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31/05/2015

TOP spécial Fantasy 2015


Après avoir présenté des romances pour la Saint Valentin et présenté des polars pour le salon « Quai des Polars », voici ma sélection pour la Fantasy.

A l’occasion du Salon « Les Imaginales » qui s'est déroulé du 28 au 31 mai 2015 à Épinal, je vais mettre en avant ce genre (Fantasy en particulier) à travers différentes chroniques. Je vous y présente des livres pour adultes mais aussi Young adult et jeunesse.

Le goût de la vie de Anouska Knight

Quatrième de couverture

Dans sa vie, Holly n’a que trois priorités : sa famille (même s’il faut avouer que, ces derniers temps, sa sœur, enceinte jusqu’aux dents, lui tape prodigieusement sur le système), son chien Dave (boule d’amour probablement issue d’un croisement entre un labrador et une vache) et sa boutique de pâtisserie, Cake, qu’elle tient avec son meilleur ami, Jesse. Le reste, elle s’en fiche : plus rien n’a d’importance à ses yeux depuis que Charlie, son mari, son âme sœur, est mort dans un accident de voiture.
Mais voilà que déboule dans sa vie un certain Ciaran. Ciaran est beau, Ciaran est riche, Ciaran est écossais. Mais, surtout, Ciaran la trouble profondément et provoque en elle des sensations inattendues… Non, non et re-non, l’amour, elle y a déjà goûté et cela lui a laissé un terrible goût amer. Un goût de douleur et de solitude, de larmes et de regrets. Et, pourtant, une part d’elle ne peut s’empêcher de croire qu’il est – peut-être – l’ingrédient qui manque à sa vie…

Mon avis 

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Harlequin de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié. Ce n’est pas un coup de cœur, mais cela reste une histoire sympathique qui fait son office. Donc si vous aimez les romances légères et mignonnes, n’hésitez pas.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que cela se lit rapidement. Pour preuve, il ne m’aura fait que quelques heures tant les pages défilent avec aisance. C’est tout de même mieux lorsqu’on lit une romance, si l’on peine, c’est qu’il y a un problème.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour le comprendre. De plus, c’est une romance, on sait à quoi s’attendre et qu’il va y avoir parfois des hauts et des bas dans le « couple » avant que tout se termine très bien. Aucun spoiler, c’est le principe d’une romance tout de même.

C’est une histoire assez classique mais plaisante à suivre. Suite à la mort de son mari, Holly reste à l’écart des hommes, en dehors de son meilleur ami Jesse avec qui elle travaille mais évidemment, avec l’arrivée de Ciaran la donne va changer. Certaines scènes prêtent à sourire et mettre parfois Holly dans l’embarras, je pense notamment à la scène au début dans la pâtisserie avec Holly, Jesse et Ciaran… C’est drôle et léger à la fois avec son lot de moments plus difficiles où l’on nous rappelle la situation de veuvage de Holly notamment qui nous plonge dans un état plus mélancolique.

Mon seul « petit problème » pour moi dans cette histoire, et encore ce n’est pas non plus trop dérangeant en soi juste puisque j’ai tout de même aimé cette histoire, c’est que parfois la relation entre Ciaran et Holly allait trop vite. Je suis assez pointilleuse sur cet aspect-là, j’aime beaucoup dans les romances quand les deux personnages se cherchent un peu avant de se trouver et là, je l’ai eu mais pas suffisamment longtemps à mon goût. Il n’y a pas eu assez de jeu pour que je puisse réellement apprécier cette romance. Etant donné la situation de chacun, notamment celle d’Holly, on pourrait se dire qu’elle fasse plus de résistance et pose plus de problème. Mais bon, cela reste mignon à suivre. C’est une relation touchante que l’on aime tout de même suivre, et ce n’est pas non plus trop facile avec coup de foudre en 5 min, parce que l’auteur j’aurai détesté et cela n’aurait eu aucune logique face au passé des personnages. Holly ne souhaite pas cette relation, émet des distances mais Ciaran s’accroche.

Une petite critique qui explique pourquoi ce n’est pas un coup de cœur mais cela reste une jolie histoire dont le point fort reste les personnages qui sont dans l’ensemble sympathique et nous font sourire.

Holly est une jeune femme touchante qui souffre de la mort de son mari, qui fait encore des cauchemars. Elle tente de remonter la pente mais ce n’est pas facile et pourtant son ami Jesse ainsi que sa famille, notamment sa sœur y travaille dur comme fer pour la faire sortir et lui redonner le goût à la vie. Jesse est un rayon de soleil et égaye vraiment cette histoire, elle n’aurait pas eu la même saveur sans lui.

Quant à Ciaran, il faut avouer qu’il est pas mal non plus ce petit écossais. Au fur et à mesure de l’histoire, les préjugés sur son compte tombe et il n’est pas celui qu’il semble être. Ce gosse de riche prétentieux qui passe d’une femme à une autre sans problème cache bien son jeu. Evidemment, sinon Holly ne serait jamais tombée amoureuse de lui. On aime le découvrir, comprendre sa manière d’agir et on s’y attache forcément.

En bref, Le goût de la vie est une romance bien mignonne et sympathique qui se laisse lire. C’est parfait pour une lecture détente sans prise de tête, ce qu’on demande en général en lisant une romance. Cela fait donc son office, c’est simple mais efficace. Les personnages sont attachants même si leur histoire n’est pas assez en « difficulté », pas de gros obstacles à affronter pour moi. Mais on suit tout de même avec plaisir Holly et Ciaran qui méritent chacun un peu de bonheur.

De Cape et de Mots de Flore Vesco


Quatrième de couverture

Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : les manigances, l’hypocrisie et les intrigues... et tente de déjouer un complot.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Didier Jeunesse de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir.

De Cape et de mots est une très belle découverte pour moi, j’ai été très surprise par la tournure des événements, ne m’attendant pas du tout à une telle histoire. Je ne pensais pas adhérer à ce point et l’écriture de l’auteur n’y est pas étrangère. C’est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui, je dois l’avouer, ne m’a fait que quelques heures. Je l’ai lu dans la soirée ou plutôt au beau milieu de la nuit tant j’étais prise par ce qui se passait et avide d’en savoir plus. C’est très addictif et l’auteur a le don de raconter des histoires avec un ton drôle et décalé ce qui confère une certaine ambiance à cette folle aventure.

L’histoire est bonne et bien menée, on découvre avec plaisir l’entrée de Serine à la Cour mais on découvre assez vite que ce n’est pas une mince affaire. A cause d’un malentendu, la jeune fille va faire son entrée et se rendre compte rapidement qu’il se passe de drôle de choses. Entre manigances et manipulations des autres demoiselles de compagnie, Serine va devoir trouver sa place. Et la jeune fille a plus d’un tour dans son sac et saura mettre à jour, pas toujours de manière délibérée, les complots qui se déroulent à la Cour.

Serine n’est pas une jeune fille comme les autres, déterminée et farouche mais également quelque peu gaffeuse, elle mettra le désordre dans le palais royal et parfois à son insu ! Mais grâce à ses réparties et à son intelligence, elle saura faire face à toutes les situations et s’en sortir avec des pirouettes. C’est un personnage très attachant et sympathique et on espère de tout cœur pour elle que la vérité éclate. Le prologue de l’histoire nous met dans une certaine ambiance et on se demande comment elle va s’en sortir et surtout comment elle a pu se mettre dans une telle situation.

