Rechercher dans ce blog

30/04/2015

Le jeudi c’est Jeu Livresque [100]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 100 : Le Regard des princes à minuit
Et vous, contre quoi vous révoltez-vous ?

La connerie humaine... mais cela semble difficile de la combattre...

L'Enfant papillon de Gabrielle Massat

Quatrième de couverture

C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanaël, un individu contaminé par le virus.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai tout simplement adoré.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite. La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteur qui est ici très fluide et agréable. Lu en une journée, j’ai été happée par cette histoire qui est vraiment intéressante et que je ne peux que vous conseiller.

L’univers est bien construit et est plus complexe qu’il n’en a l’air. J’ai beaucoup aimé la manière dont les informations nous parvenaient, petit à petit pour qu’on puisse comprendre où l’on met les pieds, avec son lot d’interrogation. Il y en a toujours lorsqu’il s’agit d’une dystopie, qui je l’avoue m’a fait parfois fortement pensé à La Symphonie des Abysses de Carina Rozenfeld, même si les intrigues sont totalement différentes. J’ai beaucoup aimé le système de fonctionnement suite à ce virus qui a tout ravagé et contraint les gens de vivre « enfermé », petite pensée pour Pure de Julianna Baggott, et aussi la création des Lazuls. Je n’en dirai pas plus sur ce point-là pour laisser un peu de suspense mais c’est une très bonne idée que l’auteur a su tout de même bien exploiter.

Quant à l’intrigue, elle est bonne et bien menée. Elle file droit, on a notre lot de surprise et de révélations qui remette en cause tout ce que l’on apprend, évidemment… C’est un livre haletant avec son lot d’action qui fait que l’on ne peut pas s’ennuyer et dans un même temps, il y a des moments de pause pour qu’on ait le temps de reprendre notre souffle, de bien intégrer les informations que l’on nous livre au fur et à mesure et il y en a un certain nombre ! Je trouve qu’en 400 pages l’auteur arrive à nous construire tout un univers et à nous délivrer une histoire qui tient bien la route et qui peut se suffire à lui-même.

Présenté comme un one-shot, l’auteur laisse pourtant une fin ouverte qui pourrait appeler à une suite, même si en soi, je ne trouve pas cela nécessaire. Pour une fois qu’une fin ouverte ne me dérange pas, il faut le saluer ! Mais bon, s’il y en a une, je ne serai pas contre, surtout si elle est aussi bonne que celui-là.

La narration est à la troisième personne ce qui nous permet de suivre différents groupes de personnages, d’être, de ce fait, au courant de certaines choses par rapport à Maïa mais ce n’est pas pour ça que l’on sait tout, l’auteur arrivant à maintenir un certain suspense en nous cachant des éléments.

Par ailleurs, les personnages sont vraiment intéressants de part l’éclectisme qu’ils nous offrent. Je me suis vraiment attachée à Maïa qui est une adolescente forte, très mature pour son âge et qui saura faire preuve de sang froid pour survivre dans ce monde où tout est contrôlé par l’armée et la peur de ce virus. Elle est combattante et est prête à tout pour parvenir à ses fins, quitte à se mettre parfois en danger. Quant à Nathanaël, il est partagé entre deux univers si l’on peut dire, je me suis aussi attachée à lui, j’avais de la peine pour lui, son histoire est dure, mais celle de Zéphyr n’est pas mieux non plus… Des personnages avec une vie et une expérience douloureuse qui les ont chacun rendu plus fort et aussi quelque peu cynique, ce qui fait des échanges plutôt savoureux.

Le seul petit « reproche », si c’en est vraiment un, que l’on peut faire de ce livre est la « romance » qui semble venir comme un cheveu sur la soupe. Elle est un peu trop rapide à mon goût. Notez cependant la présence des guillemets sur le nom « romance ». Son absence aurait été étonnante mais je pense que ça aurait eu le mérite d’être un peu mieux amené, de manière plus subtile, là, cela ne paraît pas tout à fait logique, cela semble trop simple et facile. Mais bon, ce n’est pas dérangeant, on ne tombe pas non plus trop dans le mielleux et les personnages restent intéressants et ne deviennent pas pour autant guimauve du jour au lendemain.

En bref, L’Enfant papillon est un roman haletant et intéressant. On voit que l’auteur a bien travaillé son univers qui est plus complexe qu’il n’en a l’air. L’intrigue est bonne, c’est une histoire prenante qui m’aura tenu en haleine tout du long. Quant aux personnages ils sont attachants et sympathiques. Un roman que je vous conseille.

29/04/2015

Le dernier bal des sorcières d'Erin Ardfeel

Quatrième de couverture

Quoi de plus naturel que de vouloir aller à l’école avec des enfants de son âge ? Mais c’est impossible quand on s’appelle Falbala et qu’on est la fille d’une très méchante sorcière.
Les enfants doivent-ils se résigner à un destin écrit par avance, ou pourrait-on d’un coup de baguette magique tout changer ?
Falbala, qui ne connaît pas la méchanceté, va vouloir découvrir une autre vie, loin des sorts maléfiques et des chaudrons malodorants auxquels elle est condamnée.
Mais attention : même une gentille sorcière, il ne faut pas trop l’énerver…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Oskar de m’avoir permis de lire ce livre qui est plaisant à lire mais pas non plus extraordinaire.

