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30/11/2018

Éveil de Jennifer L. Armentrout (Covenant 3)

Quatrième de couverture

De retour au Covenant, Alexandria doute parfois d’atteindre son dix-huitième anniversaire : les Furies ont promis son exécution, et si le Conseil découvre ce qui est arrivé dans les Catskills, tout est perdu... pour elle comme pour Aiden.
Par ailleurs, chaque moment passé en compagnie de l’Apollyon la rapproche de son Éveil, dont les conséquences inconnues pourraient être désastreuses. Un Éveil que, pour une raison obscure, certains aimeraient voir précipité. La jeune femme est-elle sous protection… ou sous surveillance ? Alex devra choisir entre ce que lui dicte son cœur et ce que lui réserve le destin. Mais est-il seulement possible de dévier la trajectoire du Styx ?

Mon avis

Éveil est le 3e tome de la série Covenant, une série que j’apprécie, même si elle n’est pas sans rappeler dans le fond à Vampire Academy, mais je dois dire qu’avec ce nouveau tome, l’histoire prend une tournure différente, ce qui n’est pas pour me déplaire. Un tome riche en rebondissement et événement, avec une fin des plus frustrantes. J’ai adoré ce tome et je me languis déjà de la suite !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir à quoi s’attendre d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte. Et puis, avec les événements qui se sont déroulés dans le tome précédent, il est évident que cela aura des répercutions à un moment où à un autre, sans compter les peines de cœur et l’Éveil qui s’approche à grand pas.

L’intrigue est bonne et bien menée, en même temps Jennifer L. Armentrout sait y faire. Elle malmène ses personnages mais nous aussi, pauvres lecteurs, qui subissons cette attente... Celle de son Éveil, qui, on se doute bien, va compliquer beaucoup de choses. J’avoue avoir eu quelques ratés durant cette lecture. C’était avec appréhension que je l’ai commencé parce que je me doutais que ça serait LE tome qui allait tout faire basculer et ce, à différents niveaux de l’histoire. On pourrait définir ce tome par : mes amis, mes amours, mes emmerdes, ça colle parfaitement à ce que vit Alexandria.

L’Atmosphère est lourde et pesante, on craint vraiment pour les personnages. Alex a peur que l’on découvre ce qui s’est passé dans les Catskills, si cela venait à se savoir, son sort pourrait être funeste, tout comme celui d’Aiden, sans compter les Furies. Ses sentiments pour Aiden sont de plus en plus forts et cela devient compliqué de le cacher et avec Seth c’est compliqué. Autant de choses qui pèsent sur les épaules d’Alex qui risque de passer des instants vraiment difficiles alors que son anniversaire approche à grand pas. Un anniversaire qui va changer beaucoup de choses chez l’adolescente, pour le meilleur comme pour le pire.

Les révélations sont nombreuses dans ce tome et il y a des choses auxquelles je ne m’attendais pas du tout ! J’étais très loin de m’imaginer ça et je ne sais pas trop quoi en penser parce que ça n’annonce rien de bon. Je crains pour la suite et en même temps, cela soulève pas mal de questions.

L’univers s’approfondit et se démarque ainsi de Vampire Academy, la mythologie grecque prend plus d’ampleur, la politique menée par les Hématoïs est davantage définie avec le Conseil et ce que certains membres veulent accomplir. C’est vraiment très intéressant, même si ça annonce aussi le début des ennuis pour Alexandria qui se retrouve, malgré elle au cœur de toutes les intrigues. Je n’en dirai pas plus pour éviter de spoiler mais je suis très curieuse de voir ce que donnera la suite à ce niveau-là.

Quant aux personnages, ils sont toujours aussi attachants, à commencer par Alexandria, même si c’est une tête brûlée et qu’on a envie de la secouer un peu pour lui ouvrir les yeux. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, n’est-ce pas… Mais elle va prendre conscience d’un certain nombre de choses mais son esprit buté risque de lui jouer de mauvais tour. L’auteur ne la ménage pas, elle va vivre des moments vraiment difficiles, je crains un peu pour la suite. Aiden reste mon chouchou, même si lui aussi mériterait qu’on le secoue un peu pour lui ouvrir les yeux. Quant à Seth, je ne l’aime toujours pas et plus ça va et plus ce sentiment persiste… Et vu les circonstances ça ne risque pas de s’arranger… Affaire à suivre.

En bref, Éveil est un tome à la hauteur des précédents, il est même meilleur car il commence à se détacher de Vampire Academy dont l’analogie est difficile d’oublier. L’univers est vraiment intéressant et se développe beaucoup ici. On en apprend pas mal dessus, ainsi que sur les personnages qui vont nous surprendre par bien des manières. L’auteur ne ménage pas ses personnages, ainsi que nous et je commence à craindre pour la suite vu les événements qui se sont déroulés ici et cette fin des plus affreuses qui n’annonce rien de bon. J’ai hâte de lire le prochain tome qui arrive dans quelques mois.

29/11/2018

Réminiscences de Shannon Messenger (Gardiens des Cités perdues 7)

Quatrième de couverture

Sophie ne sait plus quelle stratégie adopter. Ses amis eux-mêmes semblent avoir perdu la foi : leur retentissante victoire en Atlantide aurait dû marquer un tournant décisif dans le combat contre les Invisibles, et pourtant la lutte paraît au point mort. Toujours prêtes à déstabiliser le monde des elfes, Vespéra et Lady Gisela ont disparu dans la nature. Quant à Fintan, prisonnier du Conseil, il refuse obstinément de révéler quoi que ce soit de leurs sombres plans. Pour couronner le tout, les jeunes recrues du Cygne Noir reçoivent un véritable coup de massue à l’énoncé du verdict du procès d’Alvar, toujours amnésique.
Mais quand Sophie et Fitz, victimes d’une nouvelle attaque, échappent de justesse à la mort, ils n’ont plus guère le choix. S’ils veulent garder une chance de l’emporter face à ces ennemis sans pitié, il leur faut dès à présent changer radicalement de tactique pour adopter celle de leurs adversaires – quitte à trahir leurs convictions. Pire encore : ils vont devoir plonger dans l’esprit de Keefe pour y débusquer des souvenirs aussi terribles que dangereux…

Mon avis

A l’origine, je devais lire Réminiscences après avoir lu le tome 2 de La légende des Quatre. Mais faible comme je suis, sachant que la suite ne paraîtrait pas avant l’année prochaine, je n’étais pas prête psychologiquement à lire ce tome. Tout en sachant pertinemment qu’il allait être dévoré en peu de temps, l’effet Gardiens des cités perdues quoi…

C’est pourquoi j’ai lu quelques livres avant (Dans le Monde pestaculaire (et terrib') de ma soeur Minnie et de son vilain lapin de Lissa Evans, Destruction Eve de Florent Maudoux, Papa est en bas de Sophie Adriansen, J'ai tué le Père Noël d'Anthony Mc Gowanet Chris Riddell). Bon, il faut l’admettre, à ce niveau-là, ce n’est pas juste « retarder l’inévitable », mais j’ai fini par prendre mon courage à deux mains et à me lancer dans Réminiscences, et quel tome…

Shannon Messenger a créé là une série fabuleuse qui s’enrichit à chaque tome, qui s’améliore à chaque tome, qui est encore plus merveilleux à chaque tome. Oui, ça fait beaucoup de « à chaque tome ». Bref, ce 7e tome ne fait pas défaut et est dans la lignée des précédents mais pourquoi faut-il que l’auteur nous laisse sur des fins pareilles à chaque fois ? Je vais finir par faire une crise cardiaque (et là je ne connaîtrais jamais la fin, quelle tristesse). Ce n’est pas possible de lâcher de telles informations et nous laisser là… Depuis quelques tomes, c’est sa marque de fabrique mais on ne peut pas vraiment lui reprocher. Ça nous donne envie de poursuivre et bien que le nombre de tomes s’allongent un peu plus chaque année (on en est à 9, si ça ne change pas encore), il faut avouer qu’elle sait nous tenir en haleine. Et les fins en cliffhanger comme elle le fait, marche totalement. Même si j’ai eu quelques envies de meurtre, surtout quand on ne peut en parler à personne…

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements se mettent en place assez rapidement pour s’en rendre compte.

