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Des nouvelles de Logicielle de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 7)


Quatrième de couverture

Noyé après un accident suspect, transpercé par une planche à clous, enseveli sous une coulée de lave ou volatilisé au cours d'une partie de pêche... quatre victimes pour quatre enquêtes criminelles. Logicielle et son fidèle adjoint Max se lancent sur la piste des coupables.


Mon avis

Voilà un petit recueil de nouvelles très sympathique qui nous fait davantage plonger dans l’univers de Logicielle dans diverses circonstances. Si vous aimez le reste de la série, aucune raison pour ne pas apprécier ce recueil. Moi en tout cas, j’ai beaucoup aimé et il me tarde de lire la suite de la série. Etant donné le peu de nouvelles, je fais un petit résumé de chacune d’elle et un petit commentaire de ce que j’en pense.

Dérapages : Cette nouvelle évoque la rencontre entre Max et Logicielle et donc son 1er travail en tant que lieutenant. Un homme est retrouvé mort, noyé dans la scène et on apprend par la suite qu’il était gardien d’une grande bijouterie de luxe. Ni une ni deux, on pense que c’est lui qui a fait le coup avant de s’enfuir pour mal finir, mais Logicielle ni croit pas et va enquêter le temps qu’il faudra pour découvrir la vérité. Je dois avouer que c’était pas mal du tout. En plus, c’est écrit à la 1ere personne du point de vue de Max, si bien qu’on voit déjà ses intentions envers Logicielle (et comme il va vite le comprendre, l’affaire est loin d’être dans le sac).

Attention à la marche ! : Cette nouvelle raconte une nouvelle enquête de Max et Logicielle, mais du point de vue d’un facteur qui a fait une mauvaise rencontre : celui du cadavre d’un célèbre magicien. Il prendra part malgré lui à l’enquête et découvrir en même temps que tout le monde, le meurtrier de ce dernier… Une petite enquête bien sympathique, courte mais efficace. En plus le fait qu’on ait un point de vue extérieur, celui d’un témoin ça rend l’histoire intéressante et permet de voir le duo d’une autre manière.

Saint Expédit, tuez pour nous ! : Dans cette nouvelle Max et Logicielle sont en vacances à l’île de la Réunion, mais évidemment, elles vont tournées courts quand une éruption volcanique surgit le 24 décembre au soir. Le souci étant qu’un homme n’a pas échappé aux coulées de lave, et cette mort semble étonnamment suspecte, surtout quand on sait qui traîne dans les parages… Une nouvelle enquête bien menée et maîtrisée. J’ai beaucoup aimé, comme toujours. On voit notre petit couple favori mettre à profit leur talent d’enquêteur.

Mouche ! : Quelques mois après la nouvelle qui se déroule dans Saint Expédit, tuez pour nous !  Max et Logicielle sont en vacances et font escale chez Germain, l’ami commissaire de Logicielle. Quand ils arrivent sur place ils constatent qu’il n’est pas seul, un homme qui est un témoin important pour faire tomber une 15aine de personnes (alors que lui même n’est pas très net). Germain le surveille donc pour éviter les éventuelles représailles. Mais au cours d’une petite partie de pêche, Jo-la pêche disparaît étrangement. Il faut donc vite le retrouver avant qu’un des futurs condamnés ne le tuent… Une enquête bien menée et intéressante. Je prends vraiment plaisir à chaque fois à lire ces histoires, que ça soit en roman ou nouvelles.

Big Bug de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 6)

Quatrième de couverture

Pourquoi un informaticien aussi chevronné que Guy Gata, surnommé "Big Bug", a-t-il été assassiné ? Logicielle se perd en déductions car elle ne découvre aucun indice sur les lieux du meurtre, et pas le moindre mobile à ce crime parfait. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences et aux silences d'un ordinateur. Homme sans histoires, Big Bug aurait-il eu une double vie ? Ou des amis qui se seraient transformés en ennemis ?


Mon avis

C’est toujours un plaisir de retrouver Logicielle dans une de ses enquêtes. C’est vraiment une série que j’affection (encore merci Nyx pour la découverte !) et où je prends plaisir à lire à chaque fois parce que les enquêtes sont bien faites, bien menées et surtout pleine de suspenses. Il est rare quand même qu’on découvre au milieu du livre le coupable. Bien au contraire, souvent c’est lors des révélations que ça se passe (et dans cette enquête, la révélation est grandiose, j’ai adoré la manière dont ça a été fait).

Cette fois-ci, elle est appelée pour un meurtre, celui d’un informaticien surnommé Big Bug, mais sur place, elle ne trouve aucun indice et le peu qu’elle a, rien n’est cohérent, mais à force de réflexions et de déductions sa piste la mènera sur des chemins inconnus et très étrange qui pourront également lui donner matière à réfléchir…

Comme toujours l’enquête est menée avec brio, d’autant que là, on ne comprend vraiment pas pourquoi cet homme s’est fait assassiner. Mais petit à petit les pièces du puzzle prennent place et on finit par comprendre tout ça. J’avoue que là, je me suis laissée avoir, je n’aurai jamais trouvé, parce que vu le manque d’indices, ça n’était pas évident (c’est là, tout l’art de l’auteur aussi). Il sait ménager son suspense, nous mener en bateau et prouver qu’il est le seul maître à bord. Il maîtrise parfaitement son histoire et il va droit au but. Il y a toujours de l’action, ce sont toujours des enquêtes très rythmées donc c’est agréable à suivre.

De plus, avec nos deux personnages principaux, Logicielle et Max, on ne peut pas s’ennuyer un seul instant. On passe toujours un bon moment en leur compagnie, même si parfois, dans le « couple » c’est assez tendu, on se demande bien ce qui a pu se passer pour que ça dégénère un peu et que Max se conduit de cette manière alors que quelques temps auparavant, tout allait bien dans le meilleur des mondes… Etrange… étrange, mais tout finit par s’expliquer et j’ai hâte de voir une nouvelle fois l’évolution entre ces deux là. Evidemment, qui dit enquête avec Logicielle, dit Germain, (il est toujours là !) pour notre plus grand plaisir, même s’il est quelque peu plus effacé par rapport à avant, mais il est quand même là et aide comme il peut selon les affaires. C’est un soutien perpétuel et une belle relation amicale envers Logicielle.

En bref, ce tome est vraiment bien fait, l’enquête est intéressante et bien menée comme toujours. Les personnages sont toujours aussi attachants (même si Max par moment est un peu énervant vu qu’on ne comprend pas son comportement, mais on l’aime quand même). Vraiment, je n’ai rien à redire sur cette série, c’est toujours un plaisir de m’y plonger dedans et j’espère sincèrement que grâce à moi des gens s’y mettent (on peut toujours rêver ?).

Micah de Laurell K. Hamilton (Anita Blake 13)

Quatrième de couverture

À côté de l’amour, la réanimation c’est du gâteau ! Il existe de nombreuses raisons de relever les morts. Dans le cas présent, le FBI souhaite interroger un témoin décédé. Et devinez qui va avoir le privilège de prendre l’avion pour Philadelphie ? Heureusement, je ne suis pas seule. Micah, le chef des léopards-garous, m’accompagne. J’étais absolument ravie… jusqu’à ce qu’il me fasse remarquer que ce serait la première fois que nous nous retrouverions en tête à tête. Juste lui, moi… et mes peurs.

