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30/05/2018

Les ailes d’émeraude d’Alexiane De Lys (Les ailes d’émeraude 1)

Quatrième de couverture

À bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis le tragique accident qui l’a privée de toute famille. Livrée à elle-même dans la ville foisonnante et hostile de Philadelphie, la jeune femme a la désagréable impression d’être suivie... jusqu’au jour où deux inconnus l’agressent. Au moment le plus critique, elle est tirée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel.
Ce dernier ne lui est pas totalement étranger, et leur rencontre est loin d’être due au hasard. Grâce à lui, Cassiopée va découvrir sa véritable nature, avec ce qu’elle a de meilleur mais aussi de pire, et peut-être percer enfin les mystères de son passé…

Mon avis

Les ailes d’émeraude est un roman qui me tente depuis pas mal de temps mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de m’y pencher. Avec cette réédition poche, c’était le moment ou jamais de le lire et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise par ce livre. Je suis curieuse de lire la suite, surtout au vu des circonstances, pour voir ce que vont devenir nos différents personnages. Affaire à suivre donc, mais ce premier tome est prometteur en tout cas.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent relativement vite., vu l’épaisseur du livre, cela prend un peu de temps pour la découverte de sa véritable nature, mais tout vient à point à qui sait attendre…

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide. Dès les premières pages, on sent une certaine maîtrise et maturité et ça fait plaisir à lire. J’ai été rapidement plongée dans l’univers de l’auteur et je dois dire que tout cela m’a grandement intrigué. J’étais curieuse de voir quel univers allait être développé et je dois dire que cela m’a beaucoup plu. Je n’avais rien lu sur le sujet et je dois dire que c’est un univers qui me plaît bien. Je ne vais pas trop détailler tout ça, pour vous laisser la surprise mais j’ai trouvé ça vraiment intéressant. L’auteur rentre vraiment dans les détails, dans le fonctionnement de ce monde et les facultés des personnages qui en découlent. On suit un vrai cours et ça m’a bien plu, on apprend tout cela en même temps que l’héroïne et du coup les informations arrivent au compte-goutte. C’est vraiment un autre monde avec ses propres codes, ses propres dangers.

L’intrigue est bonne et bien menée. Comme c’est un bon pavé, elle est plutôt « lente » mais on ne s’ennuie pas pour autant, bien au contraire. Comme Cassiopée, on se demande bien ce qui lui arrive. Elle se retrouve livrée à elle-même à seulement 18 ans, elle se sent épiée et pour cause, et lorsque Gabriel lui vient en aide, les problèmes ne font que commencer pour la jeune femme qui va évidemment découvrir tout un autre monde qui lui réserve bien des surprises. Alors certes, dans le principe, c’est plutôt classique, on voit souvent ce type d’intrigue avec ces révélations-là dans beaucoup de YA, mais cela fonctionne quand même et ça ne m’a pas dérangé.

Les choses se mettent en place doucement mais sûrement, cela suit son cours et j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Pour un premier tome, il se passe beaucoup de choses, c’est assez riche, même si je suis certaine que l’auteur a encore plus d’un tour dans son sac. Mais il est vrai qu’arrivé à la fin du livre on voit tout le parcours de l’héroïne et on se dit que ça ne s’est passé qu’en l’espace de quelques mois. Elle semble pourtant avoir vécu plus d’une vie avec tous les événements.

Quant aux personnages, ils sont plutôt intéressants et attachants. Cassiopée a vécu un drame, suite à un accident de voiture, sa mère est décédée, la laissant seule. Ses 18 ans approchant, elle va devoir quitter l’orphelinat où elle a vécu presque toute sa vie puisqu’elle est devenue majeure. Elle se retrouve confrontée à elle-même et assez rapidement les ennuis arrivent. Si au début elle paraît comme une pauvre chose fragile, au fur et à mesure de l’histoire, elle va prendre de l’assurance et changer, se forger. Elle paraît méconnaissable entre le début et la fin de l’histoire. Pour certains aspects c’est une bonne évolution, pour d’autres, cela pourrait devenir inquiétant.

