assez bien l’histoire, je préciserai juste que c’est lors d’une réunion de copropriété que la mort de la concierge finit par être abordée pour savoir ce qu’il convient de faire pour son appartement et l’immeuble de manière générale. en effet, il va y avoir des travaux de rénovation pour celui d’à côté qui a été bombardé lors de la guerre. Il faut donc faire un état des lieux du 44 Gobelins pour éventuellement contester si les travaux ont endommagé leur immeuble. Sauf que durant l’état des lieux, les habitants vont faire une drôle de découverte qui va remettre en question beaucoup de choses sur cette concierge décédée. Qui était-elle réellement et sa mort était-elle vraiment accidentelle ?

J’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire qui est très sympathique bien que sombre, car évidemment on aborde des sujets sensibles, l’après-guerre et tout ce qui a bien pu se passer durant celle-ci, notamment tout ce qui concerne les rafles, etc. L’intrigue est bonne et bien menée. On découvre chaque habitant, leur sombre secret et on se pose évidemment plein de questions pour savoir ce qui est arrivé à cette pauvre concierge. S’il y a une histoire, c’est qu’évidemment ça n’est pas qu’un simple accident, on s’en doute fortement mais j’avoue que j’étais loin de m’imaginer tout ça. Et même si j’ai eu des doutes parfois, on n’a pas vraiment de preuves pour l’affirmer mais tout fini par s’éclairer dans le dernier tiers du livre.

Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce livre c’est qu’il est un peu trop court et que ça aurait pu être intéressant de prolonger la partie « enquête » du livre, mais bon c’est un détail et parce que j’aime bien quand il y a plus de suspense et d’attente. L’histoire n’en reste pas moins sympathique.

En bref, c’est un livre sympathique que je vous invite à découvrir parce qu’il est tout de même assez touchant bien que parfois horrible quand on découvre tous les secrets de chacun. Ça reste un roman noir donc tout n’est pas beau et rose mais le ton léger de la narration permet de le lire très bien et très vite. Une bonne lecture pour moi.

In My Mailbox (112)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Le Chasseur d’Âmes d'Agathe Roulot (L'Archer Maudit 1)

Alors qu’elle chasse dans la mystérieuse Vallée Oubliée, Elenwë, elfe hybride centenaire, se fait brusquement agressée par le Chasseur d’Âmes, un guerrier du Nord qui traque les Ombres de la Mort. Mais celui-ci est différent, et les Ombres ont prit possession de son corps et de son âme. La paix fragile maintenue dans le monde d’Erthalian par les Elfes de Lumière se trouve alors troublée. Elenwë et son maître doivent avertir le Conseil et la Reine avant qu’il ne soit trop tard. Car venus du Nord, les Elfes de la Nuit sont bien décidés à prendre leur revanche sur leur défaite passée. 
L’heure du combat est arrivée… les Elfes de Lumière sont-il prêts ? Et pour quelle raison ce dieu semble-t-il s’intéresser autant à Elenwë ?


Serum (Saison 1) d'Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

1773 : Mesmer invente l'hypnose.
1886 : Freud invente la psychanalyse.
2012 : Darken invente le sérum.

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient. Un simple carnet pour décrypter des visions fantasmagoriques et seulement quelques jours pour empêcher le pire. Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ? Alors que s'enchaînent meurtres, enlèvements et conflits politiques, comment ne pas mettre en doute la parole de Draken ?



Mélo de Frédéric Ciriez

La veille du 1er mai 2013, deux hommes et une femme circulent dans les rues de Paris et de sa proche banlieue : un syndicaliste au bord du suicide, un sapeur congolais chauffeur de camion-poubelle et une jeune Chinoise vendeuse de briquets. Trois personnages qui se croisent à peine et vont bientôt glisser dans la nuit. Quel feu les consume ? Mélo. Avec sa langue incarnée, généreuse et imagée, Frédéric Ciriez s'impose ici comme un témoin de l'infra-ordinaire, des invisibles qui hantent notre réalité.



