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30/06/2013

Le journal intime d’un arbre de Didier Van Cauwelaert


Quatrième de couverture

« On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé ? »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce livre.

Je l’avoue, je l’avais repéré au moment de sa sortie en grand format, mais faute de temps (essentiellement), je ne l’avais pas pris. Je suis donc très contente d’avoir pu le lire aujourd’hui, sous son format poche parce que ça aurait été dommage de passer à côté d’une telle perle. Ce n’est pas a proprement parlé un coup de cœur, mais c’est un livre qui mérite une attention particulière et que je ne peux que conseiller. C’est un livre très surprenant, touchant et qui, en plus, donne matière à réfléchir.

Il est surprenant avant tout par le choix du narrateur, il s’agit d’un arbre, nommé Tristan, tricentenaire. Je n’avais jamais lu d’histoire où le narrateur et héros de l’histoire était un arbre, donc c’était étrange, mais absolument pas gênant parce qu’on voit assez rapidement qu’il est spécial. De plus, cet arbre est suffisamment humanisé (mais on n’oublie pas pour autant qu’il n’en est pas un) pour lire cette histoire comme si c’était un Homme immortel qui voit l’évolution humaine, en quelque sorte. C’est intéressant de pouvoir lire et comprendre ce livre de deux manières. C’est un parti pris qui aurait pu être risqué mais Didier Van Cauwelaert l’a relevé et avec brio parce qu’il nous offre là en plus une histoire vraiment magnifique et touchante.

Elle l’est parce qu’il faut voir la nostalgie / mélancolie, de cet arbre qui vient juste de tomber et qui causera la peine de son propriétaire (entre autre) et aussi par rapport à tout ce qu’il a vu, vécu en tant qu’arbre. L’écriture de Didier Van Cauwelaert est vraiment très belle et magnifique, très fluide. Je l’avais déjà lu mais c’était des thrillers et ça n’a donc rien à voir en soi parce qu’à cause du genre la manière d’écrire change quelque peu, mais en tout cas ici je m’en suis davantage délecter et rien que pour ça le livre mérite d’être lue, mais comme l’histoire est simplement géniale, il ne faut surtout pas hésiter.

Il y a un vrai message, toute une réflexion, une certaine philosophie aussi dans ce texte et c’est pour ça que ça le rend très beau mais qu’en plus il donne matière à réfléchir. Il se pose des questions sur son existence, celle des humains, et se demande donc quelle peut être sa place, l’intérêt qu’il soit conscient alors qu’il vient juste de tomber. Il faut voir son parcours qui dure sur plusieurs années, il a bien changé et il traîne comme beaucoup de gens un passé, mais qui lui s’avère assez lourd, un peu comme Manon quelque part dont il fait la rencontre alors qu’elle n’est que petite fille.

J’ai beaucoup aimé la manière dont était tissée l’histoire, entre le présent, le passé, un peu de futur aussi, le croisement des personnages, comment on fait pour passer de l’un à l’autre en ayant pour lien cet arbre qui raconte son histoire mais aussi la leur. Les différents personnages sont très intéressants et j’ai beaucoup aimé les suivre, voir leur évolution, leur choix, leur devenir. A travers le temps (qu’il soit passé, présent et futur) on arrive à mieux les cerner, à comprendre leur manière de penser et d’agir.

La fiction prend aussi un peu le pas sur la réalité, dans une note de l’auteur à la fin, il est mentionné plusieurs affaires, des ouvrages sur lesquels il a pu se baser pour coller au mieux à l’Histoire tout en ayant une certaine distance pour avoir le contrôle de son histoire et ne rester qu’une fiction.

En bref, cette histoire est très originale et très touchante, j’ai adoré suivre Tristan à travers ce « journal » et pendant quelques instants (le livre est court, il fait moins de 200 pages) vivre à ses côtés et « voir » ce qu’il peut penser de l’humanité ainsi que sa place dans ce monde. Un roman à lire et que je conseille.

In my Mailbox (84)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Le tribunal des âmes de Donato Carrisi

Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd'hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d'une jeune étudiante kidnappée. Sa spécialité : analyser les scènes de crime. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d'un immeuble désaffecté. Elle n'a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.


Genesis de Karin Slaughter (Will Trent 3)

Quelqu'un l'a torturée... torturée longuement... Ancien médecin légiste, Sara Linton travaille depuis trois ans dans un grand hôpital, à Atlanta, où elle tente de se reconstruire. Quand arrive aux urgences une femme très grièvement blessée, elle se retrouve plongée dans le monde de la violence et de la terreur. L'inspecteur Will Trent du Georgia Bureau of Investigation et sa coéquipière Faith Mitchell comprennent rapidement que la patiente de Sara est la première victime d'un tueur sadique, d'un esprit dérangé. Pour mettre fin à cette abominable série de meurtres, seuls eux trois – avec leurs blessures et leurs secrets – seront en mesure d’analyser le cerveau d’un tel détraqué et de retrouver sa trace.



La mauvaise élève d’Alessia Gazzola (Alice Allevi 1)

Etudiante en médecine légale et fashion victim, Alice Allevi est une jeune femme dynamique et pleine d'ambition qui n'échappe pas au cliché de l'élève attirée par son professeur. Quand ce dernier l'invite un soir à l'accompagner sur une scène de crime, Alice jubile de pouvoir enfin montrer de quoi elle est capable. Quelle n'est pas sa surprise de découvrir qu’elle connaît la victime, Giulia Valenti, rencontrée la veille dans une boutique de vêtements branchée. Troublée, Alice ne peut s'empêcher de se mêler de l'enquête... Savant mélange de Kay Scarpetta et de Bridget Jones, la « mauvaise élève » est en passe de devenir une héroïne en Italie où l’on s’amuse de sa maladresse chronique.


 Le journal intime d’un arbre de Didier Van Cauwelaert

« On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé ? »


Trois épines de Céline Landressie (Rose Morte 2)

France, fin du XVIIIe siècle.
Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.
Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...


et vous ?

29/06/2013

Chroniques d'une magie annoncée ou Les extravagantes enquêtes et aventures d'Harmelinde et Deirdre de Crommlynk de Nicolas Cluzeau

Quatrième de couverture

Dans un monde où la magie est à la fois une science et un don, les mystères qui mettent en échec les autorités nécessitent parfois la présence d'un magicien. Et dans ce cadre précis, une thaumaturge et sa fille, dont la réputation grandit d'affaire en affaire, sortent du lot. Au fil des années, Harmelinde et Deirdre, insolentes, gourmandes, lucides et capricieuses, parcourent le continent et démêlent, au risque de leur vie, les énigmes et affaires les plus déroutantes qui soient. Confrontant vampires, fées, dragons, oiseaux de feu, korrigans, spectres et autres créatures soi-disant meurtrières, elles comprendront cependant que des apparences parfois trompeuses peuvent pousser la plus douée des mages à commettre des erreurs.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Midgard de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré.

