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Isabelle d'Angèle Delaunois (Chroniques d'une sorcière d'aujourd'hui 1)

Quatrième de couverture

Max et Isabelle, avaient longuement planifié leur voyage en Bretagne, la terre de leur grand-père Legall. À dix-sept ans, ils pouvaient partir sans les parents. Au début, tout a été fantastique. Mais cela s'est gâté le jour où un monstrueux orage les a obligés à se réfugier au Manoir de Bellone...

Mon avis

Bon à la base, j’avais gagné ce livre par concours, mais je n’ai pas encore reçu le livre (je sais pas pourquoi, je le sens mal de ce côté-là). Bref, je tiens à remercier Nyx Shadow de me l’avoir prêté pour pouvoir le lire. Vu son épaisseur, fallait bien se douter que ce livre n’allait pas rester très longtemps entre mes mains, commencé ce matin, il est déjà terminé (et j’ai même pas lu toute la journée).

L’histoire commence avec Isabelle et son frère jumeau qui ont décidé pour leur 17 ans de faire un voyage et leur choix se porte sur la Bretagne, en France (alors qu’ils sont Québécois), pays d’origine de leur père. Ils programment ainsi leur parcours, visitent tout ce qu’ils ont envie de voir et ça pour une durée de 15 jours à peu près. En 10 jours, ils ont vu tout ce qui les intéressait et c’est lors des 5 derniers jours que des choses étranges se sont produites. Alors qu’une terrible tempête fait rage, les deux ados se réfugient dans un manoir qui tient lieu de Bed and Breakfast : le manoir Bellote. Lors de la première nuit, Isabelle (la narratrice) sent quelque chose d’étrange, semble percevoir quelqu’un. Ainsi commence cette histoire fantastique et une petite enquête de la part d’Isabelle pour avoir le fin mot de cette histoire des plus étranges.

C’est une histoire mignonne, sympa et très rapide à lire. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça reste sympa. On voit que c’est québécois, il y a des expressions qui me sont inconnus, mais dans le contexte on comprend parfaitement de quoi il s’agit. L’histoire est simple et peut-être prévisible par moment, mais bon ça n’empêche pas que la lecture reste agréable.

Les personnages sont attachants, surtout Isabelle qui est ici la narratrice (donc utilisation de la 1ere personne que j’adore !) et qui veut vraiment comprendre, même si son frère reste sceptique et ne voit pas bien ce qu’il lui arrive par moment. Après, on a quelques personnages intriguant qui en savent plus qu’ils ne veulent bien le dire et ça on le voit au fur et à mesure. Les éléments s’imbriquent petit à petit et on finit par comprendre, mais il est des choses que l’on ignore toujours, mais comme le dit Isabelle, dans toute histoire, il y a toujours des questions qui n’obtiennent aucune réponse.

Par contre ce qui m’a un peu déçu c’est que la série s’intitule: Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui et je regrette que le côté fantastique, « sorcière » n’est pas plus exploitée que ça. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on voit quelque chose, si on avait un autre titre pour la série, on ne se douterait pas de ça, pas du tout. Donc je trouve ça un peu dommage parce que j’imaginais un peu autre chose en lisant cette histoire qui est vraiment centrée sur la petite enquête d’Isabelle pour savoir ce qui se passe et comprendre un peu l’histoire qui entoure ce manoir, mais aussi cet étrange phénomène.

Mais bon, ça reste une histoire intéressante et courte. C’est parfait pour l’été, pour se détendre un peu et ne pas se prendre la tête avec une histoire compliquée. C’est mignon quoi. ^^

Traquée de Cassandra O'Donnell (Rebecca Kean 1)

Quatrième de couverture

Nouvelle-Angleterre, Burlington... Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des Etats-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

Mon avis

Ne sachant pas quoi lire après Promesse de sang de Richelle Mead, j’ai demandé à ceux qui suivent ma page FB de me dire quel livre lire et c’est tombé sur Rebecca Kean, que je possède depuis plusieurs mois déjà, mais qui ne m’avait jamais tenté. Bah je dois vous remercier parce que j’ai trouvé ce livre assez sympa. Ce n’est pas le livre du siècle, ni une révolution, néanmoins il y a du potentiel et je suis assez intriguée par l’univers de Cassandra O’Donnell. L’écriture est agréable à lire et fluide et pour le coup ce n’est pas dû à la traduction ou autre, vu qu’elle est française ! Oui, avec un nom comme ça (pseudo) c’est une auteure française, même si l’action se passe aux Etats-Unis. Après, l’héroïne a des origines françaises, ça rattrape !

L’histoire commence alors que Rebecca tombe sur le corps d’une jeune femme. Elle va donc s’en occuper lorsqu’elle tombe sur un vampire : Raphael qui se rend compte assez rapidement de la nature de Rebecca. Elle est une sorcière de guerre, et par ce statut, elle n’est pas comme les autres et ça, on le voit au fur et à mesure de l’histoire. Raphael passe un marché avec elle, il ne signale pas sa présence en ville, à condition qu’elle vienne quand on aura besoin d’elle. Si bien que 6 mois plus tard, Beth, la meilleure amie de Rebecca et baby-sitter à ses heures perdues, et loup-garou de son état, lui apprend qu’un jeune loup a disparu. Par ailleurs, Raphael se rappelle à son bon souvenir et demande à Rebecca un service. Rebecca n’a pas d’autre choix que de le suivre afin de rencontrer tous les membres du conseil (chaque membre représentant une catégorie de créatures). Certaines créatures ont été enlevées, un chez les potionneuses (sorcière d’un autre genre), et un chez les loups-garous. Rebecca est donc chargée de les retrouver. Elle accepte à contre cœur mais les prévient qu’elle agira cette seule fois. Mais Rebecca est loin de se douter dans quelle galère elle s’est mise, mais également jusqu’à quel point son pouvoir est immense.

Comme je l’ai dit, ce n’est pas le livre du siècle, néanmoins l’univers est riche, intéressant. C’est un monde où cohabitent plusieurs types de créatures (vampires, loups-garous, sorcière, chaman, démon, etc.). Ils vivent tant bien que mal ensemble, un traité a été mis en place si bien que personne ne doit attaquer les autres et que les vampires ne doivent pas par exemple se nourrir des humains. Ce système fonctionne plus ou moins mais on sent que par moment il y a des tensions. Et il va devoir y avoir certaines collaborations afin de retrouver les responsables de ces enlèvements mais également la raison. Au fur et à mesure, je m’attendais à cette fin, mais pas forcément à ses raisons là. L’intrigue reste intéressante et bien menée. On nous balade un peu partout, certains mentent par intérêt ce qui complique la tâche de Rebecca et puis quand les mâles commencent à se mêler d’un peu trop près la vie de Rebecca, cela la met en colère (et il vaut mieux ne pas trainer dans le coin dans ces cas-là).

Je suis assez intriguée par cette femme d’origine française mais qui s’est exilée aux Etats Unis et cela pour plusieurs raisons (raisons que l’on découvre au fur et à mesure de l’histoire et on comprend pourquoi). Elle vit à Burlington avec sa petite fille de 9 ans, qui est elle aussi atypique. Rebecca est une femme à forte tête, non pire que ça, c’est une psychopathe quand elle s’y met, pire que Anita Blake (et là faut le faire, je pense qu’elle s’entendrait très bien avec Edward…). Mais Rebecca est consciente de cet état de fait et tente par moment de se contrôler, sauf que son pouvoir est tel, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec elle. Mieux vaut ne pas la prendre par surprise, tout comme sa fille d’ailleurs. C’est une jeune femme très intéressante et qui risque de nous surprendre et de nous en apprendre davantage sur son passé qui reste encore obscur et pose de nombreuses questions.

Quant à la nouveauté du livre (plus ou moins) c’est qu’elle est maman ! Dans l’urban fantasy cela reste rare, donc j’attends de voir ce que ça va donner, en espérant trouver un intérêt car là aussi, voir cette psychopathe, et mère, c’est assez étrange mais en même temps… Sinon Raphael, le beau vampire qui ne cesse de courir après Rebecca que ça en devient suspect, mais il y a également un autre personnage Mark, beaucoup moins intéressant et charismatique qui reste néanmoins intéressant. Ces deux hommes risquent de compliquer fortement la vie de Rebecca.

Un moment j’ai cru qu’on aurait un triangle amoureux et vu les « prétendants » et la manière dont s’est fait, ce n’était pas tellement crédible à mes yeux. Sauf que finalement ce n’était pas vraiment le cas, donc ça passe. Mais il y a des liens entre certains personnages qui vont compliquer la vie de Rebecca, et d’autres ennuis s’annoncent à la fin de ce tome, si bien que j’ai envie de lire le tome 2 en espérant avoir des réponses et voir comment elle va s’en sortir.