Mon avis

Alors qu’Anita dormait, un appel la réveille, c’est Larry qui lui confie la tâche d’aller réanimer un mort à sa place comme il ne peut pas se déplacer à cause de sa femme et son futur bébé. Ni une ni deux, Anita se rend à Philadelphie en compagnie de Micah, mais comme elle va le découvrir cette réanimation couvre quelque chose de très louche et elle l’apprendra à ses dépends…

Micah est une petite novella assez sympathique. Il faut avouer que ça n’apporte rien dans la trame de l’histoire de la série, mais ça se laisse lire et en plus, on retrouve un peu la Anita du début ! Une petite histoire tranquille et bien menée qui met en scène le pouvoir de nécromancie / réanimatrice d’Anita (et un peu à rude épreuve !). après vu que c’est court, bah on ne peut pas non plus avoir tous les débordements habituel (ça repose ça fait du bien) et bon, il faut dire qu’Anita a un boulot particulier et qu’elle est seule avec Micah.

Micah dont on va découvrir un peu son passé. J’avoue qu’au début, j’étais un peu sceptique sur ce personnage (faut voir les conditions de la rencontre, etc.) mais maintenant je l’aime bien, il apporte beaucoup de choses à Anita et lui fait du bien parce qu’il est capable de l’apaiser et il la comprend très bien. Je l’aime bien et je me suis faite à sa présence donc c’est plutôt bien passé.

Quant à Anita, le fait qu’elle se rende compte qu’elle va se retrouver seule avec Micah la rend nerveuse, elle se pose plein de questions (plus ou moins légitimes – vu ses nombreuses expériences etc. on peut comprendre qu’elle soit méfiante et qu’elle ne lâche pas un peu de lest, mais parfois se reposer sur quelqu’un ça peut aider, faut y penser Anita !).

Je ne pense pas que ce tome soit indispensable pour lire la suite mais bon, il est court et si on aime bien Micah et avoir la sensation de retrouver la Anita du début, bah on peut le lire.

Nouvelles :

Ceux qui cherchent le pardon : une nouvelle qui s’inscrit dans l’univers, bien avant le tome 1 Plaisirs coupables. Anita est réanimatrice et ce soir, elle va aider une femme à relever son mari d’entre les morts pour lui demander pardon. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. C’est marrant de voir la Anita d’avant quelque part, dans son « vrai » boulot. Une nouvelle sympa.

Maison à vendre : cette nouvelle n’est pas du point de vue d’Anita, mais s’inscrit dans l’univers et comme l’explique l’auteur en note avant la nouvelle, elle permet de voir ce que peut donner la légalisation des vampires, dans un corps de métier, notamment un agent immobilier. Une petite nouvelle intéressante, mais bon sans plus (il n’y a pas Anita et toute la clique, mais bon les vampires sont des créatures ayant des droits désormais et il faut bien qu’ils soient eux aussi logés).

La fille qui était fascinée par la mort : l’histoire se passe avant Narcisse enchaîné (autrement dit LE tome qui a fait tout basculé dans la série Anita Blake, avec l’ardeur). Ça fait 3 mois qu’Anita n’a pas eu de contact avec Jean-Claude (suite à la découverte de l’ardeur) mais alors qu’une mère vient supplier Anita d’empêcher sa fille de 17 ans de devenir un vampire, elle n’a d’autre choix que d’aller le voir pour lui demander de l’aide, mais… succombera-t-elle une fois de plus à ses charmes ? Une petite histoire « sympa » qui nous amène un peu plus vers la « nouvelle Anita ». ça reste encore dans la lignée des précédents, puisqu’il y a l’enquête, mais on sent que ça va basculer et qu’Anita est bien plus forte désormais niveau pouvoir.

Un livre sympa qui se laisse lire, après les nouvelles ne sont pas indispensables, c’était un surplus pour que le livre soit plus épais. Quant à la novella, elle se laisse lire, c’est pas mal, mais en soi, ça ne sert à rien, on n’apprend rien de plus (sauf sur le passé de Micah, mais le livre est bien trop court pour qu’on ait grand-chose).

Compte Rendu du Salon Fantastique de Paris - Champs Elysées


Vendredi 26 octobre 2012 je suis allée à la première édition du Salon Fantastique de Paris. Vu ce qui était annoncé sur le site, et le cadre où il avait lieu (c’est quand même sur les Champs Elysées, près du Grand Palais), je m’attendais à quelque chose d’assez grand et sympathique. En plus des Salons Fantastiques à Paris, il n’y en a pas tant que ça, ceux qui sont spécialisés sont souvent loin pour moi (Epinal, Val’joly, Halliénales, Trolls et Légendes, etc.) donc ça aurait été la bonne occasion pour qu’on en ait un dans Paris, surtout dans un tel quartier.



Malheureusement, ça n’était pas vraiment au rendez-vous. Je suis assez déçue je dois l’avouer, je m’attendais à beaucoup plus de choses, à mieux que ça. En rentrant dans le Salon, (j’étais avec quelques amis blogueurs) on s’est regardé et on a su qu’en quelques minutes le tour serait fait (si vous passez en 15min, c’était fait, nous sommes quand même restés près de 45min, parce qu’on a pris des photos et pris le temps de discuter aussi ensemble, vu que ça faisait un moment qu’on ne s’était pas vus).

Pour ceux qui étaient déguisés, l’entrée est gratuite, mais pour les autres, c’était 5€ à débourser (et il me semble avoir vu que c’était bien plus cher un moment, ça a dû baisser entre temps et le samedi il y avait un moment gratuit aussi…). Bah même pour 5€, je trouve ça franchement cher payé pour ce que c’est (le salon Zone Franche à Bagneux est gratuit et est 3 fois plus grand au moins, donc là, c’est un peu la bonne blague). Mais heureusement, beaucoup d’invitations étaient en circulation pour les petits curieux.

Ensuite, passons à l’intérieur. L’espace est assez restreint dans un préfabriqué, du coup, il fallait bien faire attention pour ne pas gêner (heureusement qu’il n’y avait pas trop de foule, sinon pour la circulation, ça n’aurait pas été pratique du tout). Il y avait peu de stands, donc là aussi c’était décevant, on n’avait pas trop de choses à regarder et puis comme l’espace ne permettait pas une grande circulation, bah on passe rapidement sans vraiment s’attarder.


J’avoue qu’en parlant de Salon Fantastique, j’ai pensé directement à un salon du livre, donc je m’attendais à ce qu’il y en ait, même si je savais qu’on pouvait trouver d’autres choses. Au moins c’est éclectique et ça peut être sympa. Finalement, il n’y avait que 2-3 éditeurs (avec de tout petit stand : le groupe Lokomodo et Hachette…). Tout le reste c’était surtout de l’artisanat (beaucoup médiéval en fait). Donc c’était certes, très jolis, etc. mais sincèrement, pas adaptés à la bourse (qui dit artisanat, dit prix en conséquence en général et j’avoue ne pas avoir regardé, sinon j’aurai eu peur). Il y avait des costumes, des bijoux, des masques, des objets en tout genre. Ça faisait plutôt penser à un petit salon de l’artisanat pour Noël, plutôt qu’un Salon fantastique. Niveau illustrateurs, il n’y en avait que 2, donc c’est assez peu là aussi.


