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Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus de David Bry

Quatrième de couverture

« En ce onze novembre mille huit cent huit, la nouvelle loi relative à la stabilité de l’Empire ordonne :
- Que soit créée la Police de la Norme,
- Que cette Police de la Norme arrête toute personne coupable de difformité physique ou mentale, de toute maladie de même nature ainsi que de toute conduite ou meurs contraire à la Nature,
- Que tout citoyen permettant la découverte d’un individu présentant des troubles d’anormalité soit récompensé d’un quart d’once d’or. »

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Mon avis

Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman qui m’a interpelé, un tel titre, une telle couverture et une telle 4e de couverture, il ne m’en fallait pas plus pour vouloir lire ce livre et je dois dire que cela a été une très belle découverte. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais j’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce livre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Dès les premières pages, l’auteur nous embarque dans son univers et je dois dire que j’ai adoré. C’est efficace, il y a de l’action assez rapidement et on est immergé en un rien de temps dans l’ambiance de la Cour des Miracles et de cette société où l’on est censé être parfait, aussi bien de manière physique et morale.

On pourrait dire qu’il s’agit d’un roman d’aventure mais c’est bien plus que ça en vérité. C’est une quête d’identité, une lutte pour l’égalité dans une société où la loi, celle de la Norme, cloisonne les gens dans des cases et s’ils en dépassent, ils sont tout de suite rejetés par la société, mis au rebut, sur une île. C’est ainsi que la Cour des Miracles accueillent les anormaux.

Entre chaque chapitre, on a des extraits en tout genre qui nous permettent de connaître les règles en vigueur et de comprendre aussi la mentalité de cette société et je dois dire que cela fait froid dans le dos. Très rapidement, on comprend quel est le secret de Romain, il suffit de lire entre les lignes en vérité donc on se doute bien pourquoi il est si attiré par la Cour des Miracles et pourquoi il se rend là-bas assez régulièrement. Et surtout, en quoi ce complot qui visent les habitants de la Cour lui pose problème, lui, qui pourrait à tout moment la rejoindre.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problèmes. On voit bien que Romain n’est pas à sa place au sein de sa famille, qu’il se sent différent même s’il faut parfois donner le change. Au fur et à mesure de l’histoire, il y a des éléments auxquels je m’attendais mais dans l’ensemble j’ai plutôt été surprise par la tournure des événements et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

L’histoire n’est pas tout à fait celle à laquelle je m’attendais. Cela vient surtout du fait que je pensais qu’on aurait la rencontre entre Romain et Lion, que l’on verrait sa fascination pour le jeune homme et ses sentiments se développer au fur et à mesure. Or, on voit clairement que tout cela est déjà établi et c’est bien parce que Romain a envie d’apprendre à connaître davantage Lion qu’il les mettra en garde contre le complot qui est en train de se former. Mais au final, ce n’est pas très dérangeant. C’est plutôt amusant de voir la manière dont la relation entre les deux jeunes adolescents va évoluer en peu de temps au final.

Les personnages sont vraiment intéressants et attachants, que ce soit Romain ou encore Ambroise. On ne le voit pas tant que ça dans l’histoire et pourtant son meilleur ami va être d’une grande aide. J’aime beaucoup leur relation. Quant à Lion, c’est un jeune homme intéressant lui aussi qui a une place bien particulière au sein de la Cour des Miracles. Joséphine et Akou vont eux aussi avoir leur importance, c’est un groupe soudé et uni qui vont tâcher de lutter contre le gouvernement en place, contre la Police de la Norme qui les rejette à cause de leur différence.

En bref, Le Garçon et la Ville qui ne souriait plus est un roman que j’ai adoré découvrir. C’est une histoire prenante qui mérite d’être lu et qui incite à réfléchir sur ce type de société et à avoir un certain recul par rapport à la nôtre. Cela permet de développer l’esprit critique tout en vivant une aventure hors normes qui n’est pas pour me déplaire. Les personnages sont attachants et sympathiques, même si j’avoue que sur un aspect, je suis un peu frustrée, mais bon, cela reste un très bon livre que je vous invite vivement à découvrir.


PS : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec l’éditeur, cela veut dire que j’ai reçu en plus du livre, un petit kit « service de presse » dans lequel il y avait une affiche de la couverture du livre (l’image de Romain que l’on voit en arrière-plan, très jolie ! une autre qui se déplie et qui indique une nouvelle loi sous le règne de l’empereur Nicéphore III et enfin une petite nouvelle qu’il faut lire après le roman car celle-ci se déroule quelques années plus tard.

Concernant cette nouvelle, j’ai été un peu frustrée de la lire car elle est vraiment très courte ! J’aurai aimé en avoir un peu plus mais cela donne une certaine image du futur qui n’est pas pour me déplaire et cette fin quelque peu ouverte nous permet d’imaginer ce qui pourrait se passer ensuite. Cette nouvelle aurait pu faire l’objet d’un épilogue dans le roman, ça aurait été un petit plus. En tout cas, je suis contente de l’avoir eu et d’avoir pu la lire.

Nos vies en l’air de Manon Fargetton

Quatrième de couverture

Mina et Océan. Ces deux-là se rencontrent par hasard ce soir sur le toit-terrasse d’un immeuble. Ils ont choisi le même spot pour en finir. Ils décident de s’accorder la nuit pour faire, ensemble… tout ce qui leur passe par la tête, en se disant toujours la vérité. Où cela va-t-il les entraîner ?

Mon avis

Nos vies en l’air est le nouveau roman de Manon Fargetton. Je n’ai pas encore lu beaucoup de livres de l’auteur, essentiellement la série des Plieurs de temps que j’avais beaucoup aimé, tant pour l’histoire, que les messages ou encore la plume de l’auteur. Une fois encore, elle m’a totalement conquise par cette histoire dure.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent rapidement pour s’en rendre compte. Le livre se dévore en un rien de temps, on est happé dès les premières lignes et on a envie de savoir ce qui va arriver à Mina et Océan. Je l’ai lu dans la journée, le temps d’un aller-retour au boulot tant j’étais curieuse de savoir où l’auteur allait nous emmener, et je n’ai pas été déçue du voyage, même si mon cœur a eu quelques ratés en cours de route.

