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31/05/2017

Robin à la dernière seconde de Manon Fargetton (Les Plieurs de Temps 1)

Quatrième de couverture

Robin est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut arrêter le temps. Mais suffit-il d’avoir un super-pouvoir pour devenir un super-héros ?

Mon avis

Robin à la dernière seconde est le 1er tome de la nouvelle série de Manon Fargetton : Les Plieurs de temps et je dois dire que cela a été une très bonne surprise, j’ai beaucoup aimé cette lecture que je vous recommande vivement !

Alors que Robin fait une partie de cache-cache avec ses petites sœurs chez leurs grands-parents, il se cache dans une vieille horloge dans le grenier. Lorsqu’il en ressort quelques temps plus tard et qu’il tente d’avertir sa sœur sur le point de tomber, tout se fige… Robin est un Plieur de temps ce qui signifie qu’il peut arrêter le temps, un pouvoir qui pourrait lui être bien utile, à condition de s’en servir à bon escient…

L’écriture de Manon Fargetton est toujours aussi agréable à lire et fluide, on sent que le lectorat est plus jeune que son diptyque : Le suivant sur la liste (pour adolescents) et ça se ressent dans le ton puisque Robin a une petite dizaine d’années. On rentre assez facilement dans l’histoire, qui, il faut le dire, j’ai lu d’une traite ou presque. Les pages défilent sans qu’on ne s’en rende compte, de quoi passer un bon moment de lecture en compagnie de ce jeune garçon au nouveau pouvoir…

L’univers est intéressant, même s’il est assez « simple », dans le sens où l’élément fantastique se résume essentiellement à cette horloge, grâce à laquelle, Robin peut arrêter le temps et ainsi faire ce qu’il veut durant un moment. Ce n’est pas tout un univers mais juste un élément qui sort de l’ordinaire et qui nous plonge dans quelque chose de différent. Il fallait avoir l’idée et elle est bonne ! Surtout lorsqu’on voit le résultat que cela donne.

L’intrigue est bonne et bien menée, on suit avec grande attention la découverte de l’horloge avec Robin, ses mécanismes et ce que cela peut changer dans son quotidien. Si dans un premier temps c’est amusant et qu’il peut faire « ce qu’il veut » rapidement il voit le revers de la médaille. Tout comme lui on s’amuse jusqu’au moment où le danger devient réel. Après tout, un grand pouvoir amène à de grandes responsabilités et ça, Robin va vite en prendre conscience…

Mon seul regret est que le livre soit si court, en tout cas pour moi, il a été lu bien trop rapidement. Mais j’ai passé un très bon moment en compagnie de Robin et il me tarde de le retrouver dans une nouvelle aventure, même si je sais que le prochain est davantage centré sur Anthony, mais on retrouvera tout de même Robin à un moment où à un autre.

Il y a une certaine morale dans cette histoire, elle permet de réfléchir aux conséquences de nos actes sans être pour autant trop moralisateur. C’est plutôt bien amené pour vraiment faire prendre conscience ce qu’un pouvoir comme celui de Robin peut engendrer.

Quant aux personnages ils sont bien sympathiques, que ce soit Robin ou encore ses sœurs, notamment la plus petite qui est toute mignonne. Robin va évoluer au fur et à mesure et se rendre compte de ce que ce pouvoir implique et de ce que cela va changer en lui, en mal comme en bien, tout dépend de ce qu’il décide d’en faire… En tout cas, on passe un bon moment en leur compagnie, c’est une histoire très agréable et les personnages y sont pour beaucoup.

En bref, Robin à la dernière seconde est un premier tome agréable à lire, j’ai passé un bon moment en sa compagnie. L’univers est intéressant avec une intrigue bonne et bien menée. Elle permet de faire réfléchir car il est vrai que lorsqu’on a des pouvoirs, il peut être facile de le détourner, mais à quel prix ? Les personnages sont attachants et sympathiques, de quoi vivre une superbe aventure à leur côté. Une série à suivre de très près, il me tarde de lire le 2e avec Anthony même si je ne vous cache pas, que je ne l’aime pas celui-là…

30/05/2017

L'homme idéal existe. Il est québécois de Diane Ducret

Quatrième de couverture

Une jeune femme quitte Paris pour rejoindre son nouveau compagnon qui vit au Canada. Surmontant sa peur de l'engagement et sa phobie des avions, elle fait le voyage mais se retrouve rapidement confrontée à une série d'épreuves : l'arrivée du fils de 5 ans, une sortie en chiens de traîneau qui vire au cauchemar ou encore une ancienne compagne trop présente.