Ensuite niveau animation, on ne savait pas vraiment ce qu’il y avait, il n’y avait rien pour l’indiquer et au niveau des dédicaces, bah il fallait le savoir… Pourtant chez Hachette il y avait Lauren Oliver, Fabrice Colin Jean-Luc Marcastel, etc. Donc ça aurait pu être intéressant de le savoir, mais là… aucune communication pour le savoir, donc j’ai un peu peur niveau visite là… Pourtant je suis sûre que ça en aurait intéressé plus d’un.

Voilà, je ne vais pas m’attarder davantage, mais j’ai trouvé ce 1er salon décevant parce qu’il n’y avait pas grand-chose. Niveau communication, etc. on ne savait pas trop ce qu’il y avait et je doute que les gens (à moins d’être vraiment dans le milieu) ne sachent son existence. Un concept qui aurait pu être sympa, mais qui finalement n’a pas été très concluant, dommage. Heureusement que je n’étais pas toute seule et que j’ai pu faire autre chose après, parce que me déplacer juste pour ça… ça ne l’aurait pas fait.


In my Mailbox (50)






Explication de Lilie

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



Danse macabre de Laurell K. Hamilton (Anita Blake 14)


Moi, Anita Blake, l’Exécutrice, je suis enceinte. Ce n’était pas voulu bien entendu. Et comme il y a six pères potentiels, j’ai du souci à me faire, surtout que Richard est l’un d’eux et qu’il ne prend pas ce genre de nouvelle à la légère. Remarquez, moi non plus. Mais ce n’est vraiment, vraiment pas le moment, car je suis plongée jusqu’au cou dans les intrigues vampiriques : le plus grand rassemblement de Maîtres de la Ville va bientôt avoir lieu à Saint Louis et je me dois de tenir mon rang auprès de Jean-Claude. En effet, le temps est venu pour moi de choisir une nouvelle pomme de sang. Comment concilier tout ça avec l’annonce d’une grossesse et les drames que ça implique ?





Nuit de sang de Michelle Rowen (Belladone 1)


Pour Jillian Conrad, l’expression « être au mauvais endroit au mauvais moment » prend tout son sens. En effet, kidnappée par un assassin, elle se retrouve au beau milieu d’une guerre sans merci qui oppose les vampires à une organisation gouvernementale tentant de protéger l’humanité de ces monstres sanguinaires. Mais les apparences peuvent être trompeuses et son ravisseur, Declan, pourrait bien être son seul espoir.







Et vous ?

Rêves d'incube de Laurell K. Hamilton (Anita Blake 12)

Quatrième de couverture

La vie sentimentale d'Anita n'a jamais été si compliquée. Tous ses partenaires éveillent en elle une faim primitive qu'elle a bien du mal à canaliser. Et voilà que Nathaniel jette de l'huile sur le feu... Et comme si sa vie personnelle n'était pas déjà assez tordue, une sale affaire lui tombe dessus au boulot. Un vampire tueur en série oeuvre à Saint Louis et s'en prend à des stripteaseuses. Le coupable n'est pas quelqu'un du coin, elle le sent. Mais on l'accuse de ne pas être objective sous prétexte qu'elle sort avec Jean-Claude.

Mon avis

Anita et moi pendant un temps, on a été de très bonnes amies, mais voilà, il est arrivé un jour où ça n’a plus marché… du moins plus totalement. Le sexe, je ne dis pas non (ça met un peu de piment dans l’histoire, si c’est bien intégrer et propice, etc. pourquoi pas, on ne crache jamais dessus), mais trop de sexe tue le sexe et c’est ça le souci avec la série maintenant. C’est qu’il y en a tellement qu’il n’y a plus d’histoire… ou du moins, elle est relayée au second plan (on a quasiment de la romance paranormale, ou tout simplement un roman érotique, ce qui est dommage, Anita Blake, ça n’est pas ça ou plutôt ça ne l’était pas avant le tome 10 qui a tout chamboulé).

Tout ce qui semble intéresser l’auteur et du coup Anita, ce sont SES (au pluriel) histoires d’amour compliquées (ou plutôt son harem qui ne cesse de s’agrandir depuis quelques tomes). Et je trouve ça dommage (je sais également que ça n’est pas près de s’arranger, il faut attendre quelques tomes pour revenir à « la Anita du début », mais on est loin du compte quand même), parce que l’auteur est capable de nous donner quelque chose de bien (même si les fins étaient trop rapides, vite bouclées, ça restait pas mal quand même).

Me tenant informée, je savais pertinemment à quoi m’attendre en lisant ce livre (peut être est-ce pour cela que j’ai mis autant de temps à le lire). Mais je dois avouer qu’il n’y a plus de déception puisque je sais à quoi je vais être confrontée, on me la dit et redit, et je pense que grâce à cela ça passe quand même beaucoup mieux à la lecture (sachant que ce 12e tome était… très portée sur la chose…). Je ne suis donc pas « déçue » à proprement parler vu que je savais à quoi m’attendre, mais je m’attendais quand même à pire. Donc… ça n’était pas une si mauvaise lecture que ça, mais ça n’est pas glorieux quand même, je le prends comme il est et bon voilà, je ne me pose plus vraiment de questions, je sais à quoi m’en tenir.

Le plus malheureux dans tout ça c’est que j’adore cet univers, j’adore les personnages, les joutes qu’il peut y avoir entre certains (même si ça n’est plus tout à fait comme avant avec certains). L’univers créé par Laurell K. Hamilton me plaît encore, du coup, ça n’est pas non plus une torture de lire ces livres, ça se lit bien et vite (bien que Rêves d’incube soit un beau pépère de 1 000 pages en poche). Il ne m’a fait qu’une journée et demi à peu près et dans l’ensemble j’avais quand même envie de savoir ce qui allait se passer, sauf que bon, on se concentre sur ses histoires de fesse et ça énerve quelque peu. Mais je le savais, donc je ne m’en offusquerais pas.

Surtout qu’en plus l’idée de base était bonne et plutôt avenante, dès le départ (bon il faut attendre quand même plus d’une centaine de pages, vu qu’au tout début du livre Anita est à un mariage, donc bon, faut bien débuter l’histoire, mais ça arrive vite quand même) on a un cadavre et Anita, en tant que Marshall a été appelée sur le terrain, d’autant qu’il y a une histoire de vampires là-dessous. On lui met évidemment des bâtons dans les roues comme à chaque fois (ça doit être épuisant de se battre et de se justifier à chaque fois) mais elle essaye de faire son taf.

S’ensuit ensuite une longue période où il n’est question que de ses amants où l’ardeur prend place (très long moment quand même mais de l’autre on glane toujours des informations, notamment sur les pouvoirs d’Anita et ses acolytes, etc. d’autant qu’il se passe quelque chose de nouveaux ici). Plus ça va et moins Anita semble humaine, elle a tellement de trucs à son actif que ça va finir par ne plus être crédible, mais bon soit. il y a quand même des choses intéressantes (mais on se demande comment elle tient le coup, elle enchaîne les longues journées sans dormir, sans manger, ça devient flippant). Mais du coup, on a de l’action et il se passe plein de trucs (pour ça quand même que les pages défilent relativement vite, on ne s’ennuie pas vraiment, mais bon faut adhérer à ses problèmes de couples et extra (l’extra c’est Richard… il mérite des baffes parfois ce mec c’est dingue…).