La narration est double, on suit par alternance les points de vue de Mina et Océan, ainsi que des moments de leur passé ce qui nous permet de mieux comprendre comment ils ont pu en arriver à cet extrême : au suicide. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la manière de faire est plutôt radicale puisque les deux protagonistes choisissent de monter sur le toit d’un immeuble pour en finir. Un hasard qui va les faire se rencontrer et leur permettre de vivre ensemble leur dernière nuit.

Une dernière nuit de folie où tout est possible ?

La plume de Manon Fargetton est telle que l’on peut parfaitement se mettre à la place de Mina et Océan, on comprend ce qu’ils ressentent et on ne peut que compatir face à leur souffrance. Si Océan semble insensible et vraiment prêt à aller au bout de sa démarche, Mina on peut en douter. Et puis, au fur et à mesure de l’histoire, notre conviction peut changer, ils vont nous faire douter et la fin pourrait nous surprendre. J’avoue que je ne m’attendais pas à une telle fin, qui reste en plus un peu ouverte. Toutes nos questions ne trouvent pas réponses ce qui est un peu frustrant et en même temps, est-ce vraiment nécessaire de le savoir ?

Le thème abordé est dur mais l’auteur parvient à trouver les mots pour exprimer cette souffrance, pour montrer que les limites sont atteintes et que c’est un point de non retour. Mais est-ce vraiment le cas ici ? C’est une histoire touchante et dure à la fois mais qui est d’une extrême justesse aussi je pense. Elle mérite d’être lue et donner matière à réfléchir aussi.

Les personnages sont attachants et sympathiques et tout le long de notre lecture, on espère que tout aille pour le mieux, qu’ils vont revenir sur leur décision qui semble être pourtant définitive. Pour eux, ce n’est qu’une nuit pour profiter de faire tout ce qu’ils veulent. Le fait que ce soit deux étrangers libèrent la parole, il y a tellement de non-dits et de secrets qui les ont poussés tous les deux à en venir à cette extrémité. Ce n’est jamais bon de tout garder pour soi, mais ce n’est pas toujours facile d’aborder certains sujets avec ses proches, on le voit clairement ici. Des personnages crédibles et humains qui ne peuvent que nous toucher et nous faire vivre pleinement cette nuit pleine de folie et d’adrénaline. Même si j’avoue qu’à certains moments j’ai eu quelques sueurs froides quand même…

En bref, Nos vies en l’air est un roman qui ne peut pas laisser indifférent. L’auteur aborde le mal être adolescent que l’on peut tous ressentir à un moment ou à un autre, mais il est vrai que pour Mina et Océan ont un parcours assez compliqué et on peut comprendre qu’ils en arrivent à de tels extrêmes. Mais durant cette nuit où tout simple possible, où ils sont invincibles, cette rencontre risque de changer quelque chose en eux. Je n’ai pas la sensation que cette chronique rende vraiment honneur au livre, mais quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à lire ce livre, il en vaut vraiment la peine !

On divorce ! de Jo Witek (Mentine 5)

Quatrième de couverture

Rien ne va plus pour Mentine. Depuis que son père est parti, elle refuse de lui adresser la parole. Elle doit déjà sa mère, redevenue une vraie ado qui écoute les chansons de sa jeunesse, sort jusqu’à trois heures du matin et lui pique ses vêtements. Et voilà qu’en plus, sa mère veut faire une coloc’ avec d’autres familles ! Heureusement, ses amies sont là pour soutenir...

Mon avis

On divorce ! est le 5e tome de Mentine, une série que j’affectionne particulièrement car il faut avouer que Mentine est une adolescente un peu hors norme. Sa joie de vivre et son côté pétillant m’avait manqué et cela a donc été un plaisir de la retrouver dans une nouvelle aventure, même si ce n’est pas la joie pour elle…

En effet, ses parents ont décidé de divorcer, son père ayant trouvé quelqu’un d’autre. C’est donc un grand bouleversement pour Mentine qui en veut à son père (on ne peut pas vraiment le lui reprocher), mais aussi pour sa mère qui va se retrouver seule avec sa fille, qui va déprimer et laisser Mentine tout gérer à la maison. C’en est trop pour l’adolescente, il faut que les choses changent ! Mais Mentine n’était pas prête à accepter toutes les lubies de sa mère, qu’elle se comporte comme une ado est une chose, qu’elle décide de faire une coloc’ avec d’autres familles, c’en est une autre !

Une fois encore, l’histoire est totalement décalée, c’est drôle et amusant, du fait de son héroïne, même si le sujet abordé est assez dur. Un divorce n’est jamais facile, surtout en ces circonstances, mais Mentine va essayer de gérer au mieux la situation même si ce n’est pas tous les jours évident. C’est aux parents de soutenir leurs enfants et de les éduquer et non le contraire, or à un moment donné, Mentine se retrouve « comme l’adulte » de la maison et elle se rend compte que ce n’est pas tous les jours faciles d’avoir des responsabilités. Et à partir du moment où elles vont aller en colocation (déjà la recherche, c’est quelque chose !) mère et fille vont en trouver un certain bénéfice. Ce n’est pas toujours évident d’être avec des étrangers, chacun à sa manière de vivre, de fonctionner mais cela peut apporter beaucoup et être enrichissant.

En bref, On divorce ! est une suite des plus réussies. J’aime beaucoup cette série qui est toujours drôle et fraîche à la fois tout en abordant des sujets plus ou moins difficiles. Mais comme c’est sur le ton de l’humour, cela passe mieux mais le message passe parfaitement. Mentine est une adolescente attachante, même si parfois elle peut se montrer dure et pénible, elle nous apparaît comme quelqu’un de sympathique et on ne peut que compatir face à cette situation qui est compliquée. On ne peut pas vraiment lui en vouloir et elle gagne à chaque fois en maturité et évolue bien au fur et à mesure des tomes, ce qui l’amène petit à petit vers l’âge adulte.

