Rechercher dans ce blog

31/08/2018

Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman

Quatrième de couverture

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s’intéresse à l’athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer... Dans son esprit, Caden est devenu le passager d’un navire voguant sur des mers déchaînées.
Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l’interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s’y noyer…

Mon avis

Ne sachant pas quoi lire après La Dame en Rouge règle ses comptes, j’ai longuement regardé ma PAL et mes yeux se sont posés sur Le goût amer de l’abîme. Un roman reçu sans l’avoir au préalable demandé, mais étant donné le sujet, cela pouvait être intéressant, même si vous n’êtes pas sans savoir que je ne suis pas friande des romans parlant de maladie. Sachant qu’il sortait bientôt en librairie, c’était le moment pour le lire en amont et être à jour (pour une fois) dans les sorties livresques.

J’avais eu un coup de cœur pour Je t’ai rêvé de Francesca Zappia qui traitait aussi de la schizophrénie mais sous une romance adolescente qui restait touchante et mignonne. Neal Shusterman avec Le goût amer de l’abîme nous propose quelque chose de totalement différent, de plus sombre et peut-être de plus réaliste aussi. C’est le genre d’histoire où l’on n’en sort pas tout à fait indemne et qui ne peut pas nous laisser indifférent. Un roman que je vous invite vivement à découvrir ! J’ai beaucoup aimé, même si je ne vous cache pas que par moment c’est assez difficile.

Lorsqu’on plonge dans cette histoire, on ne comprend pas trop ce qu’on lit. Neal Shusterman nous emmène directement dans ce voyage à bord d’un bateau pirate qui s’est lancé dans une sorte de quête. C’est très mystérieux, il y a quelque chose de décousue et d’absurde là-dedans, un peu comme dans Alice au pays des merveilles. Les chapitres sont courts, ils sont aussi très nombreux au final et cela peut-être assez déconcertant avec la sensation parfois de passer du coq à l’âne. Mais il faut s’accrocher parce que cette histoire en vaut vraiment la peine et que l’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide.

Puis, nous faisons la connaissance de Caden, un lycéen tout ce qu’il y a de plus banal, qui prépare un projet de jeu vidéo avec des amis. Lui, est le dessinateur dans cette histoire et on voit bien à mesure que quelque chose cloche chez lui.

Durant une bonne partie du roman, la partie sur le bateau pirate prend beaucoup plus de place que les moments où l’on voit le quotidien de Caden. C’est par alternance dans les chapitres que nous suivons ces histoires. Puis, à mesure de l’histoire, on voit davantage Caden dans son quotidien et sa famille jusqu’au moment où celle-ci comprend que Caden ne va pas bien. Deux histoires distinctes qui se finissent par se réunir et qui montrent à quel point Caden est parti loin, très loin… Une plongée dans les profondeurs de l’abîme de son cerveau… On comprend aisément, vu le sujet que j’ai annoncé en préambule que tout cela est dû à sa schizophrénie.

Neal Shusterman a réussi à trouver les moments et à créer son histoire de telle manière que nous entrons dans l’esprit malade de Caden, on voit sa descente aux enfers, que la réalité et la fiction se mélangent sans qu’il ne sache parfois faire la part des autres. Il y a un côté très embrumé, on ne comprend pas tout mais cela finit par faire sens au fur et à mesure de l’histoire, quand Caden rentre à l’hôpital.

C’est assez étonnant de voir le pouvoir des mots ici et la maîtrise de l’auteur à parvenir à retranscrire cet état. C’est assez difficile pour moi pour vous le montrer car c’est une lecture assez unique, quelque part dérangeante et déstabilisante mais c’est ce qui en fait sa force et qui montre à quel point ce livre est habilement fait. Mais j’ai vraiment adoré cette histoire, même si ça a quelque chose de triste et malheureux, après tout, c’est l’histoire d’un adolescent malade.

L’atmosphère de l’histoire est assez pesante, les passages consacrés au voyage à bord du bateau pirate trouvent un échos et on craint pour la suite à venir. Le titre du livre prend également tout son sens une fois arrivée vers la fin. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler.

Et cette histoire est d’autant plus touchante et dure lorsqu’on lit le mot de l’auteur à la fin du roman où il se livre et nous explique que cette histoire n’est pas une fiction comme les autres, loin de là. Je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir cela plus précisément mais j’avoue que l’histoire prend une autre dimension lorsqu’on sait cela. Et on voit à quel point cela est saisissant de réalisme.

Caden est un personnage touchant, on ne peut que compatir face à sa situation en espérant que tout aille pour le mieux pour lui. On veut qu’il s’en sorte, qu’il aille mieux, même s’il ne pourra jamais guérir vraiment de cette maladie. C’est un long périple qui l’attend, un long voyage mais plus on avance dans l’histoire et plus on se demande si tout cela va bien se finir pour lui.

En bref, Le goût amer de l’abîme est un roman qui ne peut pas nous laisser indifférent. Neal Shusterman nous conte une histoire dure, celle d’un adolescent atteint de maladie mentale, de schizophrénie, au plus près et lorsqu’on sait pourquoi il a écrit une telle histoire, cela la rend encore plus touchante et dure. On ne peut que compatir face à la situation de Caden, surtout lorsqu’on voit le chemin qu’a pris sa vie. Un livre à lire !

30/08/2018

La Dame en Rouge règle ses comptes de Béatrice Bottet (La Dame en Rouge 2)

Quatrième de couverture

Violette Baudoyer, alias Madame Euryale, est une voyante réputée du Paris du XIXe siècle. Dans les salons des beaux quartiers, elle voit dans l’eau la vie passée et les destins de tous ceux qui la consultent. Sous la coupe de madame Bouteloup et d’Ernest, qui ne la quitte jamais d’une semelle, Violette rêve à son indépendance. Elle voudrait tant vivre enfin libre, échapper à son père qui la recherche pour la marier à un hideux individu, et filer le parfait amour avec son amant Florimond, journaliste téméraire toujours à l’affût des nouvelles fraîches.
Alors que Florimond enquête sur la mystérieuse disparition d’un sénateur, il rencontre une autre voyante – une rivale ? – qui a le don de converser avec les anges… Les dangers s’amoncèlent pour Violette…

Mon avis

La Dame en Rouge règle ses comptes est la suite et fin du diptyque La Dame en Rouge qui est une série plutôt plaisante, même si ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais en la commençant. Mais cela reste une bonne découverte, je vous invite à la lire, vous passerez un bon moment aux côtés de Violette et Florimond.

Dans ce 2e volet, Violette essaye tant bien que mal d’échapper à son père qui veut la marier de force à un associé afin de sauver l’entreprise familiale. Depuis deux ans Violette se cache mais il a fini par retrouver sa trace, ainsi Violette, avec l’aide de madame Bouteloup et Ernest vont essayer de déjouer ses plans. En parallèle, une nouvelle voyante fait de l’ombre à Violette et Florimond doit enquêter sur la disparition d’un sénateur. Autant dire que nos personnes ont du pain sur la planche !

