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Les Pluies, tome 1 de Vincent Villeminot

Quatrième de couverture

Kosh n’a jamais vu les yeux de Lou dans le soleil : depuis maintenant quatre mois, il pleut. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui parait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et fait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappe à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison. Mais Kosh n’a pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou est menthe à l’eau. Et qu’ils sont la plus belle chose qu’il ait jamais vue. Surtout lorsqu’elle sourit. Qu’il la fait sourire. Kosh a promis à Lou que rien ne les séparerait. Jamais. Lorsqu’ils évacuent leur village, que les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique à l’idée qu’il s’agit du dernier espoir de s’en sortir, Kosh est arraché à Lou.
« Survis … » la supplie-t-il. « Survis, et moi, je te retrouverai ».

Mon avis

Les Pluies est le nouveau livre de Vincent Villeminot. Après avoir lu Stéphane de la série U4, j’ai lu La prochaine fois ce sera toi qui m’avait moyennement convaincu donc j’étais curieuse de lire celui-ci pour voir ce que ça allait donner, d’autant qu’une collègue me l’avait conseillé car elle l’avait bien aimé. Et je dois dire qu’après lecture le verdict est plutôt bon, comme quoi, il ne faut pas s’arrêter sur un livre avec un auteur, parfois d’autres sont meilleurs.

Les Pluies est un roman intéressant qui m’a tenu en haleine tout du long et qui m’a laissé sur ma faim. De quoi donner envie de lire la suite, puisqu’une suite est d’ores et déjà annoncée à la fin de l’ouvrage. Je mets fin au suspense tout de suite. Un cliffhanger pas trop méchant mais qui donne envie d’en savoir plus, il faut le savoir. Mais de quoi parle ce premier tome ?

Les Pluies est un roman post-apocalyptique vraiment intéressant. La pluie ne cesse jamais au point que cela devient dangereux pour la population qui doit évacuer car les digues et autres barrages sont sur le point de céder et d’inonder le pays. Kosh et Lou sont deux adolescents dont les parents sont au loin. Ils vont ainsi devoir chacun s’occuper de leur petit frère respectif et petite sœur, qui n’est qu’un bébé, du côté de Lou. Les deux adolescents vont ainsi se retrouver avec leurs frangins respectifs pour fuir une catastrophe imminente. Un « road trip » qu’ils ne sont pas prêts d’oublier et pourrais leur coûter cher…

L’histoire est en soi assez simple mais plutôt efficace. On se laisse vraiment emporter par la plume de l’auteur et par la situation qui est plus que catastrophique. Et plus on avance et plus l’on se demande ce qui va bien leur arriver car tout semble incertain. Le danger rôde et ils vont en prendre pleinement conscience plus leur périple va avancer. L’action est là dès les premières pages si bien que l’on n’a pas le temps de reprendre notre souffle, ce qui est une bonne chose, j’avais besoin de ça au moment de cette lecture, donc c’était parfait pour moi. Les pages ont défilé sans que je ne m’en rende compte et en un rien de temps le livre était lu.

L’histoire est aussi intéressante car elle nous permet de voir différents points de vue et ce, grâce à différentes méthodes d’écriture. Dans une première partie nous avons la survie de ces adolescents avec leurs petits frères et sœurs, par la suite, leurs chemins vont quelque peu se séparer et l’on a toute une correspondance par lettres quand enfin dans une autre partie, on change de focalisation. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler et vous laisser quelques surprises.

En tout cas, le fait d’avoir à chaque fois différents points de vue dans chaque partie est intéressant car cela nous permet de voir ce qui se passe d’un côté ou de l’autre, d’être parfois au plus près des personnages, alors même que la narration du livre en général est à la 3e personne. Autant d’éléments qui changent et qui amènent une nouvelle dynamique au texte sans que l’on ne soit dans une routine perpétuelle. J’ai bien aimé ces narrations qui apportent un vrai plus à l’histoire.

Dans la construction du texte, j’avoue avoir revu en partie Stéphane, qui était en 3 parties et qui amenaient une nouvelle vague. Dans U4 on avait une partie où les personnages étaient seuls, une deuxième où ils étaient deux et la dernière où l’on retrouvait les 4 personnages principaux. On a un peu ce même système ici même s’il diffère en certains points mais c’est intéressant de voir que cette dynamique où l’on ajoutait un ou plusieurs personnages, se retrouve en partie ici dans ce texte.

Les personnages sont intéressants, il est évident qu’il faut un leader dans le groupe pour garder une certaine harmonie, que cette personne garde la tête froide en toute circonstance et ce n’est pas toujours celle que l’on croit. Les personnages sont vraiment éclectiques, que ce soit les adolescents les plus grands : Kosh et Lou, un « couple » un peu atypique qui fonctionne bien quand leur deux petits frères respectifs se détestent au plus haut point et ne pouvaient pas être plus différents l’un de l’autre. La cohabitation risque d’être rude. Au milieu de tout cela se trouve Ombre, la petite sœur de quelques mois dont il faut s’occuper à tout instant.

C’est un groupe éclectique mais intéressant car l’on voit les caractères de chacun, leur manière de réfléchir et d’agir en fonction de la situation et j’avoue que par moment, des claques se perdaient tant les gamins étaient insupportables… Mais en même temps, du fait de leur jeunesse et aussi de la situation, qui sait si on ne réagirait pas pareil ? En tout cas, on ne peut pas être indifférents à ces personnages, quels qu’ils soient même si certains sont plus pénibles que d’autres, mais après tout, ce ne sont que des adolescents (15/16 ans) et des enfants (10 ans). Comment réagir à leur place au même âge ?

En bref, Les Pluies est un bon premier tome qui aura su me tenir en haleine tout du long. Cela se lit bien et vite et j’ai vraiment été happée par l’histoire dès les premières pages. Ma curiosité a été piquée à vif si bien que j’avais toujours envie d’en savoir plus, sur ce qui allait advenir de nos personnages. Quant à la fin elle est juste affreuse parce qu’on a envie d’avoir des réponses à nos questions mais il va falloir être patient pour cela. L’univers est intéressant et laisse présager certaines choses, à voir où l’auteur va nous emmener ensuite. Un roman à découvrir.

Volée noire d'Anne Bishop (Meg Corbyn 2)

Quatrième de couverture

Grâce à son don de clairvoyance, Meg Corbyn a gagné sa place auprès des dangereux terra indigene de Lakeside. Lorsque l’apparition d’une nouvelle drogue violente et addictive remet en cause le pacte fragile entre Autres et humains, la petite ville est de nouveau plongée dans la tourmente. Les aptitudes de Meg devraient permettre à Simon Wolfgard, dirigeant métamorphe de l’enclos, d’éviter un bain de sang. Mais encore faut-il pouvoir déchiffrer ses visions à temps. D’autant que l’homme qui veut récupérer la prophétesse se rapproche, mettant en péril les vies de tous ceux qui la considèrent à présent comme l’une des leurs.

Mon avis

Comme je viens de recevoir le 3e tome de la série, il fallait bien que je rattrape mon retard et lise ce 2e tome que j’ai depuis Noël. Merci d’ailleurs Nyx Shadow pour le cadeau ! C’est donc avec envie que je me suis lancée dans Volée noire, ayant adoré le premier volume, j’étais curieuse de découvrir cette suite mais par manque de temps, il était resté jusqu’à présent dans ma PAL.