La Galette des Rois d'Annie Jay et Ariane Delrieu (Jean petit marmiton 7)

Quatrième de couverture

C’est l’épiphanie à Versailles et tous les petits marmitons sont ravis de déguster la galette cuisinée par Maître Matthieu. Mais quand Jules trouve la fève, Jean et ses amis déchantent rapidement… Le nouveau roi profite de l’absence de Maître Matthieu pour donner des ordres à toute la cuisine ! Le déjeuner de la Cour commence à prendre du retard et Jean ne tarde pas à s’inquiéter… Comment arrêter Jules ?

Mon avis

Après avoir lu Le Pique-nique du Roi, j’ai enchaîné avec La Galette des Rois, histoire d’être à jour dans la série. Et puis, ça tombe bien puisque c’est le mois de la galette, de quoi nous donner envie d’en manger encore et encore!

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent très vite pour s’en rendre compte. Lorsque les marmitons se rendent compte que Jules est devenu le nouveau roi et qu’il donne des ordres à tout va, très rapidement c’est la pagaille en cuisine.

Au lieu de passer un bon moment tous ensemble, très vite Jules va prendre son rôle de « roi tyran » très à cœur mais lorsque la réalité les frappe : le déjeuner du roi n’est pas prêt, il est temps de mettre fin à tout ça et rétablir un peu d’ordre.

Une fois encore l’histoire est bonne et bien menée, très sympathique. Comme toujours Jean est là pour sauver la situation, même si elle ne se fera pas sans aide, avec les autres marmitons et un peu de bon sens, les petits marmitons vont parvenir à raisonner Jules et sa tyrannie pour que le déjeuner du Roi puisse avoir lieu sans catastrophe notable. Mais cela ne se fera pas sans heurt puisque Jules prenait très à cœur son rôle de « Roi » mais être un bon roi ne veut pas dire faire régner la terreur et diriger les autres comme des esclaves ou à mauvais escient.

Une histoire qui va permettre à certains personnages d’évoluer et de changer, à voir dans les tomes à venir si cela s’avère et continue dans ce sens là.

En bref, La Galette des Rois est un 7e tome à la hauteur des précédents. C’est toujours un plaisir de lire les aventures de Jean petit marmiton qui nous offre des bons moments de lecture, avec toujours une petite morale ou du moins un message positif. Et c’est encore et toujours plus de recette alléchante qui nous sont proposées. Une série pour les amoureux de l’Histoire et les gourmands !

A partir de 7 ans.

In My Mailbox (367)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Menace sous la ville de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 1)

Au numéro 1 de la rue des Tempêtes se dresse un immeuble où les habitants se connaissent depuis longtemps et se soutiennent depuis toujours.
Mais leur quotidien est soudain bousculé par deux événements inattendus : l’arrivée de Félix et de sa famille dans l’appartement vacant (où il s’est passé ce qu’il s’est passé), et le début de travaux juste à côté de l’immeuble.
Si Félix se révèle être un ado charmant, Valentine détective en herbe, sent qu’il lui cache un lourd secret. Quant aux travaux, ils entraînent des découvertes qui pourraient bien menacer la vie paisible des voisins de cette rue qui porte si bien son nom…



Coeur de pirate de Fanny Gordon (Rue des tempêtes 2)

Au 1, rue des Tempêtes, la vie continue de battre son plein et Valentine Ceynac, 13 ans dans 17 jours, héroïne anonyme de La Roche-sur-Cap et fouineuse professionnelle, garde l'œil bien ouvert... et heureusement, car il se passe des choses ! D'abord, le chantier juste côté de l'immeuble ; les fouilles se poursuivent et l'archéologue en chef est persuadée qu'il reste encore de nombreux trésors et mystères à découvrir. Ensuite, Félix et sa famille qui, même si désormais parfaitement intégrés à la vie de l'immeuble, cachent un lourd secret que notre détective en herbe compte bien élucider. Et il y a aussi Perle, son adorable petite sœur qui vient de naître et qui transforme tout le monde en zombie chez Valentine (qui aurait cru qu'une si petite chose puisse faire autant de bruit ?). Mais surtout, surtout, Pénélope, la super prof de piano, laissera-t-elle Valentine jouer au festival Son & lumière ?



Emily et la bague maudite de Liz Kessler (Emily 3)

Emily ne s'est jamais sentie aussi heureuse.
Elle vit sur une île paradisiaque où elle peut se transformer en sirène ou en humaine quand elle veut, en toute liberté.
Un jour, le roi Neptune ordonne à tous les habitants de fouiller les océans pour retrouver un trésor. Accompagnée de son amie Shona, Emily relève le défi et découvre une vieille bague en diamant.
Mais comment pouvait-elle deviner qu'en la passant à son doigt, elle réactiverait une très ancienne malédiction ?
Surtout qu'elle ne parvient plus à enlever la bague...
Il faut qu'elle trouve une solution, et vite !


Et vous ?

Le Pique-nique du Roi d'Annie Jay et Ariane Delrieu (Jean petit marmiton 6)

Quatrième de couverture

Les cuisiniers de Versailles doivent faire face à un nouveau défi. Cet après-midi, le Roi a prévu de pique-niquer et l’ingrédient nécessaire pour réaliser sa terrine préférée est introuvable ! Monsieur Matthieu est au bord de la crise de nerfs… À l’autre bout de la cuisine, Jean, imperturbable, prépare pour Auguste une recette de sa région, la quiche lorraine. Et si la création du jeune marmiton, inédite à Versailles, se glissait dans le panier du Roi ?

Mon avis

Le Pique-nique du Roi est le 6e tome des aventures de Jean petit marmiton, une série de premières lectures que j’apprécie énormément. De quoi faire découvrir le genre Historique aux jeunes lecteurs en herbe tout en vivant des aventures culinaires toutes aussi alléchantes les unes que les autres.

Dans cette nouvelle aventure, les marmitons, sous la directive de Monsieur Matthieu doivent préparer un encas pour le pique-nique du Roi. Le problème est que l’ingrédient principal manque ! Jean propose donc son aide pour aller rapidement au marché pour le trouver mais l’heure tardive faisant, il n’en reste plus ! C’est la catastrophe ! Mais Jean, malgré lui va sauver ce pique-nique en proposant un plat de sa région natale : la « kuche », un met populaire. Est-ce suffisamment digne pour un Roi ?

