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31/01/2019

La vallée des papillons de Marie H. Marathée

Quatrième de couverture

Un accident de ski, un Noël à l’hôpital : une perspective peu réjouissante pour Vincent, un jeune sportif impatient.
Rien cependant ne l’a préparé à ce qu’il va vivre entre ces murs.
Une rencontre en dehors du temps, une magie qui opère.
Il ne le sait pas encore, mais la princesse des papillons va transformer son existence.

Mon avis

La vallée des papillons est le nouveau roman de Marie H. Marathée dont j’avais adoré le roman Un éternel commencement (qui d’ailleurs, va être réédité, je suis joie !) et Itinéraire bis. Lorsque l’auteur m’a proposé de lire son livre, je n’ai pas hésité un seul instant et une fois encore cela a été une belle découverte. La vallée des papillons est un roman que j’ai beaucoup apprécié, une histoire touchante qui ne peut pas nous laisser indifférent et qui donne matière à réfléchir aussi.

La vallée des papillons raconte l’histoire de Vincent, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, pendant ses vacances, a eu un accident de ski. Immobilisé à l’hôpital pour une durée plus longue que prévue, ce repos forcé est un vrai enfer pour ce jeune qui ne rêve que de s’en aller et de bouger. Durant son séjour, il va faire la rencontre de Jessica, une petite fille espiègle, aussi hospitalisée, qui va bouleverser la vie de Vincent à un point qu’il n’imaginait pas.

L’histoire est vraiment très belle et touchante. Il s’agit d’un roman court (150 pages pour un format poche), et comme vous le savez – pour ceux qui me suivent depuis des années – je suis plutôt adepte des gros pavés avec force de descriptions et de détails. Mais pour cette histoire, ce n’est pas nécessaire, l’essentiel est là, tout est dit, le message passe clairement. Marie H. Marathée a une manière d’écrire qui ne peut que nous toucher, nous parler et jouer avec la corde sensible. Elle nous pousse à réfléchir et nous offre en même temps une belle leçon de vie à travers la joie de vivre de cette petite fille.

Quand on y pense, c’est une histoire assez simple, celle d’une rencontre qui va tout changer dans la vie de Vincent. Jusqu’à présent, il ne pensait qu’à lui, à son plaisir, à s’amuser avec ses amis, le tout saupoudré d’une pointe d’arrogance qui le rend assez désagréable à la première rencontre. Si dans un premier temps, la présence de Jessica l’exaspère, après tout elle s’invite dans sa chambre et lui parle alors qu’il ne lui avait rien demandé, au fur et à mesure qu’il va apprendre à la connaître, il va changer et évoluer. Il fera davantage preuve d’empathie et s’ouvrira au monde.

Je ne veux pas trop en dire parce que je ne veux pas raconter toute l’histoire, sans quoi cela perdrait l’intérêt de lire ce livre, mais en tout cas, c’est une belle découverte. Je ne regrette pas de l’avoir lu car elle permet de remettre certaines choses en perspective, de se poser des questions sur notre vie, notre destin, etc. Une thématique que l’on retrouve dans les autres ouvrages de l’auteur, notamment dans Un éternel commencement.

Les personnages sont attachants et sympathiques, à commencer par Jessica. Même si elle peut paraître énervante avec sa manière d’agir (et donc on peut comprendre l’agacement de Vincent), on ne peut pas lui en vouloir longtemps. De même pour Vincent qui, en première approche paraît comme un gamin capricieux et désagréable mais il est bien plus profond et intéressant si on se donne la peine de creuser un peu. J’aime beaucoup son évolution qui nous montre un « adolescent » devenir plus adulte et mature.

En bref, La vallée des papillons est un roman que j’ai adoré découvrir, un roman court et intense. Marie H. Marathée, à travers ce récit, nous livre une belle leçon de vie qui donne matière à réfléchir sur notre existence, sur ce qui est important. Une magnifique histoire qui ne peut pas nous laisser indifférent. A découvrir de toute urgence !

30/01/2019

Never Again de Sarah Dessen

Quatrième de couverture

Le frère de Sydney, beau et charismatique, domine depuis toujours sa petite famille : Peyton monopolise toute l’attention de leurs parents et se taille la part du lion quel que soit le domaine. Mais quand il atterrit en prison après avoir provoqué un accident grave, la jeune fille, au lieu de retrouver un peu d’air, se sent au contraire de plus en plus invisible, comme si elle errait à la dérive dans sa propre vie, perdue, sans attaches.

Elle s’inquiète surtout du désintérêt des siens pour la véritable victime, le garçon que Peyton a condamné à vivre dans un fauteuil roulant. Après avoir changé de lycée, elle se lie d’amitié avec un frère et une sœur dont elle ne tarde pas à rencontrer la famille. Excentriques et accueillants, blessés par la vie mais infiniment joyeux, les Chatham vont l’aider à se trouver une place dans son nouvel environnement. Rompre définitivement ou pardonner, forcer ses parents à la regarder en face au moins une fois, choisir son chemin et parvenir à s’avouer les sentiments qu’elle sent naître en elle… Autant de défis qu’ils vont l’aider à relever à leur manière.

Mon avis

Never Again est le premier roman de Sarah Dessen que je lis même si j’ai encore dans ma PAL Once and for all, mais je pense que je ne vais pas tarder à le sortir tant j’ai beaucoup aimé Never Again. C’est une histoire touchante et intéressante que je vous invite à découvrir.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Comment souvent lorsque je commence un livre, je ne sais pas ou plus de quoi ça parle, donc je me laisse totalement emporter par la plume de l’auteur et je dois dire qu’avec Never Again, j’ai fait là une très belle découverte et ne regrette pas d’avoir lu ce livre.

L’intrigue est bonne et bien menée. On suit la vie de Sydney qui est rythmée par les frasques de son frère, jusqu’au jour où tout bascule pour la famille quand il est envoyé en prison. Sydney ne parvient pas à pardonner à son frère et pense davantage à l’adolescent dont il a brisé la vie, celui qui est devenu tétraplégique à cause de Peyton, qu’au fait que son frère soit en prison. Elle est pleine de colère, elle ne comprend pas sa mère qui fait comme si tout allait bien, comme si son fils avait fait une simple bêtise dont il n’était pas vraiment responsable. Un cadre familial des plus tendus qui touche beaucoup l’adolescente. Sa rencontre avec les Chatham va changer pas mal de choses, lui permettre de se libérer, de ne plus être l’ombre de son frère et de prendre davantage son envol. Elle va beaucoup apprendre auprès d’eux, qui ont aussi leurs propres problèmes.

Dans Never Again, Sarah Dessen explore des sujets assez difficiles mais très intéressants. J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui est plus qu’une histoire d’adolescents. Evidemment, on ne va pas passer à côté de la petite romance toute mignonne qui va permettre aux deux parties d’avancer, d’évoluer, même si ça a son charme. C’est intéressant d’avoir la vie de cette famille après un tel « drame », on ne peut pas en vouloir à leur mère d’être inquiète, de vouloir considérer Peyton comme un membre à part entière, comme si son absence n’était dû « qu’à un voyage », une absence passagère. Il reste son fils quoi qu’il arrive et ça, Sydney a du mal à le concevoir, mais en même temps, elle n’est pas mère. Elle va beaucoup apprendre aux côtés de Mme Chatham qui lui permettra de considérer les choses sous un autre œil.

