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30/11/2014

In My Mailbox (157)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Le ciel nous appartient de Katherine Rundell

Quatrième de couverture

Tout le monde pense de Sophie qu'elle est orpheline. La jeune Anglaise demeure cependant persuadée que sa mère n'a pas sombré avec le navire qui la laissa, à l'âge d'un an, flottant dans un étui à violoncelle au beau milieu de la Manche.
Alors, lorsque les services d'Aide à l'enfance menacent Charles Maxim; son tuteur, érudit farfelu aux méthodes d'éducation fantasques, de lui reprendre la garde de Sophie, celle-ci décide de poursuivre ses rêves et part pour Paris avec lui sur les traces de la disparue...
Une cavale menée sous le signe de l'espoir, qui conduira la fuyarde sur les toits de la ville-lumière, en compagnie du sauvage Matteo et de sa bande de danseurs du ciel.

Mon avis

Voici un roman très sympathique que je vous invite vivement à découvrir.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour comprendre les tenants et les aboutissants. Par ailleurs, j’avoue ne pas avoir lu la 4e de couverture avant lecture (je ne le fais jamais d’ailleurs) mais là, je n’ai vraiment pas cherché à savoir de quoi cela parlait. J’avais eu ce livre lors de ma journée dans les locaux de Gallimard dans le cadre de mon stage en librairie.

Bref, comme quoi, les bonnes surprises viennent quand on ne s’y attend pas, si je ne l’avais pas eu et si je n’avais pas été obligée de le lire dans le cadre de mon travail, peut-être qu’il serait resté plus longtemps dans ma PAL. Grave erreur…

Je me suis totalement laissée emportée par cette histoire qui est vraiment belle et pleine d’espoir. C’est un univers très doux et poétique qui nous invite à rêver et espérer. Sophie sent que sa mère est vivante et elle est prête à tout pour la retrouver, même si cela paraît improbable… mais pas impossible « Quasiment impossible signifie que c’est encore possible » comme le fait remarquer Sophie à son tuteur Charles Maxim.

C’est ainsi qu’elle part pour Paris en compagnie de son tuteur et qu’elle va aussi faire la connaissance de Mattéo, ce gamin des rues qui va lui montrer un autre univers. Je vous laisse découvrir lequel. L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans cette drôle d’aventure et les pages défilent sans qu’on ne s’en rende compte. Il m’a fait moins de 2 jours, c’est pour dire à quel point c’est prenant.

Le titre du livre Le ciel nous appartient est très bien choisi et rend compte de toute la poétique de l’histoire mais aussi certains faits. Je reste délibérément vague pour ne pas spoiler parce que ce livre mérite vraiment d’être lu.

Les personnages sont intéressants et attachants, que ce soit Charles Maxim, cet érudit et amoureux des livres qui est prêt à prendre en charge un bébé alors qu’il n’y connaît rien. Il lui enseigne tout ce qu’il y a à savoir et lui transmet son amour des livres mais cela n’est pas suffisant car Sophie ne semble pas être une vraie lady au goût de certaines personnes, raison pour laquelle on veut lui retirer la garde alors qu’elle est adolescente. Sophie n’est pas un garçon manquée mais pas totalement une lady qui doit bien se tenir, mettre des robes, etc. et cela dérange. Mais elle est entière et sait ce qu’elle veut. Elle va au bout de ses convictions, ce qui lui semble juste même si parfois elle peut se mettre en danger sans vraiment s’en rendre compte. Mais cela fait tout son charme. Quant à Matteo, il a la vie dure, mais semble tout de même heureux car il possède une chose assez unique…

En bref, une très belle histoire qui nous fera voyager, et garder espoir, tout comme la puissance de l’amour, quelle qu’en soit sa forme. Des personnages attachants qui ne vous laisseront pas indifférent. Le ciel nous appartient est un roman à découvrir.

29/11/2014

Le Temps des Mitaines de Loïc Clément et Anne Montel

Quatrième de couverture

Dans un monde imaginaire, les aventures et mésaventures d’une bande d’amis dotés de super pouvoirs !
Suspense, enquête, premiers émois, rires, … 
Arthur vient d’emménager dans le village des Mitaines. Dès son premier jour dans la nouvelle école, il apprend qu’un élève a mystérieusement disparu. Sa curiosité est piquée, et avec l’aide de ses nouveaux amis, l’amusante Pélagie, l’intrigante Kitsu, le génie de la bande Gonzague et son fidèle compagnon Willo, il se met en tête de trouver le coupable !

Mon avis

Voici une BD jeunesse assez sympathique, je l’avoue, je n’ai pas non plus été transportée, je n’ai pas adoré. C’est bien, c’est mignon mais pas non plus exceptionnel, peut-être que je suis trop vieille pour ça, je ne saurai dire.

Arthur vient d’emménager dans un village, celui des Mitaines, il va donc aller dans une nouvelle école avec l’angoisse d’être seul. Mais rapidement il va se faire des amis, Pélagie, une jeune fille un peu rêveuse, Gonzague, un escargot intello, Willo et Kitsu, une renarde même si cette dernière est quelque peu distante. A peine arrivé à l’école, il apprend que des élèves disparaissent mystérieusement. Voici une situation inquiétante et dont il va falloir résoudre l’énigme et trouver le coupable.

C’est une histoire assez classique, il est assez facile à trouver le responsable de ces disparitions mais cela se laisse lire. Simple mais efficace, ce type d’histoire fonctionne toujours mais pas de grands suspenses en soi. Le plus dérangeant dans cette BD c’est que parfois j’avais la sensation de passer d’une scène à une autre sans vraie transition et ça m’a un peu dérangé.

Les personnages sont mignons avec des caractéristiques qui leur sont propres. Chacun d’eux a un pouvoir particulier, sauf Arthur qui n’a toujours pas développé son don, et cela lui pose un problème. Mais comme on peut s’y attendre, au cours de l’enquête, il va se révéler à lui, je vous laisse découvrir ce que c’est.