L’histoire est bonne et bien menée, plusieurs intrigues s’entremêlent ce qui en fait un roman assez riche en action et en événement. On ne s’ennuie pas un seul instant, c’est assez dense. Ce qui explique pourquoi j’ai mis plusieurs jours à le lire (sans compter ma fatigue, il faut bien reprendre le rythme du boulot après avoir été en vacances et ce n’est pas tous les jours faciles).

En tout cas, j’ai beaucoup aimé cette histoire, c’est efficace dans le genre, même si j’avoue que je pensais me lancer davantage dans un roman policier en lisant cette série alors qu’on est davantage centré sur la fuite de Violette et sa nouvelle vie en tant que voyante sous le pseudonyme de Madame Euryale. Je pensais qu’elle prendrait davantage part à des enquêtes, or ce n’est pas tout à fait le cas (sauf pour le premier tome, un peu malgré elle).

Et dans ce second volume, c’est vraiment l’histoire avec son père qui est au cœur de tout, plutôt que la recherche dudit sénateur qui passe rapidement au second plan. Mais c’est bien fait, cela reste haletant donc ce n’est pas dérangeant en soi. Cela reste une bonne histoire et un diptyque intéressant.

Les personnages sont intéressants et évoluent beaucoup. Violette gagne en assurance et maturité et ce grâce à son rôle en tant que Madame Euryale. C’est une jeune fille attachante et on comprend aisément pourquoi elle a fui sa famille, quand on voit le comportement de son père, on ne peut vouloir que le fuir. D’autant que sa perspective d’avenir est loin d’être reluisante, alors qu’elle a trouvé l’amour aux côtés de Florimond. Madame Bouteloup est une femme bien mystérieuse, j’aurai aimé en apprendre encore plus sur elle.

En bref, La Dame en Rouge règle ses comptes est une suite et fin bien sympathique. En commençant la série, j’imaginais quelque chose de différents pour le scénario mais j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture en compagnie de Violette et Florimond, donc ce n’est pas gênant. C’était une lecture agréable et sympathique et on ne s’ennuie jamais à leurs côtés. L’action est omniprésente et c’est assez dense pour en faire des histoires haletantes. Les personnages sont intéressants et évoluent beaucoup d’un tome à l’autre. Un diptyque que je vous invite à lire.

29/08/2018

La rentrée de Pinpin de He Zhihnong

Quatrième de couverture

Qu’il est difficile de lâcher la main de sa maman pour aller à la crèche ou à l’école pour la première fois...
Dans cet album, toute la douceur et la tendresse de He Zhihong accompagnent le lecteur au fil des pages. Ainsi, l’inquiétude et l’appréhension laissent la place au plaisir de la découverte et à la joie de se faire des amis.
Un album indispensable pour aborder avec les petits la question de la séparation.

Mon avis

La rentrée approchant à grand pas, nous avons installé tout un pan de mur sur le sujet au boulot (avec d’autres sujets) et dans le lot, il y avait La rentrée de Pinpin.

Tout de suite attirée par sa couverture très sobre mais qui donne envie de faire des câlins et caresses à ce petit pingouin, je me suis lancée dans sa lecture et je dois dire que la couverture a été fabuleuse ! J’ai adoré cette histoire vraiment très touchante et mignonne qui parle de la rentrée scolaire mais surtout du moment difficile de la séparation entre le nouvel élève et sa maman. Une histoire touchante qui rassure avec subtilité l’enfant qui va aller pour la première fois à l’école.

Pinpin fait sa première rentrée, il a quelques craintes. Une fois arrivé à l’école, il fait la rencontre de ses nouveaux camarades de classe et confie à l’un d’eux (un tigreau) que sa maman lui manque. Ce dernier lui dit donc que quand cela lui arrive, il pense au moment où il se blottit contre sa maman. Un souvenir tendre qui permet de rassurer le petit.



Ce principe va se répéter. A chaque double page, un nouvel animal confie à Pinpin que lorsque ça ne va pas, il pense à un moment plein de tendresse avec sa maman. Mais le plus drôle c’est que chaque animal va reproduire ce geste avec Pinpin, pour le rassurer. De quoi le faire sourire et lui donner confiance et de passer une bonne journée. Et lorsqu’il rentrera chez lui, il pourra expliquer sa journée à ses parents et leur expliquer qu’il s’est fait plein d’amis. 


Si l’histoire est mignonne et efficace, il faut avouer que les illustrations jouent beaucoup. Elles sont très sombres, à l’image de la couverture, les plans sont blancs avec les différents animaux qui prennent ainsi toute la place sur les doubles pages. Le graphisme donne une sensation de douceur, on a envie de faire des câlins et des caresses à ces animaux tant ils sont choux (même si en vrai, je pense qu’il est fortement déconseillé de faire ça...). Après, on aime ou pas ce type de graphisme, mais il faut avouer que cela donne un très joli album.


Le texte est assez court, c’est essentiellement des dialogues ce qui permet d’avoir quelque chose de dynamique et d’accessible pour un public jeune. Et après tout, ce n’est pas nécessaire d’en ajouter plus car tout est dit dans ces phrases, le message passe très bien. D’ailleurs, même sans le texte, on peut aisément comprendre ce qui se passe, par mimétisme, les camarades reproduisent les gestes de leurs parents dans le but de rassurer. Les enfants pourront aisément comprendre cela, d’autant que le principe se répète de pages en pages.


En bref, La rentrée de Pinpin est un album qu’il vous faut absolument découvrir. C’est une histoire mignonne et pleine de tendresse qui rassurera les petits qui vont faire leur première rentrée. Même si la séparation avec les parents peut être difficile, elle n’est pas dramatique et après tout, les enfants pourront se faire des amis et ainsi le temps passera vite et ils auront des choses à raconter à leurs parents le soir. Un album à lire et relire !

A partir de 3 ans.

28/08/2018

Le loup a un secret de Brigitte Delpech et Rémi Saillard

Quatrième de couverture

Le loup a un secret. Alors motus, il ne veut parler à personne… Mais ce n’est pas facile avec tous ces voisins qui veulent faire ami-ami avec lui : une fillette au gilet rouge, trois frères cochons, madame Chèvre et ses petits… 
Reste qu’un secret, c’est secret.
Alors chuuut…

Mon avis

Le loup a un secret est un nouvel album qui vient d’arriver à la librairie (ou du moins pendant mes vacances). Me tenant au courant des nouveautés, ma chef me conseille de lire celui-là qui est très bien, et sachant que j’adore tout ce qui touche au contes et réécritures / détournements, elle était sûre que ça me plairait.

 Je me lance donc dans cette lecture qui je l’admets, était très chouette. Un album que je vous invite à découvrir si, comme moi, vous aimez tout ce qui touche aux contes, et en particulier aux contes détournés et réécritures.