Les personnages sont touchants et attachants, à commencer par Sydney. On peut comprendre qu’elle se sente l’ombre de son frère, il n’y en a toujours eu que pour lui, et même une fois en prison, il n’est toujours question que de lui… Une vie étouffante pour l’adolescente qui se sent prisonnière chez elle et ce, à cause de son frère. Sans compter le malaise vis à vis de David, le jeune adolescent devenu tétraplégique à cause de son frère, elle en sait pas ce qu’elle doit faire, la culpabilité l’étouffant toujours un peu plus.

La famille Chatham est aussi touchante, avec ce qui leur est arrivé et ce qui leur arrive, on ne peut que les apprécier. Et Mac et Layla, les deux amis de Sydney vont être une vraie aide pour l’adolescente, une bouffée d’air frais qui va lui permettre de se changer les idées et de trouver « une autre famille », même si elle n’est pas non plus irréprochable sur certains points. On s’attache vraiment à tous ces personnages qui ont des chemins de vie plus ou moins compliqués, mais c’est le jeu, il faut faire avec les cartes que l’on a en main, tout dépend de ce que l’on veut en faire.

En bref, Never Again est un roman touchant qui m’aura beaucoup plu. L’histoire est vraiment intéressante et les sujets abordés sont nombreux. Comment pardonner à quelqu’un, même un proche pour le mal qu’il a causé ? Comment vivre sa propre vie quand on a toujours été dans l’ombre de quelqu’un ? Une histoire qui nous bonne une belle leçon de vie avec des personnages sympathiques, à qui l’on ne veut que du bien. Un roman à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

29/01/2019

L'ours blabla de Pippa Curnick

Quatrième de couverture

L’ours Blabla a quitté le Pays des Ours à la recherche d’amis qui voudront bien discuter des heures avec lui. Il débarque sur une île peuplée d’oiseaux sympathiques, mais comment papoter quand on ne parle pas la même langue ? Avec ses sourcils, il fallait y penser !

Mon avis

L’ours blabla est un album qui vient tout juste de paraître et j’avoue que lorsque j’ai vu son titre, ça m’a fait sourire et d’autant plus lorsque j’ai commencé à le lire. Pour ceux qui me connaissent, j’aime bien parler… beaucoup même et si on me lance sur les livres et le monde du livre, encore plus… Du coup, cet album ne pouvait que me parler et il m’aura bien fait sourire !

L’ours blabla, comme son nom l’indique est un ours qui parle beaucoup… beaucoup trop pour certains. Ainsi, il va quitter le Pays des Ours pour trouver des amis qui seraient enchantés de discuter avec lui. Le problème est lorsqu’il débarque sur une île rempli d’oiseaux est qu’il ne parvient pas à se faire comprendre. En effet, la barrière de la langue est telle qu’aucun ne comprend ce que dit l’autre.


C’est vraiment problématique pour l’ours blabla qui pensait enfin trouver des amis à qui parler. Jusqu’à ce que les oiseaux fassent une incroyable découverte, lorsque l’ours parle et exprime divers sentiments ou opinion, ses sourcils bougent et n’ont pas la même « forme ». C’est magique, grâce à une conversion simple, tel un dictionnaire bilingue : sourcil / expression de l’ours, les oiseaux vont parvenir à le comprendre et ainsi, ils vont pouvoir communiquer aisément avec lui. Jusqu’à ce qu’un nouvel arrivant débarque sur l’île, un chien… qui s’exprime dans sa propre langue.


C’est une histoire amusante qui m’aura bien plu. L’histoire prête à sourire et en même temps, face à des étrangers qui parlent une autre langue, ce n’est pas toujours facile de se faire comprendre, mais par le langage des signes ou par association, on peut saisir ce que l’autre veut dire. Grâce à ses sourcils, les oiseaux vont pouvoir apprendre la langue de l’ours et communiquer avec lui. Il fallait y penser !

Les illustrations sont assez sympathiques, simples en soi, tout est en aplat avec des couleurs très flashy, beaucoup de roses, bleus, jaunes. Des contrastes intéressants qui en font un album très coloré visuellement et propose une certaine dynamique. Ça sent le soleil et les vacances sur une plage abandonnée (coquillages et crustacés…, ahem…).


En bref, L’ours blabla est un album qui m’aura bien plu. le titre prête à sourire et lorsqu’on lit l’histoire on comprend mieux pourquoi il s’intitule ainsi. Cet album ne pouvait que me parler, moi qui aimes beaucoup discuter, j’avoue que dans la situation de l’ours, j’aurai été tout aussi désespéré que lui si je ne parvenais pas à me faire comprendre de mes nouveaux amis. Un album drôle et amusant qui ne pourra que plaire aux enfants.

A partir de 4 ans.

28/01/2019

La danse d'hiver de Marion Dane Bauer et Richard Jones

Quatrième de couverture

Les premiers flocons tombent du ciel... il est temps pour le renard roux de se préparer à l’hiver. Mais que faire ? L’écureuil le presse de rassembler le plus de noisettes possible, l’oie de s’envoler vers le Sud, l’ours d’hiberner… Mais le renard n’a pas sommeil. Sa rencontre avec un congénère va lui apporter une réponse : quand la neige tourbillonne, le mieux est de l’imiter, et de se mettre à danser…

Mon avis

La danse d’hiver est le premier livre et le premier album que j’ai lu en 2019 et je dois dire que cela a été une belle découverte. Le renard est l’animal du moment en littérature jeunesse, on en trouve dans beaucoup d’albums. Il faut dire que c’est assez mignon comme animal, à l’image de cette histoire qui l’est tout autant.

Les premiers flocons de neige arrivent, l’hiver s’installe doucement et le renard se demande ce qu’il doit faire pour se préparer à cette saison. De pages en pages, il questionne divers animaux qui expliquent ce qu’ils font durant cette période, nombreux sont à hiberner, à récupérer autant d’aliments que possible pour tenir tout l’hiver quand d’autres s’en vont vers d’autres cieux. Mais cela ne satisfait jamais le renard qui n’a pas besoin de dormir ou de s’engraisser et encore moins de voler pour aller ailleurs. C’est alors qu’il rencontre un autre renard qui va lui expliquer ce qu’il fait (ou plutôt ce qu’elle fait !) durant cette période : à savoir danser dans la neige.


C’est une jolie histoire qui permet à l’enfant d’apprendre en même temps ce que font les différents animaux durant l’hiver. Le côté répétitif donne une certaine dynamique puisqu’à chaque double page, on voit la question du renard et la réponse de l’animal concerné. Ce côté répétitif plaît beaucoup aux enfants qui peuvent donc anticiper la réponse du renard en rejetant la proposition pour différentes raisons.


Les illustrations sont vraiment très jolies, peu de couleurs sont utilisées ce qui donne une atmosphère cocooning. C’est un graphisme qui me plaît, après c’est une question de goût, je vous en laisse seul juge, mais je trouve que cela en fait un très bel album.


En bref, La danse d’hiver est un bel album que j’ai pris plaisir à découvrir. C’est une jolie histoire qui permet aux enfants de savoir ce que font les animaux quand l’hiver s’annonce. Un peu de douceur en cette période hivernale. Un album à lire !