Il faut avouer que certaines révélations n’en étaient pas pour moi, je m’y attendais fortement mais cela ne m’a pas dérangé parce que cela restait plaisir à découvrir et de voir que la situation allait faire un pied de nez à certains personnages. Dans la manière dont est construite l’histoire, on pourrait croire à une sorte de vaudeville ou de farce comme je l’ai dit plus haut et c’est vraiment plaisant.

L’auteur, à travers le personnage de Serine joue sans arrêt sur les mots et le savoir, le titre du livre pour cela est parfait. Cela renforce le côté drôle de cette histoire qui semble être une farce. Et même lorsqu’il y a des choses affreuses, l’auteur tourne tout cela en dérision et arrive toujours à montrer le côté humain, je pense notamment à Léon…

Mais ce n’est pas parce que c’est drôle, léger et décalé que c’est « stupide » bien au contraire, on y apprend beaucoup de choses tout en passant un bon moment de lecture. L’auteur fait référence à des faits historiques, des anecdotes ou légendes qui font parfois froid dans le dos, ou encore des choses sur la nature, de quoi nous instruire tout en passant un bon moment de lecture. D’ailleurs, le petit lexique à la fin de l’ouvrage pour les curieux est instructif et intéressant.

En bref, De Cape et de mots est une très bonne découverte pour moi. C’est une histoire drôle et légère qui m’aura fait passer un bon moment avec une tournure assez surprenante. Serine est une jeune fille incroyable qui aura su surmonter de nombreux obstacles malgré un comportement peu « convenant » par moment. Un livre à découvrir.

In My Mailbox (183)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Le Disparu d’Oza-Gora de B.F. Parry (Oniria 2)

Pour sauver son père, Eliott doit retrouver son double dans le monde fantastique d’Oniria. Eliott est parvenu à rencontrer le Marchand de Sable, dans son Palais de verre enchanteur et futuriste. Mais cette rencontre ne tient pas toutes ses promesses : le Marchand de Sable, aussi bienveillant et ingénieux soit-il, se révèle impuissant à aider Eliott. Il lance néanmoins le jeune Créateur et ses amis sur la piste d’un certain Jabus qui a choisi de mettre ses talents au service du mal. Jabus a disparu quelques mois auparavant, emportant avec lui de quoi faire des expériences terrifiantes… Il semble bien que le père d’Eliott soit celui sur lequel il s’acharne ! Mais où les trouver Jabus dans l’immensité d’Oniria ? Comme si cela ne suffisait pas, Eliott a une autre préoccupation en tête… Libérer Aanor, prisonnière de La Bête, qui veut l’épouser ! Toute l’équipe des rebelles le supplie de ne rien tenter : Eliott doit rester caché, c’est une question de vie ou de mort. Mais Eliott est trop têtu pour renoncer, et ne peut abandonner Aanor à son triste sort…


et vous ?

30/05/2015

De plumes et de feu de Melissa Grey (The Girl at Midnight 1)

Quatrième de couverture

Sous les rues de New York, cachés aux yeux du monde, vivent les Avicens, une ancienne race d'êtres mi-hommes mi-oiseaux. Aucun humain ne les a jamais vus. A part Echo, une orpheline qu'ils ont recueillie.
Alors, quand la guerre ancestrale contre les Darkharin, un peuple mi-homme mi-dragon, menace à nouveau, Echo accepte sans hésiter la mission qu'on lui confie : trouver l'Oiseau de Feu, un artefact que l'on dit chargé d'un grand pouvoir. Mais la jeune fille n'est pas la seule à convoiter l'objet, et Caius, l'étrange jeune homme qui accepte de l'aider, pourrait bien être le plus grand danger pesant sur cette quête...

A PARAÎTRE LE 18 JUIN 2015

Mon avis

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent plutôt vite pour qu’on sache à quoi s’en tenir.

De plumes et de feu est le premier tome d’une série qui a l’air plutôt prometteuse. J’ai bien apprécié cette histoire qui est plutôt simple en soi mais efficace. L’univers dépeint par Melissa Grey est original et intéressant.

Nous avons affaire à des êtres mi-homme et mi-oiseaux, les Avicens ainsi qu’à des êtres mi-homme mi-dragons, les Darkharins qui se vouent une guerre depuis des siècles. Mais chacun d’eux ont envie que cela cesse, du moins certains membres des communautés. Et afin d’y mettre fin, seuls l’Oiseau de feu sera en mesure de les aider mais ce n’est qu’un mythe, une légende, ou peut-être pas… Nous sommes uniquement plongés dans l’univers fantastique, en dehors d’Echo, nous ne voyons jamais d’humain et du coup cela change de la YA habituelle où l’on a la découverte du secret de l’autre, etc. Cela paraît normal, d’une certaine manière, comme dans un livre de Fantasy. C’est plutôt agréable d’être plongé directement dans le surnaturel et de voir les personnages évoluer.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire, assez fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire et qui explique pourquoi le livre n’aura pas fait long feu entre mes mains.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action pour qu’on ne puisse pas s’ennuyer. Les moments de pauses sont les bienvenues et servent en général à en apprendre plus pour mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes immergés. Concernant la trame narrative, il s’agit avant tout d’une recherche, celle de l’Oiseau de feu, c’est en cela que c’est plutôt simple mais c’est bien fait. Cette quête va regrouper des personnages assez hétéroclites et inattendus, ce qui donne un intérêt nouveau à l’histoire, des ennemis devant collaborer, cela est toujours intéressant puisqu’on se doute bien que les a priori des uns et des autres vont changer et quelque peu évoluer.

On s’attend à un certain nombre de choses, dans l’ensemble c’est plutôt prévisible mais j’avoue qu’à certains moments j’avais d’autres hypothèses en tête, donc quelque peu surprise tout de même par la tournure des événements.

La narration à la troisième personne nous permet de suivre certains membres de chaque communauté, chez les Avicens, nous suivons Echo, cette jeune humaine recueillie par l’Ala et chez les Darkharins, Caius. Ainsi, nous savons ce qui se trame dans chaque clan. Cela peut être un point fort et un point faible également parce que nous lecteurs en savons plus que les autres personnages, du coup vers la fin de l’ouvrage, la grande révélation n’a aucun impact sur nous puisque nous le savions déjà mais en a une forte sur les personnages. Avec un seul point de vue, cela aurait pu être une des grandes révélations. Mais bon, ce n’est pas trop gênant en soi.

Les personnages sont dans l’ensemble attachant et sympathique, que ce soit l’Ala bien mystérieux personnage qu’on ne parvient pas totalement à saisir, Echo, cette jeune humaine qui a bien plus de courage qu’il n’y paraît et qui va devoir tout porter sur ses épaules. Ou encore Jasper qui est vraiment très étrange mais qui saura apporter une touche de fraîcheur et de gaité dans toute cette affaire. Il est là pour détendre un peu l’atmosphère et apporte un petit plus à l’histoire. Il y a une grande part de mystères et j’avoue que c’est surtout dû au personnage de l’Ala dont nous ne savons rien. sa relation avec Echo est particulière à la fois amie et mère, elle tient une grande place dans l’histoire et pourtant, on ignore tout d’elle et j’avoue que c’est quelque peu frustrant.