Bref, tout ça pour dire qu’à chaque fois dans ce type de situation, je regrette toujours d’avoir fait attendre aussi longtemps un livre quand je sais que je vais l’adorer. Mais au moins je l’aurai savouré ! Cela m’a fait du bien de retourner dans cet univers si atypique que je ne peux que vivement vous conseiller de découvrir tant c’est génial !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez « vite », enfin tout est relatif mais j’y reviendrai, pour savoir à quoi s’en tenir.

Les événements ne démarrent pas sur des chapeaux de roue, comme pour le premier tome, l’intrigue est en soi plutôt lente mais cela se lit tellement bien et vite qu’au final on sait vraiment à quoi s’attendre, du moins en grande partie pour se douter que Meg va se retrouver une fois de plus au cœur d’une intrigue qui concerne le fragile équilibre entre les humains et les Autres. Et évidemment, c’est grâce à ses facultés de cassandra sangue qu’elle pourra les aider à trouver le responsable de la diffusion de cette drogue nocive pour qui la consomme.

Certes, niveau action c’est plutôt lent, on n’a pas de gros moments de tension avec adrénaline, etc. mais cela n’en reste pas moins prenant. A chaque instant j’avais envie d’en savoir plus sur les facultés de Meg Corbyn, de ses relations avec les Autres, qui depuis sa précédente agression a quelque peu changé la donne avec certains, notamment Simon qui se rend compte de son côté invulnérable mais aussi le fait qu’il ne veuille plus se passer d’elle. Une relation de plus en plus ambigüe entre Simon et Meg mais qui pour le moment nous frustre au plus haut point, j’espère qu’on en verra davantage dans les tomes à venir (a priori dans le 4 oui… mais c’est long !).

Une fois encore l’intrigue est bonne et bien menée avec son lot de problèmes, même si comme je l’ai dit, c’est assez lent mais on se laisse facilement emporter et ma curiosité a été piquée à vif donc ce n’est pas un problème pour moi. Les révélations à propos des drogues sont de mise et franchement ça fait froid dans le dos quand on voit ce que cela peut provoquer et de quelle manière elle est conçue aussi… Quant à l’univers, on voit que l’auteure a créé quelque chose de complexe et ce n’est que petit à petit que l’on peut en prendre la mesure et franchement j’adore ça ! On commence à entrevoir certaines réponses, qui relancent de nouvelles questions à propos des univers et personnages et j’ai hâte de voir tout ça.

Mon seul regret dans ce livre est qu’il ne soit pas aussi long que le précédent et j’ai donc passé un temps « trop court », là encore tout est relatif, il faut dire que je lis vite donc ça n’arrange pas mon cas, mais j’aurai aimé passer plus de temps en compagnie de cette meute quelque peu atypique. Une chance pour moi que le 3e tome m’attende déjà non ? Il me tarde de le lire et de m’y replonger, même si ce n’est que pour mieux attendre le prochain tome (en poche) qui n’est pas encore près d’arriver… Heureusement que là encore j’ai de quoi patienter avec ma longue PAL.

En ce qui concerne les personnages, j’aime beaucoup Meg Corbyn qui a un côté naïf comme une enfant même si le fait qu’elle côtoie les Autres, elle devient un peu plus mature et prend conscience de sa condition. Elle est également un pilier au sein des terra indigene de Lakeside, plus qu’on ne le pense et on a pu voir que sa « disparition » aurait été une vraie catastrophe pour cette meute qui pourtant rejette ceux qui ne sont pas comme eux. Quant à sa relation avec Simon, on voit qu’il y a encore du chemin mais on voit le bon bout !

En bref, Volée noire est un bon deuxième tome qui m’a beaucoup plu. J’ai adoré me replonger dans cet univers si particulier qui ne fait que se développer petit à petit. J’ai vraiment hâte d’en savoir plus et voir jusqu’où l’auteur va m’amener. Quant à l’intrigue, elle est bonne et bien menée, certes, elle est plutôt lente par rapport à d’autres livres du genre mais franchement ce n’est pas dérangeant tant c’est prenant et haletant. Quant aux personnages, je les adore un peu plus à chaque fois même si certains me frustrent. Que du bon, rien n’à redire si ce n’est qu’il faut découvrir Meg Corbyn !

La Révolution d'Aurore 1793 aux côtés d'Olympe de Gouges de Catherine Cuenca

Quatrième de couverture

Un regard sur Olympe de Gouges, femme de lettres engagée pour les libertés pendant la Révolution française.
Paris, décembre 1792. Aurore, 20 ans, assiste au procès de Louis XVI et rencontre enfin celle qu'elle admire plus que tout : Olympe de Gouges. Cette intellectuelle engagée combat pour les libertés et porte la voix des femmes, grandes oubliées de la Révolution. Devenue sa secrétaire particulière, la jeune fille découvre à ses côtés la réalité d’une vie de lutte, et comprend bientôt qu’Olympe est en danger. Car nombreux sont ceux qui veulent la réduire au silence…

Mon avis

J’aime beaucoup ce qu’écrit Catherine Cuenca, même si je n’ai pas lu toutes ces œuvres, j’en ai découvert un certain nombre et cela a toujours été un ravissement de la lire. J’aime beaucoup tant par l’écriture que par les aventures qu’elle nous propose.

J’étais donc assez curieuse de voir ce que La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges allait donner car même si on reste sur de l’Historique, le genre de prédilection de l’auteure, en terme de contenu c’est assez différents de ses autres livres, mais tout aussi sympathique. Je vous conseille vraiment de découvrir cette auteure si ce n’est pas déjà fait car c’est une valeur sûre ! En tout cas, pour moi, elle l’est.

La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges nous raconte l’histoire d’Aurore, jeune femme de 20 ans en plein dans la Révolution. Le procès de Louis XVI est sur le point de débuter et entre les différents partis le débat est lancé quant au devenir de l’ancien roi, le tuer, l’emprisonner ? Mais il est une voix, celle d’une femme : Olympe de Gouges qui s’élève et qui dérange car elle pense qu’il a droit à un procès équitable et se propose comme l’avocat du « diable ». Une femme qui ose prendre la parole dans une société patriarcale, une femme qui ose défendre les droits des femmes, pour qu’elle soit égale à l’homme, ce qui n’est pas vraiment le cas dans la nouvelle Déclaration des droits de l’homme et du citoyen où les femmes sont quelque peu oubliées alors qu’elles ont participé activement à la Révolution.

Aurore assiste aux débats et va faire la rencontre d’Olympe de Gouges pour ensuite devenir son assistante. Mais la jeune femme va découvrir qu’il n’est pas toujours aisé de faire entendre sa voix, pas sans réel danger. Et tous les moyens sont bons pour ces ennemis de parvenir à ses fins.

C’est une histoire vraiment intéressante et prenante, basée sur des faits Historique, même si le personnage d’Aurore et tout ce qui lui arrive est fictif, en ce qui concerne Olympe de Gouges nombres de faits sont vrais. Une note de l’auteure à la fin de l’ouvrage explique tout cela. C’est donc une histoire mêlant réalité et fiction et ce, avec brio. On passe un vrai bon moment de lecture, tout en découvrant cette femme souvent méconnue alors qu’elle a œuvré pour la cause féministe. De plus, c’est un livre qui fait écho avec l’actualité ce qui ne fait pas de mal et permet de montrer qu’en terme de droit, notamment celui des femmes, rien n’est acquis et qu’il faut toujours se battre pour les garder.