Nous découvrons Zoé qui explique que les sorcières n’existent pas avant de se contredire et par nous dévoiler l’histoire de Falbala pour comprendre sa pensée. Ainsi, Le dernier bal des sorcières raconte l’histoire de Falbala, fille de la sorcière Karabosse, elle rêve d’entrer dans une école pour les humains car elle ne connaît pas la méchanceté et ne voit pas d’intérêt à être une sorcière maléfique comme sa mère. Mais lorsque celle-ci la pousse à faire une démonstration de pouvoirs auprès de ses amies, Falbala se retrouve dans une situation délicate et va montrer qu’il ne faut pas trop l’énerver, même si elle est une gentille sorcière…

L’histoire en soi est plutôt bonne et bien menée, c’est mignon mais rien de transcendant en soi. Cela manque peut-être un peu de consistance pour moi pour que ce soit vraiment bien et pourtant j’étais plutôt emballée par le fait que l’on avait des sorcières, que Falbala soit du genre « gentil » et pas du tout comme sa mère. On retrouve évidemment les éléments mais c’était un peu trop expéditif pour moi pour que ce soit vraiment bien. Mais après, cela fait son office.

On voit que Falbala n’aime pas sa condition et aimerait changer mais avec une telle mère ce n’est pas évident. Je n’ai pas pu totalement m’attacher à elle du fait que le livre soit si court, mais elle reste sympathique et l’on s’amuse tout de même à la voir faire ses tours de magie qui épatent les zumains.

L’écriture de l’auteur est assez agréable à lire et fluide dans l’ensemble, sauf lorsqu’on parle du chat, là, j’avoue que le premier coup j’ai eu du mal… et je n’en vois pas non plus trop l’intérêt d’avoir fait ça, mais bon… En dehors de ça, c’est une écriture plutôt simple et accessible donc pas de souci pour un jeune lectorat.

En bref, Le dernier bal des sorcières est un livre mignon mais qui ne m’a pas non plus transcendé. J’ai largement préféré Lili Goth par exemple, peut-être que le fait que le livre soit plus consistant m’ait davantage plu. Après je pense qu’il pourra plaire au public visé, cela reste sympathique mais j’en attendais peut-être un peu plus.

28/04/2015

Les petites reines de Clémentine Beauvais

Quatrième de couverture

« À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!!
Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment. »

Mon avis

Quand les boudins débarquent à Paris, attendez-vous au pire !

Fortement conseillé par mes collègues à la librairie, je me suis lancée dans cette lecture et je dois dire que je ne regrette rien. Je ne savais rien avant de le commencer, mis à part qu’il y avait une histoire autour d’une élection de « boudin », et je dois dire que la surprise a été d’autant plus forte. Je trouve l’idée très bonne et conseille vraiment ce livre qui non seulement est drôle et mais qui en plus incite à la réflexion.

Je ne résumerai pas l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent suffisamment tôt pour s’en rendre compte. L’écriture de Clémentine Beauvais est très agréable à lire et fluide, avec un ton grinçant mais ironique et décalé qui va si bien à Mireille Laplanche. Raconté à la première personne, nous suivons cette adolescente qui, pour la 3e année consécutive, gagne le concours de boudins, un concours lancé sur Facebook par un garçon de son collège.

L’histoire est découpée en trois parties, dans la première nous découvrons Mireille à l’annonce des résultats du concours de boudins et qui fait connaissance des autres boudins jusqu’à ce qu’immerge l’initiative d’aller à Paris. Ensuite nous les suivons durant leur périple et enfin leur arrivée à Paris, à l’Elysée. Dans chacune de ses parties, nous voyons une certaine évolution dans les personnages, leur caractère ressort ainsi que leur motivation, qui n’est pas toujours celle que l’on croit.

Une vraie amitié se créée et où Mireille devient le leader pour chapeauter les deux autres qui n’ont pas la même capacité de détachement qu’elle. Après plusieurs années d’insultes et 3e fois qu’elle se fait élire dans ce concours, cela ne la touche plus, ou presque plus. Mireille n’a pas la langue dans sa poche, sans se soucier de ce que ses paroles peuvent faire sur les autres. Elle dit ce qu’elle pense, et ne cesse de se dévaloriser, donnant quelque peu raison aux dires des autres, notamment Malo. On ne peut que s’attacher à Mireille et comprendre sa manière d’agir, même si on peut aussi le lui reprocher (notamment face à sa mère et son beau-père). C’est une adolescente qui se cherche une place, entre un père absent qui ne veut pas la reconnaître, un beau-père, trop attentionné mais qu’elle ne voit que comme une « gêne », sa mère à qui elle répond sans cesse, comme si parfois elle ne valait rien, et pourtant, on se rend compte que ce n’est pas ce qu’elle pense vraiment.

Du fait de leur périple, une certaine célébrité naît et ne cesse de croître avec le temps, ce qui ne plaît pas à tout le monde et va quelque peu perturber leur montée à Paris. Mais tout cela ne les fera que les rendre plus forte, plus mûre en acceptant ce qu’elles sont. Chacune va changer et évoluer, notamment Mireille qui saura enfin ouvrir les yeux et accorder de la valeur à ce qui en a.