On retrouve le loup ainsi que des personnages qu’il a pu rencontrer dans certains contes, comme une certaine petite fille habillée en rouge, trois cochons, une mère chèvre et ses chevreaux, etc. Dans cet immeuble vit tout ce beau monde, mais le loup reste très discret et ne parle jamais avec ses voisins. Il  a un secret et il est prêt à tout pour le conserver car s’il venait à être découvert, ce serait une catastrophe. Ainsi, il ne laisse personne pénétrer chez lui et évite autant que possible tout contact.


Mais que peut donc faire le loup chez lui ? Et quel est ce fameux secret ? Vous le saurez en lisant ce livre, je ne vais pas spoiler l’histoire, ce serait bien dommage. En tout cas, cela m’a bien fait rire car j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ça ! L’histoire est bien mignonne et tout ce que je peux dire c’est que les voisins du loup sont loin d’être dupe. En même temps, quand on vit dans un immeuble, ce que font les voisins ne passe pas toujours inaperçu...


C’est une histoire touchante aussi, car lorsqu’on voit la réaction des différents voisins du loup, on se dit qu’ils se donnent bien du mal pour ce voisin qui paraît quelque peu bourru et asocial. Mais la solidarité est une chose importante et suite à cela, beaucoup de choses risquent de changer dans la vie de ce loup qui reprendra confiance en lui.

Les illustrations sont plutôt sympathiques, c’est assez coloré. Après, c’est une question de goût, on aime ou pas mais je trouve que cela donne un bel ensemble. Quant à l’écriture de l’auteur, elle est plutôt agréable à lire et il y a suffisamment de textes pour intéresser les jeunes enfants.


En bref, Le loup a un secret est un album bien sympathique que j’ai pris plaisir à découvrir. Un détournement de conte intéressant dans lequel le loup est prêt à tout pour cacher son secret. Un secret assez étonnant et lorsque ses voisins vont le découvrir, ils vont tout faire pour l’aider, même si c’est de manière étrange. Un album que je vous invite à lire, d’autant plus si vous aimez les détournements / réécritures de contes.

A partir de 4 ans.

27/08/2018

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Quatrième de couverture

Une famille ordinaire, s’apprête à fêter Noël.
Manon a 16 ans, pianiste en herbe, apprend tout du milieu de la musique auprès de sa marraine Nadia, violoncelliste de renom, exilée à New-York et venue à Paris pour les fêtes.
Sur l’impulsion de Nadia, Manon prend des cours de piano. Entre la vieille dame et l’adolescente naît une relation singulière, presque fusionnelle, dont la musique est le médiateur.
Hiver indien est l’histoire de la transmission d’une passion.

Mon avis

Voici une petite surprise reçue dans ma BAL qui fait bien plaisir. La surprise a été d’autant plus grande lorsque j’ai vu qu’il était dédicacé par l’auteure et l’illustratrice ! Aussitôt reçu, aussitôt lu et chroniqué, il faut dire que les BD c’est rapide à lire donc autant ne pas le faire attendre inutilement.

Hiver Indien est le dernier livre de Charlotte Bousquet, une BD écrite en collaboration avec Stéphanie Rubini, l’illustratrice avec qui elle avait déjà travaillé sur la série de BD Rouge Tagada qui évoquait divers sujets de société à destination des adolescents. C’était souvent des sujets durs mais nécessaire d’évoquer, cela allait aussi bien de l’homosexualité, au harcèlement qu’au suicide… D’ailleurs, si vous ne connaissez pas, je vous invite vivement à la découvrir !

Avec Hiver Indien, le duo nous livre une histoire très différente mais tout aussi touchante et un peu dure qui évoque là encore l’adolescence, la transmission d’un savoir et d’une passion le tout sous conflits familiaux. Dans cette histoire, les sujets évoqués sont nombreux et c’est ce qui la rend si riche et si intéressante.


Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Je tiens juste à souligner que Nadia n’est pas la marraine de Manon mais celle de son père.

Manon ne se sent pas vraiment à sa place dans cette famille, elle se sent invisible et sans intérêt, surtout quand elle voit ses cousins. Mais ce qui l’agace c’est aussi le comportement de ses tantes vis-à-vis d’elle ou de son père, qui est semble-t-il était le préféré de leur mère et les sœurs en ont gardé une certaine rancune. Elle est aussi hantée par un échec ce qui la fait beaucoup douter d’elle. Autant dire que c’est une adolescente mal dans sa peau qui nous est présentée et quand on voit la situation familiale, les tensions et les non-dits, on peut aisément comprendre pourquoi ce malaise est si omniprésent chez elle. Elle vit seule avec son père depuis que sa mère est partie et on voit que le père est quelque peu perdu et ne sait pas s’y prendre avec sa famille.


Lors d’un Noël arrive Nadia, la marraine de son père, une arrivée qui risque de chamboulée cette famille mais qui vont également changer beaucoup de choses pour Manon. Nadia va prendre la fille de son filleul sous son aile et la pousser, en douceur, à prendre confiance en elle, à renouer avec la musique, le piano et à transmettre son savoir et son expérience. Ses conseils et son soutien vont permettre à Manon de s’épanouir et d’embrasser totalement sa passion plutôt que de « combattre » contre elle en forçant les choses sans qu’elle n’arrive à parvenir à ses fins.

Cette histoire a trouvé échos en moi. Je ne dirai pas en quoi exactement mais on peut parfaitement se mettre à la place de Manon et on ne peut que ressentir une vraie empathie pour elle. L’ambiance familiale n’est pas évidente, elle est étouffante et on peut comprendre pourquoi elle a dû mal à trouver sa place, elle qui paraît si différente des autres. La venue de Nadia va changer pas mal de choses, même si je me doutais de la fin. Cela paraissait évident mais ce n’est pas grave, cela ne gâche en rien cette histoire qui reste prenante et touchante à la fois.


Quant aux illustrations, elles sont sympathiques, après on aime ou pas ce style, c’est une question de goût. Les couleurs sont assez limitées mais cela donne un bel ensemble.

En bref, Hiver Indien est une BD touchante qui m’aura beaucoup plu, les sujets évoqués sont intéressants. L’intrigue est bonne et bien menée, même si je me doutais de la fin, cela n’a pas gâché le message qui est passé. Grâce à Nadia, Manon va bien évoluer, prendre confiance en elle et renouer avec la musique, la comprendre et surmonter ses peurs. Une belle histoire que je vous invite à découvrir.

C'est lundi, que lisez-vous ? [170]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




J'ai beaucoup lu en début de semaine (lundi et mardi) comme j'étais en repos ( (6 livres sur les 8) et puis avec la reprise réelle du boulot et le rythme à reprendre, mon rythme de lecture en a pâti. Mais j'ai passé une très belle semaine de lecture et elle a été assez intense arrivé à la fin avec Le goût amer de l'abîme qui est une lecture assez éprouvante...