Aurore est une jeune femme attachante avec des convictions et qui veut œuvrer aussi pour la cause féministe. Des paroles qui vont poser problèmes à sa famille et qui montre la volonté d’avoir plus de liberté en tant que femme. Evidemment, dans l’histoire on retrouve une petite romance mais qui n’est vraiment pas le cœur de l’histoire mais cela reste touchant à suivre car la vie continue malgré tout.

En bref, La Révolution d’Aurore 1793 aux côtés d’Olympe de Gouges est un roman intéressant car il permet de voir la condition des femmes à l’époque, notamment en terme de droit et qu’il en est une : Olympe de Gouges qui a œuvré pour la cause féministe. Un combat toujours d’actualité, l’Histoire a montré que ce n’est jamais un acquis mais une cause à défendre perpétuellement… Une histoire qui fait écho avec l’actualité et qu’il est bon de connaître.

Les amoureux du Green Dragon : Dans la troupe de Shakespeare de Laure Bazire

Quatrième de couverture

Un regard sur Shakespeare, le célèbre auteur de Roméo et Juliette
Londres, 1596. Josh est embauché comme charpentier par le grand William Shakespeare construire ce qui deviendra le théâtre du Globe.
Josh découvre la vie d’une troupe de théâtre, parmi les comédiens, à la taverne du Green Dragon.
Ce milieu le surprend et le choque un peu ! Alors que Shakespeare le met à contribution pour les répétitions de sa pièce Roméo et Juliette, Josh s’éprend d’Alma, la jolie fille du tavernier, passionnée de théâtre…

Mon avis

Les amoureux du Green Dragon – Dans la troupe de Shakespeare est un roman historique qui nous plonge au cœur du XVIe siècle à Londres aux côtés de la troupe de Shakespeare. C’est un roman intéressant qui m’aura bien plu et si vous aimez l’aventure et le théâtre et un brin de romance, ce livre pourrait bien vous plaire.

Nous découvrons Josh, jeune adolescent devenu orphelin à qui l’on offre la possibilité de travailler aux côtés du dramaturge William Shakespeare. Apprenti charpentier, Josh aidera la troupe à créer les décors et à les démonter. Ainsi, il découvre Londres qui est bien différente de ce à quoi il s’imaginait mais c’est également là qu’il va faire la rencontre d’Alma, la fille du tavernier du Green Dragon, où il loge.

L’écriture de l’auteure est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est vraiment prenante. C’est intéressant de s’immerger au sein de la troupe de Shakespeare et de voir les répétitions, le travail d’écriture, et ce que ça implique aussi de travailler pour lui. Un livre qui nous permet de voir les conditions de l’époque en mêlant fiction et réalité. D’ailleurs une note de l’auteur à la fin de l’ouvrage explique comment elle en est venue à écrire ce texte et voir aussi les modifications qu’elle a pu apporter tout en se basant sur des « réalités historiques ». Je mets des guillemets parce qu’on ignore encore beaucoup de choses sur ce dramaturge.

L’action arrive dès les premières pages, rapidement Josh va se retrouver aux côtés de Shakespeare même si au final il ne le voit que très peu. On se concentre davantage sur ce qui arrive à cet adolescent qu’à l’auteur mais évidemment cela a une incidence chez lui. C’est une aventure mais qui est assez lente en soi mais cela n’en reste pas moins prenant et intéressant. Pour ma part j’ai beaucoup aimé et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Josh est un personnage que l’on apprécie, sa situation est difficile, il se retrouve seul, n’a plus de famille, plus d’attaches. Sa rencontre avec Alma va quelque peu changer les choses mais là encore c’est compliqué et même si l’on comprend les réserves du père d’Alma ça fait tout de même mal au cœur.

En bref, Les amoureux du Green Dragon – Dans la troupe de Shakespeare est un roman bien sympathique qui m’aura fait passer un bon moment de lecture. C’était intéressant de s’immiscer dans la vie de Shakespeare pendant un instant, de le voir travailler et les conditions de vie de l’époque. Les personnages sont attachants et l’on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Une histoire que je vous recommande.

C'est lundi, que lisez-vous ? [70]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

L'héritier de Pierre Pevel (Haut-Royaume 2)

Quatrième de couverture

La Garde d’Onyx, garante de l’autorité du souverain, est en deuil. Après les événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de ces hommes alors que la reine, aussi ambitieuse qu’impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le Haut-Royaume ne cesse de se fragiliser… Car les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais finissent toujours par s’accomplir.

Mon avis

Après avoir lu la trilogie spin-off : Haut-Royaume – Les Sept Cités, j’étais impatiente de lire ce 2e tome de Haut-Royaume car il faut dire que l’univers de Pierre Pevel est vraiment génial.

Alors je l’avoue j’ai eu un peu de mal à la mise en route pour me souvenir de tous les événements qui avaient eu lieu dans le premier volume mais à mesure de ma lecture les éléments se sont remis doucement en place donc ça n’a pas été gênant pour la suite.

En tout cas, le constat est que l’imagination de Pierre Pevel est débordante. On retrouve tous les éléments qui me plaisent dans la Fantasy et qui m’avait beaucoup plu dans le premier opus, à savoir la magie et la politique et ce deuxième point est vraiment au cœur de l’intrigue. Autant vous dire que j’ai adoré parce que ça me passionne vraiment de voir les manigances et autres coups tordus à cause de la politique. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins et plus d’un personnage vont nous le prouver ici.

L’univers s’enrichit encore un peu plus et c’est un vrai plaisir de voir que la magie prend un peu plus de place ici, l’Obscure qui fait son œuvre un peu dans l’ombre – normal me direz-vous… - mais c’est vraiment passionnant de voir tout cela se mettre en place petit à petit. Quant à la politique, c’est juste grandiose et l’on voit à quel point Pierre Pevel est un grand auteur (il me tarde d’ailleurs de lire d’autres de ces livres qui sont dans ma PAL : Les lames du Cardinal et Le Paris des Merveilles).

L’intrigue démarre sur des chapeaux de roue et l’action n’en finit plus jusqu’à la fin. Il est vrai que par moment on a des petites pauses mais c’est toujours pour mieux servir l’intrigue car c’est le moment où l’on en apprend plus sur l’univers, les intentions de certains personnages, etc. donc ce n’est pas comme s’il ne se passait rien d’intéressant, bien au contraire. C’est une histoire vraiment prenante et haletante dont il me tardait sans arrêt de découvrir ce qui allait arriver à l’un de nos protagonistes. Et il faut le dire, les descriptions de scène de bataille, Pierre Pevel sait y faire et nous emporter au cœur de l’action.

Les personnages se dévoilent un peu plus ici, on les voit également évoluer et pas toujours dans le bon sens du terme. Les caractères s’affirment et l’on voit les manigances de chacun se mettre en place. Étant donné les circonstances, je suis très curieuse de voir ce que vont devenir certains. J’ai d’ores et déjà hâte de les retrouver !