Puis plus tard l’action, la vraie (autrement dit l’enquête) revient au galop vers le début de la 2e moitié de l’histoire et pour ensuite revenir sur la toute fin (entre deux, vous comprenez bien de quoi il s’agit). Ouais, les fins Hamilton les fait toujours rapidement, tout s’enchaîne et se résout… ou pas, ici ça diffère des autres livres, ce qui n’est pas une mauvaise idée, à voir ce que ça donnera pour la suite (mais j’ai un peu peur qu’on n’ait rien, on verra ça plus tard).

Les faiblesses d’Anita sont plus mises en avant par moment, même si elle peut devenir froide et tuer quelqu’un « sans problème » elle commence à se poser pas mal de questions sur ce qu’elle fait (ça prouve qu’il y a encore un soupçon d’humanité en elle, malgré tous les pouvoirs qu’elle possède dorénavant). Elle évolue et sait que sa vie ne sera jamais parfaite mais elle l’accepte (ça arrive… ça arrive petit à petit) mais difficile pour elle, quand elle doit en plus tenter d’aider des « proches » (que ça soit Ronnie, Richard, etc.) mais bon, elle est là quand même, même si les gens lui ont fait du mal, d’une façon ou d’une autre.

Donc voilà, si on retire les histoires de fesses, on a quand même une enquête et qui est plutôt pas mal tournée mais trop peu présente malheureusement. Ceux qui cherchent des histoires avec des enquêtes comme les 1er Anita, passez votre chemin ça ne sert à rien, il n’y a presque plus rien, par contre si vous voulez une sorte de romance paranormale (avec plein de détails et plein de scènes) bien compliquée et parfois prise de tête (Anita, tu te prends la tête, et arrête de rougir surtout vu ce que tu fais avec tous tes amants !), vous pouvez continuez la série, vous serez servis ! C’est dommage ce qu’est devenue la série, mais j’y suis quand même attachée suffisamment pour la continuer, juste que je sais que je ne dois m’attendre à rien, comme ça, je pourrais quand même avoir quelques bonnes surprises (qui sait ?).


Challenge Lire ou Mourir : AUTOMNE






La Revanche de l'Araignée de Jennifer Estep (L'Exécutrice 5)


Quatrième de couverture

Je suis Gin Blanco, l'Araignée, la plus redoutable tueuse à gages d'Ashland. Mon unique objectif : expédier Mab Monroe tout droit en enfer. L'élémentale de feu qui a décimé ma famille s'en prend aujourd'hui à ma petite soeur, Bria Coolidge, et a lancé des hordes de chasseurs de primes à mes trousses. La garce ! Même si je dois y laisser ma peau, j'obtiendrai la vengeance que j'attends depuis dix-sept ans. Car j'ai été élevée pour tuer. Pour la tuer. Mes proches seront là pour m'épauler. Mes pouvoirs de pierre et de glace aussi. Sans oublier mes fidèles couteaux en argylithe, qui me brûlent déjà les doigts...

Mon avis

Voilà une série que j’affectionne, j’adore l’univers, les personnages, tout un ensemble qui fait que c’est une bonne série et ce tome là confirme cette idée.

Gin, ex-tueuse à gage n’a qu’une idée en tête se venger de celle qui a tué sa famille : Mab Monroe. Elle est la patience incarnée, elle est L’Araignée, elle se prépare peu à peu mais il arrive un moment où il faut agir et c’est ce qu’elle va faire. Sauf que sa mission va mal tournée. Alors que Mab était chez elle parmi de nombreux invités, Gin la rate et met Mab dans une colère noire sachant pertinemment qui avait attenté à sa vie. Gin va vite découvrir que les invités sont des Chasseurs de prime et que sa tête est mise à prix : morte ou vive, peu importe, mais quand ça peut toucher de près ou de loin à sa famille, Bria, sa petite sœur qu’elle pensait morte, Gin sait qu’elle doit agir au plus vite. A la fin, une seule d’entre elle survivra… ça sera peut-être…

Ahem, OK la fin de mon résumé fait un peu « beaucoup » « trop » Highlander, mais l’idée est quand même là ! Gin doit impérativement se débarrasser de Mab pour sa propre survie mais également de celle de ses proches, car évidemment dans l’équation, il n’y a pas de Bria. J’ai trouvé l’histoire très bonne et sa revanche légitime (en même temps, elle n’attend que ça depuis le début et du coup nous aussi on l’attend). Mais les tentatives de Gin échouent à plusieurs reprises (bah Mab est quand même l’élémentale la plus forte d’Ashland) après Gin pourrait nous épater à plusieurs reprises.

J’ai trouvé l’intrigue très bien menée et très bien faite. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. L’action est bien présente même si parfois c’est plus ralenti, mais tout est lié donc ça passe plutôt bien (et ça nous laisse le temps de reprendre notre souffle). Et en même temps, il faut bien préparer un plan ! D’autant que dans ce tome on apprend pas mal de choses en cours de route donc Gin doit en prendre en compte pour affronter son ennemie. Moi, en tout cas, j’ai bien adhéré à tout ça, c’était bien fait et logique.

J’adore la relation entre les personnages, d’autant qu’ici les liens se resserrent, vu que la « grande bataille » approche à grand pas. Entre Gin et sa petite sœur Bria, ça n’est pas les amours, mais ça n’est pas la guerre non plus, et on voit petit à petit l’affection entre les deux sœurs. Gin et son demi frère Finn, c’est toujours un régal, je l’adore lui (surtout vu les liens qu’il entretient avec une certaine personne…). Gin et Owen, son petit ami, c’est vraiment adorable et on espère que ça va durer (ouais, j’étais plutôt team Caine, mais vu ce qui s’est passé… il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !). Et puis les sœurs Deveraux, c’est aussi quelque chose, j’adore les deux naines, elles sont vraiment extra (et on en apprend un peu plus sur elle). Mais on apprend aussi pas mal de choses (notamment dans les cauchemars et rêves) le passé de Gin et j’ai adoré sur la fin ce qu’on y a vu. Bref, il n’y a que de bons personnages avec une super méchante difficile à éliminer donc ça rend cette histoire bien crédible et accrocheuse.

Voilà, pas besoin de s’attarder davantage pour dire que ce tome est vraiment bon et qu’il me donne vraiment envie de continuer cette série qui je l’espère s’améliorera encore de tomes en tomes. En tout cas c’est du bon, donc si vous n’avez pas encore commencé la série, va falloir s’y mettre !

Métamorphose en bord de ciel de Mathias Malzieu

Quatrième de couverture

Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu'à ce qu'un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu'il appelle " la Betterave ". Lors d'une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l'hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : "Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, ruais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l'amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter."

Mon avis

Ayant adoré La mécanique du cœur, je me suis dit qu’il serait intéressant de lire un autre de ces livres, c’est pourquoi je me suis procurée ce livre et franchement je ne regrette pas.