Mon avis

L’homme idéal existe. Il est québécois est un petit roman court qui se laisse lire mais qui ne m’a pas non plus transcendé. Je m’attendais à quelque chose de différents étant donné le pitch, du coup je suis un peu passée à côté. Je ne m’imaginais pas une romance mais à quelque chose de plus drôle, avec plus de rebondissement et de problèmes, notamment à cause de la présence du fils ou de l’ex, mais je n’ai pas vraiment eu tout ça…

Je ne ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour avoir une idée de l’histoire, d’autant que les événements arrivent assez vite. De plus, il s’agit d’un roman de moins de 200 pages donc il se lit très rapidement et on voit vite où l’auteur veut en venir, même si j’avoue que cette fin me laisse perplexe…

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide. On nous plonge rapidement dans le vif du sujet car très rapidement la jeune femme, qui n’a pas de nom d’ailleurs, va s’embarquer pour le Canada pour retrouver l’homme idéal, un québécois. Très rapidement les quiproquos commencent à cause du langage. Effectivement, les québécois ont leurs propres expressions, comme nous avons les nôtres, du coup assez souvent, elle ne le comprend pas. Nous non plus d’ailleurs… Ainsi, nous nous retrouvons dans la même situation qu’elle, dans l’incompréhension la plus totale ce qui peut nous mettre dans des situations délicates et aussi énerver parce qu’on ne comprend pas grand-chose…

J’avoue que par moment ça m’a un peu agacé toutes ces expressions à la suite pour bien nous montrer le décalage linguistique, mais j’avoue que si au début c’est amusant, ça perd vite de son charme. Parce qu’à part mettre une barrière entre les deux, ça n’apporte pas grand-chose. D’autant qu’il sait parfaitement se faire comprendre d’elle car à certains moments, il reformule de sorte à ce que ce soit clair.

Je ne sais pas, mais j’imagine que lorsqu’on commence une relation avec quelqu’un, notamment avec un étranger ou quelqu’un qui ne parle pas tout à fait la même langue, ce qui peut être pas mal c’est d’être raccord et d’essayer de se faire comprendre. Ça ne fait que quelques semaines qu’ils sont ensembles, il est évident qu’elle ne puisse pas savoir toutes les expressions québécoises…

Ensuite, ce qui me fait tiquer c’est qu’ils ne se connaissent à peine et qu’elle aille passer la semaine chez lui, à des kilomètres de chez elle… J’avoue que là, ça ne m’a pas semblé crédible…Donc l’entrée en matière était déjà difficile pour moi… Puis, le fait que « l’ancienne compagne trop présente » est quasi inexistante dans l’histoire et ça, d’un côté c’est vraiment dommage. Alors certes il y a une allusion à un moment donné et on la voit 5 min à un autre moment, mais c’est tout, je ne vois pas en quoi elle est une gène… Du coup, avec un tel pitch dans la 4e de couverture, je m’étais imaginée un tout autre scénario mais là, pas de quoi fouetter un chat puisque c’est comme si elle n’existait pas… S’il y a des problèmes entre eux, ça vient d’ailleurs…

Quant à la présentation avec le fils, là non plus ça ne m’a pas semblé crédible, rare sont les gens à présenter leur enfant à une personne qu’on connaît à peine et dont on n’est pas certains de poursuivre la relation sur le long terme, surtout quand l’enfant est très jeune… Le parent en général est plutôt réticent et va mettre du temps avant de franchir le cap des rencontres or là, ça fait 2 semaines et c’était fait…

En ce qui concerne les personnages, je ne m’y suis pas vraiment attachée. Je regardai cette histoire de loin, sans être vraiment impliquée dans ce qu’il lui arrivait. Elle fonce dans une relation mais ne sait pas vraiment où elle va, en même temps quand c’est les prémices c’est normal, il faut apprendre à se connaître mais là, c’est assez étrange, rien d’étonnant à ce que la fin soit ainsi… Mais du coup je me demande ce que l’auteur voulait nous montrer avec cette histoire.

En bref, L’homme idéal existe. Il est québécois est un roman qui se laisse lire mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. C’était amusant le décalage linguistique qui peut entraîner des quiproquos et situations étonnantes. Même si au bout d’un moment les expressions québécoises ça va 5 min parce qu’on ne les comprend pas, ça devient lourd.

29/05/2017

Les larmes de l'araignée de Pascaline Nolot

Quatrième de couverture

Prudenge, ville morose dont tout le monde a oublié le nom et la gloire, jadis cité de la dentelle noire, bordée par une mer couleur de nuit, fouettée par un vent à vous glacer les sangs.
Éloïse, l’apprentie funambule, y fait escale avec la petite troupe itinérante du Cirque d’Opale. Sur place, elle fait la connaissance du jeune Lucas et de son petit frère Gabin, qui se mure dans le silence depuis la mort de leur mère, et dont la seule amie est une mystérieuse araignée.
Ensemble, ils se retrouvent piégés dans l’usine de dentelle désaffectée devenue le repaire de la redoutable Arachné. Les trois enfants parviendront-ils à s’échapper de son antre et à contrecarrer ses funestes projets ?

Mon avis

Les larmes de l’araignée est le 2e livre paru sous la collection jeunesse « Chatons hantés » des éditions du Chat Noir. J’ai beaucoup aimé le premier titre : Effroyable porcelaine, j’étais curieuse de voir ce que ce livre allait donner. Au final, je ne suis pas du tout déçue, j’ai beaucoup aimé. Dans un style différent du premier, ce deuxième titre est lui aussi très intéressant et réussi.

L’écriture de Pascaline Nolot est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. C’est vraiment bien écrit et en un rien de temps on se laisse emporter dans son univers. Dans un premier temps nous découvrons le monde du cirque avant de s’engouffrer peu à peu dans le fantastique et découvrir ce que ce village cache.