En bref, L’héritier est un excellent deuxième tome que j’ai adoré. Si j’ai eu un peu de mal à me souvenir de certains événements qui s’étaient déroulés dans le premier tome, j’ai rapidement repris mes marques. J’aime beaucoup l’univers créé par Pierre Pevel qui est complet et a encore beaucoup de choses à nous offrir quant à l’intrigue elle est bonne et bien menée avec son lot d’action et de problèmes, de quoi nous contenter et nous faire de belles frayeurs par moment. Les personnages sont vraiment géniaux, attachants pour la plupart et l’on voit déjà certaines choses se profiler ainsi que les stratégies de certains. Bref, que du bon, je n’ai vraiment rien de négatif à dire de ce livre, jetez-vous sur cette série, vous ne serez pas déçus !

In My Mailbox (250)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


La Sirène de Kiera Cass

Quatrième de couverture

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?

Mon avis

La Sirène est techniquement le premier roman de Kiera Cass. Suite à son succès avec la série La sélection, il a été remanié et republié… S’il a été réécrit  – « en mieux » normalement c’est le principe d’une réécriture – eh bien je suis contente de ne pas avoir lu la première version ! Parce que c’est une vraie déception. Alors certes, je n’en attendais pas beaucoup à la base mais tout de même un minimum. C’est dommage. La couverture est jolie mais malheureusement ça ne rattrape pas le contenu et certes, je suis une « Accrocdeslivres » superficielle qui aime les beaux livres mais ce n’est pas suffisant à mes yeux, il faut que le contenu soit à la hauteur et ça n’a pas été le cas.

Du coup inutile de dire que je n’ai aucune envie de découvrir La sélection, car chat échaudé craint l’eau froide comme on dit. Ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si je manquais d’idées de lectures. Il suffit de regarder ma PAL.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en faire une idée. La première chose que l’on remarque est l’écriture de l’auteure, qui est plutôt simple, rien d’extraordinaire mais ça a le don de se lire vite. J’ai envie de dire heureusement sans quoi cette lecture aurait été encore plus pénible.

La Sirène aurait pu être une bonne histoire mais plusieurs points m’ont dérangé au cours de ma lecture et l’accumulation fait que ce livre va être oublié très vite. Je ne vous la conseille pas spécialement mais cela ne reste que mon avis, ce ne sera peut-être pas le votre donc si cela vous dit de le lire et le découvrir. Cela permettra de débattre dessus.

Le premier problème de ce livre est qu’il n’y a aucun approfondissement. J’ai eu la sensation de rester tout le temps en surface et de ne pas avoir assez de détails. Si j’aime les gros pavés c’est parce qu’en général on a plein de détails, d’explications sur l’univers, les personnages et une intrigue foisonnante. Là ce n’est absolument pas le cas et ce, dans ces 3 critères qui composent une histoire.

Concernant l’univers, je me suis posée beaucoup de question sur L’Océan, son lien avec les Sirènes, leur rôle auprès d’Elle, etc. Mais on ne sait rien à part qu’elles doivent être à son service pour le nourrir. Et ça s’arrête là, mais moi j’aurai aimé en savoir plus ! Depuis quand ? Pourquoi ? Dans quel but ? Etc. Un univers qui avait du potentiel et pas souvent exploité – du moins en France, la vague « Sirènes » après la dystopie a eu lieu Outre-Atlantique mais pas chez nous. Peu de titres sont sortis. Pourtant c’est une mythologie intéressante et on voit qu’il y avait une base prometteuse ici mais Kiera Cass est vraiment restée en surface. C’est dommage parce que du coup ça en fait quelque chose d’assez plat et on voit clairement que ce n’était pas l’intérêt de l’auteur dans cette histoire alors qu’il y avait moyen de faire quelque chose de bien.
De même la relation entre Kahlen et l’Océan est particulière et assez unique surtout vis-à-vis des autres sirènes qui vivent avec elle. Cela aurait mérité un approfondissement et plus d’explications sur le lien qui les unit outre le fait qu’elle Lui appartienne et qu’elle semble être « une fille » à ses yeux.

Le deuxième problème du livre est la romance. C’est justement l’intérêt de l’auteure, ce qu’elle a voulu davantage développer et montrer une romance impossible entre deux âmes du fait de la nature surnaturelle de l’une. Evidemment le chant d’une sirène peut être mortel si un humain venait à l’entendre. Pas de spoiler, c’est le principe même de la sirène. Mais je vous avoue que cette romance m’a ennuyé. Je n’ai pas vu de réelle alchimie entre les deux personnages, le coup de foudre au premier regard me gêne toujours autant parce que ça ne me semble pas crédible. Et du coup c’était difficile de s’intéresser à leur histoire impossible quand on n’éprouve rien de spécial pour le couple. C’est dommage et plutôt dérangeant donc il est normal que le temps m’ait paru long. D’une part l’univers n’est pas assez développé à mon goût et d’autre part, la romance, sujet principal du livre est un gros flop.

Mais je pense que le dernier problème est le summum qui explique pourquoi je n’ai pas adhérer ce livre c’est que j’ai eu envie de claquer toutes les 5 minutes l’héroïne qui passait son temps à se plaindre. Alors ça, c’est vraiment pénible. Déjà que son histoire d’amour ne me passionnait pas mais la voir se morfondre sur sa vie, du fait qu’elle ne puisse pas être à ses côtés parce qu’elle le tuerait à cause de sa voix, alors que le mec, très attentionné ne semblait pas être rebuté par le fait qu’elle soit muette. Sans compter le fait qu’ils avaient trouvé un moyen pour palier à ça (SMS, papier / crayon pour écrire, etc.). Du coup certes c’est frustrant mais lui acceptait l’idée qu’elle soit muette. J’ai envie de dire Georgina a eu aussi des problèmes du fait de sa nature et pourtant la romance était super à suivre et l’alchimie entre elle et Seth indéniable.

Une histoire peut être un peu bancale mais si les personnages sont intéressants et attachants, ça peut passer contrairement à une intrigue super bien ficelé mais avec des personnages insupportables. Là, je n’ai pas eu de chance parce que l’histoire ne vaut pas mieux que les personnages, notamment son héroïne qui est pénible au possible, au lieu de se plaindre elle devrait vraiment agir, se rebeller pour de vrais plutôt que de se morfondre. Quant à la fin bon, ça reste dans la lignée de l’intrigue générale, ce n’est pas terrible, trop facile et évident du coup ça n’a pas grand intérêt.

En bref, La Sirène est une déception parce que je n’ai pas aimé grand-chose dans l’histoire. L’héroïne était insupportable et m’énervait. La romance est trop rapide et simple donc ça ne m’a pas passionné et l’univers n’est pas assez développé pour rattraper le tout. Il n’y a que la couverture qui est jolie et c’est bien dommage parce que ça semblait prometteur et pouvait être intéressant mais très rapidement j’ai déchanté. A vous de vous faire votre propre avis sur le livre mais il est clair que je ne retenterai pas l’expérience avec cette auteure.