Tom est un cascadeur, très maladroit, il se fait davantage mal qu’autre chose et un jour tout finit par s’arrêter quand « la betterave » comme il l’appelle s’en prend à lui. Il se retrouve donc à l’hôpital mais lui ne pense qu’à une chose, voler et continuer ses cascades. Un jour alors qu’il se trouvait près du toit il fait une drôle de rencontre, d’une femmoiselle, qui n’est autre qu’une femme avec l’aspect d’un oiseau qui lui promet d’apprendre à voler mais surtout à guérir, mais cela a un prix et s’il accepte, il devra lui faire l’amour et peut-être que cette union donnera vie à quelque chose… Tom accepte et c’est une incroyable histoire qui se lance.

Ce livre est tellement beau. La plume de Mathias Malzieu est tout simplement magnifique, poétique, pas besoin de trop développer et s’attarder sur certaines choses, car on comprend suffisamment. Les mots sont choisis avec justesse et ça rend le texte très beau (même si je me doutais par avance que ça ne serait pas une histoire très joyeuse où tout irait bien dans le meilleur des mondes – La mécanique du cœur me l’a appris). Mais ça n’a rien gâché, au contraire, ça rend ce texte d’autant plus fort et d’autant plus beau.

L’histoire est bien menée et touchante et on regrette en partie que ce livre soit si court parce qu’on aimerait davantage rester dans cet univers un peu onirique, et de l’autre… on se dit que c’est bien suffisant qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus parce que tout est là. Le livre fait moins de 200 pages, mais c’est un livre plein de rêves et d’amour et d’autres choses encore. Il est difficile de raconter ce livre parce qu’il est avant tout émotion et ressenti. C’est un livre qui nous touche obligatoirement, mais je ne pense pas de la même façon selon l’histoire du lecteur parce qu’on ne peut pas prendre cette histoire de la même façon. Mais quoi qu’il en soit, ça reste quand même un très beau livre et je pense que tout le monde sera d’accord sur ça.

Je ne me doutais pas de la tournure de certains évènements donc ça rend en même temps ce livre surprenant, on ne pense pas à toutes les possibilités, mais quand elles apparaissent, cela semble normal. C’est vraiment bien fait et on croit à cette histoire même si elle semble appartenir à un rêve.

Voilà, cette chronique me semble bien courte et ne doit sûrement pas rendre justice au livre, mais il est vraiment beau à lire et magnifique à découvrir. J’invite sincèrement les gens à découvrir ce livre parce qu’il est extra. Moi en tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et je me pencherai sur d’autres ouvrages de l’auteur (et chanteur !) parce que ça nous emporte dans un autre univers et nous fait rêver d’une certaine manière.

Sacrifices de Pierre Lemaitre (Une enquête de Camille Verhoeven 3)

Quatrième de couverture

La troisième enquête du commissaire Verhoeven touche au plus secret de sa vie privée : témoin du hold-up d'une joaillerie des Champs Élysées, Anne Forestier, sa maîtresse, échappe par miracle à la fureur meurtrière du braqueur. De ce truand virtuose, assez rapidement identifié, Verhoeven connaît les habitudes et le mode opératoire. De la victime à demi morte, il ignore beaucoup de choses… Le flic se lance à l'aveugle dans une traque acharnée qui va devenir une bouleversante affaire personnelle.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Albin Michel de m’avoir permis de lire ce livre et de terminer la trilogie de Camille Verhoeven. J’y ai fait là une excellente découverte, aussi bien pour l’histoire, que pour la plume et le talent de l’auteur. Il est certain que je lirai d’autres œuvres de lui.

Même si ce livre n’est pas un coup de cœur comme pour le précédent (Alex), il n’en reste pas moins un excellent livre. Et dès le début, j’ai été happée par cette histoire et je sentais venir les problèmes, je ne savais pas quoi encore, mais j’étais certaine qu’il y allait avoir quelque chose qui clochait (en même temps c’est un thriller, si ça n’était pas le cas, le livre n’aurait aucun intérêt).

La compagne de Camille Verhoeven s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, alors qu’elle se trouvait près d’une bijouterie sur les Champs Elysées, elle se fait agresser violemment par des braqueurs qui étaient venues la dévaliser. C’est avec acharnement qu’on s’en prend à elle, mais par miracle, elle s’en sort et c’est dans une vendetta que Camille Verhoeven se lance, car ici, c’est une affaire personnelle mais il est loin de s’imaginer de la tournure qu’elle va prendre.

L’intrigue est vraiment bien menée, très intéressante et là, on voit le lien dans la trilogie, pas seulement parce que c’est le commandant Verhoeven qui dirige l’enquête, c’est bien au-delà de ça. J’ai tout simplement adoré l’idée et Pierre Lemaitre nous montre tout son talent ici. On rentre dans l’histoire avec aisance, les évènements arrivent rapidement, on nous les annonce même du coup, on sait un peu à quoi s’attendre et lorsque ça se produit, l’horreur en est décuplée, parce qu’on est là, impuissant, de la même manière que Camille.

Puis, petit à petit, on voit les éléments s’imbriquer, etc. et pourtant on ne comprend pas tout parce qu’il nous manque des données. Ça semble être juste une affaire de passage à tabac, qui prend des allures personnelles étant donné le lien entre la victime et Camille, mais pourtant on sent qu’il y a quelque chose de plus, mais on est loin de s’imaginer ce qui va se passer. Au bout d’un moment (plus de la moitié du 2e livre) j’avoue avoir eu quelques soupçons sur l’identité du « méchant » (le narrateur…) et j’avais raison (*fierté personnelle*), mais quand on commence ce livre on est quand même loin de s’imaginer un tel scénario. C’est en cela que Pierre Lemaitre est un génie, c’est qu’on ne s’attend pas à tout ça, des révélations arrivent au fur et à mesure et même si on sent qu’il y a un truc qui cloche, on n’est pas encore capable de mettre le doigt dessus. Et j’avoue qu’il a eu une idée brillante, tout s’enchaîne, et est parfaitement cohérent (même si ça fout un coup au cœur quand même).

Pierre Lemaitre a une écriture telle qu’on vit en même temps que ces personnages l’histoire, on est impliquée de la même manière et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre. J’avais tellement envie de savoir la suite, que j’ai presque tout lu d’une traite, sans beaucoup m’arrêter. Ce livre est prenant et on risque la nuit blanche quand on se lance dedans.

La narration est double, on a un point de vue omniscient (3e personne) lorsque l’on suit Camille Verhoeven ou même d’autres personnages (comme Anne par exemple), mais on a également un point de vue interne à la 1ere personne, qui n’est autre que le « méchant » du livre. Cette alternance rend ce livre d’autant plus tragique, dramatique, où la tension est perpétuelle. Cette tension qui d’ailleurs se traduit autrement dans le livre, par son format… c'est-à-dire que le livre est découpé en 3 parties : 3 jours et qu’au lieu des chapitres habituels, on a des heures. L’histoire se déroule donc jour par jour (délais restreint en plus) et presque heure par heure, à la minute près… du coup on sent la fin arriver, que l’on approche au but et je trouve que ça crée une tension, un suspense assez haletant. Moi en tout cas, j’avais la sensation d’avoir un compte à rebours et ça a rendu ce livre plus intéressant à lire.