Malédiction de Benedict Jacka (Alex Verus 2)

Tout va plutôt bien pour Alex Verus. Le Conseil le laisse tranquille, Luna prend ses marques dans le rôle de son apprentie, et personne n'a essayé de le tuer depuis au moins deux semaines. C'est là qu'une femme mystérieuse se présente une nuit dans sa boutique, poursuivie par un tueur à gages. Alex est plongé dans une cabale visant à recréer le rituel qui permet de voler l'énergie vitale des créatures vivantes. Ses ennemis Cinder et Deleo convoitent ce pouvoir, ainsi que Belthas, un mage du conseil, et un mercenaire nommé Garrick. L'un d'eux essaie de le tuer. Mais lequel ? Alors qu'Alex tente de rester en vie, il doit aussi s'assurer que Luna ne devienne pas une victime collatérale de cette sombre histoire. C'est d'autant plus difficile que la jeune fille s'est trouvé un petit ami et que son esprit est ailleurs.


26/08/2018

Hamster au bois mordant d'Ursula Vernon (Princesse Henriette 1)

Quatrième de couverture

Henriette n’est pas une princesse comme les autres. Elle n’est ni délicate, ni polie, ni silencieuse. Et elle adore s’entraîner à l’épée.
Mais une terrible malédiction la menace : le jour de ses douze ans, elle se piquera sur une roue pour hamster et s’endormira pour toujours. N’importe qui serait terrifié... mais pas Henriette l’invincible !
Que l’aventure commence !

Mon avis

Après avoir lu le 8e tome de The Heroic Legend of Arslân, je me suis lancée dans ce roman jeunesse, car je savais qu’il ne ferait pas long feu. J’avais envie de lecture légère et rapide, n’ayant pas tant lu que ça ces derniers temps, j’ai une petite boulimie de lecture.

Hamster au bois dormant, le premier tome de Princesse Henriette m’a été conseillé par la traductrice (alias celle de Six of Crows et Grisha) qui en est très fan et qui le conseille beaucoup autour d’elle (même aux garçons qui adorent !) et j’avoue qu’elle m’a donné envie de m’y pencher. Pourtant, quand le livre est sorti l’année dernière, je ne m’y étais pas vraiment intéressée. J’aurai dû, parce que j’ai adoré ce premier tome, c’est plein d’aventure, drôle et la manière dont la réécriture a été faite est juste magistrale !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Et à partir du moment où l’on sait à quel conte cela fait référence (La belle au bois dormant pour ceux qui ne l’auraient pas vu), on voit très bien la trame du conte se dessiner. Même si Ursula Vernon nous propose une version bien personnel de ce conte.

Il s’agit d’une série de conte détourné, et je suis totalement friande de ce type de livres, du coup je me demande comment j’ai fait pour passer à côté… Un détournement de conte dans lequel notre princesse est loin des clichés habituels sur son genre. Elle n’a rien d’une jeune fille naïve, fragile qui attend son prince pour la délivrer. Loin de là, Princesse Henriette va plutôt au-devant des aventures et compte bien faire ce qu’elle veut de sa vie sans qu’on ne lui impose un comportement qui ne lui correspond en rien. Elle va trouver une faille à sa malédiction et en profiter pour vivre plein d’aventure jusqu’à ce que la date fatidique de ses 12 ans arrive et que la malédiction s’enclenche. Mais là encore, tout ne va pas se passer comme prévu et il est des choses qu’Henriette n’avait pas pensé et va devoir trouver une solution pour y remédier.

Voici un extrait pour vous montrer un peu le ton de l’histoire. Ça m’aura bien fait rire en tout cas et cela change grandement des histoires classiques de princesses. Vive les réécritures de contes pour ça ! Par ailleurs, comme on peut le voir ici, il y a une partie un peu « BD » avec ces dialogues sous forme de bulles. Il faut savoir qu’une grosse majorité du livre est écrit sous la forme d’un roman classique. Mais ce type d’alternance peut être un bon moyen pour diriger un adepte de BD vers le roman avec douceur, si celui-ci n’est pas grand fan de roman.

Princesse Henriette est une héroïne attachante, elle a du caractère. Elle sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas : être une « princesse » traditionnelle c’est-à-dire qu’elle doit être « pâle », « mélancolique », et « soupirer » à tout bout de champs. Quitte à passer pour une « cinglée » (on la traite de cette manière plusieurs fois dans l’histoire), elle reste fidèle à elle-même.

En bref, Hamster au bois dormant est un premier tome très drôle que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Henriette n’est pas une princesse comme les autres et finalement, ce n’est pas plus mal. Au moins, elle a pu faire ce qu’elle a voulu de sa vie, vivre plein d’aventures, être forte et courageuse sans avoir besoin de personnes. Ursula Vernon nous livre ici une version très personnelle du conte de La belle au bois dormant qui m’aura beaucoup plu et qui j’en suis sûre plaira au plus grand nombre. Pour tous ceux qui rêvent d’aventure, n’hésitez pas à découvrir les histoires de Princesse Henriette !

A partir de 8 ans

In My Mailbox (347)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


The Heroic Legend of Arslan, vol. 7 de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka > CHRONIQUE


Gahdevî et Rajendra, les deux princes héritiers, se disputent le trône du royaume de Sindôra. Afin d'asseoir leur autorité, ils décident de profiter du chaos qui règne en Parse pour lancer une invasion. Mais c'est sans compter sur la présence du prince Arslân réfugié à Peshawar, la forteresse protégeant la frontière orientale de son royaume.


Starless de Jacqueline Carey

I was nine years old the first time I tried to kill a man...
Destined from birth to serve as protector of the princess Zariya, Khai is trained in the arts of killing and stealth by a warrior sect in the deep desert; yet there is one profound truth that has been withheld from him.
In the court of the Sun-Blessed, Khai must learn to navigate deadly intrigue and his own conflicted identity…but in the far reaches of the western seas, the dark god Miasmus is rising, intent on nothing less than wholesale destruction.
If Khai is to keep his soul’s twin Zariya alive, their only hope lies with an unlikely crew of prophecy-seekers on a journey that will take them farther beneath the starless skies than anyone can imagine.



Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Une famille ordinaire, s’apprête à fêter Noël.
Manon a 16 ans, pianiste en herbe, apprend tout du milieu de la musique auprès de sa marraine Nadia, violoncelliste de renom, exilée à New-York et venue à Paris pour les fêtes.
Sur l’impulsion de Nadia, Manon prend des cours de piano. Entre la vieille dame et l’adolescente naît une relation singulière, presque fusionnelle, dont la musique est le médiateur.
Hiver indien est l’histoire de la transmission d’une passion.


The Language of Thorns : Midnight Tales and Dangerous Magic de Leigh Bardugo

Inspired by myth, fairy tale and folklore, THE LANGUAGE OF THORNS will transport you to both lands familiar and strange that millions have visited through the novels of the Grishaverse.
Love speaks in flowers. Truth requires thorns.
Travel to a world of dark bargains struck by moonlight, of haunted towns and hungry woods, of talking beasts and gingerbread golems, where a young mermaid's voice can summon deadly storms and where a river might do a lovestruck boy's bidding but only for a terrible price.
Inspired by myth, fairy tale, and folklore, no. 1 New York Times-bestselling author Leigh Bardugo has crafted a deliciously atmospheric collection of short stories filled with betrayals, revenge, sacrifice, and love.