J’ai rencontré l’univers de Nicolas Cluzeau à travers Le Dit de Cythèle que j’avais beaucoup aimé et dans cette même série, j’avais pu faire la rencontre de Dreidre et sa mère Harmelinde de Crommlynk. Ce sont deux personnages qui m’avaient beaucoup plus et marqués, tant par leur caractère que par leur nature. Evidemment, dès que l’on parle de sorcières / magiciennes, thaumaturges, plusieurs appellations pour « rassembler » en quelque sorte une même nature, et qu’on a de la magie, je suis conquise. Et je l’ai réellement été avec ce recueil de nouvelles, qui en comporte 10 (étant donné que le recueil fait plus de 400 pages, je vous laisse imaginer la taille des nouvelles…).

Je ne ferai pas de résumé, ni de commentaires sur chaque nouvelle parce que ça risque d’être redondant, ce qui n’a donc aucun intérêt. Je préfère faire une chronique globale sur l’ensemble du recueil, ce qui aura plus de sens. De toute façon, elles se valent toutes, je n’en ai pas trouvé qu’il y en avait des plus « mauvaises » que d’autres et j’ai réellement passé un très bon moment en leur compagnie.

Dans chacune d’elle, on peut donc voir soit Deirdre, soit Harmelinde seule ou bien les deux ensembles – ce qui est majoritaire dans le recueil – dans une aventure, comme le laisse entendre le double titre. Il s’agit d’enquêtes policières si l’on peut les appeler ainsi, qu’elles vont devoir résoudre et cela grâce à leur talent de déduction mais surtout leur magie si puissante. Les histoires sont toutes aussi géniales les unes que les autres, franchement, lorsque l’on commence la nouvelle, on ne s’imagine pas forcément ce qui va se passer. Nicolas Cluzeau nous surprend à chaque instant pour notre plus grand plaisir. En plus, comme les nouvelles sont assez longues, il n’y a pas le côté frustrant liée à la nouvelle, l’histoire est complète et se suffit amplement.

J’adore les descriptions faites lorsqu’il est question de magie, que ça soit les appellations des sortes, la manière dont ça se passe, dont s’est expliqué. C’est tout simplement géniale, je suis conquise, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris. L’univers est vraiment riche et ça a été un plaisir de me replonger dedans et de relire de la fantasy, ça faisait longtemps que je n’en avais pas lu.

L’écriture de Nicolas Cluzeau est très agréable à lire et fluide et en un sens je trouve ça même plus facile d’accès que Le Dit de Cythèle que j’ai pu lire (à moins que j’y sois habituée maintenant) mais en tout cas, les 400 et quelques pages ont défilé à une vitesse incroyable. Le recueil ne m’a même pas fait deux jours tant j’étais prise dans l’histoire et que j’avais hâte de voir ce qu’Harmelinde et Dreidre allaient nous réserver. De très bonnes surprises en tout cas.

J’adore ces deux personnages parce qu’elles ont du caractère, de la répartie et savent aussi ce qu’elles valent. Il y a également de l’humour et même si parfois elles se cherchent en s’exaspérant l’une l’autre (à cause de cette fameuse répartie), on voit qu’elles sont très attachées l’une à l’autre. En même temps, il s’agit d’une mère et de sa fille, alors même si Harmelinde l’a traite un peu durement, comme le laisse entendre Dreidre, elle sait que c’est pour son bien. C’est une relation touchante qui ne peut que nous amuser. Quand on voit les répliques, les actions, on ne peut que sourire à ce qui se passe, deux personnages qui se complètent bien.

Je suis vraiment ravie d’avoir pu retrouver ces deux femmes hors pair dans différentes aventures, qui faut le dire sont vraiment extravagantes (oui c’était facile ça…). L’univers est vraiment riche, les personnages excellents et les histoires très bien faites et intéressantes. Franchement, si vous ne connaissez pas l’univers de Nicolas Cluzeau, je vous invite à le découvrir à travers ce recueil et peut-être que vous vous laisserez tenter par d’autres de ces livres. Moi en tout cas, maintenant j’ai vraiment envie de découvrir Les Chroniques de la Mort Blanche, dont on parle dans ce recueil !

28/06/2013

Interview de Guillaume Siaudeau



Melisande : Bonjour Guillaume Siaudeau. Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions. Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs ?

Guillaume Siaudeau : Je suis né en 1980 dans le nord ouest de la France, j'y ai vécu pas mal d'années et je suis aujourd'hui « exilé » en Auvergne pour des raisons personnelles. J'espère bien un de ces jours retrouver la côte Atlantique.

M : Quand as-tu commencé à écrire ? Et pourquoi t’es-tu lancé dans l’écriture ?

G.S. : Ça fait un petit moment que j'écris, je ne sais pas avec précision depuis quand mais j'ai par exemple de vieux textes pas terribles ici qui datent du milieu des années 90, des textes comparables aux vieilles photos sur lesquelles on a des coupes de cheveux pas possibles et qu'il nous est de plus en plus difficile de regarder. J'écris vraiment plus régulièrement depuis une dizaine d'années, des nouvelles et des poèmes, surtout. J'écris parce que je me sens mieux quand je le fais et l'envie d'écrire m'est venue tout bêtement en lisant.

M : Quand es-tu passé de l’écriture « personnelle » à l’envie de partager ton histoire et d’être publié ? Il n’est pas toujours évident de « lâcher son bébé » alors, pourquoi avoir décidé de le laisser voir le monde ?

G.S. : Pour moi l'écriture est toujours quelque chose de très personnel, même quand elle est partagée. J'ai écrit longtemps seulement pour moi. L'idée de partage est venue avec le temps, avec l'envie d'échanger des idées, avec d'autres auteurs ou des lecteurs, qui verraient les choses un peu comme moi et avec qui on se comprendrait. Je vois l'écriture comme une sorte de banquet avec un écriteau « servez-vous, mais ne vous forcez pas, au pire je ramènerai les restes à la maison ». Quand un de mes projets est publié, je n'ai pas l'impression de « lâcher mon bébé », parce que je doute souvent de ce que j'écris et qu'on doit au contraire rarement douter de son bébé... (J'ai encore jamais eu d'enfant alors peut-être que je me plante totalement à ce sujet...). Non, vraiment, quand un de mes manuscrits est publié j'ai plutôt l'impression d'inviter des gens que j'aime à une soirée que de mettre au monde un enfant.

M : As-tu rencontré beaucoup de difficultés à te faire publier ? Quel a été ton parcours ?