Les petites reines porte un regard grinçant et pourtant assez révélateur sur notre société aujourd’hui. Grâce à une écriture acérée et sans langue de bois, Clémentine Beauvais à travers son héroïne pointe du doigt des faits de société important. Le harcèlement scolaire mais aussi le jeu des apparences. Si on ne rentre pas dans les normes, notamment au niveau physique, on est mis de côté et durant l’adolescence, période déjà difficile, les risques peuvent être plus élevés car on juge souvent à l’apparence. La relation entre Mireille et Malo le prouvent, deux amis qui se retrouvent aujourd’hui presque « ennemis » et cela en partie à cause du physique de Mireille, mais pas seulement… Tous ces thèmes sont traités de manière habile dans son livre, mêlant les rires à la réflexion, cela permet de prendre conscience d’un vrai problème.

En bref, Les petites reines est un roman drôle et décalé qui amène pourtant à réfléchir sur notre société et notamment la question de l’image, de l’apparence mais également sur le harcèlement scolaire. Ce livre montre comment retourner une arme pour s’en faire une force. Une histoire pas comme les autres qui saura vous donner le sourire. Découvrez ces trois boudins peu ordinaires !

27/04/2015

Retrouvailles à Versailles de Anne-Marie Desplat-Duc (Les Colombes du Roi-Soleil 14)

Quatrième de couverture

Au fil des ans, les Colombes ont vécu des heures joyeuses, parfois éprouvantes. Elles ont grandi, parcouru le monde, sont devenues de jeunes filles accomplis, amoureuses, toujours libres. Elles se sont promis de rester amies. A l'occasion d'un grand événement, les Colombes ont la joie de se retrouver. Le destin leur réserve encore des surprises !

Mon avis

A l'occasion des 10 ans de la série Les Colombes du Roi-Soleil et pour fêter la sortie du dernier tome, les éditions Flammarion ont fait de cet ouvrage un objet livre très précieux et collector.

En effet, le livre commence sur une dédicace de l'auteur (mentionnée sur la couverture en bas à droite) qui revient sur ces années d'écriture sur la série et ses lecteurs.

De plus, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, des dessins de fleurs sont présents sur chaque tranche. Ce qui en fait un ouvrage vraiment très beau et permet de mettre cette série sur le devant de la scène.


Et j'ai pu également avoir un petit sac en toile à l'effigie de la série qui est vraiment magnifique.


Après cette brève présentation, voici donc mon avis sur ce dernier tome. Les Colombes du Roi-Soleil est une série très populaire auprès de la jeunesse dont j’étais très curieuse de lire et qui ne m'a aucunement déçu.

Retrouvailles à Versailles est le dernier tome des Colombes du Roi Soleil et je dois dire que cela m’a donné très envie de découvrir toute la série, même si pour cela je devrais lire 13 livres. Cela en fait un certain nombre à rattraper mais je trouve ça intéressant de lire par moi-même chacune de leurs aventures qui promettent beaucoup d’aventure. Même si j’en connais déjà la fin et que j’ai pu me faire une petite idée de ce qui leur est arrivée avec ce dernier volume, je reste très curieuse.

Autour d’un événement bien précis, les différentes Colombes de l’école de Saint Cyr vont finir par se retrouver à Versailles. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler et comme il s’agit du dernier tome, a priori on sait plus ou moins à quoi s’attendre (ce qui donc n’était pas mon cas).

La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteur. C’est très agréable à lire et fluide, on sent le côté ancien du fait de l’époque historique concernée mais tout en étant suffisamment accessible pour que ce soit compréhensible. Il ne faut pas oublier non plus que c’est destination à la jeunesse, donc cela doit être aussi accrocheur et ça l’est indéniablement. J’ai lu ce livre très rapidement tant l’écriture était facile mais aussi parce que l’histoire m’intéressait beaucoup. J’étais avide d’en savoir plus, de découvrir chacune de ces jeunes filles qui ont vécu tant de choses.

Je dois dire que ce tome clôture parfaitement la série, du moins avec ce que j’ai pu comprendre des différentes histoires à travers les références, je trouve que c’est une bonne fin. Il permet de faire le bilan de ce qui s’est passé et de voir l’avenir de chacune se profiler. Ainsi, Retrouvailles à Versailles est coupé en différentes parties, chacune dédiée à une héroïne particulière pour savoir ce qui les attend.

La narration étant à chaque fois à la première personne, nous entrons parfaitement dans la vie du personnage concerné. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont eu une vie mouvementé et elles aspirent toute à la tranquillité et à vivre leur amour sans incidence. Du moins, c’est l’idée générale mais tout ne se passe pas toujours comme prévu, comme on peut le voir avec Charlotte. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler et vous laisser la surprise. Chaque Colombes a des préoccupations bien précises, du fait de leurs histoires respectives, même si je ne les connais pas précisément, comme je n’ai lu aucun autre tome.