L’intrigue est excellente, dès les premières pages l’auteur nous plonge dans son univers, dans l’action et on n’a pas le temps de se rendre compte de ce qu’il se passe, que les problèmes surgissent déjà. L’histoire démarre sur des chapeaux de roues mais se « calme » assez rapidement, mais vu les circonstances cela paraît normal. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne se passe rien, bien au contraire. C’est le moment pour certains personnages de se parler, de remettre certaines choses à plat (du moins dans l’ensemble) et d’apprendre de nouvelles choses.

Puis assez vite, de nouveaux problèmes arrivent et il faut trouver des solutions et à partir de ça, ça s’emballe et ça n’en finit plus. De manière sous-jacente, on voit qu’il va se passer quelque chose d’important, quelque chose de grave, mais l’auteur laisse planer le doute un long moment, jusqu’à ce qu’on ait l’élément déclencheur et c’est une nouvelle vague de soucis qu’il faut endiguer. Sans compter les problèmes annexes qui, forcément, arrivent au moment mauvais et ajoute de l’inquiétude. Comme si on n’en avait pas assez !

L’auteur joue sur plusieurs fronts en même temps, elle a plusieurs intrigues imbriquées les unes dans les autres si bien qu’il faut tout démêler… et il était évident que certains faits allaient donner lieu à quelque chose. Si vous saviez à quel point c’est frustrant de devoir rester vague.

J’avoue avoir eu quelques ratés au cours de ma lecture, mais le pire c’est sur la fin où tout s’emballe très vite et j’ai franchement eu peur. J’étais sous le choc, je ne m’attendais pas à ce qu’elle aille aussi loin, qu’elle fasse ça… C’est tellement frustrant de ne pas avoir pu en parler avec quelqu’un lorsque c’est arrivé, lorsque je suis arrivée à la fin du roman parce qu’il faut voir ce que vivent nos personnages. C’est tellement énorme mais je ne vous spoilerai pas, c’est mal le spoiler et ça n’aurait plus d’intérêt à ce que vous lisiez ce livre qui est une vraie merveille, même si mon côté rancunier va ressortir à l’encontre de l’auteur parce que franchement, nous faire ce coup-là, et terminer sur une telle note ce n’est juste pas possible !

L’univers se développe un peu plus, on en apprend beaucoup sur certains personnages, sur leurs intentions et d’autres se dévoilent totalement. Je suis épatée de voir à chaque fois comment l’univers s’enrichit, on ignore tellement de choses, sur le rôle de Sophie en tant que Colibri, les projets des Invisibles, etc. C’est un monde incroyable et je suis certaine que l’auteur a encore beaucoup de choses à nous faire découvrir.

Les personnages sont la vraie force de cette histoire, bien sûr l’univers est génial et s’approfondit de tome en tome et les histoires sont à chaque fois prenante, mais sans ces personnages, ça n’aurait pas la même saveur. Sophie grandit, elle est désormais une adolescente et ses sentiments pour Fitz se font plus forts ce qui va être de plus en plus compliqué de le lui cacher. Son rôle en tant que Colibri est encore à définir, elle a mille et une choses en tête si bien qu’elle se sent parfois perdues mais heureusement, elle est bien entourée. Fitz est toujours aussi attachant, je l’aime beaucoup, comme Sophie ! Il va vivre des moments pénibles et j’avoue qu’à sa place, je ne sais pas comment j’aurai réagi, pas bien je pense. Quant à Keefe, c’est mon chouchou, le rigolo de service qui se met un peu trop en danger « pour le bien de tous » mais il ne réfléchit pas toujours aux conséquences de ses actes et cela pourrait lui jouer des tours. Il permet de détendre l’atmosphère, alors que cette dernière est bien lourde et pleine de tensions.

En bref, Réminiscences est un tome à la hauteur des précédents, c’est toujours aussi génial. Je suis totalement fan de cette série, même si je crains pour la suite à chaque fois que je lis un nouveau tome parce que l’auteur parvient à rebondir et à recréer une intrigue au sein de son univers qui devient de plus en plus complexe. C’est une série qu’il faut absolument lire si ce n’est pas déjà fait tant pour l’univers qui est extraordinaire et se développe énormément à chaque fois. Les intrigues sont toujours très bonnes et bien menées avec de l’action, des rebondissements et des révélations qui rendent le tout haletant et prenant. Quant aux personnages, ils sont la vraie force de cette histoire et nous font vivre une drôle d’aventure. Je me demande bien où l’auteur va nous amener maintenant mais j’avoue que je crains un peu pour la suite, j’ai peur de ce qu’il va advenir de notre petit groupe, mais il me tarde d’ores et déjà les retrouver. Il ne me reste plus qu’à patienter un an.

28/11/2018

Destruction Eve de Florent Maudoux (Freaks Squeele Funérailles 4)

Quatrième de couverture

L’abject gladiateur de REM, Spartacus, vient d’assassiner le chevalier du lion Mercutio Van Helsing, défenseur du royaume de Namor et père de la petite Eve. Ivre de vengeance, cette dernière quitte la ferme familiale où son destin était tout tracé. Ce faisant, elle sauve de la castration Sleipnir le fidèle destrier et fier étalon, cadeaux de son père. Ensemble Eve et Sleipnir vont partir à l’aventure et réaliser que la guerre n’est que folie mais que c’est ce qu’ils savent faire de mieux.

Mon avis

Destruction Eve est le 4e tome de la série Freaks Squeele Funérailles, une série qui, comme son nom l’indique est centré sur le personnage de Funérailles que l’on avait pu rencontrer adulte dans la série principale. Ici on retrouve son enfance et son adolescence. Mais dans ce 4e tome, il est plutôt question d’un personnage annexe, que l’on a pu rencontrer dans les autres tomes aux côtés de Funérailles : Eve. Une jeune femme battante en quête de vengeance.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. C’était une histoire intéressante et prenante, comme les tomes précédents, mais j’avoue que l’on s’est beaucoup éloigné du personnage de Funérailles.

Il s’agit ici d’une parenthèse avec un personnage annexe qu’il a pu côtoyer durant son adolescence. Evidemment, elle a son importance et ce n’est qu’arrivé à la fin de l’histoire que l’on peut comprendre tous les tenants et les aboutissants mais on s’éloigne de la trame d’origine. J’aimerai bien que l’on avance davantage sur l’histoire de Funérailles. Mais cela reste un tome intéressant qui m’aura bien plu, même si j’en attendais autre chose.

Quant aux illustrations, elles sont toujours superbes, c’est vraiment un graphisme qui me plaît, très sombre et violent. En même temps, on est en pleine guerre, manipulation en tout genre. C’est un univers vraiment très riche et complexe ce qui se ressent dans le dessin.

En bref, Destruction Eve est un tome transitoire puisqu’on se focalise sur un autre personnage, Eve, qui a son importance dans l’histoire de Funérailles mais j’avoue que j’aimerai que l’on se recentre plus sur Funérailles. J’espère que dans le prochain tome ce sera le cas. Néanmoins cela reste une histoire intéressante et c’était bien sympathique de retourner dans l’univers de Freaks Squeele qui commençait à me manquer.