Donc ça reste une lecture très agréable, un univers assez riche et prometteur avec des personnages hauts en couleur et j’ai hâte de voir ce que tout ça va donner. Je pense sincèrement que cette série mérite d’être lue parce qu’on ne s’ennuie pas un seul instant.

Promesse de sang de Richelle Mead (Vampire Academy 4)

A ne pas lire si vous n'avez pas lu le tome 3 : gros spoiler ! Vous aurez été prévenu.

Quatrième de couverture

Comment trouver le courage de tuer celui qu’on aime ?
Le monde de Rose a basculé lors de la derniere attaque meurtrière contre l’académie : Dimitri s’est fait enlever par les Strigoï. Or Rose lui a juré qu’elle le tuerait plutôt que de le laisser devenir l’un de ces êtres cruels et sanguinaires.
Elle va devoir abandonner sa meilleure amie Lissa et partir à la recherche de Dimitri pour honorer sa promesse.

Mon avis

OH MON DIEU !!!!!!!

Voilà, c’est dit. Bon, je vais pouvoir écrire mon avis maintenant. Comme je m’y attendais, au vu de la fin du tome 3, que ce livre là allait être déprimant, bah j’avais raison, c’est horrible. Lire ce livre c’est vraiment terrible et ça a de quoi déprimer quand même, et je ne m’attendais pas du tout à ça comme histoire. Certains points oui ; pour d’autres Richelle Mead m’a complètement surprise et j’ai d’autant plus hâte de lire le prochain tome parce que là… elle nous promet quelque chose de grandiose.

Je connais plusieurs personnes qui ont été déçues du livre, bah franchement, ce n’est pas mon cas. Il est génial, poignant, déchirant par moment, magnifique à souhait et l’auteur nous montre tout son talent une fois de plus dans ce tome.

Rose a fait la promesse à Dimitri que si un jour il venait à être transformé en Strigoï, qu’il souhaiterait qu’elle le tue plutôt que de devoir vivre ainsi. Malheureusement pour elle, ce jour est arrivé, c’est pourquoi elle a quitté l’Academy afin de le retrouver, pour le tuer. Pour cela elle se rend en Russie, où toute l’action du livre se déroule finalement. Elle parcourt ainsi plusieurs villes, à la recherche de son amour perdu, jusqu’à ce que ses attaques contre les Strigoïs commencent à se faire remarquer et qu’elle pose des questions qu’il ne faudrait pas, à savoir retrouver le village d’enfance de Dimitri dans l’intention de le trouver là-bas. Au lieu de ça, elle fait ainsi la rencontre de Sydney (vous verrez en quoi elle joue un rôle important ici, je vous laisse découvrir qui elle est) qui va l’emmener à Baïa, la fameuse ville, réputée notamment pour les catins rouges…

Ainsi commence la mission de Rose, qui est submergée par le chagrin et les souvenirs. Mais elle est loin de se douter de ce qu’elle va découvrir là-bas, loin de se rendre compte à quel point tout cela est difficile. Pourtant l’action se situe en l’espace d’un mois, (après le tome 3 et sur l’ensemble du livre) ce qui est à la fois court et long (surtout sur certains aspects). La première moitié du livre est tout de même concentrée sur sa quête, mais aussi sur les raisons de son choix, ses sentiments par rapport à Dimitri. Et c’est en cela que ce livre est vraiment poignant parce qu’elle se demande sans cesse si elle a fait le bon choix de partir et d’abandonner Lissa. D’ailleurs, elle ne l’abandonne pas tout à fait, car grâce à son lien avec elle, elle peut la suivre et ainsi on a une autre histoire en parallèle de celle de Rose qui est vraiment très intéressante et là encore, on est loin de se douter de ce qui est réellement en train de se passer. Quant à la deuxième partie du livre, on est vraiment au cœur de l’action, tout s’enchaine et les problèmes ne font que commencer et Rose est loin d’être au bout de ses peines car quand elle croit que tout est enfin terminé, d’autres problèmes surgissent et elle est la seule à pouvoir s’en charger, la seule en mesure de comprendre.

Dans ce tome, on fait énormément de découvertes, aussi bien sur le monde, que sur certains personnages ou encore sur certains faits très importants. Ce tome permet de créer un tournant inattendu mais néanmoins intéressant dans cette série et franchement je dois avouer que j’ai été surprise par beaucoup de choses, je n’y croyais pas. Mais ce tome nous révèle bien des secrets et cela installe le doute et l’espoir en nous (et ouais, on a le droit d’espérer, même si la situation semble des plus critiques quand même ! C’est un livre après tout, tout est permis, tout est possible). Le monde des vampires chez Mead est cruel, même parmi ceux qui sont « vivants » et « gentils ». C’est loin d’être une société idéale, quelque soit sa race. C’est vraiment un univers riche et complexe que l’auteur a créé ici et elle renforce cela par la présence de d’autres « créatures » qui rendent l’histoire plus intéressante. Cela nous permet de remettre en cause certains faits également et comme je l’ai dit plus tôt, d’espérer peut-être que certaines choses changent. Par moment, j’avais vraiment mal au cœur de constater l’état dans lequel se trouvait Rose, mais aussi d’autres personnages.

Quant aux personnages, Rose est bouleversée par la « mort » de Dimitri et ne s’y fait pas. On voit qu’elle tente d’y faire face, mais les souvenirs surgissent à tout instant, nous montrant à quel point elle l’aimait et qu’il comptait beaucoup pour elle. Mais Rose est aussi fidèle à elle-même, elle est forte, à l’esprit d’initiative et fait tout pour s’en sortir et accomplir tant bien que mal sa mission, sachant d’avance qu’elle risque d’être terriblement douloureuse, mais néanmoins nécessaire. Adrian… je dois avouer qu’avec ce tome, il m’apparaît un peu plus sympathique, mais bon il reste toujours désespérant et fidèle à lui-même par rapport aux précédents tomes, il ne change pas vraiment. Mais on découvre d’autres aspects de sa personnalité qui le rend plus touchant à mes yeux. Ça reste un personnage très intéressant dans cette histoire. Lissa est profondément touchée par l’absence de Rose, et ne vit pas cet abandon très bien. Mais heureusement que de nouveaux alliés sont là pour l’aider. Quant à Sydney, on ne la voit que très peu finalement, mais elle est très importante dans l’histoire et je suis sûre qu’on va encore entendre parler d’elle dans les prochains tomes et que je suis sûre qu’elle nous surprendra. On rencontre énormément de nouveaux personnages dans ce livre et certains m’ont vraiment touché et ça m’a fait mal au cœur de voir les conditions dans lesquels ils vivaient (je vous laisse découvrir qui, sans quoi l’effet de surprise n’aura pas lieu et ce serait dommage).

En bref, ce tome est vraiment magnifique et poignant, déprimant à souhait, mais en même temps, ça paraît normal. J’ai beaucoup aimé ce livre, il y a pas mal d’action et même dans les moments les plus « lents » on découvre quand même de nouvelles choses qui rendent cette histoire géniale. Franchement j’ai beaucoup aimé et j’ai bien hâte de lire le prochain tome. Et vu la fin de celui-là… je crains un peu le pire quand même…

Vampire et complexée de MaryJanice Davidson (Queen Betsy 3)

Quatrième de couverture

Être reine des vampires n’a pas que des avantages, croyez-moi ! C’est vrai, je suis plus forte qu’avant et immortelle. Mais j’aimerais vous y voir moi, passer l’éternité sans smoothies ! Le sang, ça va cinq minutes. Et comme si ne pouvoir « vivre » que la nuit ne suffisait pas, je dois en plus me coltiner des cas sociaux… qui cherchent la plupart du temps à me tuer ! Cette fois, c’est ma famille qui a une dent contre moi. Je savais déjà que ma belle-mère était une garce, mais voilà qu’elle m’apprend que j’ai une demi-soeur. On pourrait faire du shopping ensemble si elle n’était pas la fille de Satan…

Mon avis

C’est le genre de livre détente, qui se lit rapidement, pour preuve, il m’a fait une soirée. En même temps, c’est de la chick-lit paranormale, c’est léger, ça se lit vite, court mais efficace, j’ai envie de dire. Donc il est tout naturel que je l’aie terminé aussi rapidement et je dois dire que j’ai passé un bon moment.