G.S. : Mon premier recueil de poèmes a été publié en 2010 chez Asphodèle. Par la suite j'ai eu la chance d'être édité par plusieurs autres excellentes maisons, dont la dernière en date, Alma. C'est jamais facile de parvenir à être publié mais je ne pense pas apprendre grand chose en disant ça. Il faut poser des bouchons dans l'eau et attendre qu'ils plongent. Faut pas avoir peur de s'emmêler dans les arbres ni de couper son fil. Faut pas le faire en espérant pêcher un gros poisson, faut se poser peinard dans l'herbe, continuer sa vie sur la berge et puis attendre en bouquinant et en se racontant des trucs. Et puis il importe peu de rentrer bredouille quand on se sent bien au bord de l'eau.

M : Pourrais-tu parler un peu de ton livre : Tartes aux pommes et fin du monde ?

G.S. : C'est mon premier roman publié (après deux autres tentatives de roman qui heureusement ont été vaines parce que ça n'aurait vraiment pas été des cadeaux pour les lecteurs). Comme son nom l'indique, il parle de tartes aux pommes et de fin du monde. J'ai toujours un peu de mal à décrire ou analyser ce que j'écris alors je me repose sur ce que tu en as dit dans ta chronique, c'était impeccable.

M : C’est un titre assez original et surprenant. S’est-il imposé tout de suite par rapport à l’histoire ou bien ça a été une plus longue réflexion ?

G.S. : Ça n'a pas été une longue réflexion, la confrontation de ces deux idées m'a tout de suite plu et illustre je trouve parfaitement le livre. Une sorte de ying et yang à base de pommes et de cataclysme, un Laurel amer au bras d'un Hardy sucré.

M : Quelles sont tes inspirations ? Comment est venue l’idée de Tartes aux pommes et fin du monde ?

G.S. : Mes inspirations sont nombreuses, la vie est déjà une très belle source a elle toute seule. Après il y a bien entendu des livres, des musiques, des films, des rencontres, des bons moments, des mauvais, des gens, des animaux.

M : Pourquoi avoir choisi de ne pas nommer le narrateur dans Tartes aux pommes et fin du monde ? (J’ai fait des suppositions, mais j’aimerais bien avoir ton avis sur la question).

G.S. : Mais je ne l'ai pas choisi ! Ce type-là n'en a fait qu'à sa tête tout du long et n'a jamais voulu cracher le morceau ! D'ailleurs si vous parvenez à obtenir de lui cette information, merci de me tenir au courant. 

M : Quels sont tes projets à venir ?

G.S. : Un recueil de poésie numérique doit sortir courant juillet chez La Matière Noire, j'ai aussi un autre bouquin à paraître chez Nuit Myrtide dans quelques temps, et je suis en train d'écrire mon deuxième roman. Et puis j'ai quelques bouchons dans l'eau et on m'a dit que ça mordait pas mal par ici... mais je suis monté très léger alors on verra bien...

M : Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation !

G.S. : Idem ;)

27/06/2013

Tartes aux pommes et fin du monde de Guillaume Siaudeau

Quatrième de couverture

Alors qu’une caissière s’échine à trouver le code-barres sur une boîte de maquereaux, un garçon et une fille tombent en amour. Celui-ci s’attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux et remercie la propriétaire de son studio pour la tarte aux pommes qu’elle lui apporte. Sa nature contemplative a bien compris que les chiens ne volent pas, même avec des ailes en carton, que la chute des corps est inévitable – comme les claques dont son père n’était pas avare. Il ignore encore ce qu’on peut habilement faire avec un revolver…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Alma Editeur de m’avoir permis de lire ce livre. Quand je suis confrontée à ce type de livre, je ne sais jamais quoi écrire dans ma chronique parce que ça n’est pas ce à quoi je suis habituée, mais je vais faire de mon mieux pour expliquer ce qu’il en est, d’autant que j’ai bien apprécié ce livre.

Je ne connaissais absolument pas ce livre, mais en le recevant, déjà la première chose c’est sourire face à ce titre étrange, me demandant bien ce que pouvait être cet « ovni ». La 4e de couverture est assez étrange, il faut l’admettre mais je me suis dit que ça pouvait être amusant. Mais j’ai rapidement compris que ça ne l’était pas, ça n’est pas un livre léger et drôle du type chick-lit, bien au contraire, c’est bien un roman contemporain dont la vie est le sujet central, la vraie vie et pas celle imagée où tout est bien qui finit bien.

C’est l’histoire d’un homme dont on ignore le nom qui va faire la connaissance d’une jeune femme, Alice, à une caisse d’un supermarché, comme si cela était en quelque sorte destiné. Une histoire d’amour s’installe entre les deux, mais toutes les romances ne finissent pas bien, les aléas de la vie font qu’à la fin du conte il n’y pas : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». C’est tout simplement la vraie vie et parfois elle peut s’avérer plus dure qu’il n’y paraît… Ce livre est une « tranche de vie ». Je n’arrive pas à trouver une autre expression pour l’expliquer, c’est simplement l’histoire d’une personne à travers des souvenirs, des événements marquant qui ont pu à un moment ou à un autre changer sa vie. Et à travers ce récit on voit que la vie ne tient à rien mais qu’il faut pourtant en profiter…

J’avoue que ça me semble toujours étrange lorsqu’on ne sait pas comment se nomme le narrateur, mais vraisemblablement, cela n’a aucune importance puisqu’il peut être n’importe qui. Ça pourrait très bien être l’histoire de tout le monde en un sens. De ce fait, on peut comprendre le narrateur, on peut s’imaginer à sa place, comprendre ce qu’il ressent parce que cette « tranche de vie » peut être vécue par tous à un moment ou à un autre.

L’écriture de l’auteur est vraiment agréable à lire, très fluide donc on immerge directement dans son histoire, dans celle de ce narrateur inconnu. L’utilisation de la première personne prend vraiment son sens puisqu’elle permet l’anonymat du personnage et de laisser ainsi au lecteur la possibilité de devenir cet homme…

En bref, c’est un roman court (133 pages) sympathique à lire et touchant nous montrant la vie d’un homme, ses amis, ses amours, ses emmerdes, comme on dit qui nous montre à quel point la vie peut valoir la peine d’être vécue et que c’est important.



Le jeudi c’est Jeu Livresque [4]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 4 : lecture et musique
Parlez-nous d’une musique découverte dans un livre, dans une playlist d’auteur, d’une chanson qui vous fait penser à un livre, qui a été écrite pour un livre… bref, tout ce qui associe livres et musique. N’oubliez pas un petit lien vers la chanson en question !