Camille Verhoeven prend cette enquête à cœur et il sait les risques encourus s’il continue à faire ce qu’il fait. Mais il y va quand même parce qu’il veut avoir le fin mot, il veut en quelque sorte se venger et tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. On voit là une autre personnalité du personnage mais quand on sait toutes les épreuves qu’il a passé, on peut comprendre pourquoi il agit ainsi. Il reste un Homme après tout et on peut aisément justifier sa démarche. J’aime beaucoup ce personnage et c’est avec regret que je le quitte avec cette enquête (mais je pourrais toujours le retrouver en relisant la trilogie :D).

En bref, ce tome est une perle, j’ai vraiment adoré. Même si ça n’est pas un coup de cœur comme je l’ai dit, on n’en est pas loin et ça conclut parfaitement la trilogie. L’intrigue et l’histoire sont géniales, il y a plein d’actions, de rebondissements et de révélations. Ce petit commandant (il fait 1,45 m en même temps…) va me manquer mais au moins, il m’aura fait découvrir un auteur de talent que je suivrais de très près dorénavant.

Simulator de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 5)

Quatrième de couverture

Quelques jours après avoir confié à Logicielle le prototype de Simulator, un ordinateur révolutionnaire, son créateur disparaît dans un accident d'avion au large de l'île de la Réunion. Mais Logicielle ne se résigne pas à cette nouvelle, d'autant que certains indices se révèlent troublants. Et que Germain, son vieil ami commissaire, se trouvait dans l'avion ! Elle se rend sur place pour enquêter...

Mon avis

Voilà une nouvelle enquête de Logicielle et sans aucune surprise, je l’ai adoré. Franchement cette série en vaut vraiment la peine et je ne sais plus quoi vous dire pour vous convaincre de vous lancer là dedans, surtout si vous aimez à la fois la jeunesse mais aussi les romans policiers. La 4e de couverture est assez succincte mais elle résume assez bien la situation donc je ne ferai pas de résumé pour répéter au final la même chose, j’en viendrais donc au fait.

Je trouve que cette série se bonifie avec le temps, déjà que les premiers tomes étaient très bons, mais là, j’ai la sensation que les enquêtes s’améliorent (à moins que je ne sois totalement « une vendue » parce que fan de la série et que mon jugement ne vaut plus rien ?). En tout cas, j’ai trouvé l’enquête très bien ficelée, cohérente avec un grand suspense (du genre qui donne des envies de meurtre parce qu’on NE SAIT PAS).

Le grand suspense de ce livre est quand même l’affaire qui tourne autour de Germain qui disparaît à bord de cet avion en partance pour l’île de la Réunion. On se demande comment il a pu atterrir là-bas et comment l’histoire peut être liée d’une manière ou d’une autre. Il faut dire que là, l’auteur a fait fort quand même, surtout que pendant les ¾ du livre, on ne sait pas ce qui lui est arrivé ! On est dans une attente effroyable et j’avoue que ça m’a énervé de ne pas en savoir plus (ouais, je me prends pour Logicielle, Germain est aussi mon ami et je ne veux pas le perdre, parce que les Enquêtes de Logicielle sans Germain… bah ça n’est pas la même chose quand même). C’est un sacré personnage et son absence ici pèse sur l’inspectrice qui est terriblement inquiète.

L’auteur nous lance quand même diverses pistes qui ont l’air de ne rien à voir en commun et là d’un coup… des choses semblent étranges, trop similaires, etc. Bref, de quoi énerver parce qu’on ne comprend pas, on essaye de chercher comme Logicielle, mais comme il nous manque des données, difficile de faire certains rapprochements et l’heure de vérité n’en est plus que délectable puisque ça semblait si simple qu’on se demande comment on n’a pas pu le voir (tout le talent de l’auteur quoi).

C’est intéressant de voir les liens entre chaque tome, puisque l’on fait la rencontre de certains personnages auparavant, on les retrouve ensuite, pour d’autres « problèmes » qu’il va falloir une fois de plus résoudre. Et Logicielle étant une experte en informatique, et bien le filon de l’auteur c’est de créer des enquêtes autour de tout ça et ici on a droit au Simulator (il faut avouer que c’est vraiment une bonne idée qu’il a su bien exploiter et il faut voir ce que cette machine est capable de faire).

Sinon la relation Logicielle – Max évolue un peu mais c’est quand même bien compliqué entre les deux… Je vous laisse découvrir tout ça (mais Max m’a un peu énervé aussi… il juge trop facilement).

En bref, cette série est géniale et ce tome est vraiment très bon. Il faut vraiment la lire parce qu’elle en vaut la peine et qu’à chaque fois les enquêtes sont intéressantes, bien faite et que le suspense est au rendez-vous. Et en plus, avec les personnages que l’on a, on ne peut que les apprécier. Je ne sais plus quoi dire pour vous convaincre de les lire, moi en tout cas, je suis fan.

Tous les chemins mènent vraiment à Rome de Joslan F. Keller (Via Temporis 3)


Quatrième de couverture

La Rome Antique ! Charlotte et Mathias, nos deux étudiants parisiens, en ont souvent rêvé, mais jamais ils n’auraient imaginé la visiter un jour… Et encore moins y braver un Empereur tyrannique !
Mais voilà, un Tempoflux a disparu ! Que feriez-vous si votre précieux appareil à voyager dans le temps disparaissait dans une autre période ? Le laisseriez-vous à la portée du premier venu ?
Mathias et Charlotte choisissent sans hésiter de se lancer dans l’aventure ! Toujours conseillés par leur mentor Aimery de Châlus, ils vont mener une enquête mouvementée au Ier siècle de notre ère, dans les provinces de l’Empire, puis au cœur de Rome.
De surprises en trahisons, d’énigmes en révélations, Mathias et Charlotte réussiront-ils à déjouer les périls mortels d’une Cité violente et impitoyable ? Sauront-ils mener à bien leur mission tout en échappant aux pièges de leur mystérieux ennemi invisible ?
Si tous les chemins mènent à Rome… encore faut-il en revenir !

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Scrinéo Jeunesse de m'avoir permis de lire ce livre. Je ne regrette vraiment pas d’avoir commencé cette série puisque plus ça va et meilleurs sont les tomes. Je pense sincèrement que cette série finira dans mes coups de cœur, parce qu'à chaque fois, je ne sais pas à quoi m'attendre et je passe toujours un excellent moment.

Je ne ferai pas de résumés de l’histoire puisque la 4e de couverture est suffisamment explicite. Ce qu’il faut savoir c’est que le Tempoflux que possédait l’espionne de Darkvenom a disparu, et qu’il faut absolument le retrouver. C’est dans cette grande quête que vont se lancer Charlotte et Mathias, sous la direction d’Aimery.

L’histoire est franchement bien menée et très intéressante. J’ai vraiment adoré me plonger une fois de plus dans l’univers construit par Joslan F. Keller (que l’on retrouve donc en tant qu’auteur dans ce tome). L’écriture est fluide, on passe aisément d’un tome à l’autre, il y a un vrai lien, une bonne continuation. On embarque directement dans l’univers, dans l’histoire et on n’en ressort qu’à la fin… quoique, on continue de voyager après et vu tout ce qui se passe là dedans, on en ressort avec plein de questions en tête. En plus, on a parfois des lettres destinées à un personnage inconnu, ce qui donne une part mystérieuse au livre et c’est énervant de ne pas avoir plus d’éléments là-dessus (j’ose espérer qu’on aura davantage de réponses dans le tome 4).