Lili Nobody de Rachel Hausfater (Mes années collège)

Quatrième de couverture

« Ma mère m’énerve et je n’ai pas de père.»
Lili entre en 6e. C’est à la fois génial et inquiétant. Heureusement qu’elle n’est pas seule : il y a Marlène, sa nouvelle copine et Gaoussou, son voisin de classe hilarant. Il y a aussi le club théâtre ! Le prof est génial. Avec son groupe, Lili va mettre une chanson en scène: « Papaoutai » de Stromae. C’est elle qui l'a choisie, parce que depuis toujours elle se demande : qui est mon père ? Sa mère a toujours refusé de lui dire…

Mon avis

Lili Nobody raconte l’histoire de Lili que nous avions pu rencontrer dans Achille, fils unique, cette jeune collégienne qui participe au même club de théâtre qu’Achille. C’est l’heure du grand changement pour elle, le passage en 6e qui est souvent appréhendé mais après un petit temps d’adaptation, tout se passe bien, surtout depuis qu’elle s’est fait une amie. Mais ce n’est pas ce qui préoccupe le plus la jeune fille, plutôt le fait qu’elle ne sache pas vraiment d’où elle vient, ses origines. Sa mère ayant toujours refusé de lui dire qui était son père et la jeune fille en souffre.

Comme pour Achille, fils unique, l’histoire est centrée sur les questions liées à l’adolescence, la nouvelle vie de collégien qui peut faire peur à plus d’un. Il y est aussi question d’amitié et surtout d’identité et origines. Lili ignore qui est son père, elle ne vit qu’avec sa mère, un manque qui la ronge de plus en plus surtout que sa mère refuse de lui donner des explications. Une situation qui étouffe la jeune fille et la rend à fleur de peau et sur les nerfs.

Le projet de théâtre tenait à cœur à Achille car cela lui rappelait quelque peu sa situation mais cela en revêt une plus importante encore pour Lili qui cherche elle aussi désespérément son père. On comprend donc pourquoi elle a choisi cette chanson comme base pour leur sketch. Si on a déjà lu Achille, fils unique on sait plus ou moins déjà à quoi s’attendre vis-à-vis de Lili mais cela reste intéressant d’entendre sa voix, de mettre des mots sur sa souffrance, sa situation qui n’est pas banale. Elle a besoin de réponses mais on les lui refuse alors la jeune fille va tâcher d’en savoir plus par elle-même.

L’histoire est intéressante et prenante et même si on peut se douter des révélations finales. Il n’empêche que l’intérêt était aussi de voir les raisons qui ont poussé cette mère à cacher la vérité. Au moins, contrairement à Achille, nous savons exactement ce qu’il en est, donc cela m’a moins frustré que ce précédent volume. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire.

En bref, Lili Nobody est un roman sympathique sur l’adolescence, la quête d’identité et cela passe inévitablement par là d’où l’on vient. Lorsqu’on ignore cela, peut-on vraiment se construire et se forger une identité ? C’est une histoire touchante que je vous invite à découvrir d’autant que son héroïne est attachante et l’on peut comprendre son besoin de vérité.

Achille, fils unique de Yaël Hassan (Mes années collège)


Quatrième de couverture

« Mon père et moi, on n'a rien en commun. »
Achille est en 4e. Il devrait être content : il est dans la même classe que Kader, Tania et Laurence, respectivement : son meilleur ami, une nouvelle élève super sympa et la fille de ses rêves. Il s’éclate au club théâtre, même avec les petits de 6e comme Lili la forte tête. Oui, tout va bien. Sauf que… depuis une dispute avec son père, une question l’obsède : et si son père n’était pas son vrai père ?

Mon avis

Achille, fils unique fait partie de la série Mes années collège où différents auteurs écrivent sur un personnage qui devient le narrateur dans ledit livre. Ainsi Yaël Hassan nous raconte l’histoire d’Achille et prochainement je vous parlerai du livre de Rachel Hausfater qui évoque celle de Lili, que nous allons rencontrer ici.

Achille, fils unique est un roman que j’ai bien aimé, même si je l’avoue, je suis quelque peu restée sur ma faim car nous n’avons pas toutes les réponses à nos questions. C’est un petit peu frustrant, moi qui étais si curieuse de savoir pourquoi Achille avait le sentiment que son père ne l’était pas vraiment. Alors on entrevoit certaines choses, des secrets de famille que le jeune adolescent, avec la complicité de sa cousine, va essayer de comprendre ce malaise et s’il y a vraiment une explication à cela.

L’auteure aborde différentes thématiques ici de quoi contenter un certain nombre de lecteur. Il y ait question de l’adolescence, les premiers émois / déception amoureux, les amis, le collège, la famille et la recherche d’identité. Autant de sujets qui s’entremêlent de manière habile et qui en font un bon roman bien sympathique. Il y ait aussi question d’art, avec l’atelier théâtre qui va permettre à Achille, puis à Lili de se révéler en une certaine manière. Je vous laisse découvrir comment, je ne voudrais pas spoiler l’histoire mais c’est une affaire rondement bien menée et très prenante.

L’écriture de l’auteure est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre facilement dans l’histoire, qui est aussi facilité par le fait que ce soit écrit à la première personne. Ainsi, Achille prend la parole et l’on a vraiment la sensation d’avoir affaire à un adolescent, ce qui n’est pas toujours évident car l’on peut tomber trop facilement dans les clichés et avoir un rendu qui ne soit pas crédible.

Quant aux personnages, on voit bien l’évolution chez Achille, cet adolescent en plein changement. Durant une année nous le suivons dans sa scolarité avec ses hauts et ses bas, ses coups de cœur et ses coups de gueule. Une vie assez mouvementée qui vont lui permettre de grandir et de voir la vie autrement. C’est un personnage vraiment attachant et sa relation avec les autres personnages va aussi bien évoluer à mesure du temps.

En bref, Achille, fils unique est un roman intéressant sur l’adolescence qui m’aura bien plu dans l’ensemble. Je suis quelque peu frustrée de ne pas en savoir plus quant à la relation entre Achille et son père mais on nous propose une bonne fin. Les personnages sont attachants et sympathiques et j’ai presque regretté que ce ne soit pas plus long. Un bon roman à découvrir et maintenant je suis très curieuse de lire l’histoire de Lili dans Lili Nobody qui va s’entrecroiser avec celle d’Achille.

Imagine encore d'Aaron Becker (Imagine 3)

Quatrième de couverture

Une petite fille s’ennuie et, lassée d’attendre que son père joue avec elle, dessine une porte à l’aide de son crayon rouge. Celle-ci la conduit à nouveau dans le pays lointain où elle rejoint son ami. Seulement, la porte est restée ouverte et le père découvre alors le monde merveilleux de sa fille. Ensembles, ils vont vivre une aventure extraordinaire.

Mon avis

Imagine encore est le dernier tome de la trilogie Imagine, une série qui nous invite au voyage et à développer notre imagination. Des albums tout simplement magnifiques que je vous invite vivement à découvrir tant ils sont beaux et nous racontent une belle histoire. Même si je vous avoue que le premier : Imagine reste à ma préférence mais les deux qui s’ensuivent sont tout aussi superbes. Comme quoi, il n’y a pas besoin de textes pour comprendre une histoire et parfaitement imaginer ce qui s’y déroule. Parfois on peut se passer de mots.

Dans ce dernier tome, le papa de la petite fille découvre le « passage secret » dessiné par sa fille et rentre – littéralement – dans son univers et part à sa recherche. Au début de l’histoire nous revoyons en accéléré le parcours de cette fillette que l’on avait pu découvrir dans les deux premiers volumes puisque ce père les emprunte également. Par la suite, s’ensuit une nouvelle quête qui finalise l’histoire en beauté.