A partir de 4 ans.

27/01/2019

Menace sous la ville de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 1)

Quatrième de couverture

Au numéro 1 de la rue des Tempêtes se dresse un immeuble où les habitants se connaissent depuis longtemps et se soutiennent depuis toujours.
Mais leur quotidien est soudain bousculé par deux événements inattendus : l’arrivée de Félix et de sa famille dans l’appartement vacant (où il s’est passé ce qu’il s’est passé), et le début de travaux juste à côté de l’immeuble.
Si Félix se révèle être un ado charmant, Valentine détective en herbe, sent qu’il lui cache un lourd secret. Quant aux travaux, ils entraînent des découvertes qui pourraient bien menacer la vie paisible des voisins de cette rue qui porte si bien son nom…

Mon avis

Menace sous la ville est le premier tome de la série Rue des tempêtes. Un roman qui est sorti l’année dernière et qui m’avait tenté, mais bon, ma PAL étant ce qu’elle est, je n’avais pas eu le temps de le lire au moment de sa parution. Et quelle surprise de voir arriver dans ma BAL accompagné du 2e tome qui vient tout juste de sortie en librairie. De quoi rattraper mon retard et je dois dire que cela a été une belle découverte. Une aventure avec une grande énigme à la clé, de quoi plaire aux jeunes détectives en herbe.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte.

Il s’agit d’un roman choral, à chaque chapitre, un nouveau narrateur prend la parole, il s’agit de différents membres de l’immeuble, même si Valentine reste la principale narratrice. Ainsi, on entrevoit d’autres personnages qui vont tous avoir leur importance au cours de l’histoire. Du fait des changements de narration, j’avoue qu’au début j’étais un peu perdue pour essayer de me remettre tout le monde mais on prend rapidement le pli et cela permet de créer une certaine dynamique.

L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de mystères qui s’intensifient au fur et à mesure de l’histoire. Même arrivé à la fin du livre, il reste encore pas mal de zones d’ombres, notamment sur certains personnages donc je suis curieuse de lire la suite (que je possède déjà !) pour en savoir plus. L’auteur sait ménager son suspense et attiser notre curiosité, déjà le fameux appartement où loge Félix et sa famille, ça a de quoi nous donner envie d’en savoir plus et Valentine va mettre un certain temps avant de nous expliquer ce qu’il s’est passé. Et j’avoue que concernant les découvertes lors des travaux, je ne m’attendais pas du tout à cela.

Je me suis totalement laissée emporter par la plume de l’auteur, sans chercher à savoir ce qui se passe vraiment donc lors de la révélation finale ; j’avoue avoir été assez surprise, même si dans le fond, ça peut paraître évident. On se laisse prendre au jeu, c’est efficace et prenant et je suis certaine que cela plaira aux plus jeunes.

Les personnages sont attachants et sympathiques, avec des histoires et des parcours très différents ce qui les rend tangibles et intéressants. Du fait qu’ils prennent la parole tour à tour en tant que narrateur cela nous permet de mieux les connaître, de mieux les appréhender et ils ne sont pas que des personnages secondaires, même si Valentine reste l’héroïne principale puisque c’est elle qui va mettre son nez un peu partout et flairez un mystère à élucider.

En bref, Menace sous la ville est un premier tome que j’ai apprécié découvrir. C’est prenant et efficace dans le genre avec son lot de mystères à élucider, si on découvre un certain nombre de choses dans ce premier tome, il reste encore beaucoup de zones d’ombres et j’espère en savoir plus dans la suite qui est déjà dans ma PAL. Les personnages sont attachants et sympathiques, de quoi passer un bon moment de lecture à leurs côtés. Il ne me reste plus qu’à les trouver dans la suite : Cœur de pirate que je vais lire incessamment sous peu.

In My Mailbox (368)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


Malédiction de Benedict Jacka (Alex Verus 2) > CHRONIQUE

Tout va plutôt bien pour Alex Verus. Le Conseil le laisse tranquille, Luna prend ses marques dans le rôle de son apprentie, et personne n’a essayé de le tuer depuis au moins deux semaines. C’est là qu’une femme mystérieuse se présente une nuit dans sa boutique, poursuivie par un tueur à gages. Alex est plongé dans une cabale visant à recréer le rituel qui permet de voler l’énergie vitale des créatures vivantes. Ses ennemis Cinder et Deleo convoitent ce pouvoir, ainsi que Belthas, un mage du conseil, et un mercenaire nommé Garrick. L’un d’eux essaie de le tuer. Mais lequel ? Alors qu’Alex tente de rester en vie, il doit aussi s’assurer que Luna ne devienne pas une victime collatérale de cette sombre histoire. C’est d’autant plus difficile que la jeune fille s’est trouvé un petit ami et que son esprit est ailleurs.



Un si petit oiseau de Marie Pavlenko

Elle ferme les yeux, écoute la nuit, elle sent battre le coeur de la Terre, sous elle, celui des hommes, des arbres, des animaux, ce coeur nocturne qui bat depuis le commencement, qui battra après elle. Elle appartient à ce monde immense. Et son bras, peut-être, alors, est dérisoire.


Bring the kids home de Florent Maudoux (Freaks Squeele Funérailles 5)

Dans son exil loin de REM et des manigances politiques, La XIIIe légion a trouvé une terre d’accueil, un véritable paradis au sens propre comme au sens fiscal. L’endroit idéal pour se refaire une santé. Mais alors que le carnaval bat son plein, la ville est attaquée par des fanatiques de la déesse Isis. Le problème avec ces chevaliers-Saint, c’est qu’ils sont immortels et suicidaires ! La solution viendra-t-elle d’Orane alias Mammouth ? Avec sa full metal jacket, elle pourrait incarner Selket, la très ancienne déesse-Scorpion, et ainsi usurper Isis...


Nash de Jay Crownover (Marked Men 5)

Infirmière investie et consciencieuse, Saint Ford est tout entière dévouée à ses patients et à son métier. A tel point qu’elle n’aurait pas le temps ni l’énergie à consacrer à une éventuelle relation amoureuse. Pourtant, il y a un garçon capable de la détourner de ses préoccupations premières pour dérober son cœur : Nash Donovan. Son amour du lycée, celui qui l’a brisée quelques années plus tôt mais qui ne le sait pas. Tandis que Saint s’évertue à le fuir et à l’ignorer, Nash décide de tout faire pour la conquérir.


The Heroic Legend of Arslan, vol. 9 de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka

Après une campagne victorieuse à Sindora, Arslân est bien décidé à bouter l’envahisseur Lusitanien hors du royaume de Parse. Alors qu’il fait route vers la frontière, c’est une trahison d’une ampleur inédite qui attend le prince héritier de la couronne Parse. Les alliés d’hier sont désormais de mortels ennemis... 