J’ai beaucoup aimé l’univers créé par Anne-Marie Desplat-Duc. J’avoue que les romans historiques me plaisent mais en plus, lorsque cela se passe à la cour du Roi Soleil ou Versailles me plaît d’autant plus. Plongé en plein règne de Louis XIV, nous sommes confrontés à différents problèmes, comme les « guerres » de religion, entre les protestants (huguenots) et les catholiques et cela à travers notamment le personnage de Charlotte. Cette jeune fille quelque peu rebelle qui ne veut pas renoncer à sa foi et qui met en avant ce conflit, déjà vieux de plusieurs siècles (voir le massacre de la Saint Barthélémy).

Les personnages sont intéressants et très éclectiques. On ressent bien les différents caractères ainsi que leur problème qui sont de diverses natures. Chacune se pose des questions quant à son avenir et si elles pourront être avec celui qu’elles aiment et aussi avoir la possibilité de bien vivre. Elles sont attachantes et leurs histoires respectives nous permettent de voir des enjeux et des questions qui ont fait débat (religion, place de la femme, etc.).

En bref, Retrouvailles à Versailles est un tome qui conclut parfaitement la série car il permet d’en faire le bilan sur le devenir de chacune des Colombes. Je pense qu’il ravira la plupart des lecteurs même si je dois dire que je m’attendais quelque chose d’autre à la vue de la 4e de couverture. Mais ce n’est pas gênant, je l’ai trouvé plaisant et cela m’a rendu suffisamment curieuse pour me lancer dans les 13 précédents tomes. Une série à découvrir, même si pour ma part, j’ai commencé par le dernier.

26/04/2015

Compte-rendu du Teen Author Smash

En ce vendredi 26 avril, à la demande de Secret Forbidden World, nous nous sommes rendues au Teen Author Smash, organisé par Amy Plum (auteur des Revenants, édition Milan) où une trentaine d’auteurs américains étaient présents pour une rencontre suivie d’une dédicace. La rencontre a eu lieu à la bibliothèque américaine de Paris qui, je dois le dire, a vraiment bien géré cette soirée, c’était juste génial et je ne regrette absolument pas d’y être allée.

Arrivées sur place nous retrouvons Carine avec qui nous allons rester toute la soirée. Nous nous installons face aux auteurs qui sont placés en arc de cercle devant nous (c’est qu’il y en avait du monde à caser !). Après une brève présentation par le directeur de la bibliothèque, des adolescents qui fréquentent la librairie présentent tour à tour 5 auteurs qui finissent par lire un extrait de leur livre. Je l’avoue, je n’ai pas toujours tout compris, entre les accents, la rapidité de lecture de certain et la fatigue, cela ne m’a pas aidé. Mais cela restait chouette de faire ça avant de commencer les questions-réponses.


source photo
Cinq chaises étaient placées un peu au devant de la scène où 5 auteurs allaient être choisis pour répondre à des questions préparés par les adolescents de la bibliothèque mais pas seulement ! En effet, les lecteurs étaient conviés à préparer en amont une question et si celle-ci était choisie durant la rencontre, il pouvait gagner un cadeau ! Il suffisait donc de noter la question en anglais et son nom derrière le papier afin de savoir qui l’avait posé.


source photo
Evidemment, qui sont les boulets qui n’avaient pas noté leur nom ? Moi, Secret Forbidden World et Carine… et quelles sont les questions qui ont été choisies parmi celles de l’audience ? Moi, Carine et Secret Forbidden World ! Et le pire c’est que la 4e question était celle d’une fille située à côté de nous, une belle brochette, les unes à côté des autres (mais on n’était que toutes les 3 à ne pas avoir noté les noms, on avait oublié…). On ne s’est pas du tout fait remarquer, surtout qu’une fois avoir été choisie puis Carine, j’ai dit à Secret Forbidden World, il manquerait plus que la prochaine, ce soit toi… et ça n’a pas raté ! Le hasard fait bien les choses parfois. Du coup, comme nos questions ont été posées, nous avons eu droit à un cadeau ! Il s’agissait d’un livre d’un des auteurs présents au choix et j’ai donc pris The Vicious Deep de Zoraida Córdova, que j’ai ainsi pu faire dédicacer (parce qu’à la base je n’avais rien…).


Les questions étaient intéressantes et les auteurs se prêtaient au jeu, même si parfois il y a eu quelques colles mais ils s’en sont bien sortis. Une fois la rencontre terminée, c’était le moment des dédicaces, cela allait vite, il y avait tellement d’auteurs que les gens se dispatchaient donc c’était pratique. Il y avait quand même pas mal de monde, toutes les chaises étaient prises, donc au moins les auteurs ne se sont pas déplacés pour rien.

Pendant que j’attendais Secret Forbidden World qui avait une montagne de livres à faire dédicacer, l’auteure : Crystal Perkins est venue me voir et m’a offert un de ses livres et me l’a dédicacé. Super sympa ! Je ne m’y attendais pas, au début je me demandais même ce qu’elle me voulait (fin de journée de boulot + fin de semaine), trop fatiguée pour comprendre ce qu’on me disait en anglais. Merci Cindy pour le soutien !