Alors pendant une période, j'écoutais toujours de la musique en lisant, donc il y a des musiques qui me font directement penser à des livres. Et depuis quelques temps, j'essaye de noter les "découvertes livresques", des musiques dont les livres parlent, parfois je peux les connaitre, parfois je ne les connais pas et les découvre donc réellement. Ceux que je connais déjà, c'est juste pour partager parce que tout le monde n'a pas la même culture à ce niveau là.

Découverte musicale que je ne connaissais pas dans le livre Multiversum de Leonardo Patrignani


Musique mentionnée dans le livre, que je connaissais mais que j'ai voulu faire découvrir : La nuit de l'ange de Stéphanie Chong


Musique qui me fait penser à : La trilogie du Dernier souffle de Fiona McIntosh (en particulier, mais surtout l'album dont il provient)


Et une playlist faite par l'auteur qui rassemble les chansons mentionnées dans le livre : Phaenix de Carina Rozenfeld


Voilà, bonne découverte musicale !

26/06/2013

Coup de projo sur...[19] : Je ne suis pas un serial Killer de Dan Wells



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 



Parce que c'est une trilogie coup de coeur, qu'il faut absolument la lire, je la mets en avant ici, dans ce coup de projo. Un sociopathe pas comme les autres, mais je l'aime <3


John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et, depuis son plus jeune âge, il nourrit une véritable passion pour les tueurs en série. Ainsi, son destin semble tout tracé. Mais conscient de son cas, et pas spécialement excité à l’idée de devenir un serial killer, John a décidé d’en parler à un psy et de respecter quelques règles très précises. Ne nourrir que des pensées positives à l’égard de ses contemporains. Ne pas s’approcher des animaux. Éviter les scènes de crime. Ce dernier commandement va néanmoins devenir très difficile à suivre lorsqu’on retrouve autour de chez lui plusieurs corps atrocement mutilés. Y aurait-il plus dangereux encore que John dans cette petite ville tranquille ? Aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ?

25/06/2013

Broken de Karin Slaughter (Will Trent 4)

Quatrième de couverture

Le corps d'une jeune femme assassinée de manière atroce est découvert dans un lac du Comté de Grant.
Quelques heures plus tard, Tommy Braham, l'assassin présumé, un attardé mental, est arrêté après avoir grièvement blessé un policier lancé à ses trousses. Incarcéré, il passe aux aveux et se suicide dans sa cellule. Sur les murs, son ultime message, comme un appel au secours : « Pas moi ».
Sara Linton, l'ancien médecin légiste du Comté de Grant, retourne pour la première fois dans la ville où son mari policier a été tué. Rongée par la culpabilité car Tommy a été l'un de ses patients, Sara se lance dans une enquête désespérée, persuadée que les enquêteurs locaux cachent la vérité.
Elle demande l'aide de Will Trent, l'agent fédéral du Georgia Bureau of Investigation : les deux enquêteurs vont devoir se confronter à des policiers corrompus et impitoyables.
Ainsi qu'à un redoutable tueur...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Grasset de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup apprécié.

Apparemment il s’agit d’un 4e tome, de la série Will Trent (vu sur Goodreads) du coup je vous mets une petite note ici comme quoi on peut très bien lire ce livre même si on n’a pas lu les 3 précédents. On comprend très bien l’histoire, l’enquête donc ça n’est pas un souci. Peut-être que dans les précédents on voit des événements se passer alors qu’ils nous sont racontés ici, mais ça n’est pas gênant pour la compréhension. Moi ça m’a rendu plus curieuse du coup j’irai me renseigner sur ces fameux autres tomes.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour voir de quoi il s’agit. La seule chose que je mentionnerais, c’est qu’étant donné le nombre de pages et la densité d’écriture sur chacune d’elle, les éléments n’arrivent pas dans l’immédiat, tout ne se fait pas en 5 minutes et en l’espace de quelques pages. Ça prend un peu de temps, mais c’est normal, qu’il faut bien poser les éléments pour qu’on puisse comprendre dans quoi on met les pieds.

Bon personnellement, comme je n’avais pas relu la 4e de couverture juste avant, j’avais suffisamment oublié de quoi parlait ce livre pour n’avoir aucun a priori dessus et la découvrir pleinement, ce que je vous conseille ! (Comme toujours j’ai envie de dire…). Mais je vous rassure, ça n’est pas trop long ni ennuyeux, loin de là !

L’écriture est vraiment très agréable à lire et dès les premières pages j’ai plongé dans l’histoire avec facilité. Franchement, ça a été un réel plaisir et je pense aussi que c’est grâce à ça que le livre ne m’a posé aucun problème à la lecture malgré sa densité (ça peut être une bonne chose pour ceux qui auraient peur que ça soit trop lourd, etc. Ça n’est pas le cas, bien au contraire. Ce livre est tout simplement génial et je n’ai rien à redire.

L’intrigue est vraiment excellente. En commençant le livre j’étais très loin de m’imaginer ce que j’allais découvrir. On pourrait croire qu’il s’agit d’une simple enquête, un simple suicide qui s’avère être un meurtre, et puis des événements imprévus se produisent en cours de route, ajoutant du mystère et des problèmes à cette enquête. Sans compter l’aspect plus personnel de l’histoire, notamment la rancune tenace de Sara à l’égard de Lena, si bien qu’on se demande quelle est la part du vrai et du faux dans les propos que Sara tient par rapport à toute cette affaire. C’est une enquête policière, certes, mais pas seulement, ça va au-delà de ça comme on s’en rend compte assez rapidement dans le livre.

On a la sensation de suivre plusieurs histoires en même temps et j’ai adoré cet aspect de l’histoire parce qu’on nous fait en quelque sorte perdre la tête pour ne plus savoir quoi penser de tout ce qui se passe. Mais c’est bien fait parce qu’à aucun moment on est perdu dans le sens strict, on comprend ce qui se passe mais on ne sait pas quoi en penser, ce qui est différent.

Durant toute la lecture je me suis demandée où l’auteur voulait nous emmener, ce qu’elle voulait nous faire comprendre et franchement, je ne m’attendais pas du tout à ça. C’est amener de manière subtile, les éléments se mettent en place à mesure que l’enquête progresse – surtout du côté de Will Trent – et les révélations n’arrivent vraiment que dans les dernières pages. Le suspense est à son comble, on ne sait rien et pourtant on en récolte des informations, mais il y a tellement de non-dits, de choses dissimulées (et pour des raisons obscures dans un premier temps) que finalement c’est comme si on ne sait rien. Mais c’est sans compter la perspicacité et l’intelligence de Will Trent, entre autre que l’on va découvrir un certain nombre de choses.

Ce qui est assez hallucinant aussi c’est de voir la durée de l’histoire. Les jours sont clairement annoncés comme des parties dans l’histoire et on se rend compte à quel point c’est très court mais ça n’est pas pour ça qu’il ne se passe rien, bien au contraire, je pense l’avoir suffisamment souligné au-dessus.