En bref, De plumes et de feu est une bonne découverte, j’ai passé un bon moment en compagnie des Avicens et Darkharins, je suis très curieuse de découvrir la suite de l’histoire puisqu’étant donné les événements, cela promet des choses intéressantes.

Le fils de la lune de Josselin Azorin-Lara, Sylvain Dos Santos, Nicolas Sauge (Golam 1)

Quatrième de couverture

Petit voleur des rues du califat d'Abu, Mehdi est contraint de se présenter bien malgré lui à l'examen d'entrée d'Hikmadrassa, la plus célèbre école d'alchimie du continent. Et s'il n'y connaît rien en enchantements, sortilèges et autres invocations de golams, il va néanmoins se découvrir un pouvoir quasi unique ! En poussant la porte du monde des Golams, Mehdi ne va pas seulement rencontrer ses premiers véritables amis ; il va comprendre ses origines, et partir à la conquête de son futur !

Mon avis

Alors cet avis sera assez court. Comme j’avais du temps à la librairie et qu’il s’agissait d’une nouveauté, emportée par la curiosité, je me suis lancée dans cette BD et je dois dire que je suis assez déçue. Je n’en attendais rien de précis comme je ne connaissais pas mais je ne m’attendais pas du tout à ça. Je n'ai pas adhéré et cela pour diverses raisons.

Tout d’abord, on nous plonge dans un univers sans vraiment nous l’expliquer, du coup on ne comprend pas grand-chose, j’ai trouvé ça trop bouillon. Pourtant, c’est destiné à la jeunesse, donc il faut que ce soit lisible et compréhensible, ce qui n’est pas le cas ici. J’ai trouvé qu’il y avait un souci dans la narration, ce n’était pas clair et les informations utiles sont à la fin de l’ouvrage, j’ai presque envie de dire que ça ne sert plus à rien, vu le contexte, à mesure on voit de quoi il s’agit, mais ça aurait été bien de le savoir avant. Bref, problème de timing.

Ensuite, j’ai eu un problème avec les dialogues, parfois il y avait trop peu de textes, alors que je pense que c’est destiné pour les 9-10 ans, comme les Légendaires, je n’y trouve donc pas grand intérêt. Même quelqu’un qui n’aime pas lire, là il n’y en a vraiment pas assez et quand on analyse le contenu… bref, ça ne vole pas très hauts, ce n’est pas terrible. Je ne suis certes peut-être pas non plus le bon public, mais bon, quand même... Golam est un mauvais remake de Pokemon et autres mangas connus, mélangé aux 40 voleurs, avec un soupçon d'alchimistes et de Golem (Golam). Peut-être que les scénaristes ont voulu faire trop de mélanges et au bout d’un moment on perd en crédibilité et ce n’est pas très heureux.

Quant aux personnages, cela peut tourner vite au ridicule ou aux clichés, du coup ça n’aide pas pour apprécier cette histoire alors qu’il y a sûrement un bon fond. Mais il faut l’avouer, l’intrigue reste classique, vue et revue, je doute que ce soit si original au final.

En bref, je n’ai pas adhéré à cette BD, le scénario ne tient pas ses promesses, l’univers part dans tous les sens à vouloir trop en faire et ce n’est pas compréhensible ni lisible. Il n’y a que les dessins qui sont potables, c’est très coloré mais ça ne fait pas tout, et on ne peut pas dire non plus que c’est ce que je préfère comme graphisme. Je m'abstiendrai de lire la suite.

29/05/2015

Abyssia de Tiphaine Zanutto et Diane Ozdamar

Quatrième de couverture

À une époque dominée par les technologies et les industries polluantes, les hommes détruisirent ce qu’il restait de la couche d’ozone, gage de leur vie sur Terre. Contraints de coloniser un autre monde les abritant du rayonnement solaire meurtrier, ils trouvèrent leur salut dans les profondeurs marines.
Abyssia, cité encerclée par l'étrangeté aquatique, dernier bastion de l'humanité, se heurta à un peuple doué de conscience : les Nouveaux Atlantes.
Lui, presque homme, n'aurait, dans un monde normal, jamais dû ouvrir les yeux.
Il n'en fut pas ainsi.
Elle, si humaine, promise à une vie superlative, fut hélas condamnée à errer dans les abysses.
Comment Ernestine, créatrice funeste, scientifique funambule oscillant entre devoir et moralité, scellera-t-elle son destin et celui de Grim ?

Mon avis

J’avais repéré ce roman graphique depuis un moment sur la page FB des Editions du Chat Noir et j’ai fini par me le procurer. Et je dois dire que je ne regrette pas ce petit craquage puisqu’il est vraiment magnifique, aussi bien au niveau de l’histoire que des illustrations.

A vouloir aller toujours plus loin, les hommes ont pollué leur espace de vie, c’est pourquoi ils ont dû aller dans les profondeurs de la mer pour survivre. Mais ils n’avaient pas pensé qu’il y aurait des habitants, les Atlantes, avec qui la cohabitation est difficile. Ainsi, les scientifiques dont fait partie Ernestine vont créer des êtres afin de les éliminer mais la créature née de sa main revête bien plus de valeur qu’elle ne l’aurait voulu.

Abyssia est une histoire tragique, on s’en doute fortement et la couverture le laisse suffisamment penser mais c’est ce qui fait tout son charme. L’univers construit par l’auteur est vraiment intéressant et ça pourrait mériter une histoire bien plus longue pour découvrir tout cela car il est très prometteur. Mais je tiens à vous rassurer ce roman graphique est parfait comme il est et les illustrations permettent de mieux s’immerger aux côtés d’Ernestine et Grim au cœur des abysses.

Les illustrations me font penser à celles Mélanie Delon ou Cris Ortega. Je trouve ce type de graphisme vraiment magnifique et il y a un côté fort réaliste ici qui est saisissant. Mais c’est sans compter le côté steampunk, avec toute cette mécanique dans les souterrains. Après, c’est comme tout, c’est une question de goût, mais je pense que vous ne pourrez être d’accord qu’avec moi pour dire que c’est très esthétique.

En bref, Abyssia est une belle découverte, un roman graphique vraiment très beau aussi bien dans le fond que dans la forme. L’histoire est superbe même si tragique, c’est ce qui lui confère toute sa beauté en même temps et les illustrations sont à la hauteur de ce texte pour en faire un livre-objet que l’on veut admirer pendant des heures. Un livre à lire !

Manuel de survie à l'usage des parents de Philippe Reyt

Quatrième de couverture

“ Mieux vaut en rire qu’en pleurer : c’est un peu la devise de Philippe Reyt qui raconte en planches la vie quotidienne de parents avec leurs trois enfants. C’est drôle, ça sent le vécu et chaque parent s’y retrouvera forcément ! ” Picoti

“ Avec un trait simple et direct, sans surcharge inutile, Philippe Reyt va droit au but avec humour. Des textes simples, mais vrais, tout à fait authentiques. Un petit bonheur de fraîcheur et de détente qu’il fait bon d’apprécier à sa juste valeur thérapeutique. ” Jean-Laurent Truc - Ligne claire

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rebelle de m’avoir permis de lire cette BD que j’ai bien apprécié.

