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27/02/2012

La Prime de Janet Evanovich (Une aventure de Stéphanie Plum 1)


Quatrième de couverture

Plus de boulot, plus de voiture et un compte en banque dans le rouge cramoisi. Stéphanie Plum troque sa TV contre une vieille carlingue déglinguée pour se rendre chez son cousin Vinnie. A la clé : un job de classement minable et sous-payé.
Quand elle ressort du bureau, elle est chasseuse de primes. Enfin, à l’essai. Et sa première proie n’est autre que Joe Morelli, accusé de meurtre. Un cachet de 10 000 dollars pour elle si elle lui met la main dessus. Joe Morelli, le type qui, à intervalles réguliers, débarque dans sa vie pour la lui bousiller. La dernière fois, qu’elle a croisé sa route, il y a laissé une jambe…

Mon avis

Je connaissais ces livres de nom depuis quelques temps parce que Nyx Shadow (ouais, encore et toujours elle) m’en avait parlé en disant que c’était génial. Bon, ne pouvant pas tout lire, j’avais laissé de côté en notant le titre de mémoire. Puis, un appel sur FB a été fait pour que pocket réédite la série, et avec la sortie du film Recherche bad-boy désespérément, on pouvait espérer que ça se relance. Et ça a été le cas, et pour cette occasion le livre revêt une autre couverture (ce qui n’est pas plus mal à mon sens) et vu que tout le monde en dit du bien… J’ai fini par me laisser tenter (merci à ma Maman de m’avoir acheté le livre *yeux Chat Potté on*).

Ainsi, j’ai commencé ma lecture hier soir / cette nuit et je viens de le terminer (il ne me restait plus grand-chose, mais mes yeux ne tenaient plus). Et franchement j’adore, j’adhère à 100%. C’est un mélange de policier et de chick-lit, c’est super agréable à lire. L’écriture est simple mais efficace, on plonge directement dans l’univers de l’auteur et on ne peut qu’apprécier Stéphanie.

Elle vient de se faire virer de son boulot, vendeuse de lingerie, et elle a atteint vraiment le fond, son compte est dans le rouge, elle est obligée de revendre ses meubles pour s’acheter une vieille voiture parce qu’on vient de lui reprendre son ancienne. C’est alors que sa mère lui propose d’aller travailler pour son cousin Vinnie qui cherche quelqu’un pour du classement. Résignée, elle finit par y aller mais le poste est déjà pourvu. Mais la secrétaire lui propose un autre job : celui de chasseur de prime, il y a beaucoup d’argent à se faire et cela rapidement, à condition de mettre la main sur le fugitif. Stéphanie va ainsi hériter de sa première mission, Joe Morelli, un ancien flic qui a tué un homme alors qu’il était sans défense, il y a 10 000 dollars à se faire alors Stéphanie n’hésite pas. D’autant qu’elle connait ce gars et depuis sa plus tendre enfance, il n’arrête pas de lui bousiller la vie, alors, à charge de revanche…

L’histoire est toute simple, mais on passe un agréable moment et l’intrigue est vraiment bien menée. Il y a plein de rebondissements, d’actions, de choses qui se passent ne même temps pour qu’on ne puisse pas s’ennuyer un seul instant. La traque de Morelli aurait pu se passer aisément et rapidement, après tout remettre la main sur un gars du quartier ne devrait pas être trop compliqué, sauf qu’il s’agit d’un flic, qui a certaines connaissances et que Stéphanie, en matière de traque… n’en a aucune. Mais c’est sans compter l’aide de Ranger qu’elle va finir par se faire petit à petit à son nouveau job, qui va lui donner du fil à retordre, car Joe, n’est pas prêt à se faire attraper et toute un jeu de chat et de la souris se profile. J’ai vraiment aimé la tournure que prenait les évènements, c’était assez inattendu et à d’autres plus prévisibles. Mais on s’en fiche parce que ça reste vraiment génial. Tout s’imbrique naturellement et on voit pas à pas où cette traque nous mène et il se pourrait que Stéphanie fasse une pierre deux coups.

Quant aux personnages, c’est un vrai régal. On a un peu de tout, c’est assez éclectique et on ne peut vraiment pas s’ennuyer avec de tels personnages. Stéphanie n’est vraiment pas faite pour ce boulot et pourtant elle sait d’une part, que si elle ne veut pas se retrouver à la rue, elle doit gagner de l’argent, et d’autre part, elle se prend au jeu et recherche en même temps sa vengeance sur Joe Morelli qui par le passé a déjà chamboulé sa vie. Elle est un peu gaffeuse, pas très douée. C’est un personnage vraiment attachant et on comprend pourquoi elle se rattache à ce travail malgré tout, quand bien même elle pourrait risquer sa vie. Elle garde la tête froide (la plupart du temps) et fait face aux problèmes, quitte à rentrer tête la première dedans… Ce qui bien sûr va lui attirer des soucis, mais il n’y aurait pas d’histoire si elle était une gentille fille sage, non ?

Joe Morelli est un séducteur né comme on peut le voir et il use de tous ses charmes, même si parfois ça ne marche pas très bien, c’est aussi un manipulateur et franchement, j’ai beaucoup aimé ce personnage. Malgré tout on s’attache à lui et sa relation avec Stéphanie est vraiment géniale, on passe de bons moments quand ils sont là tous les deux, à se chamailler pour un rien alors qu’il y a d’autres problèmes plus urgent à régler. Quant à la famille de Stéphanie, no comment… et je pense surtout à la grand-mère, totalement déjantée.

En bref, ça a été un vrai plaisir de lire ce livre. Je me suis régalée, amusée. Les répliques sont vraiment extra. C’est vraiment tout un univers très intéressant et sympathique. Les personnages sont attachants et… difficile d’en dire plus, j’ai vraiment adoré, et passé un bon moment en lisant cette première aventure et il me tarde de lire la suite !

Et encore un merci à Nyx pour m'avoir fait découvrir la série en amont ! :D

26/02/2012

Sacrifice de Kelley Armstrong (Les Femmes de l'Autremonde 7)


Quatrième de couverture

C’est l’émission de téléréalité la plus attendue du moment : trois médiums réunis dans une maison pour invoquer l’esprit de Marilyn Monroe.
Contrairement à ses collègues, Jaime Vegas est une vraie nécromancienne, et elle sait que la maison est hantée. Pas par des vedettes de cinéma, mais par quelque chose de plus étrange et de bien plus terrifiant : des âmes coincées dans le monde des vivants. Jaime est la seule à les sentir et à pouvoir les renvoyer d’où elles viennent…
Accompagnée du loup-garou Jeremy Danvers, elle pénètre dans le monde cauchemardesque de la magie noire. Et pour espérer vaincre ses terribles ennemis, elle devra apprendre à utiliser ses pouvoirs les plus obscurs…

Mon avis

Je tiens encore à remercier ma dealeuse officielle pour m’avoir permis de lire ce livre « en avance » puisque le poche est à prévoir dans plusieurs mois et que ça m’embêtait de ne pas avoir la suite, depuis le temps que je l’attends. Surtout qu’en sachant que ce tome serait centré sur Jaime, j’avais vraiment hâte de le lire alors ma dealeuse a bien voulu me le prêter et j’ai enfin pu le lire. Evidemment, le livre n’a pas fait long feu, bien que je l’aie un peu fait trainer pour en profiter pleinement.

Jaime est une nécromancienne, elle a le pouvoir de voir et communiquer avec les morts, mais c’est également une grande star du show biz qui souhaite se faire connaitre davantage et pour cela, elle veut avoir une émission de télé à son nom, consacré uniquement à elle et non pas juste une petite émission où elle fait de temps en temps des apparitions. Pour cela, elle va aller dans une émission de téléréalité où 3 médiums (dont les deux autres ne sont que des imposteurs contrairement à Jaime qui a véritablement un don) vont être réunis dans une maison pour invoquer l’esprit de Marilyn Monroe. Evidemment tout ne va pas se passer comme prévu car pendant une séance afin d’éveiller les pouvoirs des médiums, Jaime sent quelque chose d’anormal, des âmes coincées dans le monde des vivants, qui peuvent la toucher et ainsi par cette manière manifester leur présence. Jaime étant la seule vraie nécromancienne, elle est la seule à pouvoir renvoyer ces âmes où elles devraient être, mais Jaime ne pensait pas que cette affaire allait la mener sur des chemins vraiment très sombre…

Jaime est un personnage que l’on a rencontré dans le passé grâce à Paige (quand elle était narratrice) et je dois dire qu’elle m’intriguait beaucoup et m’avait bien plu donc j’étais assez impatiente de lire le livre qui l’a concernait et je peux vous dire que je n’ai pas du tout été déçue. L’univers de l’auteur n’est plus inconnu pour moi, et j’adore totalement le principe d’avoir une narratrice différente à chaque tome (bien qu’Elena ou Paige reviennent plusieurs fois). Les personnages se retrouvent, s’entremêlent ce qui fait qu’on ne les perd jamais totalement de vue. Donc c’est vraiment agréable parce que c’est comme si on tenait une seule et même trame tout en ayant des livres différents car chaque univers est présenté et mis en avant, tout en conservant les précédents. Par ailleurs, toute la série se poursuit sur plusieurs années tout ne se fait pas rapidement, donc on voit une vraie évolution et changement entre certains personnages ce qui n’est pas pour me déplaire (Savannah par exemple à 13 ans dans le tome 3 où on la rencontre pour la première fois, ici elle en a 17 ans… le tome 13 où elle est narratrice va être un pur régal, car elle sera probablement adulte). L’univers est original et intéressant, donc de mon côté, je suis déjà fan, ça n’est pas un souci et Jaime est un personnage atypique, et quand on la voit d’un point de vue extérieur, elle parait totalement différente que lorsqu’elle est narratrice et en même temps… C’est intéressant d’avoir ces changements, ça permet d’avoir une autre opinion de toutes ces personnes que l’on rencontre.