Les illustrations sont assez sympathiques, c’est mignon là encore, avec des couleurs assez claires, parfaitement adaptés pour un jeune public. je vous laisse un visuel d’une planche pour que vous en fassiez votre propre avis.

source image

En bref, une BD mignonne et assez classique et facile dans son déroulement mais ce qui est simple fonctionne toujours. Après tout dépend si l’enfant à l’habitude de lire des histoires avec du suspense et énigme du genre, trop simple cela pourrait ennuyer. Mais les illustrations sont assez mignonnes, cela rehausse le texte.


A partir de 8 ans.

28/11/2014

Monotropa Uniflora de Gwendoline Finaz de Villaine (Les Brumes de Grandville 1)


Quatrième de couverture

Peut-on tomber amoureuse d’une simple voix, d’un esprit, sans y perdre son âme ? 
1919. au lendemain de la Première Guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égale que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent d’une voix mystérieux sortie des ombres…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier B. Editions de m’avoir permis de lire ce livre même si je dois avouer que je suis assez déçue. Je m’attendais à tout autre chose et mes attentes n’ont pas été là. Pourtant le début partait bien, une bonne mise en place mais au final, ce n’était pas ça.

Je reconnais que c’est bien écrit, fluide, je n’ai pas mis beaucoup de temps pour le lire (dans les deux jours) je n’ai pas peiné, ni rien. C’est agréable, mais il est vrai que cela ne fait pas tout. Une belle écriture est préférable mais quand le contenu suit, c’est tout de suite mieux, or l’intrigue ici est plutôt bateau. Je n’en ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, je préfère m’attarder davantage sur mon ressenti et expliquer pourquoi ce livre m’a déçu.

Alors je dois tout d’abord dire que l’intrigue tient bien la route. En soi, elle est plutôt bonne et bien menée, mais ça reste assez facile et simple. Rapidement on peut comprendre les tenants et les aboutissants et je dois avouer que les révélations de fin ne m’ont pas surprise. Je m’y attendais assez. Certains personnages sont assez louches donc il semblait évident qu’il y avait anguille sous roche. J’attendais plus de rebondissements, de révélations chocs, là, on est resté dans le classique et la simplicité.

L’histoire est surtout présentée comme une romance, lorsqu’on regarde la 4e de couverture (notamment sur le livre) c’est présenté comme tel, or il faut avouer qu’elle met du temps à apparaître. Pendant au moins la moitié j’ai la sensation que c’est inexistant pour se concentrer plus sur l’arrivée d’Appollonie, sa petite vie de professeur de chant au Château de Grandville mais rien de plus. Et puis d’un coup, la voilà amoureuse, tout s’enchaîne et l’on n’a plus que ça. J’ai eu la sensation de passer du coq à l’âne, en deux temps trois mouvements, la romance était installée, comme sortie de nulle part, etc. Je n’ai pas trouvé ça crédible, ça tombe comme un cheveu sous la soupe et ce genre de choses m’énerve assez. En romance je suis assez difficile, déjà que l’amour au premier regard je n’aime pas ça, là le traitement m’a déçu, je m’attendais vraiment à autre chose.

Pourtant, le principe qu’elle puisse tomber amoureuse d’une simple voix, etc. c’était une bonne idée, j’étais très curieuse de voir comment l’auteur allait rendre cela possible. Malheureusement c’est tombé à côté, on a certes au début une voix mais dans le traitement, j’ai trouvé que ça manquait de profondeur, il ne me semblait pas possible qu’une attraction soit possible. Pourtant c’est écrit à la première personne, on aurait pu avoir ses sensations, cette alchimie crée rien qu’avec le son d’une voix. Un sacré challenge mais qui pour moi n’a pas été relevé. Et pourtant c’est possible parce que dans Charley Davidson, Daryda Jones y parvient parfaitement, sans jamais voir Reyes, juste avec une ombre et éventuellement une voix, et encore, elle parvient à faire ressentir quelque chose.

Quant aux personnages, ils sont assez intéressants mais pas toujours bien approfondi, je n’étais pas totalement dans l’histoire, un peu hors de la romance du fait que l’on passe d’un état à l’autre sans vraiment s’en rendre compte. Apollonie est la petite fille fragile qui a besoin d’être protégée mais qui se veut quand même forte, elle est sympathique mais je ne l’ai pas non plus adoré. J’ai connu des héroïnes plus touchantes, malgré leur fragilité.

En bref, une petite déception car ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Ce n’est pas mauvais, loin de là, les idées sont bonnes mais pas toujours bien exploitées. Ensuite l’intrigue est assez simple et convenue, pourquoi pas mais j’attendais quelque chose de plus extraordinaire. Les personnages sont intéressants mais auraient mérité aussi un peu plus de traitement et de profondeur pour qu’ils soient plus complexes et intéressants. Pourtant l’univers pouvait être sympa et l’explication du titre de ce premier volume à la fin explique bien des choses… Mais j'en attendais peut-être trop.

27/11/2014

Le jeudi c’est Jeu Livresque [78]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 78 : Le livre que vous aviez oublié dans votre biblio

Je ne peux pas dire que je l'ai oublié puisque je suis allée directement le chercher (mais j'avoue que je ne savais plus où il était dans la biblio, j'ai fouillé un peu lol). Mais je sais que je l'ai, et ça... depuis pas mal de temps en fait... je devais être encore au lycée... ou début de fac, donc entre 5 et 7 ans je pense... fort probable... Bref... mais le fait que ce soit un tome 4 et que je n'ai pas les autres, fait que ce livre reste dans la PAL...



L'ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet (L'ogre 1)

Quatrième de couverture

Abdou et Yoan vivent dans un foyer pour enfants. Oui, ces enfants dont personne ne veut... ceux qui n'ont "pas d'avenir", comme le répète l'horrible Directeur du foyer. Heureusement, les deux Copains ont de la ressource ; et quand ils découvrent que le nouveau veilleur de nuit, ce bonhomme énorme, très très costaud et très très laid, est un OGRE, ils ripostent. Pas question de se laisser croquer comme des cookies ! 