Une fois encore Jean va sauver la situation et proposer une recette exquise qui ravira toutes les papilles. Il est vraiment trop fort Jean, qui malgré ses 8 ans arrive à créer toute sorte de plat et à surpasser la plupart des marmitons voire du chef lui même ! Alors que cela devait être un encas pour une promenade avec son meilleur ami et Zoé, Jean confectionne donc une « kuche » (renommé par la suite une quiche pour que ce soit plus « noble »).

C’est toujours un plaisir de lire les aventures de Jean petit marmiton, c’est prenant et on se demande à chaque fois comment Jean va régler une situation grâce à ses talents de cuisinier. De quoi éveiller nos papilles à chaque histoire et le fait qu’il y ait la recette à la fin ne peut que nous donner envie de nous mettre à nos fourneaux après avoir terminé la lecture.

En bref, Le Pique-nique du Roi est un nouveau tome bien sympathique, j’ai beaucoup aimé cette histoire. Il est vraiment très fort Jean pour sauver une situation qui pourrait se révéler catastrophique. Il trouve toujours une solution et parvient à contenter tout le monde et à contenter les papilles de ces nobles. Dommage qu’on ne puisse pas les manger en même temps qu’eux, mais grâce aux recettes à la fin de l’ouvrage, on peut réaliser le tout en un tour de main !

A partir de 7 ans.

Les gens normaux de Michaël Escoffier et Laure Monloubou

Quatrième de couverture

À la récré, Logan a dit à Zita qu’elle n’était pas normale. Mais au fait, ça veut dire quoi, être normal ? Zita est bien décidée à mener l’enquête.

Mon avis

Les gens normaux est un album qui vient tout juste de paraître. Lorsque j’ai vu son titre, il m’a tout de suite interpelé, car qui sont les « gens normaux » ? On peut se poser la question. A travers cette histoire, aux côtés de Zita, on va vite comprendre que ce n’est pas une question facile et que c’est surtout une question de point de vue...

Durant la récréation, Logan dit à Zita qu’elle n’est pas normale. Du coup, la petite fille se pose la question et cherche à savoir ce que ça veut dire « être normale » ? Ainsi, elle va observer et analyser ses camarades de classe et faire une liste avec le nom des élèves pour définir ce qui semblent normaux et ceux qui ne le sont pas.


Mais rapidement, Zita va constater que lorsqu’on commence à comparer le comportement et les goûts de chacun, il y a toujours quelqu’un qui ne semble pas "normal" par rapport aux autres, qui ne rentre pas dans la même catégorie. Par exemple, certains écrivent de la main gauche quand beaucoup écrivent de la main droite, certains préfèrent manger leurs frites avec du ketchup et d’autres de la mayonnaise, etc. Autant d’éléments de comparaison qui permettent à Zita de voir que les autres élèves de la classe ne sont pas « normaux » en fonction de certains critères. Mais ! Il y en a un qui paraît pourtant différent des autres. Vraiment ? Rien n’est moins sûr...


C’est une histoire qui est très intéressante et intelligente. Cela montre aux enfants que nous sommes tous différents mais ce n’est pas parce qu’on est différent, que l’on n’a pas les mêmes goûts, les mêmes actes, etc. que nous ne sommes pas normaux. Bien au contraire. L’humanité est riche par sa diversité et c’est parce qu’on ne peut pas rentrer dans des cases, « dans des normes » qui sont plus souvent des « normes sociales » (qui n’ont pas nécessairement lieu d’être).

Les illustrations sont plutôt simples, tout en aplat et avec peu de couleurs. Ce n’est pas forcément ce qui me plaît le plus dans le genre mais cela forme tout de même un bel ensemble. Cela a un côté naïf, tout en rondeur qui correspond bien avec l’histoire. Après, c’est une question de goût, on aime ou pas, mais en tout cas, l’histoire en vaut le détour et mérite qu’on y prête attention.


En bref, Les gens normaux est un album que j’ai beaucoup apprécié. Une histoire simple et concise mais très éclairante sur ce que sont "les gens normaux". Le résultat de l’enquête de Zita est qu’au final, personne n’est normal si on veut mettre tout le monde dans le même moule. Comme dit l’adage : « il faut de tout pour faire un monde » et c’est dans la diversité que l’on voit la richesse de l’humanité. Un album que je vous conseille grandement.

A partir de 4 ans.

In My Mailbox (366)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Sans honte de Gail Carriger (Le protectorat de l’ombrelle 3)

Après les événements survenus en Écosse, Alexia est retournée vivre chez ses parents. La reine Victoria l’a exclue du Cabinet fantôme, et Lord Akeldama, la seule personne qui pourrait expliquer sa condition délicate, a inopinément quitté la ville. Pour couronner le tout, Alexia découvre que les vampires de Londres ont juré sa mort. Tandis que Lord Maccon met toute son énergie à boire et que le Professeur Lyall tente désespérément de maintenir la cohésion au sein de la meute Woolsey, Alexia s’enfuit en Italie à la recherche des mystérieux Templiers. Ils devraient pouvoir l’aider, à moins qu’ils ne soient plus nuisibles que les vampires. Surtout armés de pesto… 


Sans cœur de Gail Carriger (Le protectorat de l’ombrelle 4)

Lady Alexia Maccon a de nouveau des problèmes. Mais cette fois, elle n'y est vraiment pour rien. La reine est menacée par un fantôme fou. Alexia se charge de l’enquête qui va la faire remonter jusque dans le passé de son époux. Pendant ce temps, sa sœur rejoint le mouvement des suffragettes, Madame Lefoux met au point sa dernière invention mécanique et des porcs-épics zombies envahissent Londres, le tout une nuit de pleine lune. Sans compter qu’Alexia doit déceler ce qui a élu résidence dans le deuxième dressing préféré de Lord Akeldama. Alexia découvrira-t-elle à temps qui tente d'assassiner la reine Victoria ?


Sans âge de Gail Carriger (Le protectorat de l’ombrelle 5)

Lady Alexia Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société ou le comportement d’un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel... Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu'elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d'un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l'Égypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l'indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d'Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s'abat-il de nouveau sur le pays ?