Bon il est vrai qu’il n’y a pas énormément d’action et qu’on n’en apprend pas forcément beaucoup sur la vraie nature de Betsy, qu’on ne sait toujours pas pourquoi elle est la reine, etc. Le livre des morts est encore un mystère et la vraie mission de Betsy reste encore obscure. Cependant, on a quelques révélations et un réel tournant dans la relation entre les personnages qui rend ce tome intéressant. En effet, alors que Betsy vient de recevoir une invitation à la fête en honneur au futur bébé de Thon et de son père, ce dernier lui rend visite afin de la dissuader de venir. En même temps, il ne se fait pas à la nature de sa fille et préfère ne plus avoir affaire à elle (à moins que ce soit la pensée du Thon, comme le dit si bien Betsy). Mais il commet une gaffe et révèle qu’il se pourrait qu’il y ait eu un précédent enfant entre lui et le Thon !

Décidant d’en avoir le cœur net, Betsy va voir Anthonia en compagnie d’Eric (il n’est jamais bien loin celui là), de Marc, Jessica et Tina. Et Anthonio leur affime donc qu’elle a eu une petite fille, mais d’une manière assez étrange, vu qu’elle ne se souvient pas d’un assez long moment de sa vie. Des questions se posent et Tina finit par avouer que le Livre des morts parle de la fille de Satan, celle-là même qui serait la demi-sœur de Betsy et qu’elle va dominer le monde (selon le Livre). Alors s’ensuit toute une quête pour la retrouver (assez rapidement) afin de voir ce qu’il en est réellement. La vie de Betsy est vraiment compliquée, mais si elle n’avait que ça comme problème ! D’autres évènements surgissent en même temps, si bien qu’elle se retrouve désemparée et ne sait plus très bien faire face à tout ça.

Même s’il n’y a pas beaucoup d’action comme je l’ai dit, enfin il y en a, il ne faut pas croire, mais moins que dans les précédents je trouve, ce livre est tout de même intéressant. Il met avant tout en place un nouveau personnage qui je pense sera très important dans la suite : Laura, la demi-sœur de Betsy. Je trouve ce principe assez sympa et de mêler le diable avec les vampires, ça peut donner quelque chose d’intéressant, donc il faut voir après comment s’en sort l’auteur pour lier tout ça, en espérant avoir une histoire vraiment géniale. Il ne faut jamais se fier aux apparences dans les livres eh bien ici, on le voit bien, car Laura n’est pas ce qu’elle semble paraître. Betsy se retrouve confrontée à diverses situations qui lui échappent totalement et elle n’est plus certaine de ce qu’elle doit réellement faire. L’histoire met en avant essentiellement la relation entre les personnages, Betsy et Sinclair, qui se cherchent déjà depuis deux tomes quand même, et ça continue ici, mais aussi Betsy et ses amis. Après un évènement inattendu, elle découvre une part sombre d’elle-même, qui ne lui plaît pas et se remet donc en cause. Mais en même temps, on a toujours son côté décalé et déjantée, si bien que ça allège l’atmosphère. Vu le genre du livre, il est évident que l’humour est très présent, plusieurs passages prêtent à sourire et le ton léger par la narration de Betsy rend la lecture très agréable. Grâce à ça, je pense que le manque d’action passe un peu aux oubliettes parce qu’on passe quand même un bon moment en lisant ce livre.

En bref, j’ai trouvé ce tome très sympa, peut être pas le meilleur de la série, mais j’ai quand même bien aimé. C’est léger, ça passe le temps, c’est une histoire qui reste sympa, avec des personnages intéressants, drôles (surtout Betsy ^^) et donc j’ai envie de connaître la suite parce que je trouve qu’il y a du potentiel et que l’auteur n’a pas fini de nous faire découvrir de nombreuses facettes de la personnalité d’Eric, ou même Betsy, car je suis certaine qu’il va encore lui arriver plein de bricoles pour notre plus grand plaisir !

Frissons d'outre-tombe de Charlaine Harris (Les mystères d'Harper Connelly 3)

Quatrième de couverture

" Je crois qu'aujourd'hui je suis tombée sur la pire affaire de ma vie. À la surprise du shérif de Doraville, Sandra Rockwell, j'ai découvert dans sa ville les cadavres de huit jeunes garçons. Et comme d'habitude, ce que les gens ne comprennent pas les effraie... Tolliver et moi nous serions bien tirés d'ici, seulement, au moment de boucler nos bagages, un taré armé d'une pelle m'a expédiée à l'hôpital. A présent, on ne joue plus : un tueur en série court les rues... ".

Mon avis

Ça a été un plaisir de retrouver Harper et son « frère » Tolliver. L’écriture de Charlaine Harris, simple mais efficace est toujours agréable à lire. En plus, je préfère de loin cette série à celle de La Communauté du sud, au moins l’héroïne, bien que dépendante et effrayée par certaines choses, n’est pas nunuche, comme peut l’être parfois Sookie et ça c’est assez reposant quand même. J’aime beaucoup Harper en tant que narratrice et aussi personnage. Donc c’est vraiment agréable de la retrouver, d’autant que j’avais lu partout que ce tome était de loin le meilleur des trois (du moins pour le moment, le 4e sortant en septembre). Je dois avouer qu’ils avaient raison. J’ai énormément apprécié ce tome-ci, l’action est sans cesse présente, il arrive beaucoup de choses à Harper et « l’affaire » dont elle est investie est de loin la pire.

Une fois de plus, Harper a été appelé par la police de Doraville, à la demande de Twyla Cotton qui veut savoir ce qui est arrivé à son petit fils Jeff. Mais lorsque le shérif Sandra Rockwell l’emmène sur les lieux où l’on a retrouvé des indices de sa disparition. Assez rapidement, Harper se rend compte qu’il y a 7 autres corps, qu’elle parvient à identifier, sauf deux, qui n’appartiennent pas à la ville. Evidemment, sa mission accomplie, elle devrait en rester là, mais c’est sans compter la poisse d’Harper. Oui à ce niveau là, on peut dire ça, au bout du 3e tome, ça se passe toujours de la même manière. Alors qu’elle devrait repartir après avoir accompli sa mission, on la garde un peu plus longtemps dans la ville car on doit l’interroger, où d’autres choses surgissent. Et là, Harper n’est pas ménagée puisqu’on l’attaque alors qu’elle était prête à repartir avec son frère et se voit expédier à l’hôpital, prolongeant ainsi son séjour à Doraville. Elle aurait pu parfaitement s’en passer, et alors qu’elle se réveille, elle se rend compte que Manfred et sa grand-mère sont de la partie, n’arrangeant pas forcément la vie de Harper. A sa sortie, encore un peu affaiblie, elle retrouve Tolliver, en sachant qu’ils ne pourront pas quitter la ville de suite, les mêlant encore un peu plus dans l’enquête. Et la pauvre Harper n’est pas au bout de ses peines.

Je trouve que l’intrigue est très bien menée. Je dois avouer que je n’avais pas forcément pensé à ce coupable là, même si je commençais à avoir des soupçons (ouais parfois je suis longue à la détente, et aussi je ne cherche pas toujours à savoir, je préfère avoir la surprise à la fin). Alors qu’on pense que tout va enfin se terminer et qu’Harper va pouvoir repartir, il lui arrive toujours une bricole et ça, jusqu’à la fin ! C’est à croire que l’auteur lui en veut pour la faire autant souffrir, elle ne mérite pas ça… ^^ Bon, en même temps ça agrémente un peu l’histoire et la rend plus intéressante parce que du coup on se demande si elle va s’en sortir, si elle va pouvoir enfin être tranquille. Il faut avouer que Charlaine Harris ne ménage pas du tout son personnage. C’est la première fois (en 3 tomes du moins) que Harper ne supporte pas ce à quoi elle est confrontée. Les morts sont d’une rare violence et la jeune femme a dû mal à faire face. Mais c’est sans compter le soutien de son frère Tolliver qu’elle arrive à s’en remettre. Mais dans ce tome, on voit qu’entre les deux frangins, une certaine tension existe, ils sont assez distants par moment, de long silence s’installe devenant de plus en plus pesant. Je pense que certains seront surpris à ce niveau là, d’autres pourront s’en douter. En tout cas, dès le 2e tome, je me doutais de certaines choses, mais ici c’est beaucoup plus flagrants, donc… Vous verrez bien en lisant le livre en tout cas.