Linceuls de glace de Lisa Jackson

La période des fêtes ? Un calvaire pour Selena Alvarez. Cette année encore, elle va devoir supporter l’ambiance festive et familiale qui régnera pendant plusieurs semaines à Grizzly Falls, petite ville du Montana ensevelie sous la neige. Et par-dessus tout, elle devra faire face à sa solitude, une solitude qui la renvoie à un passé auquel elle s’efforce habituellement de ne pas penser.
Mais un meurtre, particulièrement atroce, va l’obliger à se concentrer sur son travail, et à tenir à l’écart ses propres fantômes. Le cadavre d’une femme nue, enchâssé dans la glace et comme sculpté par les mains du tueur, est en effet retrouvé dans la crèche de l’église presbytérienne de Grizzly Falls. Une mise en scène scabreuse, terrifiante, que Selena doit décrypter à tout prix si elle veut arrêter le meurtrier.
Pour cela, elle aura besoin de l’aide de sa coéquipière, Regan Pescoli, et du troublant détective Dylan O’Keefe. Avec eux, elle va plonger dans une enquête qui l’obligera, qu’elle le veuille ou non, à faire face à ses plus noirs souvenirs.



L’amour et tout ce qui va avec de Kristan Higgins

Le jour de ses trente ans, Callie Grey doit se rendre à l’évidence : elle attend toujours que son ex petit-ami – qui n’est autre que son patron – la demande en mariage. Un espoir qui s’écroule lorsque Mark lui annonce qu’il est amoureux de sa nouvelle recrue, Miss Perfection, accessoirement fille du plus gros client de l’agence. Et comme si cela ne suffisait pas pour la déprimer totalement, sa mère lui organise une charmante petite fête d’anniversaire… dans le funérarium familial !
Décidée à ne pas de laisser évincer sans réagir, Callie, pour aiguiser la jalousie de Mark, entame alors dans une relation improbable avec Ian McFarland, le nouveau et très séduisant vétérinaire de Georgebury. Certes, Ian semble plus à l’aise avec les animaux qu’avec les humains – et ne parlons pas de la gent féminine… Certes il est psychorigide sur les bords, voire un peu maniaque. Mais Callie, avec son optimisme légendaire, décide de lui laisser sa chance…



Secrets et préjugés d'Anne Barton

Londres, 1815
Couturière dans une boutique de mode de Bond Street, Annabelle accomplit son rêve. Là, au milieu des taffetas, des satins, des soies et des dentelles, elle crée des robes uniques pour les élégantes de la haute société. Mais le rêve s’arrête hélas chaque soir quand elle quitte son travail… Trop pauvre pour payer les soins dont sa mère malade a besoin, Annabelle a en effet cruellement besoin d’argent. A tel point qu’elle n’a pas trouvé d’autre solution (au prix d’un petit arrangement avec la morale) que de faire chanter de riches Londoniens, en utilisant les secrets inavouables et les potins sulfureux échangés à mi-voix par les clientes, dans l’intimité du salon d’essayage. De toute façon, pour sauver sa mère, Annabelle extorquerait des fonds à l’archevêque lui-même !
Jusqu’au jour où le séduisant duc de Huntford la démasque. Terrifiée, Annabelle l’écoute alors exiger d’elle qu’elle mette ses talents de couturière à son service, en confectionnant une garde-robe complète pour ses deux jeunes sœurs. Elle restera sa captive, chez lui, tant qu’elle n’aura pas terminé. A ce prix seulement, il acceptera de ne pas la dénoncer.