Quant à Gabriel, c’est le « bad boy » qui n’arrête pas de l’asticoter avec ses remarques. Mais comme on dit, qui aime bien châtie bien non ? Malgré son ton mordant, je dois dire qu’il m’a tout de suite plu comme personnage et je le voyais bien avec Cassiopée. Ils ont un peu le même caractère, donc forcément ça finit par faire des étincelles.

En bref, Les ailes d’émeraude est un premier tome prometteur qui m’aura bien plu. L’univers est vraiment intéressant et je suis certaine que l’auteur n’a pas encore tout dévoilé. L’intrigue est bonne et bien menée, même si par certains aspects cela reste très classique, notamment pour ce qui est de certaines révélations mais cela reste très efficace. J’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Cassiopée qui voit son monde basculer du tout au tout et je suis curieuse de la retrouver dans la suite car au vu des circonstances, ça risque d’être compliquée pour elle !

29/05/2018

La Collision des mondes de Chris Colfer (Le Pays des Contes 6)

Quatrième de couverture

Alex a disparu ! Pire, le sortilège de la sorcière Morina l’a transformée en enchanteresse maléfique. Cela ne pouvait tomber plus mal, car la brèche entre le Pays des contes et notre monde est désormais ouverte : héros comme vilains peuvent passer de l’un à l’autre selon leur bon vouloir. 
Alors que New York découvre avec stupeur l’existence de la magie, Conner, aidé de Rouge, Boucle d’or, Jack et de son armée littéraire, doit à tout prix libérer sa sœur. Car seuls les jumeaux peuvent affronter la plus grande menace qui ait jamais existé. Une menace qui plane de toute sa noirceur sur l’ensemble les mondes…

Mon avis

La Collision des mondes est le dernier tome du Pays des Contes, une série chouchou que j’affectionne tout particulièrement. Autant vous dire, que savoir que c’est le dernier me rend un peu triste parce qu’il va falloir dire au revoir à tous ces personnages, à cet univers si particulier et cher à mon cœur. Chris Colfer a créé là une histoire incroyable et addictive et cette fin est juste parfaite à mes yeux.

Mon seul reproche est que le livre ne soit pas plus épais. J’avoue avoir été un peu déçue de voir qu’il ne faisait QUE 350 pages, j’aurai aimé un bon gros pavé (600 pages au moins) pour finir cette série en apothéose. Mais c’est sans compter sur le talent de Chris Colfer pour nous faire ressentir toutes sortes d’émotion et d’y mettre beaucoup d’action en "si peu de pages" car l’essentiel est bien là. Cette fin est parfaite à mes yeux et clôt une série qu’il vous faut absolument découvrir si ce n’est pas déjà fait !

Dès le prologue, le ton est donné, et j’ai adoré commencer ce livre de cette manière, même si j’avoue avoir eu un raté concernant l’un des personnages mais vous risquerez d’être surpris. Puis l’histoire commence avec la disparition d’Alex, qui est évidemment, entre les mains des sorcières car elles comptent se servir d’Alex comme d’une arme puissante pour pouvoir conquérir l’autre monde, le nôtre, celui des "humains". L’intrigue est géniale, j’ai vraiment adoré et si le tome précédent m’avait plu, je l’avais trouvé un peu "redondant" par rapport au 4e tome, là, on est vraiment dans le nerf de la guerre. La lutte est imminente et l’atmosphère est de plus en plus lourde et tendue. On sent bien que c’est la fin mais quel en sera le prix ?

L’auteur maintient le suspense durant un long moment, il nous fait miroiter et joue avec nos nerfs. J’avais le cœur qui s’accélérait par moment parce que je me demandais comment tout cela allait se terminer. J’espérais au plus profond de moi que ce soit avec un gros Happy End (vu que j’ai un cœur d’artichaut et que je n’aime pas quand ça se termine mal) mais j’avoue que plus j’avançais dans ma lecture et plus je redoutais cette fin.