Kasane, La voleuse de visage, tome 13 de Daruma Matsuura

Découvrez un conte cruel et vénéneux, dans lequel la puissance évocatrice du trait de Daruma Matsuura fait merveille !
Depuis qu’elle a fouillé dans le passé de sa mère, Kasane agit étrangement, allant jusqu’à confier son précieux rouge à lèvres à Nogiku... et à renoncer définitivement à sa carrière d’actrice ! La Princesse de l’aube, la pièce de Kingo Habuta, devient à ses yeux l’ultime occasion de briller sur scène, mais aussi un insurmontable chant du cygne...
Ébranlés par une telle déclaration, Nogiku et Kingo décident de mener l’enquête et découvrent avec stupeur la composition du mystérieux pigment rouge capable d’échanger les visages ! Cet ingrédient pourrait bien être la solution à tous les problèmes de la jeune comédienne...


L’Île Sans Nom de David Moitet (Les Secrets de Tharanis 1)

Ambre de Volontas voit sa vie basculer lorsque les soldats de l’Empereur envahissent le duché de son père. Contrainte de laisser derrière elle ses privilèges, la jeune fille, sans cesse traquée, change d’identité. Le danger est partout, d’autant qu’une épidémie meurtrière sévit dans le royaume de Tharanis. Ses protecteurs la conduisent vers un lieu aussi mystérieux qu’effrayant : l’île Sans Nom. Ambre doit maintenant prendre en main son destin…


Vicious de V.E. Schwab (Evil 1)

Le combat du mal contre le mal absolu.
Autrefois, Eli et Victor étaient les meilleurs amis du monde. Mais cette époque est bien finie. Elle est même... morte et enterrée. 

À la fac, Eli le brun et Victor le blond partagent la même chambre. Ils sont inséparables et pourtant absolument aux antipodes l'un de l'autre. Victor, c'est l'ombre : complexe et torturé, il passe ses journées à noircir les ouvrages de développement personnel de ses parents pour laisser apparaître des slogans d'un pessimisme saisissant. Eli, c'est la lumière – un garçon fascinant, doté de toutes les qualités, charismatique et solaire. Pourtant, sous la surface lisse du visage parfait de son ami, Victor entrevoit des démons inavouables. Et il n'est pas au bout de ses surprises... 

Car un jour, Eli fait la découverte du siècle : des pouvoirs surhumains semblent se manifester chez ceux qui ont subi une expérience de mort imminente. On les appelle des EO – pour " ExtraOrdinaires ". Aveuglés par l'ambition et la curiosité, les deux amis se lancent un défi insensé : celui de frôler la mort pour percer ce mystère. Malheureusement, leur tentative tourne au désastre. Dix ans plus tard, Victor croupit en prison, tandis qu'Eli est acclamé en héros. Mais ce que le monde entier ignore, c'est que le véritable monstre rôde dehors, en toute liberté... 

Le combat du mal contre le mal absolu commence !


Apollyon de Jennifer L. Armentrout (Covenant 4)

Confrontée à ce qu’elle craignait le plus – s’égarer au moment de l’Éveil et être sous l’emprise de l’Élixir – Alexandria n’est plus certaine de savoir à qui se fier. Seth lui a promis beaucoup… mais Aiden a toujours été là pour la protéger et la guider, quitte à défier les dieux.
Alors que le chaos règne sur Terre, ces derniers ne reculeront d’ailleurs devant rien pour empêcher le Premier d’atteindre sa toute-puissance. Pour cela, il faudrait briser la connexion entre les deux Apollyons, or, la seule personne à même d’intervenir est morte depuis des siècles.
Alex prendra-t-elle le risque de partir à la recherche de cette âme ? À moins qu’elle n’empêche Seth d’accomplir son destin… en prenant sa place ?


Le cirque interdit de Célia Flaux

Dans un univers dystopique où tout est désormais sous contrôle, une jeune fille enquête sur le meurtre de ses parents au cœur du dernier cirque de France.
Approchez sans crainte, venez rire avec nos clowns et nos acrobates !
Le dernier cirque de France vous ouvre ses portes pour un spectacle envoûtant...
Dans un pays gouverné par le Parti Zéro Risque, qui a banni toutes les pratiques jugées dangereuses, Maria décide d’infiltrer la troupe Vazatta.
Sa rencontre avec les artistes et surtout avec Mathieu, acrobate et clown apprenti, va bouleverser ses certitudes... Jusqu’où faut-il aller au nom de la sécurité ?


Fiesta chez les vampires d’Emmanuel Trédez

Une comédie sang pour sang pur jus... à déguster à pleines dents !
Yvan n’est pas un petit garçon comme les autres, c’est un vampire ! Lorsqu’il révèle son secret à son ami Maxime, ce dernier n’en croit pas un mot. Alors, pour lui prouver qu’il dit la vérité, Yvan décide de l’inviter à son goûter d’anniversaire, avec ses copains vampires. 
Entre course de cercueils et gâteau au boudin, Maxime n’est pas au bout de ses surprises !


Pimprenelle descend du ciel d’Emmanuelle Maisonneuve

Quand un ange venu du ciel et une enfant s’allient pour leur propre survie... et pour aider les autres, contre leur gré !
Ange gardien au ciel, c’est le métier de Pimprenelle. Sauf qu’elle n’y comprend rien en humains. Elle n’arrête pas de faire des gaffes ! 
Envoyée sur Terre dans la peau d’une petite fille, elle doit continuer le boulot... mais sans ses pouvoirs !
Et pour sa première mission, elle découvre l’école, la méchante maîtresse Mlle Croquenjambe et surtout la pauvre Germaine...
Pimprenelle aimerait bien l’aider, mais comment faire quand on est une petite fille comme les autres... enfin presque ?


L’énigme Christophe Colomb d’Anne Pouget

Vous pensiez connaître Christophe Colomb ? L’explorateur le plus célèbre au monde reste pourtant une énigme... Qui était-il vraiment ?
Voilà sept ans que Christophe Colomb tente de convaincre les Rois d’Espagne de la faisabilité de son projet : atteindre les Indes, qui se trouvent à l’est, en passant par l’ouest. Mais pour cela, il lui faut franchir cette mer Ténébreuse qu’aucun homme n’a jamais empruntée. Or, il n’y a ni renom, ni argent, ni navires... Diego, qui le guette et le suit sur le port, va lui proposer un bien étrange marché...


Amélia Fang et les seigneurs licornes de Laura Ellen Anderson (Amélia Fang 2)

À Pailletteville, le chant des anges chatons peut faire s’évanouir de terreur n’importe quelle créature de la nuit.
Heureusement, Amélia Fang n’a peur de rien ! Elle a promis à Tangine, le prince pourri gâté, de ramener sa mère la fée Beausoleil, prisonnière ay pays des licornes.
Et même si Fabio, le seigneur licorne qui dirige la ville, l’accueille avec un sourire aussi écœurant qu’un smoothie trop sucré, Amélia délivrera la fée Beausoleil, parole de vampirette !


Et vous ?

26/01/2019

Comme un million de papillons noirs de Laura Nsafou et Barbara Brun

Quatrième de couverture

Adé adore les éclairs au chocolat, les papillons et poser des questions. Elle a aussi de magnifiques cheveux mais ses camarades d’école s’en moquent, simplement parce qu’ils sont différents. En compagnie de sa mère et ses tantes, elle va heureusement découvrir en douceur la beauté des papillons endormis sur sa tête, jusqu’à leur envol final.