Longitude de Bertrand Puard (L'Archipel 2)

Après leur évasion spectaculaire de l'île-prison de l'Archipel, Sacha, Yann et Nouria s'allient pour débusquer le trafiquant d'armes Anton Pavlovitch, qui détiendrait la fille de Marc-Antoine. Sous la protection de ce dernier, et aidés par l'intrépide Isabel de Fontes Pereira, agente d'Interpol, les voilà sur la piste d'un énigmatique palais des Coquillages... L'extravagante demeure renfermerait-elle la clé du mystère entourant la sonate que Sacha a dédiée à sa mère ? Prêt à braver tous les risques, le trio fait escale aux quatre coins du globe. Mais Pavlovitch dirige son empire de main de maître, depuis une île lointaine... et impossible à localiser.



Et vous ?

25/08/2018

The Heroic Legend of Arslan, vol. 8 de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka

Quatrième de couverture

Après avoir décidé d'aider le prince Rajendra à monter sur le trône du royaume de Sindôra, le prince Arslân et sa troupe se voient forcés de mener une campagne militaire d'envergure en territoire hostile. La ruse sera-t-elle suffisante face à un ennemi supérieur en nombre et possédant de redoutables éléphants de guerre.

Mon avis

Aussitôt lu le 7e tome, je me suis lancée dans le 8e que je possédais déjà. J’avoue aimer enchaîner les mangas, ça me donne la sensation de lire quelque chose d’un peu plus consistant en en lisant plusieurs d’un coup. C’est un peu frustrant pour ça les mangas, ça se lit trop vite !

En tout cas, ce 8e tome est tout aussi prenant et intéressant que les précédents et on en apprend plus sur certains personnages ce qui n’est pas pour me déplaire. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit et puis, vu la fin du tome précédent, on sait un peu à quoi s’attendre.

L’alliance créée avec le prince Rajendra permettra d’agrandir les forces militaires, mais pour l’instant, il faut que le prince puisse accéder au trône et cela n’est pas une mince affaire. C’est un tome intense et riche en émotion. L’auteur sait maintenir son suspense et nous tenir en haleine tout du long. L’action est omniprésente de sorte qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cette fin qui m’aura bien fait sourire. Cela risque de changer la donne et je suis très curieuse de voir ce que donnera la suite vu les circonstances.

J’avoue avoir eu quelques ratés en le lisant, j’étais inquiète pour certains personnages, notamment un, quand je voyais la situation. Si certains personnages semblent invincibles, ils n’en restent pas moins humains et j’avoue avoir eu peur. Les personnages vont nous surprendre.

Quant aux dessins, ils sont toujours aussi sublimes. Dans le tome précédent, on commençait à avoir pas mal de scènes de bataille, dans celui-ci, on va être servi d’autant que les éléphants vont faire parties de la « fête ». Et c’est juste sublime et intense de suivre tout ça.

En bref, ce 8e tome de The Heroic Legend of Arslân est à la hauteur des précédents. C’est une série qui s’intensifie et devient de plus en plus prenante. Je me demande bien où l’auteur va nous emmener, comment tout cela va se terminer car j’avoue que pour l’instant c’est le flou artistique. Il y a tellement de possibilités et tellement de secrets qu’on ne peut pas savoir comment tout cela va finir. Une série à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

24/08/2018

The Heroic Legend of Arslan, vol. 7 de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka


Quatrième de couverture

Gahdevî et Rajendra, les deux princes héritiers, se disputent le trône du royaume de Sindôra. Afin d’asseoir leur autorité, ils décident de profiter du chaos qui règne en Parse pour lancer une invasion. Mais c’est sans compter sur la présence du prince Arslân réfugié à Peshawar, la forteresse protégeant la frontière orientale de son royaume.

Mon avis

Après avoir lu L’Ordre des Revenants, je me suis lancée dans ce 7e tome de The Heroic Legend of Arslân, une série de Fantasy où la politique est de mise avec ces complots et manipulations. Les secrets sont également légions, bref, tout ce que j’aime dans le genre.

Une fois n’est pas coutume, ce nouveau tome est vraiment intéressant et nous permet d’en apprendre plus sur le royaume de Sindôra où les deux princes héritiers se disputent le trône du royaume. Arslân et ses compagnons vont en profiter pour soutenir l’un des deux frères afin de créer une alliance qui pourrait éventuellement leur être utile plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce nouveau tome qui nous montre un peu plus les intrigues politiques, l’importance des alliances mais aussi des manipulations qui sont parfois nécessaire pour parvenir à ses fins. C’est toujours aussi prenant et intéressant et on commence à entrer dans le nerf de la guerre, et les scènes de combat sont juste magnifiques. Les dessins sont sublimes et rendent vraiment bien ces scènes de combat, on s’y croirait vraiment.

De nouveaux personnages entrent en scène, on voit davantage Gahdevî et Rajendra que l’on avait pu apercevoir dans le tome précédent. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont vraiment rien à voir l’un avec l’autre. Deux personnalités haut en couleur mais pas pour les mêmes raisons. Des frères dont il faut tout de même se méfier, car même si Arslân aimerait faire une alliance, ils restent des « ennemis ».

En bref, ce 7e tome de The Heroic Legend of Arslân est à la hauteur des précédents. C’est une série qui me plaît beaucoup car on y retrouve tout ce que j’aime dans la Fantasy : de la politique, des manipulations, des secrets, autant d’éléments qui font que cette série est absolument géniale et il me tarde de lire la suite.

23/08/2018

L'Ordre des Revenants de Julien Hervieux (Au Service de sa Majesté la Mort 1)

Quatrième de couverture

« Savez-vous pourquoi personne n’échappe à la Mort ? Parce que ses services sont les meilleurs. »

Londres, 1887. Prise dans le carcan de la société victorienne, Elizabeth, jeune journaliste indépendante, n’a d’autre choix pour exercer son métier que de passer un accord avec un journaliste qui lui sert de nom de plume. Un accord funeste : quand ce dernier est assassiné sous ses yeux, Elizabeth, devenue gênante, est sommairement abattue…

… pour se réveiller dans sa propre tombe.

Commence alors pour elle une toute nouvelle « existence ». Sous la surveillance d’un étrange chaperon, Elizabeth rejoint, à son corps défendant, les rangs des Revenants, des morts-vivants chargés de traquer ceux qui tentent de repousser la venue de leur dernière heure.