Quant aux personnages, ils sont simplement super, que ça soit Will, Sara, Lena pour ne parler que de ce trio « principal ». Ils sont travaillés, ils ont un passé, parfois obscurs, des secrets, une vraie personnalité… Ils font crédibles et on s’y attache malgré les informations que l’on peut récupérer sur chacun d’eux à mesure, que ça soit par eux ou pas les « on-dit » des autres personnages. Ça nous donne ainsi une version plus large, une meilleure compréhension d’eux aussi. J’espère pouvoir lire d’autres livres où je pourrais les retrouver parce qu’ils sont très intéressants.

En bref, j’ai adoré ce livre, l’histoire est absolument géniale, très bien pensée et on ne se doute pas un seul instant de ce qui a pu se passer. Il faut vraiment attendre la fin pour que tout se fasse jour. Le suspense est à son comble et je n’ai pas du tout été déçue des révélations, loin de là. Les personnages sont très attachants et bien travaillés et j’espère pouvoir les retrouver dans d’autres livres. Une lecture que je vous recommande !

Top Ten Tuesday (41)

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.


Voici le thème de la semaine :  Votre top 10 des livres lus en 2013 jusqu'à maintenant

C'est assez difficile étant donné le nombre de livres lus, mais j'ai mis en avant mes coups de coeur et certains livres qui ont été très bons, mais voilà... ça n'est qu'une sélection quoi... Vous pouvez cliquer sur les images des couvertures pour accéder aux chroniques ;)



   


    


   


    

    


Et vous, quel est votre top 10 pour cette semaine ? 


Le thème de la semaine prochaine sera : Les 10 Livres les plus intimidants (taille, contenu, livre que tout le monde a aimé et dont vous avez peur d'être déçus...)

24/06/2013

Les Intouchables de Gilles Fontaine

Quatrième de couverture

Un mystérieux virus fait des ravages dans la population. Les adolescents, seuls épargnés, sont soupçonnés de transmettre la maladie.
Devenus les parias d'une société en déroute, Thomas et des centaine de milliers d'autres sont montrés du doigt, rejetés, puis mis à l'écart. Livrés à eux-mêmes, sans adultes pour les guider, les plus forts font régner la terreur.
Thomas et ses amis, eux, refusent cette fatalité et réagissent.
Leur but ? Rester solidaires et justes. Rester humains.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Seuil de m’avoir permis de lire ce livre qui est une déception pour moi.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture expliquant dans les grandes lignes ce qu’il en est et puis étant donné l’épaisseur du livre (moins de 200 pages) ça se lit très vite et très rapidement on sait de quoi il en est. Pas besoin d’en dire plus.

A la lecture du résumé, j’avoue, je m’attendais à quelque chose de différent, même si l’idée est bonne, j’en attendais beaucoup plus, d’où ma déception. Donc ça se lit, mais ça n’est pas extraordinaire, j’ai lu beaucoup mieux. Au moins l’écriture de l’auteur est agréable à lire, c’est un bon style donc on plonge assez facilement dans l’histoire, mais à ce niveau-là, j’ai beaucoup d’objections à faire…

La dystopie n’est pas mon genre de prédilection mais une fois de temps en temps ne fait pas de mal, bien au contraire ça permet de se « mettre un coup de pression et de faire réagir » parce que ça a un côté réaliste, ça pourrait arriver (et c’est surtout pour ça que je n’aime pas, peut-être un brin trop réaliste pour moi). Je trouve que par rapport au genre, déjà, ça ne va pas, on ne ressent pas assez le côté « oppression » qualifié par le genre. L’atmosphère n’est pas si lourde que ça, alors que bien souvent c’est le cas puisque les gens sont totalement à la merci de leur gouvernement (c’est le principe même de la dystopie), et où ils ne sont pas vraiment heureux avec un contrôle absolu sur leur vie.

Il est vrai que ça va le devenir dans ce livre et cela à cause d’une maladie mais quand bien même la situation est grave et que les faits peuvent « épouvanter » et rappeler quelque chose qui s’est passé dans notre réalité (j’en parlerai un peu plus bas) je trouve que ça n’est pas assez dur, qu’il n’y a pas d’impact assez fort pour que la « révolte » puisse réellement se faire. Peut-être est-ce dû au fait que le livre soit si court ?

En effet, le livre fait moins de 200 pages, l’auteur va donc directement à l’essentiel pour son histoire, pas de perte de temps, ça file droit, ce qui en un sens n’est pas plus mal, mais j’aurai aimé avoir plus de détails, qu’on en sache plus sur ce virus, parce que là, c’est assez opaque mine de rien. C’est une maladie qui est arrivée sans crier gare et de suite on va accuser les adolescents d’être l’élément de propagation, si bien qu’il faut les éloigner… De ce point de vue là, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la rafle qui a eu lieu pendant la 2e guerre mondiale et la déportation des juifs dans les camps. Ça fait une drôle de sensation quand on pense à cette analogie. Les questions sont nombreuses et on a peut d’informations. Evidemment cela va arriver au fur et à mesure, mais je ne trouve pas ça suffisant.

Ce qui est dommage, en dehors du fait que le livre soit si court, c’est qu’on ne sache pas vraiment où l’auteur veut en venir. Et qu’on peut même se demander à quoi ça a servi, dans quel but ? On a juste envie de dire : « tout ça pour ça ? » Pas trop d’intérêt en soi alors que les idées sont là, c’était plutôt intéressant, mais en on sort avec un sentiment de trop peu… On peut comprendre intention de l’auteur mais c’est peut-être extrapolé et vouloir rentrer « dans sa tête » mais ça n’est jamais vraiment possible donc… Ça n’est peut-être pas suffisamment explicite et un lectorat plus jeune que moi ne comprendra pas forcément ce que tout ça peut réellement impliquer. Je parais assez dure dans mes propos mais ça aurait pu être une très bonne idée, avoir une très bonne histoire mais je trouve qu’on reste trop en surface pour que ça soit vraiment bien et c’est dommage. Et il en va de même pour les personnages.

Ils sont dans l’ensemble assez intéressants mais peut-être pas suffisamment travaillés / développés, et je pense que c’est surtout dû au fait que le livre soit si court. Comme on va à l’essentiel, on n’a pas vraiment le temps de s’appesantir dessus, même si on entrevoit déjà pas mal de choses et une certaine évolution sur chacun. J’ai bien aimé le personnage de Lucie qui est peut-être celle dont on en apprend le plus. Thomas, le narrateur, me paraît assez effacé la plupart du temps, il raconte l’histoire mais ça pourrait être presque un narrateur externe qui raconte que ça serait presque pareil. Il a l’air sympathique mais on ne le connaît pas vraiment et il reste assez passif dans l’histoire. Après il est vrai qu’au contact de Lucas, il va changer un peu, et on peut l’apprécier davantage mais… Il m’a manqué quelque chose quand même.

