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Le Top / Flop du Mois ! (Mars 2014)


Explication

Voilà un petit bilan mensuel (sauf pour l'été ça regroupera Juillet et Août) sur les TOP et FLOP de mes lectures. Étant donné le nombre de livres que je lis par mois (entre 20 et 25 généralement) difficile de s'y retrouver dedans, surtout quand on ne suit pas quotidiennement. Ce petit bilan permet donc de mettre en avant les lectures qui m'ont beaucoup plus (excellente lecture / coup de coeur) : TOP, mais également les déceptions et ceux que j'ai détesté (si, ça arrive) / FLOP.

Chaque article sera donc composé du titre du livre et du lien de la chronique pour ceux qui voudraient en savoir plus, de la couverture et 4e de couverture du livre (que je peux réduire si elle spoile et dans ce cas là, je le spécifie), ainsi qu'une petite phrase pour vous donner envie (ou pas) de lire le livre.

Pacte Obscur de Bettina Nordet (La geste des exilés 1)

Quatrième de couverture


Je suis flic, et à part une petite bizarrerie et un sérieux manque de sex-appeal dont je me passerais bien, ma vie est plutôt sympa. Mais un soir tout vole en éclat. Traquée par des types bizarres, je me retrouve baby-sittée par mon nouveau boss, un type beau à tomber aux instincts meurtriers peu rassurants, qui semble éprouver à mon égard une allergie aussi violente qu’inexplicable. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin blanc ; sauf que, dans mon cas, la curiosité n’y est pour rien : mon imbuvable garde du corps m’y a poussée. Bien décidée à retrouver ma vie et les miens, je rue dans les brancards, mais les échos d’une prophétie plus vieille que le monde pourraient bien finir par me rattraper et m’en empêcher. Je vais tout faire pour me sortir de ce guêpier, même si, je dois bien l’admettre, il y a quelques compensations : des beaux mecs comme s’il en pleuvait. Et dire que je me plaignais que mon carnet de bal était vide…
Pièce maîtresse d’une lutte de pouvoir immémoriale, entraînée au cœur d’un tourbillon de violence et de sang, Jana découvre peu à peu que tout ce qu’elle croyait savoir n’est qu’un leurre, et que la frontière entre les bons et les méchants n’est peut-être pas aussi tranchée que ce qu’en disent les traditions millénaires.

Mon avis

J'avais repéré ce livre sur la page Facebook de l'éditeur et l'avais mis directement dans ma wish-list, l'auteur étant disponible durant le Salon du Livre de Paris, je n'ai pas hésité à le prendre, autant avoir une dédicace en plus, c'est toujours sympa.

Je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à une telle histoire, à vrai dire en le commençant, je ne me souvenais même plus de la 4e de couverture, donc c'est en total inconnue que je me suis lancée dedans, je savais juste grâce à Taly, que ça allait me plaire (c'est qu'elle commence à connaître mes goûts). Donc j'ai fait confiance et j'ai bien fait parce que c'était vraiment très sympathique et maintenant il va falloir que je prenne mon mal en patience pour avoir la suite, comme le livre n'est techniquement pas encore en vente à l'heure actuelle (et oui c'était une avant première au Salon du Livre).

La première chose qu’on remarque en commençant ce livre, c’est évidemment l’écriture de l’auteur. Bettina Nordet a une plume fantastique qui nous emporte totalement. Ça se lit très bien et très vite. Même si son histoire est dense et riche, elle a le don pour expliquer les choses et les rendre plus simple, dans le sens limpide (pas simplet !). Donc dès les premières pages j’ai plongé dans l’histoire et le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre démarre au quart de tour !

A peine faisons-nous la rencontre de Kell de Monio, le nouveau patron de Jana, les problèmes commencent pour elle. Elle se fait attaquer en pleine rue par des types étranges et son nouveau patron vient la secourir pour l’embarquer dans une folle aventure à laquelle elle ne comprend plus rien. Elle tente de découvrir ce qui se passe mais pour arracher la moindre information ça relève d’un défi titanesque ! Ce livre est d'une frustration sans nom, c'est assez pénible, mais c'est aussi ce qui fait tout l'intérêt du livre alors on ne va pas trop se plaindre.

Pendant une bonne partie du livre, pour ne pas dire la moitié en fait, on ne sait pas trop ce qui se passe, du moins la raison pour laquelle Jana doit fuir, se cacher, même si les problèmes surnaturels sont de mises, on ne sait pas exactement de quoi il retourne exactement. On ne connaît pas la nature de certains personnages et on ne sait pas dans quel univers on a mis les pieds. Comme c'est écrit à la première personne, on est du point de vue de Jana et vu que personne ne lui dit rien, qu'on la maintient pendant une longue partie dans l'ignorance, il en va de même pour nous. Alors au fur et à mesure, elle arrive à glaner 2/3 infos par-ci, par-là pour comprendre ce qui se passe mais ça tarde à arriver.

Au bout d'un moment, j'ai trouvé ça un chouïa long, mais bon, il se passait tellement de choses qu'au final ça n'est pas si dérangeant que ça, juste très frustrant. Mais je peux vous dire qu'à partir du moment où l'on sait tout ça, tout s'enchaîne très vite et s'emballe ! L'action est très présente, on ne sait plus ou donner de la tête tant il lui arrive plein de choses et pas forcément des meilleures...

L’univers est vraiment intéressant et j’ai pris beaucoup de plaisirs à le découvrir. Et non, je ne vous dirai pas de quoi il est question, je pense qu’il est plus intéressant de vous laisser la découverte des créatures mises en scène ici parce qu’il y a vraiment tout un mystère autour de ça et autant le garder, sinon ça perd de son intérêt. Mais en tout cas, ça faisait longtemps que je n’en avais pas lu de pareil. C’est original et intéressant, j’ai beaucoup apprécié découvrir l’univers de Bettina Nordet qui m’a totalement emporté dans son histoire qui est vraiment bien faite.

A certains moments, on se doute bien qu'il y a anguille sous roche, on sent le coup fourré à des kilomètres à la ronde, et pourtant on arrive quand même à se faire avoir car oui, même si certaines choses nous paraissent évidentes, une fois de plus le principe : « ne croyez rien », que je sors assez souvent dans mes chroniques, refait surface ici. Je me suis fait totalement avoir par la fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Ça, c'est un retournement de situation qui nous laisse pantois. Honnêtement, je ne l'avais pas vu venir et ça a été une excellente surprise, ou pas, je ne suis pas sûre que ça soit une bonne nouvelle en soi, mais ça promet des choses très intéressantes pour la suite. Ça me rend très curieuse et franchement, j'avoue avoir un petit peu peur aussi parce que ça fout en l'air certains scénarios que j'avais en tête ! Mais au moins, l'auteur aura réussi à me surprendre donc c'est une très bonne chose. Chapeau !

Je dois avouer que je n’ai pas succombé de suite au charme de Jana, c’est bien la première fois qu’une héroïne ne me plaît pas dès le départ. Au début, je l’ai trouvé un peu puérile, et un peu gamine dans sa manière d’être, surtout au vu de son âge, alors qu’elle est quand même flic. Ça m’a semblé étrange mais vu ce qui lui arrive par la suite, on peut comprendre et se dire qu’on pourrait avoir la même réaction qu’elle si on vivait les mêmes choses. Mais je vous rassure tout de suite, par la suite elle s’améliore et devient de plus en plus intéressante et attire tous les regards. Elle qui se plaignait d’avoir une vie sentimentale proche du néant là, ça va changer drôlement ! Elle m’a paru plus sympathique et franchement, je n’aimerai pas être à sa place parce que faut voir tout ce qu’elle doit encaisser…

Quant à Kell, qu’on rencontre dès le début et qui ne cesse d’être là d’une manière ou d’une autre, je l’ai beaucoup apprécié dès le départ. Un peu salaud sur les bords, il faut bien le dire, sa relation avec Jana est quelque peu compliquée. Mais comme dans toutes les histoires où l’on a un bad boy de cette trempe, on se doute que ça cache bien souvent un être plus doux et adorable qu’on a envie de faire remonter à la surface. C’est un personnage assez mystérieux et lorsqu’on le découvre au fil de l’histoire, on ne peut que l’apprécier davantage.