Mon avis

Voici un roman jeunesse très sympathique que je ne peux que vous conseiller de lire, qui plaira aux petits comme aux plus grands. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. mais quelle est-elle ?

L’histoire se déroule dans un foyer pour enfants dont le directeur ne cesse de dire qu’ils n’ont pas d’avenir, qu’ils ne servent à rien, etc. Rien de bien réjouissant et pourtant, c’est une histoire drôle et touchante à la fois car lorsqu’un nouveau veilleur de nuit arrive, Abdou et Yoan pensent déjà à la manière de s’en débarrasser. Différentes techniques sont abordées mais lorsque les deux enfants découvrent qu’il s’agit d’un ogre, prêt à les manger, tous les coups sont permis pour ne pas se laisser faire, quitte à collaborer avec l’ennemi…

Le cadre n’est certes pas des plus joyeux mais l’auteur arrive à en casser l’image pour nous offrir une histoire très surprenante. J’avoue, je ne m’attendais pas tout à fait à cela en commençant mon histoire, j’imaginais une alternative un moment donné. Mais je dois dire que cette version est très réussie. C’est mignon, frais et drôle. En somme, de bons éléments qui feront passer un très bon moment de lecture, je vous le garantis.

Ce livre est vraiment bien fait, il traite habilement de la différence, que ce soit avec l’histoire de l’ogre ou encore avec la boule. D’ailleurs la rencontre entre les deux prête à sourire, on s’imagine un carnage… je vous laisse découvrir par vous-même ce qui se passe. Entre action et humour, on ne peut pas s’ennuyer un seul instant en lisant ce livre. En plus de l’histoire, nous avons quelques astuces et conseils donnés de la part des différents personnages rendant ce récit plus dynamique et interactif.

Par ailleurs, de nombreuses illustrations sont présentes dans le livre ce qui permet aux lecteurs de se figurer de certaines scènes, les rendant plus effrayantes ou drôles en fonction de ce qui est présenté.

En bref, voici un récit drôle et sympathique, un mélange d’action, d’humour et de personnages attachants avec lequel on ne peut que passer un bon moment. Je vous le conseille !

26/11/2014

Pourquoi je ne suis plus ton amoureux de Philippe Jalbert

Quatrième de couverture

Céline était la plus exquise des amoureuses. Mais elle avait la fâcheuse tendance à changer d'amoureux pour un oui, pour un non, parfois même pour ni oui, ni non. Jacques, qui l'aimait passionnément, essayait toujours de comprendre pourquoi elle le délaissait sans arrêt pour un autre. Toutes les raisons furent invoquées : "parce que lui, il est beau !, parce que lui, il es riche !, parce que lui, il est fort !, parce que lui, il est intelligent !, parce que lui, il est rigolo !" A chaque fois, Jacques grommelait et trouvait une astuce pour séduire de nouveau sa dulcinée. Jusqu'au jour où, en guise de onze cent quatorzième réponse, elle lui rétorqua "parce que lui, c'est un ogre !"...

Mon avis

Voici un album drôle et sympathique qui nous montre que pour plaire à un autre, il faut toujours en faire plus... Sauf qu'il arrive un moment donné où l'on ne peut plus repousser les limites.

Mais cette histoire nous apprendre également qu’il faut aussi faire attention à ce que l'on souhaite, car ce vœu pourrait bien se réaliser... et les conséquences peuvent être parfois... terrible.

L’auteur fait un petit clin d’œil dans son livre, s’auto-congratule, ça fait sourire mais je l’avoue, je n’y ai prêté attention qu’une fois avoir refermé le livre, je n’avais pas vu le nom de l’auteur quand je l’ai lu. A vrai dire, en soi cela ne m’intéressait pas sur l’instant, je devais lire le livre dans un but précis.

Les illustrations sont sympathiques, très colorés, la gestuelle très expressive, donc cela donne une certaine dynamique à l'histoire. Voici un petit aperçu, trouvé sur le site de l'auteur.

En bref, une histoire rigolote et pleine de bons sens qui ne pourra que plaire. Au moins, vous aurez la réponse à la question : Pourquoi je ne suis plus ton amoureux et rien que pour ça, il faut le lire, c’est juste génial !

25/11/2014

Il faut sauver la reine ! de Daniel Picouly et Frédéric Pillot (Little Piaf 1)

Quatrième de couverture

Depuis que le Cardinal et son Gros Gouvernement de pigeons ont pris le pouvoir à Paris, tous les moineaux ont disparu. Tous, sauf un : le courageux et espiègle Little Piaf ! Suite à un traquenard, il fait la connaissance de trois fines lames : les ZoZios, les mousquetaires… Ses nouveaux amis entraîneront Little Piaf dans de folles aventures, entre Paris et Londres, pour sauver la Reine d’un affreux complot (retrouver la pierre qui manque à son fameux collier, pierre qu’elle a donnée à son amoureux anglais). Le danger rôde, mais Little, les Zozios et Bouquinette, une grive au fort caractère, aussi bavarde que romantique, vivront à un rythme trépidant des combats à l’épée, poursuites, emprisonnements, évasions, voyages, révélations de secrets…
Frédéric Pillot illustre à merveille l’imaginaire haut en couleurs de Daniel Picouly : expressivité des drôles d’oiseaux, justesse et précision des décors de Paris, points de vue étonnants sur les toits, sens de la couleur…

Mon avis

Voici un livre que l’on m’a conseillé de lire au boulot, je vous expliquerai davantage dans quel cadre plus tard, et je dois dire que j’ai adoré cette lecture.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. C’est un roman de cape et d’épée, tout ce qu’il y a de plus basique, qui reprend pas mal de choses des 3 mousquetaires d’Alexandre Dumas, oui, mais cela reste un roman très original ! Nous retrouvons ici des oiseaux, de différentes sortes, pour les personnages, ce qui change tout de même la donne !

Tous les éléments sont réunis pour en faire un très bon livre qui ne pourra que plaire aux enfants : de l’action et des rebondissements, de l’amour, de l’humour le tout saupoudré d’un peu de mystères, voici un cocktail explosif. Il est indéniable qu’après avoir lu ce livre, vous ayez envie de vous plonger dans Les 3 mousquetaires d’Alexandre Dumas, ça a été le cas pour moi en tout cas.