Elle œuvre désormais pour le compte de Sa Majesté la Mort elle-même, une activité bien loin du repos éternel…

A PARAÎTRE LE 17 OCTOBRE 2018

Mon avis

Ayant adoré Orage petit seigneur des ténèbres, quand j’ai su qu’un nouveau livre de Julien Hervieux allait sortir, il fallait que je le lise. J’étais très curieuse de voir ce qu’il pouvait faire, et quand j’ai vu le pitch, j’ai su que ça allait me plaire, et je ne me suis pas trompée ! J’ai adoré cette histoire dont il me tarde de lire la suite qui est des plus prometteuses maintenant que la base de l’univers est plantée.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Contrairement à Orage petit seigneur des ténèbres, le ton est plus sérieux et plus mature. On voit que l’auteur ne s’adresse pas au même public et je dois avouer que cela lui va plutôt bien.

Dès les premières pages, Julien Hervieux nous plonge dans son univers et je dois dire que c’est super original. L’Ordre des Revenants est les « services secrets » de la Mort elle-même qui « envoie » ses agents pour traquer ceux qui repoussent la date de leur mort. On voit qu’il y a différentes façons d’y parvenir et j’ai trouvé ça vraiment intéressant de voir la mythologie développée ici. L’univers est vraiment très intéressant et riche. Pour un premier tome, qui n’est pas si épais que ça, on apprend beaucoup de choses et on voit que cela semble bien plus complexe que ça en a l’air. D’autant que cette histoire soulève certains problèmes et nous donne envie d’en savoir plus. J’ai hâte de lire la suite pour en apprendre plus et découvrir tous les secrets sur la Mort et ses services si spéciaux.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec de l’action en permanence de sorte qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. C’est bien rythmé, on a le temps de prendre nos marques, de comprendre les enjeux, de voir l’univers se développer petit à petit. On découvre la vie d’Elizabeth avant sa mort, elle qui avait la vie devant elle, un avenir prometteur et tout d’un coup, tout a basculé. Mais elle ne s’attendait pas à découvrir cette deuxième « vie », ou plutôt non vie en devenant un agent de la Mort. Une nouvelle existence qui risque d’être mouvementée et qu’elle a du mal à appréhender. Après tout, sa mission consiste à tuer des gens qui ont voulu défier la Mort, un concept qu’elle a dans un premier temps du mal à admettre.

Les personnages sont intéressants et attachants. À commencer par Elizabeth qui est une jeune femme d’une vingtaine d’années qui rêve de devenir journaliste. Évidemment, au XIXe siècle, une femme ne peut pas vivre de sa plume et c’est pour cela qu’elle a passé un pacte avec ce journaliste. Elle écrit et lui signe les papiers mais elle a conscience que ce n’est plus possible de vivre ainsi et avait décidé d’écrire en son nom. Mais elle n’en a pas eu le temps, elle s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Les autres personnages, les « agents secrets » sont aussi sympathiques. C’est un groupe assez éclectique, constitué de deux femmes et de deux hommes avec des âges différents. Il faut se méfier des apparences, le plus jeune physiquement ne l’est pas nécessairement en termes d’années d’existences. C’est intéressant ce décalage et ça m’a fait penser à Nikolaos dans le premier tome d’Anita Blake : Plaisir coupable.

En bref, L’Ordre des Revenants est un premier tome que j’ai adoré découvrir ; l’intrigue est bonne et bien menée de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est vraiment intéressant et prenant, quant à l’univers, il est très prometteur. On entrevoit déjà beaucoup de choses, on peut se faire une idée de ce qui se passe mais je suis certaine que l’auteur a encore beaucoup de choses à nous faire découvrir. Quant aux personnages, on a une équipe de choc qui me plaît bien et une héroïne qui sait s’affirmer et trouver sa place dans cette seconde vie ou dans sa mort… A découvrir de toute urgence !

22/08/2018

L'Exil d'Alexiane De Lys (Les Ailes d'émeraude 2)

Quatrième de couverture

De retour à Tornwalker, Cassiopée doit se faire une raison : elle n’est plus la bienvenue, sa présence n’étant tolérée que grâce à l’appui de Gabriel. Second coup dur, ce dernier part en mission du jour au lendemain, et nul ne sait où il se trouve ni quand il sera de retour.

Arrive alors Léo, un jeune homme mystérieux et blessé. Ce dernier révèle rapidement son identité : ancien Myrme devenu Narque, il vient transmettre un message de Manassé à sa fille. Selon lui, elle ne serait plus en sécurité au village ! En proie au doute le plus complet, Cassiopée apprend bientôt la disparition de Gabriel. Sans véritablement savoir à qui se fier, elle partira à la recherche de la vérité…

Mon avis

L’Exil est le 2e tome des Ailes d’émeraude dont j’avais bien apprécié le premier volume car l’auteur nous présentait un univers original, même si l’intrigue restait quelque peu classique. J’étais donc curieuse de lire cette suite qui m’aura bien plu. On apprend de nouvelles choses sur l’univers et les personnages et j’ai hâte de lire le dernier volume pour avoir enfin toutes les réponses à nos questions.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Comme pour le premier tome, l’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est plutôt bonne et bien menée. Cela reste quelque chose de classique mais ça reste efficace et on se laisse prendre au jeu. L’auteur a réussi à attiser ma curiosité et à me donner envie de poursuivre ma lecture. L’action arrive assez vite, ce qui est plutôt agréable, il n’y a pas de longueurs et très rapidement Cassiopée va se retrouver dans les ennuis.

La narration est partagée, pendant un bon moment entre Cassiopée et Gabriel, ce qui nous permet de savoir ce qui arrive à chaque protagoniste puisqu’assez rapidement ils vont être séparés, sans qu’ils ne sachent ce qui arrive à l’autre. Cassiopée de son côté essaye de comprendre pourquoi Manassé cherche à voir sa fille et en quoi elle est en danger dans le village des Mymes, quant à Gabriel, il est en mission spéciale.

Ce tome-là est moins « complexe » que le précédent dans le sens où l’on n’a pas à intégrer les éléments en lien avec l’univers. Comme on a eu déjà beaucoup d’explications avec le premier, l’auteur ne revient pas dessus mais de nouveaux éléments viennent l’enrichir et nous montrer qu’il y a toujours un envers au décor, ou deux versions dans une histoire. Cassiopée va vite s’en rendre compte et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela. J’ai été assez surprise par la tournure des événements mais ça explique un certain nombre de choses. Les rebondissements et révélations sont nombreux et cela me rend curieuse pour la suite parce que ça soulève pas mal de questions maintenant.

Durant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce prologue qui m’a rendu très curieuse. On n’a pas encore toutes les réponses à nos questions, notamment à ce sujet mais je suis certaine qu’on saura tout dans le dernier tome qu’il me tarde d’ores et déjà de lire. C’est très prometteur et là encore, vu les circonstances, ça risque d’être compliqué pour nos héros qui sont dans une situation délicate.