On nous fait voyager un peu partout en Europe (notamment en Italie, et plus spécifiquement à Rome ! – petit rappel de vacances au passage, c’était génial de s’y retrouver une fois de plus) aussi bien dans le présent que dans l’Antiquité. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu, leur mission va s’avérer beaucoup plus difficile qu’ils ne le pensaient. Si bien qu’on se demande au bout d’un moment s’ils vont vraiment y arriver. Du coup il y a sans cesse de l’action puisqu’ils cherchent sans relâche ce Tempoflux et quand ils pensent arriver au but… d’autres embuches surgissent pour retarder leur mission. Et puis, Darkvenom n’est pas si loin que ça, et d’autres surprises encore vont nous rendre chèvre.

La construction même du roman est original par rapport aux deux premiers puisque l’histoire ne se déroule pas à cause de Darkvenom, du moins pas directement. Pour les précédents, c’était lui qui les menaçaient de faire telle ou telle chose sous peine de créer des catastrophes en tout genre. Là, il n’intervient pas, mais comme le Tempoflux a disparu et qu’il lui appartient, les deux étudiants vont se lancer à sa poursuite car qui sait qui pourrait le retrouver et s’en servir ?

Et au niveau des personnages, j’adore tout simplement Charlotte et Mathias. C’est un couple adorable qui fonctionne bien et on prend vraiment plaisir à les suivre dans leur quête.et sinon, un petit clin d’œil a une amie blogueuse qui se retrouve dedans. Ça m’a bien fait rire quand j’ai vu son nom dans l’histoire (et je me suis empressée de le lui faire remarquer). Je suis jalouse, elle a un super boulot et elle a eu la chance de rencontrer Mathias et Aimery. Ce n’est pas juste !

En bref, vous l’aurez compris, je suis conquise par ce 3e tome. Il diffère un peu des précédents mais devient plus mystérieux encore parce que de nouveaux éléments sont à prendre en compte. L’intrigue était intéressante et bien menée, c’était super agréable de voyager à Rome (que ça soit dans le passé ou dans le présent) et au passage, on apprend plein de choses au niveau historique, donc c’est une bonne chose. Une série à suivre de très près. Et maintenant je n’ai plus qu’à attendre la suite !

In my mailbox (49)







Explication de Lilie

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.


Mes acquisitions de la semaine



L'assassin connaît la musique et frappe toujours au même moment : la 114e mesure de l'oeuvre désormais maudite a déjà été fatale à un chef d'orchestre et un percussionniste ! Jeune inspectrice de police, Logicielle va traquer la moindre fausse note dans le diabolique concert du tueur musicien.




Logicielle a accepté une enquête délirante : évoluer dans l'univers virtuel d'un jeu fabuleux pour y découvrir le meurtrier de... Cyrano de Bergerac ! Mais bientôt sa mission dérape. Les cadavres encombrent le réseau tandis qu'elle surfe en eaux de plus en plus troubles. Aucun doute, des assassins rôdent sur le Net !



Simulator de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 5)

Quelques jours après avoir confié à Logicielle le prototype de Simulator, un ordinateur révolutionnaire, son créateur disparaît dans un accident d'avion au large de l'île de la Réunion. Mais Logicielle ne se résigne pas à cette nouvelle, d'autant que certains indices se révèlent troublants. Et que Germain, son vieil ami commissaire, se trouvait dans l'avion ! Elle se rend sur place pour enquêter...



Big Bug de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 6)

Pourquoi un informaticien aussi chevronné que Guy Gata, surnommé "Big Bug", a-t-il été assassiné ? Logicielle se perd en déductions car elle ne découvre aucun indice sur les lieux du meurtre, et pas le moindre mobile à ce crime parfait. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences et aux silences d'un ordinateur. Homme sans histoires, Big Bug aurait-il eu une double vie ? Ou des amis qui se seraient transformés en ennemis ?





Des nouvelles de Logicielle de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 7)

Noyé après un accident suspect, transpercé par une planche à clous, enseveli sous une coulée de lave ou volatilisé au cours d'une partie de pêche... quatre victimes pour quatre enquêtes criminelles. Logicielle et son fidèle adjoint Max se lancent sur la piste des coupables.



Mort sur le net de Christian Grenier (Les enquêtes de Logicielle 9)

Comment l'assassin s'est-il échappé ? La porte d'entrée de la victime est fermée à double tour de l'intérieur et le mort gît dans un fauteuil, tué net par une épée de collection qui a disparu. Sur son ordinateur s'affiche un message étrange : "Par le fer par le feu par le net". Logicielle et Max ne sont pas au bout de leurs surprises...



25 novembre, c’est au tour de Sarah de rédiger le carnet de bord de la bande. Sarah est une très jolie fille mais elle n’a pas de très bons résultats à l’école. Ravie parce qu’elle a été repérée par la chasseuse de têtes d’une agence de mannequins, elle va perdre du poids pour ressembler aux tops modèles qu’elle voit sur les affiches. L’échec de sa candidature à l’agence lui ouvre les yeux et lui permet de trouver sa voie, se réconcilier avec Jo et plaire à son beau voisin Mathias.




La sage-femme de Venise de Roberta Rich

Venise 1575. Hannah Levi est réputée dans toute la ville pour ses talents de sage-femme – un don développé en secret par les « cuillers d’accouchement » qu’elle a mises au point. Quand par une nuit d’hiver, le comte Paolo di Padovani vient l’implorer d’assister sa femme, luttant pour donner naissance à leur premier enfant, Hannah est partagée. Si la loi interdit aux juifs de soigner les chrétiens, l’argent que le comte lui propose lui permettrait de payer la rançon de son mari bien-aimé, Isaac, retenu en otage sur l’île de Malte. Le choix d’Hannah va la précipiter dans de périlleuses aventures…



Sacrifices de Pierre Lemaitre (Camille Verhoeven 3)

La troisième enquête du commissaire Verhoeven touche au plus secret de sa vie privée : témoin du hold-up d'une joaillerie des Champs Élysées, Anne Forestier, sa maîtresse, échappe par miracle à la fureur meurtrière du braqueur. De ce truand virtuose, assez rapidement identifié, Verhoeven connaît les habitudes et le mode opératoire. De la victime à demi morte, il ignore beaucoup de choses… Le flic se lance à l'aveugle dans une traque acharnée qui va devenir une bouleversante affaire personnelle.





Les insurgés de Veronica Roth (Divergente 2)

Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs. Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp. Et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.





Le regard brûlant des étoiles d'Erik L'Homme (A comme Association 8)

C’est encore une fois l’heure des adieux, et, alors que Jasper assiste à l’enterrement du Sphinx, il fait la rencontre de Fulgence, le directeur de l’Association. Leur première confrontation ne laisse rien présager de bon : Fulgence semble déterminé à écraser le bureau de Paris pour de mystérieuses raisons que Jasper va s’employer à découvrir. Pour cela, il lui faudra réincarner son précieux Fafnir en corbeau, suivre les conseils d’Ombe, mais surtout compter sur d’improbables alliés alors qu’il affronte vampires, démons et anciens camarades de classe. Parviendra-t-il à sauver l’Association et à découvrir le secret de ses origines ?