Après avoir lu Coïtus interruptus de l’auteur j’ai enchaîné avec cette BD qui est tout aussi sympathique, bien que très différente. Nous suivons ici le même couple avec leurs trois enfants et leur quotidien et la fabuleuse aventure que représente le fait d’en avoir. Je pense qu’un certain nombre de famille pourront s’y retrouver tant les situations sont courantes. J’avoue que dans les dernières pages, les voir partir en vacances, cela représente quelques souvenirs…

C’est une BD drôle et touchante qui montre parfois à quel point être parents est compliqué, que les enfants peuvent être plus ou moins difficile à gérer mais qu’en même temps, on ne peut pas totalement se passer d’eux.

Niveau illustration, je suis surprise que le livre soit en noir et blanc, n’ayant vu que des planches couleurs, ce qui est aussi le cas de l’autre BD Coïtus interruptus je m’attendais à ce que ce soit le cas ici. En couleur, c’est plus sympathique je trouve mais cela n’empêche pas que les scènes soient agréables à découvrir. Mais en couleur aurait été tout de même préférable mais peut-être n’était-ce pas possible (première BD publiée chez l’éditeur).

En bref, Manuel de survie à l’usage des parents est une BD drôle et sympathique qui ne pourra que parler à la plupart des parents pour vivre la même chose dans leur propre famille. C’est rafraîchissant et donne une certaine vision de la famille, les bons comme les mauvais moments. Au moins, grâce à lui, on sait à quoi s’en tenir.

28/05/2015

Le jeudi c’est Jeu Livresque [104]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 104 : Pivot Point
Si vous étiez capables de connaître l’avenir comme l’héroïne, vous le feriez-vous effacer une fois que vous avez pris votre choix ou préféreriez-vous vivre en sachant ce que vous auriez perdu en faisant l’autre choix ?

Je pense que je préférerai l'effacer pour ne pas vivre avec des remords toute ma vie si jamais mon choix n'était pas le "bon" et que l'autre solution était préférable. Mieux vaut ne pas avoir de regrets donc autant oublier et passer à autre chose.

Coïtus interruptus de Philippe Reyt

Quatrième de couverture

Qui se cache derrière Filipré ? Et surtout, où se cache Filipré pour lever ainsi le voile sur nos intimités et révéler au monde entier nos tabous ordinaires, nos fantasmes inavoués, nos peccadilles et nos péchés... Bref, les secrets les mieux gardés de nos chambres à coucher ? Le pire, c'est qu'il s'en moque ! Comme si rien de tout cela ne méritait au fond la gravité qu'on lui prête ; comme si le rire était, sinon la panacée, du moins l'ingrédient nécessaire d'une sexualité plus légère et d une vie plus douce. Afin que le coïtus ne soit pas définitivement interruptus, nous vous conseillons vivement cet ouvrage, aphrodisiaque et anxiolytique à la fois... À lire en couple, évidemment !

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rebelle de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié. Mais attention, il ne faut pas mettre entre toutes les mains !

J’avais pu déjà lire quelques planches via la page Facebook de l’éditeur qui les partageaient donc j’avais pu m’en faire une idée précise et je dois dire que je ne suis pas du tout déçue. C’est vraiment drôle et cash mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette BD.

Il s’agit d’une BD érotique, très drôle qui met en avant la sexualité d’un couple qui parfois ne se déroule pas toujours comme prévu, notamment à cause des enfants même si ce n’est pas le seul problème. Les situations sont cocasses, les petits clins d’œil plus ou moins nombreux, notamment lorsqu’il part en famille. C’est franchement bien trouvé.

Le dessin est assez atypique, on aime ou pas, mais je trouve que ça fonctionne bien. Certaines scènes qui pourraient être vraiment vulgaires avec un dessin plus réaliste deviennent ici vraiment très drôles, car oui les phallus et vagin, sans compter les personnages en position sont légions. Il ne faut donc pas être prude pour lire ce livre cela va s’en dire.

En bref, Coïtus interruptus est une BD érotique drôle qui m’a fait passer un bon moment. Les scènes sont cocasses, elles montrent différents moments où le couple est interrompu en plein milieu ou bien juste avant de commencer pour différentes raisons. A lire si on aime bien ce genre de choses et je vous invite à découvrir en amont quelques planches pour vous en faire une petite idée.

Sans repères de Clara Suchère (Vitaltest 1)

Quatrième de couverture

Nous sommes en 2167, les hommes ont le pouvoir de contrôler les éléments. Après la guerre, pour éviter un nouveau débordement et apprécier ce que la nature leur offre, chaque adolescent de l'âge de 15 ans doit passer le vitaltest qui se découpe en 2 parties, la première où ils choisissent leur élément et la seconde le lâchage initiatique, où ils sont lâchés en pleine nature dans un endroit inconnu pour apprendre à respecter la nature. Millie, Lauryn et Julien sont prêts à passer leur initiation. Après avoir reçu leur Crystal représentant leur élément, ils sont lâchés dans une cité Inca avec seulement leur vêtement et leur nouveau pouvoir qu'ils ne maîtrisent pas encore.

Mon avis

Sans repères, le premier tome de Vitaltest est un livre dont je n’aurai jamais entendu parler si je ne travaillais pas à ma librairie. Et je dois dire que cela a été une bonne lecture, pas un coup de cœur, loin de là même, mais c’était assez sympathique, même s’il y a des défauts, il faut l’avouer.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide, ce qui est une très bonne chose car cela permet de rentrer facilement dans l’histoire.

L’intérêt premier de l’auteur est de nous présenter ses personnages, de montrer qu’il y a des tensions avec certain d’entre eux. Les informations arrivent au compte goutte, notamment en ce qui concerne Millie, qui pour moi reste l’héroïne première de l’histoire – même si les deux autres sont mis en avant – mais c’est surtout sur elle que l’auteur instaure du mystère. On voit que les relations entre les adolescents à une importance et elle a mis l’accent dessus, en créant une attente sur certaines questions. Et je dois dire que c’est efficace, même si la survie des personnages m’intéressaient fortement, j’avais envie de savoir ce qui avait bien pu se passer entre elle et Chris pour que la situation soit ainsi. Il faudra faire preuve de patience pour avoir le fin mot.

La narration est partagée entre les trois amis, Millie, Lauryn et Julien, écrit à la 3e personne de sorte que nous puissions les suivre dans leur Vitaltest, tout d’abord leur choix puis leur lâchage dans une cité inconnue afin de survivre en pleine nature, la comprendre et vivre en harmonie avec elle. Mais évidemment, en cours de route, certaines rivalités vont naître et perturber quelque peu tout cela. En dehors des problèmes relationnels, on voit la survie des différents personnages, certains deviennent des leaders, voir des tyrans et des clans se forment très clairement. C’est toujours intéressant de voir comment des adolescents peuvent survivre seuls, sans adultes. Le rythme est plutôt soutenu, il y a suffisamment d’actions, de rebondissements et d’intérêts pour nous donner envie de continuer. L’auteur dans ce premier tome nous présente son univers et explique la logique, liée au Vitaltest qui est si important dans cette nouvelle société.

En soi l’intrigue est plutôt bien faite, c’est sympathique à lire, l’univers est intéressant et je me suis prise au jeu. J’ai passé un bon moment en le lisant, mais il faut avouer qu’il y a tout de même des défauts, dû au fait que ce soit le premier de l’auteur.