Suite à cela, j’ai fini par me prendre un livre, trop de tentation et je dois dire qu’il y en a eu un qui m’a tapé dans l’œil donc je suis repartie avec Otherbound de Corinne Duyvis que j’ai fait dédicacer évidemment. Durant la présentation, elle en a parlé brièvement et ça m’a donné envie, en plus, la manière d’être de l’auteur, très décontracté et avenant m’a donné envie de découvrir son livre. Elle discutait aisément, même si je l’avoue, j’ai peu parlé, mais j’ai suivi sa conversation avec Secret Forbidden World c’est déjà pas mal et intéressant. Je suis curieuse de voir ce que ça va donner.


Bilan : un livre gagné, un livre offert et un livre acheté, je ne suis pas repartie sans rien ! Alors qu’à la base, je venais juste en accompagnatrice.

La soirée s’achève, Secret, Carine et moi étions les trois dernières à partir mais au moins on en a bien profité. Nous sommes reparties avec des dédicaces, un livre offert (au moins), une rencontre bien sympathique avec une organisation parfaite. Cela donne des idées d’ailleurs… Bref, une très bonne soirée et s’il y en a d’autres à venir, je n’hésiterai pas une seule seconde !

Le Ciel après la pluie de Clara Sánchez

Quatrième de couverture

« Il y a quelqu'un qui veut ta mort. »
Les paroles d'une inconnue croisée par hasard peuvent-elle marquer notre vie pour toujours ?
À vingt-trois ans, Patricia a tout pour être heureuse : une carrière de mannequin en plein essor, une belle maison, un mari aimant. Pourtant, au cours d'un vol New Delhi-Madrid très mouvementé, sa voisine, Viviana, la met en garde : « Qui que ce soit, cet être est décidé à te faire du mal. »
La jeune femme décide d'oublier cet avertissement et profite du bonheur d'être rentrée chez elle. Pourtant, son existence si parfaite semble tout à coup déraper. Une voiture manque de la renverser. Au cours d'un défilé, elle se retrouve incapable d'avancer, comme paralysée. Sur un tournage, elle chute et se tord la cheville. Cette succession d'incidents est-elle fortuite ? Viviana aurait-elle dit vrai ? En quête d'explications, Patricia part à sa recherche...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Marabout de m’avoir permis de lire ce livre qui malheureusement m’a déçu. J’en attendais peut-être trop ou à quelque chose de différent mais j’ai trouvé pas mal de défauts à ce livre qui expliquent ce sentiment.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent vite. Alors si l’idée de base était plutôt bonne et intéressante, j’ai trouvé le traitement assez ennuyeux et pas des plus adaptés. Ce n’était pas suffisamment soutenu, pas un thriller comme je l’entends. Il n’y avait pas vraiment de suspense avec cette épée de Damoclès qui pèse au-dessus de sa tête alors même qu’on sait dès le départ que quelque veut sa mort.

Le premier problème rencontré avec ce livre est le rythme qui est assez lourd et donne des effets de longueurs. A chaque chapitre, Patricia passe en revue les différentes personnes de son entourage qui pourraient lui vouloir du mal, pour l’exclure à la fin dudit chapitre (en général) pour telle ou telle raison. Ce rythme quelque peu cyclique passe une fois ou deux mais faire tout un livre de cette manière devient très rapidement lassant. Et ce que l’auteur voulait instaurer comme suspense n’en est pas un, cela ne fait que retarder l’échéance et j’avais envie que ça avance plus vite.

Le deuxième problème est l’intrigue elle-même. La construction est à mon sens mal faite mais les révélations… la finalité de l’ouvrage… Eh bien que dire… au bout de 10 pages j’avais déjà tout compris où l’auteur voulait en venir. Aucune surprise, je m’y attendais et le voyais à des kilomètres. Du coup, ça a été une déception de constater que j’avais raison. Ça ne servait presque à rien de lire ce livre pour en arriver-là tant ça paraissait évident.

L’écriture de l’auteur est plutôt fluide, donc le livre se lit bien mais je n’étais pas vraiment dans l’histoire. J’étais en retrait, extérieure à tout ça et cela en grande partie parce que je ne me suis pas vraiment attachée à Patricia. Pourtant elle est la narratrice, on voit qu’elle se retrouve dans une situation délicate et s’enfonce toujours un peu plus dans cette quête de vérité. Elle décide de croire en les propos de Viviane qui vont toujours la pousser plus loin et à agir, parfois mal dans le but de comprendre ce qui se passe. Même si ce n’est pas toujours évident ce qu’elle vit, surtout quand on voit son entourage, qui méritent une bonne paire de claques et de remettre leurs idées en place, on se demande dans un même temps, si cela se justifie.

Si j’ai du mal à accrocher aux personnages et encore plus au héros, qui se retrouve être ici le narrateur, même si l’histoire est bonne, cela pêchera forcément mais là, l’histoire était trop simple et trop évidente pour qu’il y ait un réel intérêt à mes yeux. Et les personnages secondaires n’ont pas aidé, comme je l’ai dit, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, ils sont tous détestables à différents niveaux.

Sur la quatrième de couverture l’éditeur a fait le choix de rajouter une phrase que je n’ai pas retranscrite dans cet article car cela spoile (à mon sens). Après cela résume très bien l’histoire et du coup, pas besoin de lire le livre, on comprend tout rapidement. Si on a un minimum de réflexion et qu’on a lu un certain nombre de thrillers aussi eh bien on sait d’avance où l’auteur veut en venir, donc aucun intérêt. C’est dommage parce que la thématique en soi était intéressante mais le traitement à tout gâcher, l’effet de surprise n’en est pas un. C’est dommage parce qu’il est dit que c’est une très bonne auteure reconnue, mais cette rencontre n’a pas été très probante pour moi.