Quant à l’histoire / intrigue, même, elle est vraiment géniale et là, l’auteur a eu une idée vraiment superbe. On suit pas à pas Jaime dans son rôle de médium (chiqué) tout en sachant qu’elle a un réel pouvoir et de l’autre, on voit Jaime en tant qu’enquêtrice, si on peut dire ça comme ça, et c’est un rôle qui lui va plutôt bien en dépit de son côté show-biz qui jusque là était très prononcé. Elle mène son enquête jusqu’au bout, en dépit de tous les problèmes qu’elle rencontre et de la peur que ça peut lui inspirer. Mais Jaime est un personnage fort et qui a de la volonté, donc elle y va, quoi qu’il arrive. La nécromancie est vraiment un domaine particulier (tout est lié à la mort d’une manière où d’une autre et là…), et là, l’auteur nous en dévoile tous les pouvoirs même les plus sombres (rapprochant ce livre parfois du thriller, j’ai vraiment adoré !).

La petite nouveauté de ce livre, est que la narration est dédoublée. En effet, on a donc Jaime, à la première personne, mais également une narration à la 3e personne qui nous montre un groupe spécial, adepte de magie occulte et évidemment, en lisant ces deux parties, on sait que ça se rejoindra à un moment où à un autre. Mais franchement, je dois avouer que je ne savais pas du tout qui était derrière tout ça, je ne m’imaginais pas ça, donc ça a été une très bonne surprise (j’aime bien quand on me surprend, ça prouve que l’auteur a du talent et qu’il a vraiment de très bonnes idées).

Quant aux personnages, je vais en parler de plusieurs parce qu’ils méritent vraiment notre attention. Mais je vais tout d’abord par commencer par la narratrice : Jaime, nécromancienne de son état et star d’Hollywood. Jaime est ambitieuse et veut vraiment son émission afin d’être davantage connue, plus posée aussi et surtout pour se prouver à elle-même qu’elle en est capable. C’est une sorte de revanche aussi. Ce tome est riche en action, en rebondissement, il ne se passe pas un instant où un évènement ne surgit pas et ne chamboule pas tout ce qui est mis en place.

On retrouve d’anciens personnages, comme par exemple Elena / Clay et leur mini meute via le téléphone, ou encore Paige, Lucas et Savannah, mais c’est surtout en la personne de Jeremy, chef de la Meute, qu’on retrouve ce lien du « passé » et là, on risque d’avoir quelques surprises. J’ai beaucoup aimé la relation entre Jaime et Jeremy mais je n’en dirai pas davantage, je vous laisse découvrir tout ça, mais c’est délectable. Dans ce livre, on fait également la rencontre de nouveaux personnages, comme Hope, un semi-démon, qui pour les curieux (comme moi) savent qu’elle sera une narratrice dans les tomes à venir (mais je ne sais plus lequel exactement) donc j’étais assez pressée de découvrir cette jeune femme, me demandant quand elle allait arriver et en quoi. Et franchement, je ne suis pas déçue, elle est vraiment extra et je pense que l’histoire qui lui sera consacrée sera vraiment géniale.

En bref, ce tome est vraiment génial, on a une intrigue qui tient bien la route, qui est haletante, très intéressante, tout en mettant bien en valeur Jaime. Elle est telle que je me l’imaginais et je dois avouer que l’évolution du personnage est très agréable. Ce livre est plein de rebondissements et de surprises et si vous êtes fans de la série, ce tome là, ne pourra que vous faire succomber davantage.

Car nos coeurs sont hantés d'Erik L'Homme (A comme Association 7)

Quatrième de couverture

Réveillé en fanfare par Fafnir, son sortilège-espion, Jasper s'apprête à partir sur les traces du dangereux chamane. Lorsque Jean-Lu, venu à la rescousse, tombe sur trois sbires évanouis sur le pas de la porte, il lui faut inventer une nouvelle série de mensonges - un art très prisé par l’Association ces derniers temps. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là. Jasper, devenu ennemi public numéro un, est pourchassé par des Anormaux enragés, par un Mage rancunier et même par mademoiselle Rose, transformée en chef de guerre ! Si notre magicien en herbe découvre les secrets des mondes qui l’entourent, il lui manque encore de nombreuses réponses, à commencer par le mystère des pouvoirs de Nina ! Heureusement, Ombe est là pour le guider, que ce soit pour affronter un loup-garou ou une jolie fille…


Mon avis

Ah là là… J’avais dit que je me le prendrais au salon du livre de Paris (1. Parce que j’étais persuadée qu’il sortait en mars, 2. Parce que je voulais le faire signer en direct à Erik L’Homme) mais hier je l’ai vu en magasin et je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre, l’appel était trop fort (le manque aussi, il me fallait ma dose de A comme Association, ma dose de Jasper) et du coup je n’ai pas résisté (faible, je suis) et je l’ai dévoré en un rien de temps, tard dans la nuit tout en le savourant et en me délectant de cette nouvelle histoire qui annonce pourtant la fin de la série (et oui, à mon grand dam, il n’y en a que 8 !).

Bref, après les évènements passés, Jasper se retrouve en compagnie de Nina chez lui. Après un réveil en fanfare par Fafnir qui devait le prévenir s’il y avait du mouvement avec Otnir, il finit par partir avec Nina, vu que Jean-Lu n’était pas encore arrivé pour rester avec elle et la protéger pendant qu’il repartait à la recherche d’Otnir. Mais, une fois passé le seuil de la porte, il voit 3 hommes à terre, assommé par son enchantement et Jean-Lu qui le regarde stupéfait en se demandant ce qui avait bien pu se passer. Après de brèves présentations, Les 3 compères partent de la maison de Jasper et se mettent en chasse pour retrouver Otnir et l’arrêter… Sauf que le problème est que Jasper est poursuivi lui aussi à cause de graves accusations et il va falloir déployer toutes ses connaissances pour se sortir de là tout seul… Mais Jasper n’est jamais seul, Ombe veille sur lui…

Bon, vu ma petite introduction, vous vous doutez que j’ai adoré ce tome (et c’est peu dire). Pour le moment je pense que c’est le meilleur (même si tous les tomes sont très bons) celui-là place la barre vraiment très haute et c’est absolument génial. On ne peut qu’aimer cette série, ce n’est pas possible autrement. L’intrigue une fois de plus est vraiment très bonne, je dirai même excellent, fantastique, géniale ! Ahem… Ok, je pense que vous avez compris que ce livre est absolument à lire ! En fait, faut lire la série, point barre et ça, tant que vous ne l’aurez pas intégré… c’est peine perdue. (Je plaisante évidemment, mais si je dis que ça en vaut la peine et que d’autres gens le disent, ça n’est pas pour rien).

La narration est une fois de plus double, on a celle à la première personne de Jasper et de l’autre on a les interventions de Mademoiselle Rose qui se retrouve seule au 13 rue du Horla. Et elle semble de plus en plus inquiète face à la situation et sait qu’il est désormais temps de sortir les grands moyens et là… c’est une véritable métamorphose qui s’opère et franchement je dois avouer que j’attendais ce moment depuis longtemps. Le fait d’avoir cette double narration permet d’en savoir plus que Jasper et ainsi découvrir des choses sur l’Association et un peu ce qui se passe autour, ce qui n’est pas pour me déplaire au contraire. J’aime à en savoir plus que les personnages même si c’est frustrant quand eux, ne comprennent pas ce qui se passe. Mais ce n’est pas grave, c’est ce qui donne tout l’intérêt du livre. Quant à Jasper, bah c’est Jasper quoi, toujours égal à lui même, mais je reviendrais sur lui un peu plus tard.

L’histoire poursuit son cours et tout se passe très rapidement (pour rappel, ça ne fait qu’une semaine que les évènements du tome 1 se sont produits ! On peut dire que Jasper et Ombe n’ont pas chômé pendant cette période et qu’ils leur aient arrivés bien des choses à tous ! Jasper recherche l’homme au tambour qui semble mêlé à toute cette histoire, mais il se retrouve avec Nina, une autre Agent stagiaire dont les pouvoirs semble lui échapper, elle ne sert pas à « grand-chose » vu que la plupart du temps elle semble effrayée et avoir besoin d’aide (pas très pratique pour un Anormal et un Agent de l’Association) et de son ami Jean-Lu qui ignore tout de ses activités. Autrement dire qu’il est vraiment dans une situation compliquée et pour ajouter encore des problèmes, il est poursuivit par l’Association pour meurtre comme on le sait (mais lui, l’ignore). Pendant toute ma lecture, je me demandais où l’auteur voulait en venir, ce qu’il cherchait à nous montrer etc. et là je dois dire que j’ai totalement été bluffée et stupéfaite par les découvertes et révélations de ce tome. Je ne m’y attendais pas du tout ! En même temps, c’est tellement incroyable, que ça me semble irréel. Il se passe tellement de choses dans ce livre qu’on se demande comment Jasper fait pour garder la tête froide et agir comme il le fait (la plupart du temps). Franchement, c’est tellement bon ce livre qu’on s’en délecte et savoure chaque instant parce que c’est vraiment une série jeunesse qui peut ravir tout le monde et qui nous emporte totalement dans cet univers incroyable.