Le principal défaut est la facilité qui entraîne un manque de crédibilité. En effet, les jeunes qui sont lâchés en pleine nature viennent juste d’acquérir un pouvoir en lien avec les éléments, sauf qu’en un instant, sans apprentissage préalable, ils vont savoir s’en servir en un claquement de doigt. Il y en a même une qui à peine débarquer sait déjà faire de grande chose et n’aura pas besoin d’enseignement particulier, aux dires d’une des « profs ». Pour moi, c’est un peu gros, je l’avoue, je peine à y croire. Ce n’est pas parce qu’on obtient un pouvoir qu’on sait s’en servir et le maîtriser, même pour des éléments basiques et vu l’apprentissage express qu’ils ont eu, je doute que ce soit réellement suffisant. Même s’il est vrai, qu’ils sont loin de leurs capacités finales (à en juger par ce dont leurs profs sont capables) mais tout de même, ils sont assez fort alors que cela ne fait que quelques heures qu’ils les aient obtenus. C’est pratique pour l’histoire, mais trop rapide pour que ce soit crédible.

L’autre problème est qu’on est obligé de faire des liens avec les autres dystopies existantes, notamment avec Hunger Games dans le fait que les jeunes se retrouvent dans un lieu isolé et où leur survie en dépend, comme une sorte d’arène (Hunger Games qui est déjà un remake de Battle Royal soit dit en passant). Bon, ce n’est pas aussi trash que Hunger Games, Vitaltest peut être lu aisément à partir de 12 ans sans problème car il n’est nulle question de tuerie mais le fait qu’ils soient dans un milieu « fermé », inconnu pour survire, il faut avouer qu’il y a une résonnance.

Et sans compter le fait que les premiers chapitres ressemblent exactement à Delirium, Divergente, Promise… A croire qu’il n’existe pas d’autres débuts possibles pour ce genre de livre, je trouve ça dommage et redondant au bout d’un moment. Mais on ne va pas la blâmer pour cela, j’ai déjà cité 3 livres qui commencent exactement de la même façon… et j’en avais fait la remarque dès le 2e ou 3e livre lu… Donc si on enchaîne les livres de ce genre, cela peut vite devenir pénible avec cet air de déjà-vu.

Les personnages sont assez éclectiques, les trois amis sont plutôt gentils et attachants, le genre tranquille même si ce trio, autrefois composé d’un quatuor s’est vu amputé d’un membre pour une raison obscure (même si j’imagine sans peine ce qui a bien pu se passer). Pour le moment, on voit net une séparation entre différents groupes, qui fait d’un côté « les gentils » et de l’autre « les méchants ». J’espère que par la suite cette scission sera moins nette et bien plus flou pour éprouver nos a priori cela donnera plus de piquant et d’intérêt aux livres, à voir donc l’évolution des choses. Le côté manichéen de la chose n’est jamais totalement une bonne chose, chacun a une part d’ombre…

En bref, Sans repères est un roman sympathique qui se laisse lire, même s’il y a quelques défauts et que ce ne sera pas pour moi le livre du siècle. Néanmoins l’univers construit semble prometteur et l’intrigue en soi est plutôt pas mal et la fin rattrape évidemment le tout car on se demande bien ce qui va arriver à notre groupe. Les personnages sont intéressants, à voir comment chacun va évoluer là aussi. Je lirai peut-être la suite pour voir l’évolution de tout ça parce qu’il faut saluer cette fin quelque peu frustrante.

27/05/2015

Coup de projo sur... [88] Sans limites de Tiffany Reisz



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Une série absolument addictive et géniale. Je ne m'attendais pas du tout à une telle histoire ni à accrocher autant. C'est bien écrit, c'est complexe, des personnages manipulateurs qu'on adore (positif comme négatif), une sensualité sans égale. Nan, franchement s'il y a une série érotique à lire, c'est celle-là.



Le jour, Nora Sutherlin écrit des romans érotiques.
La nuit, elle trouve au Huitième Cercle, le club le plus privé et le plus secret de tout New York, l’inspiration pour les écrire.
Le jour, Nora se plie aux ordres de son nouvel éditeur, Zachary Easton, un homme extrêmement dur et exigeant, qui a été très clair avec elle : pour qu’il publie son prochain roman, elle devra le réécrire entièrement, sous son contrôle. Le tout en un temps record : 6 semaines.
La nuit, c’est elle qui donne les ordres, et qui fixe les règles, dans un monde où douleur et plaisir sont intimement liés.
Mais, de jour comme de nuit, avec Zach comme avec ces hommes qui se soumettent à ses désirs, elle n’a jamais qu’un but : repousser les limites…

26/05/2015

L'écolo de Christian Grenier (Avec un peu d'amour et beaucoup de chocolat 2)

Quatrième de couverture

Emma veut devenir écrivain, mais elle a plusieurs destins...
Ici elle rate le TGV de 8 h 46...
Elle prend le train suivant et fait la connaissance de Marcus, un jeune écologiste militant dont elle tombe amoureuse. Grâce à lui, elle écrit pour une revue un récit dont le succès va la dépasser : adaptées en slam par une vedette de la télé, les paroles d'Emma deviennent un slogan international ! Marcus, lui, est parti en mission au bout du monde...
Pense-t-il encore à elle ?

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Oskar de m'avoir permis de lire ce livre qui m’a plu et qui est dans la lignée des deux précédents.

Dans cette nouvelle histoire, Emma rate son train et prend le suivant. Située en première classe, elle fait la rencontre de Marcus, un jeune étudiant écologiste dont elle va tomber amoureuse, le coup de foudre. Alors même que leur chemin va se séparer, grâce à lui, elle va pouvoir publier une nouvelle dans une revue qui va avoir un succès fulgurant et qui va la dépasser par bien des aspects. Mais son esprit n’est occupé que par Marcus, pense-t-il encore à elle ?

C’est une histoire plutôt simple mais bien menée. Je l’ai trouvé intéressante et peut-être plus crédible que les autres livres de la série. Même si le cheminement peut sembler extraordinaire ce n’est pas forcément impossible, parfois il suffit d’une opportunité pour ouvrir les portes sur un monde insoupçonné.

L’écolo aborde divers thèmes, dans un premier temps l’écologie, la sauvegarde de la planète, mais également dans un deuxième temps, le milieu du showbiz, à travers l’univers du slam. On voit donc ses bons mais également ses mauvais côtés et ses dangers. Emma va devoir faire des choix, être confrontée à un univers dont elle ne comprend pas tous les codes et se voir offrir un destin quelque peu extraordinaire. Mais elle ne sera pas la seule à faire des choix, qui dans tous les cas, bouleverseront la vie d’Emma.

Une fois encore, nous voyons la situation familiale d’Emma différer, même si certaines choses sont similaires à L’attentat, la tournure concernant certains personnages va changer du tout au tout. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais c’est « drôle » de voir comment à partir d’un événement on peut prendre différentes pistes.

En bref, L’écolo est un roman sympathique qui nous permet de voir une vie alternative pour Emma qui l’emmènera au devant de la scène, sous le feu des projecteurs. Elle, qui ne pense qu’à retrouver celui qu’elle aime, verra peut-être certains de ses rêves se réaliser. Avec un peu d’amour et beaucoup de chocolat est une série assez sympathique dans l’ensemble même si je n’ai pas autant adhérer qu’à l’autre série de polar de l’auteur. Mais, j’aime beaucoup le concept de ces trois choix de vie alternative qui se présente à Emma et je ne saurai dire laquelle est la plus enviable.