D’autres personnages ont aussi leur importance et autant certains m’ont beaucoup plu, autant d’autres m’ont donné de l’urticaire. Quant à d’autres, il y a un tel mystère autour d’eux que c’est pénible de ne pas savoir ce qu’il en est. Et j’avoue que pour l’un d’eux, je ne m’attendais pas à cette révélation mais du coup ça me rend encore plus curieuse de ce qu’il va nous réserver pour la suite !

En bref, ce premier tome m’a totalement convaincu. J’ai beaucoup aimé l’univers qui est bien construit, complexe à souhait avec tout un voile de mystère pour nous donner envie d’en savoir plus. L’intrigue était bonne et bien menée, même si, comme les révélations tardent à arriver sur certains points, j’ai trouvé ça un chouïa long, il y a suffisamment d’action et de rebondissements qui sont autres pour nous tenir en haleine jusqu’au bout. Les personnages sont dans l’ensemble bien sympathiques, la ligne entre le « bien » et le « mal » n’est pas toujours bien définie et ça va causer quelques soucis à Jana pour notre plus grand bonheur ! Un premier tome à découvrir et j’espère que la suite sera à la hauteur parce que c’était franchement bon et original !


Drôles de mots-clés (46)


Drôle de mots-clés est un rendez-vous organisé par Les livres de Melisande et Pomme's Book suite à une discussion animée et hilare. Cette nouvelle rubrique permettra à tout un chacun de se rendre que parfois en tant que bloggeur en coulisse, on voit des choses sans queue ni tête et on a choisi de les partager avec vous. N'hésitez pas à en faire de même !


10 Façons de bouleverser le monde (Collectif)


Quatrième de couverture

Et si… ? Avec cette seule question, en 10 nouvelles, 10 auteurs proposent de voir le monde autrement.
Et si Noé n’avait pas été le seul homme à survivre au déluge ? Et si Hitler avait gagné la Seconde Guerre mondiale ? Autant de questions qui nous montrent que l’Histoire n’est pas figée, et qu’il suffit qu’un seul moment soit modifié pour changer le cours du Temps.
Quelles conséquences ces changements auraient pu avoir sur nos vies ? 10 façons de bouleverser le monde et de développer notre imagination…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Flammarion de m’avoir permis de lire ce livre.

Alors à la base je voulais faire une chronique de chaque nouvelle, comme les auteurs sont différents, il est mieux d’en parler indépendamment mais je me suis rendue compte qu’à chaque fois (du moins pour les 4 premières nouvelles), je disais à peu près la même chose. Du coup, je me suis dit que ça ne serait pas très constructif de faire ma chronique de cette manière, raison pour laquelle j’ai décidé de faire un tir groupé et de parler de ce recueil dans l’ensemble.

Avant chaque nouvelle une petite présentation de l’auteur est faite de sorte à les resituer et aussi pour expliquer à quelle période de l’Histoire la nouvelle se situe et montrer un peu à quoi s’attendre. Les nouvelles retranscrivent des périodes clés de l’Histoire et nous montrent à chaque fois qu’un événement minime peut tout faire basculer. Nous sommes directement plongés dans cette uchronie, cette réalité alternative et nous en voyons donc les conséquences, chose qui m’a étonné au premier abord parce que je pensais qu’on verrait une partie de la réalité avant de voir le bouleversement. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour voir ces nouvelles comme les conséquences directes et non pas toujours le moment où la fiction prend le pas sur la réalité. Les nouvelles sont présentées pour l’ensemble dans l’ordre chronologique des faits ce qui nous permet de partir de la Genèse pour arriver aux années 2000.

Le recueil commence donc avec la Genèse en évoquant l’arche de Noé : Après le déluge de Pierre Pelot est une nouvelle est assez étonnante. Je ne m’attendais pas du tout à un tel scénario mais c’était une très bonne idée et je dois dire que cela remet en question certes choses sur ce que l’on connaît.

Puis, nous allons à l’époque des homo sapiens et des néandertaliens avec Exode de Jean-Marc Ligny. C’était une nouvelle écrite à la manière d’un témoignage, avec deux narrations, celle d’Osun et celle de Nomaï qui appartiennent respectivement aux « Grands Crânes Ronds » et aux « Hommes Frustres ». Cette narration nous permet de voir ce que chacun pense de l’autre, les croyances (qui ne s’avèrent pas toujours exact) et la guerre qui en a découlé.

La nouvelle de Fabrice Colin : Le serpent qui changea le monde nous ramène dans l’Antiquité, quelques siècles après l’époque de Cléopâtre, et nous voyons comment la civilisation s’est transformée si la reine n’était pas morte suite à la morsure du serpent. Quelle aurait été la place des Noirs et des Blancs, de l’Afrique et de l’Europe dans l’Histoire ? C’était une nouvelle intéressante qui nous rend compte qu’un léger détail, un petit rien, peut bouleverser le monde.

Nous découvrons ensuite le XVIIe siècle avec les guerres de religion, avant d’aller voir Bonaparte s’il avait réussi à conquérir la Russie et le monde en général avec Pax Bonapartia de Johan Heliot.

Les trois nouvelles suivantes se situent pendant les deux Guerres Mondiales (L’affaire Marie Curie de Laurent Genefort, Reich Zone de Xavier Mauméjean, De la part de Staline de Roland C. Wagner) et là, ça fait froid dans le dos.

Enfin, nous voyons un épisode lié à Tchernobyl avec la nouvelle d’Alain Grousset : La mémoire en négatif qui est très émouvante et horrible à la fois et fait appel à la mémoire, avant de nous parler du bug de l’an 2000 avec L’Homme-qui-allait-sauver-le-monde de Chris Debien.

Dans l’ensemble toutes les nouvelles m’ont plu, certaines m’ont plus touché que d’autres. Certaines sont porteuses d’un message d’espoir nous offrant une alternative plus « joyeuse » (tout est relatif) que d’autres qui font froid dans le dos et qui auraient pu être vraies si on n’avait pas arrêté certaines personnes (comme Bonaparte notamment). Pour certaines nouvelles c’était frustrant de ne pas en avoir plus, d’approfondir la question comme L’Homme-qui-allait-sauver-le-monde de Chris Debien. C’était une très bonne idée, on comprend ce qu’a voulu dire l’auteur, mais on ne peut pas s’empêcher de penser que ça pourrait faire un roman à part entière. Cependant, il s’agit d’une nouvelle donc il faut bien aller à l’essentiel.

L’écriture est parfaitement maîtrisée, en même temps ce recueil rassemble de grands noms de la littérature de l’imaginaire. On voit qu’ils maîtrisent tous leur texte jusqu’à nous montrer une autre réalité, si les faits ne s’étaient pas déroulés tel qu’on les connait. Certaines narrations sont écrites à la première personne, d’autres à la troisième, tout dépend de l’histoire et le choix est tout à fait justifier dans un cas comme dans l’autre.

C’est un recueil vraiment intéressant et agréable à lire, c’est de la fiction, même si la réalité historique n’est jamais loin donc elles peuvent s’apprécier pour elles-mêmes. Après, je pense qu’il vaut mieux avoir une certaine culture Historique pour vraiment apprécier ces nouvelles uchroniques sinon on risque de passer à côté. Le principe étant de réécrire l’Histoire telle que nous la connaissons si un événement est changé, et voir ainsi ce que ça aurait pu donner. Je dois avouer que pour certaines nouvelles, ça fait froid dans le dos. Déjà la réalité Historique n’est pas toujours belle, il suffit de voir le début jusqu’au milieu du XXe siècle pour s’en rendre compte avec les deux Guerres Mondiales. Ce sont deux sujets qui sont repris ici et comme c’est plus proche de nous et dont on est aussi le plus conscient, les nouvelles qui s’inscrivent dans cette période de l’Histoire touchent évidemment.

En bref, c’est un recueil de nouvelles plutôt sympathique qui m’a fait passer un bon moment. Cela dit, il faut quand même avoir bien en tête les événements réels pour mieux apprécier cette uchronie sans quoi on risque de ne pas voir en quoi c’en est une. Les auteurs ont une plume remarquable, ça se lit très bien, plutôt vite (le format de la nouvelle y aidant beaucoup). Dès les premières pages on plonge dans l’histoire et même si parfois il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour bien voir où je mettais les pieds. Un recueil à découvrir.

Alain Grousset, Chris Debien, Fabrice Colin, Jean-Marc Ligny, Johan Heliot, Laurent Genefort, Michel Pagel, Pierre Pelot, Roland C. Wagner, Xavier Mauméjean.