Harper est toujours une femme fragile, qui est vraiment dépendante de son frère, même si elle tend à s’améliorer. Quant à Tolliver, on voit que quelque chose le dérange, surtout quand Manfred fait son apparition. Il ne l’aime vraiment pas et ça se voit bien. Pourtant moi je l’aime bien avec sa grand-mère, ils forment un duo atypique. J’aime beaucoup cet univers et ces personnages. Ce livre est davantage un livre policier, le seul élément fantastique étant le don de Harper comme je l’ai dit pour les autres tomes et franchement, je trouve ça pas mal du tout. J’aime bien, c’est léger comme livre, malgré ce qui se passe, mais ça reste une lecture rapide et agréable. Non franchement, jusque là, c’est une bonne série donc je la terminerai avec plaisir (et regret en même temps) et je la conseille fortement !

Le crépuscule des vampires / Midnight Alley de Rachel Caine (Vampire City / Morganville Vampires 3)


Quatrième de couverture

A Morganville, la meilleure solution pour échapper aux vampires, c’est peut-être de se soumettre à eux. Claire Danvers a donc décidé de se placer sous la protection d’Amelie, le vampire qui dirige la ville. En échange, Amelie confie à Claire une nouvelle mission, qui n’a rien d’un cadeau.
Même si elle s’en sortait, Claire ne serait pas à l’abri du danger. Car elle va devoir affronter seule un tueur qui sévit à Morganville. Un tueur bien humain, contre lequel la Protection d’Amelie n’a aucun pouvoir. Un tueur qui s’intéresse de près à Claire…
Un pas de travers, et c’est la mort. Claire parviendra-t-elle à déjouer les pièges de Vampire City ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre, qui est totalement génial. Cette série devient de plus en plus intéressante. Contrairement au tome 2, ça ne reprend pas directement après le tome précédent, mais quelques temps après... Pas beaucoup non plus.

Rachel Caine nous plonge directement dans son univers, mais en douceur cependant, remettant en place les personnages et leur quotidien. L'action vient au fur et à mesure, même si c'est tout de même assez rapide. Ce nouveau tome promettait quelque chose de génial (des problèmes en perspective s'annonçaient à la fin du tome 2) et bien évidemment, on est en plein dedans dans ce tome-ci ! J'ai vraiment adoré ce tome et je me suis remis dans cette lecture avec plaisir parce que les personnages sont vraiment attachants et l'univers qu'elle a créé est très intéressant. Par ailleurs, la fin du tome précédent m'avait mis l'eau à la bouche et j'avais hâte de le lire.

Comme le dit le synopsis, Claire est désormais sous la « Protection » d'Amelie, et cela pour protéger les autres membres de la maison. A cause de cela, Claire se retrouve obligée d'avoir des cours particuliers à la demande de sa protectrice, avec une certaine personne – Myrnin – mais je n'en dis pas plus sur lui car c'est un élément clé dans l'histoire quand même et il serait dommage de trop en dire. Mais franchement, il est vraiment dérangé et je suis certaine qu'on va encore apprendre beaucoup de choses sur lui et sur ses agissements... En tout cas, j'aime bien ce personnage et j'ai hâte de le découvrir plus tard. Beaucoup de choses se passent au sein de la maison, et franchement... ça paraît anodin face aux évènements qui suivront, mais c'est quand même un gros changement qui va poser quelques problèmes. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et bien évidemment, Claire et ses amis sont pris en grippe puisqu'on retrouve les corps proches de la maison... Des suspicions commencent à naître, faisant des tensions au sein de nos amis mais également de la part des vampires... Ils ne sont jamais vraiment loin et veille de très près à cette maison, Claire en particulier. Le coupable serait un humain, mais qui est-il ? Le doute plane tout le long du livre et ce n’est vraiment qu’à la fin qu’on sait quelque chose.

Je trouve ce tome plus intéressant que les précédents, plus développés. On rentre davantage dans le monde vampirique, en apprenant des choses qui pourraient bouleverser le monde, la vie « tranquille » de Morganville (pour ceux qui ignorent se qui se passent réellement). Et quand on pense que l'action s'arrête et que tout est enfin réglé – non pas sans problèmes – et bien il y a un autre évènement qui vient tout bouleverser et Claire se voit une fois de plus obliger de rétablir l'ordre et protéger un peu tout le monde. Franchement, je ne pensais pas qu'au dernier chapitre, il se passerait autant de choses et que ça nous amènerait d'autres problèmes assez énormes, et je me demande bien ce qui va se passer dans le tome 4 étant donné la toute fin de ce tome. Dans cette série, le début est toujours un peu lent, mais l’action se met en place au fur et à mesure pour notre plus grand plaisir et ça devient vraiment quelque chose de bon. On ne s’ennuie pas un seul instant en lisant ce livre car on se demande toujours ce qui va se passer. Et les tensions sont telles dans ce livre que c’en est palpable et qu’on se demande qui va craquer en premier.

Claire change vraiment dans ce tome, elle est beaucoup plus mature, pas toujours réfléchie, mais elle n'est plus le bébé du premier tome qui pleure dès qu'on est « méchant » avec elle. Et d'un côté, ce n'est pas plus mal, c'est une bonne évolution, elle grandit et prend sur elle... peut-être même un peu trop par moment. J'adore toujours autant les colocataires de Claire qui sont là, quoi qu'il arrive. Mais on peut dire que certains ne sont pas ménagés dans ce tome, beaucoup sont confrontés à la dure réalité de la vie (celle de Morganville) et l’auteur ne ménage vraiment pas ses personnages, surtout notre quatuor. Quant à Monica, c’est toujours une tête à claque.

En tout cas, c'est toujours un plaisir de se plonger dans cet univers, l'écriture est vraiment agréable à lire et simple. Je rappelle que je lis en VO et que je suis loin d'être bilingue, cependant il est assez aisé de comprendre ce qui se passe, même si je ne comprends pas tous les détails. Quand le livre sortira en français, je le relirai pour avoir une meilleure idée de l'histoire et de mieux comprendre ce qui se passe et ainsi, je pourrais faire une critique plus complète alors.

Edit : La relecture en VF a été faite, j’ai donc rajouté quelques éléments au niveau de la critique, en développant un peu plus en ce qui concerne l’histoire. Mais je dois avouer que je suis plutôt fière de moi car ça fait pas loin de 7 mois que j’ai lu ce livre en VO et je me souvenais parfaitement de l’histoire, je n’ai pas eu de contre sens et je me suis totalement retrouvée. Donc ça veut dire que je ne suis pas si nulle que ça en anglais vu que j’ai bien compris ce qui se passait. Hâte de lire la suite en VO qui ne saurait tarder à arriver à la maison.


Le mage de la Montagne d'Or d'Alexandre Lévine

Quatrième de couverture

Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres. Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak contre celui qu’elle assure être son père. L’offre est tentante, mais qui est vraiment Astarya ? Le roi s’apprête-t-il à introduire dans son palais une alliée ou bien une vipère au service de Wärsani ? Astarya ne le cache pas : c’est la vie du roi qui est en jeu. Et insensiblement, les forces des Ténèbres commencent déjà à étendre leur emprise sur le royaume.
Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Artalys pour m’avoir permis de lire ce livre. Je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition (dont la création est assez récente tout de même) et ce fut avec plaisir que je la découvre et cela à travers un de leur livre que j’ai vraiment apprécié.

Je ne me suis pas du tout ennuyée en lisant ce livre. D’autant que l’écriture de l’auteur est vraiment remarquable. C’est très fluide et agréable à lire, cela m’a un peu fait penser à la manière d’un conte (un peu, j’imaginais très bien un conteur nous faire part de cette histoire). Le ton est assez soutenu, et on voit bien qu’on fait partie d’un autre temps, mais on n’a pas pour autant un langage très compliqué. Ça se lit vraiment très bien et grâce à cela, on avait vraiment envie de découvrir l’histoire.

Celle-ci commence par l’arrivée impromptue d’un homme, un mage du nom de Wärsani à la cour du roi Yssourak, demandant au roi de lui laisser pour concubine sa favorite : Kannashka, sans quoi il la prendra de force, d’une quelconque manière. Le roi refuse de la céder et le lendemain, on constate la disparition de la favorite qui se retrouve transportée dans un autre endroit, au cœur d’une montagne. Quelques jours plus tard après la disparition, une jeune fille apparaît lors d’un banquet au palais d’Yssourak. Elle se présente comme une mage, une devineresse et lui fait part des projets de Wärsani, qui se trouve être son père. Mais elle en dévoile plus qu’elle ne le devrait car elle sait que son père, ayant acquis l’immortalité, possède un immense pouvoir et qu’il pourrait causer du tort au royaume. C’est pourquoi elle veut à tout prix protéger le roi. Mais des doutes planent sur sa sincérité, car n’est-elle pas l’objet du dessein de son père ? Yssourak lui accorde sa confiance et bien plus que cela encore et c’est ainsi que l’histoire prend son ampleur afin de déjouer à tout prix le projet de son père qui se révèle bien plus grand qu’on ne pourrait le croire au premier abord.