L'attentat de Christian Grenier (Avec un peu d’amour et beaucoup de chocolat 1)

Quatrième de couverture

Emma veut devenir écrivain, mais elle a plusieurs destins...
Ici elle prend le TGV de 8h46...
Emma rattrape de justesse le TGV de 8h46 pour Libourne. Son voisin est Nelson Rapur, un auteur condamné à mort par les "Vengeurs de Dieu". Peu après Angoulême, le convoi heurte un camion tombé sur la voie...
Cet attentat visait-il Rapur, comme le croit Fred, chargé de sa sécurité ?
Emma enquête avec lui... et se retrouve au coeur d'un polar qui va changer le cours de sa vie !

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Oskar de m'avoir permis de lire ce livre qui m’a laissé le même sentiment que le premier, cela se lit, mais ce n’est pas non plus extraordinaire.

Après avoir lu Aminata, j’étais curieuse de découvrir les autres tomes de la série Avec un peu d’amour et beaucoup de chocolat. Je trouvais le principe de l’histoire intéressante, une même situation de départ, mais un autre élément perturbateur qui va la dévier et proposer toute une suite d’action très différente que dans la première version.

Dans L’attentat, Emma parvient à prendre son train, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que sa place est déjà prise par un homme. Décontenancée, elle en prend une autre et s’assoit près d’un homme qui s’avère être Nelson Rapur, cet auteur condamné à mort par les « Vengeurs de Dieu ». Peu de temps après l’arrêt à Angoulême, le train percute un camion qui était tombé sur la voie. De nombreux morts sont à déplorer mais cet attentat est quelque peu suspect. Avec l’aide de Fred, qui était chargé de la sécurité de Rapur, Emma va tenter de découvrir la raison de cet incident qui n’en est pas tout à fait un…

Comme pour Aminata, ce récit manque parfois de crédibilité qui peut en partie nuire à l’intrigue. Mais bon, on se laisse quand même prendre au jeu à savoir ce qui a bien pu se passer, qui sont les coupables. Evidemment, on se doute assez vite que l’histoire avec Rapur… semble un peu trop simple pour qu’elle soit vraie. Il faut donc chercher, aller au-delà des apparences pour découvrir la vérité, qu’évidemment Emma, du haut de ses 17 ans va découvrir avec l’aide de Fred qui en a 23 ans.

Ce n’est pas tant l’âge qui n’est pas crédible, mais penser qu’Emma puisse être réellement l’assistante de Fred me fait lever les yeux au ciel. Cela paraît gros et que des adultes y croient encore plus… J’avoue que là, l’auteur aurait pu faire bien mieux (surtout quand on voit avec quel brio Les enquêtes de Logicielle ont été écrites).

Au-delà de cet aspect, cela reste un livre assez haletant avec un bon rythme dans l’action qui fait que l’on a quand même envie d’en savoir plus. Je l’avoue, ma curiosité était piquée à vif, donc cela a fait son office, même si par moment, je doutais de la crédibilité de tout ça, mais pourquoi pas, cela reste fictif ainsi qu’une possibilité.

Dans ce tome, on en apprend un peu plus sur la situation familiale d’Emma, qui est bien différente de celle que l’on découvre dans Aminata. Son amie Océane en revanche ne change pas tellement. Emma reste une adolescente avec des rêves qui se voient un peu s’effondrer d’une certaine manière (en lien avec sa situation familiale) mais qui finalement trouve peut-être sa vraie voie et parvient à surmonter la pente.

En bref, L’attentat est un roman sympathique mais pas non plus transcendant. Mon avis rejoint celui que j’avais déjà pour Aminata, peu de vraisemblance à cause des réactions et de ce qui se passe. Mais au-delà de ça, cela reste agréable à lire, on a tout de même envie d’en savoir plus, comment la vie d’Emma va être bouleversée en fonction du train qu’elle va prendre. Le concept est intéressant et à chaque fois on se rend compte qu’il y a une chose en commun ! Je vous laisse découvrir laquelle.

25/05/2015

Le Temps des Elfes de Krystal Camprubi (Oghams 1)

Quatrième de couverture

Les Fées existent...
Vous en doutez encore ? Voici un ouvrage qui risque d'ébranler vos certitudes...
Dans les années vingt, une adolescente, Eleanor Blacksmith, ne pouvant se résoudre à la disparition de sa sœur, part à sa recherche au-delà des frontières du Connu. Le mystère qui auréole son histoire fait naître dans le pays de Galles natal une légende qui persiste encore dans de nombreux villages de la vallée de Gaun.
Cette légende en serait restée là si, avant le tournant du millénaire, un garde-chasse n'avait retrouvé son journal, abandonné sur la berge d'une rivière. Au fil des pages, ce ne sont que des croquis sur le vif et récits circonstanciés du pays des fées.
Un témoignage d'Elfirie qui ne pourra laisser indifférents les plus sceptiques...

Mon avis

Avant de donner mon avis sur ce roman graphique, il faut que j’en fasse une petite note explicative. J’ai relu ce roman graphique en 2015, soit 6 ans après l’avoir acquis / lu (en 2009), j’ai donc réécrit cette chronique en conséquence afin qu’elle me fasse moins honte mais également pour que vous puissiez mieux vous rendre compte à quel point cette histoire est merveilleuse.

Après cette brève introduction à propos de cette chronique, voici donc mon avis, un mélange entre celui de l’époque et maintenant (2015) en version améliorée.

Alors que je me demandais si cette illustratrice de talent avait fait un nouveau artbook, je suis tombée par hasard dessus. J'apprécie énormément le travail de Krystal Camprubi, donc, j'étais bien obligée de le prendre. Et franchement, je ne regrette rien parce qu’il s’agit d’un roman graphique vraiment magnifique que je ne peux que vous conseiller.

Le Temps des Elfes, premier tome du diptyque d’Oghams relate l’histoire d’Edouard J. Waroquier, un folkloriste qui nous invite en croire à l’existence des fées et pour nous le prouver, il se sert du journal intime d’une jeune femme : Eleanor dite « La Blanche ». Ainsi, il s’agit d’une histoire dans une histoire car après un prologue où nous prenons connaissance de J. Waroquier, nous plongeons dans le journal intime de cette femme.

Eleanor a subi un effroyable drame : la perte de sa jeune sœur, noyée dans une rivière. Mais au fur et à mesure des pages, nous découvrons qu’elle ne croit pas à cette mort, elle pense que sa sœur pourrait se trouver ailleurs après la découverte d’un mystérieux passage. C’est à corps perdu qu’Eleanor se lance dans cette quête qui va la faire voyager dans un autre monde et la menée vers le royaume des fées : Elfirie. Mais pour cela, elle va devoir être initiée…

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide, de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Étant donné la nature du récit, c’est un journal intime, c’est donc écrit à la première personne, de sorte que nous sommes vraiment dans la tête d’Eleanor. Nous suivons cette quête et la vivons au même titre qu’elle, avec l’espoir de retrouver Kathy.


C’est vraiment une histoire magnifique et l’auteur et illustratrice parvient à travers sa plume mais également ses dessins de nous plonger totalement dans cet univers féérique. Il s’agit d’une quête, d’une initiation où Eleanor va devoir apprendre à se connaître et à changer sa vision du monde, et tout cela dans le but de retrouver sa jeune sœur Kathy. L’univers dépeint par l’auteur est riche et montre aussi une certaine culture dans le milieu féérique qu’elle réutilise ici, l’idée de l’oghams est également la clé de tout.