Les personnages sont toujours aussi agréables à suivre, même si parfois Cassiopée pleurniche un peu trop et n’agit pas assez. Elle faisait figure de tête brûlée, mais là, elle s’apitoie sur elle-même plutôt vite, quand Gabriel n’est pas dans le coin elle semble perdue. Mais elle saura bien évoluer tout au long du livre et nous surprendre par bien des manières donc ce n’est pas plus mal. J’espère que dans la suite elle sera davantage une battante, de toute façon, elle n’aura pas le choix…

En bref, L’Exil est un 2e tome intéressant qui m’aura bien plu. Dans le genre, cela reste une histoire classique mais qui reste bonne et bien menée, donc ce n’est pas gênant. L’univers est original et les personnages attachants. Les révélations sont nombreuses dans ce volume et l’on peut douter de tout. Il me tarde de lire le dernier volume pour avoir enfin les réponses à nos questions et j’espère qu’il sera à la hauteur de mes attentes !

21/08/2018

Protéger ou mourir de S.J. Kincaid (Diabolic 1)

Quatrième de couverture

« Avez-vous déjà observé un tigre ?
Il possède une mâchoire assez puissante pour broyer l’homme le plus robuste, des muscles d’acier capables de traquer n’importe quelle créature. 
Pourtant, lorsqu’il attaque, il donne la mort avec une grâce aérienne. » 
Un Diabolic n’est pas humain. 
Un Diabolic est programmé pour être fidèle envers une seule personne. 
Un Diabolic n’existe que pour protéger son maître. 
Quitte à donner sa vie. 
Quitte à en prendre d’autres. 

Mon avis

Après avoir lu Les Fleurs du Nord, je me suis lancée dans ce premier tome de Diabolic, et là, j’ai lu une petite merveille, la découverte a été très bonne ! Je ne m’attendais pas à adorer à ce point et j’ai même frôlé le coup de cœur, c’est pour dire ! C’est un premier tome excellent que je vous conseille vivement et pour ma part, j’ai hâte de lire la suite car c’est très prometteur vu les événements… Je me demande si je ne vais pas emprunter le 2e tome en GF plutôt que d’attendre la sortie poche… à voir si j’ai le temps de m’y pencher.

Protéger ou mourir est donc le premier tome de Diabolic qui raconte l’histoire de Némésis, la fameuse Diabolic de l’histoire. Ces derniers sont des êtres créés de toute pièce dans le but de protéger un être humain. Némésis est celle de Sidonie, la fille d’un Sénateur. Quand ce dernier émet des propos à l’encontre du gouvernement et de la politique mise en place par l’empereur, celui-ci demande à ce que Sidonie soit envoyer au Chrysanthème afin de le rencontrer. S’agissant d’un endroit hostile et potentiellement dangereux pour elle, la mère de Sidonie décide d’envoyer à la place Némésis qui se fera passer pour sa fille. Une mission à haut risque passible d’une peine de mort si cela venait à être découvert. Un risque que Némésis est prête à prendre pour protéger coûte que coûte sa maîtresse, quitte à mettre en péril sa propre vie.

La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteur qui est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre en un rien de temps dans l’histoire qui est tout simplement géniale, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris. L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problèmes. On ne s’ennuie pas un seul instant et j’ai été tellement captivée par ma lecture que j’ai dévoré ce livre en un rien de temps. Les révélations sont nombreuses, ainsi que les rebondissements et j’avoue avoir eu quelque raté, mon pauvre petit cœur ne s’est pas remise de certains faits. L’auteur joue avec nos émotions et malmène ses personnages. Vous n’imaginez pas à quel point.

Dès les premières pages, l’auteur nous embarque dans son univers, qui est déjà très riche pour un premier tome. On s’en fait une idée assez précise très vite, j’en ai d’ailleurs été très étonnée, car souvent cela prend son temps, ça va crescendo, mais là, très rapidement on a déjà quelque chose d’assez complet. Et au fur et à mesure de notre avancée, de nouveaux éléments s’ajoutent et l’enrichissent encore un peu plus. Mais je suis certaine que l’auteur a encore beaucoup à nous faire découvrir dans la suite, j’ai hâte de voir ce que ça va donner parce que ça promet !

C’est donc un univers complexe qu’offre S.J. Kincaid, avec sa politique, les jeux d’alliance et de pouvoir ainsi que les complots qui vont obligatoirement de pair. Et on peut dire que c’est une vraie compétition / sport national entre certains personnages. La religion a aussi son importance dans un monde où les sciences ont été bannies. Mais c’est sans compter les fameux Diabolic qui sont au cœur de cette histoire, grâce à son héroïne Némésis qui offre un cadre particulier à cet univers.

Les Diabolic ne sont pas humains, ce sont des êtres créés et amélioré dans le but de protéger, tel des gardes du corps, une personne en particulier. Ce sont des êtres impitoyables si leur maître en vient à être menacé et ils ont une force insoupçonnable. On a fini par les interdire et les détruire, mais la famille de Sidonie n’a pas voulu se débarrasser de celle de leur fille. Némésis qui vit donc clandestinement dans la famille, dans le but de protéger l’héritière du sénateur. Les Diabolics sont vraiment vus comme des êtres inférieurs, qui n’ont aucune valeur et ça fait mal au cœur de voir comment certains sont traités, de voir quelle a été « l’enfance » de Némésis.

Les personnages sont très intéressants et attachants, en particulier Némésis, la narratrice et héroïne de cette histoire qui n’a pour but unique de protéger sa maîtresse. Alors quand elle doit prendre la place de cette dernière pour la protéger, elle le fait sans hésiter (non pas qu’elle ait beaucoup le choix) mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu. Les personnages sont manipulateurs, on ne peut se fier à personne et la manipulation est élevée au rang d’art pour certains. Difficile dans ces cas-là ce qu’il faut croire et Némésis, qui n’est pas humaine, n’a pas toujours la faculté de savoir ce qu’il en est.

Sidonie est aussi un personnage intéressant, plus fragile et naïve que Némésis, elle a pourtant une grande importance dans la vie de Némésis (bien évidemment vu qu’elle a été conditionnée pour l’aimer et la protéger coûte que coûte) mais elle est la seule à voir au-delà du statut de Diabolic de Némésis, elle a une vision intéressante et j’ai hâte de voir comment Némésis va évoluer plus tard. Quant à Tyrus, le neveu de l’empereur, lui aussi c’est un personnage assez ambigu, pendant un bon moment je ne savais pas trop quoi penser de lui mais au fur et à mesure, on apprend à le connaître et à voir ce qu’il est réellement. Un personnage complexe qu’il me tarde aussi d’en voir plus à son sujet.

En bref, Protéger ou mourir est un roman surprenant que j’ai adoré découvrir. J’ai frôlé le coup de cœur tant l’univers est riche et prometteur. L’intrigue quant à elle est très bonne et bien menée, haletante et pleine d’action, de rebondissements et de révélations. De quoi passer un excellent moment de lecture mais c’est sans compter les personnages qui sont attachants au possible et très complexe. J’ai hâte de les retrouver car vu les circonstances ça risque d’être compliqué ! Un livre à découvrir de toute urgence !