In My Mailbox (122)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Carabosse - La légende des 5 royaumes de Michel Honaker

En un instant l'ombre éclipse le soleil, au milieu des branches tortueuses aux feuilles grasses et triangulaires, émerge une jeune fille à la chevelure brune et au regard ténébreux. Le poison de l'amour déçu lui dévore l'âme. De sa sœur Léonore, qui lui a ravi son aimé, Carabosse jure de se venger : le fruit de leur amour mourra, le jour de ses dix-huit ans. Alors son sombre pouvoir jettera sur le Royaume terreur et désolation. les liens du sang tissent des haines plus féroces que toutes les autres...


Là où naissent les nuages d'Annelise Heurtier

Mon père m'a attrapée par les épaules.
- Viens avec moi. Un voyage humanitaire, c'est le genre d'expérience qui marque une vie entière.
Putain, il me faisait chier, avec sa Mongolie. Une voix retenti, une voix de petite fille qui veut plaire à son père qui veut se prouver qu'elle n'est pas si nulle, qu'elle ressemble un peu à sa mère, un peu, un tout petit peu :
- Pourquoi pas.
Je ne pouvais pas y croire. Et pourtant si. C'est moi qui avais parlé.



L'Enfant qui n'aimait pas rêver de Lorraine-S Heymes (Le Conteur 1)

Ulysse n’aime pas rêver.
Ulysse n’aime pas les contes.

Ulysse, pourtant, est un Conteur. Son rôle : préserver un lien entre le monde réel et Ayisté, le monde de l’imaginaire. Acceptera-t-il ce destin, offert par un chat étrange, alors même que de graves menaces pèsent sur Ayisté ?


Mémoire fauve de Philippe Will

Le club de sport s’appelait le «Health club ». Anne – qui le fréquentait assidument – entendait « Hell’s club ». Des femmes entre deux âges s’y refaisaient plus ou moins une forme. Pour Anne, il ne s’agissait que d’agentes dérisoires missionnées pour l’humilier par un monde méprisable tandis qu’elle-même œuvrait en secret au service d’un monde supérieur. Et puis c’est la crise violente, en plein club. Anne reprend conscience dans un hôpital psychiatrique, soignée pour paranoïa aigüe, apparemment privée de mémoire, réduite à sa fine silhouette et à son rêve, blessé, de toute puissance. Sur cet échiquier, elle se croit la Dame noire en quête d’une mystérieuse Dame blanche, sa rivale. Anne se reconstruit, recherche et retouche son passé qui fut peut-être celui d’une star télévisuelle. Elle se sent manipulée par le thérapeute, à moins qu’elle ne veuille le manipuler, tout comme elle manipule les hôtes du « Pavillon des Dingues », personnages pathétiques ou burlesques. Anne considère son cerveau comme un système informatique dont elle pourrait réinitialiser le logiciel d'exploitation. 



Moi, Michael Bennett de James Patterson et Michael Ledwidge (Michael Bennett 5)

Le détective Michael Bennett procède à l’arrestation d’un parrain du crime mexicain – une intervention au cours de laquelle il perd un ami de longue date.
Depuis le fond de sa cellule, le prisonnier jure qu’il prendra sa revanche sur Bennett et sur la société, même s’il doit pour cela plonger New York dans le chaos !
Afin de mettre ses dix enfants et leur nurse Mary Catherine à l’abri du danger, Michael Bennett décide de les emmener à Newburgh, sa ville natale.
Mais bientôt, la paisible bourgade se retrouve à feu et à sang. Bennett est alors écartelé entre le désir de protéger ses enfants et celui de sauver New York.
Il pourra pour cela compter sur le soutien de Tara McLellan, procureur aussi efficace que séduisante. Au risque de compromettre sa relation avec Mary Catherine…




Le chasseur de regards de Sebastian Fitzek (Alexander Zorbach 2)

Alexander Zorbach, reporter dans un grand quotidien berlinois, a temporairement permis de mettre un terme aux agissements du tristement célèbre Voleur de regards, un psychopathe ayant assassiné de manière bestiale quatre femmes et trois enfants – à qui il avait chacun prélevé un œil – et à sauver in extremis deux futures victimes.
Mais le journaliste a dû pour cela payer le prix fort. Pendant qu’il libérait la fillette et le garçonnet d’une cage d’ascenseur, le Voleur de regards avait choisi une nouvelle proie : Julian, le fils de Zorbach, qu’il avait enlevé non sans avoir au préalable assassiné sa mère, Nicci Zorbach…

Le compte à rebours est lancé. Zorbach sait qu’il dispose de peu de temps pour retrouver son fils vivant. D’autant que le Voleur de regard s’est évaporé dans la nature sans laisser le moindre indice susceptible de le localiser. Zorbach, pour le coincer, va devoir se muer en chasseur…



Le guide de survie en milieu hostile de Shane Kuhn

Le stagiaire se caractérise par son insignifiance. On lui demande d’être corvéable à merci, mais pour le reste personne ne lui prête attention. Passant facilement inaperçu, le stagiaire est ainsi un parfait assassin en puissance. C’est la raison pour laquelle, depuis une dizaine d’années, John Iago enchaîne les stages en entreprise afin d’éliminer les cibles qu’on lui assigne : quelle meilleure couverture, en effet, pour un tueur à gage ? Ainsi vient-il tout juste de rejoindre l’un des plus grands cabinets d’avocats new-yorkais avec pour mission d’assassiner un des associés. À ses heures perdues, John a décidé d’écrire un Manuel de survie à l’attention des jeunes stagiaires, illustré d’exemples tirés de sa propre expérience. Ce qui lui permet de donner quelques précieux conseils aux nouvelles recrues de Human Resources, Inc, la mystérieuse organisation qui l’emploie, spécialisée dans l’entraînement et le placement des « stagiaires ». Le problème, c’est que John n’est plus au top de sa forme. À chacun des trente-quatre meurtres qu’il a commis, quelque chose est mort en lui. Et, alors que l’heure de se retirer du jeu a sonné, la mission qu’on lui a confié va s’avérer la plus dangereuse et la plus inattendue de sa carrière et faire voler en éclat toutes ses certitudes, tant professionnelles que personnelles.




Et vous ?

Dossier 64 de Jussi Adler-Olsen (Une enquête du département V 4)

Quatrième de couverture


A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprogø, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...
Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Albin Michel de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré.

Ce 4e tome n’est pas un coup de cœur comme le précédent, il n’empêche qu’il reste excellent et que je recommande fortement cette série qui est vraiment géniale. Ce livre de 600 pages a été lu en 3 jours, j’en ai fait qu’une bouchée et si j’avais eu plus de temps, je pense qu’il aurait été lu en 1 journée ou 2 grand maximum tant j’étais prise par l’histoire et que j’avais envie d’en savoir plus. Même si ces livres sont à chaque fois des bons pavés, ça se lit tellement bien et avec délectation que les pages défilent toutes seules sans qu’on ne s’en rende compte et sans nous lasser.

Voici une nouvelle affaire au département V dirigée par Carl Mørck et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle va être longue et compliquée surtout quand certaines personnes ont décidé de lui mettre des bâtons dans les roues. Je ne ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite.

La narration est double, on a la partie présente (2010) avec Carl Mørck et son équipe qui tente d’élucider une affaire vieille de quelques années et de l’autre on a des passages datant à la fois des années 50 et des années 80 où l’on suit en particulier l’histoire d’une certaine Nete a qui il est arrivé des choses horribles et que l’on prend en pitié plutôt qu’autre chose, malgré ce qu’on peut voir sur son compte…

Dans ce 4e tome, il est plus question de politique, que d’anciennes enquêtes sur des meurtres (même si on a en partie cet aspect là), tel qu’on pourrait s’y attendre, surtout au vu des trois premiers tomes. Il est aussi question d’Histoire, « Histoire » avec une majuscule parce que tout ce qui se passe sur l’île de Sprogø n’est pas pure invention de l’auteur mais une triste réalité qui s’est passée au Danemark à cette époque-là.

Évidemment par certains aspects, on est obligé de penser à ce qui s’est passé avec le nazisme, où l’on tuait les handicapés mentaux, les homosexuels, etc. parce qu’ils n’étaient pas « normaux » et qu’il fallait une société « pure ». On retrouve en partie les mêmes choses ici, on stérilise des femmes pour éviter d’avoir de futurs délinquants, des attardés mentaux, etc. Ça n’est pas une société parfaite, loin de là. En lisant ce livre, on se rend compte que parfois la réalité, au niveau horreur, peut dépasser la fiction parce que c’est juste… affreux à lire, de voir ce qui arrive à cette pauvre Nete.