Mon avis

Voici un album qui fait parler de lui, tellement que je n’avais encore jamais eu le temps de le lire au boulot puisqu’on le vendait très rapidement. Sans compter la période de rupture, due à une réimpression. Profitant d’un moment de pause, j’ai pu me pencher sur cet album qui est vraiment intéressant et que je vous conseille de lire. Un album poétique qui prône la différence et à s’accepter comme on est et à en être fier.

Comme un million de papillons noirs raconte l’histoire d’Adé, une petite fille noire dont on se moque et ce, à cause de ses cheveux crépus, qui lorsqu’il pleut se mettent à friser et sont très différents de ceux des enfants blancs. Une moquerie qui blesse la petite fille qui va se mettre à détester ses cheveux et les coiffures que lui fait sa mère. Lorsque celle-ci se rend compte que sa petite fille est triste, elle va lui montrer que ses cheveux sont magnifiques et abritent un million de papillons noirs qui n’attendent que de « sortir » de leur cocon.


C’est une très belle histoire touchante qui montre le racisme envers les personnes de couleur, mais surtout que cela ne doit pas les atteindre. Mais en même temps, je trouve ça triste qu’on soit « obligé » d’écrire de telles histoires, cela montre que le racisme persiste encore et toujours et qu’il faut lutter contre ça.


J’ai été assez surprise par la longueur du texte, je ne pensais pas qu’il était si long à lire donc c’est plus adapté pour de grands enfants. En tout cas, l’écriture de l’auteur est très agréable à lire, elle a un vrai talent de conteuse et la métaphore avec les papillons noirs rend l’histoire encore plus poétique et douce.

Les illustrations sont vraiment très jolies, c’est tout en aplat mais il faut voir les expressions sur les visages et les couleurs utilisées, cela donne un rendu vraiment très beau. Après c’est comme tout, c’est une question de goût, mais on ne peut pas rester insensible face à ces dessins qui illustrent parfaitement la situation décrite dans l’histoire. Une association qui fonctionne très bien.


En bref, Comme un million de papillons noirs est un album superbe que j’ai pris grand plaisir à découvrir. C’est une belle histoire touchante qui permet aux enfants de couleurs (noir en l’occurrence ici) de s’accepter tel que l’on est et qu’il ne faut pas avoir honte de ses origines, de sa couleur de peau et de ce que l’on ressemble. Une belle leçon de vie pour donner de l’estime de soi lorsqu’on est différent et que l’on fait partie d’une minorité. Un album à découvrir de toute urgence !

A partir de 5 ans.

25/01/2019

L’Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen

Quatrième de couverture

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est. 
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Mon avis

L’Unité Alphabet est le nouveau roman de Jussi Adler-Olsen, comme j’adore la série des Enquêtes du Département V, j’étais persuadée que c’était un nouveau tome qui sortait. Et je l’avoue, lorsque j’ai pris ce livre je n’ai même pas cherché à savoir de quoi ça parlait, puisque pour moi c’était la suite des enquêtes. Or, il m’est apparu assez rapidement au fur et à mesure de ma lecture, qu’il n’en était rien. En effet, on ne voyait à aucun moment le trio de choc de l’équipe, à commencer par Carl Mørck, le flic.

C’est en regardant sur la 4e de couverture, que j’ai fini par apprendre qu’il s’agissait en fait du premier roman de l’auteur, ce qui l’avait permis de se faire connaître et de montrer son grand talent. Car oui talent c’est indéniable, que ce soit sa série des Enquêtes du Département V ou bien ce one-shot, Jussi Adler-Olsen parvient une fois de plus à nous proposer une histoire glaçante, originale et prenante. J’ai tout simplement adoré ce livre, même s’il m’aura fallu un peu de temps pour le lire. Mais au moins, on pourra dire que je l’ai savouré.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Je dirai seulement que le livre est constitué en deux parties, la première se déroule intégralement en 1944, on suit donc le parcours de Bryan et de son ami James dans ce fameux institut : l’Unité Alphabet, un centre psychiatrique où ils se sont faits passer pour des soldats allemands malades. Puis la deuxième se déroule donc une trentaine d’années plus tard en 1972, quand Bryan se remet à chercher désespérément son ami pour savoir ce qu’il est advenu de lui.

Le roman étant assez conséquent, la partie recherche « moderne » de Bryan n’arrive que tardivement, donc il faut se montrer patient, durant ce laps de temps, on voit le subterfuge et ce qu’on endurer les deux personnages pour survivre alors qu’ils étaient en territoire ennemi, avant que l’enquête de Bryan ne commence pour rechercher son ami disparu sans laisser de trace. Une enquête qui va s’avérer très enrichissante et qui risque de faire remonter des souvenirs que certaines personnes auraient préféré qu’ils restent enfouis à jamais.

Une fois encore, Jussi Adler-Olsen m’a totalement conquise. C’est une histoire dure et lourde mais vraiment passionnante. Et pourtant, en termes d’Historique, je n’aime pas tout ce qui à attrait aux guerres mondiales, la seconde plus particulièrement encore. On voit là, à quel point l’Homme peut être un homme abject et je n’aime pas lire de roman sur cette période mais il faut avouer qu’ici l’auteur en a fait un thriller excellent que je vous invite grandement à lire. C’est un roman qui ne peut pas nous laisser indifférent, on espère tout du long que tout s’arrange et que tout aille pour le mieux en redoutant à chaque page qu’il y ait un dérapage, que cette quête soit vaine. L’auteur pourrait bien nous surprendre par bien des manières, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais lorsque j’ai commencé cette histoire.

Il s’agit d’un roman choral, on suit plusieurs personnages à la fois, aussi bien dans les deux parties, ce qui nous permet d’en savoir plus sur les intentions de certains, même si l’auteur s’amuse beaucoup avec nous et nous cache bons nombres d’informations. Ce n’est qu’au fur et à mesure, quand les premières révélations arrivent que l’on puisse prendre l’ampleur de toute cette histoire et quand on comprend les tenants et les aboutissants, on en saisit encore plus l’horreur.

Les personnages sont attachants, à commencer par Bryan évidemment, qui vit des moments durs durant son internement, mais c’est également le cas pour son ami James. Puis lorsqu’on le retrouve des années plus tard, ces souvenirs le hante, le fait de ne pas savoir ce qui est arrivé à son ami va le pousser à retourner en Allemagne, alors qu’il s’était juré de ne plus jamais y remettre les pieds, par loyauté, par culpabilité d’avoir dû abandonner son ami d’enfance. On ne peut que compatir face à ce personnage désespéré qui est prêt à tout pour retrouver son ami, de savoir ce qui s’est passé. Quant à d’autres personnages, on les déteste et les hait au plus profond de notre âme, mais comment rester impassible face à cette situation ?

En bref, L’Unité Alphabet est un excellent roman bien qu’il soit dur et affreux par moment. Il s’agit d’une fiction mais c’est tellement empreint de réalisme, et l’auteur s’explique à la fin dans une note sur la création de cette histoire, d’où est venue l’idée, etc. Une note que je vous invite à lire après avoir lu ce livre, bien évidemment. Une fois encore Jussi Adler-Olsen nous montre son talent au service d’une histoire qui fait froid dans le dos sur fond de seconde guerre mondiale. Un roman à découvrir de toute urgence si ce n’est pas encore déjà fait, tout comme son autre série qui est juste fabuleuse et dont il me tarde de lire la suite !