L’histoire est simple, mais comme je l’ai dit, mais ça se complique à mesure. On a ici une intrigue intéressante et vraiment bien menée. Même si dès le début on connait le but de l’histoire, la volonté de Wärsani, par l’intermédiaire d’Astarya, l’auteur arrive à nous surprendre et à nous révéler le véritable fond du problème et à nous donner envie d’en découvrir plus. Car même si nous connaissons la « fin », l’intérêt d’un livre est d’en voir les moyens. Certains livres commencent par la fin avant de nous récapituler en détails tout ce qui s’est passé avant ladite fin. Donc cela n’a pas été un problème dans cette lecture. Ça aurait pu car c’est risqué de procéder ainsi, vu que les projets, et « révélations » habituelles sont d’ores et déjà annoncés. Mais l’auteur a su préserver des secrets et a ne nous les révéler qu’au compte goutte afin d’attirer son lecteur.

Le monde créé par Alexandre Lévine est assez intéressant, on découvre au fur et à mesure toute une politique, les us et coutumes locales (les harems sont grandement appréciés) mais également un milieu magique (avec l’immortalité de certains personnages et pouvoirs dont ils disposent grâce à cela), avec des dieux qui sont vraiment présents et pas seulement cités, comme ça pourrait être le cas en parlant de religion. Ici, cela fait davantage penser aux panthéons grecs, même si les noms sont évidemment différents, on retrouve certaines caractéristiques des dieux dans les fonctions, mais aussi un peu dans l’histoire vu ce qui est raconté. J’ai trouvé ça assez intéressant. Néanmoins, dans l’histoire on est assez limité dans les lieux où se déroulent l’histoire, il n’y en a pas tant que ça, une bonne partie se déroulant soit dans les Montagnes d’Or, soit au palais d’Yssourak.

La seule chose que je pourrais reprocher c’est que vers la fin du livre il y a une petite baisse au niveau des actions et je trouve ça dommage, ça fait un peu un passage à vide (non pas inintéressant) mais un peu inégal avec ce qui venait de se dérouler. Néanmoins cela permet de souffler un peu, et ne pas avoir une grosse succession d’action en chaine et d’en avoir trop, donc ce n’est pas forcément dérangeant, d’autant qu’après ça repart un peu afin de nous offrir une fin très intéressante. Je ne pense pas que ça aurait pu terminer autrement. Je trouve la fin assez belle et qui nous laisse un peu en suspens quant au devenir de certains personnages, c’est bien, ça permet d’imaginer ce que l’on veut.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Astarya, elle est vraiment intrigante cette fille et je pense que c’est celui qui est le mieux traité. Elle est très attachante et à travers elle, on voit les dilemmes qui s’opèrent, car sa mission n’est pas des plus évidentes et à sa place, on ne sait pas forcément comment on pourrait agir. Il y a de nombreux personnages secondaires, comme par exemple, Kannashka, (la concubine enlevée par Wärsani) très intéressants et qui ont finalement un grand rôle à jouer dans tout ça. Même s’ils sont relayés au rang, ils n’en restent pas moins importants et attachants à leur manière. Certains plus que d’autres, je ne dirais pas forcément attachants pour Kannashka, mais c’était tout de même un personnage bien présent. En revanche Wärsani, je pense que l’auteur aurait pu le montrer davantage cruel, comme il le laissait sous entendre, il est un peu trop absent par moment dans l’histoire et c’est dommage vu qu’il est vraiment au cœur du problème.

Je dois avouer que parfois, avec les prénoms j’ai eu un peu de mal parce qu’ils ne sont pas évident à prononcer, la première fois je les lisais deux fois pour être certaine d’avoir bien lu. Ce n’est pas forcément évident à retenir, mais on finit par s’y faire donc ce n’est pas un problème en soi. Mais la première fois, ça peut surprendre un peu et devenir compliqué (mais heureusement il n’y a pas une foule de personnages et en plus on les retrouve assez souvent, du coup on s’y habitue relativement vite).

En bref, cela a été une bonne découverte. Ce n’est peut être pas le livre de l’année, cependant je trouve que ça se lit bien, que l’histoire est assez intéressante et que je pense que ça vaut le coup d’être lu. D’autant qu’il s’agit d’un one-shot, donc c’est agréable d’avoir un début et sa fin, en tournant la dernière page, sans avoir besoin d’attendre la suite.

Interview de Laea Sandra Bréard

Alicia : Bonjour, Laea. Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ? 

Laea : Je m'appelle Laea et je suis calligraphe. J'ai aussi écrit un recueil de poésie : Juste moi aux éditions Publibook en 2010.

Pour ce qui est de mon nom Laea, ça vient d’un pseudo, que j’utilise en tant que signature dans mes œuvres (dessins et calligraphie). C’est également mon nom dans le médiéval, faisant partie d’une troupe médiévale où j’incarne une calligraphe : Laea d'Avalon donc il apparaît aussi avec mon nom civil (Sandra Bréard). C’est pourquoi on le retrouve aussi dans les textes que j’écris, où je parle de moi. Je vis en couple après un parcours difficile, qui fait ce que je suis devenue.

Sinon, j’adore lire surtout les romans historiques et les romans policiers. Je lis aussi un peu de fantasy. Mes passions principales, en dehors de l’écriture, sont la calligraphie, le dessin, la danse, le chant (je suis dans une chorale de gospel) et enfin le taï-chi.

A : Pourrais-tu parler un peu de ton livre : Juste moi ?

L : Ce livre est un peu comme un journal intime. Il retrace les évènements et les rencontres qui ont marqué ma vie. C’est le parcours qui fait ce que je suis aujourd'hui après avoir vécu les épreuves de la vie. Le texte qui représente le mieux cet aboutissement est "Deux mots et demi" dédicacé à mon compagnon.

A : Quand as-tu commencé à écrire ? 

L : J’ai commencé à écrire en 2000 suite à un problème de page blanche. Des émotions non réglées m’empêchaient de dessiner. Le fait d'écrire me permet de créer et de pouvoir dessiner aussi.

A : C'est donc un moyen d'extérioriser quelque chose et en lisant ce livre, on voit bien de quoi il peut s'agir. L'écriture peut être un bon moyen pour "se soulager" d'un point. Est-ce ainsi que ce recueil a pris peu à peu vie ? 

L : Tout à fait.

A : Quand es-tu passé de l’écriture pour soi à l’élaboration de ce recueil en vue d’être publiée ? 

L : Le hasard as bien fait les choses. Ma meilleure amie avait publiée un recueil chez eux et j'ai donné mon manuscrit comme çà en mars 2010 au salon du livre et puis en juin on m’a appelée disant que mon manuscrit avait été retenu par le comité de lecture.


A : Ça n’a pas dû être chose aisée, car comme tu l’as dit, ce recueil est une sorte de journal intime (de recueil autobiographique, comme je le dis dans ma critique), donc c’est très personnel, encore plus que si c’était de simples poèmes inventés de toute pièce. Car il s’agit ici, vraiment de tes émotions et ressentis et cela en raison de ce qui s’est passé, ou bien cela ne te dérange pas de te « dévoiler » autant à travers ces poèmes ? 

L : Ça me dérange un peu, c'est certain mais les gens doivent pouvoir tirer profit de mes expériences pour s'en sortir.

A : Oui, car malgré tout, à travers les poèmes, on voit bien que tu es allée de l'avant, que tu as pu te sortir de là et non te morfondre (ce qui pourrait se comprendre) et te renfermer sur toi-même. Tu as une vie plus "normale". Tu as créé de véritables amitiés et je pense que c'est ce qui a pu t'aider à t'en sortir ? 

L : Exact surtout en 2006 grâce au forum Le château et le médiéval, en 2009- 2010 par les sorties fait par le site OVS (on va sortir).

A : Ce recueil, même s'il est une forme d'extériorisation, puisque d'autres formes artistiques n'ont pu t'aider, il est également un hommage envers ses amitiés, d'où l'importance de ce thème dans ce recueil, qui s'accompagne aussi souvent de l'amour (au sens large du terme). 