Pour les personnages, je parlerai avant tout de Jasper (en même temps, c’est notre héros, notre narrateur… notre chéri adoré ! Bon… peut être pas pour certains, mais moi je l’adore !). Il reste fidèle à lui même, il est toujours aussi bavard quand il ne le faudrait pas, il a toujours ses blagues pourries et jeux de mots qui nous font rire. Cet aspect de sa personnalité, j’adore à 100%, il est vraiment génial et on aimerait avoir un ami comme lui. Il se montre très courageux dans ce tome et inventif, même si parfois il faut lui remettre les idées en place, et Ombe, bien que… elle est toujours là pour lui et l’aide de bien des façons. (Je trouve ça vraiment bien fait la manière dont elle est présente malgré son absence évidente dans ce livre). Et dans ce tome, on voit d’autres choses s’opérer en lui, la présence de Nina n’est pas pour le déplaire, même si elle l’intrigue énormément, ne comprenant pas pourquoi elle fait partie de l’Association (mais la règle 6 empêche les Agents de savoir quels sont les pouvoirs de ceux des autres Agents, ce qui énerve un peu Jasper d’une certaine manière parce qu’il aimerait savoir justement). Et là, faut avouer qu’Erik L’Homme fait très fort parce qu’on ne s’attend pas du tout à ça. Beaucoup de personnages vont nous surprendre dans ce tome… Je vous assure. Sinon, un autre personnage que j’aimerai parler avant de m’arrêter là, c’est Mademoiselle Rose, là je dois avouer qu’elle m’a vraiment surprise et que je ne m’attendais pas à ça. Enfin ce n’est pas vrai, j’espérai plutôt avoir ça, parce que cette femme, elle cache très bien son jeu et franchement, la découvrir comme ça, un vrai régal.

Bon, je pense que je vais m’arrêter là, parce que sinon je pourrais parler de ce livre pendant des heures et je risquerai de vous spoiler et là, ça n’aurait aucun intérêt parce qu’il faut vraiment lire ce livre. C’est absolument génial. Ce tome est rempli d’actions, de révélations, de surprises (bonne comme mauvaise) de tensions… non franchement, c’est absolument génial. L’intrigue prend une tournure et une ampleur telle qu’on se demande comment ça peut être possible. En commençant la série, on ne pouvait pas du tout s’attendre à ça (en même temps Erik L’Homme non plus, puisqu’il a dû changer en cours de route et ça, suite au décès de Pierre Bottero) mais il a maintenant une autre trame et idée (qui peut-être n’était pas si éloignée que ça de l’idée de départ, ça je pense qu’on ne le saura jamais) qui est vraiment très bonne, très surprenante et absolument géniale. L’univers est vraiment très riche, les personnages très intéressants qui évoluent et nous surprennent à tout instant. Franchement, c’est l’une des meilleures séries jeunesses que j’ai pu lire jusque là. et en dépit de mon âge, je suis totalement fan et j’aimerai bien rencontrer tous ces personnages qui sont absolument fabuleux (à défaut des personnages, je rencontrerai l’auteur au salon du livre de Paris, ce qui sera déjà très bien). Et pour finir, je vous ai déjà dit que cette série était géniale ?

Chris Debien & Ysha - LucyloO et les Maraudeurs du Rêve (LucyloO 2)

Quatrième de couverture

Le Grand-Songe… un monde mouvant, où des dolls aux courbes voluptueuses plongent à la recherche des perles d’OEniria garantissant l’équilibre des rêves.
Un monde où les créatures de cauchemar sont repoussées loin de la vie quotidienne grâce à de l’Absenthe, ce nectar dont se délecte le peuple. Mais pour combien de temps ?
Dans Lab-Ø, la ville dédale, LucyloO l’Arpenteur de Songe poursuit son aventure. Confrontée aux révélations du Haut-Rêvant, la belle doll en quête de réponses va découvrir le monde des Maraudeurs, ces factions politiques rebelles qui naviguent comme elle entre rêve et réalité.
Bienvenue sur les pas de Meetoo…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Aqua Lumina de m’avoir permis de lire ce livre et de poursuivre ainsi les aventures de LucyloO.

Cette fois-ci, l’histoire est davantage du point de vue de Meetoo que de LucyloO, même si elle reste au cœur de l’intrigue, car après tout ce qu’on a découvert dans le premier tome, il est logique qu’elle soit aussi présente. Meetoo est un humain, l’un des derniers du Grand-Extérieur, mais il est également un Maraudeur, il traque ceux qui sont corrompus, etc. Meetoo va être chargé d’une mission qui va le conduire vers LucyloO, qui elle va tout faire pour comprendre ce qu’avait voulu dire le Haut-Rêvant et ainsi s’approcher dangereusement du monde des Maraudeurs… Quant au peuple, il est sous l’emprise de l’Absenthe qui leur permet d’écarter tout cauchemar, mais comme on va le découvrir le danger n’est jamais là où on le croit…

Difficile de résumer un roman graphique qui soit si court sans tout spoiler ou paraphraser la quatrième de couverture qui pour le coup, met parfaitement en scène les enjeux, sans pour autant tout dévoiler, et en mettant l’eau à la bouche pour poursuivre les aventures de LucyloO. Comme je l’ai dit, l’histoire est davantage du point de vue de Meetoo même si elle garde une très grande place dans l’histoire. On découvre un autre monde, celui des Maraudeurs du Rêve, qui est assez différent des Arpenteurs du Songe, tout en y étant proche par certains aspects. L’histoire continue, on voit un peu plus les méfaits et l’envers du décor avec l’Absenthe (ce qui n’est pas pour me déplaire puisque ça fait avancer l’histoire)

J’ai bien apprécié le début, qui met en scène un personnage (déjà rencontré dans le précédent volume) qui interpelle le lecteur pour lui fournir quelques explications. Là, pour le coup c’était vraiment bien. C’était une chose que je reprochais au 1er volume, le manque d’explication quand on entre dans un monde totalement nouveau et qu’on ne maitrise pas, on a besoin d’informations et je trouvais qu’il n’y en avait pas assez. Là pour le coup, je trouve ça vraiment bien, et comme en plus, j’ai lu le 1er volume il n’y a pas si longtemps que ça, je n’étais pas perdue et déjà bien ancré dans ce monde étrange où le rêve et la réalité se confonde.

Le seul reproche que je pourrais faire à ce 2e volume, c’est qu’il soit trop court, en un rien de temps, on arrive à la fin et finalement, on n’a pas la sensation que l’intrigue ait beaucoup évoluée. Il est vrai qu’on a quelques réponses, mais on reste quand même un peu sur sa faim parce que ça n’a pas pris trop d’ampleur. Après il s’agit d’un roman graphique, proche de la BD et c’est souvent le cas, cette interruption qui peut paraitre brusque et qui du coup me donne envie de lire la suite parce que je veux savoir où tout cela va nous mener, tout en étant frustrée et « déçue » de ne pas avoir davantage d’informations.

Mais pour palier à cela, les auteurs nous ont laissé une petite surprise afin de prolonger un peu plus « l’histoire » ou du moins l’univers. J’ai trouvé ça assez sympa et « mignon » peut être pas, quand on voit l’univers qui est créé, c’est un monde de cauchemar où réalité et rêve s’entremêle sans qu’on ne sache exactement où l’on se trouve, donc il ne faut pas s’attendre à quelque chose de mignon (dans le sens premier du terme), où tout est beau et gentil, non, bien au contraire. Cela dit, j’ai bien apprécié cette surprise et ça me donne envie d’en découvrir plus, ce qui est une bonne chose. Et l’on a en plus à la fin, quelques croquis, comme dans le 1er volume, pour nous ancrer davantage dans ce monde étrange et froid.

Les personnages sont intéressants, le fait de changer « de point de vue » permet de mieux découvrir Meetoo et j’avoue que je suis très intriguée par ce garçon et ce qu’il va pouvoir faire dans l’avenir. Certains dévoilent davantage leur jeu, ce qui est vraiment bien, on voit de plus en plus où l’auteur veut nous mener tout en ayant un suspense qui nous maintient dans une attente frustrante.

Sinon, pour parler brièvement des dessins, eh bien ce sont toujours les mêmes… Plus sérieusement, je les aime beaucoup, ça rend l’univers vraiment très étrange, froid, cauchemardesque, tout ce qu’il faut pour ce roman graphique (BD) très particulier, mais intéressant en même temps.

Cette histoire m’intrigue énormément et bien que j’y troue quelques défauts. Bon, il faut dire que je ne suis pas habitué à la BD, je suis plus une adepte des romans, et des « pavés » du coup quand on n’a pas trop de détails, d’explications, ou davantage d’éléments dans l’intrigue, comme des rebondissements ou plein d’action, j’avoue que je suis un peu difficile à contenter. Mais en dehors de cet aspect là, je trouve que c’est une bonne histoire, il y a des éléments intéressants, ça donne envie de poursuivre et d’en savoir plus, c’est tout ce qui importe finalement.

25/02/2012

In My Mailbox (18)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



Antony d'Alexandre Dumas
La prime de Janet Evanovitch
Le trésor de guerre de Bobbie Faye de Toni McGee Causey
Car nos coeurs sont hantés d'Erik L'Homme
Loup y es-tu ? d'Alexis Lecaye
Witch & Wizard de James Patterson

Et vous ?

L'amour en double de Joyce Carol Oates

Quatrième de couverture

Molly Marks, une jeune et jolie femme de vingt-sept ans, décide de suivre une thérapie - plus par désœuvrement que par nécessité - avec le Dr Jonathan McEwan, qui ne tarde pas à devenir son amant.
Il lui apprend qu'il a un frère jumeau, James, qui réside à New York, également psychiatre, avec qui il est brouillé depuis dix ans.
Décidée à découvrir la raison de la rupture entre les deux frères, Molly se présente chez James McEwan sous un nom d'emprunt. Et elle en devient la maîtresse...
Désormais, elle ne cesse de comparer les jumeaux : leurs manies, leur façon de faire l'amour, leur écriture... Mais les manœuvres de Molly se retournent peu à peu contre elle...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions L’archipel (Archipoche) de m’avoir permis de lire ce livre, qui est assez particulier.