Pascaline Nolot crée un univers original qui mélange les genres, à la fois du fantastique et de la mythologie. Je n’en dirai pas plus mais les deux fonctionnent très bien ensemble. Après tout, dans la mythologie grecque il y a souvent un aspect « fantastique » avec les pouvoirs des dieux qui modifient le destin des humains. Eloïse et ses nouveaux amis vont l’apprendre à leurs dépens.

L’intrigue est bonne et bien menée. On suit avec grande attention la vie d’Eloïse, sa rencontre avec Lucas et Gabin qui vont se retrouver, malgré eux, mêlés dans une sombre affaire. Et si l’arrivée des araignées en masse était un mauvais présage ? L’action arrive assez vite, c’est intrusif, de sorte qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer, il n’y a pas de longueurs, cela file droit. C’est toujours une bonne manière de faire pour un lectorat jeune, le capter dès les premières pages et c’est le cas ici.

Les thèmes abordés sont intéressants aussi. Il y est notamment question de la différence, que ce soit avec Eloïse, qui fait partie d’une troupe de Cirque dont souvent le mode de vie dérange et inquiète aussi parce que ce n’est pas la « norme ». Mais il y a celle aussi de Lucas et de son frère Gabin qui sont quelque peu exclus car ils sont différents des autres enfants. Depuis la mort de sa mère Gabin est renfermé sur lui même et sa seule amie est une étrange araignée.

Les personnages sont intéressants et attachants, que ce soit les deux frères ou encore Eloïse qui va faire preuve d’une grande force et de courage. Une vraie amitié va s’installer entre eux, ils vont être solidaires et affronter les dangers pour le bien de tous.

En bref, Les larmes de l’araignée est un roman très intéressant que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. L’histoire est bonne et bien menée et l’univers bien construit. Cela mélange les genres, le fantastique et la mythologie qui donne un ensemble cohérent et bien agréable, enfin tout est relatif, je n’aime pas vraiment les araignées… Mais l’atmosphère sombre et glaçante est sublimée par la plume de Pascaline Nolot. Un roman à découvrir !


C'est lundi, que lisez-vous ? [105]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 


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Beaucoup de jeunesse, sauf en fin de semaine. De très belles lectures que j'ai beaucoup aimé ! La chronique d'Effoyable porcelaine a été publiée hier, les autres sont à venir !


Impyrium de Henry H. Neff (Impyrium Livre 1)

Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium.
Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône.
Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?




28/05/2017

Effroyable porcelaine de Vincent Tassy

Quatrième de couverture

Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère.
Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse.
Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

Mon avis

Profitant de ma venue aux Imaginales, je suis allée faire un tour du côté des Editions du Chat Noir, un éditeur que j’affectionne particulièrement. Même si j’ai encore pas mal de livres à lire de chez eux, je continue pourtant d’en acheter. Ça les aide et moi, ça me permet d’avoir une PAL toujours plus grande… on n’en a jamais assez. Je fais ainsi mon marché en prenant quelques titres dont Effroyable porcelaine qui est le premier roman de leur nouvelle collection jeunesse « Chatons hantés ».

Logo "Chatons hantés"
D’ailleurs, petit aparté, j’adore le nom de la collection et leur logo, c’est juste trop mignon ! Et moi qui adore la jeunesse (je suis libraire jeunesse…) je trouve ça super chouette qu’ils aient lancé une collection dédiée à la jeunesse. Je me devais donc découvrir ce titre et je n’ai pas du tout été déçue du voyage. J’ai adoré cette lecture et vous la recommande donc chaudement !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en faire une bonne idée. Et puis parfois il faut juste se laisser embarquer, on savoure bien plus les histoires de cette manière…

Alors la première chose que l’on remarque est évidemment l’écriture… Et quelle écriture ! Vincent Tassy a une plume juste sublime, c’est très poétique et vraiment très bien écrit. Je le découvre totalement avec ce livre jeunesse et j’ai d’ores et déjà hâte de lire un autre de ces livres. Pour chance, dans le recueil de nouvelles Bal Masqué, éditions du Chat Noir, il y a une nouvelle de lui !

Vincent Tassy parvient à nous embarquer en un rien de temps dans son univers et nous propose une histoire que l’on suit avec grande attention. Si je n’étais pas si fatiguée en soirée, je l’aurai lu d’une traite ayant envie de savoir ce qui allait arriver à Sibylle et en quoi cette poupée de porcelaine allait bouleverser sa vie… L’histoire est très bonne et bien menée, on suit avec attention l’arrivée de Sibylle dans ce château et très rapidement elle va découvrir la poupée et c’est ainsi que d’étranges phénomènes se produisent.

J’ai été très surprise par la tournure des événements, de voir quel est le fameux secret de cette effroyable porcelaine et je ne m’attendais pas du tout à ça ! J’étais très loin de la vérité et c’est d’autant plus agréable de se faire surprendre de la sorte. Je ne développerai pas ce point évidemment, je ne veux pas spoiler parce que si on sait tout d’avance cela gâche en grande partie l’intérêt du livre.