L : Oui. Je tiens à travers cette interview à remercier plusieurs personnes Phillippe de Sombreval, Terry Askavian, Cathy dit "Petite fée", Guillaume Pelotin, Michaël Bouttier, Pierre Malzieu entre autres.

A : Un bel hommage pour eux. On voit bien dans tes textes que cela est important. 

L : Très, même si ils ne sont pas cités dans ce recueil.

A : Difficile de citer tout le monde parfois ^^ 

L : Oui un texte est pour ma meilleure amie dans les remerciements j'ai oublié de citer mon meilleur Matthieu Branger.

A : Je sais que c’est toi qui as fait l’illustration de couverture. Pourquoi avoir choisi cela : une chaise avec des affaires en plein air ? Qu’est-ce que cela évoque pour toi ? 

L : C'est un dessin que j'ai réalisé lors de mes cours (enfin 1 an de cours). Je suis partie d'une photocopie d'une photo de magazine. Je l'ai choisie suite à un sondage sur ma page facebook personnelle car j'hésitais entre deux illustrations. Ce dessin pour moi est juste un parmi tant d'autre que j'aime. Ma meilleure amie m'a conseillé celle-là car elle invite plus à la lecture et qu'elle a un côté poétique.

A : As-tu d'autres projets d'écriture ? En vu d'être publié par exemple ? Ou bien te contentes-tu de garder ces écrits pour toi ? 

L : Je continue à écrire des textes, il y aura peut-être un deuxième ouvrage mais je ne sais pas dans combien de temps.

A : D'accord. Un recueil de poèmes ou bien une autre forme d'écrits ? 

L : Sûrement un recueil de poèmes, j'écris rarement plus long.

A : Eh bien j'espère que ce nouveau projet pourra aboutir et qu'on le voit un jour. 

L : Je pense que çà mettra dix ans comme pour le premier opus.

A : Le tout c'est que ça se fasse un jour et au moins tu seras sûre que ce sera bien abouti. Comme tu l’as dit dans ta présentation, tu es calligraphe, peux-tu nous dire exactement ce que tu fais ? Cela pourrait intéresser plus d’une personne.

L : En ce qui concerne la calligraphie, je fais des objets personnalisés comme des marques-pages nominatifs ainsi que des notes-book. J’écris et enlumine tout ce que l'on me demande comme des menus de mariage, une signalétique de librairie ou mettre un texte comme les manuscrits du moyen-âge selon ce que les personnes veulent.

A : Et voilà sa page Facebook où vous pouvez la retrouver si jamais une petite commande vous tente ! Eh bien merci à toi d'avoir répondu à mes questions.

L : Merci pour tout.


Un exemple de marque-page qu'elle m'a fait. Beau n'est-ce pas ?




Rouge de Kristin Cashore (Les 7 Royaumes 2)

Quatrième de couverture

Rouge n'est pas belle. Elle est sublime et elle peut contrôler les esprits, des qualités qui attisent la passion comme la haine. Aussi a-t-elle choisi de vivre à l'écart du monde. Mais des seigneurs rebelles ont rassemblé des armés et s'apprêtent à marcher contre le royaume des Dells. Rouge peut le sauver... à condition d'affronter les ombres du passé et des ennemis déterminés à l'anéantir. La beauté est une arme, et Rouge va s'en servir.

Mon avis

Cette suite n'en est pas vraiment une puisqu'on ne retrouve pas les mêmes personnages que dans Graceling, seulement cela se passe dans le même univers, d'où le lien entre les deux histoires.

J'ai bien aimé ce livre malgré le manque d'action par moment, je trouve qu'il n'y en a pas assez, donc il ne se passe pas grand-chose. Mais ça n'empêche pas que j'ai bien apprécié ce livre parce que ça se lit relativement vite, l'écriture de Kristin Cashore est agréable et j'ai quand même passé un bon moment en le lisant.

J'ai bien aimé les personnages, Rouge est vraiment quelqu'un d'étrange et on comprend et compatit avec elle, par rapport à ce qu'elle doit faire pour survivre. Les autres personnages, ceux de la famille royale sont vraiment bien aussi, j'aime beaucoup ce qu'elle a fait, même si au début j'étais un peu perdu dans les filiations. Mais on s'y habitue rapidement donc ce n'est pas trop grave en soi.

En revanche, je trouve que tout se résout trop rapidement, que dans le prologue on nous présente un personnage, qu'il met du temps avant d'arriver en scène et très rapidement tout se règle. J'ai trouvé ça un peu dommage parce que du coup, on peut se demander à quoi ça a servi tout ça. Mais malgré ses défauts, j'ai quand même bien aimé, alors si vous avez bien aimé le 1er, vous pouvez vous lancer dans ce 2e parce qu'il est quand même pas mal.

Graceling de Kristin Cashore (Les 7 Royaumes 1)

Quatrième de couverture

Dans les Sept Royaumes, on les appelle les Graceling – des êtres rares, dotés de pouvoirs incroyables. Katsa peut tuer un homme à mains nues, et son oncle, le roi des Middluns, l'oblige à assassiner pour son compte. La rencontre de la tueuse avec le prince Po, un autre Graceling, va changer le cours de son existence...

Mon avis

Ce premier tome est très prometteur ! J'ai vraiment envie de lire les autres tomes ! L'écriture est simple et fluide ce qui est très agréable à lire. L'histoire est prenante, on se laisse facilement embarquer dans les évènements et le monde de Katsa qui est une Graceling. Les Graceling sont des êtres dotés de dons, différents les uns des autres et on les reconnait grâce à leurs yeux vairons. Katsa a hérité d'un don particulier et cruel si on en fait mauvais usage, tout en la faisant passer pour un monstre qu'elle n'est pas. On est rapidement touché par cette jeune fille qui supporte de moins en moins ce qu'elle est et va changer notamment avec une rencontre heureuse. Les évènements s'enchainent et on n'a pas le temps de se retourner qu'il se passe déjà autre chose... ça ne s'arrête jamais et c'est ça qui est sympa, on n'a pas le temps de s'ennuyer. C'était une belle surprise de découvrir ce livre et je suis impatiente d'avoir le suivant pour découvrir ce qui va arriver à Katsa et à Po.

Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde

Quatrième de couverture

"Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant leque, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lui à d'étranges conjectures."
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses pêchés. Et, de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian. Ce livre nous conduit dans un Londres lugubre, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.

Mon avis

Je l'ai enfin fini... j'y ai mis du temps... ça se voit que je n'ai plus l'habitude de lire des classiques... et pourtant je l'ai trouvé vraiment super ce livre. La part de fantastique m'intéressait beaucoup dans ce livre et c'est pour ça que je l'avais proposé pour le club de lecture dont je fais partie et je ne regrette pas mon choix. J'ai beaucoup aimé l'histoire, les personnages sont vraiment intéressants. On voit comment Dorian Gray, au contact des hommes (dont un en particulier) change et devient un être effroyable dont le tableau montre tous les vices sans que cela ne se voit sur la personne de Dorian Gray.

L'accro du shopping attend un bébé de Sophie Kinsella (L'accro du shopping 5)

Quatrième de couverture

Du cachemire sinon rien ! Becky est enceinte et s'il est une chose qu'une fashionista de son calibre peut se jurer, c'est bien d'éviter les couches recyclées à bébé Brandon. Ce sera de la layette griffée, le top de la tétine, le nec plus ultra du pyjama branché. Sa carte bleue chauffe déjà que l'échographie n'a pas encore révélé le sexe de l'enfant ! Qu'importe. La seule et unique question importante : à combien s'élève le découvert autorisé d'un placenta ? Du shopping de haut vol mais pas seulement : Becky n'en démord pas, il lui faut Venetia Carter. L'accoucheuse des stars et – surprise ! — l'ex-girlfriend de Luke, le mari de Becky et heureux papa. La situation devient vite intenable, tant la dame est vexante, machiavélique. Bref : neuf mois d'enfer, à prix cassés..

Mon avis

Ce tome-ci est vraiment sympa notre chère Becky est enceinte et pour elle, c'est une bonne raison pour faire du shopping pour le bébé. Seulement, il faut reconnaitre qu'elle s'y connait beaucoup moins et est totalement perdue dans ce qu'elle doit prendre... du moins, elle ne voit pas où sont les priorités.^^

Becky veut ce qu'il y a de mieux, y compris dans le choix de son gynéco, c'est pourquoi elle veut à tout prix Venetia Carter... tout semble aller parfaitement bien, jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est l'une des ex de Luke ! Et alors là... tout va mal ! Elle veut à tout prix éloigner Venetia et Luke mais ils se rapprochent dangereusement au fur et à mesure et Becky est de plus en plus désespérée...