L’histoire raconte celle de Molly Marks, une jeune femme qui au début de ce livre emménage avec son petit ami : Jonathan McEwan, qui quelques temps auparavant étant en fait son thérapeute (thérapie, qu’elle n’avait pas nécessairement besoin à première vue). Ils finissent par sortie ensemble et au cours de cette soirée d’emménagement, il lui avoue (alors qu’il est un peu éméché) qu’il a un frère jumeau qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Surprise qu’il ne lui en ait pas parlé avant tente d’en découvrir sur ce jumeau caché avant de se rendre compte que le sujet était assez sensible, les deux frères étaient fâchés, sans qu’elle ne sache pourquoi. Et c’est ce secret qui va pousser Molly a retrouver ce frère et à savoir ce qui a bien pu se passer des années auparavant et pour cela, elle va se faire passer pour une future « cliente », James McEwan étant lui aussi thérapeute, avant de devenir son amant et de pouvoir comparer ainsi ses deux amants, ces deux frères jumeaux… Sauf qu’elle s’adonne à un jeu qui pourrait devenir très dangereux. Mais cela, elle l’ignore…

Avant de parler de l’histoire / intrigue même, je voudrais d’abord parler de la forme du texte. La narration est assez étrange, on nous « balade » un peu dans le temps sans qu’on sache où on se trouve et c’est déconcertant et déstabilisant et j’avoue qu’au début j’ai eu un peu de mal à me faire à la narration (qui est tout simplement à la 3e personne). Le style de l’auteur est assez particulier et j’ai eu un petit temps d’adaptation avant de pouvoir m’immiscer parfaitement dans l’histoire. Mais en dehors de ça, ça se lit relativement bien et on est plongé directement dans le cœur du sujet, ça ne traine pas. L’intrigue annoncée sur la quatrième de couverture commence assez tôt dans le récit, même si on nous remet quelques éléments du passé afin de bien comprendre comment on en est arrivé, là, on arrive rapidement à cette double liaison des plus étranges.

Pour en venir à l’histoire, l’intrigue même, je dois dire que le concept était assez alléchant, le mystère qui entoure les jumeaux intrigue toujours et de nombreuses études (plus ou moins sérieuses) existent afin de voir jusqu’à quel point les jumeaux sont similaires (véridiques puisque le soir où j’écris cette chronique, avait lieu une émission qui parlait justement de jumeaux dans laquelle on les soumettait à des tests anodins pour voir jusqu’à quel point ils peuvent être similaires ou différents). C’est donc un sujet qui plait et qui intrigue énormément car on ne peut pas expliquer certains « phénomènes » si on peut appeler ça ainsi, qui relie deux jumeaux ensembles. Certains sont très fusionnels, d’autres pas, et leur relation peut vraiment varier, il existe différent type (mais là n’est pas le sujet et je ne suis pas experte en la matière). Mais tout ça pour dire que la gémellité reste un thème très intéressant et intriguant dont l’auteur semble l’apprécier pour ces récits. Ici, elle nous donne une version assez noire, très spéciale et particulière (mais il faut lire pour le découvrir jusqu’à quel point).

Alors, avec une telle approche, je me suis dit que ça pouvait me plaire et que ça pouvait être très intéressant. Mais je dois avouer qu’après lecture de ce livre, je ne m’attendais pas du tout à ça. L’angle ou plutôt la manière par laquelle l’auteur a choisi de nous présenter son histoire m’a surpris. Je ne pensais pas que les évènements se dérouleraient de cette manière, mais d’un autre côté, ça rend le récit plus intéressant et intriguant, bien plus qu’à l’origine, donc ça n’est pas forcément une mauvaise chose. Dans l’ensemble l’histoire est très bien menée, on se demande tout le temps où l’auteur va nous emmener, ce qu’elle cherche à nous faire comprendre. Il y a tout un mystère autour des jumeaux, un secret qu’aucun des deux ne veut dévoiler ou entendre parler et ça titille la curiosité. En tant que lecteur, de même que Molly, on a envie de tout savoir, quitte à creuser et fouiller dans le passé pour en comprendre les raisons. Sauf que la curiosité est un vilain défaut et cela va forcément tôt ou tard se payer. L’idée était vraiment bonne, et je ne regrette pas d’avoir lu ce livre qui était quand même très intéressant.

Cependant, je dois avouer qu’avec une telle fin, je ne sais pas trop quoi en penser, c’est une fin assez ouverte qui nous laisse le choix de ce qui peut arriver. et au vu des évènements passés dans le texte, plusieurs voies s’ouvrent à nous et du coup, difficile de savoir ce qui peut se passer ensuite. Je ne suis pas fan des fins ouvertes, je préfère qu’on me dise clairement ce qui se passe, qu’on explique tout, or ici, ça n’est pas le cas. L’auteur choisit délibérément de nous laisser dans le doute et de trouver nous même la fin de cette histoire qui pour le coup devient vraiment hallucinante. L’auteur a une imagination assez incroyable et il faut voir la manière dont elle traite le sujet et le tourne comme elle le souhaite.

Quant aux personnages, c’est assez étrange, on ne peut pas s’identifier à eux, on ne peut pas vraiment s’y attacher parce que finalement, on ne les connait pas très bien. On assiste, tel des spectateurs extérieurs à une scène et l’on découvre tout en même temps que Molly ce qui se passe. On est un peu hors jeu et du coup ça ne nous permet pas de nous plonger totalement dans l’histoire mais vu le type du livre, ça paraît normal, sans poser de problème véritable. En général, avoir ce sentiment de détachement peut être un problème, sauf qu’ici, au vu de la situation, on ne peut qu’être spectateur, avoir un rôle plus important aurait été – je pense – étrange. Tous les personnages sont doubles et ne semblent pas être ce qu’ils sont. Molly joue à un jeu dangereux, on se demande pourquoi elle fait ça, pourquoi elle en arrive là, juste pour savoir un secret qui risque de ne pas lui plaire. Quant aux deux frères, c’est le jeu du chat et de la souris, en permanence et du coup, on ne sait pas trop quoi en penser, on finit par douter de tout, et c’est en cela que le talent de l’auteur ressort. C’est qu’on ne sait rien au bout du compte. Le traitement psychologique est ce qui mis en avant, c’est indéniable et l’auteur a su parfaitement créer des personnages intéressants à ce niveau là.

Donc finalement, j’en ressors quelque peu… peut être pas mitigée parce que dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié ce texte, seulement, ça me déconcerte un peu et je ne sais pas trop quoi en penser. Il y a de bonnes idées, dans l’ensemble c’est super bien traité, j’ai bien apprécié ma lecture, mais je me demande un peu où l’auteur voulait en venir. Avec une telle fin, ça me laisse un peu perplexe, je reste sur ma faim. On peut dire ça comme ça, mais c’est assez étrange, je ne sais pas trop comment qualifier ce texte et dire ce que j’en pense vraiment. Soit c’est absolument génial, soit ça n’est pas suffisamment achevé à mon goût et cela s’explique surtout par cette fin qui je pense laissera perplexe pas mal de monde. En général, on s’attend à un moment à avoir : la révélation, qui expliquera tout, un peu comme dans une enquête policière quand l’inspecteur (ou autre) dévoile le complot orchestré et dénonce les coupables. Là, l’auteur nous coupe d’une certaine manière l’herbe sous le pied, et on doit trouver tout seul la solution. ce genre de chose peut être absolument génial, comme dangereux, parce que ça peut ne pas plaire. Là, dans ce cas présent, j’avoue ne pas savoir où me situer.

En bref, ce livre a été une bonne découverte, même si je ne m’attendais pas du tout à ça. Il a su me surprendre, il a de nombreuses qualités, et si on peut dire avoir le défaut d’avoir une telle fin. Après tout dépend de l’accueil du lecteur, durant sa lecture et ce qu’il a imaginé. Mais pour moi, c’est un texte qui vaut la peine d’être lu et je pense qu’il y a moyen de créer un petit débat et qu’il peut faire parler de lui.

23/02/2012

Chris Debien & Ysha - LucyloO et les Arpenteurs de Songe (LucyloO 1)

Avant de vous présenter ce livre, je vous conseille d’une part, de lire la 4e de couverture, cela pourra aider à comprendre et de l’autre, ça spoile quasi la totalité du roman graphique, donc du coup, c’est un peu dommage parce que ça en dit trop (le roman n’est pas très long et avec cette quatrième de couverture ça survole quasi toute l’histoire). Donc à la limite, regardez plutôt le bref résumé que je fais dans mon avis.

Quatrième de couverture

Imaginez… Imaginez la voûte d’un gigantesque dôme de cuivre surplombant les eaux laiteuses d’un bassin ouvragé… Imaginez d’étranges silhouettes trapues avançant dans la lueur glauque de la pièce… Une élégante créature moulée de Syntex ébène s’enfonce dans l’eau…
Bienvenue sur les pas de LucyloO, bienvenue à l’aune du Grand-Songe !
Comme ses consœurs de Lab-Ø, la ville dédale, elle est un Arpenteur de Songe, chargé de récupérer des perles d’OEniria garantissant l’équilibre des rêves. Lorsqu’un Haut-Rêvant s’éveille, révélant une menace sourde, commence son aventure.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Aqua Lumina de m’avoir permis de lire ce livre qui était assez intéressant, même si j’ai quelques objections à émettre. Il s’agit d’un roman graphique, donc je vais parler dans un premier temps de la partie écrite et ensuite de la partie graphique.

L’histoire est celle de LucyloO qui est un Arpenteur de Songe, (une sorte de créature bionique) vivant à Lab-Ø. Sa mission est d’aller récupérer des perles d’OEniria dans les profondeurs d’un bassin, qui permettent de garantir les rêves et d’éloigner les cauchemars. Elle vit dans une prison dorée (comme elle le détermine elle-même) et souhaiterait découvrir le Grand Extérieur. Mais elle s’acquitte de sa mission car c’est ce qu’elle doit faire jusqu’à ce qu’un jour, tout ne se passe pas comme prévu. LucyloO ignore beaucoup de choses sur ce qui se passe réellement et à quoi servent les perles, mais un évènement important va tout chambouler et il va bien falloir qu’elle ouvre les yeux pour se rendre compte de la réalité.