L’histoire est tout aussi prenante et superbe que les deux premiers, une nouvelle quête s’offre à la petite fille, au garçon et au père de celle-ci qui va les amener à devoir élaborer un certain nombre de plans et à utiliser leur imagination pour s’en sortir grâce aux crayons magiques. Une histoire prenante que l’on prend vraiment plaisir à découvrir et à lire. même s’il y a pas de textes, on prend son temps pour le lire et ne pas laisser échapper la moindre information qui recèle dans le dessin, que l’on est donc obligé d’admirer, bien plus que s’il y avait du texte.


Il est vrai qu’en général dans les albums, les illustrations ont leur importance mais comme l’on se focalise essentiellement sur le texte, je pense que parfois on peut les mettre de côté alors qu’elles ont aussi leur utilité. Ici comme il n’y a pas de texte, cela règle l’affaire et nous « oblige » à les regarder vraiment, comme un enfant qui ne sait pas lire et qui peut comprendre l’histoire en grande partie grâce au dessin (même si je suis persuadée que les enfants écoutent attentivement ce qu’on leur lit). Mais c’est un exercice intéressant pour un adulte qui se met – pour une fois – à la place d’un enfant qui ne sait pas lire et découvre tout cela par lui-même grâce aux images.

Les illustrations sont toujours aussi magnifiques, très colorées sur certaines pages, et nous invitent vraiment au voyage. Nous sommes transportés dans un autre monde et qui pourtant est semblable au nôtre. Les illustrations se déploient toujours sur une double page ce qui permet à celle-ci de se montrer pleinement et d’être encore plus immergé dans l’histoire qui nous est contée.


En bref, Imagine encore clôt parfaitement la trilogie. Ce sont des albums magnifiques que je vous invite vivement à découvrir tant l’histoire est belle et prenante avec des illustrations qui nous plonge dans un autre univers et dont on n’a aucune envie d’en sortir. Avec cette trilogie, Aaron Becker nous prouve que les mots ne sont pas toujours nécessaires pour se faire comprendre, le pouvoir de l’imagination est aussi très fort. Des albums à découvrir de toute urgence !

La mort vous regarde de Kerry Drewery (Cell. 7 1)

Quatrième de couverture

On vient de l’apprendre : Jackson Paige, l’ancienne vedette de télé-réalité, a été assassiné.
La coupable, restée sur les lieux du crime, a déjà tout avoué, il s’agit de Martha Honeydew, seize ans. En vertu de la loi des Sept Jours de Justice, Honeydew a été placée en détention dans la Cellule 1 du couloir de la mort. C’est la première adolescente a être jugée par le système Chacun Sa Voix. Dans lequel c’est vous, chers téléspectateurs, qui décidez du sort des accusés.
Chaque jour, elle avancera d’une cellule, vers la Cellule 7, où votre vote déterminera si oui ou non elle doit être exécutée.
21 millions de jurés.
1 prévenue.
7 jours pour revenir sur ses aveux.
La vie ? La mort ?
A vous de juger !

Mon avis

La mort vous regarde est le premier tome de la trilogie Cell.7 qui nous présente une société futuriste dans laquelle les tribunaux que nous connaissons aujourd’hui ont disparu pour être remplacés par une émission de téléréalités : Chacun Sa Voix, où ce sont les spectateurs et donc la population qui se fait à la fois jury, juge et bourreau en votant si l’accusé est coupable ou non. En fonction du verdict il sera exécuté par électrocution ou relâché. Un système qui semble avoir fait ses preuves car la criminalité est en baisse, le temps d’attente de leur procès / verdict / peine de mort est réduite à une semaine. Un système simple mais efficace. L’est-il réellement ?

Martha Honeydew, la première adolescente à se voir condamnée dans le couloir de la mort a tué la célèbre vedette de téléréalité Jackson Paige et a reconnu les faits. Il n’y a donc aucun doute sur sa culpabilité, elle mérite la mort. Durant une semaine, elle changera de cellule jusqu’à la Cellule 7 qui l’amènera vers son exécution. Mais est-elle vraiment coupable ?

L’univers est intéressant, pour rendre justice de manière plus efficace et éviter que des prisonniers attendent des années avant leur procès, le nouveau système permet de faire tout cela très rapidement. Le peuple entier devient juré, juge et bourreau d’un simple vote. Evidemment, on voit que ce système a des failles. On ne peut pas se baser sans réelle preuve et investigations pour condamner quelqu’un. Certes, le système actuel est problématique car un certain nombre de suspects, peut-être coupable, sont relâchés parce que le système judiciaire a mis trop de temps pour juger ladite personne. La loi, en tout cas en France, dit que le procès doit se faire le plus vite possible dans un délai limité, et quand la date est passée, le suspect est relâché. Mais ne rien faire et se laisser porter parce que l’on voit sans rien savoir de plus… on se doute bien que cela ne peut pas fonctionner à 100%. Sans compter d’autres critères que je tairai pour éviter tout spoiler et vous laisser le plaisir de la découverte.

C’est un univers qui invite à la réflexion car cela montre aussi la place qu’ont les médias, les émissions de téléréalité qui font de l’audience et génère aussi de l’argent, etc. C’est une critique de tout cela et il faut être honnête, il y a de plus en plus d’émissions du genre (souvent débile qui s’apparente à du voyeurisme mal placé, ce n’est que mon point de vue) et le but étant de générer de l’audience et pour cela la TV est prête à tout. Et si elle était prête à en arriver là ? Car dans La mort vous regarde, on va voir qu’elle va aller assez loin quitte à bafouer certaines libertés pour continuer ses excès. Mais là encore je n’en dirai pas plus.

L’histoire est écrite, d’une part, du point de vue de Martha alors qu’elle est en cellule. Elle revient aussi sur certains faits passés qui nous permettent de mieux comprendre comment elle a pu en arriver là. On voit très rapidement que quelque chose cloche, que tout cela cache quelque chose de plus grand. Peut-être qu’à cause de cela, j’ai compris bien trop vite tout ce qui se manigançait et aussi quels étaient certains de ses secrets. C’est un peu dommage parce que je n’ai pas eu de grandes révélations comme je m’y attendais.

D’autre part, nous suivons, à la troisième personne, Eve Stanson, la conseillère de Martha et ancienne avocate (dont le métier n’existe plus aujourd’hui) qui veut découvrir la vérité car elle pense que Martha est innocente et qu’elle cache quelque chose. Enfin, nous suivons l’émission de téléréalité en compagnie des deux présentateurs qui présentent les faits. J’ai vraiment eu la sensation d’assister à un épisode de Loft Story / Secret Story etc. et ça fait peur à voir que cela pourrait attirer nombre de gens pour faire justice… En tout cas la retranscription est vraiment bien faite parce qu’on a même les détails du générique de présentation, etc. on peut parfaitement se représenter cette émission même à travers les mots.

Mais comme je l’ai dit un peu plus haut, ce n’est pas tant le déroulement de l’intrigue qui en soi est plutôt cousu de fil blanc mais plutôt l’univers créé autour, ce que cela génère, comment les gens peuvent être manipulés facilement parce qu’ils ne réfléchissent pas. Et avec ce genre d’émissions, il faut être honnête, on ne s’interroge pas vraiment. Et il a été prouvé plus d’une fois que lorsqu’il y avait des « bagarres » et tensions cela créait un pic d’audience. Alors que si tout se passait bien dans le meilleur des mondes, l’émission n’aurait eu aucun intérêt aux yeux des gens. D’où le fait de mettre des gens confinés dans un lieu avec des caractères très différents qui ne peuvent pas s’entendre parce qu’il y aura des clashes. De même quand chacun a des petites « missions » pour générer des disputes et des problèmes, ce n’est pas pour rien !