L’univers est indéniablement gothique, un peu sombre mais pas trop non plus. Vincent Tassy, à travers ses mots, parvient à créer une ambiance assez étrange, très ancrée dans la réalité tout en flirtant ci et là avec le fantastique. Un univers gothique en somme avec sa part de mystère qui peut frôler parfois avec l’horreur étant donné les événements. J’aime beaucoup ce type d’univers donc je ne doutais pas quant au fait d’aimer ce livre, donc si vous aimez ces ambiances, n’hésitez plus !

Quant à l’héroïne, elle est attachante et même si on nous la présente comme quelqu’un d’étranges et d’à part, il est vrai que sa fascination pour les ossements ou les peluches chauves-souris est original, elle n’en reste pas moins une adolescente comme une autre. La découverte de la poupée va la mener sur de drôles de chemins et aussi sur d’autres découvertes qui l’étonneront mais je n’en dirai pas plus car je ne veux pas spoiler !

Quelques illustrations égayent le texte, pour le sublimer et il faut dire qu’elles sont vraiment magnifiques et ajoutent une atmosphère bien particulière, on voit que l’on est dans le roman gothique. Cela ajoute un petit plus au livre et pour les jeunes qui aiment encore avoir des illustrations au sein des histoires, ils ne pourront en être que ravi !

En bref, Effroyable porcelaine est un roman jeunesse qui m’aura totalement conquise. J’ai adoré l’univers et l’ambiance créée par Vincent Tassy, un univers sombre, gothique mais adapté à la jeunesse. L’histoire est vraiment bonne et bien menée et la fin est des plus surprenantes, on ne s’attend pas du tout à cette révélation ! Mais ceci explique bien des choses en effet. Mon seul petit regret est que ça n’est pas été plus long pour rester plus longtemps dans cet univers si particulier mais ô combien superbe. Un roman à découvrir et un début de collection très prometteur au sein des Editions du Chat Noir !


Il est né en 1989 (comme moi !) donc il a 28 ans

In My Mailbox (285)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir.

Mes acquisitions de la semaine

A huis clos de Jennifer L. Armentrout

Depuis la plus tendre enfance, Sydney et Kyler sont inséparables. Les années passant, Sydney sait pertinemment que ses sentiments ont évolué, mais elle ne l’avouera pour rien au monde. La raison ? Kyler a un succès fou auprès des filles, il ne passe jamais plus d’une nuit avec la même conquête, et voit en sa meilleure amie la fille idéale, hors de portée, qu’il se doit de protéger de tout et de tous… y compris de lui-même.
Comme chaque année, Kyler a invité Syd et quelques amis de l’université à passer une semaine dans le chalet de sa mère. Leur séjour au ski prend cependant une autre tournure lorsqu’une tempête se déclare dans la région, empêchant quiconque de les rejoindre. La vérité peut avoir un prix… Ce tête à tête suffira-t-il à laisser parler leurs sentiments ?


Nos chemins de travers de Georgia Caldera

« Je m’étais juré que, s’il ne devait y en avoir qu’une parmi toutes les autres, ce serait elle. Et cependant, ce jour-là… »
Depuis des années, Louis et Emma se côtoient sans vraiment se connaître. Au lycée, au centre équestre, et même à la fac, il est ce garçon populaire, star des concours et de sa promo, pour qui toutes les filles craquent en dépit de son arrogance. Timide et réservée, Emma, elle, n’a qu’un objectif : passer inaperçue. Leurs rapports se résument donc à une ignorance cordiale jusqu’au jour où Louis décide d’humilier publiquement la jeune femme.
Mais un tragique accident va remettre les compteurs à zéro. Après avoir mordu la poussière, Louis se heurte à une solitude cruelle et inattendue, qui lui montre la réalité sous un tout autre jour.
Emma sera-telle prête, elle aussi, à reconsidérer son jugement pour l’aider à se relever ?



De l’autre côté de l’eau de Sarah Clain

Dans une ville merveilleuse, aux habitations faites d’arbres gigantesques et protégée par cinq grand Sages,
Enor mène une vie insouciante avec ses parents. L’arrivée de Shadrack, un garçon énigmatique qui semble détenir de nombreux secrets, va bouleverser toutes ses certitudes.
« Pour quitter ce monde, tu dois traverser l’eau »
Mais, qu’y a-t-il de si mystérieux de l’autre côté de l’eau ?


Le Complot des Corbeaux d’Ariel Holzl (Les sœurs Carmines 1)

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…


Le Crépuscule des anges de Corinne Guitteaud

Lynn Bellange perd sa coéquipière au cours d’une patrouille dans une église désaffectée. Camille s’écroule sans vie sous ses yeux, tuée d’un simple geste par un individu diabolique.
Contre l’avis de sa hiérarchie, Lynn se lance dans une enquête dangereuse. Sur sa route, elle croise l’étrange Père Scudéry que les autorités croient pourtant mort depuis des années. Le religieux prévient la jeune femme : son entêtement pourrait bien la conduire… droit en enfer.
C’est qu’à Trinity, Anges et Démons préparent l’avènement du Libre Arbitre. Et Lynn pourrait bien avoir un rôle à jouer dans l’Apocalypse qui se prépare.