En bref, Le Ciel après la pluie est une déception pour moi car j’attendais un thriller bien plus haletant et surprenant. Or, l’intrigue est cousue de fil blanc, la révélation de fin n’en est pas une, on sait à quoi s’attendre et cela dès le début. De plus, les longueurs alourdissent le texte et fait peiné à avancer l’histoire. Les personnages ne m’ont pas vraiment plu, je ne me suis pas vraiment attacher à l’héroïne, quant aux secondaires, de vraies têtes à claque tous autant qu’ils sont. Dommage.

In My Mailbox (178)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



25/04/2015

Freaks' Squeele Rouge de Florent Maudoux & Sourya Sihachakr


Quatrième de couverture

La jeune Xiong Mao, encore adolescente, va devoir se trouver une voie vers l'âge adulte en affrontant ses camarades de classe, mais aussi ses professeurs. Le chemin est semé d'embûches à base de super pouvoirs et de trahisons dignes des Borgia, heureusement ses amis sont là pour l'accompagner et grandir avec elle. Rouge conte un parcours initiatique hors norme dans le monde des arts martiaux.

Mon avis

Ayant beaucoup aimé les Freaks’ Squeele ainsi que les spin-off sur Funérailles ou Masiko, je me devais de continuer la saga en lisant les Freaks’ Squeele Rouge qui concerne l’enfance et l’adolescence de Xiong Mao.

Je dois dire qu’elles ajoutent un plus, il y a des éléments qu’on avait pu voir dans la saga principale mais ici on a plus de détails. Son enfance et son adolescence n’ont pas été de tout repos, les intrigues familiales font parties de son lot quotidien et elle doit sans cesse composer avec ça. En même temps, en étant la fille du parrain de la mafia et la fille de sa mère (voir Freaks’ Squeele Masiko) il est évident que cela va poser quelque problème.

L’action est ainsi omniprésente dans cette série, des moments de pause permet de reprendre notre souffle mais ce n’est que pour mieux nous plonger dans des scènes de lutte où chacun se dévoilera d’une manière ou d’une autre, que ce soit dans les combats ou la magie qui entoure tout cela à travers notamment les totems.

Ses entraînements vont s’intensifier et tout cela va la mener à la femme que nous connaissons dans Freaks’ Squeele, une femme forte, habile et agile qui saura se montrer à la hauteur. Elle a encore beaucoup à apprendre mais elle est loin d’être stupide et même si l’on tente de lui cacher des choses, elle reste lucide et parfaitement consciente de ce qui se passe autour d’elle. Elle saura faire preuve de courage et aller au bout de ses convictions. Je dois dire que je ne m'attendais pas à certaines choses, très surprise par la tournure des événements et qui nous amène habilement vers la saga principale.

Xiong Mao va faire des rencontres, se faire une amie avec qui elle va développer certains pouvoirs. Sélène, nouveau personnage que nous apprenons à découvrir au fur et à mesure des tomes est l'élément essentiel dans cette trilogie car elle saura aider Xiong Mao dans l'adversité et lui montrer la voie. J'ai trouvé intéressant la manière dont elle pouvait être utile dans la quête de Xiong Mao. Le dernier tome est très touchant pour cela car il permet de montrer tous les liens établis entre les deux jeunes filles. Je trouve qu'il conclut parfaitement la trilogie.

Le seul petit regret est que les dessins n’aient pas été fait par Florent Maudoux donc cela change vraiment au niveau graphisme par rapport aux autres de la série. Même si l'on reconnaît les personnages, mais cela reste différent, je suis moins fan, je préfère Florent Maudoux. C'est une question de goût.

En bref, un spin-off qui permet d’en apprendre plus sur cette femme si mystérieuse qui a du mal à se dévoiler mais lorsqu’on voit sa vie, on peut le comprendre aisément. C’est une adolescente qui se cherche et qui teste ses limites tout en essayant de se protéger de la vie qui l’entoure. Fille d’un mafieux et de la femme la plus haïe et recherchée, il est évident que Xiong Mao n’est pas une fille comme les autres.

Livres lus :

Coeur ardent de Florent Maudoux & Sourya Sihachakr
Ma douce enfant de Florent Maudoux & Sourya Sihachakr
Que Sera Sera de Florent Maudoux & Sourya Sihachakr

24/04/2015

Même les princesses pètent de Ilan Brenman et Magali Le Huche

Quatrième de couverture

Un secret à ne pas répandre aux quatre vents !
De retour de l’école où elle a eu une grande discussion avec ses copines, Laura pose à son père une question un peu embarrassante : « Est-ce que les princesses font des prouts ? » Son papa, qui comme elle aime les livres et les belles histoires, va chercher dans sa bibliothèque un ouvrage qui a l’air très très vieux. Prenant un air mystérieux, il lui lit le titre : Le Livre secret des princesses. Il renferme tous les secrets des princesses les plus célèbres du monde, même les plus inavouables – et les prouts sont bien de ceux-là ! On y découvre notamment comment la belle Cendrillon, très anxieuse le soir du bal, fit un prout à minuit pile, fort heureusement camouflé par le son de l’horloge !
Ilan Brenman et Magali le Huche signent là un ouvrage amusant qui, avec humour et tendresse, désacralise le mythe de la princesse parfaite. Oui : même si elles n’en sont pas moins merveilleuses, les princesses sont, elles aussi, la proie de ces gênants petits troubles intestinaux !