20/08/2018

Les Fleurs du Nord de Valérie Harvey

Quatrième de couverture

Sur une île aux allures japonaises, le désir et les combats déchirent la famille Kagi.
La famille Kagi gouverne les monts Sounkyô de génération en génération. Dernier héritier du pouvoir du feu, Tatsuké tente de préserver la paix en faisant la guerre. Mais l’amour pour une femme forte, combattante et guérisseuse, venue d’un pays lointain, chamboule son destin.
Au fil de trois chroniques combinant romantisme, action et exotisme, le roman présente des femmes qui osent secouer les normes et les grands hommes qui les épaulent. Ruse, magie et savoir sont mis à profit dans un climat évoquant l’univers du manga.

Mon avis

Les Fleurs du Nord est un roman sorti il y a plus d’un an. J’avais tout de suite été attirée par sa belle couverture et son résumé, mais je n’avais pas eu le temps de m’y pencher. Peu de temps avant mes vacances j’ai fini par craquer et par me le prendre pour voir ce que ça pouvait donner et je dois dire que cette lecture qui m’a totalement enchanté et transporté dans ce Japon ancestral où magie et force guerrière vont de pair. J’ai vraiment adoré et si vous avez l’occasion de lire ce livre, n’hésitez pas, c’est une belle perle !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Et il faut parfois se laisser bercer et surprendre par l’auteur qui nous livre ici une histoire extraordinaire.

La plume de l’auteur est remarquable, en un rien de temps elle a réussi à m’emporter dans son univers, à nous confronter au destin de cette famille quelque peu hors norme. Dans une fresque familiale, à travers trois chroniques, on découvre la famille Kagi qui lutte pour la paix sur les monts Sounkyô. Le roman est partagé en trois chroniques, dans chacune d’elle, on se focalise sur un couple mais surtout sur un événement qui risque de mettre en péril la paix et il faut donc trouver des solutions pour la rétablir et éviter que les ennemis s’emparent de cette région.

On découvre en premier lieu, l’histoire de Tatsuké Kagi et Midori, cette femme surprenante au destin tragique qui saura pourtant trouver sa place parmi les guerriers et surtout dans le cœur de leur chef. Puis les deuxième et troisième chroniques sont centrés sur leur descendance, mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, à vous de voir de le découvrir en lisant le livre. Je me concentrerai donc davantage sur l’histoire de Tatsuké et Midori, en espérant que cela vous donne envie de lire ce livre.

J’ai adoré ce livre qui est un vrai dépaysement. Entre tradition et évolution, on suit le destin de femmes qui sauront faire évoluer les mœurs et qui sauront trouver leur place parmi les hommes, des guerriers alors qu’elles ne sont pas censées s’y trouver. Un roman qui mêle avec brio politique et guerre, magie et connaissance, le tout sous un brin de romance qui ne gâche rien l’ensemble. Vous n’êtes pas sans savoir que c’est ce que j’aime le plus dans la Fantasy et dans ce livre, j’ai retrouvé tous ces éléments donc ça a été un ravissement. Et en même temps, on découvre une culture existante, puisqu’on reste au Japon, même si je ne suis pas totalement calée dans cette culture, donc c’était aussi intéressant pour ça, de la découvrir.

A chaque fois, l’intrigue est bonne et bien menée, on se laisse totalement embarquer par l’auteur et l’action fuse à tout instant si bien que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Je regrette presque qu’on n’ait pas un tome dédiée (sous forme de trilogie) sur chaque « couple » pour prendre plus de temps dans chacune des chroniques pour découvrir l’histoire de cette famille. Mais cela reste très complet et très bien fait de cette manière donc ce n’est pas un reproche. Mais j’avoue que j’étais tellement bien aux côtés de ces personnages, que j’aurai aimé en avoir un peu plus à chaque fois.

Chaque chronique débute et se termine par un témoignage écrit de la part d’un des personnages avant d’avoir le récit de leurs aventures et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils vont en vivre et cela va être fort en émotion. L’histoire de Midori est affreuse, on comprend qu’elle soit si forte, il en faut pour pouvoir survivre à ce qui lui est arrivé et aussi avoir une telle rage au fond d’elle pour pouvoir aller de l’avant et aller au bout de son but. Mais en cours de route, sa vie risque d’être quelque peu chamboulée, des événements auxquels elle ne s’attendait pas, tout comme Tatsuké, qui ne pensait pas rencontrer une telle femme.

L’auteur ne ménage pas ses personnages, rendant cette fresque familiale d’autant plus touchante et intéressante. On craint pour eux, on vit totalement à leurs côtés ces instants décisifs qui pourront changer à jamais leur quotidien et leur vie. A travers ses mots, l’auteur arrive à créer une vraie empathie et à nous donner envie d’en savoir plus, tout en espérant que tout se passe pour le mieux pour eux.

Chaque personnage est attachant et sympathiques, avec des caractères fort, notamment de la part de ces femmes qui ne se laissent pas faire et vont prouver leur valeur et leur utilité, à l’image des hommes. Mais les personnages masculins ne sont pas en berne, il faut aussi beaucoup de courage et de force pour pouvoir vivre aux côtés de telles femmes et leur instant surprotecteurs risquent parfois de créer quelques petites tensions, mais rien de bien méchant. Ce sont des personnages qui ne peuvent pas nous laisser indifférents, tout comme ces histoires qui nous entraînent dans des aventures périlleuses et dans lesquelles on ne s’ennuie pas un seul instant.

En bref, Les Fleurs du Nord est un roman totalement dépaysant que j’ai adoré découvrir. J’ai suivi avec grande attention cette famille Kagi dans leur lutte pour la paix. Les ennemis sont partout et ils devront faire preuve de vigilance pour la sauvegarder, tout en protégeant les êtres qui leur sont chers. Les personnages sont attachants et sympathiques et cela a été un vrai plaisir de les découvrir. Un roman à découvrir de toute urgence !

C'est lundi, que lisez-vous ? [169]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




Cette semaine je n'ai pas lu tant que ça, il faut dire que j'étais en vacances et que je ne passais pas ma journée à lire, bien au contraire. Mais en tout cas, elle a été très belle en découverte, j'ai adoré !


L'Ordre des Revenants de Julien Hervieux (Au Service de sa Majesté la Mort 1)

« Savez-vous pourquoi personne n’échappe à la Mort ? Parce que ses services sont les meilleurs. »

Londres, 1887. Prise dans le carcan de la société victorienne, Elizabeth, jeune journaliste indépendante, n’a d’autre choix pour exercer son métier que de passer un accord avec un journaliste qui lui sert de nom de plume. Un accord funeste : quand ce dernier est assassiné sous ses yeux, Elizabeth, devenue gênante, est sommairement abattue…
… pour se réveiller dans sa propre tombe.
Commence alors pour elle une toute nouvelle « existence ». Sous la surveillance d’un étrange chaperon, Elizabeth rejoint, à son corps défendant, les rangs des Revenants, des morts-vivants chargés de traquer ceux qui tentent de repousser la venue de leur dernière heure.
Elle œuvre désormais pour le compte de Sa Majesté la Mort elle-même, une activité bien loin du repos éternel…