Le dernier elfe de Silvana de Mari (Le dernier elfe 1)

Dans un monde obscur battu par les pluies, le jeune Yorsh, derniers des elfes, a dû fuir son village dévasté. Un homme et une femme vont le conduire jusqu'aux terres du dernier dragon, dont il deviendra le gardien afin d'accomplir une ancienne prophétie. Mais Yorsh ignore que cette prédiction en cache une autre, qui l'entraînera plus loin encore.


Le dernier orc de Silvana de Mari (Le dernier elfe 2)

Le Capitaine Rankstrail de la cavalerie de Daligar, dit l'Ours, a juré de chasser les Orcs sanguinaires des Confins. De les détruire tous, jusqu'au dernier. Sans aucune pitié. Sans jamais douter. Mais voilà qu'un jour, le chemin du sombre Rankstrail croise celui du lumineux Yorsh. Rankstrail le Mercenaire doute alors pour la première fois de sa vie. N'y a-t-il que le choix de la haine, de la destruction et de la guerre ? Dans un monde rugissant et impétueux, fait de sang et de batailles, deux routes se rejoignent pour donner sa chance à une nouvelle ère d'espoir et de rédemption.


Aliss de Patrick Senécal

Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu « spécial » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.
Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…


Quelques pas de plus d’Agnès Marot

Sora vient d’apprendre qu’elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s’y faire si Kay, la grande sœur qui l’a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d’enfiler la cape de ces superhéros qu’elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l’héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa sœur. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du monde pour parvenir à ses fins.


La princesse de la nuit de Cassandra Clare (The Mortal Instruments Renaissance 1)

Cinq ans après les événements de Mortal Instruments, Emma Carstairs est prête à venger la mort de ses parents…
Après le meurtre de ses parents, Emma Carstairs rejoint l’Institut des Blackthorn pour devenir une redoutable Chasseuse d’Ombres. Et quand des crimes similaires sont découverts, elle est décidée à retrouver l’assassin et à se venger.
Mais dans sa quête de vérité émergent de nombreuses questions : que veulent dire ces étranges inscriptions sur les corps ? Pourquoi l’Enclave leur a-t-elle interdit de chercher le coupable ? Et surtout, pourquoi ses pouvoirs de parabatai deviennent-ils aussi puissants en présence de Julian ?


Seule à New York ! de Jo Witek (Mentine 4)

Immersion linguistique dans une école d'été. Quinze jours, seule à New-York chez des inconnus. Punition ou super chance ? New-York a la pêche d'une adolescente, surdouée, légère, vive, insolente et irritable. New-York City, c'est moi ! Il suffisait de regarder mes parents écrasés par le poids de leur sac à dos de touristes pour comprendre qu'ils étaient "out". Ils n'avaient pas la "vibe". Pas le souffle. Moi, si !


L’errante de Valeria Montaldi

1494. Dans l'ancienne petite maison nichée dans les bois de Machod, vit Britta de Johannes. Bien que nombreux soit ceux qui bénéficient de ses remèdes à base de plantes, la jeune femme suscite la peur. Diffamations et calomnies s'accumulent à son encontre, et parviennent aux oreilles de l'Inquisiteur.
Le verdict de ce dernier est définitif : Britta est une sorcière, et son destin est le feu.
2014. En ce froid matin de novembre, Barbara Pallavicini, médiéviste, atteint les ruines du château afin d'y trouver les dernières informations pour terminer sa thèse : une inscription laissée par une femme reconnue coupable de sorcellerie. Dans la semi-obscurité du sous-sol, les yeux de Barbara rencontrent alors ceux d'un cadavre.
Et s'il existait un lien entre la mort de cette fille passionnée d'occulte et celle de Britta, quelques siècles plus tôt ?


Napoléon à Joséphine, Lettres d’amour de Jean Savant

« Je n’ai pas passé un jour sans t’aimer. Je n’ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras. je n’ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l’ambition qui me tiennent éloigné de l’âme de ma vie. Au milieu des affaires, à la tête des troupes, en parcourant les camps, mon adorable Joséphine est seule dans mon cœur, occupe mon esprit, absorbe ma pensée. »
A l’Automne 1795, le jeune Napoléon rencontre la « belle créole », Joséphine de Beauharnais, veuve et déjà mère de deux enfants. s’en suit alors une longue correspondance où le futur empereur de France, passionné, se dévoile transi d’amour pour son amante qu’il épousera en mars 1796.
Dans cet ouvrage, deux cent soixante-cinq lettres – passionnées, mélancoliques, désordonnées, tendres, extravagantes et érotiques - , sont ainsi recueillies et commentées par Jean Savant qui nous dévoile les ressorts des amours tumultueuses de Napoléon et Joséphine.


Et vous ?

27/05/2017

Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall

Quatrième de couverture

Du professeur de littérature au barista du Starbuck du coin de la rue… de leurs camarades de lycée au serveur du resto chinois… jusqu’à l’écureuil du parc, tous SAVENT que Lea et Gabe devraient être ensemble ! Ces derniers partagent les mêmes références et les mêmes délires. Ils commandent exactement les mêmes cafés et menus, et fréquentent les mêmes endroits. Malheureusement, Lea est une timide maladive, et Gabe un garçon bien mystérieux. Pourtant, il se passe VRAIMENT quelque chose de spécial entre ces deux-là, tout le monde le voit. Lisez un peu, vous serez forcément d’accord…

Mon avis

Un petit quelque chose en plus est un roman tout mignon, frais et léger que j’ai pris grand plaisir à découvrir. Après avoir lu Meilleurs ennemis, une comédie romantique, j’avais besoin d’une autre lecture détente et celle-ci était parfaite. C’est une histoire vraiment mignonne que je vous invite à découvrir.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte qu’on rentre rapidement dans l’histoire.