On retrouve toujours le même humour, les idées un peu farfelues de Becky, ses mensonges aussi pour tenter de s'en tirer... même si ça parait incroyable, tout fini par s'arranger même si le chemin est rude ! C'est plaisant de lire une telle série (même si par certains aspects c'est un peu répétitif, on s'accroche quand même aux personnages – surtout à Becky – et on en apprécie la lecture).

En tout cas, moi j'ai bien aimé cette série, ça me change de la fantasy habituelle et ça nous rapproche plus du quotidien parce que tous les évènements peuvent arriver (bon peut-être pas tous), mais on peut être un jour où l'autre confrontée à sa situation et on peut facilement la comprendre, voire se mettre dans sa peau. En conclusion, une bonne petite série sympathique, qui permet de se détendre et de bien rire en compagnie de Becky.

L'accro du shopping a une soeur de Sophie Kinsella (L'accro du shopping 4)

Quatrième de couverture

Après une lune de miel à rallonge, Becky rentre à Londres et retrouve son train-train de citadine avec un goût amer : sa meilleure amie l'a remplacée par une fille se rapprochant plus du cheval que de l'idéal féminin, son jouet préféré - sa Carte Bleue - est bloqué, son mari est débordé. Mais le meilleur reste à venir : ses parents lui apprennent qu'elle a une sœur née des amours prénuptiales de son père ! Un nouvel horizon se dessine pour Becky : vivement la folle aventure familiale faite de séances intensives de shopping et de soirées pyjamas. Car elle n'imagine pas seul un instant que Jess soit tout sauf son double... ,Loin de renoncer malgré leurs différences, Becky va prouver une fois de plus qu'elle a plus d'un tour dans ses sacs !

Mon avis

Ce 4e tome est toujours dans la lignée des 1er. On peut dire que l'on ne s'ennuie pas avec Becky, elle trouve toujours le moyen de se mettre dans des situations impossibles. Son retour en Angleterre ne se passe pas du tout comme prévu, tout d'abord ses parents se comportent de manière étrange, ensuite Suze ne s'intéresse pas vraiment à elle et enfin, elle découvre tous les achats qu'elle a effectué pendant sa lune de miel. Mais pour couronner le tout, elle finit par apprendre qu'elle a une sœur !

C'est alors que Becky cherche par tous les moyens de se lier d'amitié avec cette sœur inconnue mais ça ne se passe pas comme elle l'espérait. Et je dirais même que tout va de travers parce qu'elle ne se ressemble pas du tout et n'ont pas les mêmes affinités. Ce livre est drôle et Becky prend enfin compte, grâce à sa sœur, de son comportement et surtout de son obsession pour le shopping !

Le mariage de Becky bat de l'aile et elle va tout faire pour s'améliorer et changer... Je n'en dis pas plus, mais j'ai trouvé ce tome vraiment sympa à lire. Le ton est toujours aussi léger et ça fait du bien de changer de genre et de ne pas se prendre la tête en lisant un livre.

L'accro du shopping dit oui de Sophie Kinsella (L'accro du shopping 3)

Quatrième de couverture

Sa devise ? Je dépense donc je suis. Sa vision du devoir conjugal ? Choisir LA bague indémodable. C'est insensé et pourtant Becky Bloomwood va se marier ! Et inutile de dire que les préparatifs s'annoncent... catastrophiques : très vite, se pose la délicate question du lieu où célébrer l'union. Dans le jardinet ridiculement british de papa, avec tente bariolée et robe de mariée qui vous fait la silhouette « d'une saucisse dans un chausson de pâte feuilletée » ? Ou au mythique hôtel Plaza, sous l'égide de la belle-mère, authentique Cruella au total look fashion ? Écartelée entre goût du luxe et respect des traditions, Becky la flambeuse va cette fois-ci devoir choisir. Pour le meilleur et pour le rire...

Mon avis

Toujours dans la lignée des 2 premier ! J'ai passé du bon temps en lisant la petite vie de Becky et ses déboires ! C'est toujours aussi marrant et on se demande comment elle va s'en sortir.

Cette fois, il s'agit de son mariage – rien que ça ! – qui pose quelques soucis. Elle veut faire plaisir à tout le monde et du coup, elle ne sait pas où est-ce qu'elle doit célébrer la cérémonie : à New York dans un hôtel très luxueux, ou bien en Angleterre dans le jardin de ses parents entourés de sa famille. Le choix est difficile pour elle car les préparatifs sont font en même temps et le temps presse !

On voit dans quelle situation compliquée elle s'est mise et l'enjeu est de voir comment elle va se débrouiller pour que tout se passe bien. Dans un premier temps, je ne pensais pas que ça se passerait comme ça, mais en y réfléchissant un peu, il était évident que la seule solution soit celle-ci.

En tout cas, j'ai passé un bon moment en lisant ce livre, j'aime toujours autant et l'écriture est simple ce qui permet de ne pas du tout se prendre la tête. Un bon livre pour les vacances !

L'accro du shopping à Manhattan de Sophie Kinsella (L'accro du shopping 2)

Quatrième de couverture

Becky Bloomwood, la terreur des distributeurs toujours aussi folle de fringues, ne s'est guère assagie question finances. Mais à quoi bon être enfin devenue la journaliste financière la plus populaire d'Angleterre si l'on n'en profite pas un peu ? Heureusement, elle file le parfait amour avec le séduisant Luke, son fiancé. Même s'il travaille du matin au soir pour monter sa nouvelle agence de communication à... New York ! Le rêve pour toute accro du shopping qui se respecte ! Aux anges, Becky s'envole avec lui vers ce paradis de la consommation où elle se grise à l'envi de soldes, de marques et de boutiques. L'ivresse tourne à la gueule de bois quand Luke découvre, un beau matin, dans un tabloïd anglais, un cliché de Becky en pleine frénésie d'achats sur la Cinquième Avenue. Autant dire adieu à leur crédibilité et à tous leurs grands projets. Mais la coïncidence est fâcheuse et Becky est sceptique face au hasard…

Mon avis

Je trouve que ce 2e tome est tout aussi bien que le 1er. Le ton est toujours aussi léger, l'écriture fluide et tout aussi rapide à lire. Le genre de livre que l'on prend pendant les vacances pour se détendre et passer un bon moment. Becky se retrouve une fois de plus endetté à cause de ses achats compulsifs. Elle ne cesse de trouver des combines pour cacher à tout le monde cet état de fait, jusqu'à ce que ça soit dévoilé. La vie de Becky se complique ainsi, mettant en même temps en péril les affaires de Luke à New York, toute comme ses propres chances en voulant un travail afin de le suivre. Mais à cause des problèmes causés par Becky, sa relation avec Luke va en périr !

Comme on est dans les pensées de Becky, on ressent vraiment sa détresse dans ce qui lui arrive, mais heureusement qu'elle est bien entourée et qu'elle arrive à remonter la pente, même si c'est difficile !

En lisant ce tome, je me suis rendue compte en fait que certains passages ont été repris dans le film qui a été fait. Le contexte n'est pas toujours le même, comme avec le 1er tome, mais on peut facilement replacer le tout dans le film. Il y a eu donc un petit mélange entre les deux.

Je trouve cette série vraiment sympa à lire, ça permet de se détendre et de passer un bon moment avec. Si vous avez aimé le 1er, vous allez aimer la suite parce que c'est exactement dans la même lignée, avec l'humour et l'obsession de Becky (il faut bien avouer que c'est exactement ça, bah on peut la comprendre car on a tous nos « obsessions » et « achats compulsifs » aussi (en voyant tous les livres présentés sur ce blog et la photo de ma bibliothèque... on peut se poser des questions sur moi^^).

Confessions d'une accro du shopping de Sophie Kinsella (L'accro du shopping 1)

Quatrième de couverture

Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Rien de tel qu'un peu de shopping pour se remonter le moral... C'est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique ! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes... rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget ! Jusqu'au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s'efforce de s'amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes... Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l'achat et à l'appel vibrant des soldes ?

Mon avis

Ce n'est vraiment pas le genre de livres que je lis habituellement, mais ça ne fait pas de mal de changer un peu de temps en temps ! J'ai acheté le livre parce que j'avais vu le film et que j'avais bien aimé. J'avais bien ri en le voyant et passé un bon moment de détente. Alors j'ai décidé de prendre le livre pour voir ce que ça donnait. Et bien, c'est totalement différent ! Du moins, du point de vue de l'histoire. Sans quoi le ton est tout aussi léger que le film et l'écriture est fluide, ce qui permet de lire avec aisance.