27/11/2018

Je peux te voir de Carina Rozenfeld

Quatrième de couverture

Alors, Max ferma les yeux et se concentra.
Au début, ses pupilles, derrière ses paupières, s’agitèrent à toute allure, puis leur mouvement se calma, pour cesser complètement. Son rythme cardiaque ralentit, sa respiration devint presque inaudible. Il appliquait la technique, enseignée durant trois années, celle qui lui permettait de maîtriser son talent et qui faisait de lui le meilleur des espions : la vision à distance.

Unique survivant d’un accident qui fut morte pour sa famille, maxime se réveille après un long coma. A son chevet, un inconnu le rassure : il va s’occuper de tout et veiller su lui. Car Max possède un don très précieux, il peut voir à distance. Avec de l’entraînement approprié, le « Pater » promet de faire du garçon un espion redoutable…
Alors que les missions s’enchaînent, Maxime grandit, isolé, et s’interroge sur son passé, sur son mentor.
Pour connaître la vérité, il n’a pas le choix : il doit fuit ! Mais comment échapper au Pater lorsque l’un de ses agents est doté du même pouvoir ?

Mon avis

Je peux te voir est le nouveau roman pour adolescents de Carina Rozenfeld. J’avoue que je la préfère en jeunesse / ado qu’en YA, elle me convainc davantage. J’étais donc curieuse de voir ce que pouvait donner ce roman d’autant qu’on change de genre, c’est davantage un thriller, même s’il y a une part de fantastique. Et le résultat est plus que probant, j’ai bien apprécié cette lecture qui nous tient en haleine tout du long.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire et je dois dire qu’elle m’a bien plu.

L’intrigue est bonne et bien menée, l’action commence dès les premières pages et tout se déroule très vite si bien qu’on n’a pas vraiment le temps de reprendre notre souffle. L’autrice nous tient en haleine tout du long, elle attise notre curiosité et nous donne envie de continuer pour savoir ce qui est arrivé à Max. C’est vraiment efficace dans le genre et pour ceux qui n’aiment pas les longues descriptions et des moments « lents », soyez rassurés, il n’y en a pas ici. Les seuls moments de « pause » permettent aux personnages de réfléchir à la situation et l’action pure et dure repart de plus belle. Un bon thriller bien efficace qui nous intrigue grandement.

La narration est sur deux temps, par alternance on suit le présent et le passé, qui nous permet de comprendre comment Max en est arrivé là. Ces va-et-vient temporel permettent de donner un certain rythme à l’histoire, de créer de la tension et de nous donner envie d’en savoir plus. On se demande bien pourquoi Max s’est enfui, ce qu’il cherche et pourquoi. Autant de questions qui trouveront réponses à la fin du livre.

Même si je dois dire que je ne m’attendais pas tout à fait à ça en le commençant. J’aurai aimé en avoir un petit peu plus sur cette organisation, sur le Centre et le but des missions de Max, ainsi que ses étranges facultés. L’autrice s’est davantage concentrée sur la quête de Max, ce qui est bien aussi, mais je n’aurai pas été contre plus de détails à ce sujet. Mais ce n’est pas un défaut, le roman reste très intéressant et efficace dans le genre.

J’avoue qu’en voyant le nom de cette « organisation » et cette mission où il faut récupérer Max, ça m’a fait penser à la série TV des années 90 : Le Caméléon, où « Le Centre » voulait récupérer son « caméléon » un génie exceptionnel qui s’est échappé. Il y a quelques similitudes et pour ceux qui connaissent la série ne passeront pas à côté de cette analogie. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai bien apprécié cette histoire mais que j’aurai aimé en avoir un peu plus.

Les personnages sont intéressants et attachants, on ne se focalise pas que sur Max, on en découvre d’autres, notamment le fameux « Pater » qui à mesure de l’histoire semble de plus en plus louche. Mais aussi Lisa, une autre adolescente dotée du même pouvoir que Max, même si elle semble « moins douée » que lui pour le retrouver et le ramener au Centre, mais à mesure, on voit bien qu’elle se pose aussi des questions sur Max, sur la raison de sa « mission récupération », des questions qui pourraient bien changer l’avenir de ces adolescents. Max a d’incroyables facultés, il peut localiser et voir les gens à distance, ce qui est pratique en matière d’espionnage et qui fait de lui un élément important. D’où la nécessité de le récupérer.

En bref, Je peux te voir est un roman intéressant et haletant qui ne pourra que plaire aux adolescents. C’est vraiment efficace dans le genre, avec de l’action, des problèmes et des rebondissements et une narration à deux temps qui rajoute du suspense et de la tension. Les personnages sont plutôt sympathiques et attachants, de quoi passer un bon moment de lecture en leur compagnie. Un roman que je vous conseille grandement !

26/11/2018

Le Vallon du sommeil sans fin d'Eric Senabre (Le détective des rêves 2)

Quatrième de couverture

Le détective des rêves Banerjee et son fidèle assistant Christopher doivent résoudre une bien étrange énigme : plusieurs clients d’une résidence thermale sont plongés depuis quelques jours dans un sommeil aux rêves agités, dont personne n’arrive à les réveiller. Plus inquiétant encore, des témoins affirment que les victimes ont été attaquées par une Ombre qui semble tout droit sortie des Enfers…
Les enquêteurs ne sont pas au bout de leur cauchemar !

Mon avis

Le Vallon du sommeil sans fin est la suite du Dernier songe de Lord Scriven, un roman que j’avais adoré. Je suis plus que ravie de cette suite car j’avais hâte de retrouver ce duo de détective hors du commun pour une nouvelle aventure et je peux vous dire qu’elle est à la hauteur du précédent. L’attente en valait la peine car j’ai vraiment adoré cette histoire originale qui m’aura fait passer un très bon moment de lecture. A quand une nouvelle aventure ?

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. En un rien de temps, on est transporté dans cet univers qui est vraiment original.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de mystères. En commençant le livre, je ne savais pas de quoi ça allait parler. Je ne me suis pas arrêtée sur l’histoire pour décider ou non de le lire, c’est juste le fait de retrouver ce duo de choc qui m’a poussé à le lire. Ainsi, j’ai pu totalement me laisser emporter par l’auteur et sa plume et je me suis laissée surprendre. Cela donne davantage d’intérêt, de voir où l’auteur va nous emmener, ce qu’il va faire et comment les personnages vont réagir face à cette situation quelque peu incongrue. Dès le premier chapitre c’est assez étonnant mais c’est ce qui me plaît. Se laisser surprendre et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à un tel scénario.

Comme Banerjee et Carandini, je me suis posé pas mal de questions et j’ai essayé de comprendre ce qui se passait mais j’étais loin du compte. Toute l’originalité de l’histoire vient du fait que Banerjee résout les affaires grâce à ses rêves et c’est amusant de voir, que comme Carandini, on ne comprend rien à ce qu’il voit alors que pour lui tout est clair comme de l’eau de roche. La solution se trouve sous leurs yeux, mais peuvent-ils avoir confiance en ce que leurs yeux leur montrent ? Mystère, je vous laisse lire ce livre pour le découvrir.

Le duo Banerjee et Carandini est excellent, il n’est pas sans rappeler Sherlock Holmes et Watson. Un duo atypique très sympathique que l’on prend plaisir à suivre. Ils ont de la répartie, une certaine affection l’un pour l’autre, il faut dire qu’à la fin du tome précédent on a eu quelques frayeurs. Ce sont deux personnages attachants qui fonctionnent bien ensemble pour résoudre les affaires. Mais un 3e personnage a aussi son importance dans l’affaire, une femme de caractère !