Océan de lumière de Nalini Singh (Psi Changeling 17)

Bowen Knight a échappé de justesse à la mort, mais ses jours sont comptés : la puce anti-télépathie implantée dans son cerveau pourrait lâcher à tout instant, le tuant à coup sûr. Toute son énergie devrait être tournée vers l’Alliance humaine. Mais Bo se trouve au fond des abysses sous-marines, entre les mains d’une changeling aussi fascinante qu’énigmatique.
Kaia a déjà trop souffert pour s’autoriser à éprouver quoi que ce soit pour cet homme condamné, et ses propres secrets la hantent. Pourtant, lorsque Kaia est enlevée, Bowen est prêt à tout pour la retrouver, y compris pactiser avec le diable… et lui livrer son esprit.



Et vous ?

L'île des secrets d'Alexiane de Lys (Les ailes d'émeraude 3)

Quatrième de couverture

À peine échappés du repaire des Narques, Cassiopée, Gabriel et leur bande font une effroyable découverte : le village de Tornwalker a été réduit en cendres, et de nombreux Myrmes ont été froidement massacrés.
Pour arrêter le projet de leurs ennemis, le petit groupe possède quelques ressources : un mystérieux code… mais aussi un prisonnier de valeur, Manassé, peu disposé à la négociation.
Voyages, course contre la montre et sacrifices : Cassiopée devra apprendre à se connaître et faire des choix déterminants, au risque de perdre définitivement les siens. Sera-t-elle seulement prête à payer le prix d’une vie en paix ?

Mon avis

Après avoir lu Clair de lune à Manhattan qui clôturait une série, il était temps d’en finir une autre. C’est ainsi que je me suis lancée dans L’île des secrets qui est le dernier tome des Ailes d’émeraude et nous propose une fin des plus satisfaisantes. C’est une trilogie plutôt sympathique dans l’ensemble que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant plus que c’est le dernier tome, donc on sait à quoi s’en tenir.

L’intrigue est bonne et bien menée, il y a suffisamment d’action pour passer un bon moment de lecture et ce dernier tome clôt parfaitement la trilogie. On découvre aussi le plan de Massané, un plan que Cassiopée et Gabriel ainsi que leurs amis vont tâcher de déjouer. Mais la partie risque d’être plus compliquée que prévue. Les retournements de situation sont nombreux et j’avoue que je ne m’attendais pas à cela en le commençant. Je me suis totalement fait avoir par l’auteur en prenant certaines choses pour argent comptant. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, mais j’ai été surprise. C’était bien joué de la part de l’auteur car à un moment donné j’ai eu un peu peur, tout cela me semblait si facile. Mais il faut toujours se méfier des apparences.

L’univers est intéressant et s’enrichit encore un peu dans cet ultime volet. On en apprend plus sur les Myrmes et leurs origines. J’ai trouvé ça vraiment original, la manière dont les Myrmes « sont nés », les facultés qui leur sont propres, etc. C’est assez riche et ça change de ce qu’on peut lire dans le genre. Bien qu’en ce moment, on n’ait plus vraiment de romans de ce type, ce n’est plus trop la vague du moment en YA. Mais ça fait toujours plaisir de se replonger dans ce genre-là de temps en temps.

Les personnages sont toujours aussi intéressants et attachants, que ce soit Cassiopée ou Gabriel, même si ce sont deux têtes de pioche quand ils s’y mettent. Dans un couple, la communication c’est important, mais certains ont tendance à l’oublier et après on s’étonne des problèmes que cela engendre… Quant aux personnages secondaires, on va en apprendre pas mal sur eux et j’avoue avoir eu mal au cœur pour certains, quelques déceptions aussi mais ils sauront nous surprendre jusqu’au bout, cela est certain.

En bref, L’île des secrets est un tome qui clôt parfaitement la trilogie. J’ai bien aimé cette série qui est originale et intéressante. L’intrigue est bonne et bien menée, je me suis fait avoir par l’auteur, je ne m’attendais pas à de tels retournements de situation. Les personnages sont plutôt attachants, même si parfois il faudrait les secouer un peu pour leur ouvrir les yeux. Une trilogie à découvrir si ce n’est pas encore déjà fait !

Saga vol.9 de Fiona Staples et de Brian K. Vaughan

Quatrième de couverture

La perte de leur second enfant a été un choc pour Alana, Marko et l’apparition d’une vision fantomatique de leur futur enfant n’a pas arrangé les choses. Malgré ce drame, les choses semblent s’arranger pour tout le monde (ou presque) : Pétrichor et Prince Robot sont devenus inséparables, Alana et Marko sont plus soudés que jamais autour de leur nouveau projet, tandis qu’Hazel et Ecuyer apprennent lentement mais difficilement à se connaître. De son côté, Le Testament est devenu l’esclave d’Ianthe qui souhaite à tout prix nuire à la famille d’Hazel... La menace approche et tous ne s’en sortiront pas indemne...

Mon avis

Alors que j’allais chercher au boulot le 13e tome d’Ad Astra, je suis tombée par hasard sur ce 9e tome de Saga, je ne savais absolument pas qu’il était sorti ! C’est le problème quand la partie BD ne se trouve pas dans la même boutique que là où je travaille. Je ne suis pas au courant des nouveautés et j’avoue que je ne pense pas à chercher les dates de sortie des séries BD et mangas que je suis. C’est donc une belle surprise quand je suis tombée dessus et je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre (ou plutôt que le Père Noël me l’apporte…).

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte.

Pour une fois, je vais commencer cette chronique en parlant de la fin. Sans spoiler, bien évidemment ! Mais il faut que j’en parle parce que franchement… C’est dur. Je n’étais vraiment pas prête pour lire ça et ça m’a fait un choc quand je l’ai lu juste avant de m’endormir. Sérieusement, comment s’endormir après une telle nouvelle ? Surtout quand on doit en plus de ça, attendre au moins un an pour avoir la suite ? Que faire durant cette attente ? J’avoue que là, je ne la voyais pas venir celle-là et je me demande bien ce que nous réserve l’auteur pour la suite… J’ai peur.