En bref, c’est un univers et une histoire assez intéressants mais peut-être pas suffisamment développés pour moi pour pleinement en profiter et comprendre le message que l’auteur a voulu faire passer. En même temps, je préfère de très loin les « pavés » plutôt que les romans courts parce que je peux davantage me plonger dans l’histoire, en apprécier l’univers et les personnages, là comme c’était très court c’est assez difficile pour moi d’être totalement satisfaite. Néanmoins, j’en reconnais ses qualités, notamment au niveau de l’écriture et des idées, mais ça n’est pas assez exploité à mon goût. Dommage.

23/06/2013

Khaos de Frédérique de Keyser (Luxuria 2)

Quatrième de couverture

Le chaos peut être envisagé tel un creuset où tout est virtuellement possible. Mais il peut aussi être pensé comme une rupture de l’équilibre…
Alors devinez qui les anges accusent de mettre en péril l’ordre des choses du simple fait de son existence ?
À les écouter, je suis le diable en personne ! Cela aurait peut-être été drôle si ces individus ne s’étaient pas ingéniés à transformer ma vie en un désordre indescriptible.
Heureusement, je possédais quelques atouts de taille dans tout ce fatras : trois démons scandaleusement attirants et une entité aussi adorable que puissante. De vrais amis. Et même un peu plus…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions La Bourdonnaye de m’avoir permis de lire ce livre et ainsi découvrir la suite des aventures de Sláine, tome qui m’a davantage plu que le précédent, même si j’ai toujours quelques réserves…

J’avoue, j’ai en partie préféré ce tome au premier car on a davantage d’action, ça avance un petit peu… Je sais que c’est de la romance paranormale, mais un petit peu d’action et d’intrigue sont nécessaires pour rendre l’histoire un temps soit peu intéressante, sinon ça devient lassant. Du coup ici, ça a été une bonne surprise, l’auteur ne perd pas de temps, dès les premiers chapitres Sláine se fait enlever par un ange car elle représente une menace. Sa disparition va poser quelques problèmes et pas des moindres… jusqu’à remettre en cause sa relation avec Voan et Sio…

C’est assez difficile de faire un résumé de l’histoire tant ça ne tient à pas grand-chose et je peux rapidement spoiler les éléments donc c’est un peu dommage de trop en dire. Je m’abstiendrais donc d’en dire plus, mais au moins ça paraît moins obscur que la 4e de couverture. Je pense que le fait d’avoir une narration à la 3e personne est pour beaucoup dans le fait que j’ai préféré ce tome. Comme on n’est pas centré sur Sláine et ses histoires de cœurs mais vraiment l’action pure, j’ai trouvé ça beaucoup plus intéressant et j’avoue qu’à ce moment-là, les pages ont défilé rapidement tant j’avais envie de savoir ce que ça allait nous amener. Ainsi on en découvre plus sur l’univers qui n’est pas si mal que ça même si trop en surface pour le moment, mais il y a suffisamment d’éléments pour m’intriguer et me rendre curieuse donc c’est pour ça que je lirai sûrement la suite. Et puis quand on voit la fin… ça donne envie d’en savoir plus vu la fin quelque peu abrupte.

Malheureusement, pour moi, la narration à la 3e personne ne perdure pas et Sláine revient en tant que narratrice vers la moitié du livre. D’ailleurs la passation de l’un à l’autre se fait « discrètement » et si on n’y prête pas attention, ça peut « perturber » un peu de passer d’un point de vue omniscient à un point de vue interne, via un personnage. Avec la réapparition de Sláine en narratrice, on retrouve rapidement ses problèmes de « couple » et là, comme je l’avais dit dans le premier tome, ça m’intéresse beaucoup moins et ça devient même lassant au bout d’un moment. On a la sensation de tourner en rond, l’action pure et dure que l’on avait au début du tome ralentit, on laisse un peu de côté ce qui a pu se passer pour revenir sur la romance et rajouter toujours un peu plus des amants… Pendant une centaine de pages, ça n’est que description d’état d’âme, où elle se plaint de ses amours perdus, etc. Au bout d’un moment j’ai eu envie de la secouer comme un poirier pour qu’elle réagisse et fasse quelque chose au lieu de s’apitoyer sur son sort. Là encore ça peut être légitime, etc. mais j’aurai quand même aimé plus de réactions de sa part, ça n’est pas la faute qu’aux deux gars, ils ont des circonstances atténuantes…

Ce qui est énervant c’est de voir le décalage entre ce que sont les hommes de sa vie – des démons, donc on suppose un caractère assez affirmé, avec une part sombre, décrit physiquement comme des êtres très virils, très grands et baraqués, l’archétype parfait pour les fantasmes – et leur comportement – la réalité des faits étant qu’ils geignent souvent, qu’ils se sentent rapidement abandonnés, sont déçus, etc. mais ils ne se « battent » pas (pas au sens strict du terme) pour garder celle qu’ils aiment. Bon pour cet aspect là, on peut comprendre étant donné la tournure des événements mais quand tout devient plus ou moins clair, c’est plus facile de remettre la faute sur les autres (sur Sláine en l’occurrence) plutôt que de tenter de faire tout pour la récupérer, savoir ce qui a bien pu se passer. Tout n’est que fuite.

Etant donné les personnages, ce qu’on veut nous montrer, ce comportement / cette psychologie ne me paraît pas crédible et ça m’énerve ! J’ai eu envie d’en prendre un pour frapper l’autre… C’était assez énervant et quand Sláine s’y met en plus ça n’arrange rien et je trouve ça dommage. Je ne me sens pas vraiment concernée dans ce « couple », dans leurs amours, limitent tant mieux qu’elle s’en débarrasse quand on voit la manière dont ils la traitent, etc. (Voan a des circonstances atténuantes, mais pas Sio, qui depuis le tome 1 a tendance à m’énerver).

En bref, il y a de bons éléments, l’univers me semble intéressant, l’intrigue est encore un peu creuse dans ce deuxième tome et la romance (surtout les états d’âme liée à elle) sont trop présent à mon goût et je m’en lasse. Néanmoins l’action que l’on a pu avoir dans la première moitié et celle disséminée dans la deuxième partie m’intrigue énormément et je pense que ça peut être intéressant. Ce tome on pourrait le qualifier de transition qui je pense va nous amener vers quelque chose de plus consistant dans le 3e tome, ce que j’espère en tout cas. Sinon ça va clairement devenir lassant surtout quand on voit à quoi tient l’intrigue. Mais ça m’a quand même rendu curieuse donc je lirai sûrement la suite pour voir ce que ça donne parce que la fin est quand même assez frustrante.