24/01/2019

La Prophétie de l'horloge de John Bellairs (Lewis Barnavelt 1)

Quatrième de couverture

A la mort de ses parents, Lewis est envoyé chez son oncle, un homme hors du commun : un magicien ! Lewis est ravi… au début. Un monde de merveilles s’ouvre à lui, que l’apprentissage de la magie lui dévoile peu à peu. 
Puis Lewis ressuscite par mégarde l’ancienne propriétaire de la maison, la magicienne Serenna Izard. Or Serenna et son mari ont autrefois dissimulé dans les murs de la maison une horloge au tictac entêtant, une horloge qui a le pouvoir d’anéantir l’Humanité tout entière… Et seuls les Barnavelt peuvent l’arrêter !

Mon avis

Ayant terminé sur le chemin du boulot le 5e tome de Mentine, il fallait que je me trouve une lecture pour le retour. C’est ainsi que mon choix s’est porté sur le premier tome de La prophétie de l’horloge, alors même que le 2e tome va bientôt paraître (6 février 2019).

Je me suis donc lancée dans ce livre, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique il y a quelques mois, et je dois dire que c’était une lecture sympathique. Rien d’extraordinaire ou d’inoubliable, mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, c’était parfait pour cet entredeux, le temps d’un trajet retour.

Comme je n’ai pas vu le film, je ne pourrai pas faire de comparatif, de voir à quel point c’est proche ou cela s’en éloigne, mais d’après la bande annonce, ça a l’air assez différent. Je me contenterai donc que de ne parler que du livre. Peut-être un jour je regarderai le film et j’en proposerai une chronique qui soit en même temps comparative, comme je le fais toujours lorsqu’un film est une adaptation livresque.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est simple si bien que l’on rentre aisément dans l’histoire qui est plutôt bonne et bien menée, même s’il faut l’avouer qu’elle est plutôt simple.

Je m’attendais à ce qu’on ait davantage de magie, pendant une bonne partie du livre, il n’y en a pas vraiment, on suit tout simplement l’arrivée de Lewis chez son oncle, la rencontre avec cette voisine, Mme Zimmermann, quelque peu farfelue mais attachante et l’amitié naissante entre Lewis et Tarby, un jeune garçon qui allait lui apprendre le baseball.

C’est à cause d’un pari, ou plutôt la volonté de Lewis de se faire accepter par son ami et prouver que son oncle n’est pas fou et est un vrai magicien que Lewis va se lancer dans une dangereuse entreprise : à savoir réveiller les morts. Si dans un premier temps, il pense que rien ne marchera et il l’espérait presque, c’est pourtant le début des ennuis quand la formule fonctionne. Et à partir de ce moment-là, Lewis craint que son secret soit découvert par son oncle et son amie.

Il faut donc savoir que toute cette partie-là n’arrive qu’à la moitié de l’ouvrage, il faut faire preuve de patience. En même temps, le roman n’est pas bien épais et plutôt écrit gros donc au final ça arrive quand même vite, mais l’action pure et dure et les problèmes qui vont en découvre cela prend du temps. L’intrigue est finalement lente dans son ensemble mais on se laisse prendre au jeu et j’ai quand même passé un bon moment.

Mais il est vrai qu’en terme d’univers et d’intrigue, j’imaginais quelque chose de plus approfondie avec plus de magie. D’ailleurs, la résolution finale est plutôt rapide et succincte, c’est un peu dommage. Mais pour de jeunes lecteurs qui ne sont pas forcément habitués au pavé et qui n’aiment pas les descriptions et les détails en tout genre, ce livre pourra leur plaire parce qu’on a quand même une aventure plaisante et un personnage auquel on peut s’identifier.

Les personnages sont plutôt agréables, à commencer par Lewis, un garçon devenu orphelin qui va devoir vivre chez son oncle alors qu’il ne le connaissait pas du tout et qui semble fou pour une majorité de gens. Lewis est différent et le fait qu’il soit gros ne l’aide pas (oui, quand on voit l’affiche du film, cet aspect-là a été occulté) mais il réussira quand même à se faire un ami et c’est en voulant le surprendre que les problèmes vont commencer. Jonathan, son oncle est assez mystérieux et décalé mais on l’apprécie pour ça, de même pour la voisine qui s’invite chez les Barnavelt à tout va et qui fait partie intégrante de la vie de Lewis et son oncle.

En bref, ce premier tome de La prophétie de l’horloge était une lecture plaisante et rapide mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable non plus. C’était agréable mais sans plus parce que l’univers reste très succinct, après il s’agit d’un premier tome donc je lirai la suite pour voir ce que ça peut donner, l’intrigue est plutôt simple et lente avec une résolution rapide sur la fin qui semble presque trop facile. Quant aux personnages, ils sont plutôt intéressants même si je ne m’y suis pas attachés autant que je l’aurai voulu. Affaire à suivre donc.

23/01/2019

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus de David Bry

Quatrième de couverture

« En ce onze novembre mille huit cent huit, la nouvelle loi relative à la stabilité de l’Empire ordonne :
- Que soit créée la Police de la Norme,
- Que cette Police de la Norme arrête toute personne coupable de difformité physique ou mentale, de toute maladie de même nature ainsi que de toute conduite ou meurs contraire à la Nature,
- Que tout citoyen permettant la découverte d’un individu présentant des troubles d’anormalité soit récompensé d’un quart d’once d’or. »

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Mon avis

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman qui m’a interpelé, un tel titre, une telle couverture et une telle 4e de couverture, il ne m’en fallait pas plus pour vouloir lire ce livre et je dois dire que cela a été une très belle découverte. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais j’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce livre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Dès les premières pages, l’auteur nous embarque dans son univers et je dois dire que j’ai adoré. C’est efficace, il y a de l’action assez rapidement et on est immergé en un rien de temps dans l’ambiance de la Cour des Miracles et de cette société où l’on est censé être parfait, aussi bien de manière physique et morale.

On pourrait dire qu’il s’agit d’un roman d’aventure mais c’est bien plus que ça en vérité. C’est une quête d’identité, une lutte pour l’égalité dans une société où la loi, celle de la Norme, cloisonne les gens dans des cases et s’ils en dépassent, ils sont tout de suite rejetés par la société, mis au rebut, sur une île. C’est ainsi que la Cour des Miracles accueillent les anormaux.

Entre chaque chapitre, on a des extraits en tout genre qui nous permettent de connaître les règles en vigueur et de comprendre aussi la mentalité de cette société et je dois dire que cela fait froid dans le dos. Très rapidement, on comprend quel est le secret de Romain, il suffit de lire entre les lignes en vérité donc on se doute bien pourquoi il est si attiré par la Cour des Miracles et pourquoi il se rend là-bas assez régulièrement. Et surtout, en quoi ce complot qui visent les habitants de la Cour lui pose problème, lui, qui pourrait à tout moment la rejoindre.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problèmes. On voit bien que Romain n’est pas à sa place au sein de sa famille, qu’il se sent différent même s’il faut parfois donner le change. Au fur et à mesure de l’histoire, il y a des éléments auxquels je m’attendais mais dans l’ensemble j’ai plutôt été surprise par la tournure des événements et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

L’histoire n’est pas tout à fait celle à laquelle je m’attendais. Cela vient surtout du fait que je pensais qu’on aurait la rencontre entre Romain et Lion, que l’on verrait sa fascination pour le jeune homme et ses sentiments se développer au fur et à mesure. Or, on voit clairement que tout cela est déjà établi et c’est bien parce que Romain a envie d’apprendre à connaître davantage Lion qu’il les mettra en garde contre le complot qui est en train de se former. Mais au final, ce n’est pas très dérangeant. C’est plutôt amusant de voir la manière dont la relation entre les deux jeunes adolescents va évoluer en peu de temps au final.