L’originalité du livre vient du fait que nous sommes du point de vue de personnages secondaires pour raconter cette histoire. Ainsi les voix se multiplient, allant du serveur du Starbucks, au professeur à la fac en passant par le banc ou le petit écureuil qui traîne non loin. A travers ces personnages nous voyons l’année se dérouler et cette romance prendre peu à peu place et voir leur relation évoluer.

C’est vraiment intéressant et pas commun comme récit mais ça renouvelle un peu le genre. Cela nous permet de voir à quel point les héros, notre petit couple est bien aveugle, car tout le monde voit bien qu’ils sont faits l’un pour l’autre, sauf eux… Mais entre les non dits et les incompréhensions, il est difficile pour Léa et Gabe de prendre conscience qu’ils sont fait pour devenir un couple et être heureux ensemble.

On s’attache vraiment aux personnages que ce soit les principaux, Lea et Gabe même s’ils ne prennent jamais la parole en tant que narrateur mais également à tous ceux qui les entourent. On met davantage à l’honneur les personnages secondaires ici ce qui nous permet de mieux les connaître et de voir leur implication dans le rapprochement de Lea et Gabe.

Nombre de mystères sont faits sur eux, notamment Gabe et j’étais curieuse de savoir pourquoi il était si distant, si étrange en présence de Lea. Il cache un secret et il faut un bon moment avant d’en savoir la teneur. J’avoue que je ne m’attendais pas tout à fait à ça, donc ça a été une surprise et effectivement ça explique un certain nombre de choses quant à sa relation avec Lea. Et en même temps, ça m’a un peu « agacé » car ce n’est pas une excuse pour se comporter ainsi, du son point de vue de Lea, il y a de quoi devenir chèvre quand on ignore tout ! Il m’aurait aussi énervé, donc je peux la comprendre mais il faut aussi avoir le point de vue de Gabe pour avoir une vision d’ensemble plus juste. Une romance bien compliquée où les deux héros sont aveugles, de quoi me plaire, plus c’est difficile et meilleur c’est !

En bref, Un petit quelque chose en plus est un roman frais que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. C’est une romance mignonne qui ne pourra que plaire et vous faire passer un bon moment de lecture. Le fait que ce soit un roman choral, à plusieurs voix, du point de vue de personnages secondaires permet de donner une nouvelle dimension à l’histoire et de suivre leur romance d’un point de vue plus extérieur et de voir à quel point Lea et Gabe sont aveugles…

26/05/2017

Voilà le loup ! de Guillaume Olive et He Zhihong

Quatrième de couverture

Yang, un jeune berger, décide un jour de faire une farce aux villageois en criant au loup sans raison. La première fois, les fermiers accourent pour lui venir en aide. La seconde, ils se laissent à nouveau prendre au piège. Mais le lendemain, le loup est vraiment là, si bien que Yang appelle une troisième fois. Evidemment, plus personne ne le croit, et aucun villageois ne vient à son secours... Le jeune berger, victime de sa propre farce, est alors impuissant quand son troupeau se fait dévorer !

Mon avis

Vous étiez prévenus, vous alliez avoir pas mal de chroniques en lien avec les contes et détournement puisque j’ai fait une table dédiée à cela à mon travail. donc pour parfaire ma culture et vous faire connaître ces titres, pour ceux qui ne peuvent pas venir dans ma librairie, vous avez donc mes avis sur ceux que j’ai pu lire.

Voilà le loup ! est une réécriture de Pierre et le Loup en version asiatique. Dans le principe, on retrouve vraiment les mêmes codes, un petit garçon qui pour s’amuser crie : « Voilà le loup » si bien que les villageois accourent pour l’aider mais évidemment, il n’y a rien. Yang recommence une fois de plus, donc les villageois arrivent… Mais à la 3e fois, lorsque le loup arrive vraiment pour manger son troupeau, les habitants le laissent tout seul. A trop mentir, plus personne ne le croit…

La réécriture ici consiste surtout au fait qu’elle est déplacée dans un autre pays, avec d’autres origines, ici plutôt en Asie mais pas de changement quant aux contenus de l’histoire.

On retrouve la même morale que dans le conte original, le fait que mentir n’attire que des ennuis et plus personne ne vous croit. Le principe étant de montrer aux enfants que mentir est mal parce qu’on peut perdre confiance en eux et que le jour où la vérité sera énoncée, personne n’y croira.

Cela dit, cela aurait pu être bien pire pour le jeune Yang. là, seuls le troupeau a perdu la vie, cela aurait pu être la sienne. Et je vous avoue que pour cette réécriture, je m’y attendais presque ! Mais non, l’auteur n’est pas aussi cruel que moi…

Les illustrations sont vraiment jolies, dans des teintes presque aquarelles ce qui donne une certaine atmosphère qui colle bien avec l’Asie. Cela donne un bel album, après c’est une question de goût, on aime ou pas ce type de graphisme.