L’intérêt de ce livre n’est pas tant la découverte du tueur à proprement parler, puisqu’on le sait assez tôt qui est à l’origine de tout ça, mais on cherche dans un premier temps à savoir pourquoi et quand on découvre toute l’histoire, là, on peut dire que le « tueur » a des circonstances atténuantes et du coup dans ce genre d’histoire c’est toujours difficile de trancher. D’un côté, on sait que c’est immoral, que c’est mal, etc. et de l’autre, on se dit que la vengeance est parfois nécessaire et la seule arme pour tenter d’effacer et d’oublier ce qui a bien pu se passer, surtout quand on voit dans la partie actuelle (2010) du livre où tout pourrait recommencer si on ne les arrête pas…

Mais ce qui est génial avec Jussi Adler-Olsen, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Même lorsqu’on pense avoir tout compris, il nous met le doute et nous surprend jusqu’à la dernière page et je me suis pris une vraie claque. Je n’aurai jamais pensé à ça, faisant totalement confiance à ce que je lisais et à certaines idées reçues mais il n’en est rien. Depuis le temps, je devrais le savoir que je dois me méfier des auteurs et pourtant je tombe encore et toujours dans le panneau. Pourtant ça paraissait évident qu’il y avait anguille sous roche, tout paraissait trop simple et le fait qu’on sache tôt qui est à l’origine de tout ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

J’aime toujours autant les personnages, je dois l’avouer, il m’avait manqué (ça fait quand même 1 an que je les ai quittés !) et c’est très agréable de retrouver la petite équipe du Département V. Carl Mørck doit concilier sa vie professionnelle et sa vie privée, qui devient quelque peu chaotique entre sa femme, son cousin et une vieille affaire qui refait surface… J’aurai d’ailleurs aimé à ce propos en savoir plus mais je pense que ça sera pour la suite. Assad devient de plus en plus mystérieux et franchement parfois je crains ce qui peut arriver mais je l’adore, il est tout aussi important que Carl dans l’histoire mais je pense qu’on ne sait pas encore à quel point, même si on nous donne des pistes pour s’interroger à son sujet. Quant à Rose, c’est un sacré personnage qui nous en fait voir de toutes les couleurs et déjà avec les révélations faites à son sujet dans le tome 3, je peux vous dire que là, on est un cran au-dessus et je crains aussi pour son devenir.

En bref, voici un 4e tome excellent, à chaque tome c’est un réel plaisir de retrouver les personnages dont on en apprend toujours un peu plus sur eux, sur leur histoire et tout ça me rend très curieuse. Les enquêtes sont géniales, parfois elles paraissent simples mais l’auteur arrive toujours à nous surprendre et à nous mener en bateau de sorte qu’il y ait un revirement pour ébranler notre foi. Et quoi qu’il arrive ce livre ne peut pas nous laisser indifférent et le fait qu’il soit en parti réel, tout n’est pas invention de l’auteur, le rend d’autant plus poignant et déchirant. Même si ça n’avait pas été le cas, ça n’en resterait pas moins horrible mais là, le fait que ça soit vrai, il est évident que c’est pire et que l’Homme est capable de faire des choses parfois… Bref, que du bon, une série à suivre de très près et si vous ne l’avez pas encore commencée, il serait temps de s’y mettre parce qu’elle tient bien la route !

Compte-rendu de la projection presse de Divergente

Synopsis

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.

Mon avis

Ce vendredi 28 mars, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la projection en avant première de Divergente, l’adaptation du roman éponyme de Veronica Roth dont vous pouvez voir ma chronique ici.

Je n’avais regardé aucune bande annoncée, d’autant qu’on m’avait dit qu’on voyait les ¾ du film dedans. Ce qui n’a pas trop d’intérêt, même si pour ma part, je n’avais pas peur des spoilers comme j’ai lu le livre, je connais l’histoire mais je ne voulais pas trop en savoir sur le film de peur d’être déçue (et avoir des frayeurs comme avec Vampire Academy).

Je vous rassure de suite, je ne l’ai pas du tout été. Je crois même que c’est la meilleure adaptation d’un film YA que j’ai pu voir depuis un bon moment parce que pour le coup niveau scénaristique, c’était le copier-coller du livre. Il y a eu certes quelques petites coupures mais dans l’ensemble l’histoire est respectée, pas de prise de liberté en rajoutant n’importe quoi donc c’est appréciable et j’ai vraiment passé un excellent moment. L’action est omniprésente et je vous assure que les 2h30 de film (en gros) passe à une vitesse folle tant on est happé par l’histoire.

Parfois, il y a des moments plus lents, surtout quand la « romance » commence à s’installer, ça fait un peu de répit et c’est appréciable, mais attention, il n’y en a pas tant que ça et ça n’est pas niais non plus (même si parfois, il y a des scènes où ça a fait rire le public, mais je le soupçonne surtout d’avoir l’esprit très mal placé !). Il y a des passages dont je ne me souvenais plus mais qui étaient bien présents dans le livre et j’avoue que là, on se dit que Tris est vraiment une ado. Mais ça passe plutôt bien.

Les acteurs jouent vraiment bien et incarne parfaitement les personnages. Quatre est super, LE gars de la série, qui est totalement indifférent à Tris, un peu bourru, etc. mais qui s’avère au final très sympa quand on commence à le connaître. Tris, la « pète-sec » qui se fait méchamment battre au début mais qu’on se rassure, rapidement elle reprend du poil de la bête et ça fait plaisir à voir ! Quant à Kate Winslet en Janine, c’est juste fabuleux. Je me l’imaginais totalement comme ça, une vraie garce qu’on a envie de frapper à chaque fois qu’elle apparait. Elle a su parfaitement montrer le côté hautain et supérieur qu’on retrouve beaucoup chez les érudits. Bref, elle était parfaite, je l’ai adoré dans ce personnage.

En bref, si vous avez lu et aimé le livre, n’hésitez pas à aller voir cette adaptation qui est vraiment très bonne et qui nous fait un passer un bon moment. Quant à ceux qui ne connaissent pas, n’hésitez pas à le voir non plus parce que c’est un bon film d’action, une très bonne dystopie qui vous donnera peut être envie de lire les livres !


Un grand merci à la SND de m’avoir permis d’y assister.

BANDE ANNONCE EN VF

Requiem d'Alexandra V. Bach & d'Arnaud Armant


Quatrième de couverture

Dans son paradisiaque Elyseum, la Princesse Céleste vit un amour passionné avec le Seigneur des Lumières. Mais la déesse de la Discorde, jalouse de leur félicité, vient semer le chaos et la destruction, allant jusqu’à tuer le monarque de ce paisible royaume.
Céleste décide alors de se rendre dans l'Outremonde pour ramener son bien-aimé à la vie, sans la moindre idée des épreuves qu’elle devra traverser.
La puissance des liens qui les unit sera-t-il plus fort que le Destin ?

Découvrez une variation de la romance orphéenne dont les accents mythologiques se marient à un univers gothique sublimé par les illustrations d’Alexandra V. Bach.

Mon avis

Cet artbook me faisait de l’œil depuis un petit moment et du coup j’ai fini par craquer au Salon du Livre de Paris alors que l’illustratrice était là en dédicace. C’était le moment d’en profiter, donc j’ai fini par me lancer et j’ai bien fait !

La première chose que l'on remarque dans cet artbook c'est tout de même l'objet livre en tant que tel. Il est vraiment magnifique, relié, dont l’image de la jaquette est reprise à même le livre. Les pages sont glacées de sorte que les illustrations ressortent comme des photos, ce qui est du plus bel effet.

L’histoire est composée à partir du mythe d’Orphée, même si les rôles sont inversés puisqu’il s’agit de la femme qui doit retrouver l’homme qu’elle aime. Et pour cela, elle doit traverser l’Outremonde qui va lui permettre de rencontrer divers personnages qui vont lui soumettre une épreuve. L’amour est-il toujours plus fort que la mort ?