En bref, Le Vallon du sommeil sans fin est un tome à la hauteur du précédent. Je suis seulement triste de l’avoir lu si vite parce que je ne sais pas s’il y aura d’autres aventures et encore moins quand. Mais cela montre que c’est un livre addictif et prenant qui nous tient en haleine tout du long. j’ai vraiment adoré cette histoire efficace dans le genre et originale du fait des pouvoirs « mystiques » de Banerjee qui sont assez extraordinaires. J’aimerai tellement avoir une nouvelle aventure et en savoir plus sur ces fameux pouvoirs et retrouver ce duo voire trio de choc dans une nouvelle enquête. Affaire à suivre donc et si vous ne connaissez pas encore, il est temps de s’y mettre !

C'est lundi, que lisez-vous ? [182]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez I Believe in Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




Cette semaine j'ai lu 3 romans, très différent les uns des autres mais je les ai tous aimés ! C'était prenant, plein de suspense à chaque fois. De quoi passer un très bon moment de lecture. Je vous en reparle très vite !



La Tempête d'Alwyn Hamilton (Rebelle du désert 3)

Les rebelles sont anéantis : la plupart d’entre eux ont été capturés ou tués. Amani a été épargnée mais n’a plus le choix : à présent, elle doit agir. Accompagnée de son armée de squelettes rebelles, elle se lance dans une mission de sauvetage à travers le désert hostile. Mais sera-t-elle capable de prendre seule la tête de la rébellion et de mener à bien cette dangereuse expédition ?




25/11/2018

J'ai tué le Père Noël d'Anthony Mc Gowan et Chris Riddell

Quatrième de couverture

Un robot, une voiture de course, un hélicoptère qui vole pour de vrai... Avec une liste de cadeaux comme ça, c’est sûr, Jojo a tué le Père Noël ! Pour sauver Noël, plus qu’une seule solution : le remplacer.

Mon avis

J’ai tué le Père Noël est un roman qui m’a intrigué. Il faut dire qu’avec un tel titre, ça a de quoi surprendre et quand j’ai vu que c’était Chris Riddell qui avait illustré le roman, je ne pouvais que le lire. Et je dois dire que c’était une jolie histoire, à lire les temps prochains à l’approche de Noël.

Jojo a fait sa liste au Père Noël, elle contient beaucoup de cadeaux, si bien qu’il entend son père dire un soir qu’il a tué le Père Noël ! Malédiction, Jojo s’en veut terriblement et veut trouver une solution pour remédier à ça, car les autres enfants ne pourront pas avoir leur cadeau sans le Père Noël. Ni une ni deux, il emprunte un manteau rouge à sa mère, une ceinture et revêt ce costume pour remplacer le Père Noël. Mais tout ne va pas se passer comme prévu… mais Jojo risque d’avoir une belle leçon de vie.

L’histoire est mignonne et touchante à la fois. Avec son regard d’enfant, Jojo est persuadé d’avoir réellement tué le Père Noël et s’en veut terriblement, au point de vouloir le remplacer pour que la fête ne soit pas gâchée. Il va faire preuve d’altruisme et on ne peut que l’encourager dans sa démarche, même si évidemment, avec notre regard adulte, sa réaction est touchante et naïve. Cela fait un peu mal au cœur aussi quand on comprend pourquoi « Jojo a tué le Père Noël », des soucis d’adulte que Jojo n’est pas en mesure de comprendre.

La morale de cette histoire est, elle aussi, très belle, j’avoue que je ne m’attendais pas à ça, mais c’est juste parfait et c’est ça « la magie de Noël » et ce qui est aussi à l’origine de cette fête chrétienne, la bonté, l’amour de son prochain, autant de bonnes valeurs.

Les personnages sont attachants et sympathiques, surtout les enfants, Jojo et sa petite sœur qui est vraiment toute choupie. Ils vont vivre là une drôle d’aventure qu’ils ne sont pas prêts à oublier.

Quant aux illustrations, inutile de dire ce que j’en pense, j’adore ce que fait Chris Riddell, puisque c’est ce qui m’a incité à lire ce livre en premier, en dehors du titre qui a de quoi surprendre pour de la littérature jeunesse.

En bref, J’ai tué le Père Noël est un roman de premières lectures bien sympathique que j’ai apprécié découvrir. C’est une belle histoire touchante qui ne peut pas nous laisser indifférent. Un livre que je vous invite vivement à découvrir, surtout en cette période de Noël.

A partir de 7 ans.

In My Mailbox (360)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


Cavalier du dragon de Cornelia Funke (Cavalier du dragon 1)

«Les hommes arrivent ! cria le rat. Ils ont réveillé leurs engins de guerre. Ils avancent à travers les montagnes et ne sont plus qu'à deux jours d'ici. Les fées vont les retenir un moment mais ils ne vont pas tarder à arriver, car leur objectif c'est votre vallée : la vallée des dragons.» Un jeune dragon, un petit humain courageux et une Kobolde infernale en quête d'un territoire légendaire : les aventures extraordinaires d'un trio aussi inattendu qu'attachant.


J'ai tué le Père Noël de Anthony McGowan et Chris Riddell

Un robot, une voiture de course, un hélicoptère qui vole pour de vrai... Avec une liste de cadeaux comme ça, c'est sûr, Jojo a tué le Père Noël ! Pour sauver Noël, plus qu'une seule solution : le remplacer.


La Tempête d'Alwyn Hamilton (Rebelle du désert 3)

Les rebelles sont anéantis : la plupart d’entre eux ont été capturés ou tués. Amani a été épargnée mais n’a plus le choix : à présent, elle doit agir. Accompagnée de son armée de squelettes rebelles, elle se lance dans une mission de sauvetage à travers le désert hostile. Mais sera-t-elle capable de prendre seule la tête de la rébellion et de mener à bien cette dangereuse expédition ?


Les Passeurs de savoir de Sophie Noël (Jeanne de Mortepaille 2)

La nuit des sorcières est passée. Avant de commencer véritablement sa formation de sorcière à la rentrée, Jeanne a heureusement encore quelques mois pour se préparer : une fois par semaine, elle est réunie avec certains de ses futurs camarades, ce qui lui permet de jeter les premiers jalons de sa vie d’apprentie-sorcière. Elle découvre l’antre des Passeurs de savoirs, son nouveau lieu d’apprentissage, dirigée par trois Grands-Maîtres. Mais toutes ces nouvelles activités ne lui font pas oublier que son focus reste désespérément introuvable. En proie aux doutes et aux manigances maléfiques de Rameau pour la contrôler, Jeanne commence à s’affaiblir dangereusement. Trouvera-t-elle la force de continuer sa quête et son apprentissage ? Les réponses à ses questions seront-elles révélées par la Prophétie de l’enfant-source ? Ou bien sombrera-t-elle dans le piège lugubre tendu par le Grand maître déchu ?


Les secrets de Brûle-Dragon de Carina Rozenfeld (L'Héritier des Draconis 4)

Elliott, désormais en classe de cinquième, est impatient de voir le passage vers Draconia s’ouvrir afin d’avoir la réponse aux nombreuses questions qu’il se pose depuis son dernier voyage : à qui appartenait la voix de l’homme qui lui a répondu à travers le portail de lune ? Est-ce que sa mère est bien vivante, mais cachée sous la forme d’un dragon depuis toutes ces années ? L’héritier des Draconis ne se doute pas qu’une fois retourné sur Draconia, c’est une véritable épopée dans les entrailles de la terre sous un volcan capricieux qui l’attend, ainsi qu’un combat terrible… Elliott n’est pas au bout de ses efforts pour sauver Draconia et son statut d’héritier des Draconis.



Et vous ?