Mon avis

Voici un nouvel album dont le titre m’a interpellé. Avec cette couleur flashy bien rose et un tel titre, j’étais très curieuse de voir ce que l’auteur allait nous dévoiler et je dois dire que c’est un album plutôt drôle qui nous fait voir les princesses différemment.

L’histoire raconte celle de Laura, une jeune fille qui un soir en rentrant de l’école demande à son père si les princesses font des prouts. Intrigué le père lui répond par l’affirmative et s’interroge sur cette drôle de question. Car cela a fait tout un débat à la cour de récré et son père tâche de lui prouver que c’est effectivement le cas, en donnant pour cela des exemples très précis dans un vieil ouvrage qui se trouve dans sa bibliothèque.

C’est avec humour, à l’image de ce titre, que l’auteur Ilan Brenman et Magali le Huche, l’illustratrice, cassent ici le mythe de la princesse parfaite, que l’on peut facilement identifier aux jeunes filles. Personne n’est parfait, tout le monde peut avoir, comme cette histoire le trouve, des problèmes intestinaux mais on peut extrapoler en évoquant d’autres choses. Au final, tout le monde est pareil et rencontre les mêmes problèmes.

Les dessins sont assez sympathiques, très expressifs qui permettent de dynamiser le texte. Je trouve que cela fait un bel ensemble, mais à vous d’en juger.


En bref, voici un album drôle qui m’a bien plu car cela casse les codes sur les princesses parfaites ou les petites filles parfaites que l’on veut nous faire croire. C’est drôle et mignon à la fois.

23/04/2015

Le jeudi c’est Jeu Livresque [99]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 99 : Fangirl
Cath aime les emergency dance parties, ce sont des moments où elle a besoin de se défouler en musique, et elle fait ça sur du Kanye West. Et ma question serait alors : et vous, vous écoutez quoi quand vous avez besoin de vous défouler en musique ?

Généralement j'écoute Three Days Grace et notamment cette chanson là que j'adore : I Hate everything about you


Perdue et retrouvée de Cat Clarke

Quatrième de couverture

PERDUE

Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l'enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur.

RETROUVÉE

Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l'ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l'ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d'événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l'on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Mon avis


Voici le nouveau roman de Cat Clarke que j’attendais avec plus ou moins d’impatience. Pourquoi plus ou moins ? Parce que je l’attendais au tournant parce qu’avec l’auteur, il y a souvent quelque chose qui coince. Autant je trouve qu’elle a de bonnes idées autant je trouve que parfois l’exploitation n’est pas toujours bonne. De plus, le fait que je sache toujours très rapidement ce qui va se passer ensuite enlève pas mal du plaisir, quand ce n’est pas avant même de lire le livre (voir A kiss in the dark).

Pour Perdue et retrouvée, le cas est quelque peu différent. Déjà, je n’ai pas cherché à savoir de quoi ça parlait pour me laisser totalement emporter par l’histoire, aucun a priori, aucun avis (le livre n’est même pas sorti en VO, du coup j’étais totalement vierge, la seule indication sur l’histoire est son titre et je n’ai pas cherché à comprendre plus que ça.

Alors, je préfère le dire d’emblée, Perdue et retrouvée n’est pas un coup de cœur pour moi parce qu’il y a des éléments qui m’ont dérangé ou du moins interpelé. J’ai préféré laisser passer un peu de temps avant de rédiger ma chronique pour avoir suffisamment de recul pour analyser tout ça et débattre avec moi-même pour savoir si c’est un bon livre ou pas. En un sens, c’en est un, mais une fois encore je trouve que le choix de l’auteur n’a pas été des plus judicieux et je vais expliquer pourquoi cela n’a pas totalement collé avec moi. En revanche, je peux d’ores et déjà dire qu’il plaira sans doute à une majorité, tout dépend de votre bagage littéraire j’ai envie de dire.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements nous sont rapidement indiqués pour que l’on comprenne bien le contexte.

Alors parlons en premier lieu de ce qui fâche. Pendant la moitié du livre, j'étais assez mitigée sur l'ouvrage. La narratrice, Faith, la sœur restante de la famille, nous présente la situation, sa famille et ses amis, mais au final, il ne se passait pas grand-chose. Je dois l'avouer que je m'ennuyais un peu parce que ça ne bougeait pas. J’avais envie d’avoir une révélation ou bien un problème survenir avec cette « nouvelle » sœur fraichement débarquée après 13 ans d’absence et là, on ne voit que la famille qui doit réapprendre à se connaître. C’est intéressant d’une certaine manière et obligatoire mais on n’a vraiment rien d’autre pendant la moitié, voire un peu plus, et du coup c’était trop long pour moi. Il était évident qu’il allait se passer un truc, sinon le livre n'aurait vraiment eu aucun intérêt et ce n’est pas le genre de Cat Clarke. Le sujet pourtant est vraiment intéressant mais le traitement ne m’a pas convaincu ; c’est trop long, trop lent et au bout d’un moment cela devient pénible plutôt qu’autre chose.