On se met facilement dans la peau de Rebecca et on peut comprendre ce qu'elle vit. Mais entre le film et le livre, l'histoire diffère, même si on retrouve quelques éléments par-ci par-là, mais le contexte et les personnages ne sont pas les mêmes. Néanmoins, ça ne me déplait pas. J'ai beaucoup aimé l'histoire de Rebecca dans le livre. On ne se prend vraiment pas la tête et on passe un bon moment de détente en sa compagnie avec ses achats compulsifs. Pas évident de cacher ses problèmes à tout le monde : ses dettes. Elle les accumule et trouve toutes sortes d'excuses aussi hilarantes les unes que les autres pour se débarrasser de ses banquiers qui la poursuivent.

J'ai trouvé amusant que les lettres soient intégrées de cette manière dans le récit. Au moins, on voit clairement ce qu'elle reçoit. J'ai trouvé sympa ce livre et je pense que je vais prendre les autres, pour voir comment elle va se débrouiller, car à mon avis, elle va avoir d'autres problèmes avec ses achats compulsifs.

Le diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger

Quatrième de couverture

Andrea n'en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l'a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais ! Et devenir l'assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andrea : des milliers d'autres filles se damneraient pour être à sa place ! Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère...

Mon avis

J'ai choisi de lire ce livre pour m'éloigner un peu de la fantasy, surtout après avoir lu les 7 tomes d'Anita Blake et que je ne voulais pas rester dans cette lignée là, de peur d'être déçue des autres histoires comme celle là m'avait beaucoup plu.

Donc j'ai choisi un autre genre, de la chick-lit pour passer un bon moment et ce fut le cas ! Même si je trouve que j'ai mis beaucoup de temps à le lire, en comparaison d'un seul tome d'Anita Blake, c'est le genre de livre qui ne fait pas la semaine.

L'écriture est fluide et agréable à lire. On se met aisément à la place d'Andrea. Ce livre est vraiment excellent. Même si je connaissais déjà l'histoire, pour avoir vu le film quelques temps avant (que j'avais d'ailleurs apprécié et qui m'a donné envie de lire le livre), je dois dire que le livre est meilleur ! On voit à quel point cette femme est horrible et qu'Andrea fait de son mieux pour la satisfaire mais qu'il y a tout de même des limites à tout mais après tout " Beaucoup de filles se damneraient pour être à sa place !" .

Ce n'est pas parce qu'on est quelqu'un de puissant et d'influent qu'on doit lui obéir au doigt et à l'œil simplement parce qu'on le désire. Ce livre est vraiment génial et on compatit vraiment à ce qu'Andrea est obligée d'endurer pendant son année au magasine Runway.

Je conseille vraiment ce livre parce qu'il est à la fois amusant, dramatique et qu'il retrace quelque part la vérité... Un bon moment de détente avec ce livre.

Totto-Chan La petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuronayagi

Quatrième de couverture

Début des années 1940, Totto-chan, six ans, a la langue bien pendue et une curiosité hors du commun. Elle est incapable d'observer les règles fixées en classe par son institutrice. A tel point qu'elle se fait renvoyer de son école primaire et se retrouve exclue du système scolaire, quelques temps à peine après y être entrée. Inquiets pour leur fille, ses parents décident alors de l'inscrire à Tomoe. Tomoe est un établissement incroyable, à l'image de son directeur, M. Sosaku Kobayashi. Là, les enfants apprennent autant qu'ils s'amusent, découvrent et s'imprègnent de choses essentielles telles que le respect de soi-même et des autres, le goût de l'étude, l'acceptation de l'échec, l'autonomie, la musique, l'amitié... mais ils découvrent aussi l'intolérance, la perte d'être chers, les moqueries... Tomoe est l'école de la vie et, sans conteste, cet établissement a changé celle de Totto-chan.

Mon avis

C'est une autobiographie sans en être une. C'en est une du fait que la petite fille en question Totto Chan est l'auteur elle même. Seulement ce n'est pas écrit à la 1ere personne comme dans toutes les biographies mais à la 3e personne. ça n'empêche pas qu'on comprend parfaitement que c'est la vie de l'auteure, surtout qu'à la fin, chaque personnage, enfant du livre a un petit passage écrit ou elle raconte ce qui sont devenus par la suite. C'est une histoire intéressante et qui nous montre la vie à cette époque, tout ce qu'elle a vécu étant enfant. C'est sympa et rapide à lire. Je n'aime pas spécialement les autobiographies mais la je dois dire que c'était vraiment plaisant à lire, du fait que ça ne se présente pas tout à fait comme une autobiographie normale.

Horizon de Loïs McMaster Bujold (Le Couteau du Partage 4)

Quatrième de couverture

Les Marcheurs du Lac sont les seuls capables de tuer les vestiges malfaisants d'une magie ancienne. Mais ils gardent jalousement leurs secrets et vivent à l'écart des fermiers qu'ils protègent. Aussi, quand Dag le patrouilleur s'est porté au secours de Faon la jeune fermière, ils ne s'attendaient pas à tomber amoureux, encore moins à s'unir et à partir ensemble vers de nouveaux horizons. Dag comprend de mieux en mieux ses pouvoirs. Devenu apprenti auprès d'un maître-guérisseur, il s'interroge à présent sur sa destinée. C'est alors qu'une terrible crise frappe les partisans de Faon et Dag. Dans un monde qui change, les anciennes traditions peuvent-elles encore vaincre l'ennemi le plus mortel qu'on ait jamais connu ?

Mon avis

Je dois dire que ce tome clôt bien cette tétralogie. J'aime toujours autant l'histoire et je me suis - comme les fois précédentes - laissée emporter par cette histoire d'amour des plus atypiques et contestée. L'écriture est toujours aussi agréable à lire et fluide de sorte qu'on rentre facilement dans l'histoire et qu'on se laisse emporter par elle. Par ailleurs, on apprécie tellement nos deux personnages, qu'on aimerait qu'il leur arrive de bonnes choses et qu'on puisse les laisser vivre leur amour tranquillement, comme n'importe qui.

Dès le début du tome, on retrouve Faon et Remo, qui cherchent à connaitre – grâce à des Marcheurs du Lac – le nom d'un guérisseur qui pourrait aider Dag. Ainsi, ils font la rencontre de deux femmes patrouilleuses qui leur indiquent un nom : Arcadie Bouleau. Après longue discussion, Faon, Dag, Remo et Barr finissent par parler à cet homme et accepte de prendre Dag comme apprenti pour qu'il maitrise mieux son don et lui expliquer ces phénomènes qui paraissait à notre patrouilleur comme anormal. Son apprentissage lui permet de comprendre son don et d'en faire bon usage. Mais inévitablement, le besoin d'aider autrui est plus fort que tout, même si ça doit mettre en péril la situation, car ils avaient fini par être en partie accepté par un nouveau camp. Ainsi, notre couple, finit par partir et cela pour le nord, d'autant qu'un évènement imprévu vient tout perturber et que cela entraîne le départ précipité. Sur la route, ils vont faire plusieurs rencontres et pas nécessairement des meilleures.

L'action est présente et on n'a pas le temps de s'ennuyer car il se passe toujours quelque chose, un évènement pour contrarier les plans et permettre de faire avancer l'histoire. Parfois, on en vient à se demander s'ils vont réussir à recouvrer une vie normale et sans problème. On rencontre dans ce tome de nouveaux personnages, qui sont vraiment intéressants, touchant également et on a vraiment plaisir à les avoir aux côtés de notre couple dont la vie se complique encore un peu plus dans ce tome. C'est parfois à se demander s'ils auront un jour la paix.

Cette série donne à réfléchir sur les différences entre deux peuples, les acceptations de l'un envers l'autre... et cette histoire nous montre que leur amour est tellement fort, que rien ne peut les séparer. Une histoire d'amour très sympathique. J'ai beaucoup apprécié cette série, même si au départ, je ne m'étais pas attendue à ça, je dois dire que je ne regrette pas de l'avoir lu parce que c'était quand même bien et que de temps en temps, la romance paranormale (c'est plus proche de ça pour moi que de la fantasy) peut être sympa sans tomber dans l'Harlequin (ici, on n'est pas du tout dedans, ou en tout cas, je ne l'ai pas ressenti comme ça).

Une très belle histoire qui vaut la peine d'être lue selon moi, mais il ne fait pas s'attendre à de la fantasy mais plus à de la romance comme je l'ai dit, même s'il se passe d'autres choses que l'histoire d'amour entre Faon et Dag.