Difficile de faire un bref résumé de ce 1er tome alors qu’il est « si court » et qu’assez rapidement on arrive à la fin. En quelques lignes on dévoiler l’intégralité de ce premier tome, ce qui n’a vraisemblablement aucun intérêt, sinon pourquoi lire le livre ? D’autant que c’était assez intéressant et que je pense que ça vaut la peine d’être lu. Mais j’espère que ce petit résumé ci-dessus a pu attiser la curiosité de certains.

Comme je l’ai dit, je vais parler dans un premier temps de l’intrigue, du scénario de ce roman graphique (BD). Je l’ai plutôt trouvée bonne. Elle suit son cours, est simple mais efficace, on est directement plongé dans cet univers étrange, avec des créatures, des humains et des sortent de robot, poupée bionique (Synthébiote). Il y a un univers complexe qui, pourtant aurait mérité d’être davantage enrichi. Je pense surtout au fait qu’on entre dans un monde qui nous est totalement inconnu et il n’y a pas suffisamment d’explications pour qu’on puisse bien tout comprendre. J’ai lu la 4e de couverture avant de commencer ce roman pour savoir de quoi ça parlait et j’ai bien fait parce que j’étais quelque peu perdue comme on n’a pas beaucoup d’indications. Juste après le prologue, on a un des personnages de l’histoire qui prend le lecteur en aparté pour nous expliquer un peu à quoi servent les perles, etc. – concept que j’ai bien apprécié et trouvé très utile – qui malheureusement ne réapparait pas dans la suite (ce qui aurait pu être très intéressant pour mieux comprendre ce monde atypique). Hormis cet aspect où il manque des données, j’ai trouvé ça vraiment pas mal et on voit bien que c’est un premier tome, comme dans une BD où l’action se coupe brusquement, nous laissant sur un cliffhanger, d’une certaine manière.

Pour ce qui est des personnages, on en a donc de tout type et on se fait déjà une petite idée de la place de chacun, mais pour certains, on ne sait pas trop comment les juger, là il faudra voir au fil des tomes pour vraiment s’en rendre compte. Quant à LucyloO qui est le personnage central, elle est attachante et cherche à savoir comment est la vie à l’extérieur, elle n’est pas à sa place, ne se sent pas comme les autres, et c’est cette volonté de recherche de vérité qui va la mener sur des terrains dangereux, qui pourront bien changer le cours de l’histoire…

Ensuite, je vais parler de la partie graphique, j’avoue que je suis assez difficile à contenter et du coup ça peut être souvent le risque, mais là, j’ai beaucoup aimé les dessins. C’est assez sombre, mystérieux, avec des créatures toutes différentes les unes que les autres, mais c’est suffisamment bien détaillé pour qu’on voit exactement où l’on se trouve et ça complète parfaitement le monde et l’histoire créés par Chris Debien. Je trouve que les deux parties se complètent parfaitement ce qui nous permet d’être bien intégré à l’histoire et de poursuivre aisément cette aventure. Le dessin est assez dynamique, on n’a jamais la même taille, comme dans les BD traditionnelle où l’on a une bulle du même format et qu’il faut rentrer les dessins dedans. L’intérêt du roman graphique est que le dessinateur a la place et le choix, il peut faire ce qu’il veut, parfois de pleines pages pour une scène, parfois de fragmenter en petite case ou en bande horizontale… Cette diversité permet de donner un intérêt nouveau à ce livre et j’ai beaucoup apprécié cet aspect là.

Et pour notre plus grand plaisir, après nous avoir averti que le 2e tome se profilait, on a quelques esquisses, recherches de personnages pour cet univers particulier qui nous emmène dans le monde du rêve et là, on y est totalement vu les créatures qui y apparaissent. C’est vraiment très sympa et ça permet de prolonger un peu l’histoire bien qu’elle soit terminée.

En bref, ce roman graphique est une bonne découverte, et j’ai bien apprécié les dessins. Malgré le manque d’explication à mon goût, on s’intègre plutôt bien dans l’histoire et on l’apprécie pour ce qu’elle est, et elle nous permet de voyager, de rêver (ou pas vu ce qui se passe). LucyloO va se retrouver au cœur d’évènements qui lui échappent, maintenant reste à savoir ce qui va lui arriver. Suite au prochain épisode !

22/02/2012

Bodycheck ! de Michaël Espinoza & Ank (Bodycheck 1)

Quatrième de couverture

Compétitions fulgurantes et entrelacs amoureux vont rythmer le quotidien d’un jeune lycéen mélancolique, qui, pour s’intégrer, revient au hockey sur glace après une longue blessure.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Aqua Lumina, rencontré lors du salon de Zone Franche et de m’avoir accordé sa confiance en me donnant ce livre afin de le lire et de le découvrir. Je ne suis pas du tout une adepte du manga, comme je l’ai déjà dit (et beaucoup le savent, ce n’est pas mon genre), mais comme pour Returner Blast R, il m’a été proposé par l’éditrice, donc j’ai voulu tenter. Là encore, je ne savais pas de quoi parlait le manga avant de l’ouvrir aujourd’hui. Mais je dois avouer que ça a été là aussi une belle surprise dans l’ensemble.

Wayne Gradzy est un lycéen comme les autres, ou presque. Il a été un champion de hockey sur glace, mais suite à une blessure au genou, il a du tout abandonné. Il arrive dans un nouveau lycée et tente de reconstruire sa vie après cet incident, en voulant oublier son passé. Il essaye de s’intégrer et finit par faire la rencontre de Laura Bloch, une mordue de hockey aussi. Wayne va tout faire pour s’éloigner de ce monde là, quitte à s’éloigner des gens qui veulent seulement devenir son ami mais… quand un sport vous colle à la peau, difficile de s’en défaire…

Contrairement à Returner Blast R, il n’y a pas de touche de fantastique, on est très ancré dans notre monde avec un jeune lycéen qui veut tenter de passer inaperçu et se remettre doucement d’un incident qui l’a poussé à abandonner le hockey sur glace, sa plus grande passion. L’histoire est simple et en même temps touchante. On suit rapidement le quotidien de Wayne, ses nouvelles rencontres, sa nouvelle « amie » Laura qui va tout faire pour l’intégrer dans l’équipe de Hockey comme il manque un joueur. Evidemment, elle ignore tout du passé de Wayne qui se braque et se met rapidement en colère contre elle, dès qu’elle lance le sujet (encore pire quand son ami Dominique s’y met également). L’histoire est pas mal menée, on suit tout le temps Wayne, enfin la plupart du temps, ce qui nous permet de mieux cerner ce personnage. C’est une petite histoire tranquille, rien de surnaturel, rien « d’original » dans le sens où ça peut être le quotidien de beaucoup de gens qui pratique un sport… Mais c’était quand même intéressant à lire et pour ceux qui sont fans de hockey, ça ne peut que plaire. Evidemment, ce sport est au centre du « problème » et au cœur de l’intrigue, même si pour le moment difficile de parler vraiment d’intrigues, on plante davantage le décor, et les relations entre les personnages. Après ce n’est que le premier tome d’une série donc il manque forcément beaucoup de choses, mais c’est une bonne mise en bouche, ça donne bien envie de lire la suite.

Wayne est un personnage touchant, et on voit que Laura essaye de le comprendre, de l’aider, sans savoir au début pourquoi il se comporte de cette manière, comme un garçon timide voire asociale. Mais on voit une évolution dans le personnage, ce qui n’est pas pour me déplaire, ça rend l’histoire plus intéressante. Evidemment, il y est question aussi de fille, et d’un autre gars jaloux… qui va forcément poser des problèmes. En somme, c’est le genre de situation que l’on pourrait trouver dans n’importe quel lycée, donc, on ne peut pas se perdre à ce niveau là. C’est plutôt bien fait et j’ai bien aimé.

Là où j’ai un peu moins accroché, c’est sur les dessins. Ils sont pas mal, mais par moment (dû certainement par mon manque d’habitude avec ce genre de livre) j’ai eu du mal à me retrouver, savoir comment lire et le fait qu’il y ait beaucoup de cases par pages, je ne m’aidais pas tellement. Donc c’est un petit peu dommage à ce niveau là, et les dessins, sont sympathiques, mais ça n’est pas trop mon genre non plus. Par moment, je trouve que c’était un peu trop chargé et pas suffisamment clair pour comprendre ce qui se passe, surtout quand on les voit jouer au hockey, la vitesse du mouvement, etc. se voit essentiellement par un bon coup de crayon et moi, je trouvais ça un peu chargé (au risque de me répéter). Mais bon, sinon ça ne m’a pas empêché d’apprécier cette lecture parce que l’histoire reste tout de même intéressante.

Il y a pas mal de personnages différents, que l’on peut aisément apprécié et j’ai bien envie de savoir comment Wayne va évoluer et si le hockey peut redevenir une passion et non synonyme de douleur. L’univers est intéressant et ça m’a bien divertie. Donc je lirai la suite avec plaisir.

21/02/2012

Returner Blast R de Neero (Returner Blast R 1)

Quatrième de couverture

Dans une Tokyo moderne, milices privées, police et vampires s'affrontent.
Shin et Kaneda sont des Hunters appartenant à une milice privée. Les vampires sont leur pain quotidien, la violence s'accroche à leurs pas. Depuis quelques semaines, une vague d'enlèvements secoue la cité et la police officielle est sur les dents. Quand Sarah, la petite amie de Shin, disparaît à son tour, les deux hors-la-loi partent en chasse, mettant en péril les accords gouvernementaux. Le fragile équilibre politique vacille...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Aqua Lumina, rencontré lors du salon de Zone Franche et de m’avoir accordé sa confiance en me donnant ce livre afin de le lire et de le découvrir.