Le pouvoir de la TV et la manipulation qui s’ensuit, c’est magnifique et l’on en voit ici ses dérives et cela peut devenir très dangereux. Je vous invite du coup à découvrir le roman d’Agnès Marot : I.R.L. qui parle aussi de ces problématiques dans un contexte quelque peu différent.

Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques à suivre. J’ai eu vraiment de l’empathie pour Martha qui fait preuve de courage. Ils ont chacun leur secret qui les pousse à agir de la sorte, chacun se battant pour ses idées.

En bref, La mort vous regarde est un premier tome intéressant car il nous montre une société où le système judiciaire a été totalement revu afin d’être plus simple, rapide et efficace. A voir si la réalité concorde avec ce qui est écrit sur le papier. Et un univers dans lequel la TV a les pleins pouvoirs. L’intrigue en soi est simple, peut-être un peu trop car rapidement j’avais deviné la plupart des événements qui allaient arriver donc pas de réelle surprise. Mais c’est un livre qui invite davantage à la réflexion et au débat qu’au suspense et à la surprise des événements qui vont se dérouler sous nos yeux. L’intérêt est davantage là. Reste à voir ce que donnera la suite étant donné les circonstances.

Détectives de contes de fées de Michael Buckley (Les Sœurs Grimm 1)

Quatrième de couverture

Deux sœurs orphelines, descendantes des frères Grimm, doivent sauver leur grand-mère au pays des contes de fées. Pour cela, elles devront résoudre les énigmes les plus étranges et maintenir la paix entre créatures magiques et humains…
Pour Daphné et Sabrina Grimm, la vie n’a pas toujours été un conte de fées. Après la mystérieuse disparition de leurs parents, les deux sœurs sont envoyées chez leur grand-mère… qu’elles croyaient morte depuis longtemps ! Et elles ne sont pas au bout de leurs surprises. L’étonnante Mamie Relda leur apprend qu’elles sont les descendantes des célèbres frères Grimm et qu’elles sont chargées d’une mission : maintenir la paix entre les humains et les créatures féériques.

Mon avis

Etant donné que le premier tome du Pays des contes est indisponible actuellement (à la fois en grand format et en poche, et depuis un bon moment) il fallait que je trouve une autre idée de conseils livresques pour le boulot. Quoi de mieux qu’un autre livre ayant pour sujet aventure et contes de fées ?

Détectives de contes de fées est le premier tome des Sœurs Grimm qui s’avèrent être les descendantes des célèbres Frères Grimm et ayant une mission bien particulière, celle de réguler les problèmes magiques à cause des personnages des contes afin que les humains puissent vivre normalement et sereinement. Ainsi est la mission des Grimm depuis des siècles mais comment croire à toutes ces élucubrations lorsque l’on ignore son héritage familial ? Comment croire que tous ces contes de fées soient en réalité des faits historiques et non pas une fiction inventée pour les enfants ?

Je dois dire que ce premier tome est bien sympathique. Même si je l’avoue ce n’est pas aussi bon que Le Pays des Contes (mais il faut dire que cette série est un bijou, un vrai coup de cœur) Les Sœurs Grimm n’en reste pas moins un début de série agréable à lire. C’est un peu plus jeunesse que Le Pays des contes, facilement accessible dès 9 ans si bon lecteur mais cela reste efficace.

L’intrigue est bonne et bien menée. Nous découvrons ces deux sœurs, orphelines qui vont de famille d’accueil en famille d’accueil jusqu’au jour où elles finissent chez Relda Grimm qui s’avère être leur grand-mère paternelle, grand-mère qu’elles croyaient mortes avant leur naissance… Les deux jeunes filles pensent donc fuir au plus vite mais des événements incroyables vont quelque peu perturber leur plan.

L’action arrive dès les premières pages et rapidement on est plongé dans le monde des contes de fées. Alors si les deux jeunes filles ou plus particulièrement Sabrina, l’aînée des sœurs a dû mal à croire tout cela, il faut bien se rendre à l’évidence qu’il y a de drôles de choses qui se trament à Port-Ferries. La manière dont les contes sont amenés est plutôt bien faite, c’est assez similaire à la série TV Once upon a time mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler et vous laisser le plaisir de la découverte. En tout cas, c’est intéressant de voir les rôles de chacun et aussi les différents personnages de contes qui sont réutilisés ici.

Certes, il y a peut-être quelques facilités et certaines choses dont on peut se douter lorsqu’on commence à être un lecteur aguerris, mais le suspense est tout de même maintenu un bon moment avec un certain rythme ce qui rend le tout haletant. J’avais vraiment envie de découvrir ce qui allait arriver aux deux jeunes filles. Et j’ai passé un bon moment de lecture, donc c’est tout ce qui importe. Les premières révélations sur l’identité des jeunes filles et aussi d’autres secrets sur leur famille sont lancées, reste à voir maintenant comment elles vont pouvoir résoudre certains problèmes. Affaire à suivre !

Les personnages sont vraiment attachants et sympathiques, que ce soit cette grand-mère que l’on prend tout de même pour une folle dans un premier temps, ou encore les deux sœurs ayant des caractères bien distincts. Si la cadette, Daphné, croit rapidement à tout cela et est quelque peu rêveuse, Sabrina, a davantage la tête sur les épaules et tient son rôle de grande sœur très à cœur, peut-être même un peu trop parfois. Ce sont deux jeunes filles courageuses qui vont devoir garder la tête froide et avoir l’œil pour découvrir ce qui se passe à Port-Ferries.

En bref, Détectives de contes de fées est un premier tome bien sympathique qui m’aura bien plu. L’univers est intéressant, mêlant à la fois « polar » avec le côté enquête et magie avec les contes de fées, de quoi ravir plus d’un enfant tant l’action est omniprésente. Les deux sœurs sont attachantes donc c’est un plaisir de suivre leurs aventures. Je suis très curieuse de découvrir ce qui les attend dans les prochains tomes étant donné les circonstances. Et vive les contes de fées !

C'est lundi, que lisez-vous ? [69]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Plus fort de Robin York (Caroline & West 2)

Quatrième de couverture

« Il me manque à un point intolérable, comme un membre fantôme. Je suis incapable de me défaire de mon addiction. Tout en moi brûle de le retrouver, avec une telle violence que j’en perds le sommeil. C’est plus fort que moi, et j’ai peur que ce désir ne faiblisse jamais. »

West est parti, laissant derrière lui Caroline et ses études qui le promettaient à un brillant avenir. Il croyait que c’était la chose la plus difficile au monde ; il se trompait. Quand son père meurt, West se retrouve face à un terrible dilemme : rester auprès des siens ou renouer avec l’université de Putnam et en faire profiter sa petite sœur ?
Caroline est prête à tout pour l’aider, mais elle ne se laissera pas détourner de son objectif, aussi ambitieux soit-il. Et si leur rencontre n’avait été que le début de quelque chose de tellement plus grand – de tellement plus fort ?