24/11/2018

Papa est en bas de Sophie Adriansen

Quatrième de couverture

Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Mon avis

Ne lisant pas beaucoup de livres contemporains jeunesse (à entendre pour les 9-12 ans), je me suis dit que Noël approchant, il fallait se mettre davantage à la page. Ce n’est pas le genre de livres qui me passionne, j’ai du mal, et même en adulte, je n’en lis quasi jamais. Mais bon, il faut bien se « forcer » et sortir de sa zone de confort de temps en temps puisqu’on peut parfois de belles découvertes et Papa est en bas en est une.

Avec un tel titre et une telle couverture, on imagine très bien pourquoi « Papa est en bas », mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne une telle tournure. Papa est en bas raconte l’histoire d’Olivia qui se rend compte peu à peu que son père n’est plus en mesure de faire certaine chose. Il est atteint d’une maladie orpheline qui va le rendre tétraplégique. Un roman touchant et émouvant qui ne peut pas nous laisser indifférent.

Sans pathos et apitoiement, Sophie Adriansen aborde avec douceur le changement qui survient dans une famille lorsque l’un des membres devient malade, une maladie handicapante et problématique, d’autant qu’on ne peut pas la soigner. Mais, les membres de la famille gardent toujours le sourire, à commencer par le papa qui « s’amuse » parfois de cette maladie en expliquant à sa fille tous les bénéfices dont il en tire. En lui donnant le surnom de « tartiflette », cela dédramatise la situation qui est pourtant bien critique.

On aurait pu facilement tomber dans quelque chose de plombant et triste avec une atmosphère lourde (tout ce que je déteste lorsque ça aborde la maladie, raison pour laquelle j’évite en général de lire des livres avec ces sujet-là) mais ce n’est pas du tout le ressenti ici. Bien au contraire, il y a une joie de vivre, l’envie d’aller de l’avant et de voir le bon côté des choses. Chaque membre fait preuve d’une grande force et de courage face à cette fatalité.

L’histoire est vraiment belle et touchante, mais elle reste dure. Je mentirai si je disais que tout allait bien dans le meilleur des mondes, et parfois on voit les « coups de mou » de la famille. J’avoue que pour un roman jeunesse je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne cette tournure-là. Je ne doutais pas beaucoup de l’issue du livre mais je ne pensais pas que ça se finirait ainsi. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais c’est un roman qui marque et qu’il faut lire, même si c’est dur.

Les personnages sont touchants et attachants, à commencer par Olivia qui voit son père de plus en plus fatigué, incapable de monter des escaliers. Elle fait preuve de courage face à cette situation. Elle va aider sa mère pour s’en occuper, pour parfois veiller sur lui car cela pèse aussi sur les épaules de sa mère. C’est une famille forte et solidaire, on ne peut que les admirer.

En bref, Papa est en bas est un roman touchant qui aborde avec délicatesse la maladie au sein d’une famille qui restera unie et solidaire, dans ses joies et ses peines. Une histoire qui ne peut pas nous laisser indifférent mais que je vous conseille de lire. Les personnages sont attachants et sympathiques et c’est toujours triste quand un tel malheur touche une famille mais elle saura faire preuve d’un grand courage. Un roman à découvrir de toute urgence.

23/11/2018

Dans le Monde pestaculaire (et terrib') de ma soeur Minnie et de son vilain lapin de Lissa Evans

Quatrième de couverture

Un lapin peut en cacher un autre...
Lors d’une nuit d’orage, Fidge est transportée par magie dans un monde tout à la fois coloré et inquiétant : celui de l’album préféré de sa petite sœur, Minnie. 
Elle a trois compagnons : deux d’entre eux sont bizarres (Ella, une éléphante violette joviale et déterminée et Dr. Carotte, un jouet en plastique sur roues, doté en ce monde d’un diplôme de médecine) et le troisième est son ennuyeux cousin hypocondriaque. 
Pour rentrer chez elle, elle devra résoudre une série d’énigmes impossibles, puis défaire un cruel dictateur en peluche et sauver 3 000 Doubidous (oui, vous avez bien lu cette phrase). 
Et le pire, c’est que toute cette histoire est de sa faute...

Mon avis

Dans le Monde pestaculaire (et terrib’) de ma sœur Minnie (et de son vilain lapin) est l’un des derniers-nés des Éditions Poulpe fictions. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue par les livres de cet éditeur, donc j’étais curieuse de lire ce nouveau titre, qui, il faut l’avouer est très intriguant avec un tel titre à rallonge ! Et je dois dire que cela a été une très bonne découverte, décidément, Poulpe fictions est un éditeur à suivre de très près pour la tranche d’âge 8-10ans en matière de littérature jeunesse.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent très vite pour s’en rendre compte. En peu de temps, Fidge, alias Iphigénie, se retrouve plongée avec son cousin dans le monde des Doubidous, les personnages de l’histoire préférée de sa petite sœur, où elle va devoir résoudre toute une série d’énigmes pour parvenir à sortir de cette histoire qui devient de plus en plus mystérieuse.

L’intrigue est bonne et bien menée, on a vraiment un roman initiatique où la partie fantastique n’est qu’un moyen pour faire comprendre conscience à Fidge un certain nombre de choses. Ce qui est tout le temps le cas dans les romans initiatiques me direz-vous. C’est une histoire vraiment prenante et intéressante et j’avoue que l’entrée en matière de l’histoire est quelque peu tragique mais assez rapidement, quand Fidge va arriver dans le monde des Doubidous, une certaine légèreté va apparaître, dans un monde très coloré et délirant. Mais tout cela cache quelque chose de bien plus sombre et Fidge, à l’aide de son cousin vont tâcher de comprendre ce qui se passe.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Par ailleurs, la mise en page des livres de cet éditeur est très agréable, avec un grand interligne, cela facilite grandement la lecture et les quelques dessins qui illustrent l’histoire sont bien sympathiques aussi. L’action est omniprésente et on ne s’ennuie pas un seul instant, c’est bien rythmé, on voit bien les différentes « étapes » de la quête de Fidge et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une drôle d’aventure qui se présente à elle, mais qui est somme toute nécessaire.

Par certains aspects, cela me rappelle l’histoire Gaspard des profondeurs de Yann Rambaud, il y a quelques similitudes et on retrouve aussi le côté onirique et initiatique qu’on retrouve dans Alice au pays des merveillesDans le Monde pestaculaire (et terrib’) de ma sœur Minnie (et de son vilain lapin) est vraiment un roman prenant qui ne pourra que plaire aux enfants, c’est une vraie aventure, c’est amusant et mouvementé, et en même temps, cela traite d’un sujet plus important en profondeur, sous des airs « enfantins » et « amusants », l’histoire est un peu plus sombre. Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, mais en tout cas, j’ai beaucoup aimé cet aspect-là de l’histoire.

Le monde des Doubidous est vraiment particulier, c’est assez amusant le fait qu’ils parlent en vers, cela donne une certaine rythmique à l’histoire, comme des chants et ils sont tellement différents, en fonction de leur couleur que cela crée un monde très spécial et éclectique.

Quant aux personnages, ils sont vraiment intéressants, à commencer par Fidge, cette jeune fille qui se retrouve plongée dans le livre préféré de sa petite sœur, Minnie (alias Minerve) et qui va devoir en sortir. Elle a du caractère et va faire preuve d’un courage et d’une grande force dans cette aventure. Mais même les personnages les plus forts peuvent avoir des faiblesses et des blessures. Elle va beaucoup apprendre de ce voyage qui va la changer profondément. 

Mais celui qui va vraiment évoluer dans le bon sens, c’est son cousin, Graham, un gamin capricieux, hypocondriaque et insupportable ! Mais avec cette aventure, lui aussi va évoluer et nous surprendre par bien des manières, j’ai beaucoup aimé au final ce personnage. Entre les deux cousins, la relation est compliquée mais avec toute cette histoire, ils vont se rapprocher, apprendre à se connaître et se compléter. Un duo de choc qui nous entraîne dans un récit incroyable, pour notre plus grand bonheur.

En bref, Dans le Monde pestaculaire (et terrib’) de ma sœur Minnie (et de son vilain lapin) est un roman initiatique qui m’aura beaucoup plu. L’histoire est originale et prenante et nous emporte en un rien de temps dans une folle aventure. L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’actions et de problèmes de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les personnages sont attachants et sympathiques et cette histoire va les changer profondément et leur offrir, qui sait, un meilleur avenir. Un livre à découvrir de toute urgence !

19/11/2018

C'est lundi, que lisez-vous ? [181]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez I Believe in Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




La semaine a été très bonne en découverte, j'ai adoré mes lectures, même si je ne vais pas me remettre de la fin de Gardiens des Cités perdues...



Le Vallon du sommeil sans fin d'Eric Senabre

Le détective des rêves Banerjee et son fidèle assistant Christopher doivent résoudre une bien étrange énigme : plusieurs clients d’une résidence thermale
sont plongés depuis quelques jours dans un sommeil aux rêves agités, dont personne n’arrive à les réveiller. Plus inquiétant encore, des témoins affirment que les victimes ont été attaquées par une Ombre qui semble tout droit sortie des Enfers…
Les enquêteurs ne sont pas au bout de leur cauchemar !




18/11/2018

In My Mailbox (359)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir


Mes acquisitions de la semaine



Le Clan des Tigres de Cassandra O'Donnell (La Légende des Quatre 2)

La guerre contre les hommes est imminente.
Les hauts Conseils des Yokaïs se préparent déjà au pire tandis que Bregan, Maya, Nel et Wan associent leurs efforts pour éviter l'inéluctable. Et, alors que le visage de leur véritable ennemi se dévoile, les quatre héritiers n'ont qu'une idée en tête : éviter le bain de sang qui se prépare et protéger ceux qui leur sont chers...


Un Shim Sham avec Fred Astaire de Malika Ferdjoukh (Broadway Limited 2)

Janvier 1949. 
Six. Elles sont six à souffler sur leurs doigts quand le brouillard s’attarde sur New York. Avant de se réchauffer dans la cuisine de l’honorable pension Giboulée, où elles partagent aussi leurs rêves fous, leurs escarpins trop pointus et quelques pancakes joufflus. Un jour, elles seront comédiennes ou danseuses, et Broadway sera à leurs pieds. 
En attendant, Hadley, Manhattan, Page, Chic, Etchika et Ursula courent les théâtres, les annonces, les auditions, les cachets – New York est une ville fabuleuse à condition d’avoir des sparadraps dans son sac. Elles ont 19 ans ou à peine plus, et elles donneraient tout pour réussir, elles qui n’ont rien, en dehors de leur talent. Cela peut-il suffire dans cette Amérique d’après-guerre qui ne fait pas de cadeau ? Pas sûr. Mais si elles n’y croient pas, si elles n’y croient pas scandaleusement, qui y croira ?



Destruction Eve de Florent Maudoux (Freaks Squeele : Funérailles 4)

Dans la cité décadente de Rem, gangrénée par la trahison et les complots, les Cyclopes font et défont les dieux. Fortunate Son raconte l'histoire du dernier héros de cette civilisation et la naissance du mythe de Funérailles.


Et vous ?

17/11/2018

L'étrange ville de Grimsly d'Alyson Noël

Quatrième de couverture

À Trembleterre, tout est magique. Certains peuvent voler, on y suit des cours pour apprendre à tordre les cuillers par la pensée, les chiens donnent naissance à des cochons et, au final, il n’y a que le jeune Grimsly, 12 ans, qui est anormalement ordinaire.
Aussi, quand un malfrat dérobe les ossements du cimetière pour animaux, la source même de la magie de la ville, le pire est à craindre et Trembleterre est en passe de devenir… normale. 
Grimsly et ses amis se lancent alors à la recherche des coupables. Au risque de déterrer un complot dangereusement mortel.

Mon avis

L’étrange ville de Grimsly est le nouveau roman d’Alyson Noël. Si avec Eternels j’étais moyennement convaincue (abandon de la série au tome 2), j’avais plutôt apprécié la série spin off Radiance qui était sur Riley la petite sœur de l’héroïne dans Eternels. Du coup, j’ai voulu réitérer l’expérience avec l’auteur dans un registre jeunesse, comme l’était Radiance (plutôt que Young Adult) et je dois dire que le résultat est plutôt sympathique.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire.

J’ai bien aimé L’étrange ville de Grimsly, un roman jeunesse agréable à lire avec une intrigue bonne et bien menée. Elle est mignonne et efficace dans le genre, même si quelque part, ça a quelque chose de simple mais ça passe plutôt bien. Je pense que l’auteur est meilleure dans le genre jeunesse que YA, je ne regrette pas d’avoir essayé ce roman. En tout cas, on ne s’ennuie pas aux côtés de Grimsly qui va vivre une aventure extraordinaire et ce n’est pas parce qu’on n’est pas doté de magie que l’on ne peut rien faire. L’action arrive vite, et cela file droit jusqu’à la fin, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

L’univers est très intéressant, cette ville magique, avec des habitants aux facultés tout aussi extraordinaire et parmi eux un personnage des plus ordinaires. Jusqu’au jour où tout dans la ville devient ordinaire et là, c’est le branle-bas de combat pour essayer de comprendre ce qui se passe. C’est ainsi que Grimsly va devoir jouer les détectives, un peu malgré lui. Toute cette histoire cache bien des choses et Grimsly risque de se retrouver confronté à un problème plus complexe qu’il ne l’escomptait. Mais heureusement pour lui, il est bien entouré et saura faire preuve d’ingéniosité pour parvenir à ses fins et sauver la ville. J’ai bien aimé la manière dont la magie était utilisée, d’où elle provenait, c’est très original. Et tout ce que cette affaire cache, c’était vraiment bien trouvé aussi.

La narration est à la 1ere personne, ce qui nous rapproche grandement de Grimsly qui ne comprend pas trop ce qu’il se passe. On découvre en même temps que lui les étranges phénomènes, cette magie qui disparaît et qu’il va tâcher de faire renaître pour garder la grandeur de Trembleterre, cette ville cachée emplie de magie.

Les personnages sont attachants, à commencer par Grimsly qui se trouve être un jeune garçon très différent des autres enfants à Trembleterre. Il est le seul à ne pas avoir de pouvoirs, il est très ordinaire, si ce n’est qu’il est le croquemort de la ville, et s’occupe de l’enterrement des animaux. On peut aisément se mettre à sa place, à ressentir sa différence et à comprendre qu’il est parfois difficile pour lui de trouver sa place dans cette ville. Mais cette aventure pourrait lui permettre d’en apprendre beaucoup sur lui et sur son rôle au sein de Trembleterre.

En bref, L’étrange ville de Grimsly est un roman que j’ai pris plaisir à découvrir. C’est une histoire prenante et intéressante, simple mais efficace. L’univers est original, empli de magie ce qui n’est pas pour me déplaire. Quant aux personnages, ils sont attachants et sympathiques et nous font vivre une aventure hors du commun à Trembleterre.

16/11/2018

Le Clan des Tigres de Cassandra O'Donnell (La Légende des Quatre 2)

Quatrième de couverture

La guerre contre les hommes est imminente.
Les hauts Conseils des Yokaïs se préparent déjà au pire tandis que Bregan, Maya, Nel et Wan associent leurs efforts pour éviter l'inéluctable. Et, alors que le visage de leur véritable ennemi se dévoile, les quatre héritiers n'ont qu'une idée en tête : éviter le bain de sang qui se prépare et protéger ceux qui leur sont chers...