Bloodlines de Richelle Mead (Bloodlines 1)


Sydney, alchimiste, dissimule l'existence des vampires aux yeux du monde. Pas par bonté d âme, mais pour préserver des vies humaines menacées par ces créatures qu on lui a toujours décrites comme maléfiques.
Sa nouvelle mission : cacher et protéger Jill, jeune vampire et princesse Moroï, menacée de mort. Quel meilleur endroit pour cela qu'une école privée à Palm Spring, sous le soleil de Californie ? Voilà bien le dernier endroit où des vampires sanguinaires iraient la chercher... Et si le mal n était pas là où Sydney le croyait ?




La revanche de l'araignée de Jennifer Estep (L'exécutrice 5)

Je suis Gin Blanco, l'Araignée, la plus redoutable tueuse à gages d'Ashland. Mon unique objectif : expédier Mab Monroe tout droit en enfer. L'élémentale de feu qui a décimé ma famille s'en prend aujourd'hui à ma petite soeur, Bria Coolidge, et a lancé des hordes de chasseurs de primes à mes trousses. La garce ! Même si je dois y laisser ma peau, j'obtiendrai la vengeance que j'attends depuis dix-sept ans. Car j'ai été élevée pour tuer. Pour la tuer. Mes proches seront là pour m'épauler. Mes pouvoirs de pierre et de glace aussi. Sans oublier mes fidèles couteaux en argylithe, qui me brûlent déjà les doigts...




Pour les cours :

Zaïre - Le Fanatisme ou Mahomet le prophète - Nanine ou l'Homme sans préjugé - Le Café ou l'Ecossaise de Voltaire
Œdipe roi de Sophocle
Nathan le Sage de Lessing
Le Paysan parvenu de Marivaux
La Place Royale de Corneille
La folle de Chaillot de Jean Giraudoux
Le Chevalier de la Charrette de Chrétien de Troyes
Le bruissement de la langue de Roland Barthes
Le grain de la voix de Roland Barthes
Le degré zéro de l'écriture de Roland Barthes
Essais critiques de Roland Barthes


Et vous ?

L'Eau Bleue de Béatrice Egémar (Une histoire de parfum 3)

Quatrième de couverture

1925. À Grasse, devenue capitale mondiale du parfum, la famille Maurier, descendante des Tombarelli, a bâti une fortune considérable grâce à Maurier parfums. Pourtant, Suzanne, l'héritière, peine à y trouver sa place.
À travers la correspondance pleine de vie de Suzanne et de son amie Édith, Béatrice Egémar nous entraîne au coeur des champs de fleurs aux senteurs envoûtantes. Et nous fait découvrir la création des premiers parfums modernes et la vie parisienne de l'entre-deux guerres.
Secrets de famille, ambition professionnelle contrariée, amour qui vont et viennent : L'Eau bleue ravive les mémoires de deux jeunes filles bien moins rangées qu'il n'y paraît.
Au fil du roman, on croise les célébrités de l'époque : Coco Chanel, qui vient de lancer son fameux Nº5, le poète Jean Cocteau, Picasso...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions L’Archipel de m’avoir permis de poursuivre cette série et de la terminer. J’ai beaucoup aimé cette suite et fin qui je trouve clôture parfaitement la trilogie. Comme je l'avais dit dans mes précédentes chroniques, on suit une famille de parfumeur depuis le Moyen Age, jusqu’au XXe siècle, comme c’est le cas ici, et plus précisément en 1925-1926.

Ainsi, on va faire la rencontre de Suzanne Maurier qui, après avoir passée quelques mois à Paris pour ses études, revient à Grasse, sa ville natale. Mais comme on va le découvrir à travers sa correspondance avec son amie Édith, tout ne va pas se passer comme prévu, il va y avoir des hauts et des bas. Mais la jeune adolescente va finir par savoir ce qu’elle veut faire de sa vie : devenir parfumeuse de la même manière que ses ancêtres, et aussi découvrir au passage des secrets de famille qui aurait mieux fait de rester enfouis.

Comme je l’ai dit, j’ai beaucoup aimé ce dernier tome, pas le meilleur pour moi (j’ai un gros faible pour L’Eau du Roi), mais franchement, il est très bien et se lit avec plaisir. L’écriture de l’auteur est toujours très agréable à lire et elle arrive à nous transporter avec aisance dans son monde (aussi bien dans l’époque donnée, que dans l’univers des senteurs). On imagine parfaitement toutes ses fleurs, toutes ses odeurs et je serais vraiment curieuse de sentir les parfums créés par Douceline, Jeanne et Suzanne.

Ce livre est intéressant parce qu’il est un peu plus proche de nous par rapport à la période, donc on peut mieux maitriser, en plus c’est une période dans l’entre-deux guerre donc le pays essaye de se reconstruire (et on sait par avance que ça ne va pas durer trop longtemps). On y fait là aussi de belles rencontres, comme Coco Chanel, Jean Cocteau, Picasso qui peuvent davantage nous évoquer. Ensuite l’histoire était intéressante et bien menée. On sait par avance que Suzanne vient d’une famille de parfumeur (c’est le lien dans la trilogie) et qu’elle est passionnée par ça. Elle va faire des découvertes sur la fabrication des parfums et découvrir peu à peu sa vocation (pour son avenir), même si cela ne sera pas facile pour elle d’imposer ce choix dans sa famille. on découvre peu à peu la création de L’Eau bleue, et je dois avouer que pour le titre c’était pas mal trouvé, j’aime bien l’idée.

Ensuite, j’ai beaucoup aimé le fait que ça soit sous forme de correspondances, je trouve que ça rend le récit encore plus vivant et donne un certain rythme à l’histoire. Étant donné qu’il y a un temps d’attente entre deux lettres (normal, le temps que ça arrive à destination) on voit l’impatience chez les deux jeunes adolescentes pour avoir les nouvelles de l’autre, surtout quand tout ne se passe pas bien de leur côté (raison familiale les ¾ du temps).

De plus cette correspondance nous permet d’être plus proche des personnages, ça a un caractère intime et on peut ainsi mieux les cerner et les comprendre (je préfère de loin une narration à la 1ere personne pour cette raison). Suzanne est attachante et on voit que la femme commence à être un peu plus libre et à vouloir vivre des expériences (même si ça n’est pas non plus l’émancipation).

En bref, c’est un tome intéressant avec une belle histoire qui clôture parfaitement la trilogie et c’était sympa de retrouver le lien familial des parfumeurs. Ce sont de simples noms évoqués pour Suzanne, mais nous, lecteurs, qui avons lu la trilogie en entier, on a fait la rencontre directement de chacune de ses ancêtres, les femmes qui ont changé le cours de l’Histoire familiale et du parfum. Une trilogie pleine de senteurs qui vous fera passer un très bon moment. Moi en tout cas j’ai adoré voyager à travers ses trois époques et découvrir l’histoire du parfum dans cette famille. Une bonne trilogie à lire !