In my Mailbox (83)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Les Intouchables de Gilles Fontaine

Un mystérieux virus fait des ravages dans la population. Les adolescents, seuls épargnés, sont soupçonnés de transmettre la maladie.
Devenus les parias d'une société en déroute, Thomas et des centaine de milliers d'autres sont montrés du doigt, rejetés, puis mis à l'écart. Livrés à eux-mêmes, sans adultes pour les guider, les plus forts font régner la terreur.
Thomas et ses amis, eux, refusent cette fatalité et réagissent.
Leur but ? Rester solidaires et justes. Rester humains.


Rébellion de Lia Habel (New Victoria 2)

Bram Griswold, zombie de son état, n’a rien d’un monstre, contrairement à ce que certains Néo-Victoriens voudraient faire croire à propos des morts-vivants. Il l’a prouvé à plusieurs reprises, notamment en sauvant la jeune et charmante Nora des griffes de redoutables terroristes... et il filerait avec elle le parfait amour si seulement les règles de savoir-vivre étaient un peu moins strictes !
Mais, alors que les tensions entre vivants et zombies semblaient enfin s’apaiser, Bram s’aperçoit que le virus du Lazare a muté et que des zombies incontrôlables et sanguinaires arpentent les rues, provoquant des vagues de panique. Hasard ou complot ? Et si l’Apocalypse ne faisait que commencer ?



Cruelles de Cat Clarke

Alice King ne s'attend certes pas aux vacances de sa vie lorsqu'elle part avec sa classe pour un séjour dans la nature écossaise, mais elle n'est pas non plus préparée à la tournure plus que cauchemardesque que vont prendre les événements.
Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'associale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres.
Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête à oublier. Se met alors en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à tout jamais.
Une irrésistible histoire de secrets coupables et d'amitiés troubles...




et vous ?

22/06/2013

Even Dead Things Feel Your Love de Mathieu Guibé

Quatrième de couverture

Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.
L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.

Mon avis

La 4e de couverture n'est pas assez évocatrice pour savoir de quoi parle l'histoire, ou du moins ce qu'il en est au début, avant de parler justement de cette douleur et du temps qui passe qui a forcément son importance dans l'histoire. Donc voilà un petit résumé en quelques lignes. Longtemps éloigné de sa demeure natale, Josiah retourne sur ses terres une cinquantaine d'années plus tard, après avoir été transformé en vampire. Malgré lui, il va devoir se montrer à la société après avoir surpris et chassé des gens sur son domaine. C'est ainsi qu'il fera la rencontre d'Abigale, une femme qu'il aimera, une femme qu'il perdra... Mais comment surmonter la douleur de la perte ?

J'ai bien aimé ce roman, mais je dois dire que je m'attendais à quelque chose de très différent et du coup je ne sais pas trop quoi en penser. Je n'ai pas autant aimé que je l'aurai voulu, surtout en sachant ce que fait l'auteur (notamment via les nouvelles). J’avoue, je ne me souvenais pas de la 4e de couverture, j’ai fait confiance à l’auteur et dès le prologue, j’ai compris en gros de quoi allait parler l’histoire et je m’étais imaginée quelque chose. Aussi ai-je été surprise de voir qu’elle était fragmentée en 4 parties. J'ai été quelque peu déconcertée par ça et par la tournure des événements.

A certains moments j'ai trouvé que ça ralentissait et perdait un peu trop le rythme, je ne dirai pas que je me suis ennuyée mais ça m'a moins intéressé quand même. Les parties 1 -3 / 4 m’ayant davantage plu. J'avoue, les passages que j'ai préféré c'est lorsqu'on voit Josiah et Abigale ensemble je trouve que ça avait plus de force, c'était plus touchant et plus la « patte » de l'auteur que je connais. La 2e partie étant ce passage à vide, en même temps, on le comprend très bien mais j'ai un petit peu décroché à certains moments, pourtant il y a de bonnes choses et ça sert bien l’histoire pour la suite.

Après l'histoire en elle-même est bien et on voit aussi pourquoi l’auteur a choisi de la fragmenter, ça a du sens. Je ne vais pas dire que j’ai détesté ou que je suis mitigée, c’est juste que j’avais autre chose en tête. Et au final, j’ai quand même aimé la plupart des parties, mais le fait est que je n’ai pas adoré ce livre comme certains ou comme ça a été le cas des recueils. Ça reste un livre très touchant, très dur et tragique – en même temps, connaissant l'auteur, ça ne m'étonne pas vraiment et c'est aussi pour ça que j'ai adoré ces recueils – avec une romance impossible… ou presque. C’est ça qui le rend vraiment beau et intéressant aussi. Le prologue annonce clairement la couleur mais ça n’empêche pas l’espoir tout de même, c’est beau l’espoir… surtout si cela peut amener quelque chose. Et la fin est juste superbe parce qu’elle est « juste ». Ça ne pouvait pas finir autrement sinon je pense que ça aurait été dommage, ça n’aurait pas eu de sens.

L’écriture de Mathieu Guibé reste superbe, on rentre dans l’histoire avec facilité grâce à ça et j’ai bien aimé les métaphores / analogies / comparaisons faite pour décrire ce qu’il est ou ce qu’il ressent, comme les références, notamment celles de Peter Pan (ayant lu le roman cette année du coup je l’ai parfaitement comprise sans souci).

J'ai beaucoup aimé les personnages, que ça soit Josiah, Abigale ou encore Rudolf (même si on le voit peu) parce qu'ils apportent tous quelque chose, quelle qu'elle soit (et non là je ne peux rien dire, je ne veux pas spoiler).

Josiah n'est pas le beau vampire dont toutes les femmes rêves (oui on est loin de ce qu'on trouve dans l'urban fantasy ou encore la romance paranormale) mais il a un côté attachant malgré son côté « monstre » comme il le définit (vrai vampire dangereux, d’ailleurs l’allusion de la boîte… dans la première partie est juste superbe). C'est cette dualité qui rend le personnage intéressant et qui peut en un sens nous ramener aux sources du mythe (j'ai d'ailleurs bien aimé les passages avec Maria...). A mesure des pages, on ne peut que s'attacher à ce vampire qui vit dans la douleur.