Le roi sur le seuil de David Gemmell (Drenaï)

Un siècle s’est écoulé depuis l’incroyable résistance de la forteresse de Dros Delnoch.
Mais aujourd’hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire drenaï. Dans sa quête de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d’armée du Dragon. Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant. Il n’est pas près d’oublier la trahison de son maître. Dans ses veines coule le sang d’ancêtres mythiques : Regnak et Ulric, qui guerroyèrent l’un contre l’autre au temps de Druss la Légende. Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée comme l’acier. Dans le regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés. Et aujourd’hui, son cœur crie vengeance !


Memento de Jennifer Rush (Amnésia 2)

Après s'être échappée avec Sam, Nick et Cas, Anna essaye comme elle peut de remettre de l'ordre dans les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. En même temps, elle doit apprendre à survivre, selon les règles de Sam : N'attire jamais l'attention sur toi. Porte toujours une arme. Observe ce qui t'entoure. Et surtout, surveille tes arrières. Mais le passé d'Anna resurgit et elle n'aura de cesse de se battre pour connaître la vérité. Et si sa mémoire était la clé ? Et, surtout, pour quelle raison lui a-t-on volé son passé ?



Bleu passion de Victoria Strauss

Milan, Italie, 1487. Giulia, 17 ans, va passer le reste de sa vie au couvent de Sainte Marta. Une chose impossible pour elle, qui voudrait un mari et un foyer. La jeune fille trouve de l'aide auprès d'un sorcier, qui lui confectionne un talisman magique : avant l'hiver, son désir le plus cher aura été accompli. Elle entre au couvent, persuadée qu'un miracle se produira. Soeur Humilità, qui y enseigne le dessin et la peinture, décèle le talent de Giulia et lui offre une place dans son atelier. Cet endroit merveilleux où l'on fabrique en secret la couleur tant convoitée du bleu passion. Et si le destin de Giulia c'était la peinture... ?



Le Doux baiser du serpent de Melissa de la Cruz (Les Sorcières de North Hampton 2)

Joanna et ses deux filles, la sage Ingrid et l’impétueuse Freya, savourent la paix retrouvée dans leur petite ville de North Hampton. Quand Freddie, le frère jumeau de Freya, réapparaît soudain après des siècles d’emprisonnement, la jeune fille commence par se réjouir. Car son frère adoré est forcément innocent. Mais c’est Killian, le fiancé de Freya, que Freddie accuse…
Ingrid, de son côté, est amoureuse pour la première fois. Matt Noble, le séduisant inspecteur de police, a gagné son coeur. Mais une histoire d’amour peut-elle s’épanouir entre une sorcière vierge et un mortel qui ne croit pas à la magie ?
Joanna, enfin, partagée entre ancien et nouvel amour, est contactée par l’esprit d’un mort et forcée de se replonger dans de douloureux souvenirs, heures les plus sombres qu’a connues sa famille.
Face au chaos qui menace leur équilibre, les trois femmes pourront-elles sauver ceux qu’elles chérissent ?




ET VOUS ?

Interview de Catherine Cuenca

source image

Bonjour Catherine Cuenca. Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions. Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?

Je suis écrivain pour la jeunesse, spécialisée dans les romans historiques. Après avoir concilié mes études puis un travail salarié avec mes activités d’écriture pendant près de dix ans, j’exerce avec bonheur le métier d’écrivain à plein temps depuis quatre ans.

Quand as-tu commencé à écrire ? Et pourquoi t’es-tu lancé dans l’écriture ?

J’ai commencé à écrire vers 7 ou 8 ans et je ne me rappelle pas pourquoi ! Tout ce que je sais, c’est que j’aimais inventer des histoires. Je passais des heures à les écrire, les illustrer, et fabriquer des couvertures cartonnées reliées avec du fil, comme de vrais livres.

Quand es-tu passé de l’écriture « personnelle » à l’envie de partager ton histoire et d’être publiée ?

Vers 15-16 ans, ma passion pour l’écriture s’est muée en vocation. J’ai commencé à envoyer des textes à différents éditeurs.

As-tu rencontré beaucoup de difficultés à te faire publier ? Quel a été ton parcours ?