L’avantage et originalité de ce roman est qu’il nous offre une petite histoire amusante et sympathique mais on y apprend aussi des choses ! Disséminés par-ci, par-là, Little Piaf intervient et nous donne des informations sur des lieux, des expressions pour mieux comprendre l’histoire et à quoi cela fait référence. Il y a aussi des doubles pages, en couleur où l’on nous explique par exemple ce qu’est un gentilhomme, à quoi on peut le reconnaître, ou bien les différentes expressions pour tomber amoureux ou encore les insultes désuètes. En plus d’une histoire, nous avons un aspect « documentaire » très intéressant, mais sans que ça ne soit lourd ou rébarbatif. C’est très bien pensé et je pense que ça ne pourra que plaire.

En bref, un roman original et prenant qui saura ravir les petits comme les grands ! Un condensé d’action, d’humour, succombez à Little Piaf ! Il ne vous décevra pas. J’espère qu’il y aura une suite parce que c’est vraiment une très bonne histoire.

24/11/2014

L'évasion de Lina Carmen (L'Emeraude oubliée 1)

Quatrième de couverture

Dans la sinistre ville de Mornia, à la végétation inexistante, seules des tours de béton grises aux dimensions célestes s’élèvent vers des hauteurs indistinctes. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom, gouvernée par un dictateur, le président Percy. Les plus riches vivent en haut des tours, dans un confort luxueux. Les plus pauvres vivent en bas, dans une brume permanente, le « smog » métropolitain. Yan, un garçon de 15 ans, est l’un de ces indigents dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Mais il rêve d’une autre vie. Peut-être là-haut, chez les riches ? Ou bien ailleurs qu’à Mornia. Existe-t- il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s’échapper. C’est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L’évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions La Bourdonnaye de m’avoir permis de lire ce livre.

L’évasion de Lina Carmen est un petit livre de moins de 200 pages plutôt sympathique même s’il est parfois inégal. Je vais expliquer en quoi. Mais tout d’abord, la première chose que l’on remarque est l’écriture. Elle est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre facilement dans l’histoire et qu’elle se lit très vite (une journée a suffit). Je n’en ferai pas de résumé, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que l’action arrive assez vite, dès le premier chapitre les deux jeunes se rencontrent et ils projettent assez rapidement de s’évader de Mornia, qui pour le coup porte très bien son nom. Ce système de « castes », les riches les pauvres est vraiment déprimant sans compter l’aspect général de la ville avec ces tours, cette pollution ambiante qui rend tout terne.

La première partie du livre est vraiment très intéressante, c’est celle que j’ai préféré car on découvre tout un univers, très codé lié à la dystopie avec un président qui contrôle absolument tout et que l’on prend plaisir à détester le peu de fois où on le voit. On comprend que deux types de populations cohabitent sans vraiment se voir et interagir, c’est interdit. Les riches d’un côté qui sont en haut, et les pauvres de l’autre qui sont en bas. Cela fonctionne par caste si l’on peut dire, c’est assez clair et net même si on se rend compte assez vite que tout n’est pas beau ni rose dans chaque côté.

Quant à la deuxième, je trouve que le côté entraînant, avec son lot d’action retombe comme un soufflet. La situation est telle que l’on peut comprendre cet aspect, que ce soit plus calme et tranquille mais j’ai trouvé que l’on perdait un peu d’intérêt au livre. On a eu une envolée pour au final retomber et la fin ne finit pas tellement sur un gros cliffhanger qui puisse donner à ce point de savoir la suite, même si ma curiosité est piquée tout de même mais ça aurait pu être plus « brutal ». C’est dommage parce que l’univers était plutôt pas mal, même si par bien des aspects très classiques par rapport à ce que j’ai pu lire dans le genre. Et l’autre souci c’est qu’il y a, dans cette partie, des éléments de réponses mais l’auteur tombe dans la facilité, cela paraît assez évident, ce n’est pas trop surprenant mais cela reste cohérent et crédible donc pourquoi pas.

L’autre reproche que je pourrais faire est que parfois c’est trop jeunesse. Certes, c’est un livre jeunesse, mais autant au début les personnages font preuve d’une certaine maturité ce sont des adolescents de 15 ans, parfois, dans les dialogue, notamment dans la deuxième partie, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à des enfants ou tout début de l’adolescence. Cela m’a paru bizarre sur le coup car le début ne me laissait pas ce sentiment.

Quant aux personnages, ils sont intéressants et assez attachants, du moins pour les deux héros, je ne dirai pas ça du Président Percy qui est assez détestable pour le peu que l’on voit. Chacun d’eux reflètent un autre visage, si bien qu’on ne peut pas totalement les définir. De nombreux secrets les entourent, on ne sait jamais comment ils vont agir et réagir.

En bref, un premier tome intéressant même si inégal dans ses parties, j’ai préféré la première à la seconde, même si on y apprend de nombreuses choses. Cela dit, la manière dont est tournée l’histoire est prometteuse et donne envie de savoir ce qui se passera ensuite.

23/11/2014

L’homme à la bulle de savon de Sylvie Matton

Quatrième de couverture
Je le veux et je l'aurai. Plusieurs fois ces derniers mois, Patrick est retourné dans le musée pour vérifier les déficiences du système de sécurité. Il vit la mutation du défi en un acte héroïque comme un parcours initiatique, illicite et enivrant. Une mission joyeuse. Et si ce geste extraordinaire se conclut par une réussite sans encombre, Patrick ne doute pas que sa vie vécue désormais dans l'intimité de l'Enfant, son compagnon et son secret, fera de lui un homme nouveau.
Nombreux sont ceux qui ont un jour ressenti l'envie fugitive de posséder une oeuvre exposée dans un lieu public, mais passer à l'acte est exceptionnel tout autant que la relation intime et passionnelle qu'entretient Patrick avec celui qu'il appelle L'Enfant, le personnage du tableau de Rembrandt, L'Enfant à la bulle de savon. Depuis qu'il l'a vu exposé, L'Enfant est devenu son frère, son double, l'unique compagnon auquel il peut confier ses terreurs de petit garçon face à un tyran domestique jusqu'au jour où le désir de s'approprier la peinture devient irrépressible. Nous livrant les clés d'un vol commis dans un musée, cet ouvrage est aussi, par maints thèmes dérangeants et souvent occultés, un roman social.