En bref, Voilà le loup ! est une réécriture intéressante, bien qu’elle consiste seulement en un déplacement géographique, ici l’histoire se passe en Asie, puisque l’on retrouve dans l’ensemble la même trame et la même morale que le conte d’origine. Il n’y a pas plus de modifications pour la réécriture mais elle n’en reste pas moins agréable à découvrir.

A partir de 5 ans.

25/05/2017

Le Monstrologue de Rick Yancey (Le Monstrologue 1)

Quatrième de couverture

« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé... et aussi condamné. »

Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l’horreur...

Mon avis

J’étais curieuse de lire Le Monstrologue, même si l’horreur n’est pas mon genre de prédilection, ce livre m’a tout de même interpelé. Et je dois dire que j’ai été très surprise par ce livre, j’ai beaucoup aimé. Maintenant ma curiosité est piquée à vif, j’en veux plus, je veux savoir ce qui a bien pu arriver à Will Henry après tout ça.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte qu’on rentre assez facilement dans l’histoire. Bien sûr, à condition d’être en forme, je l’avoue, j’étais fatiguée en le commençant donc j’ai eu un peu de mal. mais ensuite ça allait mieux et ça passait tout seul.

L’action est bien rythmé, il s’agit d’un journal donc on passe par différentes étapes dans la vie de Will Henry donc ce n’est pas de la grosse action mais ce n’est pas pour ça qu’il ne se passe rien, bien au contraire. On découvre pas à pas l’univers dans lequel on met les pieds et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est effrayant !

Je vous avoue qu’en commençant ce livre, je pensais qu’il serait accessible aux plus jeunes, à partir de 12/13 ans, mais il y a certains passages assez dur, j’en ai fait des cauchemars, et je ne suis pas du genre à cauchemarder… Donc soyez prévenu par moment c’est assez glauque après si vous aimez les livres d’horreur ça ne devrait pas être gênant !

L’univers est intéressant, ces monstres que le monstrologue étudie avec attention, au point d’oublier la réalité et les gestes du quotidien tel que manger, etc. C’est vraiment original comme univers et je suis certaine que l’auteur n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. En tout cas, pour un premier tome je trouve qu’on a déjà beaucoup d’éléments pour s’en faire une idée plutôt précise. On a de quoi se mettre sous la dent et de voir les tenants et les aboutissants.

L’intrigue est bonne et bien menée. Je suivais avec attention la vie de Will Henry qui n’a rien d’ordinaire. Il faut savoir qu’on suit « deux » intrigues en une car il s’agit d’un homme du XXIe siècle (2006) qui découvre les carnets du fameux Will Henry alors qu’il vient de décéder. En lisant ces carnets, ses journaux intimes qui racontent son quotidien depuis son premier jour auprès d’un monstrologue, voilà la « 2e histoire », celle de Will. Evidemment, c’est celle qui prend le plus de place dans ce premier tome. A travers trois parties ; nous découvrons les trois premiers carnets et le moins que l’on puisse dire c’est que sa vie est assez originale et dure.

Il y a beaucoup de révélations dans ce premier tome, elles tardent plus ou moins à venir mais l’auteur sait tenir nous en haleine et créer tout un suspense. Petit à petit nous pouvons voir sa toile se tisser et comprendre où il a voulu nous emmener et voir quels peuvent être les liens, les causes à effet.

Les personnages sont intéressants et attachants, évidemment c’est surtout le cas pour Will qui se retrouve mêler à des histoires qu’aucun enfant ne devrait savoir, mais comme il est l’assistant personnelle du Dr difficile de passer outre. Mais il est clair qu’il en aura beaucoup vu durant sa vie et on n’en voit ici que les prémices. Will est un jeune garçon qui veut faire plaisir à son mentor, il est seul et n’a pas vraiment d’autres choix mais on voit tout de même qu’il y a un certain attachement même s’il est bien conscient de sa situation et qu’il n’aime pas totalement le Dr. C’est une relation assez étrange qui s’installe et je suis curieuse d’en voir plus par la suite.

En bref, ce premier tome du Monstrologue est une bonne surprise pour moi, j’ai beaucoup aimé cette histoire. On découvre la vie de Will Henry, ce jeune garçon devenu assistant d’un scientifique d’un autre genre. Mais tout cela n’est qu’affabulation ou réalité ? A vous de le découvrir !

24/05/2017

Fais passer ! d'Ingrid Chabbert et Maurèen Poignonec

Quatrième de couverture

Un loup dit à voix haute : « Je mangerais bien un petit cochon grillé ! » Un vieux chien arrive et n’a pas bien entendu. Le loup répète. Un oiseau arrive et demande au chien de lui répéter ce que le loup a dit. " Il dit qu’il a vu le cochon dans un champ de blé. " Le malentendu commence et le message va continuer à se transformer de bouche à oreilles...