La plume d’Arnaud Armant est vraiment magnifique. C’est plein de poésie avec une douceur qui frôle parfois avec la tristesse et la mélancolie. On ressent bien à travers son écriture la douleur et la peine de cette Céleste qui ne cherche qu’à retrouver l’homme qu’elle aime. C’est une belle romance tragique sublimée par des illustrations qui donnent du poids et du sens au texte. Les deux vont très bien ensemble et se complètent.

Les illustrations d’Alexandra V. Bach sont vraiment magnifiques. J’aime beaucoup ce qu’elle fait, mais je dois dire que celles choisies dans cet artbook le sont particulièrement. J’en connaissais déjà quelques unes, mais pour la plupart, elles m’étaient inconnues donc je suis bien contente de les avoir découvertes ici.

En bref, cet artbook est magnifique, aussi bien pour l’objet en tant que tel, que son texte ou encore ses illustrations, à condition d’en aimer le genre, la première de couverture vous donne une bonne idée du contenu. Sinon vous pouvez aller voir le travail Alexandra V. Bach pour en avoir une meilleure. En tout cas, j’ai passé un très bon moment en lisant cet artbook et j’espère qu’il y en aura d’autres, sinon découvrir pourquoi pas d’autres textes de l’auteur parce que je dois dire que cela a attisé ma curiosité. Un magnifique ouvrage à lire et admirer sans modération !


La Petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen & Clémence Lesage

Quatrième de couverture

La Petite fille aux allumettes. 

Il fait effroyablement froid, ce soir. C'est le soir du dernier jour de l'année. Une petite fille marche pieds nus dans la neige et tente en vain de vendre ses allumettes aux passants. Après avoir proposé une dernière fois son paquet d'allumettes, toute transie, elle se réfugie dans une encoignure, entre deux maisons. Elle n'ose rentrer chez elle : son père la fouetterait pour ne pas avoir rapporté le moindre sou. La fillette grelotte et frissonne. Et si elle prenait une, deux puis trois allumettes pour se réchauffer ? Quelles flammes merveilleuses et quels doux songes elle fait !


Le Bonhomme de neige. 

Un bonhomme de neige a été façonné ce matin. Il durera le temps que durent la neige et le froid glacial. Sauf si sa fascination pour le poêle de la maison ne lui fait faire une grosse bêtise.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Clochette de m’avoir permis de lire et écouter cet album que j’ai bien apprécié.

Il s’agit ici d’un double album, on y trouve à la fois La Petite fille aux allumettes et Le Bonhomme de neige. Ma chronique concernera donc les deux contes parce que les thématiques sont communes, tout comme les illustrations, donc il est inutile de répéter deux fois la même chose, même si les histoires en soi sont différentes. Je ne ferai pas de résumé des deux contes, chaque 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit.

Je ne connaissais pas du tout ces contes. Je n’ai jamais lu / étudié Andersen, donc ça a été la « surprise » pour moi, mais bon, je m’attendais à quelque chose du genre. Mais à lire et entendre (j’écoutais en même temps que je lisais) cela accentue davantage l’horreur de la situation, surtout pour La Petite fille aux allumettes. Même si on voit que pendant quelques instants elle était heureuse lorsque ses rêves se sont réalisés pendant un instant en cette nuit du Nouvel An.

Dans les deux cas, on se doute évidemment de la fin de l’histoire, qu’il y a peu de chance que ça se termine bien, même si les raisons en diffèrent. Pour le premier conte je trouve ça d’autant plus horrible qu’il s’agit d’une petite fille, mais la finalité pour le bonhomme de neige est identique mais ça a moins d’impact, en tout cas pour moi.

Malgré ce côté triste, ça n’en reste pas moins un conte agréable à lire et ça fait partie des classiques. Cet album permet de refaire un peu ma culture des contes, étant donné que je ne connais que ceux de Perrault (Grimm très peu). L’écriture est très belle et atténue légèrement l’horreur de la situation parce qu’on fait appel aux sens, et le fait que ça soit un album illustré ajoute cet aspect là, parce qu’on voit en direct ce qu’elle s’imagine.

Ces deux contes ne sont pas dénués de morale, comme dans tous les contes, il y a toujours un but, et ils montrent l’indifférence des gens et à la fin de La Petite fille aux allumettes, cela se voit très bien à travers les paroles d’un des passants qui est révoltant, je vous jure, ce conte m’a serré le cœur. Heureusement que l’image était là pour égayer une grande partie de l’histoire, redonner un peu de gaité et de vie là-dedans, même si évidemment ça ne fait que cacher en partie la réalité.

Les dessins ajoutent un vrai plus à l’histoire. Le graphisme est beau et ajoute de la douceur par rapport à ce qui est raconté. C’est très frais et très léger, à l’image de la première de couverture, à voir si vous appréciez ce genre de dessin. Moi, je suis très adepte et je trouve que ça s’accompagne très bien avec le texte. Les illustrations, situées uniquement à droite, peuvent se suffire à elles-mêmes, le texte ajoute du détail mais ça reste tout de même compréhensible, même pour un enfant qui ne sait pas lire. Après j’avoue qu’il me serait difficile de donner ce genre d’ouvrages à un enfant, ça reste quand même très triste, autant celui du Bonhomme de neige ça peut passer, autant celui de La Petite fille aux allumettes… Les contes ne sont pas toujours pour des enfants.

Dans l’album il y a aussi un CD qui nous permet d’écouter l’histoire. Ce que j’ai fait puisqu’à vrai dire, j’ai lu le livre en même temps que je l’écoutais. La voix est douce et donne bien les intonations des différentes voix, c’était d’ailleurs assez amusant pour le deuxième conte Bonhomme de neige. Ce n’est vraiment pas désagréable à écouter, le ton est posé et maîtrisé et on a le temps de suivre. D’ailleurs pour le deuxième conte, on nous prévient au tout début du CD qu’il y a une petite sonnerie pour savoir quand tourner la page. Donc même un enfant qui ne sait pas lire, rien qu’en écoutant avec le livre sous les yeux sait quand il doit la tourner pour suivre grâce aux illustrations, même s’il n’a pas un adulte pour le lire avec lui. Bon, il ne faut pas non plus que le CD remplace totalement l’adulte, mais je trouve ça intéressant comme approche de la lecture « tout seul » quand on ne sait pas encore lire.

Et petit bonus, à la fin, comme dans l’album, on a la version chantée de La Petite fille aux allumettes. C’est là aussi très agréable à écouter, même si c’est toujours aussi triste, la musique est sympathique, la voix de la chanteuse entraînante et donne plus de poids au texte. Il s’agit de la même chanteuse que dans Les 3 sœurs du roi méchant de Marianna Galeanea & Stéphane Girel.

En bref, c’est un album sympathique qui m’a bien plu même si c’était triste. Les illustrations sont magnifiques, donnent de la douceur malgré ce qui est raconté. Quant à la partie audio c’était agréable à écouter parce que la voix de la narratrice est plaisante et sait la conter. Un album à découvrir, mais il faut savoir à quoi s’attendre sinon on risque de tomber de haut et d’avoir le cœur serré comme le mien…

[TERMINE] Concours Anniversaire 5 ans (CONCOURS 6)



RÈGLEMENT :

- Pour participer rien de plus simple, il suffit de remplir le formulaire correspondant au livre pour lequel vous voulez jouer. Vous avez le droit de jouer pour plusieurs lots, mais vous devez remplir à chaque fois toutes les données demandées. 
- Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses.
- Le gagnant sera annoncé par le prénom et l'initial du nom de famille et le code postal (Prénom N. code postal).
- 1 participation par foyer (même nom, même adresse) en cas de doublon, un  autre tirage au sort sera effectué.
- Le concours durera du 12 au 26 mars, résultat au plus tôt
- Ouvert uniquement à la France métropolitaine
- Je décline toute responsabilité en cas de perte des lots (les lots sont envoyés par moi-même, je ne me sers des coordonnées que pour envoyer les lots). 

Merci à la Librairie l'Antre Monde pour la participation !

Voici les lots !

1 exemplaire de La vallée des loups de Laura Gallego Garcia > INDICE

GAGNANT : Sandrine P. (93)





Vampire City 2 de Rachel Caine > CHRONIQUE

GAGNANT : Amandine B (76)



Le jeudi c’est Jeu Livresque [43]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 43 : Série ou tome unique ?
Que préfériez-vous, les séries (plus ou moins à rallonge) ou les romans en un tome ?