Il est très rare que je lise et chronique des mangas, pour la simple et unique raison que – pour ceux qui l’ignorent – je déteste les mangas, pas à cause des histoires ou de la mise en page (une BD a plus ou moins le même principe et ça ne me dérange pas plus que ça) mais mon gros souci ce sont les dessins. Je ne supporte pas ça (oui, je suis assez difficile à contenter en dessin du coup ça peut être très rapidement galère et du coup, les mangas, c’est exclu de mes lectures). Je trouve ça exagéré, trop étranges pour moi, et du coup ça me rebute pas mal et ne me donne pas du tout envie de me lancer là dedans. Pourtant, en voyant ceux que me proposait la maison, j’ai tout de suite flashé.

Jusqu’à ce jour (jour de la lecture du manga et de la rédaction de la chronique) je ne savais pas de quoi parlait le manga. Je l’avais simplement feuilleté sur place pour voir les dessins qui me plaisaient, ce qui dans un manga est déjà une bonne chose parce que dans ce genre, ce sont surtout les dessins qui priment, bien que l’histoire ait aussi son importance. Bref, j’ai fini par découvrir de quoi parlait ce manga et j’avoue que j’ai été conquise.

Il s’agit d’une bande : Blast R composé de 3 membres : Shin, un Hunter, c'est-à-dire un chasseur de vampires qui a subit une attaque il y a quelques temps et qui veut se venger de cette espèce qui a décimé sa famille. Pour cela, il a été aidé de Noërae, une sorcière qui a pu lui éviter de tourner vampire et les deux jeunes gens ont du coup un certain lien, et la 3e personne, n’est autre que le frère de Noërae : Kaneda. Ensemble, ils se battent contre les vampires, les traquent pour les tuer et tenter de retrouver celui qui a changé la vie de Shin. Tout aurait pu continuer ainsi, mais depuis quelques temps, des disparitions surgissent à Tokyo, Sarah, la petite amie de Kaneda, fait partie des disparus. Alors Kaneda se lance à sa recherche et le groupe Blast R se retrouve ainsi mêler à cette affaire qui va se révéler plus compliquée que prévu, mettant en scène et en péril tout le système politique qui veut une bonne entente entre les deux races grâce à un traité de paix… mais tout le monde ne semble pas d’accord avec ce dernier…

Bon, avant de parler du livre lui même, je vais parler de ma lecture. Je suis novice en la matière mais je n’ignore pas qu’on commence le livre à la fin, malgré ça, j’avoue que parfois j’ai eu des petits soucis pour savoir quelle ligne il fallait lire, surtout comment, un coup de gauche à droite, un coup de droite à gauche. Donc parfois ça n’était pas toujours dans l’ordre, ça c’est de ma faute, on voit que je ne suis pas habituée au genre. Mais après un début un peu « chaotique » je me suis faite rapidement et j’ai pu avoir l’histoire sans problème, du moins avoir des dialogues qui semblaient plus cohérent. C’est mieux pour lire et comprendre.

Pour ce qui est de l’histoire, elle peut paraître simple, bateau, déjà vu, tout ce qu’on veut. C’est vrai par certains aspects et de l’autre, ça a une originalité qui rend ce livre vraiment à part et très intéressant. Parfois la simplicité (en surface) est ce qu’il y a de mieux parce qu’on peut aisément surprendre le lecteur en mettant plein d’embuches, de suspense en cours de route pour bouleverser la tranquillité de l’histoire. Ici, on n’a pas que des vampires, mais également des sorciers (notamment en la présence de Noërae), ou d’autres personnages doués dans certains domaines (même quand ils n’ont pas de pouvoir spécifiques). C’est avant tout une histoire de vengeance, qui va finalement laisser place ici à la recherche de quelqu’un d’aimer et au cours de cette recherche, il va y avoir de nombreuses embuches, retardant ou compromettant cette découverte.

Etant donné que l’on a différents points de vue (on ne reste pas sur Shin, ou le groupe Blast R), on peut voir les agissements de tout le monde, aussi bien la police / milice qui recherche les membres de Blast R pour les dégâts causés (si on peut dire ça comme ça), que le côté des vampires, en la personne de Seth, qui lui aussi cherche quelque chose de précis et il usera de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Le fait de changer de point de vue permet de rythmer le récit et de créer un suspense, tout en laissant le lecteur se poser des questions, etc. Donc c’est une très bonne chose, on plonge vraiment directement dans ce monde et on se l’approprie facilement. Le fait d’avoir des dessins aide énormément, quand il y a un visuel, c’est toujours plus simple que d’inventer et de laisser son imagination faire tout le travail.

Sinon, je trouve ce premier tome assez frustrant, parce qu’avec la fin qui nous ait donnée, comment on fait pour attendre la suite ?! On nous coupe dans l’élan alors que ça devenait vraiment intéressant (c’est là tout l’intérêt des suites dans les séries, il faut savoir appâter son lecteur et je dois avouer que là, c’est parfaitement réussi, j’ai envie de connaitre la suite maintenant). Reste à savoir quand elle va arriver parce que là, nous laisser comme ça c’est inhumain, et pas juste (voilà pourquoi les mangas c’est le mal, je comprends mieux mes amis, faut avoir toute une série avant de la commencer, c’est moins frustrant, pas de chance ici, c’est le début d’une nouvelle série et je ne sais pas quand la suite arrivera). J’étais vraiment dans l’histoire et je regrette que ça se termine aussi vite (les mangas ont le malheur de se lire très rapidement, déjà que c’est le cas pour des romans de taille raisonnable ; avec un manga c’est pire). Bon, pour compenser ça, on a droit à la fin à un petit « making of » sur la réalisation des personnages, ce que le mangaka a voulu créer, et c’était intéressant de voir et on a également droit aux premières esquisses de la première scène. De quoi nous donner un peu plus envie et d’admirer le travail du dessin.

Comme je l’ai dit, j’ai beaucoup aimé les dessins. Ça pourrait se rapprocher de dessins plus traditionnels comme dans certaines BD, avec un côté un peu plus réaliste tout en ayant une touche de manga traditionnel, ce qui permet de créer un juste milieu et de me plaire. Après aimer un type de dessin, ça ne s’explique pas vraiment, mais j’ai bien aimé, et je trouve que les émotions, les instants sont bien capturés rendant le récit très intéressant et captivant. Quelque part, il est dommage que ça ne soit pas en couleur, ça aurait plus d’impact je pense, mais ça, c’est le côté traditionnel du manga, c’est toujours en noir et blanc (mais ça reste bien quand même, faut pas croire).

En bref, pour une non adepte du genre, j’ai été conquise par ce premier tome qui nous propose une histoire intéressante et qui deviendra vraiment complexe dans les tomes à venir. Les dessins sont vraiment très beaux (la couverture donne déjà un bon aperçu de ce qu’on peut trouver à l’intérieur), en tout cas, moi ils me plaisent beaucoup, même si ça ne ressemble pas au manga type, ça me convient parfaitement, je préfère ça de lui. En tout cas, il y a de bons éléments dans cette histoire qui m’ont plu et je ne peux que vous le conseiller.

Francebitume de Benjamin Rosenberg

Quatrième de couverture

Une cité HLM en banlieue parisienne. Des jeunes traînent quotidiennement en bas des tours. Aziz, l’un d’eux, décident d’écrire un roman. Un roman parce qu’il veut fuir sa routine, et parce qu’il veut prouver qu’il est capable de produire, de créer, en dépit de son échec scolaire. Il fait voyager son lecteur à la fin des années 60. De la Normandie à Paris, des débats sur la société de consommation aux soirées des squats, Aziz s’interroge sur les Hommes et le sens de l’existence.
L’auteur propose une fresque sur les enjeux, les forces et les limites du roman, et l’histoire de l’ascension sociale d’un jeune de cité.
Francebitume s’attache à démystifier les clichés, et porte un regard à la fois grave et attachant sur la « France des banlieues ».

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Benjamin Rosenberg de m’avoir permis de lire son livre. Ce n’est pas le genre que je lis habituellement, pourtant le sujet me semblant intéressant, j’ai décidé de le lire, pour me changer un peu et voir ce que l’auteur allait faire avec ce thème. Je dois avouer que je suis un peu mitigée sur ma lecture, il y a des éléments intéressants et de l’autre… Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre, mais je vais tâcher de vous expliquer ce qui vous attend si jamais vous le lisez. Quoi qu’il en soit, l’écriture est agréable, bien que familier voire vulgaire par moment mais ça s’inscrit dans l’histoire donc on peut le comprendre. Ça ne m’a pas dérangé en soi, ça se lit bien après c’est simple, mais suffisant au vu du texte.

L’histoire nous fait découvrir Aziz, un jeune de la banlieue parisienne qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Il a arrêté les études à la fin de sa troisième et depuis, traine aux bas des immeubles de sa cité avec ses amis, buvant et fumant des joints, tout en se demandant ce qu’ils peuvent bien faire de leur vie. Jusqu’au jour où Aziz se décide d’écrire un roman, pour prouver aux autres et surtout à lui même (en songeant à une fille qu’il aime Naïla) qu’il est capable de faire quelque chose malgré tout. Ainsi pendant de longs moments, il va se plonger dans l’écriture et ainsi créer l’histoire de Jean-Marc, un homme qui va repenser à sa jeunesse et à toutes les choses qu’il a pu vivre, vers la fin des années 60, en Normandie. Ainsi, on suit en parallèle la vie de ces deux jeunes hommes qui ont « sensiblement » le même âge (autour de la 20aine) qui vivent à deux époques différentes, dans des lieux qui sont en totales oppositions (le premier étant en banlieue parisienne, le second, en Normandie à Trouville-sur-Mer) et pourtant, on voit bien que beaucoup de choses les rapprochent et qu’on peut voir ainsi une certaine analogie entre eux.