Désormais garant de la bonne conservation du tableau, Patrick vivra cette vie commune telle une lente descente aux enfers, à l'image d'un Dorian Gray inversé, où la peinture se porte au mieux dans sa cachette tandis que lui-même se met en danger. Ce roman de non fiction est une histoire vraie.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Audrey et les éditions Don Quichotte de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

J’ai passé un bon moment de lecture et je vous invite à découvrir cette histoire insolite. Pourquoi est-ce insolite ? Tout simplement parce qu’elle est vraie. Il s’agit d’un fait divers qui s’est déroulé il y a quelques années et dont Sylvie Matton nous raconte ici comment cet homme en est venu à voler ce Rembrandt pour le restituer 15 ans plus tard.

Le récit est coupé en deux parties. La première, la plus longue, évoque le passé de Patrick, des moments de son enfance, ses différentes rencontres avec L'Enfant à la bulle de savon et les raisons qui peuvent expliquer pourquoi il a volé ce tableau une fois plus âgé. On voit que ce passage à l’acte est planifié minutieusement puis nous passons à la deuxième partie en tant qu’adulte, avec la rencontre de sa future femme, la naissance de ses fils et ce secret qui le ronge de plus en plus et dont toute la famille ignore.

A la lecture de la 4e de couverture, on pourrait croire qu’il s’agisse d’une fiction avec une intrigue plutôt bien ficelée, mais il n’en est rien. Cela ne peut donc qu’attiser la curiosité. Comment un homme a pu voler un tableau au nez et à la barbe de tout le monde sans en être jamais inquiété ? Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à commettre cet acte ? Quel lien existe-t-il entre Patrick et cet Enfant ?

L’homme à la bulle de savon raconte en partie tout cela, et sans aucun justement de la part de l’auteur. Elle se contente de décrire les faits, de montrer la psychologie de cette personne. On ne peut pas vraiment parler de personnage étant donné qu’il existe et s’appelle réellement Patrick. C’est assez hallucinant de voir la vie de cet homme et à quel point cet « Enfant » qu’il ne cesse de mentionner comme tel, a changé sa vie et l’a aussi dirigé, jusqu’à le rendre parfois paranoïaque. L’allusion à Dorian Gray est tout à fait logique même si le rapport de force est effectivement inversé.

L’écriture de Sylvie Matton est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans le récit. La première chose qui saute aux yeux est l’absence de dialogue ou lorsqu’il y en a, elle est intégrée à la narration. Cela montre davantage un récit biographique avec un aspect documentaire plutôt qu’une histoire en tant que telle. Mais c’est vraiment intéressant et fascinant.

En bref, un roman singulier qui m’a bien plu, ce qui m’a le plus intéressé est le fait que ce soit vrai et que l’on voit toute la psychologie de cet homme qui, à cause d’une obsession pour une œuvre, l’a volé pour la posséder totalement. Un récit à découvrir !

In My Mailbox (156)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

22/11/2014

1869 La Conquête de l'espace d'Alex Alice (Le Château des Etoiles, vol 1)

Quatrième de couverture

A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique pense l’espace fait d’éther, qui, utilisée comme énergie, permettrait d’explorer le ciel. 1868, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : elle atteindra l’éther... mais personne ne pourra en attester, elle ne survivra pas au vol. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir. Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Celui-ci, fou ou visionnaire, financera les recherches sur l’éther. En parallèle, Bismark, prince de la Prusse voisine, fera tout pour placer le royaume de Bavière sous sa tutelle.

Mon avis

Paru pour la première fois sous forme de journaux (3 en tout) voici l’intégrale du premier volume du Château des Etoiles.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit et si j’en dis davantage, je risquerai de spoiler. De plus, s’agissant d’une BD, qui est assez courte, les événements arrivent assez vite donc on sait à quoi s’en tenir. Je dois avouer que ce premier opus m’a conquise et convaincu. Je lirai la suite avec plaisir car j’ai maintenant envie d’en savoir plus sur cette expédition, sur ce que veut réellement ce prince de la Prusse qui pose problème, etc.

C’est une aventure qui nous transporte dans le temps, l’histoire se passe au XIXe siècle mais aussi dans l’espace avec toutes ses recherches sur l’éther et pour cela il faut utiliser les montgolfières pour pouvoir s’élever dans le ciel. Pour un premier tome, nous avons déjà un bon nombre d’actions et de rebondissements dont la fin nous laisse sur un cliffhanger assez pénible. Cela donne indéniablement envie de lire la suite, donc il faudra que je me la procure lorsque cela paraîtra.

Les personnages sont sympathiques, un petit groupe d’enfants / ados se forment pour créer cette aventure, évidemment mais les adultes ont aussi leur importance, que ce soit le père de Séraphin ou encore le roi de Bavière.

J’aime beaucoup les illustrations. C’est très doux et aérien, que ce soit dans les couleurs, on dirait presque de l’aquarelle tant elles paraissent claires. Voici quelques visuels pour vous en faire une idée.



En bref, ce premier volume du Château des Etoiles est une bonne découverte pour moi. Cela m’a donné envie de lire la suite car je veux savoir ce qui va arriver à tout ce beau monde surtout dans ces circonstances. Une série que je vous invite à lire, soit sous forme de journaux, soit sous forme de BD.