Comme je l’ai dit, je suis fan des dessins de Krystal Camprubi, raison première qui m’a poussé à prendre ce roman graphique sans savoir de quoi cela parlait. C’est très délicat et en même temps très fort et dur. On voit aussi les côtés sombres et dangereux, mais également de doux moments à travers les couleurs et les différentes représentations des fées. On passe totalement d’une personnalité à l’autre, il y a une vraie expression dans leur visage qui leur confrère de la douceur ou de la dureté. Mon préféré est la Morigane, encore et toujours. (Voir ci-dessus).



En bref, Le Temps des Elfes est un roman graphique magnifique que j’ai grandement apprécié, c’était déjà le cas à ma première lecture mais la deuxième est tout aussi bonne et tout aussi forte. Au final, je me rends compte que je n’avais pas oublié tant de choses que ça depuis le temps, mais une relecture ne fait jamais de mal, surtout quand c’est bien. Et puis il faut dire que replonger dans les illustrations de Krystal Camprubi est encore moins désagréable. Et je sais désormais ce qu’il me reste à faire, lire la suite et fin de ce dytique qui s’est tant fait attendre, il me tarde de savoir ce qui va arriver à Eleanor.

Refuges d'Annelise Heurtier

Quatrième de couverture

Mila, une jeune italienne, revient sur l'île paradisiaque de son enfance, espérant y dissiper le mal-être qui l'assaille depuis un drame familial.
Très vite, d'autres voix se mêlent à la sienne. Huit voix venues de l'autre côté de la Méditerranée qui crient leur détresse, leur rage et la force de leurs espérances.

Mon avis

C’est le deuxième livre que je lis de l’auteur, après Là où naissent les nuages qui m’avait beaucoup plu. C’était plein de sensibilité, cette jeune fille en quête d’identité sur fond d’humanitaire au fond de la Mongolie, avec un message fort sur notre société actuelle et les problèmes qui peuvent exister dans le monde.

Avec Refuges, l’auteur nous confronte à une autre réalité, bien plus affreuse, celle de clandestins qui fuient leur pays pour diverses raisons mais avec une seule chose en tête : avoir une vie meilleure en Europe. Pour cela ils sont prêts à tout, payer des fortunes et risquer leur vie pour avoir la chance d’y parvenir. Leur voyage les mène bien souvent à Lampedusa, sur les côtes italiennes.

L’histoire est partagée entre plusieurs voix, tout d’abord avec une narration à la 3e personne où nous suivons Mila, une jeune italienne dont la vie a été bouleversée suite à la mort de son petit frère alors qu’il n’était qu’un nourrisson. Cela a profondément changé sa manière de vivre et surtout ses parents qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Elle cherche sa place dans cette nouvelle famille suite à ce drame et elle espère que ses « vacances » à Lampedusa puissent l’aider. En dehors de cela, nous entendons la voix de différents adolescents, de clandestins qui cherchent à fuir leur pays coûte que coûte à cause de la misère et la dictature. A travers ces récits nous voyons toute leur rage face à leur situation mais aussi leurs espoirs, celle d’un avenir meilleur, ailleurs, en Europe.

C’est un livre très touchant qui ne peut pas nous laisser indifférent. Il est évident que c’est un vrai problème, que ces clandestins soient obligés de fuir à cause des conditions de vie et parce qu’ils ne voient aucun avenir chez eux. Et de l’autre côté, c’est un problème pour l’Italie qui se voit accueillir de plus en plus de gens mais qui ne peut pas tous les prendre en son sein. D’où cette loi qui interdisait aux gens, notamment aux pêcheurs de leur porter secours sans quoi ils pourraient aller en prison. Mais ce n’est pas humain, on ne peut pas décemment laisser des gens mourir parce qu’on n’en veut pas.

Des solutions doivent être trouvées. L’auteur n’en donne pas, et ce n’est pas spécialement son rôle non plus ici mais plutôt de montrer que de telles choses existent, d’en faire prendre conscience. Ce qui est le cas de Mila qui ignorait tout de ces problèmes et qui va les découvrir grâce à Paola, et plus encore…

Une note de l’auteur à la fin de l’ouvrage rappel les faits passés en 2013 où bon nombre de gens ont trouvé la mort près des côtes de Lampedusa, dont on a pu reparler en ce début d’année 2015. Ce n’est pas un fait nouveau, cela dure depuis au moins les années 90.

En bref, Refuges est un roman touchant fort et poignant qui permet de mettre en avant une affreuse réalité, celle de la fuite d’un pays à cause de ce qui s’y passe. C’est également le récit d’une traversée qu’ils doivent endurer dans le but d’une vie nouvelle, sans avoir tout à fait la garantie d’arriver à bon port sain et sauf. Mais une fois sur place, pourront-ils vraiment trouver ce qu’ils sont venus chercher ?

24/05/2015

Cupidon mortel de Thomas Andrew (Drek Carter 1)


Quatrième de couverture

« J'ai eu beau tourner plusieurs fois la question dans tous les sens, je ne vois pas comment vous l'annoncer donc je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis un fantôme. Oui, c'est cela, un Casper qui hante les rues de New York. Comment en suis-je arrivé là ? Eh bien, si une sombre histoire de meurtres, de sorciers, de vampires et de loups-garous ne vous effraie pas, laissez-moi vous raconter. Tout commence le 14 février. Ironique, non ? Le jour de ma mort. Sérieusement... Qui parle de repos éternel ? Certainement pas moi ! »

Mon avis

Gagné sur le forum ABFA, j'étais très curieuse de découvrir ce livre qui promettait quelque chose de bien sympathique. Le fait d’avoir un narrateur (donc un homme pour personnage principal) ainsi qu’un fantôme pour créature fantastique n’est pas pour me déplaire parce qu’ils sont rares. Je n’en ai lu que 2 : Felix Castor et Harry Dresden).

J’avais donc hâte de voir ce que ça allait donner et je dois dire que je ne suis pas déçue. C’est sympathique, pas un coup de cœur ni le livre du siècle il faut l’avouer, mais cela reste agréable à lire. Je ne regrette pas cette lecture qui aura su me faire passer un bon moment.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire, simple mais efficace. On est surtout dans l’action et le dialogue, propre au genre, du coup cela se lit avec aisance. Une fois plongée dedans (et surtout avec du temps qui me faisait défaut au départ lorsque je l’avais commencé), le livre a été lu très rapidement. Ma curiosité étant piquée à vif, je voulais savoir à chaque instant ce qui avait bien pu arriver à Drek. Drek, fantôme de son étant et ancien flic, nous raconte la manière dont il l’est devenu et le moins que l’on puisse dire c’est que d’une vie plutôt tranquille et pépère, il se retrouve plongé au cœur d’événements dont il n’est pas à même de comprendre.

Nous découvrons donc les circonstances de sa mort, ce qui arrive assez vite au final et par la suite nous le voyons en tant que fantôme et tout ce que cela implique. Jusqu’au moment où l’on va avoir besoin de ses services de policier pour retrouver un objet qui a été perdu. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais l’histoire tournera essentiellement autour de cela et cette mission qui, évidemment, ne va pas se dérouler comme prévu et est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Je dois avouer qu’au niveau intrigue, étant donné les circonstances, je m’attendais à quelque chose de totalement différent. Et j’ai du coup été très surprise de voir la tournure des événements avec cette recherche de l’objet disparu. Néanmoins mes spéculations à propos de ce livre ont fini par avoir des réponses sur la fin de l’ouvrage. En même temps, ne pas en parler, ça n’aurait pas eu de sens et du coup, maintenant ma curiosité est d’autant plus piquée à vif puisque la fin nous frustre quelque peu. Pas un gros cliffhanger mais tout de même de quoi nous donner envie de lire la suite.