Abigale, elle accepte facilement Josiah, ce gentleman qui a pourtant des côtés sombres mais qu'elle finit tout de même par accepter... Sa relation avec Josiah est vouée à l'échec, on le voit dès le prologue, on imagine relativement bien ce qui va se passer et pourtant on a envie d'y croire et de se dire que les choses peuvent changer. Il y a tout de même un espoir entre eux et c'est en cela que c'est beau et aussi tragique... parce que dans toute bonne tragédie, le destin rattrape toujours, même s'il doit être différé. Quant à Rudolf, il est très peu présent et pourtant dès son apparition j'ai su que ça serait un personnage remarquable... Dommage qu'on ne le voit pas plus quand même, mais on peut comprendre pourquoi c'est ainsi.

En bref, c’est un beau roman bien sympathique, même si j’imaginais tout autre chose et que ça m’a déconcerté. Mais au final, ça reste une très belle histoire, où les sentiments et la psychologie sont de mises, où le tragique prend place mais également un certain espoir… Si vous aimez les romances impossibles et tragiques, ce livre est fait pour vous.



21/06/2013

Soeurs Sorcières Livre 1 de Jessica Spotswood


Quatrième de couverture

Ma chère et courageuse Cate,
La sibylle a prédit ceci : à l’aube du XXe siècle trois sœurs atteindront l’âge de décision, toutes les trois sorcières, et l’un d’elles sera la plus puissante sorcière de tous les temps.
Cate, je suis si inquiète pour toi. Si, après Maura, Tess est sorcière aussi, il semble hélas probable que vous soyez les sœurs dont parle la prophétie. Tu seras alors traquée par ceux qui voudront se servir de toi.
Cette prophétie dit autre chose encore, bien pire à mes yeux, mais je préfère ne pas tout écrire dans ces pages, de crainte qu’elles ne tombent en de mauvaises mains.
Avec tout mon amour,
Maman.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Nathan de m’avoir permis de lire ce livre.

J’avoue, je l’avais repéré il y a un petit moment en VO, dès qu’il s’agit de sorcières je suis à l’affût, j’adore ces histoires, je pense que Harry Potter a énormément déteint sur moi. Du coup quand j’ai eu l’opportunité de l’avoir, je n’ai pas hésité une seule seconde, et j’ai bien fait, parce que ce livre est vraiment très intéressant et sympathique et je lirai la suite avec grand plaisir.

L’univers est intéressant, ce premier tome nous en dévoile les bases, les problèmes liés au fait d’être sorcière et ce que doivent endurer les sœurs Cahill. De plus, nous sommes au XIXe siècle, en Nouvelle Angleterre, alors les conditions sont difficiles, surtout pour les femmes (elles ne valent pas mieux que des objets) et si en plus elles s’avèrent être sorcières… c’est encore pire… Du coup pour les sœurs Cahill, c’est vraiment compliqué de gérer tout ça, surtout depuis la mort de leur mère. Mais Cate, la narratrice, est loin de se douter jusqu’où tout ça va la mener. Les secrets de famille sont de mises mais en plus quand une prophétie semble à l’œuvre, ça chamboule tout, pour notre plus grand bonheur.

L’histoire est sympathique, un début un petit peu « lent » mais nécessaire pour comprendre où l’on met les pieds, pour présenter les différents personnages qui auront tous un rôle à jouer. Mais personnellement, ça ne m’a pas dérangé plus que ça parce que c’était vraiment intéressant et dès les premières pages j’ai plongé dans l’histoire avec facilité. En plus l’écriture est vraiment très agréable à lire, donc les pages défilent assez rapidement. Le livre m’a fait en gros une journée, ça n’est pas pour rien. L’intrigue est bien menée, quelques petits rebondissements par-ci par-là pour rendre le tout plus intéressant et avec un peu « d’action » comme je l’ai dit, c’est un peu lent de manière générale.

Pour ça, ça me fait penser à la trilogie : La légende de la lune sanglante (ou Alera) de Cayla Kluver, il y a certains aspects similaires, même si dans le fond ça n’a rien à voir. On a une héroïne prise entre deux feux, qui doit faire un choix entre son cœur et ses devoirs, en un sens. Du coup c’est intéressant de voir ce que Cate choisit de faire (oui, mais il faudra attendre la fin !). Et quelle fin ! Vu le retournement de situations, les événements, etc. ça partait bien mais évidemment, c’était trop beau pour être vrai. Oui, ça paraît logique, il faut bien qu’il y ait d’autres tomes (je crois qu’il s’agit d’une trilogie) donc il faut un peu de tragique et dramatique pour que ça soit plus intéressant à lire. Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, ça serait ennuyeux.

Par certains côtés il est vrai que ça rappelle la série TV Charmed (où il existe des livres d’ailleurs…) que j’appréciais énormément (toujours lié à mon adoration pour les sorcières) mais l’histoire n’a rien avoir en soi, même si en y réfléchissant bien on peut trouver des similitudes, mais ça n’est pas dérangeant. D’ailleurs, étant donné le caractère des personnages, on peut les relier entre elles tant elles semblent similaires.

Les sœurs sont attachantes à leur manière, même si elles peuvent être un peu plus effacées que Cate, les 3 sœurs ne sont pas toujours ensemble, Cate reste assez seule et « mène son enquête » de son côté… Cate est réservée, un peu enfant « sauvage » qui aime jardiner, quelqu’un de simple en vérité mais dont un énorme poids repose sur ses épaules. Elle doit veiller sur ses sœurs, canaliser leur magie et la sienne… Et quand elle apprend une partie des secrets de leur mère… ça devient de plus en plus difficile. On ne peut que l’apprécier pour son courage, sa force, même si elle ne croit pas en avoir. Elle se rabaisse assez souvent et ne se rend pas vraiment compte de qui elle est… Un personnage très intéressant qui m’a plu dès le départ.

Maura a un caractère assez fort, elle rêve de liberté, mais à cause de sa nature, ça n’est pas possible. C’est un personnage assez haut en couleur, surtout par rapport aux deux autres sœurs. Je l’ai bien aimé, mais j’avoue avoir un mauvais pressentiment pour la suite et… Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Quant à Tess… C’est la plus mystérieuse pour le moment, on ne sait pas trop de choses sur elle, elle est jeune, passe plus de temps le nez dans les livres à étudier qu’autre chose et du coup… Je pense qu’elle pourrait nous surprendre…

Quant aux autres personnages, ils pourront bien nous surprendre. J’avoue que pour certains je ne m’y attendais pas quant à d’autres, c’était un peu plus logique. De bonnes surprises dans l’ensemble en tout cas.

En bref, ce premier tome est une réussite pour moi, une très belle découverte. En même temps il ne me faut pas grand-chose : de la magie / sorcellerie / sorcière sur fond de Nouvelle-Angleterre au XIXe siècle… Il y a tout pour me plaire. L’histoire est bonne et intéressante et promet de grandes choses pour la suite, les personnages sont attachants et pourront nous réserver bien des surprises. Nan franchement, rien à redire sur ce premier tome que je conseille.