21/11/2014

Sorties chez Milady (JANVIER 2015)


Sorties du 23 janvier 2015

Les cavaliers de l'apocalypse, tome 2 : Famine de Larissa Ione

La fin des temps approche. Les cavaliers de l'Apocalypse devront choisir de préserver leur humanité et combattre aux côtés du Bien ou au contraire embrasser leur destinée et déchaîner l'enfer sur Terre. L'amour est une émotion défendue à l'immortelle Limos. Promise à Satan, celle qui deviendra Famine si elle se range aux côtés du mal, est terri ée par la réaction de ses frères s'ils apprennent la trahison qu'elle a commise des siècles auparavant. La cavalière se retrouve seule face à ses démons lorsque l'enfer engloutit Arik Wagner. En effet, ce militaire humain a eu le culot de l'embrasser... et d'éveiller son désir. Une tentation qui risque de déclencher l'Apocalypse si Limos décide d'y céder.

couverture du GF, le poche sera différent

La Meute du Phoenix Tome 3 : Nick Axton de Wright Suzanne

Des cendres de la meute renaîtra l’amour Shaya Critchley est une louve soumise, situation qui ne lui a jamais posé problème jusqu’à ce qu’elle découvre son âme soeur en la personne de Nick Axton : un puissant loup Alpha. Pas étonnant qu’un homme comme lui ne veuille pas s’unir à une fille comme elle. Mais alors pourquoi n’arrête-t-il pas de se mêler de sa vie au point de la pousser à fuir la ville ? Nick a pourtant une bonne raison de refuser de s’unir, un secret qu’il va devoir révéler à Shaya s’il espère conquérir le coeur de la fougueuse louve.

Sorties chez Milady (DECEMBRE 2014)


Sorties du 5 décembre 2014


Au Bord de la Sixième Tombe de Darynda Jones (Charley Davidson Tome 6)

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ?
C’est moi.
La plupart des filles y réfléchiraient à deux fois avant de se fiancer à Reyes Farrow… Je ne suis pas comme la plupart des filles. Il est le fils unique du diable et moi une faucheuse en formation accro au café. Ce qui devrait nous rendre incompatibles. Et même ennemis. Mais il est aussi ténébreux, sensuel, sexy à se damner et tout ce dont j’ai jamais rêvé. Et je suis aussi détective privée. Alors quand un fichier du FBI concernant l’enfance de Reyes me tombe entre les mains… je sais que je
ne devrais pas l’ouvrir. Sauf que je ne peux pas m’en empêcher. Et ça, c’est une très mauvaise idée !


Sorties chez Milady (NOVEMBRE 2014)


Sorties du 21 novembre 2014


Les Chroniques du Nécromancien 3 : Havre Sombre de Gail Z. Martin 

Le royaume de Margolan est en ruines. Martris Drayke, le nouveau roi, doit reconstruire son pays après la bataille, alors qu'une nouvelle guerre s'annonce. De son côté, Jonmarc Vahanian, à présent seigneur du Havre Sombre, est aux prises avec les vayash moru qui remettent en cause son autorité: il n'est qu'un mortel. Comment gagner leur confiance, et à quel prix? Les Chroniques du Nécromancien, dont voici le troisième tome, est une série captivante où se mêlent la mort et la vengeance, la magie et les mystères de l'au-delà.


 Le Pacte du Hob de Patricia Briggs 

Haïe et redoutée, la magie avait disparu du pays. Elle s'en revient aujourd'hui, libérée des sortilèges des mages de sang. Et Aren sent croître son propre pouvoir, la " vue " qui lui révèle des instants du passé comme d'obscurs éclats d'avenir. Peut-elle s'en servir au profit de son village, que des maraudeurs menacent de piller et détruire ? Ils ont tué son mari et sa famille. Le peuple sauvage, fées, farfadets, spectres et gobelins, qui se manifeste à nouveau, peut-il lui venir en aide ? Et, surtout, le hob de la montagne acceptera-t-il de se mettre au service des villageois ? Ah ! c'est que l'assistance de cet être qui dit de nommer Caëfann a un prix, et qu'alors il faudra se résoudre à signer son pacte. Une fantasy émouvante où les petites gens, pris dans la tourmente de conflits qui les dépassent, doivent abandonner leurs préjugés pour survivre.


Les Ignorants d'Etienne Davodeau

Quatrième de couverture

Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.

Mon avis

Quand le vin se mêle à la BD cela donne Les ignorants ! Pour parfaire ma culture en BD, mes collègues m’ont dit de lire Les ignorants d’Etienne Davodeau car cela permet à la fois d’en apprendre plus sur le monde du vin mais aussi celui de la BD car de nombreuses références à d’autres auteurs sont faites, tout comme le monde du livre en général.

Le sujet était intéressant et je dois dire qu’il est très bien traité. Cette BD est juste passionnante et alors que j’avais une insomnie, quitte à faire quelque chose d’utile, je me suis lancée dans cette BD et dont j’ai lu plus de la moitié d’une traite. J’avais envie d’en savoir plus à chaque instant, voir la manière dont ces deux mondes à l’opposé l’un de l’autre peuvent être ici réuni dans un même ouvrage. Le résultat est très réussi.

Je ne suis pas spécialiste en BD, d’où le fait que j’en lise de plus en plus ces derniers temps pour m’en faire une culture, et je n’en suis pas une non plus en vin (je ne bois quasi jamais d’alcool, je n’aime pas ça), mais je dois dire que cette BD a le don de nous donner envie dans les deux domaines, même si je doute aimer plus que ça le vin.

Le titre Les ignorants est bien trouvé car nous avons affaire ici à deux personnes qui ignorent tout du métier de l’autre. D’un côté, ce vigneron qui ne connaît rien à la BD, au monde du livre et de l’autre un auteur de BD qui ignore tout du vin. Chacun va apprendre du métier de l’autre, s’échangent les particularités du métier, une totale immersion durant de longs mois mais qui ont permis à chacun de s’enrichir et d’en faire une BD tout à fait remarquable. C’est amusant de voir les réactions de ce vigneron qui donne son sentiment face à certaines BD que lui fait lire Etienne Davodeau, notamment par rapport à Moebius, ça prête à sourire. Tout comme sa réflexion sur les dessins de Trondheim, qui nous fait un petit clin d’œil dans la BD.