L’univers décrit par l’auteur est intéressant et assez sympathique. Nous apprenons les codes au fur et à mesure, tout comme Drek qui va subir une formation en accélérée en fonction des besoins du moment. Les informations arrivent donc au compte goutte selon la situation qui se présente à nous. C’est une façon de faire intéressante et de l’autre, je trouve que parfois cela vient comme un cheveu sur la soupe. C’est le seul reproche que je pourrai faire de ce livre. L’auteur use parfois de facilité pour que ses personnages puissent s’en sortir, une information arrive à point nommée pour les aider, une aide, etc. Mais cela reste mineur, ce n’est pas trop dérangeant, cela ne gâche pas pour autant la lecture.

Quant aux personnages, ils sont assez éclectiques, que ce soit Drek, le gars assez cool et tranquille, tout l’inverse de son ami de toujours Tony qui lui sort sans arrêt, couche à tout va et s’amuse. Les deux compères se complètent bien et l’on comprend pourquoi ils sont amis, même si c’est le jour et la nuit au niveau du caractère. Drek semble assez effacé, sans mauvais jeu de mot par rapport à son état de fantôme, par rapport à Tony et pourtant il va prendre de l’assurance et savoir trouver sa place avec sa nouvelle condition. J’ai bien aimé ces deux personnages qui apportent une certaine légèreté à l’histoire quand bien même la situation paraît désespérée.

En bref, Cupidon mortel a été une bonne lecture. L’univers est intéressant et englobe un certain nombre de créatures surnaturelles pour en faire quelque chose de plus complexe qu’il n’y paraît. L’intrigue est plutôt bonne et bien menée, même si ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques, que ce soit Drek ou son ami Tony qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs. J’ai bien envie de découvrir la suite car cela promet des aventures épiques.

Le noir de Jon Klassen & Lemony Snicket

Quatrième de couverture

Laszlo a peur du noir. Le noir n'a pas peur de Laszlo. Laszlo habite dans une maison. Le noir habite dans la cave. La nuit, le noir monte l'escalier jusqu'à la chambre de Laszlo. Mais, un soir, c'est Laszlo qui descend à la cave. Voici comment Laszlo a cessé d'avoir peur du noir...

Mon avis

Le noir est une histoire bien sympathique pour montrer à l’enfant qu’il n’a pas à avoir peur du noir, que rien ne peut lui arriver. Pour cela le noir amadoue Laszlo pour le faire venir jusqu’à lui, dans la cave malgré sa peur et va lui montrer la solution pour ne plus le craindre.

L’histoire se déroule dans un dialogue entre le petit garçon et le noir, j’ai trouvé cela intelligent, car cela permet de rationaliser le noir, comme si c’était une chose bien vivante et le fait que ce soit lui qui incite Laszlo à ne plus avoir peur de lui rend la démarche plus intéressante. Si c’était un adulte qui voulait lui prouver qu’il n’y avait rien à craindre, le doute serait toujours permis, enfant on ne croit pas toujours l’adulte, mais si c’est le noir qui prouve qu’il n’y a rien à craindre, c’est plus rassurant.

Les illustrations sont bien sympathiques alors évidemment il y a beaucoup de noir mais aussi tout un jeu de lumière pour montrer les différents « personnages » de l’histoire. J’ai trouvé le contraste plutôt bien fait. Mais comme d’habitude c’est une question de goût.

source image

En bref, Le noir est un ouvrage intéressant pour les enfants qui ont peur du noir et qui voudrait la « combattre » en prouvant qu’il n’y a rien d’effrayant là-dedans.

A partir de 4 ans.

Voir aussi la Chronique de Liyah

In My Mailbox (182)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



23/05/2015

La Prophétie du Gris de Suzanne Collins (Gregor 1)

Quatrième de couverture

« Un guerrier de Surterre, un fils du soleil, nous rendra la lumière, ou ne nous rendra rien. » Comment cette prophétie pourrait-elle concerner Gregor, adolescent ordinaire ? Mais New York a ses secrets. Et un jour, Gregor bascule dans un nouvel univers, dans une ville sous la ville, un monde derrière le monde, plein de défis et de créatures insolites. Un monde qui attend sa venue depuis des siècles. Car Gregor est un vrai héros. Seulement, il ne le sait pas encore…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le livre de poche jeunesse de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien aimé dans l’ensemble.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, sans quoi je risquerai de spoiler, ce qui n’aurait aucun intérêt.

Alors que dire de La Prophétie du Gris ? C’est une histoire assez classique, simple mais efficace. Il faut l’avouer ce n’est pas la grande découverte du siècle mais cela se laisse lire et j’ai plutôt passé un bon moment.

L’intrigue est bonne et bien menée. L’action est omniprésente de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer un seul instant. Il y a quelques moments de pause pour qu’on ait le temps de souffler un peu et en apprendre plus sur l’univers, mais ce n’est que pour mieux repartir sur des chapeaux de roues. Les révélations sont nombreuses, ce qui nous permet de découvrir à la fois le monde mais aussi de mieux comprendre certaines choses dans la vie de Gregor. C’est assez prévisible parfois mais cela reste tout de même sympathique à suivre.

L’univers est intéressant et bien construit, là encore c’est assez classique, pas hyper original en soi mais cela fonctionne. On découvre les souterriens, ceux qui vivent donc sous terre, comme on peut le deviner, il y a différentes créatures mais aussi des humains qui croient en une prophétie, dont Gregor en sera le héros. La réalisation de la prophétie est toute proche et Gregor est loin de s’imaginer jusqu’où va l’emmener cette quête. Là encore, le fait qu’on ait un héros, une quête est assez classique mais cela fonctionne bien. Durant ma lecture, je dois avouer que cela m’a fait grandement pensé à Arthur et les Minimoys de Luc Besson. On retrouve un certain nombre de similitudes dans les situations et les personnages, même si l’histoire prend un autre tournant.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Les pages défilent toutes seules sans qu’on ne s’en rende compte, c’est pourquoi il a été lu dans la journée le temps de mes transports en commun.

Les personnages sont éclectiques, on a un peu de tout et de toutes les races. Je ne rentrerai pas dans le détail mais il est vrai que l’on découvre de drôle de choses dans les souterrains. Gregor est un jeune garçon de 11 ans qui se retrouve embarqué dans une folle aventure, il est courageux et l’on est loin du héros parfait qui n’a peur de rien. Bien au contraire, il est pour cela très humain et cela fait du bien. Quant à Moufle, elle est juste adorable, elle donne un peu de légèreté et on ne peut que s’attacher à elle. Malgré son jeune âge, elle sera l’élément clé dans cette affaire.

En bref, La Prophétie du Gris est une bonne lecture même si elle n’a rien de révolutionnaire, mais cela fait son office. L’univers est intéressant et on se doute que c’est plus complexe que ça en a l’air, l’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’actions. Quant aux personnages, ils sont assez éclectiques, pour la plupart attachant et sympathique donc je lirai sûrement la suite pour savoir ce qui va advenir de nos deux héros.