Les personnages sont vraiment intéressants et attachants, que ce soit Romain ou encore Ambroise. On ne le voit pas tant que ça dans l’histoire et pourtant son meilleur ami va être d’une grande aide. J’aime beaucoup leur relation. Quant à Lion, c’est un jeune homme intéressant lui aussi qui a une place bien particulière au sein de la Cour des Miracles. Joséphine et Akou vont eux aussi avoir leur importance, c’est un groupe soudé et uni qui vont tâcher de lutter contre le gouvernement en place, contre la Police de la Norme qui les rejette à cause de leur différence.

En bref, Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman que j’ai adoré découvrir. C’est une histoire prenante qui mérite d’être lu et qui incite à réfléchir sur ce type de société et à avoir un certain recul par rapport à la nôtre. Cela permet de développer l’esprit critique tout en vivant une aventure hors normes qui n’est pas pour me déplaire. Les personnages sont attachants et sympathiques, même si j’avoue que sur un aspect, je suis un peu frustrée, mais bon, cela reste un très bon livre que je vous invite vivement à découvrir.


PS : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec l’éditeur, cela veut dire que j’ai reçu en plus du livre, un petit kit « service de presse » dans lequel il y avait une affiche de la couverture du livre (l’image de Romain que l’on voit en arrière-plan, très jolie ! une autre qui se déplie et qui indique une nouvelle loi sous le règne de l’empereur Nicéphore III et enfin une petite nouvelle qu’il faut lire après le roman car celle-ci se déroule quelques années plus tard.

Concernant cette nouvelle, j’ai été un peu frustrée de la lire car elle est vraiment très courte ! J’aurai aimé en avoir un peu plus mais cela donne une certaine image du futur qui n’est pas pour me déplaire et cette fin quelque peu ouverte nous permet d’imaginer ce qui pourrait se passer ensuite. Cette nouvelle aurait pu faire l’objet d’un épilogue dans le roman, ça aurait été un petit plus. En tout cas, je suis contente de l’avoir eu et d’avoir pu la lire.

22/01/2019

Nos vies en l’air de Manon Fargetton

Quatrième de couverture

Mina et Océan. Ces deux-là se rencontrent par hasard ce soir sur le toit-terrasse d’un immeuble. Ils ont choisi le même spot pour en finir. Ils décident de s’accorder la nuit pour faire, ensemble… tout ce qui leur passe par la tête, en se disant toujours la vérité. Où cela va-t-il les entraîner ?

Mon avis

Nos vies en l’air est le nouveau roman de Manon Fargetton. Je n’ai pas encore lu beaucoup de livres de l’auteur, essentiellement la série des Plieurs de temps que j’avais beaucoup aimé, tant pour l’histoire, que les messages ou encore la plume de l’auteur. Une fois encore, elle m’a totalement conquise par cette histoire dure.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent rapidement pour s’en rendre compte. Le livre se dévore en un rien de temps, on est happé dès les premières lignes et on a envie de savoir ce qui va arriver à Mina et Océan. Je l’ai lu dans la journée, le temps d’un aller-retour au boulot tant j’étais curieuse de savoir où l’auteur allait nous emmener, et je n’ai pas été déçue du voyage, même si mon cœur a eu quelques ratés en cours de route.

La narration est double, on suit par alternance les points de vue de Mina et Océan, ainsi que des moments de leur passé ce qui nous permet de mieux comprendre comment ils ont pu en arriver à cet extrême : au suicide. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la manière de faire est plutôt radicale puisque les deux protagonistes choisissent de monter sur le toit d’un immeuble pour en finir. Un hasard qui va les faire se rencontrer et leur permettre de vivre ensemble leur dernière nuit.

Une dernière nuit de folie où tout est possible ?

La plume de Manon Fargetton est telle que l’on peut parfaitement se mettre à la place de Mina et Océan, on comprend ce qu’ils ressentent et on ne peut que compatir face à leur souffrance. Si Océan semble insensible et vraiment prêt à aller au bout de sa démarche, Mina on peut en douter. Et puis, au fur et à mesure de l’histoire, notre conviction peut changer, ils vont nous faire douter et la fin pourrait nous surprendre. J’avoue que je ne m’attendais pas à une telle fin, qui reste en plus un peu ouverte. Toutes nos questions ne trouvent pas réponses ce qui est un peu frustrant et en même temps, est-ce vraiment nécessaire de le savoir ?

Le thème abordé est dur mais l’auteur parvient à trouver les mots pour exprimer cette souffrance, pour montrer que les limites sont atteintes et que c’est un point de non retour. Mais est-ce vraiment le cas ici ? C’est une histoire touchante et dure à la fois mais qui est d’une extrême justesse aussi je pense. Elle mérite d’être lue et donner matière à réfléchir aussi.

Les personnages sont attachants et sympathiques et tout le long de notre lecture, on espère que tout aille pour le mieux, qu’ils vont revenir sur leur décision qui semble être pourtant définitive. Pour eux, ce n’est qu’une nuit pour profiter de faire tout ce qu’ils veulent. Le fait que ce soit deux étrangers libèrent la parole, il y a tellement de non-dits et de secrets qui les ont poussés tous les deux à en venir à cette extrémité. Ce n’est jamais bon de tout garder pour soi, mais ce n’est pas toujours facile d’aborder certains sujets avec ses proches, on le voit clairement ici. Des personnages crédibles et humains qui ne peuvent que nous toucher et nous faire vivre pleinement cette nuit pleine de folie et d’adrénaline. Même si j’avoue qu’à certains moments j’ai eu quelques sueurs froides quand même…

En bref, Nos vies en l’air est un roman qui ne peut pas laisser indifférent. L’auteur aborde le mal être adolescent que l’on peut tous ressentir à un moment ou à un autre, mais il est vrai que pour Mina et Océan ont un parcours assez compliqué et on peut comprendre qu’ils en arrivent à de tels extrêmes. Mais durant cette nuit où tout simple possible, où ils sont invincibles, cette rencontre risque de changer quelque chose en eux. Je n’ai pas la sensation que cette chronique rende vraiment honneur au livre, mais quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à lire ce livre, il en vaut vraiment la peine !

21/01/2019

On divorce ! de Jo Witek (Mentine 5)

Quatrième de couverture

Rien ne va plus pour Mentine. Depuis que son père est parti, elle refuse de lui adresser la parole. Elle doit déjà sa mère, redevenue une vraie ado qui écoute les chansons de sa jeunesse, sort jusqu’à trois heures du matin et lui pique ses vêtements. Et voilà qu’en plus, sa mère veut faire une coloc’ avec d’autres familles ! Heureusement, ses amies sont là pour soutenir...