J’ai été surprise de l’entée en matière de ce livre et je dois l’avouer ça m’a rebuté un peu au premier abord, mais il ne faut jamais juger un texte à sa première page, et je n’ai pas pour habitude de me fier à ça, donc j’ai poursuivi ma lecture en me demandant pourquoi l’auteur avait choisi une telle entrée en matière. Cela s’explique par la suite, mais pour une première approche ça peut sembler étrange (ou rebuter, on ne s’attend vraiment pas à ça), surtout que ça semble loin du résumé que l’on a pu lire sur la 4e de couverture. Mais j’ai continué ma lecture, tentant de comprendre ce que l’auteur voulait nous expliquer. Vu le genre du livre, ça n’est pas qu’une petite histoire comme ça, ça dépeint une société (voire deux ici, à deux époques) afin de montrer quelque chose. Le sujet principal tournant sur la société et la place de l’Homme (au sens large du terme) dans celle-ci. Ça aurait pu être un sujet très intéressant, mais à la fin de ma lecture j’avoue que je ne sais pas vraiment ce qu’il a voulu montrer, je ne vois pas la finalité, un peu comme s’il manquait quelque chose.

L’histoire ou plutôt les histoires sont intéressantes à suivre, mais il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’actions, et des rebondissements, etc. c’est plutôt un livre de type « essai » qui expose quelque chose donc ça peut paraître « plat » pour certains et du coup ennuyer ceux qui cherchent un minimum d’action. Moi, ça n’a pas été mon cas parce que je m’y attendais et que j’ai vraiment cherché à savoir ce que l’auteur a voulu nous montrer. L’histoire d’Aziz bien que principale prend moins de place que celle de Jean-Marc, qui est un jeune de 22 ans qui vit en Normandie. Suite à une rencontre, il va s’en aller à Paris, et découvrir « un autre monde », une autre manière de vivre et cela grâce à une femme (autre sujet important dans ce livre). On sait quel est l’aboutissement de sa vie, puisque sa jeunesse est montrée via un flash back. Il y a donc tout un questionnement sur la place de l’Homme dans la société dans cette vie là, en 1969, où il y a eu pas mal de changements et du coup, on se rend compte qu’il n’y a pas forcément beaucoup de différences alors qu’on est au XXIe siècle (ce qui d’une certaine manière peut être un tort).

Quand on suit Aziz, on est dans une banlieue vraiment précise, celle qui est au cœur de cités « à problèmes » si on peut dire ça comme ça, avec une vision assez négative de la banlieue parisienne. Sur la 4e de couverture, il est dit que ça permet de « démystifier les clichés » au contraire, je trouve que ça les renforces car la plupart des gens pensent que toutes les banlieues sont comme ça, alors que ça n’est pas le cas et vu l’histoire, je ne trouve pas que ça encourage à penser autrement. J’y suis en banlieue parisienne, j’habite proche d’une ville qui peut être connu pour certains « problèmes », et je sais parfaitement l’avis des gens extérieurs qu’ils ont de cette ville. Généralement quand je la nomme, il y a le « rictus » qui veut tout dire, et cela essentiellement pour un quartier, celui qui craint le plus alors que le reste de la ville reste relativement bourgeois, ou le devient de plus en plus. Donc nous montrer que la banlieue c’est ça, c’est un peu restrictif je trouve. Ce type de banlieue existe évidemment, j’en suis consciente mais ça n’est pas que ça et ce livre ne permet pas de voir au-delà.

Même si Aziz prend conscience qu’il doit changer, qu’il doit faire quelque chose de sa vie, même s’il a arrêté ses études, afin d’avoir une bonne vie, je trouve que ça ne l’exprime pas suffisamment et qu’à la fin, ça semble un peu facile à dire comme ça. Je pense que l’auteur aurait dû aller au-delà et nous montrer davantage. Là, ça me semble un peu creux avec un sentiment d’inachevé.

Pour ce qui est des personnages, j’avoue que le personnage d’Aziz ne m’a pas plus touché que ça, ni ses amis, je ne suis pas fan de ce genre là, et ce n’est pas parce qu’on habite en banlieue qu’il faut se laisser aller et après se plaindre que ça ne fonctionne pas. Parfois ça peut être difficile, j’en ai bien conscience mais si on s’accroche et s’en donne les moyens ça peut marcher. Il faut la volonté aussi, ça ne se fait pas tout seul. Donc j’avoue que là… j’ai eu un peu de mal. Après pour l’histoire de Jean-Marc, il apparait sympathique mais une fois qu’il va à Paris, il se laisse aller et change du tout au tout et finit par perdre ses valeurs (la ville rend les gens plus indépendants ? Possible, vivre à Paris est particulier et il est clair que ça peut changer des gens, mais à ce point ? Pas sûre. Donc une fois de plus, je ne sais pas trop quoi en penser, je suis décontenancée par ça…

Je parais bien négative en écrivant cette chronique, mais je ne m’attendais pas à ça et j’avoue qu’à la fin de cette lecture, je me demande ce que l’auteur a voulu montrer vraiment. On se rend de certaines choses, mais ce sont juste des constatations, rien de plus, donc ça n’apporte pas grand-chose à mon sens. Malgré tout, j’ai lu ce texte avec plaisir, ça n’était pas une torture (j’ai déjà eu des livres qui m’ont donné cet effet), là non, j’avais envie de savoir, de voir ce qu’il allait en être, sauf que l’aboutissement… n’est pas ce que je croyais.

Difficile d’écrire cette chronique, je ne sais pas trop comment exprimer ce que je ressens et pense. Je pense que le mieux est de le lire pour se faire une meilleure idée de ce livre, qui aborde des thèmes intéressants, mais à mon sens, ça n’a pas été assez long, pas suffisamment développé pour bien comprendre ce que l’auteur a voulu exprimer.

Interview de Frédéric Livyns

Au début du mois de février, j'avais chroniqué : Les Contes d'Amy de Frédéric Livyns et il m'a gentiment accordé une petite interview, alors au lieu de parler inutilement, je vous laisse la découvrir.



Melisande : Bonjour Frédéric Livyns. Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?

Frédéric Livyns : Je suis né le 02 juin 1970 à Tournai en Belgique. Je suis l’heureux papa d’une petite fille de 3 ans et demi et bientôt d’un petit garçon J Je vis avec ma petite famille dans un petit village belge nommé Estaimpuis situé près de la frontière française. A 20 km de Lille environ J

M : Tu t’es passionné très tôt pour la littérature fantastique et la science fiction, cela a dû commencer par la lecture, mais quand as-tu commencé à écrire ? Et pourquoi t’es-tu lancé dans l’écriture ?

F.L. : C’est effectivement la lecture qui a donné naissance à l’envie d’écrire comme pour la majorité des auteurs. Le déclic s’est définitivement produit après la lecture de deux romans fantastiques : Le djinn de Graham Masterton et Catacombes de Serge Brussolo. A ce moment là, je me suis dit : « C’est ça que je veux faire ! ». Ecrire quelques histoires qui me trottaient en tête afin de les partager avec mes proches. J’ai toujours adoré l’aspect « conte » dans la littérature. J’écrivais déjà quelques textes mais la révélation proprement dite s’est produite à ce moment là. Depuis, il ne se passe pas une seule journée sans que je ne griffonne quelques lignes.

M : Quand es-tu passé de l’écriture pour soi à l’envie de partager ton histoire et d’être publié ? Il n’est pas toujours évident de « lâcher son bébé » alors, pourquoi avoir décidé de le laisser voir le monde ?

F.L. : Cela s’est un peu fait par hasard. Comme je le disais, j‘écrivais surtout pour mes proches et n’avais jamais eu a prétention de faire éditer quoi que ce soit. Un ami de longue date a ensuite fondé les Editions Chloé des Lys. Il m’a alors proposé de soumettre une de mes histoires. Je sortais d’un passage sombre de mon existence et venais d’achever la rédaction de Phero Nexafreuse, une chronique sociale désabusée teintée de fantastique. Je lui ai alors remis et, finalement, je fus le premier auteur signé chez eux sous le nom de Kiss Huige, un pseudonyme humoristique. Je n’avais pas suffisament confiance en moi pour éditer sous mon vrai nom à cette époque. Je me rappelle de ce mélange d’excitation à l’idée de tenir mon premier roman dans mes mains et la crainte de voir ce livre peu ou pas apprécié.

M : As-tu rencontré beaucoup de difficultés à te faire publier ? Dis-moi quel a été ton parcours ?

F.L. : En ce qui concerne l’édition de mon premier roman, on va dire que la sortie est assez paradoxale. En fait, le comité de lecture de Chloé des Lys était composé à cette époque de trois personnes. Deux que je connaissais et une que je en connaissais pas. Les personnes que je connaissais étaient justement opposées à sa publication en raison du caractère « choc » de l’ouvrage et c’est celle dont j’ignorais tout qui s’est battue bec et ongles pour qu’il soit édité. Les autres membres du comité se sont alors laissés convaincre par ses arguments et le livre à vu le jour en 1998. Il a été suivi par Matriarcat un roman noir et Résurgence un roman purement fantastique.