Du coup, pendant cette moitié de lecture seule l'écriture de Cat Clarke m’a fait tenir parce qu’elle n'est pas désagréable, elle se lit bien mais il n'y avait que ça qui me faisait vraiment avancer parce que l'histoire est vraiment très lente. Pourtant on ne peut pas dire qu’Un dîner avec Cary Grant, lu quelques temps auparavant soit plus rapide mais il y avait tout un univers, les USA après-guerre, une grande découverte pour Jocelyn qui fait que ça m'a bien accroché. On découvrait aussi les différents personnages, là on est centré que sur Faith, elle est la narratrice et cela restreint grandement l’intrigue puisque tout tourne sur elle et sur sa sœur qui est au centre des attentions.

Et puis peu à peu on sent qu’il va se passer un truc, l’imminence des révélations ou un événement qui va changer la donne… Sauf que LA grande révélation du livre n’arrive qu’à la toute fin ou presque, il faut tout de même attendre plus de 300 pages pour savoir enfin ce qui cloche. Je pense que le roman aurait eu plus d'intérêt si c'était venu un peu en amont et voir ce que l'héroïne allait faire, et qu’elle pouvait être les conséquences.

Je pense aussi que l'auteur aurait pu aller bien plus loin et montrer chez Faith une animosité plus grande envers sa sœur. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler mais voir la compétition entre les deux sœurs auraient pu être intéressantes et donner une autre dimension là j'ai trouvé que ça restait trop en surface pour ça. On le voit mais si ça avait été plus creusé, plus renforcé, la révélation aurait eu plus d'impact pour titiller notre curiosité. Et je trouve que l’auteur ne va pas suffisamment loin dans les émotions, j’étais quelque peu en dehors alors que Faith devrait ressentir beaucoup de choses avec sa sœur retrouvée, sa place dans cette nouvelle famille, sa relation avec ses amis qui au final… reste là aussi en surface. Les livres de Charlotte Bousquet arrivent davantage à me toucher que ceux de Cat Clarke à ce niveau-là et avec une narration à la première personne, on ne peut pas passer outre, car tout passe essentiellement par les sentiments et avec un tel sujet, on devrait en avoir un certain nombre. Voir aussi Cette nuit-là de Chevy Stevens…

Il y a beaucoup d’éléments qui fâchent tout de même parce que je trouve ça dommage que l’auteur n’aille pas plus loin pour décrire les sentiments, elle ne parvient pas à me toucher comme a pu le faire récemment Chevy Stevens, ou encore à profiter d’une telle situation pour en montrer toutes les problématiques. Pourtant, comme je l’ai dit, l’idée est bonne dans l’ensemble. C’est un sujet intéressant à traiter et j’étais curieuse d’en voir le déroulement mais je suis quelque peu restée sur ma faim.

Je pense que le livre plaira davantage à d'autres, mais pour avoir lu des thrillers adultes bien plus haletant et même en YA, ça ne m'a pas suffi. Mais au moins, je n'ai pas su trop tôt ce qui allait se passer, sauf que tout ça cachait évidemment un truc, mais j’avoue aussi ne pas avoir cherché à savoir pour me laisser surprendre. Quant à la fin, elle est vraiment bonne et je trouve qu’elle a tout de même un impact, c’est bien d’avoir terminé sur cette touche, cela laisse une petite ouverture, à savoir ce qui va se passer après.

Quant aux personnages ils sont intéressants. On voit une famille brisée et reconstruite dont l’espoir de revoir l’enfant disparu se retrouve comblé lorsqu’elle revient dans le foyer. Faith est une héroïne intéressante qui ressent des choses normales même si on peut la penser égoïste (selon sa mère en tout cas). Elle est attachante et ne vit pas un moment normal donc on peut comprendre qu’elle s’éloigne de certaines personnes. Je trouve juste dommage le fait que l’auteur n’ait pas accentué ses sentiments sur tout ça, sur sa place dans la famille, je pense que ça aurait pu être quelque chose d’intéressant.

Les personnages secondaires ne sont pas suffisamment exploités, que ce soit Martha, la meilleure amie ou encore Thomas le petit ami qui au final sont vite relégué au 2e temps, compréhensible et en même temps on se demande un peu quel est leur intérêt. Le secondaire qui est intéressant c’est Michel, qui entretient une relation particulière avec Faith.

En bref, une lecture mitigée pour moi. Le sujet est intéressant, l’idée plutôt bonne dans l’ensemble avec une révélation choc, mais je trouve cela dommage qu’elle n’arrive vraiment qu’à la fin ou du moins que l’amorce de la chose soit si tardive parce qu’on est dans l’attente, non pas dans le suspense haletant qui nous fait tenir mais plutôt dans une longue pause qui dure et dure… Je l’ai davantage ressenti comme ça, je n’ai pas totalement été happée par l’histoire pour être dans le bon suspense, là j’étais plutôt dans la frustration, celle de voir l’intrigue décoller et apporter quelque chose. C’est dommage.