Après une première expérience avec un recueil de nouvelles publié par souscription chez un petit éditeur lyonnais en 1998, j’ai finalisé mon premier roman, La marraine de guerre. Début 2000, je l’ai adressé simultanément à une demi-douzaine d’éditeurs jeunesse. Huit mois plus tard, les éditions Hachette me contactaient pour mon premier contrat.

Avant de parler plus particulièrement de tes livres, je voulais savoir quelle était ta manière d’écrire ? Es-tu plutôt organisée, avec des plans très précis ou bien laisses-tu ton histoire s’écrire d’elle-même à mesure que les idées viennent ?

Il doit être possible d’écrire au fur et à mesure de l’inspiration… En ce qui concerne les romans historiques, à suspense ou policiers, cela me paraît peu crédible. Une intrigue structurée, avec l’introduction d’éléments précis nécessite forcément un plan, encore plus lorsqu’il s’agit d’une commande d’éditeur. L’éditeur ne s’engage pas sur du vent et c’est normal. Ce serait comme confier la construction d’une maison à un architecte, sans s’inquiéter de savoir à quoi elle ressemblera ! Pour qu’il y ait contrat, il faut que le projet, donc le synopsis du roman, ait été validé. Pour tous mes romans, je passe plusieurs semaines à développer le synopsis avant de commencer l’écriture proprement dite.

Tu écris surtout de la littérature jeunesse, et en particulier des romans historiques. Est-ce un choix d’écrire pour ce public particulier ou bien est-ce le texte qui te l’a imposé ?

J’aime bien l’idée du texte qui s’impose de lui-même… Car c’est un peu ce qui s’est passé. J’ai commencé à écrire très jeune. Logiquement, les personnages de mes histoires étaient jeunes. Etant passionnée par l’Histoire, le passé a très vite constitué ma principale source d’inspiration. Mon premier roman était destiné à la jeunesse et je suis restée dans ce créneau car je m’y sentais parfaitement à l’aise. C’est toujours le cas aujourd’hui!

As-tu des inspirations ou influences particulières pour écrire ?

Je suis mes envies d’écriture, sans influence particulière. En revanche, pour me mettre dans l’ambiance du roman, je choisis des musiques en rapport avec l’époque abordée. Elles m’accompagnent tout au long de l’écriture.

Fais-tu beaucoup de recherches pour écrire tes histoires, notamment pour le respect des faits historiques ?

Cela dépend de mes connaissances sur la période abordée et du contenu de l’histoire que je veux raconter. J’utilise autant des ouvrages généralistes ou spécialisés que des articles de presse ou d’encyclopédies en ligne, des glossaires, des cartes, des photos… Tout ce qui peut m’être utile pour me familiariser avec l’époque. Je sélectionne les éléments nécessaires pour étoffer le récit que je ne m’interdis pas de modifier, en fonction de ce que je découvre, pour éviter un anachronisme ou pour intégrer une anecdote qui me semble intéressante.

Quels sont tes projets à venir ? Des écrits en cours ou bien des parutions à venir ? Peux-tu nous en parler un peu ?

Deux nouveaux romans historiques à tendance fantastique sortiront au mois de mars : Florence, le premier tome d’une trilogie intitulée La malédiction de la pierre de lune, publiée chez Gulf Stream Editeur. Le lecteur découvrira l’histoire de Carla, une jeune fille de la Renaissance italienne qui devra faire face à une terrible malédiction familiale, tout en essayant d’assouvir sa passion pour la peinture. La colombe de Montségur, qui paraîtra chez Oskar éditions, se déroule au Moyen Age en pays cathare. Ava, fille de seigneur, doit lutter pour sauver son domaine menacé par la famine et le protéger le trésor des derniers Cathares massacrés par l’Inquisition. Un jeune forgeron aux étranges pouvoirs lui vient en aide.


Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation !