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30/06/2018

Une petite fiancée à Versailles d'Annie Jay (Adélaïde 1)

Quatrième de couverture

Pour Adélaïde, la vie à Versailles et le destin de reine de France, quel ennui ! Fini les jeux dans le bois, fini la liberté.
Elle était pourtant d’accord pour quitter sa Savoie natale. Elle était d’accord pour épouser Louis, petit-fils de Louis XIV.
Mais son fiancé est si triste et les journées si moroses ! Heureusement, il y a Nanette, sa servante. Enfin une amie à entraîner dans ses escapades !

Mon avis

Une petite fiancée à Versailles est le premier tome des aventures d’Adélaïde, cette petite princesse qui va devenir plus tard reine de France via son mariage avec le petit-fils de Louis XIV. Mais elle a beaucoup de choses à apprendre avant d’en devenir une reine et l’on ne peut pas dire que ses journées à Versailles se passent comme elle l’espérait.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide, on rentre assez facilement dans l’histoire et en un rien de temps, on est transportée à l’époque de Louis XIV. Pour des fins politiques, comme bien souvent à l’époque, Adélaïde va devoir se marier avec le petit-fils de Louis XIV afin de sauvegarder la paix dans son pays. Le royaume de Savoie étant en guerre contre la France, un mariage arrangé permettra de la faire cesser.

Adélaïde y consent au nom de sa patrie mais une fois à Versailles, la jeune fille s’ennuie et aimerait rester une éternelle enfant. Or s’il est bien une chose qui est interdite pour une fille de son rang, c’est bien de s’amuser et partir en vadrouille sans que personne ne le sache. Avec sa nouvelle servante Nanette, Adélaïde décide de profiter de ces derniers instants avant de se marier, quitte à s’attirer des ennuis.

L’intrigue est plutôt bonne et bien menée, bien que simple pour l’instant. C’est une histoire sympathique qui ne pourra que plaire à tous les amoureux du genre historique. Cela dit, j’ai eu un sentiment de trop peu avec ce premier tome. On sent que c’est une mise en bouche, un moyen pour présenter les personnages, montrer une certaine situation. En terme d’action et d’événements ça reste, pour moi, assez succinct. Je reste donc un peu sur ma faim. Mais cela reste une jolie histoire, une petite mise en bouche et ça me donne envie d’en savoir plus sur ce qui va arriver à Adélaïde et sa jeune servante Nanette.

Adélaïde est une jeune fille intrépide, qui ose se rebeller et dire ce qu’elle pense, quitte à s’attirer des ennuis parfois. Elle va aussi se rendre compte que les apparences peuvent être trompeuses et parfois, dans certaines situations cela pourrait devenir dangereux et créer des injustices. Mais Adélaïde n’est pas du genre à se laisser faire, donc je suis curieuse de voir ce qu’elle va faire dans les prochains tomes car elle promet de nombreux bouleversement à Versailles.

En bref, Une petite fiancée à Versailles est un premier tome introducteur. Il sert avant tout de mise en bouche pour poser l’univers, les personnages, la situation mais il ne se passe pas grand-chose pour le moment. Je suis un peu restée sur ma faim car j’en voulais plus et le livre a été lu très vite. Mais cela reste plaisant à découvrir, l’héroïne semble être du genre rebelle à ne pas se laisser marcher sur les pieds, de quoi bouleverser la monarchie. Donc affaire à suivre avec Adélaïde !

29/06/2018

La Fille d'encre et d'étoiles de Kiran Millwood Hargrave

Quatrième de couverture

Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne, appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…

Mon avis

La Fille d’encre et d’étoiles est un roman qui m’a attiré tout de suite. Il faut dire que la couverture est magnifique et le pitch très tentant. Même si ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, je dois dire que c’était une très belle lecture qui m’a beaucoup plu.

L’écriture de l’auteur est très belle à lire, très fluide avec un côté onirique. J’avais la sensation de lire un conte et je me suis laissée emportée par cette belle plume dans cet univers si atypique. Pendant un bon moment, on ne sait pas trop de choses sur l’univers, c’est surtout sur la fin du livre, lors de l’expédition qu’on finit par comprendre ce qui se passe et quelle sera la tâche d’Isabella. Mais pendant une bonne partie de l’histoire, le fait qu’elle soit fille de cartographe et se fasse passer pour telle durant l’expédition n’a pas trop d’importance.

C’est en cela que l’intrigue n’était pas tout à fait celle à laquelle je m’attendais, on découvre tout essentiellement sur la fin et peut-être un peu trop rapidement. Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier cette lecture parce qu’elle restait intrigante. J’étais curieuse de voir où l’auteur allait nous amener et cela a été un beau voyage. Le seul reproche que je pourrai faire à ce livre c’est que l’auteur n’a peut-être pas poussé suffisamment son univers et du coup son intrigue mais cela reste un roman enchanteur pour moi donc ce n’est pas un gros reproche mais j’aurai aimé que le voyage dure plus longtemps.

Isabella est une jeune fille courageuse, qui va s’engager dans cette expédition pour essayer de retrouver son amie. La culpabilité joue beaucoup dans cette volonté d’aider mais en même temps, Isabella est loyale envers son amie qui voit du bien en elle.

Lupe est la fille du Gouverneur et à ce titre est exclue par la plupart des gens car on la juge pour les actes de son père. Isabella voit au-delà de ça, Lupe telle est qu’elle. Même si parfois elle peut paraître une fille pourrie gâtée et égoïste, en fait c’est l’ignorance qui la rend comme ça. Lupe va aussi beaucoup évoluer durant cette histoire et se dévoiler.

Il faut aussi que je vous parle de l’objet livre, qui est aussi magnifique. La couverture est vraiment superbe et on retrouve sur la 4e de couverture cette même silhouette mais dans l’autre sens. Quant à l’intérieur du livre, il y a de nombreux dessins tout autour du texte, ce qui l’habille et en fait un livre-objet vraiment très beau.

En bref, La Fille d’encre et d’étoiles est un très beau livre que je vous conseille, une très belle histoire. C’est un livre initiatique, une quête qui va changer à jamais le quotidien des habitants de l’île de Joya et d’Isabella, cette jeune cartographe.

28/06/2018

Rady, un chat aux petits soins de Satorino Fuchigami et Tadahiro Uesugi

Quatrième de couverture

Quand on a froid, peur ou mal et qu’on est triste, on a envie qu’on nous réchauffe le cœur, n’est-ce pas ? C’est ce que le chat Rady tente de faire pour les animaux blessés du dispensaire vétérinaire où lui-même a été soigné. Pour ses plus petits compagnons comme pour les plus gros, ce chat plein d’empathie est toujours présent : il se couche contre eux, les câline et les serre entre ses pattes. Rassurés, ils trouvent alors la force de guérir.

Mon avis

Rady, un chat aux petits soins est un album qui m’a interpelé. Une histoire avec un chat forcément, en tant que Maman chat, ça ne peut que m’intéresser. Et je vous avoue que j’étais loin d’imaginer une telle histoire mais encore pire que cela, qu’elle était basée sur un fait réel !

En effet, Rady, de son vrai nom Rademenes, est un chat qui vit en Pologne. Alors qu’il a été retrouvé à moitié mort et souffrant de différentes lésions, les vétérinaires ne pensaient pas qu’il allait survivre. Alors qu’ils pensaient l’aider à vivre ses derniers instants, Rady s’est tout à coup remis à manger et à reprendre du poil de la bête. Un vrai miracle !

Mais le plus étonnant c’est que suite à sa guérison miraculeuse, Rady allait se poser et se coucher à côté de chaque nouvel animal souffrant. Comme un vrai infirmier, Rady semble apaiser et redonner l’envie de vivre aux animaux qui sont en souffrance.


C’est une histoire magnifique et je trouve ça dingue que cela soit basé sur un fait réel. Comme quoi, les voies du chat sont impénétrables… Les animaux peuvent nous surprendre par bien des manières et sont bien plus intelligents qu’on ne le pense (quand je dis à mon chat la veille au soir de ne pas me réveiller le lendemain, il ne me réveille pas ; si j’ai le malheur d’oublier de le lui dire, il me réveille à l’heure où je me lève habituellement pour aller au boulot…).


Quant aux illustrations, elles sont plutôt simples, tout en aplat, peu de couleur et de détails. Mais c’est suffisant pour comprendre ce qui se passe, c’est épuré et c’est tout aussi bien pour un album pour les plus petits. Cela donne un bel ensemble et certaines planches peuvent faire peur, comme celle avec le Berger Allemand, cela montre à quel point il est en souffrance et lorsque Rady va le voir et le regarde, tout s’arrange, il se calme et se laisse faire.


En bref, Rady, un chat aux petits soins est un très chouette album que j’ai pris plaisir à découvrir. C’est une histoire étonnante et d’autant plus qu’elle soit basée sur un fait réel qui s’est déroulé en Pologne. Comme quoi, les animaux peuvent nous surprendre par bien des manières et sont peut-être bien plus sensibles et conscients de certaines choses. Un album à découvrir, d’autant que pour l’achat de cet album, 1€ est reversé à la SPA pour aider les animaux. De quoi donner un coup de pouce à l’association et à faire découvrir une histoire vraie incroyable.

A partir de 3 ans.


27/06/2018

L'éternité c'est compliqué de Jennifer L. Armentrout

Quatrième de couverture

« Ne fais pas de bruit… » 

Depuis sa plus tendre enfance, Mallory Dodge se drape dans le silence. Se taire, c’était survivre. Voilà quatre ans que son cauchemar a pris fin, quatre ans qu’elle n’a pas revu Rider Stark, son protecteur.
Entourée de parents adoptifs aimants et à l’aide de cours particuliers, Mallory a repris le chemin des mots. Elle s’apprête également à faire le grand saut en reprenant celui du lycée pour son année de terminale.
Le jour de sa rentrée, la jeune fille était loin de s’imaginer qu’elle tomberait sur son ami. Leur complicité est intacte, mais si Rider n’a plus rien d’un enfant, il reste habité par de nombreux démons.
Quand les ombres du passé menaceront de les séparer, Mallory aura-t-elle le courage de prendre la parole pour exprimer ce qui doit l’être ?

Mon avis

L’éternité c’est compliqué est le dernier-né de Jennifer L. Armentrout. Vous n’êtes pas sans savoir que j’adore les livres de cet auteur, donc en voyant une nouvelle sortie, il était évidemment que j’allais rapidement me plonger dedans. Une fois encore Jennifer L. Armentrout nous offre une histoire touchante et poignante comme elle sait si bien le faire. Un peu à l’image de sa série de romance Wait for You, mais en un peu plus « sage », le public destinataire n’est pas le même mais on retrouve tout ce que j’aime dans ses romances.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Dès le prologue, elle donne le ton et ça fait froid dans le dos. Elle nous montre une partie de l’enfance de Mallory et Rider (dont on apprend le prénom que plus tard lorsqu’ils finissent par se retrouver au lycée) et là, mon cœur s’est serré pour la première fois… On imagine très bien ce qu’on vécut ces deux enfants et j’avoue qu’au fur et à mesure de l’histoire, où l’on entrevoit un peu plus des passages du passé de Mallory, j’imaginais d’autres horreurs. L’auteur ne va pas trop dans les détails à ce sujet, si bien que cela ne semble pas aussi glauque que ce que j’avais en tête. Après l’auteur peut nous laisser imaginer tout seul les sévices qu’ils ont pu subir.

L’éternité c’est compliqué est le combat d’une jeune fille qui tâche de se reconstruire après tant d’années de souffrance et de maltraitance. Le chemin a été long et périlleux mais c’est en bonne voie, d’où le fait qu’elle veuille aller au lycée, même si dans un premier temps cela lui semble insurmontable. Et pourtant, au fur et à mesure de l’histoire, on voit une vraie évolution.

Si Mallory est aujourd’hui mutique c’est parce que le silence était sa seule défense contre les mauvais traitements. Cela l’a conditionnée à tel point qu’elle n’est plus capable de communiquer avec le monde, sauf ceux qui lui sont proches, ceux en qui elle a confiance. Rider fait partie de ces personnes. Il est son chevalier blanc, celui qui l’a aidé et soutenu durant l’enfance à un point inimaginable alors qu’il n’était lui-même qu’un enfant. Rider n’a que quelques mois de plus que Mallory, ils ont donc le même âge et pourtant il faisait preuve d’un grand courage et d’une grande force. Mais il est évident que ce genre de choses laisse des traces, qu’elles ne peuvent pas partir aussi vite.

C’est une histoire vraiment touchante et poignante qui ne peut pas laisser indifférent. Comment se construire normalement après avoir vécu une telle enfance ? Un tel traumatisme ? Mallory essaye pourtant d’être « normale », de faire comme tout le monde mais elle sait où sont ses faiblesses et ses limites. Pourtant, elle désire aller à la fac, faire des études et poursuivre sa vie. Ce test au lycée est un moyen pour elle de voir si elle en est capable. Un peu à la manière de Steffi dans Et plus si affinités qui est frappée de mutisme, comme Mallory mais pour une raison très différente. Cette dernière année de lycée sera décisive sur son avenir, toutes les deux veulent se prouver qu’elles peuvent être indépendante, être capable de communiquer avec d’autres gens que ceux de sa famille et aller de l’avant.

Les personnages sont attachants et ne peuvent qu’attirer notre sympathie, leur enfance est un vrai drame et chacun, après leur libération, ont eu une vie totalement différente. Pourtant c’est presque comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Bien sûr que tout est différent, mais les sentiments de Mallory envers Rider sont toujours les mêmes, elle qui de plus en plus ne le voyait plus comme un simple copain d’enfance mais bien plus que ça. Elle mettra du temps à mettre les mots sur ses sentiments et vu leur passé commun, il est évident qu’une relation, quelle qu’en soit la nature entre eux ne sera pas chose aisée. Ils ont changé, ils ont évolué tous les deux et ne vivent plus du tout dans le même monde.

Je dois avouer que Rider m’a beaucoup touché et fait mal au cœur. Lorsqu’on voit ce qui se passe sur la fin, c’était chose inévitable et les « révélations » étaient plus qu’évidente pour nous, lecteurs, qui sommes à l’extérieur de cette histoire. On se rend bien compte qu’il y a quelque chose qui cloche, ou que tout ça paraît trop beau pour être vrai.

Quant à Mallory, on voit une vraie évolution dans l’histoire. Elle prend à mesure de l’assurance, de la confiance en soi et va davantage s’ouvrir aux autres et au monde. J’ai eu plus d’une fois mal pour elle aussi, elle ne se rendait pas toujours compte de ses progrès, à avoir une mauvaise image d’elle jusqu’à ce que le déclic se fasse et Rider n’est pas nécessairement le déclencheur de tout ça, du moins pas comme on l’imagine. Ça fait du bien de voir que ce n’est pas forcément que grâce à lui qu’elle a pu changer. Mais je vous laisse lire l’histoire pour vous en rendre compte par vous-même.

En bref, L’éternité c’est compliqué est un roman qui m’aura beaucoup plu. C’est une histoire touchante et poignante, comme Jennifer L. Armentrout sait si bien le faire. L’intrigue est bonne et bien menée, on voit le combat et l’avancée de Mallory dans sa reprise en main. Elle tâche d’avoir une vie aussi normale que possible, d’aller de l’avant, tout en sachant pertinemment qu’elle a encore du chemin à parcourir. Mais le tout c’est de se lancer, d’avancer, même si cela doit prendre du temps. Un roman à découvrir.

26/06/2018

La Fée, c'est moi d'Agnès Laroche

Quatrième de couverture

Née dans une famille de fées, Séraphine la facétieuse ne dispose pas des talents de ses sœurs et accumule bourdes et catastrophes. Aussi, quand les siens disparaissent, elle imagine avoir commis un faux pas ! Le fils de sa professeur, Oscar, l’aide alors à chercher la trace de sa famille. Leur enquête les mène bientôt dans la clinique d’un professeur dont les murs abritent de mystérieuses.

Mon avis

J’ai pu lire La Fée, c’est moi ! parce qu’elle fait partie d’une prime pour l’été (vous savez, pour deux livres achetez, un offert), et j’étais curieuse de découvrir les deux titres proposé par Rageot : La Fée, c’est moi ! et Météorite de Bottero pour ceux que ça intéresse.

Je me suis donc lancée dans ce roman car je savais qu’il ne me ferait pas long feu entre les mains et qu’il m’intriguait. Je ne connaissais pas du tout ce titre mais vu qu’il est question de fée et de magie ça ne pouvait que me plaire ! Cela a été le cas, c’est une jolie lecture qui j’en suis sûre pourra plaire au plus grand nombre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est plutôt bonne et bien menée.

L’action arrive assez vite de sorte qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les pages défilent assez vite sans qu’on ne s’en rende compte, ça se lit vraiment tout seul. On voit bien que Séraphine n’est pas douée en tant que fée et quand on la compare à sa sœur aînée, forcément, c’est un stresse supplémentaire pour la jeune adolescente qui se sent encore plus nulle. Mais lorsque son sort de disparition fonctionne du premier coup, c’est la panique ! Comment a-t-elle fait ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à les faire revenir ? Avec l’aide de sa professeure et d’Oscar, Séraphine va comprendre qu’elle n’est pour rien dans tout ça et que ça cache autre chose. Ainsi, Séraphine et Oscar vont mener l’enquête et tâcher de découvrir ce qui a bien pu arriver à sa famille et là, c’est bien plus grave que ce qu’elle imaginait. Et je trouve l’idée plutôt intéressante, c’est efficace et le suspense est maintenu un bon moment. Par ailleurs, d’autres révélations arriveront aussi à la fin de l’ouvrage qui risque de changer pas mal la donne sur le monde des fées.

Je l’ai d’ailleurs trouvé intéressant comme univers. Les fées ne sont que des femmes, elles seules ont des capacités magiques et pourtant Oscar va aider Séraphine à maitriser ses pouvoirs. Si cela peut sembler étranger au premier abord, comment peut-il l’aider alors qu’il n’a aucune faculté magique ? Rapidement, on voit qu’il peut être une grande aide pour la jeune adolescente.

Quant aux personnages, ils sont sympathiques et attachants que ce soit Séraphine, qui comme beaucoup d’adolescents (et même adulte d’ailleurs) doute beaucoup d’elle. En se comparant à sa sœur, elle a l’impression de ne pas valoir grand-chose alors que c’est tout le contraire. Chacun individu a besoin de temps, pour certains c’est plus long que pour d’autres pour parvenir à leur fin. Un beau message sur l’apprentissage, le fait de grandir, etc. En même temps, c’est très vrai tout ça. Quant à Oscar, il est aussi adorable, il aide Séraphine, bien plus qu’elle ne peut l’imaginer. J’ai bien aimé leur relation à tous les deux.

En bref, La Fée, c’est moi ! est un roman bien sympathique que j’ai pris plaisir à découvrir. L’univers des fées était bien pensé, l’intrigue bonne et bien menée. C’est efficace et prenant et je suis sûre que les jeunes lecteurs ne pourront que l’apprécier. Quant aux personnages, on peut facilement s’identifier à eux, et pendant un moment imaginer qu’on pourrait être à leur place. Qui n’a jamais rêvé d’un peu de magie ?

25/06/2018

Un pape pour l'Apocalypse de Jean-Luc Marcastel

Quatrième de couverture

À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie...
Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… s’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre « au vert ». Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ?
Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression.
C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant...
Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil.

Mon avis

Un pape pour l’Apocalypse est le premier thriller pour adulte de l’auteur, que je connais surtout pour les romans jeunesse : Un monde pour Clara, L’Auberge entre les mondes, Les Chroniques de Pulpillac (Louis Le Galoup je ne l’ai pas encore lu…). D’un point de vue conteur, je savais d’avance que je serai conquise par l’auteur mais j’étais très curieuse de voir ce que ça pouvait donner dans ce genre. Et le résultat est plus que probant, cela lui va très bien.

J’ai beaucoup aimé cette histoire qui est entre le thriller et l’ésotérique, comme le Da Vinci Code de Brown en son temps ou Le testament des siècles de Lœvenbruck. Avis aux amateurs !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir. L’écriture de Jean-Luc Marcastel est superbe, il écrit vraiment très bien et que ce soit en adulte ou en jeunesse, c’est toujours un régal à le lire. Il arrive à nous emporter dans son histoire en un rien de temps et à nous proposer ici une intrigue haletante et prenante.

L’intrigue est bonne et bien menée. Assez rapidement, on va mettre Malo sur l’enquête à la recherche de la tête disparue mais cela prend son temps avant d’avoir les premières pistes. Si cette tête venait à être retrouvée et exposée au monde, cela pourrait changer la vision que l’on a du Moyen-Âge puisqu’elle serait capable de faire des choses que l’on n’imaginait pas pour l’époque. Je reste délibérément évasive pour vous laisser la découverte mais il est vrai qu’avec toute cette histoire, on pourrait se poser nombre de questions !

Le suspense est maintenu un bon moment, on se demande bien où tout cela va nous mener et j’avoue que je ne m’attendais pas totalement à ça. C’est vraiment prenant et intéressant et j’ai beaucoup aimé la manière dont l’intrigue s’est déroulée. Si au début, on peut sentir une certaine lenteur, au fur et à mesure de l’histoire, l’action s’accélère nous laissant que peu de temps de pause et commence ainsi le « voyage » de Malo et Albert qui vont devoir aller dans différents pays durant leur quête. Il y avait un petit côté Indiana Jones, qui ne me déplaît pas.

Mais que serait cette histoire sans ses personnages ? Malo est au vert depuis deux ans, dans le fin fond du Cantal et on voit bien qu’il s’ennuie et se demande ce qu’il fait là… Enfin il le sait mais il a toujours l’espoir d’en partir. Et quand on voit son second, qui va l’accompagner dans cette mission, cela semble être une catastrophe annoncée et pourtant ! Albert est vraiment atypique, on se demande bien ce qu’il fait dans la police, il peut passer pour simplet au premier abord, plutôt manichéen concernant les faits, tout est blanc ou noir pour lui mais il n’en reste pas moins sympathique et attachant. J’avoue que ça ne me déplairait pas de retrouver Malo et Albert parce qu’ils forment un duo atypique mais comme le prouve cette enquête, ils sont plutôt efficaces dans le genre !

En bref, Un pape pour l’Apocalypse est un roman que j’ai beaucoup aimé découvrir. L’intrigue est bonne et bien menée, un polar ésotérique très intéressant qui nous a fait voyager aux côtés de deux personnages atypiques mais très attachants. Je ne serai pas contre une nouvelle enquête avec ces deux-là parce qu’ils promettent des aventures épiques !

C'est lundi, que lisez-vous ? [161]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




Voilà encore une belle semaine de lecture ! Je suis contente, je les enchaîne bien ces derniers temps et ça fait du bien ! J'ai même eu un coup de coeur pour Orage petit seigneur des ténèbres qui est vraiment très chouette. Des lectures très différentes et éclectiques que je vous conseille !
Les avis sont à venir cette semaine, sauf celle d'Orage qui est en ligne depuis samedi.


Rouille de Floriane Soulas

Dans un Paris alternatif du XIXe, alors que l'Homme a conquis la lune, une femme sans mémoire se démène pour trouver son identité

Paris, 1897. 
De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n'en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C'est dans une maison close sur l'un de ces faubourgs malfamés qu'a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu'elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d'atroces circonstances. 
Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations...


24/06/2018

Minus contre Minos d’Anne Schmauch

Quatrième de couverture

Le surnom de Thésée, c'est « Minus ». Pas idéal pour séduire la fille dont il est amoureux, une certaine Ariane... Mais ça, encore, ce n'est pas tragique. Ce qui est plus embêtant, c'est que sans le vouloir, Thésée a énervé le terrible gangster Minos et sa bande de motards. Et voilà comment on se retrouve dans les sous-sols de Paris, traqué par un étrange monstre à tête de taureau !

Mon avis

Après avoir lu Orage petit seigneur des ténèbres, je voulais lire un autre roman humoristique pour les 9-12 ans, toujours dans le but de me tenir un peu plus au courant des nouveautés et savoir sur quoi orienter mes conseils sur ce genre.

Mon choix s’est donc porté sur Minus contre Minos parce que ça pouvait être amusant au vu du pitch et puis c’est basé sur de la mythologie grecque alors ça ne pouvait que donner quelque chose de bien ! Et je dois dire que j’ai plutôt bien apprécié cette lecture qui est plutôt amusante, pleine d’aventure et de rebondissements.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre très rapidement dans l’histoire. La narration est à la première personne, il y a un côté assez oral, comme dans un journal intime ce qui permet de s’immerger totalement dans le récit et de se mettre à la pauvre de Thésée qui va vivre des moments particulièrement éprouvant. Heureusement pour lui, il a un très bon ami qui va l’aider dans sa tâche et le soutenir dans cette drôle d’aventure.

Anne Schmauch réinvente totalement le mythe de Thésée car on ne retrouve pas vraiment la trame de l’histoire telle qu’elle est décrite dans la mythologie, ce n’est pas une réécriture totale avec la même trame mais transposée à notre univers (par exemple). Mais l’auteur reprend des éléments et réarrange le tout à sa manière. Et je dois dire que le résultat est plutôt probant ! J’ai beaucoup aimé l’histoire qui est prenante et amusante et je ne doute pas un seul instant que ça puisse plaire à des enfants. De quoi faire découvrir d’une manière moderne la mythologie sans pour autant la transposée puisque l’histoire est complètement inédite.

Thésée est un petit garçon attachant, il est amoureux depuis toujours d’Ariane, il écrit même des poésies pour elle (même si elle l’ignore et qu’il change son nom pour le jour où l’on découvrirait son carnet pour qu’on ne sache pas de qui il parle). Le genre de garçon mignon et romantique dans l’âme, même si l’élue de son cœur va s’avérer bien différente de ce qu’il imaginait quand il va être confronté à Minos, le caïd du quartier qui sème la terreur sur son passage.

Quelques illustrations égayent le texte, c’est toujours un petit plus dans ce type de roman, comme ça les jeunes lecteurs peuvent se figurer ce qui se passe. Les illustrations sont plutôt sympathiques et le style fonctionne bien avec le genre du livre. Cela forme un bel ensemble cohérent.

En bref, Minus contre Minos est un roman drôle et prenant qui ne pourra que plaire aux enfants en quête d’aventure sur fond de mythologie. L’intrigue est bonne et bien menée, on ne s’ennuie pas un seul instant, on a envie de savoir comment Thésée va se sortir de cette situation qui va s’avérer bien plus complexe qu’elle n’en a l’air. Une réécriture du mythe de Thésée de manière moderne et assez inattendue car on ne reprend pas du tout la trame originale mais le résultat est très réussi. Un roman à mettre entre toutes les mains !

In My Mailbox (339)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine

Devoted d’Hilary Duff (Elixir 2)

When love is lost but never forgotten....
Clea Raymond found her soulmate in the mysterious and handsome Sage, discovering that they have loved each other through many past lives, all of which ended tragically. Clea wants nothing more than to prevent history from repeating itself and to be with her true love. But there are dark forces in the world: people who want to destroy Sage and the elixir that makes him immortal.
Sage has been taken, yet Clea is certain he is still alive and will stop at nothing to find him. Together with her friend Ben, she enters into an uneasy alliance with Cursed Vengeance, an ancient faction that can help lead them to Sage. But Clea must get to Sage before Cursed Vengeance does, or risk his death at their hands. And with Ben's role in Sage's kidnapping - and their past lives - Clea questions whether he can be counted on at all, and if she's really saving Sage . . . or just leading them to repeat their disastrous pasts all over again.


True d’Hilary Duff (Elixir 3)

Following the harrowing events of Elixir and Devoted—and the ceremony that almost killed Sage—Clea faces a new reality: with Sage’s soul in Nico’s body, the love of her life looks an awful lot like her best friend’s boyfriend. Can Clea and Sage really be happy under these circumstances? Struggling to keep his new identity secret and still protect Rayna, Clea makes one difficult choice after another.
Clea wants to try to enjoy their new life together, but Sage is acting different—angry—and she struggles to keep her friends from finding out what has happened to him. Something is clearly haunting Sage, and Clea is losing control. Can she trust her friends with the dangerous truth, or will she lose Sage to his madness ?


Destinée de Benedict Jacka (Alex Verus 1) > CHRONIQUE

Alex Verus vit à Londres et il est devin. Il peut voir le futur comme une faisceau de probabilités. Pour le commun des mortels, c'est un don impressionnant mais, pour les autres mages, c'est le bas de l'échelle des arts occultes. Après que son apprentissage a viré au cauchemar, Alex a tourné le dos à cette confrérie. Trop de rivalités, de secrets, de complots, trop de morts aussi... Sa seule ambition est de mener une existence sans histoires, caché dans sa boutique d'accessoires pour magiciens amateurs. En catimini, il continue de fournir du matériel plus sérieux à de vrais mages, tout en sachant qu’il court le risque de se retrouver mêlé à des luttes dangereuses.
Quand une relique puissante échoue entre ses mains, il se retrouve la proie des forces auxquelles il avait essayé d'échapper, obligé de choisir un camp dans une bataille qui le dépasse.
Voir le futur n'est pas toujours drôle, surtout quand le sien semble à ce point compromis.


La menace d’Olivier Gay (Le Noir est ma couleur 2)

Devenue une mage noire contre son gré, Manon est effrayée par le pouvoir qui grandit en elle. Avec Alexandre, elle tente de le maîtriser et repousse de nouvelles attaques d’Ombres. Ils s’interrogent : quelle est l’entité qui anime ces créatures ?


La Flamme de Fabien Clavel (Les Vigilantes 2)

Condamnée pour trahison par la dictature de Ferentz, Anna a perdu son statut de Vigilante. Reléguée à la frontière est du pays, dans un camp de réhabilitation sordide, elle découvre sa réputation de rebelle au pouvoir et tous les espoirs mis en elle par les autres prisonnières. Fille d’opposants politiques, elle hérite du flambeau de la résistance. Mais pour espérer en rallumer la flamme, elle doit d’abord réussir son évasion…


Louis Pasteur contre les loups-garous de Flore Vesco

Louis Pasteur, 19 ans, entre comme boursier à l’institution royale Saint-Louis, animé par un seul désir : assouvir sa curiosité pour les sciences. Il est loin d’imaginer que sa première année d’étude va être bouleversée par des meurtres aussi terribles que mystérieux, perpétrés dans l’enceinte même de l’école. Il va mener l’enquête avec la jeune Constance, une pensionnaire intrépide et courageuse. Entre loups-garous et complots, ils useront de vaccins autant que de coups d’épée pour sauver les élèves et même… le roi Louis-Philippe !


Une fiancée à Versailles d'Annie Jay (Adélaïde 1)

Pour Adélaïde, vivre à Versailles et devenir reine de France, quel ennui ! Fini les jeux dans les bois, fini la liberté. Elle était pourtant d’accord pour quitter sa Savoie natale. Elle était d’accord pour épouser Louis, petit-fils de Louis XIV. Mais son fiancé est triste et les journées ennuyeuses ! Heureusement, elle rencontre Nanette, une servante franche et amicale. Enfin une amie à entraîner dans ses escapades ! C’est le début pour Adélaïde et Babette d’une belle amitié… et d’une longue série d’aventures.


Tim et Alice de Huntley Fitzpatrick (Stony Bay Beach 2)

17 ans, Tim a déjà traversé une sombre période d'alcoolisme et de drogue. Son père, un banquier glacial, lui a laissé six mois pour faire ses preuves. Grâce à son meilleur ami Jase, il s'installe dans le studio aménagé des Garrett - à la place d'Alice, la sœur de Jase. Alice est furieuse de devoir abandonner son indépendance à ce looser de Tim... alors que Tim, lui, craque immédiatement pour elle ! Mais son truc à elle, c'est de sortir avec des garçons fous d'elle et de les quitter dès qu'ils l'encombrent. A force de charme, Tim finit par la convaincre de lui accorder un rencard... et une place dans sa vie. Rien de très facile pour deux jeunes planqués derrière leur carapace. Et encore moins facile quand Tim découvre brusquement... qu'il a un fils.


Et vous ?

23/06/2018

Orage petit seigneur des ténèbres de Julien Hervieux

Quatrième de couverture

Et si on changeait la fin du conte ? 
Orage est un petit seigneur des ténèbres. Comme son père et son grand-père avant lui, son destin est tout tracé : il devra un jour enlever une princesse et perdre le combat contre le chevalier qui viendra la sauver. Tout ceci ennuie déjà beaucoup Orage, et plus encore les leçons interminables qu’il reçoit pour devenir un vrai méchant ! 
Son idée ? Enlever la princesse immédiatement pour être débarrassé et faire enfin ce qui lui plait !

Mon avis

Après avoir lu Le trésor de l’île sans nom de Gilles Abier, j’étais curieuse de découvrir un nouveau titre au sein des éditions Poulpe Fictions. Je me suis donc lancée dans Orage petit seigneur des ténèbres qui me faisait de l’œil car ça pouvait être amusant. Et je dois vous dire que j’ai adoré cette lecture qui est rafraichissante et drôle.

Pourtant, je vous avoue que les romans humoristiques pour les 9-12 ans ne sont pas spécialement ma tasse de thé. Mais en tant que libraire, il faut bien que je m’ouvre un peu à tout type de littérature (et j’en ai un peu marre de ne conseiller que du Journal d’un dégonflé que tout le monde connaît).

Orage petit seigneur des ténèbres est donc mon nouveau coup de cœur et j’espère qu’il attirera l’attention sur lui car c’est une lecture qui mérite d’être lue et qui j’en suis certaine pourra plaire au plus grand nombre. Du coup, je vais tâcher de lire sous peu un autre titre des Éditions Poulpe Fictions qui mérite aussi qu’on s’y penche un peu. Pour le moment, je suis convaincue par leur ligne éditoriale !

Orage petit seigneur des ténèbres est un détournement de contes comme je les aime avec un fort message féministe en prime, ce qui n’est pas négligeable. Moi qui adore les détournements de contes, j’ai été servi. Julien Hervieux réutilise le principe de la princesse en détresse, enlever par un seigneur malfaisant et qui doit être délivrée par le prince charmant. Mais il nous propose une version très personnelle de l’histoire et je dois avouer que j’adore sa vision !

Orage est le futur Seigneur des ténèbres. On le prépare à devenir le méchant de l’histoire, celui qui enlèvera la princesse. Mais Orage n’a aucune envie de le devenir et ne comprend pas pourquoi il devrait perdre face au héros. Afin qu’on le laisse tranquille, il décide d’ores et déjà d’enlever la princesse, après tout, si sa tâche est exécutée, plus besoin d’apprendre à mal écrire (la lettre de rançon), à se forcer à avoir un rire terrifiant, ce genre de choses. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu. Orage a fait une grosse bêtise et pourrait bien changer le fonctionnement de son petit monde.

L’histoire est juste énorme. C’est vraiment très frais et très drôle. La manière dont le conte est détourné, quand on comprend les tenants et les aboutissants de l’histoire, on peut comprendre le sentiment d’injustice et de colère d’Orage qui n’a vraiment aucune envie de succéder à son père en tant que Seigneur des ténèbres.

L’écriture de l’auteur est très bonne, dès les premières pages, on est plongé dans son univers et je n’avais aucune envie d’en sortir. J’étais un peu frustrée, c’était trop court pour moi ! J’en voulais plus mais l’histoire est parfaite comme elle est. L’action arrive vite, Orage n’y va pas par quatre chemins et poursuit son but, même si cela ne plaît pas à tout le monde.

Les personnages sont attachants, Orage en premier lieu qui n’a rien de méchant ou de cruel. C’est juste un enfant, un petit garçon à qui on rabâche sans cesse qu’il va devoir perdre face au héros qui viendra sauver la belle princesse. Mais Orage n’a aucune envie de perdre et ne comprend pas pourquoi il est obligé d’apprendre tout ça et de faire ça. Quant à la princesse, elle est aussi amusante, elle s’offusque quand Orage vient la kidnapper alors qu’elle n’est même pas prête et qu’il s’apprête à bouleverser l’ordre des choses. Mais son avis sur Orage risque de bien changer la donne au vu des révélations qui seront faites.

Quelques illustrations égayent l’histoire, comme bien souvent dans ce type de roman et elles sont plutôt sympathique. Dans la version que j’ai lue, elles n’y étaient pas mais j’ai pu les voir une fois à la librairie et ça met une certaine ambiance. Après on aime ou pas ce type de graphisme mais je trouve que ça correspond bien à l’histoire.

En bref, Orage petit seigneur des ténèbres est un roman que j’ai adoré ! L’histoire est drôle et les renversements de situations ainsi que les révélations sont très bonnes. Les personnages sont très attachants et sympathiques pour la plupart, même du côté des « méchants ». Julien Hervieux bouleverse totalement l’ordre des choses dans ce "conte" et nous propose une histoire hilarante pour le meilleur mais surtout pour le rire !

Ah et je ne vous ai pas dit, mais Julien Hervieux c’est l’Odieux Connard. Peut-être de quoi vous convaincre de vous pencher sur ce livre hilarant…

18/06/2018

Grand méchant loup cherche remplaçant d’Ingrid Chabbert et Sylvain Diez

Quatrième de couverture

Le grand méchant loup cherche un remplaçant. 
Mais qui sera à la hauteur ?
Oui, le grand méchant loup est fatigué... 
Il veut prendre sa retraite et se la couler douce. 
Mais il va falloir trouver un remplaçant. Et ça, c’est pas si évident. 
En réponse à sa petite annonce, les candidats se pressent. 
Et quels candidats ! 
On voit bien vite que ce sera difficile de trouver le fameux remplaçant. 
Quand soudain, le loup est surpris !

Mon avis

Voulant me mettre un peu à la page en terme d’album (je suis totalement à la bourre au boulot, cela faisait longtemps que je n’en avais pas lu), je me suis lancée dans Grand méchant loup cherche remplaçant  car j’aime bien les histoires avec les loups, donc ça pouvait être amusant et cela s’est avéré.

L’auteur joue sur le mythe du grand méchant loup, sauf que notre loup en a assez de faire peur à tout le monde, il est fatigué et aimerait prendre sa retraite. Mais il faut bien que quelqu’un lui succède, alors il met une annonce pour trouver son remplaçant. Sauf que la tâche va s’avérer plus difficile qu’il ne le pensait jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’un candidat potentiel mais qu’il ne croit pas apte à lui succéder. Mais le loup pourrait bien être surpris par lui…



Le texte est assez court et répétitif donc cela permet aux jeunes enfants de savoir à quoi s’attendre dans l’histoire, en pouvant anticiper ce que dira le loup face aux candidats potentiels pour devenir le prochain « grand méchant loup ». Évidemment, on voit bien qu’il y en a un qui pourrait faire l’affaire mais le loup trouve aussi à y redire et le recale comme beaucoup d’autres. Sauf que les candidats ne se bousculent plus !

Jusqu’à ce qu’un des candidats reviennent et finissent par lui prouver qu’il est parfait pour le poste. La fin est plutôt amusante, même si rapidement expédiée mais c’est un bon clin d’œil et ça ne pourra que plaire aux enfants.


Les illustrations sont plutôt sympathiques, assez simples, tout est en aplat et les couleurs sont elles aussi limitées. Mais cela forme un ensemble plutôt agréable, après c’est une question de goût, je vous en laisse seul juge.


En bref, Grand méchant loup cherche remplaçant est un album qui m’aura bien plu. L’histoire est amusante et bien trouvée. La fin prête à sourire et notre grand méchant loup mérite une retraite paisible.

A partir de 4 ans.

C'est lundi, que lisez-vous ? [160]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




Voilà encore une semaine bien productive, il faut dire que j'ai travaillé une journée de moins, merci les grèves et les problèmes techniques des transports, donc j'ai pu lire beaucoup. Sur la fin de semaine, ça a été moins productif car j'ai lu Un pape pour l'apocalypse sur plusieurs jours. Mais en tout cas, la semaine a été très bonne, de très belles découvertes livresques, donc j'espère que la semaine à venir sera tout aussi excellente. Verdict lundi prochain !


La fille d'encre et d'étoiles de Kiran Millwood Hargrave

Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne, appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…