Vers 2002, j’ai alors essayé de franchir un palier et j’ai démarché d’autres maisons d’édition qui m’ont toutes déboutés, la majorité du temps par lettre type. L’une d’entre elles dont je tairais le nom m’a cependant bien « cassé » en me disant que je rendrais service à tout le monde en me cantonnant à un rôle de lecteur. Ca fait toujours plaisir, lol. Plus sérieusement, je ne vous dit pas dans quel état j’étais après cette lettre. Je suis alors passé par une phase de remise en question car je ne lâche pas facilement prise et ai retravaillé sans cesse mes écrits afin de les améliorer. Cette phase a duré quelques années mais cela m’a été grandement profitable. C’est durant ce moment que j’ai réalisé que tout passait par le travail J

Ensuite, tout en retravaillant mes écrits, j’ai sorti un recueil de poèmes rédigés à l’époque de Phero Nexafreuse. Le recueil se nomme D’échéance de soi et est paru sous le pseudonyme de Joshua Zell aux éditions Le Manuscrit. Je n’ai aucunement la prétention d’être un poète car je considère plus ces textes comme des instantanés d’émotions mis en vers. Pour l’anecdote, ce pseudonyme provient des prénoms que ma compagne et moi préférions si nous avions des enfants : Joshua et Zélie. Finalement, nos enfants se nomment Ayleen et Léo, mdr J . Pour finir, en 2009, j’ai achevé la rédaction de Catharsis, un roman sombre traitant de l’inceste. J’ai également démarché les éditeurs sans succès jusqu’à ce que Edilivre me dise oui et le publie la même année. Je savais très bien que Edilivre n’avait pas bonne presse mais c’était pour moi une manière commode de sortir mon livre et de l’incorporer à un réseau. Ce fut le premier roman à sortir sous mon vrai nom. Les retombées furent quasi-nulles, lol. J’ai ensuite sorti un recueil de nouvelles fantastiques nommé Entrez… début 2011. Et c’est à partir de ce moment là que je dois énormément à ma compagne. Je sortais mes livres dans, soyons francs, un anonymat quasi complet étant donné que la satisfaction (égocentrique, je sais) d’avoir mon livre dans ma bibliothèque et de le partager avec mes proches me suffisait. A  la sortie de  Entrez…  donc, ma femme m’a poussé à le soumettre à des sites spécialisés. Je fus le premier surpris des excellentes chroniques reçues. Et c’est là que tout a vraiment commencé à bouger.

M : Pourrais-tu parler un peu de ton livre : Les Contes d’Amy ?

F.L. : En fait, Amy fait partie d’un concept global que j’expliquerai un peu plus bas J C’est une histoire commencée il y a quelques années et qui ne cesse de s’étendre dans mon petit esprit en ébullition. Comme l’a parfaitement souligné une chroniqueuse, l’enfant est au centre des histoires. Tantôt victime, tantôt bourreau. C’est vraiment le fil conducteur reliant les nouvelles. Mais ce n’est absolument pas gratuit.

De plus, j’ai voulu créer une atmosphère que l’on ne trouve malheureusement plus de nos jours en y intégrant des illustrations. Quand j’étais adolescent, j’adorais ce principe d’illustrations insérées dans les nouvelles. J’ai réutilisé ce concept délaissé en faisant illustrer chaque titre avec l’ambiance de la nouvelle. Et là, je dois remercier Kevin Biseau qui a dépassé mes espérances. Une amie, Tina Chondropoulos, m’a alors fait l’illustration de couverture selon mes souhaits et je suis également époustouflé par son travail. Comme tu l’as souligné dans ta chronique, elle s’intègre à merveille au recueil. Elle en est le parfait reflet J

M : Ce recueil se présente comme des histoires dans une histoire, elles sont parfaitement intégrées à un texte. Pourquoi avoir choisi d’introduire de cette manière les nouvelles et non pas en les mettant tout simplement les unes après les autres, comme dans la plupart des recueils ?

F.L. : J’aime avoir un thème commun entre plusieurs histoires. Dans mon recueil précédent, Entrez…, le thème était les maisons hantées. Je me suis amusé à faire plusieurs déclinaisons de phénomènes étranges, de peurs enfantines, pouvant naître entre quatre murs. Pour les contes d’Amy, en raison du concept que j’ai en tête, je devais prendre certaines histoires et en écarter d’autres. Je tenais absolument à respecter ce principe. Je voulais justement, sans prétention aucune si ce n’est celle de surprendre, innover, ne pas chercher la facilité et mettre côte à côte des histoires n’ayant rien à voir entre-elles. Je voulais que tout se tienne. Je crois avoir atteint mon but car beaucoup de personnes me disent qu’ils auraient aimé en savoir plus sur Amy mais j’élude délibérément la question… jusqu’à maintenant J

M : Pourquoi avoir choisi le format de la nouvelle pour présenter cette histoire ? Car il y a vraiment matière à créer tout un roman et d’intégrer d’une certaine manière, les contes d’Amy, surtout au vu de ce qu’on a pu lire dans le dossier qui parlait d’Amy ?

F.L. : Allez, en exclusivité pour toi, je vais donner l’information. Comme tu as pu le constater lors de ta lecture, les nouvelles sont les cauchemars infligés aux pensionnaires de l’asile. C’est ce dont s’aperçoit Coralie en lisant le rapport du médecin.

Il y a quelques années, j’ai créé un personnage maléfique qui tourmentait les patients d’un asile. Ce personnage s’appelait Emilie et est devenu au fil du temps Amy. Il y a un roman d’écrit sur Amy. L’histoire englobant les nouvelles en est tirée. Elle se situe juste plusieurs années après les faits. Dans ce roman, qui s’appelera tout simplement « Amy », tout l’univers sera développé. Son arrivée, son séjour, ses méfaits… Tout sera expliqué. Il faut juste que j’arrive à en être satisfait avant de le soumettre à un éditeur et que celui-ci l’accepte. Au final, le recueil et le roman seront inextricablement liés J

M : Tu écris essentiellement des nouvelles (des recueils), mais également des romans, l’écriture d’un exercice à l’autre diffère-t-elle beaucoup ou pas ?

F.L. : La nouvelle est un exercice plus difficile dans mon cas. Je ne sais pas si c’est le cas pour les autres auteurs. Il faut créer une ambiance et une histoire plus dense en raison du nombre restreint de pages. Il faut être fort concret. Dans un roman, on peut se permettre de développer plus une psychologie ou un descriptif tandis que, dans la nouvelle, il faut aller à l’immédiat sans donner une impression de manque au lecteur. De là découle peut-être l’effet visuel de mes textes que beaucoup de lecteurs mettent en avant.

M : Quel « exercice » te semble le plus facile, le plus familier (écrire n’étant jamais quelque chose de « facile » sinon tout le monde pourrait se revendiquer auteur du moment qu’il écrit quelque chose) et pourquoi ?

F.L. : Encore une fois, je vais être paradoxal. Ecrire un roman me paraît le plus facile à condition d’avoir un squelette d’écriture solide. Il ne faut pas se permettre de laisser sa plume s’égarer. Il arrive parfois qu’un personnage ou une situation prenne un chemin différent de celui que l’on s’est fixé et alors il faut remanier l’ossature pour des raisons de crédibilité. Mais la nouvelle est l’exercice qui m’est le plus familier. Je dois avoir une petite centaine de nouvelles à des stades d’avancement divers. Certaines verront le jour et d’autres resteront à jamais coincées dans les circuits de mon ordinateur, lol.

M : Tu es tout d’abord passionné de littérature fantastique et de science fiction, comment en es-tu venu à écrire des thrillers, du suspense ? (ce qui est le cas majoritairement dans le recueil Les Contes d’Amy) ? Qu’est-ce que t’apporte ce nouveau genre ?

F.L. : Je m’étais essayé à la science-fiction mais c’était tellement mauvais que je ne voudrais infliger cela à personne, lol. Quant au thriller, cela s’est fait inconsciemment. Pour moi, les deux genres peuvent être complémentaires. Créer un suspense au sein d’une ambiance fantastique, essayer de prendre le lecteur à contre-pied, lui donner envie d’aller plus loin dans la lecture pour le surprendre au final m’amuse beaucoup. Dans une nouvelle, je me refuse toujours à prendre la première fin qui me vient à l’esprit. Je me dis que si j’y ai pensé directement, d’autres le feront. Parfois j’arrive à l’effet escompté, parfois pas. Cela m’amuse énormément. Je crois que cela se sent.

M : Quels sont tes projets à venir ? Des écrits en cours ou bien des parutions à venir ?

F.L. : Il y a en premier lieu la sortie de Oxana aux éditions Sharon Kena ce 21 février. C’est mon premier roman bit-lit pour adolescents. J’espère que les gens aimeront. Je me suis efforcé de créer un univers différent de celui que les gens imaginent dès qu’on parle de ce genre.

En juillet 2012, un roman fantastique nommé Le souffle des ténèbres paraîtra à Val Sombre édition. Il mêle le fantastique contemporain et les légendes bretonnes.

J’écris également des contes fantastiques pour enfants en collaboration avec un illustrateur mais le projet a pris un peu de retard. J’espère qu’il pourra voir le jour fin de cette année.
  • « Danse de sang », un autre roman fantastique, est en soumission auprès de Val Sombre.
  • « Eclats d’âmes », également un roman fantastique est en cours de soumission auprès de divers éditeurs.
  • « Ame égarée » (titre de travail) est en phase de béta-lecture J J’attends les retours avant de corriger et modifier.
  • « Les résidents », roman fantastique arrive en fin d’écriture.
  • « Sutures », un nouveau recueil de nouvelles fantastique, est achevé et est en phase de relecture. Le fil conducteur sera cette fois la souffrance.
  • « Amy » est toujours en travaux.
  • « Les maux dits » recueil de poésie est en travaux également.
  • Il y a aussi un roman de fantasy qui avance doucement depuis quelques années et un autre roman bit-lit post-apocalyptique en cours d’écriture.


M : Un petit conseil pour de futurs écrivains en herbe ?

F.L. : Je ne crois pas être le mieux placé pour donner des conseils car je n’en suis moi-même qu’au début de mon parcours. Je dirais tout simplement ceci : Il faut toujours croire en vous quoi qu’on vous dise mais également avoir l’humilité nécessaire de se remettre en question. Pour cela, il ne faut pas hésiter à donner vos écrits à lire à des personnes qui vous égratigneront peut-être. Au final, ce ne peut être que bénéfique. Il faut donc se créer son réseau de béta-lecteurs ou faire appel à des structures déjà existantes.

M : Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation !

F.L. : Merci surtout à toi d’avoir chroniqué « Les contes d’Amy » et de m’avoir accordé cette interview ! Je te souhaite beaucoup de succès J


Je vous remets ici ma chronique du recueil : Les Contes d’Amy, en espérant que cette petite interview vous donne envie d'en savoir un peu plus sur cet auteur, à travers son écriture :)