Mon avis

Le Clan des Tigres est le 2e tome de La Légende des Quatre dont j’avais bien apprécié le premier tome. C’était efficace dans le genre et prenant avec un univers intéressant et sympathique. Dans ce second tome, Cassandra O’Donnell explore davantage le clan des Taïgans et le moins que l’on puisse dire, c’est que les héritiers des quatre clans ont le chic pour se retrouver dans les ennuis jusqu’aux crocs ! (Oui, c’est un peu bidon comme blague, on est d’accord) …

Il n’empêche que j’ai beaucoup aimé cette suite, qui n’aura pas fait long feu entre mes mains, quelques petites heures mais j’avais tellement envie de savoir ce qui allait arriver à nos différents adolescents que je ne pouvais pas lâcher le livre. Et je dois dire que je ne suis pas déçue du voyage, même s’il y a certaines choses qui ne me plaisent pas beaucoup… Je suis curieuse de voir ce que l’auteur va faire mais je crains certains points dans l’histoire. Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler.

En tout cas, suite à leur alliance dans le premier tome, il est évident que leurs actes ne resteront pas sans conséquence. Certains vont en payer le prix cher, bien plus que d’autres. Mais les 4 héritiers sont prêts à tout pour protéger les êtres qui leur sont chers, même si cela vaut aussi pour d’autres membres de clans « ennemis ».

L’univers est vraiment intéressant, j’aime beaucoup ce qu’a créé Cassandra O’Donnell, avec ces différents clans, leur manière de fonctionner et l’on constate que c’est loin d’être idéal et que chaque clan à des choses à revoir. Les luttes de pouvoir sont légions et certains sont prêts à tout pour parvenir à leur fin. Il existe toute une hiérarchie et certains aimeraient brûler les étapes. Quant aux humains, ils continuent de faire des siennes ce qui poussent une fois de plus les 4 héritiers à s’associer malgré les conséquences inéluctables que cela engendrera au sein de leur clan. Mais entrer dans une guerre n’est pas la meilleure solution pour leur peuple et ils feront tout pour protéger les leurs, quitte à enfreindre certaines règles.

L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes. On ne s’ennuie pas un seul instant lorsqu’on commence cette histoire, on a envie de savoir ce qui va se passer. L’atmosphère est assez lourde, on sent le danger, même si on ne sait pas d’où il va venir. Je dois dire que je ne m’attendais pas à certains événements et l’auteur m’a brisé le cœur… Quant à d’autres choses, j’avoue que là, je crains un peu pour la suite, j’entrevois des choses qui ne me plaisent pas tellement J’espère me tromper mais bon, affaire à suivre !

Les personnages sont toujours aussi intéressants et attachants, j’aime beaucoup les 4 héritiers. Ils ont des caractères bien distincts, Bregan, le tigre, reste un protecteur quoi qu’il arrive et va être confronté à des choix difficiles. Maya, la louve, s’est retrouvée dans une situation compliquée et délicate, à cause de ce qui s’est passé dans le premier tome mais elle agit avec son cœur. Nel, l’aigle, est une jeune adolescente attachante, même si elle cache un côté plutôt sombre, plus animal que les autres. Quant à Wan… le serpent, il n’a pas changé par rapport au premier, il y a un problème, lui pense directement avec son estomac. C’est assez radical.

Quelque part il me fait penser aux Autres, dans Meg Corbyn, les 4 héritiers sont un peu comme ça, mais Wan l’est particulièrement, il n’y va pas par quatre chemins. Il m’a bien surprise dans ce tome, je ne m’attendais pas à cela de sa part. Et du coup ça me rend curieuse de voir comment les 4 héritiers vont évoluer et agir dans les prochains tomes au vu des circonstances.

En bref, Le Clan des Tigres est une suite à la hauteur du précédent. C’est toujours aussi intéressant et prenant j’ai passé un bon moment aux côtés des Yokaïs, même si j’avoue que je crains un peu pour la suite et ce, à plusieurs niveaux. L’histoire prend un tournant qui va amener les clans à entrer en guerre et rien ne peut sortir de bon dans tout ça. L’univers est vraiment intéressant et s’approfondit ici, on comprend mieux comment fonctionne certains clans mais aussi dans quel monde vivent ces Yokaïs. Une suite que j’ai apprécié et dont il me tarde déjà de lire la suite vu les circonstances !

15/11/2018

Shades of Light de V.E. Schwab (Shades of Magic 3)

Quatrième de couverture

Un autre monde vous attend, là, de l'autre côté du mur...
Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s'est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s'apprête à contaminer chacun des univers jusqu'au dernier – ce n'est plus qu'une question de temps... 
Car les ténèbres ont déjà commencé à s'étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu'à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi... à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l'aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu'ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l'incarnation même de la magie ?

Mon avis

Shades of Light est le dernier tome de la trilogie Shades of Magic, ça fait toujours quelque chose lorsqu’on termine une série, surtout quand on voit un tel final ! Shades of Shadows m’avait laissé un sentiment de trop peu, dû au fait qu’il ne se passait pas grand-chose et que l’intrigue était très lente. Mais vu la fin, cela annonçait quelque chose de très lourd pour ce dernier tome et l’auteur a comblé toutes mes espérances ! J’ai vraiment adoré ce final qui est exceptionnel et qui en fait une très bonne trilogie. Mais dommage que le 2e n’ait pas été plus « équilibré » à ce niveau-là.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant qu’on sait un peu à quoi s’attendre au vu des événements qui se sont déroulés lors du tome précédent et qui se poursuivent ici. On est vraiment dans la continuité. L’auteur nous offre un final dont on ne se remet pas tout à fait. Dès les premières pages, elle nous fait des frayeurs et cela va de mal en pis, et ce, jusqu’à la fin !

J’avoue avoir eu quelques ratés par moment. L’atmosphère est lourde, on imagine le pire pour nos personnages parce que la situation est des plus critiques et cela semble s’aggraver à chaque instant. Évidemment, au moment où l’on « pense » que tout va s’arranger, ça finit par déraper. En même temps, quand ça se passe avant la moitié du livre, qui est une grosse brique, on se doute qu’il va y avoir un problème et que ça va mal se finir ou pas comme prévu.

C’est un tome plus sombre et plus noir que les précédents, la couverture du livre reflète bien cet aspect-là de l’histoire. L’intrigue est prenante, avec du rythme, on ne s’ennuie pas un seul instant, ce qui nous change du tome précédent et du coup c’est bien dommage car on voit ici que l’auteur en est parfaitement capable. Mais on va dire qu’elle s’était préservée pour ce dernier tome qui est magistral.

Mais bien que ce soit plus sombre, l’auteur laisse tout de même des moments d’espoir ainsi que des passages plus humoristiques pour détendre l’atmosphère. Lila en est souvent la principale cause avec son répondant et ses agissements mais Kell et Alucard ne sont pas en reste. Ça fait du bien de voir des « chamailleries » dans des moments si sombres, ça prête à sourire.

L’univers s’approfondit, ce qui n’est pas pour me déplaire. Presque toutes nos questions trouvent réponses ici, on a des explications sur certains personnages, sur leur agissement. J’avoue qu’à un moment donné, j’ai cru qu’on en aurait davantage mais l’auteur a retourné la situation donc on n’en sait pas plus à ce sujet, c’est un peu frustrant. Mais on peut comprendre ce choix donc ce n’est pas dérangeant. Oui, je reste délibérément vague parce que je ne veux pas vous spoiler, arrivé au dernier tome, ça serait franchement dommage et inutile.