Saga est une série qui nous retourne dans tous les sens. On peut s’émerveiller durant quelques instants et peu de temps après l’auteur nous achève et nous met plus bas que terre. Déjà dans les tomes précédents c’était l’ascenseur émotionnel, c’était dur, et j’étais peinée pour nos deux héros, ainsi que pour les personnages secondaires qui en voient aussi des vertes et des pas mûres. Mais là, avec une telle nouvelle, j’avoue que j’ai de plus en plus peur de poursuivre la série. De tomes en tomes, de nouvelles choses arrivent, de nouvelles révélations, trahisons, etc. et je me demande quelle sera la limite. On s’attache aux personnages, tous autant qu’ils sont et quand il arrive quelque chose, ça ne peut que nous toucher.

Mais en même temps, vu le contexte, la cavale d’Alana et Marko avec leur fille et tous ceux qui les cherchent et les poursuivent, on se doute bien que tout ne sera pas rose dans leur mission. C’est une série haletante et vraiment intéressante avec des retournements de situation de dingue qui nous font complètement perdre pied. J’avoue que je ne sais pas du tout où l’auteur va nous emmener pour la suite, je ne suis sûre que d’une chose, ça n’annonce rien de bon et j’ai peur. Mais en même temps, je suis très curieuse de lire tout ça. Peut-être mon petit côté masochiste de lectrice… Mais j’y peux rien, cette série est tellement géniale, avec un univers très développé. C’est frustrant les BD car c’est lu tellement rapidement que cela passe en un éclair et qu’il faut attendre un bon moment avant d’avoir la suite. Mais si on en redemande, c’est que l’attrait est fort.

En bref, ce 9e tome de Saga est très bon, dans la lignée des précédents même si mon petit cœur va avoir du mal à s’en remettre. Les ennuis ne font que commencer et si jusqu’à présent, c’était relativement calme, là tout va s’accélérer et je crains pour la suite. Affaire à suivre donc… mais c’est la boule au ventre que je vais attendre le 10e tome en me demandant ce que l’auteur réserve à nos personnages adorés…

Les Carnets de Cerise et Valentin de Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Quatrième de couverture

Appel aux agents Cerise et Valentin : un extraterrestre de race inconnue s’est crashé sur notre planète durant la nuit des perséides. Votre objectif : retrouver sa trace, mesurer le danger et endiguer la menace. A la veille de leur long voyage autour du monde, Cerise et Valentin, son petit frère par alliance, partent pour une mission de la plus haute importance. L’occasion pour eux de faire plus ample connaissance, de se laisser aller à quelques confidences... et surtout de partager un nouveau carnet !

Mon avis

Les Carnets de Cerise et Valentin est une petite surprise à laquelle je ne m’attendais pas. En effet, la série était censée être terminée, mais un nouveau tome « bonus » s’est rajouté et conclut parfaitement cette superbe série. Si vous ne connaissez pas Les Carnets de Cerise, il est encore temps de s’y mettre !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte. Cerise et Valentin ont commencé un nouveau carnet, où ils écrivent leurs aventures, devenus des agents secrets pour endiguer la menace extraterrestre. Un jeu, qui petit à petit nous amène sur un sujet un peu plus sensible.

En effet, dans le « dernier tome » des Carnets de Cerise, on apprend que la mère de Cerise a un amoureux et un fils, Valentin et qu’ils vont partir tous ensemble pour faire le tour du monde. Un voyage qui permettra à la nouvelle famille de créer des liens et des souvenirs. Mais quand on est un enfant, la perspective n’est pas toujours très réjouissante.

L’histoire est touchante et mignonne et « surfe » un peu sur la vague des émotions. Il faut savoir que je travaille en librairie jeunesse et depuis un an (en gros) on a pléthore de livres sur les émotions car cela fait partie du programme scolaire des maternels. Nombreux sont donc les éditeurs et les auteurs à écrire sur le sujet et cette BD peut faire partie du lot, en quelque sorte, bien que ce soit pour plus grand.

C’est une histoire intéressante, cela permet de voir cette nouvelle famille avant ce grand voyage, de rapprocher Cerise et Valentin qui vont former une nouvelle fratrie alors qu’ils ont toujours vécu seuls avec leur parent respectif. Parfois il est plus simple de parler avec un inconnu ou quelqu’un proche de son âge plutôt qu’un parent ou un adulte, de mettre des mots sur une situation et un sentiment. Une belle amitié et solidarité va naître entre les deux enfants.

En bref, Les Carnets de Cerise et Valentin est une jolie lecture qui permet de clore définitivement la série des Carnets de Cerise en mettant en scène cette famille juste avant leur grand tour du monde. Une série que je vous conseille vivement, autant pour les sujets abordés que les histoires ou encore le coup de crayon qui est juste fabuleux.

Le Top / Flop du Mois ! (Décembre 2018)


Explication

Voilà un petit bilan mensuel (sauf pour l'été ça regroupera Juillet et Août) sur les TOP et FLOP de mes lectures. Étant donné le nombre de livres que je lis par mois (entre 20 et 25 généralement) difficile de s'y retrouver dedans, surtout quand on ne suit pas quotidiennement. Ce petit bilan permet donc de mettre en avant les lectures qui m'ont beaucoup plus (excellente lecture / coup de coeur) : TOP, mais également les déceptions et ceux que j'ai détesté (si, ça arrive) / FLOP.

Chaque article sera donc composé du titre du livre et du lien de la chronique pour ceux qui voudraient en savoir plus, de la couverture et 4e de couverture du livre (que je peux réduire si elle spoile et dans ce cas là, je le spécifie), ainsi qu'une petite phrase pour vous donner envie (ou pas) de lire le livre.

*-*

Ad Astra vol.13 de Mihachi Kagano

Quatrième de couverture

Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !
Les ruses de Scipion ont mis Carthage en mauvaise posture... Hannibal accepte alors de parlementer avec son ennemi. Malheureusement, le Romain ne veut pas d'un statu quo... Ce sera la victoire ou rien ! Les deux chefs se séparent donc sans être arrivés à un accord. 

Mais les apparences sont parfois trompeuses et, pour le Carthaginois, cette discussion aura au moins servi un objectif : celui de mettre en place ses pions... ou, en l'occurrence, ses éléphants de guerre ! Si Rome a maintenant l'avantage, ses adversaires sont loin de s'avouer vaincus... 