Mon avis

Fais passer ! reprend le principe du téléphone arabe, on part sur une phrase au départ et à la fin on a tout autre chose. C’est le cas ici puisque le loup annonce : « Je mangerais bien un petit cochon grillé ! » mais un chien qui était là n’a pas bien entendu et fait répéter avant de le lire à un oiseau. La phrase est ainsi déformée tout le long de l’album, elle varie d’un animal à l’autre, jusqu’à ce que cela arrive aux oreilles du cochon qui pense à une heureuse nouvelle ! Bien évidemment, une surprise de taille attend le cochon et le loup…

Ce n’est pas une réécriture de conte à proprement parlé, mais une sorte de détournement puisqu’on retrouve le loup qui a envie de manger un cochon, mais on ne retrouve pas la trame du conte des trois petits cochons, d’ailleurs on n’en voit qu’un. mais on comprend tout de même l’allusion.

C’est une histoire assez amusante, le principe du téléphone arabe fait que les paroles du loup ont totalement été déformées et que cela présage une fin tragique pour le cochon… ou pas car la fin est ouverte et nous laisse le plaisir d’imaginer ce qu’il va advenir du cochon.

Les illustrations sont assez sympathiques c’est un graphisme assez simple mais agréable, les couleurs sont vives et le tout sur un fond blanc nous permet de nous focaliser essentiellement sur les personnages et sur ce qu’ils disent. Après on aime ou pas, c’est une question de goût.

En bref, Fais passer ! est un album amusant qui joue sur la l’incompréhension ce qui risque d’être dangereux pour notre petit cochon car le bouche à oreille ne fonctionne pas toujours… 

A partir de 4 ans.

23/05/2017

La gloire de Miss Valentine de Laura Lee Guhrke (Les héritières américaines 4)

Quatrième de couverture

Alors qu’elle est au sommet de sa carrière de danseuse, Lola Valentine ne s'attendait pas à ce que son mentor lui lègue la moitié des parts de L’Impérial, le célèbre théâtre londonien. Elle espère bien mériter sa confiance en relevant ce nouveau défi, et passer du rôle d’artiste à celui de manager. Seulement, c’était compter sans l’hostilité de l’autre gestionnaire, Denys, l’homme qu’elle a quitté six ans plus tôt pour partir à New York. Toujours blessé, celui-ci ignore qu’elle a rompu pour de bonnes raisons : comment une fille de la scène comme elle aurait-elle pu faire le bonheur d’un lord ? Alors, même si Denys cherche aujourd’hui à l’exclure de toutes les décisions, Lola est déterminée à faire valoir ses droits...

Mon avis

La gloire de Miss Valentine est le dernier tome des Héritières américaines, une série de romance historique qui m’auront bien plu et que je vous conseille fortement. En fonction des couples présentés, le ton et les intrigues diffèrent mais à chaque fois j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ces héritières américaines pas comme les autres.

Nous voyons ici le dernier ami de la bande se mettre en couple : Denys, et pas avec n’importe quelle femme, la fameuse qui a fait tourner la tête de notre bande quelques années plus tôt alors qu’ils étaient à Paris. Et le moins que l’on puisse dire c’est que Lola Valentine est restée très ancrée dans la mémoire de Denys malgré les années. Alors quand elle revient pour faire valoir ses droits dans la gestion de l’Impérial, Denys est bien décidé à l’exclure de sa vie et de la gestion de ce théâtre. Mais peut-il vraiment renoncer à Lola ?

Ce 4e tome est dans la lignée des précédents. L’intrigue est bonne et bien menée et j’ai pris grand plaisir à suivre cette histoire peut commune. Le passé de nos deux héros est compliqué, plein de non-dits si bien qu’il est aujourd’hui difficile de s’entendre sur l’avenir du théâtre l’Impérial ou bien leur avenir à tous les deux. C’est une romance compliquée bien plus que les précédents car la différence de statut entre les deux personnages est un très gros problème, même si on ne s’imagine pas à quel point.

Ce qui est indéniable, c’est qu’aucun d’eux n’a oublié ces six dernières années et l’alchimie qui existait entre eux est toujours d’actualité, même s’ils le nient tous les deux. Ainsi, tout un jeu se crée entre eux, ils se repoussent sans cesse et en même temps sont attirés comme des aimants… comme des amants… On ressent la tension chez Denys et Lola si bien que cela devient vite pesant pour eux… car c’est dans un jeu dangereux qu’ils se lancent tous les deux et aucun ne veut céder à l’autre.

J’ai beaucoup aimé les rapports de force entre les deux, chacun à des choses à prouver et c’était intéressant de voir la manière dont l’auteur a géré ces deux personnages au fort caractère. Deux tempéraments de feu qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs et éprouver notre patience aussi…

Ce sont deux personnages attachants et sympathiques et ayant les points de vue des deux personnages on sait ce qu’ils ressentent vraiment et ce qu’ils pensent l’un de l’autre. Mais il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et Denys en est un parfait exemple, bien plus encore que Lola… Heureusement pour eux, ils ont des alliés qui vont les aider dans leur tâche.

En bref, La gloire de Miss Valentine est un 4e tome à la hauteur des précédents et clôt parfaitement la série des Héritières américaines que je vous recommande chaudement. Ce sont des romances historiques vraiment prenantes et efficaces, des romances comme on les aime. Les intrigues sont bonnes et bien menées, semées d’embûches pour notre plus grand plaisir mais tout est bien qui finit bien…