Les deux parce que les deux formats ont leur charme, il est vrai que lorsqu'on aime des univers et des personnages, les séries c'est top pour ça, on en profite plus longtemps. Après il ne faut pas que ça s'essouffle et que ça soit nécessaire pour l'histoire et pas mettre des tomes supplémentaires pour faire du fric et ça, généralement ça se sent.

L'avantage du one-shot c'est qu'une fois le livre finit, c'est réellement fini, pas besoin d'attendre la suite, parce que pour ça les séries c'est l'enfer... l'attente... Donc les deux formats ont leur avantage et leur inconvénient c'est comme tout, moi je tente de lire les deux, même si j'ai une grosse majorité de séries quand même.

Les 3 soeurs du roi méchant de Marianna Galeanea & Stéphane Girel

Quatrième de couverture

Il était une fois un roi qui avait 3 filles : la première ne parlait pas, la deuxième n'entendait pas et la troisième ne voyait rien. À la naissance de son fils, un enfant magnifique et sans défaut, il chassa la reine et les princesses pour préserver son héritier des imperfections de ses sœurs. Quand son père mourut, le jeune prince devint un roi colérique, sourd à la souffrance de son peuple et aveugle à sa misère. Un jour qu'il partit chasser à l'autre bout du royaume, il se perdit et rencontra 3 jolies jeunes femmes : la première ne parlait pas, la deuxième n'entendait pas et la troisième ne voyait rien.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Clochette de m’avoir permis de lire et écouter cet album que j’ai bien apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. On se doute évidemment de la fin de l’histoire, que tout est bien qui finit bien. Mais ça n’est pas pour ça que ça n’est pas intéressant, bien au contraire. J’ai trouvé ce conte très joli qui traite bien sur la différence et l’acceptation de celle-ci. Dans cette histoire, on se rend bien compte que tout le monde peut apporter quelque chose dans ce monde même si on n’est pas tel que les gens voudraient qu’on soit. Le roi, aux côtés, de ses trois jeunes femmes, ses trois sœurs va s’en trouver transformer et se rendre compte de ce qu’est vraiment la vie, ce qui est juste et bien.

C’est un bel ouvrage. Les illustrations sont jolies et semblent venir d’un autre temps, cela a un aspect ancien comme dans les contes d’antan ce qui est du plus bel effet pour l’album. Le seul regret c’est que parfois les couleurs sont vraiment très sombres donc on ne voit pas beaucoup les détails. Après, les illustrations qui le sont correspondent bien souvent aux apparitions du roi en son royaume, donc cela peut aisément s’expliquer, surtout lorsqu’on voit que les pages dédiées aux trois sœurs sont très claires et lumineuses. Donc ça crée un vrai contraste plutôt intéressant pour voir là encore une fois la différence entre les groupes de personnages présents. Les illustrations sont à chaque fois en double pages, donc elles sont vraiment très grandes et ajoutent un vrai plus au texte qui lui aussi apporte du poids à l’image. On peut par les images comprendre certaines choses mais il y a bien des détails écrit dans le texte qui sont nécessaires pour être en mesure de saisir le message porté de ce conte.

Il faut savoir que dans l’album il y a aussi un CD qui nous permet d’écouter l’histoire. ce que j’ai fait juste après l’avoir lu, parce que je voulais savoir ce que ça donnait et puis quitte à le lire, autant l’écouter vu que le CD est à l’intérieur. Je dois dire que c’était très agréable, je suis un peu frileuse sur les « Livres audio » parce que je suis plus visuelle que auditive et pour moi un livre est plus visuel évidemment. La voix est douce, donne bien les intonations des différentes voix pour que ça soit plus dynamique et qu’on comprenne bien qui dit quoi sans qu’on n’ait besoin de précision.

Et petit bonus, à la fin, comme dans l’album, on a une chanson créée spécialement autour de cette histoire et qui est chanté. Et c’est là aussi très agréable, la musique est sympathique, la voix de la chanteuse entraînante et donne plus de poids au texte.

En bref, c’est un conte très sympathique qui m’a bien plu. Les illustrations sont jolies et à l’image de la première de couverture, à voir donc si on aime le graphisme ou pas. Quant à la partie audio c’était agréable à écouter et cela donne une autre dimension à l’histoire qui est très plaisante. Un album à découvrir.

Coup de projo sur ... [51] Le Don de Fiona McIntosh



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.) C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 


Voici le premier tome d'une trilogie vraiment géniale que je ne peux que vous conseiller. Ma chronique n'est pas très longue et ne montre pas forcément mon engouement (c'était mes premières chroniques) il n'empêche que je pense souvent à cette série. L'écriture de l'auteur est juste sublime et je ne peux que vous la conseiller !

A peine plus qu'un adolescent, Wyl Thirsk doit assumer le rôle pour lequel on le destinait depuis sa naissance : commandant en chef des armées de Morgravia - une énorme responsabilité qui le conduit droit à la cours de prince Celimus. Ce dernier, cruel despote qui se délecte de la souffrance des autres, prend un malin plaisir à forcer son nouveau "général" à assister à ses divertissements malsains. Mais un geste de bonté envers une sorcière condamnée au bûcher vaudra à Wyl un don miraculeux ainsi que la colère de son seigneur et maître.
La guerre menaçant au nord, Wyl doit obéir aux ordres du traître Celimus et se voit confier une mission suicidaire à la cour ennemie - avec pour seule arme un mystérieux pouvoir dont il ne soupçonne même pas l'existence. Or, s'il n'embrasse pas le Dernier Souffle de Myrren, il sera détruit ... avec lui le pays qu'il a juré de défendre.

The Falconer d’Elizabeth May (The Falconer 1)


Quatrième de couverture

Lady Aileana Kameron sait joliment peindre et chanter, elle sait également tuer les faes, ce qu’elle fait avec autant d’aisance que danser la valse. Mais jusqu’où est-elle prête à aller par vengeance ?
Lady Aileana Kameron, seule fille de la Marquise de Douglas, était vouée à une vie soigneusement planifiée en fonction des événements mondains d’Édimbourg – jusqu’à ce qu’un fae ne tue sa mère.
La saison d’hiver 1844 bat son plein, entre deux interminables séries de réceptions, tea parties, et bals, Aileana massacre les faeries en secret. Armée d’explosifs et d’un pistolet à percussion amélioré, elle se déleste chaque nuit de son masque d’aristocrate pour aller chasser. Elle est déterminée à retrouver le fae qui a tué sa mère, et à détruire tous ceux qui s’attaquent humains dans les ténèbres des innombrables ruelles de la ville.
Mais il est délicat de faire la part des choses entre la haute société et sa guerre, et avec les faerie qui s’infiltrent dans les salles de bal et le retour de son père, Aileana a des décisions à prendre. Qu’est-elle prête à perdre et jusqu’où ira-t-elle pour se venger ?





Mon avis

C’est un livre que Secret Forbidden World m’a fait connaître à travers sa wish-list, alors du coup quand je l’ai trouvé en librairie, je n’ai pas hésité à le prendre. Peu de temps après elle se l’est aussi procuré, donc nous avons décidé de le lire en lecture commune pour que ça soit plus sympa, pour pouvoir en discuter pendant que nous le lisions.

Je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce livre et je suis très curieuse de voir ce que la suite pourrait donner, surtout avec une telle fin ! Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture expose suffisamment d’informations pour savoir dans quoi on met les pieds sans pour autant tout dévoiler.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire, même si je l’avoue parfois j’avais un petit peu de mal, mon anglais n’étant pas non plus excellent. Je lisais lentement parce que c’est plus complexe que lire un Rachel Caine par exemple, sans compter le fait qu’il y ait des termes gaéliques (ça se passe en Ecosse), pour définir les différentes créatures faes, où le lexique, pour le coup, aurait dû se trouver au début de l’ouvrage et non à la fin pour mieux les appréhender. J’avoue que ma culture des faes n’est pas si géniale que ça, donc je ne savais pas toujours à quoi j’avais affaire pendant que je lisais mais bon, ça va, avec le contexte, général, etc. j’arrivais quand même à suivre.

L’intrigue de ce premier tome est relativement simple, mais efficace. Je me suis laissée totalement emportée par cette histoire et je ne regrette vraiment pas de l’avoir lue. Il s’agit ici de poser les bases, de comprendre la situation d’Aileana, sa motivation et évidemment, le fait qu’elle soit une Lady et qu’elle soit Chasseuse de faes en même temps va lui poser des problèmes à un moment ou à un autre. D’autant plus que personne dans son entourage ne sait que les faes existent et que de surcroît qu’elle les chasse. Cela va donner des situations incongrues et problématiques mais au moins on ne peut pas s’ennuyer un seul instant en lisant ce livre. L’action est perpétuelle et même quand il y a des moments de pause, on apprend de nouvelles choses qui vont relancer l’action, ça ne s’essouffle pas.