Bravoure, complots et stratégie... Les légendaires Hannibal et Scipion s'affrontent une dernière fois. Plongez au cœur de cette ultime bataille !

Mon avis

Voici enfin le dernier tome de la série Ad Astra. J’avoue que ça me fait un petit quelque chose puisque c’est la première série manga que je termine et je n’avais pas envie que ça s’arrête. Je suis triste de dire au revoir à tous ces personnages, même si je suis heureuse que ce ne soit pas une série à rallonge dont je ne verrai jamais la fin. Et quelle fin ! C’était magistral, une série historique que je vous conseille grandement tant c’était superbement racontée et illustrée.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite et puis, arrivé au dernier tome, on sait parfaitement à quoi s’attendre.

C’est enfin l’heure de l’affrontement final, le combat entre Hannibal et Scipion qui vont, pour la première fois, être en contact direct pour cette ultime bataille. Bien évidemment, c’est un roman historique, on sait comment cela se termine (pour peu qu’on se souvienne de nos cours d’Histoire) mais cela n’empêche pas le fait que je me sois totalement laissée emportée par l’intrigue, me demandant comment cela allait se passer et comment tout allait se terminer pour les deux personnages.

Une épopée juste incroyable pour ces deux destins liés, de ces deux grands stratèges qui se sont confrontés l’un l’autre durant des années. Ad Astra est une série absolument géniale que j’ai pris grand plaisir à lire. Le scénario est juste incroyable, même si ce n’est pas un récit inventé, c’est l’Histoire, cela n’empêche pas que les choix de mettre en avant certains faits sont intéressants et bien choisis. A la fin de l’ouvrage, il y a toujours une petite note explicative de l’auteur, qui montre certains choix faits, et qui ajoute des points par rapport à la réalité. Un petit plus bien appréciable. J’ai beaucoup aimé cette série qui est prenante et qui nous fait vivre une épopée incroyable.

Vous savez, pour ceux qui me suivent depuis des années (bientôt 10 ans) que je ne suis pas fan des mangas, loin de là, mais j’ai appris à apprécier ce genre, même si je suis assez restrictive à ce sujet (Fantasy, Fantastique, Historique). Mais on ne se refait pas, ce sont mes genres de prédilection en roman… et le dessin de Mihachi Kagani est juste extraordinaire. Je suis assez fascinée par les traits et les détails de chaque scène, de chaque planche. C’est très travaillé, on s’y croirait et on vit totalement cette histoire qui est très « visuelle ».

En bref, ce dernier tome d’Ad Astra clôt parfaitement la série, c’était magistral et incroyable. J’ai adoré découvrir ce duel entre Hannibal et Scipion, que je ne connaissais pas vraiment. J’avais seulement vent de la confrontation entre Carthage et Rome mais sans connaître les détails. Au moins, avec cette série, j’ai pu combler mes lacunes et passer un excellent moment de lecture. Une série à découvrir de toute urgence si ce n’est pas déjà fait !

Orgueil et sentiments de Laura Lee Guhrke (Les presses du cœur 1)

Quatrième de couverture

Elles ont fait de l’indépendance un devoir, jusqu’à ce que le destin les contrarie...
Fière, libre et surtout indépendante : Irene Deverill tient plus que tout à son métier et ne se laisse dicter sa conduite par personne. Sous le nom d’emprunt de Lady TrueLove, elle conseille les cœurs égarés dans la chronique sentimentale qu’elle rédige. Aussi se refuse-t-elle à obéir à l’un de ses détracteurs, Henry Cavanaugh, duc de Tonquil, lorsqu’il exige qu’elle oriente sa mère vers un prétendant de son choix. Cet insupportable arrogant pense-t-il pouvoir lui imposer quoi que ce soit ? Pour qui se prend-il ? Sans doute pour l’odieux malotru qui vient de racheter son journal pour la faire plier : celui qui tient désormais son destin entre ses mains…

Mon avis

Après avoir lu le dernier tome des Ailes d’émeraude, je voulais une lecture légère, quelque chose de différent pour me détendre. Ayant lu énormément de livres jeunesse au cours de l’année, il fallait que je tranche avec de l’adulte. Mon choix s’est donc porté sur une romance historique, quoi de mieux en termes de légèreté ?

Ayant beaucoup aimé l’autre série de l’auteur : Les héritières américaines, je ne pouvais pas passer à côté de sa nouvelle série : Les presses du cœur. Et je dois dire que cela a été de nouveau une très belle découverte, j’ai beaucoup aimé ce premier tome dont il me tarde déjà de lire la suite !

Orgueils et sentiments, dont le titre rappelle étrangement un classique de Jane Austen, est un premier tome très sympathique et efficace dans le genre. Je vous le conseille si vous êtes friands de romances historiques, Laura Lee Guhrke me convainc à chaque fois ! Il faudrait que je voie pour me procurer ses autres livres.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant plus que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Par alternance, nous suivons les points de vue des deux personnages ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’histoire et surtout de savoir ce que chacun pense de l’autre, et ce n’est pas toujours glorieux. Mais évidemment, les sentiments vont peu à peu changer à mesure qu’ils vont apprendre à se connaître, même si cela ne se fera pas sans heurt. Et lorsqu’ils vont prendre conscience des sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre, l’affaire ne sera pas gagnée pour autant.

L’intrigue est bonne et bien menée. Évidemment, on sait à quoi s’attendre à la fin, cela reste une romance classique. L’intérêt dans ce genre de littérature est de voir le chemin qui va permettre au couple de s’établir, de les voir se « faire la guerre » avant d’ouvrir les yeux et de prendre conscience de ce qu’ils éprouvent l’un pour l’autre avant de se mettre ensemble. Mais cela prend du temps, et c’est ce qui donne de l’intérêt au livre. Et là, je dois dire que l’auteur malmène ses personnages et mette aussi nos nerfs à dure épreuve.