Les personnages évoluent énormément dans cette histoire que ce soit Kell, Rhy ou même Lila, que j’ai encore plus apprécié dans ce tome. Même le Capitaine va s’avérer pleine de ressources, j’ai adoré ce personnage et sa relation si spéciale avec Kell… La cohabitation a été difficile mais nécessaire, après tout, ils ont une cause commune… Chacun d’eux vont beaucoup apprendre sur eux-mêmes mais aussi sur les autres personnages qui les entourent, qui leur sont plus ou moins proches. On va apprendre à les connaître et ils vont pouvoir remettre les choses au clair. Ils vont devoir également se serrer les coudes et collaborer pour faire front contre un ennemi commun. J’ai été surprise par certains d’entre eux, je ne m’attendais pas à ce qu’ils réagissent de cette manière. L’auteur malmène ses personnages, ne les épargne pas et ne nous épargne pas non plus en nous faisant des frayeurs.

En bref, Shades of Light est un dernier tome excellent qui relève le niveau de la trilogie et nous fait oublier le 2e tome qui était le moins bon pour moi. V.E. Schwab nous offre un final exceptionnel que j’ai adoré découvrir, même si je suis triste de laisser de côté cet univers si riche et complexe. C’est une histoire originale et prenante qui ne peut pas nous laisser indifférent avec des personnages attachants, bien qu’irréfléchis par moment mais sans cette folie, il n’y aurait pas d’histoire. Une trilogie à découvrir si ce n’est pas encore déjà fait !

14/11/2018

Les fantômes de Secrets'Hill de Kate Milford (Secrets' Hill 2)


Quatrième de couverture

Milo est de retour à l’hôtel de Secrets’ Hill auprès de ses parents adoptifs pour les vacances de Noël.
Tout est calme, trop calme, et son amie fantôme ne se manifeste pas…
Mais peu à peu l’hôtel se remplit d’étranges arrivants qui semblent à la recherche d’une mystérieuse carte maritime…
Milo se lance à son tour à sa recherche. Mais cette carte existe-t-elle vraiment ?

Mon avis

Les fantômes de Secrets’Hill est la suite de L’Hôtel de Secrets’Hill que j’avais adoré lorsque je l’ai lu l’année dernière. C’était une très belle surprise, une intrigue addictive qui nous tient en haleine tout du long.

Avec Les fantômes de Secrets’Hill, Kate Milford réitère l’exploit et nous offre une suite à la hauteur du premier et tout aussi prenant et surprenant ! Je ne m’attendais pas du tout à une telle histoire et je me suis totalement laissée emportée par la plume et l’univers de l’auteur. Ça fait du bien de retrouver tout ce petit monde, à commencer par Milo qui, une fois de plus, va se retrouver au cœur d’un mystère à résoudre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire, c’est plutôt addictif et l’auteur sait maintenir un certain suspense et ce, jusqu’à la fin de son livre. J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à une telle histoire, ni à un tel dénouement. Au fur et à mesure, j’avais des doutes sur certaines choses mais j’étais loin du compte. Ça fait du bien de se faire mener par le bout du nez par les auteurs et qu’ils parviennent à nous surprendre de cette manière.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de rebondissements de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est bien rythmé, plus on avance dans l’histoire et plus tout cela nous semble étrange. Milo va devoir ruser pour essayer de comprendre ce qui se passe et tâcher de savoir si cette fameuse carte maritime existe réellement et où elle pourrait se cacher. Une mission qui va s’avérer bien plus complexe qu’elle n’en a l’air, pour notre plus grand bonheur. Ce roman est un vrai pavé, il fait plus de 500 pages, mais malgré tout, cela se lit sans fin, on ne voit pas les pages défilées tant c’est prenant.

Les personnages sont toujours aussi sympathiques, à commencer par Milo qui est assez morose. A cause de certaines choses qui se sont passées en classe, il est assez triste. Mais rapidement, Milo va avoir d’autres choses en tête quand ses anciennes amies Clem et Georgie arrivent à l’hôtel et lui demandent son aide.

En bref,Les fantômes de Secrets’ Hillest une suite à la hauteur du précédent. C’est un roman prenant et addictif qui m’a fait passer un très bon moment de lecture. J’ai été bluffé par cette histoire, il y a beaucoup d’éléments auxquels je ne m’attendais pas, donc c’est une très bonne chose, j’adore être surprise et là c’était parfait. Les personnages sont toujours aussi attachants et intéressants, à commencer par Milo qui vit des moments difficiles mais qui trouvera un moyen de les surmonter. Je ne serai pas contre l’idée d’une nouvelle aventure dans cet hôtel où il se passe décidément de drôle de choses !

13/11/2018

Tous contre l’imposteur d’Olivier Gay (Les Gardiens de la Comète 3)

Quatrième de couverture

Grâce à son pouvoir de persuasion transmis par la fille venue des étoiles, Océane décide d’attirer l’attention de son père souvent absent. Mais par contrecoup, elle attire aussi l’attention des Pilleurs. Quand elle disparaît, Emma, Hugo et Nathan se lancent à sa recherche…

Mon avis

Après avoir lu les deux premiers tomes de la série (tome 1 et tome 2), j’ai enchaîné avec Tous contre l’imposteur, le tome 3 de la série Les Gardiens de la Comète et je dois dire que cela a été une belle découverte. Même si ce n’est pas un coup de cœur pour moi, c’est une série qui démarre bien et qui est plaisante. Ça ne pourra que plaire aux enfants, je vous invite donc à la découvrir.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire, simple mais efficace et il arrive à nous plonger dans son univers et ce, dès les premières pages.

L’intrigue est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problèmes, qui arrivent assez tôt. L’histoire est davantage centrée autour d’Océane qui, sans le vouloir, va mettre le doigt dans un engrenage bien dangereux. Dans le but d’attirer l’attention de son père, bien trop souvent absent au goût de l’adolescente qui se retrouve seule, elle va attirer d’autres gens qu’il aurait mieux valu ignorer. Une nouvelle aventure commence pour les Gardiens de la Comète qui n’ont pour but de toujours protéger Céleste, mais ils vont devoir aussi se serrer les coudes et venir en aide aussi les autres membres du groupe.

J’ai beaucoup aimé cette histoire qui est prenante et intéressante. J’ai passé un bon moment de lecture, avec l’envie d’en savoir plus à chaque fois. Comme pour les premiers tomes, ce roman a été lu très rapidement (vu que j’ai lu la « trilogie » dans l’après-midi / soirée). On ne peut que passer un bon moment aux côtés de ces Gardiens hors norme qui appréhendent petit à petit leur pouvoir, apprennent à s’en servir et aussi à former un groupe uni pour combiner leur force. Une cohésion nécessaire pour combattre les Pilleurs qui désirent s’emparer de Céleste.

Les personnages sont toujours aussi intéressants et attachants. Comme je l’ai dit, l’histoire est assez centrée sur Océane, la petite « fille à papa riche » insupportable, la peste du collège, qui va totalement se dévoiler à travers cette histoire. On avait déjà pu entrevoir certains choses chez elle, qu’elle cache beaucoup de souffrance en elle et que si elle adopte un tel comportement, ce n’est pas par hasard. Avec les Gardiens de la Comète, elle va changer, s’ouvrir davantage aux autres et trouver sa place. C’est une belle évolution pour l’adolescente.

En bref, Tous contre l’imposteur est une suite à la hauteur des précédents. L’action arrive vite donc on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’intrigue est bonne et bien menée, j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à notre petit groupe. L’univers se développe un peu plus et on commence à entrevoir les intentions des Pilleurs mais il reste tellement de questions sans réponses qu’il me tarde de lire la suite pour savoir ce qu’il en est. Les personnages évoluent et se dévoilent beaucoup ce qui n’est pas pour me déplaire. Je suis curieuse de lire la suite !