En bref, Les ignorants est une BD passionnante et excellente que je ne peux que vous conseiller. Si vous êtes amateur de vin, cela ne pourra que vous intéresser, si vous êtes amateur de BD aussi. Si vous n’êtes pas du tout connaisseur comme moi, elle pourra aussi vous plaire car elle permet de vous immerger dans ces deux univers, d’y apprendre de nombreuses choses et de vous donner peut-être envie de lire davantage de BD et peut-être boire du bon vin, mais avec modération évidemment !

20/11/2014

Le jeudi c’est Jeu Livresque [77]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 77 : Le livre que vous offrez à chaque fois en cadeau

Aucune idée parce que je n'offre jamais les mêmes livres aux gens, tout dépend de leur goût donc... Mais si je pouvais, ça serait bien sûr Kushiel de Jacqueline Carey !


L'odeur de la poussière chaude de Frederik Peeters (Aâma 1)

Quatrième de couverture

Dans un futur lointain... Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma...

Mon avis

Voici une BD de SF qui m’a bien plu. Ce premier tome d’Aâma est des plus prometteurs et je vais tâcher de me procurer les autres pour les lire (d’autant que la série est terminée) pour savoir ce qui va arriver à Verloc.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Nous suivons donc Verloc en compagnie de Churchill et nous remontons dans le temps à travers le carnet pour mieux comprendre comment ils en sont arrivés là avec un va et viens pour retrouver Verloc et Churchill au moment présent. L’intrigue est bonne et bien menée et je dois dire que c’est une bonne mise en bouche. Nous avons déjà de nombreux éléments pour se faire une idée plus ou moins précise de l’univers et de l’histoire qui nous est contée.
source image

Je trouve l’univers intéressant et le fait que l’on fasse référence à l’avant, notamment avec les livres papiers, cela semble extraordinaire qu’on puisse encore en trouver. De grands mystères sont faits sur aâma, on ne sait pas totalement ce que c’est et je suis bien curieuse d’en découvrir davantage dessus.

Les personnages sont intéressants, bien définis même si je suis sûre qu’on est loin de tout savoir sur eux, il faut bien laisser une place de mystères. Ce n’est que le premier tome, mais de ce que l’on peut voir, cela semble là aussi très prometteur. Verloc est vraiment au fond du trou, totalement à la marge de la société et par la force des choses, il se retrouve plongé dans une aventure dont il est loin de se douter de la finalité.

Les dessins sont sympathiques, je dois dire qu’au premier abord, je n’étais pas spécialement fan mais une fois plongé dans l’histoire, cela correspond bien à l’univers. Les vignettes sont assez grandes donc les dessins sont détaillés avec des plans rapprochés et des perspectives intéressantes.

En bref, L’odeur de la poussière chaude est un premier tome très prometteur avec un univers atypique mais très intéressant. Les personnages sont bien définis et attachants. Je suis très curieuse d’en savoir plus à leur sujet et aussi d’approfondir cet univers qui semble plus complexe qu’il n’en a l’air.

19/11/2014

Coup de projo sur... [68] Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Voici le premier tome d'une trilogie (même si on va avoir davantage d'exemplaires en France) qui est vraiment géniale. Une histoire bien ficelée et passionnante, l'histoire de cet homme qui a accompli tant de choses et cela dès son plus jeune âge. Découvrez son histoire...

J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer durant le jour. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels. J'ai été exclu de l'Université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.


Son enfance dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets... Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception, infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la légende.

Drôles de mots-clés (49)


Drôle de mots-clés est un rendez-vous organisé par Les livres de Melisande et Pomme's Book suite à une discussion animée et hilare. Cette nouvelle rubrique permettra à tout un chacun de se rendre que parfois en tant que bloggeur en coulisse, on voit des choses sans queue ni tête et on a choisi de les partager avec vous. N'hésitez pas à en faire de même !

18/11/2014

Fusion de Julianna Baggott (Pure 2)


Quatrième de couverture

Depuis qu'ils connaissent la vérité sur les Détonations, Pressia, Bradwell, Partridge et El Capitan sont prêts à tout pour renverser Willux. Petit à petit, ils organisent la résistance. Mais le Dôme n'a pas dit son dernier mot, et il dispose d'un précieux atout qui pourrait faire toute la différence...

Mon avis

Voici un livre qui traîne dans ma PAL depuis trop longtemps, alors quand le tome 3 est sorti, il fallait bien s’y remettre pour avoir le fin mot de cette série. Je rattrape donc mon retard en lisant ce 2e opus de la série Pure. Je dois avouer que j’ai eu un petit peu de mal à me remettre dans l’histoire parce que j’ai lu le premier tome il y a un bon moment de ça et qu’il fallait que je me souvienne des événements passés et des personnages. Après une petite adaptation, j’ai pu combler ces trous et poursuivre ma lecture tranquillement et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser de ce livre.

L’histoire est intéressante, chacun des protagonistes présentés dans le premier tome tente d’organiser une résistance et de trouver une solution pour renverser Willux et cela ne tient qu’à cela. Alors d’un côté, pourquoi pas, mais il y a peut-être quelques longueurs qui fait que ce livre n’est pas aussi passionnant que le premier. J’adore les pavés, je le revendique à chaque fois car j’aime les détails, etc. je suis servie, le livre fait plus de 650 pages mais il faut tout de même du contenu et parfois c’était peut-être un peu léger, j’en attendais un peu plus. L’intrigue est lente et n’avance pas vite.

La narration est toujours partagée entre différent personnage, écrit certes à la 3e personne mais on se focalise sur quelqu’un en particulier. Heureusement pour nous, c’est signalé au tout début du chapitre, la transition est facilité, ce qui est une bonne chose. Et le fait qu’il y ait ces points de vue n’aide pas toujours à l’avancée de l’histoire, on y va vraiment à tâtons. Ce n’est pas inintéressant mais peut être un peu long surtout quand on remarque une absence d’action. Attention, je ne dis pas qu’il ne se passe rien mais il ne faut pas s’attendre à des combats et à des moments accélérés, un petit peu mais cela paraît noyé dans la masse. De manière générale, l’intrigue est assez lente, on suit chaque groupe qui met en place des stratégies, en tentant parfois quelque chose mais bon, on est loin de la grande finale, heureusement, il nous reste un tome.