Les personnages sont attachants même si ce sont deux têtes de mule. En même temps, chacun lutte pour sa famille, pour leur bien être voire leur survie, comme c’est le cas pour Irene alias Lady TrueLove. C’est une femme avec du caractère et qui sait ce qu’elle veut mais dans cette société où les femmes n’ont pas vraiment voix au chapitre, ce n’est pas évident d’y trouver sa place. Elle est à la tête du journal familial, la seule qui s’en soucie, car c’est leur seule source de revenu pour survivre.

Quant à Henry, il veut tout faire pour protéger sa famille, celui qui est devenu le chef de famille pense au bien-être de ses frères et sœurs et le futur mariage de sa mère sera un problème pour la réputation de sa famille et l’avenir de ses sœurs qui ne sont pas encore mariées. On peut comprendre ses motivations, même si aux yeux d’Irene ce n’est qu’un duc orgueilleux qui ne comprend rien de la vie des gens lambdas. Certes, par certains aspects il est comme ça, mais il est bien plus généreux qu’elle ne le pense et ses agissements sont plutôt réfléchis. En général du moins car en présence d’Irene, il perdra quelque peu ses moyens. Quand on tombe amoureux, on peut parfois perdre la tête…

C’est donc un duo de choc pour une romance qui fonctionne bien. J’aime bien quand on a deux fortes personnalités, deux fortes têtes mais qui se complètent pourtant et qui vont apprendre l’un de l’autre. Leur rencontre va être quelque peu houleuse, surtout à partir du moment où il détiendra son destin et celui de son journal entre ses mains, à moins qu’elle n’essaye de rattraper « ses erreurs » et faire en sorte à faire entendre raison à la mère du duc de ne pas épouser l’homme qu’elle aime. Mais la mission va s’avérer plus complexe que prévue. Mais je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir tout ça.

En bref, Orgueils et sentiments est un premier tome que j’ai beaucoup aimé découvrir. L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot de problèmes et de non-dits ce qui rend le tout plus compliqué et plus intéressant. La romance est bien faite et on s’attache aux deux personnages qui agissent au mieux pour leur famille et pour leur avenir. Mais cela ne se fera pas sans heurt et chacun des deux protagonistes apprendra l’un de l’autre. C’est une bonne mise en bouche pour cette série et je suis curieuse de voir ce que donnera la suite ainsi que le prochain couple qui sera mis en avant.

In My Mailbox (365)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Jessie des ténèbres de Yann Rambaud > CHRONIQUE

Le jour, Jessie vit un cauchemar.
Au collège, on la harcèle.
A la maison, ses parents se disputent.
Et pour couronner le tout, à 13 ans, elle est myope comme une taupe.
La nuit, Jessie est prisonnière d’autres cauchemars. Elle se « réveille » dans une maison qui grince, pleine de courants d’air et de portes fermées, qu’il lui faut à tout prix ouvrir.
Mais au cœur des ténèbres, il reste pourtant un peu de lumière : dans une forêt au fond du jardin l’attendent, chaque mercredi, Alice et ses dingueries. Ici, les escargots font la course et les grenouilles savent compter.
Et puis, il y a Gaspard...


Tower of Dawn de Sarah J. Maas (Throne of Glass 6)

Chaol Westfall has always defined himself by his unwavering loyalty, his strength, and his position as the Captain of the Guard. But all of that has changed since Aelin shattered the glass castle, since Chaol's men were slaughtered, since the King of Adarlan spared him from a killing blow, but left his body broken.
Now he and Nesryn sail for Antica - the stronghold of the southern continent's mighty empire and of the legendary healers of the Torre Cesme. It's Chaol's one shot at recovery, and with war looming back home, Dorian and Aelin's survival could depend on Chaol and Nesryn convincing Antica's rulers to ally with them.
But what they discover there will change them both - and be more vital to saving Erilea than they could have imagined.



L'Ordre des Revenants de Julien Hervieux (Au Service de sa Majesté la Mort 1) > CHRONIQUE

« Savez-vous pourquoi personne n’échappe à la Mort ? Parce que ses services sont les meilleurs. »

Londres, 1887. Prise dans le carcan de la société victorienne, Elizabeth, jeune journaliste indépendante, n’a d’autre choix pour exercer son métier que de passer un accord avec un journaliste qui lui sert de nom de plume. Un accord funeste : quand ce dernier est assassiné sous ses yeux, Elizabeth, devenue gênante, est sommairement abattue…

… pour se réveiller dans sa propre tombe.

Commence alors pour elle une toute nouvelle « existence ». Sous la surveillance d’un étrange chaperon, Elizabeth rejoint, à son corps défendant, les rangs des Revenants, des morts-vivants chargés de traquer ceux qui tentent de repousser la venue de leur dernière heure.
Elle œuvre désormais pour le compte de Sa Majesté la Mort elle-même, une activité bien loin du repos éternel…


Ashes falling for the sky de Nine Gorman et Mathieu Guibé

- Espérais-tu plus qu'un jeu, Sky ?
- Certainement pas. On ne tombe pas amoureuse d'un inconnu.

Pour sa première rentrée universitaire, Sky compte bien se délester de son costume de petite fille sage. Elle jette son dévolu sur Ash, attirant mais insupportable bad boy. Prête à assumer cette relation sans lendemain, Sky se jette à corps perdu dans le jeu de la séduction, mais perd lamentablement la partie. Elle fait fuir Ash, non sans avoir entrevu ses blessures. La part d’ombre d’un jeune homme qui a tout connu, même le pire. Surtout le pire...


Regrets éternels de Pieter Aspe (Une enquête du commissaire Van In 18)

Entre 1982 et 1985, une série de braquages sanglants terrorise la Belgique. Vingt-huit personnes tuées de sang-froid et pas l’ombre d’une piste fiable. Quarante ans plus tard, l’énigme des « tueurs du Brabant » reste d’une brûlante actualité.
C’est précisément sur ce dossier que travaillait le journaliste d’investigation Michel Lambrechts. Retrouvé chez lui avec deux balles dans la tête, il laisse des informations capitales aux mains de tueurs qui ont embarqué tous ses documents.
En se lançant dans l’enquête, le commissaire Van In et ses acolytes n’ont qu’un espoir : ne pas finir comme tous ceux qui se sont frottés à cette histoire, dont le procureur Demedts, retrouvé pendu…


Et vous ?