Mon avis

Comme j’avais beaucoup aimé Plus loin, il était évident que j’allais me procurer ce second tome qui, je dois dire, est un chouïa en-dessous du premier mais cela reste agréable à lire dans l’ensemble. Si vous voulez une romance un peu frustrante mais agréable, n’hésitez pas à vous lancer dans ce diptyque.

Comme pour le premier tome, on a les points de vue des deux protagonistes, même si dans le premier on était davantage du côté de Caroline et ici davantage dans celui de West. Ainsi, nous allons pouvoir découvrir tous les secrets qui entourent ce garçon ô combien sombre et mystérieux que l’on avait pu déjà entrevoir dans le premier tome. Et ce n’est vraiment pas beau à voir… Son histoire est déchirante et affreuse et il mérite un peu de bonheur dans sa vie.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant qu’à la fin du premier volume on sait à quoi s’en tenir vu les circonstances et que très rapidement on voit le dilemme de West dès lors que son père meurt. Sa vie était un problème mais sa mort va en exposer d’autres et le moins que l’on puisse dire c’est que West a bien fait de partir et de profiter de l’offre qu’on lui a faite parce que c’est une famille de dingue, mais à quel prix ? Que ce soit vis-à-vis de ces bienfaiteurs que vis-à-vis de sa petite sœur qui se retrouve encore dans ce monde de fou et dont il veut la protéger à tout prix.

Dans ce tome on voit davantage le contexte familial et le vécu de West, on comprend mieux ses agissements et certaines de ces réactions même si parfois il se comporte comme un imbécile vis-à-vis de Caroline qui ne veut que son bien et l’aider. J’ai notamment une scène en tête et là, s’il avait été devant moi, je l’aurai bien frappé…

L’histoire est bonne et bien menée dans l’ensemble, on suit avec avidité la suite de la relation entre West et Caroline et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas gagné. Avec tout ce qui se passe dans sa vie, il ne peut pas mêler Caroline à tout cela. Enfin, il ne veut pas quand bien même elle, elle en ait envie parce qu’elle ne peut pas vivre sans lui et ça, elle l’a compris bien avant lui.

Ce qui m’a le plu dérangé, mais ce n’est pas non plus trop gênant j’ai quand même aimé cette histoire, ce sont les états dam de West qui refuse en bloc l’amour de Caroline même s’il se rend bien compte qu’il est malheureux sans elle. Mais comme il ne veut pas qu’elle soit concernée par sa vie d’avant, sa famille, il la rejette. J’avoue que par moment j’avais envie de lui mettre des claques pour qu’il réagisse parce qu’elle lui a apporté beaucoup de choses dans sa vie, en mieux, donc s’auto-flageller comme il le fait, ça ne devrait pas avoir lieu. Mais heureusement pour lui que Caroline est une tête de pioche et qu’elle n’écoute pas toujours ce qu’on lui dit afin de lui prouver qu’elle ne l’abandonnera pas, quoi qu’il arrive.

Dans ce deuxième et dernier tome on n’oublie pas la raison qui a rassemblé ces deux personnages, à savoir le harcèlement de Caroline, la vengeance de son ex en exposant des photos d’elle contre son gré sur internet. C’est bien que l’on ait une fin sur cet épisode, un mal pour un bien car cela leur a permis de se trouver et de se reconstruire.

En bref, Plus fort est un deuxième tome sympathique même si peut-être un chouïa en dessous du premier mais cela reste agréable à lire avec une histoire déchirante tant le vécu des deux personnages est dur et lourd. Et l’on se dit qu’ils ont mérité un peu de bonheur même si pour cela leur vie doit être quelque peu chaotique par moment. Un diptyque à découvrir.

In My Mailbox (249)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


Ma mère, le crabe et moi d'Anne Percin

Quatrième de couverture

La mère de Tania est atteinte d'un cancer du sein. Pendant les six mois du traitement, mère et fille vont partager le pire, mais aussi avoir bientôt une attitude positive de combattantes.

Face à ce sujet « difficile », Anne Percin apporte une nouvelle fois la preuve de son humour ravageur et nous fait rire... jusqu'aux larmes. 

Mon avis

Une de mes collègues m’avait conseillé ce livre alors qu’on discutait d’histoires avec des personnages principaux malades. Elle me l’avait vanté comme un livre prenant et pas « glauque » avec un certain côté « joyeux » et « plein de vie ». Etant donné le sujet, cela change car bon, il faut avouer que Je veux vivre – que j’ai pu lire – ou Nos étoiles contraires (mais je n’en dirai pas plus pour pas spoiler), cela change d’avoir un côté plus positif et moins larmoyant. Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce livre que je vous conseille à mon tour.

Le sujet de Ma mère, le crabe et moi est évidemment difficile puisque cela évoque le cancer, le combat d’une mère contre la maladie mais également celui de Tania car elle va « vivre » tout cela auprès d’elle. De nombreux changements vont avoir lieu durant cette période qui va quelque peu bouleverser sa vie, mais c’est sans compter d’autres imprévus. Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler et vous laisser quelques surprises.

Ce qui m’intéressait, d’après le pitch que m’en avait fait ma collègue, c’est le fait que ce ne soit pas une histoire larmoyante. Je vous avoue que même si parfois j’aime être malmenée ce n’est pas non plus ce que je recherche et les livres en lien avec la maladie, j’essaye de les fuir autant que possible. Mais là, ce n’est vraiment pas le cas, même si c’est dur, le sujet l’est évidemment donc on ne va pas non plus nous faire croire que c’est fun d’avoir un cancer ou du moins un membre de sa famille en ayant un, ce n’est pas un livre pour faire pleurer dans les chaumières. D’où le fait que ce soit un livre plein de vie même si on est confrontée à une lutte sans merci contre la maladie.

Mais si on ressent cela à la lecture, c’est grâce à son héroïne et narratrice. Tania n’a pas la langue dans sa poche et en vraie leader pour soutenir sa mère, en vrai pirate, elle va être à ses côtés dans cette épreuve difficile et devenir un vrai pilier pour sa mère. Tania ira d’ailleurs loin dans les gestes pour lui prouver que certains inconvénients (comme la perte de cheveux) n’ont aucune importance tant que l’on se bat et garde le moral. Cette épreuve va totalement transformer Tania et la faire évoluer et ouvrir les yeux sur certaines choses aussi. Elle va voir que la vie est courte et qu’il faut pleinement la vivre et ne pas s’empêcher de la vivre pour x ou y raisons. Une fin des plus touchantes et inévitables lorsqu’on voit l’évolution de cette jeune adolescente. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler l’histoire.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Il faut dire que le fait que la narration soit du point de vue de Tania aide à s’immerger tant elle est vive et pleine de vie. Cela crée une vraie dynamique dans l’intrigue que l’on suit avec grand plaisir même si on se doute rapidement que la « joie » va être confrontée à la douleur.

En bref, Ma mère, le crabe et moi est un roman qui m’a bien plu et pourtant je n’aime pas ce genre de livre mais il y a tant de vie en Tania, une telle volonté d’aider sa mère, même si elle a peu de moyen, lui montrer que la vie en vaut la peine et que le reste n’a pas d’importance. Une belle leçon de vie, une lutte contre le crabe qui nous donne finalement le sourire malgré les événements. Un roman à découvrir.