L’univers dépeint par Elisabeth May est très sympathique et semble prometteur. C’est de la faerie, donc c’est toujours problématique, et encore, on n’a pas eu la politique qui va avec mais je pense que ça va finir par arriver avec le 2e tome. On entrevoit les enjeux, il y a pas mal de révélations sur l’univers, sur certains personnages et sur la situation, tout simplement. Donc on ne peut vraiment pas s’ennuyer et pour un premier tome je trouve qu’on a déjà beaucoup de choses mais là, avec la fin, je suis certaine qu’on va être davantage ancré dans ce monde et en apprendre beaucoup plus.

Aileana est un personnage très sympathique qui doit concilier contre deux natures : le fait d’être une aristocrate, fille d’une Marquise et l’autre, chasseuse de faes, pas toujours évident lorsqu’on est en plein bal et qu’un fae vient gâcher la fête. Elle est guidée par sa soif de vengeance, en même temps, on peut parfaitement comprendre son sentiment et cette envie, seulement, à d’autres moments on se dit qu’elle finira par se perdre et parfois elle en prend conscience. Elle est jeune, elle n’a que 18 ans, mais elle fait preuve de maturité et cela à cause des faes qui ont tué sa mère. J’ai adoré certaine de ses réflexions envers un personnage, au fil de notre lecture, on voit que sa vision change de plus en plus et ça paraît assez incongru parce que ça arrive toujours à des moments inappropriés. Mais ça ajoute un peu d’humour et de légèreté alors que la situation s’aggrave de plus en plus.

En plus d’Aileana, nous rencontrons 3 personnages masculins, toujours aussi différents les uns que les autres, aussi bien dans leur nature que dans leur caractère et je peux vous dire que ça forme un groupe assez incongru mais ô combien intéressant ! Je les ai tout simplement adorés.

Derrick est un pixie qui ajoute de la légèreté dans cette histoire, il est drôle, n’a pas la langue dans sa poche, c’est l’ami d’Aileana. Il faut toujours un personnage dans ce genre là pour détendre l’atmosphère et rire un peu même si la situation ne l’exige pas. Il est adorable même s’il peut être énervant. D’ailleurs, j’ai adoré les petites notes à la fin qui explique justement les différentes créatures faes et où un certain pixie s’en mêle…

Gavin est le frère de sa meilleure amie Catherine qui revient après 2 ans d’absence. On ne peut que l’apprécier pour ce qu’il est et sa relation avec Aileana est intéressante mais un peu compliquée. Elle le devient en fait à mesure de l’histoire mais je vous laisse découvrir en quoi. J’avoue que là, ça m’énerve un petit peu mais de l’autre… ça aurait pu être pire, en fait. En tout cas, c’est un personnage qui va nous surprendre de bien des manières et je suis très curieuse de voir son évolution dans la suite.

Quant à Kiaran, alors là… c’est le chouchou, le « gars » (ahem, ce terme n’est peut-être pas approprié, mais je vous laisse découvrir par vous-même) bourru, qui aide de temps en temps Aileana dans sa quête de vengeance et qui la pousse dans ses derniers retranchements. Un personnage que j’ai adoré dès la première apparition, j’ai tout de suite su qu’il allait me plaire. Sa relation avec Aileana est complexe mais c’est tout l’intérêt, et cela va forcément avoir des conséquences sur l’histoire même. Il est très mystérieux, il n’apparaît qu’en filigrane, on apprend vraiment à le connaître à mesure des pages et il se dévoile finalement très peu et dans l’ensemble du livre, il est vrai qu’on ne le voit pas si souvent que ça, il est très présent mais comme c’est en alternance avec Gavin et Derrick, du coup il n’est pas tout le temps là. Bien dommage d’ailleurs, mais ça s’explique plutôt bien.

En bref, ce premier tome m’a totalement convaincu, j’ai beaucoup aimé l’histoire, l’univers ainsi que les personnages. L’intrigue était plutôt bonne et bien menée, suffisamment d’action pour accrocher le lecteur dès la première page et un rythme qui ne s’essouffle pas. Je suis désormais très curieuse de connaître la suite parce que vu la fin, c’est juste rageant de ne pas en savoir plus et j’espère que dans le second tome on en saura plus sur certains personnages et sur l’univers féérique parce que ça promet beaucoup. En bref, à lire, si vous lisez en VO !

Compte-rendu du Salon du Livre de Paris 2014


Voici enfin le Salon du Livre de Paris, chose que j’attends chaque année avec impatience. Depuis 2006, c’est devenu un rituel pour moi d’aller là bas, y passer quelques jours, entourée de livres, c’est quand même loin d’être désagréable.

Le Salon commence pour moi avec l’inauguration le jeudi 21 mars 2014. J’y avais déjà participé au moins à 2 reprises quelques années plus tôt mais je dois dire que c’est la première fois que je vois autant de monde à l’inauguration, c’est à croire que les invitations ont été distribué à la pelle.

Du coup, un petit peu déçue parce que je n’ai pas pu prendre beaucoup de photos, le fait que les stands soient surchargés n’aident pas, et bon, si ce n’est que pour prendre des gens que je ne connais pas devant des structures où on ne peut même pas reconnaître les stands des éditeurs, ça n’a pas grand intérêt.

Néanmoins, cela m’a permis de faire un premier repérage et j’ai pu constater que les stands avaient de nouveau changé de place, je suis toute perturbée (à prendre avec humour). Du coup ce premier repérage, un peu « tranquille » (même si évidemment tout est relatif ici et que je n’ai pas vu l’intégralité du Salon) était nécessaire, ça m’évitera de galérer les prochains jours pour savoir où sont les éditeurs qui m’intéressent.

Et puis j’ai passé la soirée avec quelques amies blogueuses, donc c’est toujours sympathique.

Que le Salon commence !

Alors contrairement aux autres années, je ne vais pas faire un compte rendu détaillé des trois jours que j’ai passé au Salon du Livre parce que ça risque d’être redondant et peu intéressant. Je serai donc plus concise, enfin autant que possible, vous savez qu’il m’est difficile de ne pas parler pendant des heures.

Alors je suis arrivée vendredi en mâtinée au Salon du Livre pour pouvoir faire davantage de photos comme je n’avais pas pu en faire lors de l’inauguration à cause du grand monde. C’était bien plus calme en ce vendredi matin, évidemment, les gens travaillent. Donc lorsque je suis arrivée, j’ai été dire bonjour à différents éditeurs (Rebelle et Chat Noir) qui étaient presque l’un à côté de l’autre, avant de retrouver Arcantane (ABFA) avec qui j’ai passé une grande partie de la journée. Je l’ai accompagné à ses dédicaces BD. Même si pour Varanda, au moment où je passais pour Sophie, on nous a dit qu’il n’allait plus faire de dessin pour la dédicace mais juste une signature, 4h d’attente « pour rien », c’est rageant). Pendant la queue pour Varanda, je l’ai abandonnée pour pouvoir aller à la dédicace de Véronique Ajarrag chez Chat Noir qui était « en même temps » et je suis retournée la voir.


Ensuite, je suis allée à la conférence : Nouvelles lectures pour grands ados : rencontrer vos auteurs, avec Hervé Jubert, Fabrice Colin, Erik L’Homme et Taï-Marc Lethanh. 


Mais j’avoue avoir été un peu déçue parce que ça ne parlait pas tant que ça de la littérature ado en tant que telle. On ne voyait pas tant que ça les enjeux et en quoi c’était une nouvelle littérature pour les adolescents. La conférence a tourné autour des auteurs, de leurs livres, mais simplement en en parlant, en indiquant quelques points communs, comme par exemple le fait que souvent on a des adolescents seuls, avec des parents absents, etc. Mais j’ai envie de dire, c’est une nécessité, comment leur faire vivre des choses s’ils ont des parents sur le dos qui les surveillent, les obligent à aller en cours, etc. comme c’est le cas dans la vraie vie ? Il ne se passerait rien dans les livres, il n’y aurait aucun intérêt, et c’est d’autant plus vrai dans la littérature de l’imaginaire, mais bref passons. Le seul intérêt était quand même d’entendre les auteurs parler de leur livre, Hervé Jubert m’a encore plus donné envie de découvrir sa nouvelle série Monstre et aussi de voir Erik L’Homme. (*non je ne ferai pas ma groupie…*).