On peut dire que Fusion est un tome transitoire qui permet vraiment de passer d’un tome à l’autre. Dans une trilogie c’est souvent le cas que le deuxième soit « moins bon » et plus lent pour justement passer de la découverte d’un monde avec sa problématique et ensuite à avoir le gros condensé de l’action avec une bataille, des morts, etc. Je caricature volontairement mais c’est l’idée. Donc, je n’ai pas autant apprécié ce deuxième tome que le premier, mais il faut avouer que cela reste intéressant et nécessaire aussi pour la compréhension. Je ne me suis pas ennuyée, je n’ai pas peiné à le lire non plus (même si j’ai mis le temps étant donné l’épaisseur du livre), mais ce n’était pas totalement ce à quoi je m’attendais non plus. Il aurait fallu davantage d’actions pour que ce soit plus prenant, et que ça aille crescendo pour avoir un troisième tome explosif (et j’espère l’avoir !).

En revanche, nous avons un lot de surprises et de révélations auxquelles je ne m’attendais pas du tout. L’action pure est dure n’est peut-être pas là, mais nous découvrons de nouvelles choses sur le passé, sur ce que les gens savent ou pas, sur les personnages de manière générale. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il y a de bonnes idées, tout cela paraît bien plus cohérent et je suis curieuse de voir ce qu’il va advenir de certains personnages.

Mais je n’en dirai pas plus sur eux, pour éviter encore une fois tout spoiler. Tout ce que je peux dire c’est qu’ils sont vraiment intéressants et attachants à leur manière. C’était pénible parfois de voir comment les uns agissent avec les autres.

Quant à la fin, c’est juste pénible, on nous laisse en plan, chacun a agit d’une certaine manière et là, ça s’arrête. De quoi donner envie aux lecteurs et de poursuivre directement avec le tome 3. Bon, je ne vais pas le lire directement pour ma part ; l’univers est tel que j’ai besoin d’un petit moment de répit.

L’univers de Julianna Baggott est vraiment complexe et s’enrichit un peu plus. J’ai retrouvé cette atmosphère si particulière, mais peut-être pas autant que le premier. Lors de ma lecture de Pure, j’avais trouvé ça dérangeant, lourd et pesant, il faut dire que la situation l’est particulièrement. Ici, ce n’est pas pour autant plus détendu ou le pays des Bisounours mais cela m’a paru tout de même moins pesant. Peut-être parce que pour le premier ; je ne m’attendais pas du tout à cela.

En bref, un deuxième tome qui m’a légèrement moins plus que le premier parce qu’il manquait de l’action pure et dure, mais les révélations que nous avons, les nouveaux éléments sur cet univers et les personnages font que cela compensent à mes yeux. Mais c’est une intrigue assez lente à se mettre en place mais cela promet de grandes choses pour la suite. Je suis très curieuse de voir ce qu’il en est…

17/11/2014

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet


Quatrième de couverture

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.

Mon avis

Toujours dans le but de parfaire ma culture en BD adulte, j’ai commencé la série Les Vieux fourneaux. Mes collègues ne cessaient pas d’en parler et ce début de série semblaient faire l’unanimité, je m’y suis donc essayé et franchement c’est super ! Je comprends pourquoi cela plaît autant.

Cette chronique regroupe mon avis sur les deux tomes parce que comme je les ai enchaînés, j’ai peur de me répéter, ce qui en soi est inutile, donc autant regrouper et puis si le premier tome convainc, vous n’avez plus qu’à prendre la suite, c’est tout aussi bon !

Le premier tome des Vieux Fourneaux : Ceux qui restent nous emmène dans un road trip. Suite à la mort de son épouse, Antoine apprend dans une lettre de sa femme remise par le notaire qu’elle l’a trompé avec son ancien patron. Furieux, il décide de retrouver cet homme et part donc vers la Toscane. Ces deux amis de toujours Pierrot et Mimile, en compagnie de Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux yeux, vont partir à sa recherche avant qu’il ne commette l’impair…

C’est une BD amusante et touchante à la fois. Il y a des moments tragiques, le fait qu’Antoine cherche à se venger en voulant tuer celui qui l’a fait cocu mais dans le traitement, le scénariste a réussi à tourner cela de manière drôle. On se doute fortement qu’il ne va rien en faire, c’est juste sous le coup de la colère. Et en même temps c’est rafraîchissant car il y a un côté décalé.

Cette histoire est emprunte de nostalgie, nous voyons parfois des éléments du passé de nos trois compères, que ce soit l’enfance pour le premier tome ou bien des épisodes de leurs vies auprès de leur compagne (tome 1 et 2). D’ailleurs dans le tome 2, on se focalise davantage sur Pierrot avec encore là une histoire d’amour qui date un peu mais qui par le plus grand des hasards ressurgit…

On y trouve aussi des sujets très actuel avec des problématiques qui ne peuvent que toucher tout le monde, notamment tout ce qui tourne autour de l’écologie, la terre, la famille monoparentale (Sophie est seule, sans qu’on ne sache qui est le père du bébé…). Cette BD montre aussi le choc des générations, à travers Sophie, qui doit avoir dans la trentaine, future maman confrontée à deux générations précédentes avec ces grands-pères qui profitent de la vie à leur manière.

Les illustrations sont vraiment belles, haut en couleur ce qui donne une ambiance chaleureuse à l’histoire, même si ce n’est pas toujours gai. C’est une question de goût, en matière d’illustrations nous ne sommes pas sensibles à la même chose, je vous laisse seuls juges.

En bref, voici un début de série qui m’a bien convaincu. J’espère que j’en ai fait de même avec vous parce qu’elle mérite vraiment d’être lue. C’est drôle et touchant, avec des sujets d’actualité qui ne peuvent que parler au plus grand nombre. Les personnages sont intéressants et attachants à leur manière même s’ils semblent avoir des caractères spéciaux, mais on les aime pour ça. Une BD à découvrir !

Livres lus :

Ceux qui restent
Bonny and Pierrot

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