Mon avis

On divorce ! est le 5e tome de Mentine, une série que j’affectionne particulièrement car il faut avouer que Mentine est une adolescente un peu hors norme. Sa joie de vivre et son côté pétillant m’avait manqué et cela a donc été un plaisir de la retrouver dans une nouvelle aventure, même si ce n’est pas la joie pour elle…

En effet, ses parents ont décidé de divorcer, son père ayant trouvé quelqu’un d’autre. C’est donc un grand bouleversement pour Mentine qui en veut à son père (on ne peut pas vraiment le lui reprocher), mais aussi pour sa mère qui va se retrouver seule avec sa fille, qui va déprimer et laisser Mentine tout gérer à la maison. C’en est trop pour l’adolescente, il faut que les choses changent ! Mais Mentine n’était pas prête à accepter toutes les lubies de sa mère, qu’elle se comporte comme une ado est une chose, qu’elle décide de faire une coloc’ avec d’autres familles, c’en est une autre !

Une fois encore, l’histoire est totalement décalée, c’est drôle et amusant, du fait de son héroïne, même si le sujet abordé est assez dur. Un divorce n’est jamais facile, surtout en ces circonstances, mais Mentine va essayer de gérer au mieux la situation même si ce n’est pas tous les jours évident. C’est aux parents de soutenir leurs enfants et de les éduquer et non le contraire, or à un moment donné, Mentine se retrouve « comme l’adulte » de la maison et elle se rend compte que ce n’est pas tous les jours faciles d’avoir des responsabilités. Et à partir du moment où elles vont aller en colocation (déjà la recherche, c’est quelque chose !) mère et fille vont en trouver un certain bénéfice. Ce n’est pas toujours évident d’être avec des étrangers, chacun à sa manière de vivre, de fonctionner mais cela peut apporter beaucoup et être enrichissant.

En bref, On divorce ! est une suite des plus réussies. J’aime beaucoup cette série qui est toujours drôle et fraîche à la fois tout en abordant des sujets plus ou moins difficiles. Mais comme c’est sur le ton de l’humour, cela passe mieux mais le message passe parfaitement. Mentine est une adolescente attachante, même si parfois elle peut se montrer dure et pénible, elle nous apparaît comme quelqu’un de sympathique et on ne peut que compatir face à cette situation qui est compliquée. On ne peut pas vraiment lui en vouloir et elle gagne à chaque fois en maturité et évolue bien au fur et à mesure des tomes, ce qui l’amène petit à petit vers l’âge adulte.

20/01/2019

La Galette des Rois d'Annie Jay et Ariane Delrieu (Jean petit marmiton 7)

Quatrième de couverture

C’est l’épiphanie à Versailles et tous les petits marmitons sont ravis de déguster la galette cuisinée par Maître Matthieu. Mais quand Jules trouve la fève, Jean et ses amis déchantent rapidement… Le nouveau roi profite de l’absence de Maître Matthieu pour donner des ordres à toute la cuisine ! Le déjeuner de la Cour commence à prendre du retard et Jean ne tarde pas à s’inquiéter… Comment arrêter Jules ?

Mon avis

Après avoir lu Le Pique-nique du Roi, j’ai enchaîné avec La Galette des Rois, histoire d’être à jour dans la série. Et puis, ça tombe bien puisque c’est le mois de la galette, de quoi nous donner envie d’en manger encore et encore!

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent très vite pour s’en rendre compte. Lorsque les marmitons se rendent compte que Jules est devenu le nouveau roi et qu’il donne des ordres à tout va, très rapidement c’est la pagaille en cuisine.

Au lieu de passer un bon moment tous ensemble, très vite Jules va prendre son rôle de « roi tyran » très à cœur mais lorsque la réalité les frappe : le déjeuner du roi n’est pas prêt, il est temps de mettre fin à tout ça et rétablir un peu d’ordre.

Une fois encore l’histoire est bonne et bien menée, très sympathique. Comme toujours Jean est là pour sauver la situation, même si elle ne se fera pas sans aide, avec les autres marmitons et un peu de bon sens, les petits marmitons vont parvenir à raisonner Jules et sa tyrannie pour que le déjeuner du Roi puisse avoir lieu sans catastrophe notable. Mais cela ne se fera pas sans heurt puisque Jules prenait très à cœur son rôle de « Roi » mais être un bon roi ne veut pas dire faire régner la terreur et diriger les autres comme des esclaves ou à mauvais escient.

Une histoire qui va permettre à certains personnages d’évoluer et de changer, à voir dans les tomes à venir si cela s’avère et continue dans ce sens là.

En bref, La Galette des Rois est un 7e tome à la hauteur des précédents. C’est toujours un plaisir de lire les aventures de Jean petit marmiton qui nous offre des bons moments de lecture, avec toujours une petite morale ou du moins un message positif. Et c’est encore et toujours plus de recette alléchante qui nous sont proposées. Une série pour les amoureux de l’Histoire et les gourmands !

A partir de 7 ans.

In My Mailbox (367)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Menace sous la ville de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 1)

Au numéro 1 de la rue des Tempêtes se dresse un immeuble où les habitants se connaissent depuis longtemps et se soutiennent depuis toujours.
Mais leur quotidien est soudain bousculé par deux événements inattendus : l’arrivée de Félix et de sa famille dans l’appartement vacant (où il s’est passé ce qu’il s’est passé), et le début de travaux juste à côté de l’immeuble.
Si Félix se révèle être un ado charmant, Valentine détective en herbe, sent qu’il lui cache un lourd secret. Quant aux travaux, ils entraînent des découvertes qui pourraient bien menacer la vie paisible des voisins de cette rue qui porte si bien son nom…



Coeur de pirate de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 2)

Au 1, rue des Tempêtes, la vie continue de battre son plein et Valentine Ceynac, 13 ans dans 17 jours, héroïne anonyme de La Roche-sur-Cap et fouineuse professionnelle, garde l'œil bien ouvert... et heureusement, car il se passe des choses ! D'abord, le chantier juste côté de l'immeuble ; les fouilles se poursuivent et l'archéologue en chef est persuadée qu'il reste encore de nombreux trésors et mystères à découvrir. Ensuite, Félix et sa famille qui, même si désormais parfaitement intégrés à la vie de l'immeuble, cachent un lourd secret que notre détective en herbe compte bien élucider. Et il y a aussi Perle, son adorable petite sœur qui vient de naître et qui transforme tout le monde en zombie chez Valentine (qui aurait cru qu'une si petite chose puisse faire autant de bruit ?). Mais surtout, surtout, Pénélope, la super prof de piano, laissera-t-elle Valentine jouer au festival Son & lumière ?



Emily et la bague maudite de Liz Kessler (Emily 3)

Emily ne s'est jamais sentie aussi heureuse.
Elle vit sur une île paradisiaque où elle peut se transformer en sirène ou en humaine quand elle veut, en toute liberté.
Un jour, le roi Neptune ordonne à tous les habitants de fouiller les océans pour retrouver un trésor. Accompagnée de son amie Shona, Emily relève le défi et découvre une vieille bague en diamant.
Mais comment pouvait-elle deviner qu'en la passant à son doigt, elle réactiverait une très ancienne malédiction ?
Surtout qu'elle ne parvient plus à enlever la bague...
Il faut qu'elle trouve une solution, et vite !


Et vous ?