Ensuite, je suis retournée au stand Rebelle pour la dédicace de Sophie Jomain, je m’étais dit qu’il y aurait moins de monde que le lendemain chez J’ai lu, et ça s’est avéré, je suis intelligente parfois.


Après quoi je suis allée me promener un peu, papoter avec différentes personnes et je suis rentrée chez moi, premier jour du Salon terminé.

Le lendemain, de retour au Salon, sachant que ça allait être une journée rock and roll vu toutes les dédicaces que j’avais prévu mais on y croit, je suis un Jedi !

Je commence donc la journée chez Rageot pour la dédicace d’Hervé Jubert où j’ai acheté le premier tome de Monstre : Cœur de harpie, tant qu’à faire, le livre est beau (Magali Villeneuve est décidément une excellente illustratrice), l’histoire a l’air bien, alors il faut tenter et c’était mon premier achat du Salon.



Après je suis allée chez Gallimard, tout en rencontrant plein de blogueurs sur le chemin pour discuter avec d’autres blogueurs qui faisaient la queue pour Erik L’Homme. J’en ai profité pour attendre Secret Forbidden World avec qui j’ai passé la journée. La pauvre, je l’ai amenée à toutes mes dédicaces jusqu’à ce qu’on aille voir ensemble Erik L’Homme.

En attendant cette dédicace, nous avons été à celle de Carina Rozenfeld, puis celle d’Henri Loevenbruck avant de se poser et retrouver les copains blogueurs pour le déjeuner.


Après quoi on a été à la dédicace de Béatrice Bottet (dédicace de gauche) avant d’aller voir Erik L’Homme (dédicace de droite).


Puis j’ai tenté plus tard de voir Pierre Lemaitre chez Albin Michel mais au moment où l’on est arrivé, c’était trop tard, la file se terminait, il fallait aller chez Le Livre de poche où il était ensuite, mais quand j’ai vu l’attente, j’ai laissé tombé. Courageuse mais pas téméraire. Quelle idée d’avoir un Goncourt pour attirer plein de monde aussi ! Surtout quand on sait que moi, je ne venais que pour ses thrillers et pas des moindres, j’avais emmené Alex, le meilleur de la trilogie Verhoeven que j’ai lu.

Enfin, en fin de journée j’ai voulu aller voir J. Arden chez Rebelle mais là c’était la folie. Le passage était bouché, il y avait beaucoup de monde, on s’est même attiré les foudres du stand d’en face qui râlait parce qu’on cachait leur stand, ouais, mais même avec la bonne volonté du monde, on ne peut pas toujours se pousser, sauf si on veut créer un malaise. D’ailleurs à force d’être debout, de piétiner toute la journée et pour le 2e jour, je ne me sentais pas bien, du coup j’ai dit à J. Arden que je la verrai plus tard, le lendemain en dehors de la dédicace tant je ne me sentais pas bien. Du coup, j’ai été m’asseoir plus loin pour prendre l’air et me requinquer un petit peu.

Ensuite, j’ai fini par m’en aller pour y revenir le lendemain matin toujours vaillante ! Même s’il faut avouer que la fatigue commençait à se faire sentir, samedi soir c’était dur chez moi, même en étant allongée.

Le dimanche matin, j’ai pas mal tourné, beaucoup autour du stand de Flammarion puisque la plupart des auteurs que je voulais voir était là bas. J’ai ainsi commencé la liste avec Fabrice Colin.


J’ai passé une mâtinée avec différents blogueurs, notamment l’équipe d’ABFA, avant de trouver J. Arden le midi pour qu’elle me dédicace mon livre tranquillement en dehors des heures de dédicaces.


Puis en début d’après midi, je me redirige vers Flammarion pour aller voir Anne-Sophie Silvestre, avec qui je papote un petit moment. C’est toujours un plaisir de se voir.






Ensuite, je me dirige vers Marilou Aznar avec qui je discute un petit peu aussi, autant en profiter tant qu’on a les auteurs sous la main.


Je retrouve certaines filles d’ABFA, dont Nyx Shadow avec qui je fais quelques toujours, et l’on finit par voir si la queue pour Pierre Lemaitre était encore longue et lorsque j’arrive, le miracle à lieu, il n’y a que 2 personnes devant moi, que 2 !! Du coup, j’abandonne lâchement Nyx en lui disant que je ne bougeais plus, ça tombait bien, elle allait rentrer chez elle. Je reste donc à ma place, discute avec des personnes dans la queue pour passer le temps jusqu’à ce qu’il arrive. On discute rapidement, on ne peut pas se permettre de rester plus longtemps vu la queue, mais au moins on a pu échanger quelques mots, c’est toujours plus sympathique que de faire une dédicace à la chaîne !


Je finis par refaire un petit tour, à revoir les éditions du Chat Noir pour prendre l’art book Requiem d’Alexandra V. Bach qui était là en dédicace, c’était le moment d’en profiter. Il est vraiment beau ce livre. Je vous invite à découvrir ses illustrations. 


Ensuite je suis allée voir Rebelle, où je me suis posée un petit peu (mes pieds ont beaucoup souffert), j’ai discuté avec différentes personnes avant de partir. Je suis restée moins longtemps que les premiers jours mais quand le corps fatigue, il faut savoir l’écouter avant qu’il nous lâche parce qu’il fallait bien que je rentre chez moi.

Voilà, le salon s’achève pour moi, c’était 3 jours intensifs, 3 et demi si on compte l’inauguration.

Dans ce compte rendu, j’ai peu parlé des moments où j’ai discuté avec les blogueurs ou des personnes qui me suivent sur la page qui se sont manifestés. J’en ai vu un certains nombres, pendant ces trois jours et ça m’a fait vraiment plaisir de vous voir. Déçue d’en avoir raté certains mais en même temps avec nos emplois du temps respectif, la taille du salon, ce n’est pas évident de se voir à moins d’avoir planifié la rencontre. Et non, je ne donnerai pas de noms, parce que sinon si j'en oublie, on va m'en vouloir, mais vous vous reconnaîtrez. ^^

J’ai trouvé le salon plus sympathique que l’année dernière, après niveau organisation de mon côté, c’était un peu à l’arrache. A cause de mes études, je n’ai pas pu vraiment m’y consacrer comme les précédentes années et il faut dire que le site internet n’aidait pas vraiment non plus. En cours de route j’ai vu des auteurs que je lisais mais je n’avais pas pris mes livres, n’ayant pas vu qu’ils étaient présents. C’est rageant mais tant pis ; on peut se dire qu’ils reviendront peut être l’année prochaine.

J’ai tellement enchaîné les dédicaces qu’au final je n’ai pas tant vu que ça le salon, je n’ai pas beaucoup tourné ou du moins, j’étais tout le temps sur les mêmes stands. Je n’ai pas fait de découvertes livresques comme je le faisais les premières années où j’y allais. Je trouve ça dommage parce que c’est aussi et surtout l’intérêt du Salon. Mais après, j’aime bien avoir des dédicaces, avoir la chance de pouvoir rencontrer des auteurs, même s’il faut être patient et savoir souffrir en silence. Comme quoi, trois jours de salon n’est pas forcément suffisant, mais physiquement (et aussi à cause de mes cours) je ne pourrais pas faire plus, ça m’a quand même tué.

Enfin, j’ai trouvé qu’il y avait moins de monde que les années précédentes, c’est peut être une impression, et ça n’a pas empêché les queues de 3/4h pour certains auteurs mais dans les allées, ça m’a semblé plus vide que d’habitude. Et il ne faisait pas si chaud que ça non plus et pourtant le salon était encore plus petit que les années précédentes. Reste à voir lorsqu’on aura les chiffres des entrées, mais j’ai l’impression qu’il y a de moins en moins de monde, je trouve ça dommage, mais avec une entrée à 10€ et peu de réductions pour certains adultes (handicapés, chômeur, etc.) faut pas s’étonner non plus. et beaucoup d’éditeurs manquaient à l’appel.


 Pour plus de photos c'est par ici

Sinon voilà un bilan en photo de mon Salon, voici mes dédicaces :


Quelques goodies :