Je n’avais aucune envie de finir ce livre et en même temps, la curiosité était trop forte pour que je ne le dévore pas pour savoir ce qui allait se passer. Cette série est terriblement addictive et lorsqu’on arrive au dernier tome, que tout va se résoudre, d’une manière ou d’une autre, il est évident qu’il est difficile de faire durer le plaisir trop longtemps. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, je reposais mon livre de temps à autre pour faire durer un peu ce moment mais je le reprenais presque aussitôt, la curiosité était trop grande. Je n’aime pas vraiment terminer un livre, surtout quand il a cet effet sur moi, quand c’est une série chouchou (je ne préfère pas imaginer le moment où je lirai le dernier tome des Gardiens des cités perdues de Shannon Messenger...).

L’action est omniprésente, on n’a pas le temps de souffler tant il se passe de choses dans tous les sens. On change à chaque fois de focalisation sur les personnages ce qui nous permet de voir ce que font les différents "clans" et ça permet de créer plus de suspense et de tension. De quoi nous tenir en haleine tout du long en nous faisant douter de cette fin qui se rapproche de plus en plus. L’intrigue est géniale et logique mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler.

L’univers construit par Chris Colfer est vraiment très riche et c’est incroyable de voir ce qu’il a pu créer à partir des contes, la manière dont tout s’est lié, avec une facilité déconcertante (alors que j’imagine très bien que c’est loin d’être le cas). C’est vraiment très intéressant et prenant et moi qui adore de plus en plus les réécritures du genre, j’ai été servi avec cette série, donc un grand merci à l’auteur pour avoir créé ça.

Quant aux personnages, ils sont géniaux. Il est évident que cette série n’aurait pas la même saveur sans eux, sans nos deux jumeaux intrépides et leurs amis. Ils sont tous courageux et s’ils ont parfois des faiblesses, eh bien cela montre un peu plus leur humanité. Et puis les amis servent à cela, ils savent qu’ils peuvent se reposer sur eux pour changer la donne. Petite mention à Rouge, qui est juste une pépite, sans elle, il est vrai que l’histoire manquerait d’un petit quelque chose. Elle est géniale et jusqu’au bout, elle parviendra à nous surprendre... 

Quant aux jumeaux, Alex et Conner, cette histoire, toutes ces épreuves vont les faire grandir, leur apporter beaucoup de choses dans leur vie. Quand on commence la série, ce sont des pré-adolescents, ils n’ont que 11 ans, à la fin de cette histoire, ce sont des adolescents de 16 ans qui ont gagné en maturité, qui ont vécu tellement de choses que cela les marquera pour toujours. On peut le voir à quel point au début du livre, dans le prologue qui, je l’avoue m’a bien fait sourire.

En bref, La Collision des mondes est une fin parfaite pour une série extraordinaire que j’ai adoré découvrir. L’univers est vraiment bien pensé, les contes sont réutilisés d’une manière incroyable pour une aventure qui l’est tout autant. Les personnages sont attachants et sympathiques et après tout ce temps, c’est un déchirement de devoir leur dire au revoir mais j’aurai passé d’excellents moments de lecture grâce à eux. Une série que vous devez ABSOLUMENT lire si ce n’est pas déjà fait tant elle est géniale et incroyable et l’avantage c’est qu’elle est très bonne jusqu’au bout. Une série COUP DE COEUR que je vous invite vivement à découvrir, vous ne serez pas déçus du voyage ! Au revoir Conner et Alex, vous allez me manquer...

28/05/2018

Les Orphelins du Royaume de Leigh Bardugo (Grisha 1)

Quatrième de couverture

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.

Mon avis

Ayant eu un gros coup de cœur pour Six of Crows de l’auteur et le tome 2 approchant, j’ai profité de mes vacances pour lire Les Orphelins du Royaume, le premier tome de Grisha et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Si Grisha est un peu moins sombre, donc pour moi, un chouïa moins intense que Six of Crows, j’ai quand même adoré cette lecture. Je suis ravie de cette réédition, cela permet de ressortir le livre (que je possédais déjà dans ma PAL chez Castelmore).

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture, bien que succincte, est assez explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire et fluide, on rentre en un rien de temps dans l’histoire. Je l’avoue, ce roman n’aura pas fait long feu vu que je l’aurai lu dans la soirée et j’avais tellement envie de savoir ce qui allait se passer que je n’ai pas pu m’empêcher de dévorer ce livre, quitte à le finir dans la nuit.

L’univers est le même que celui de Six of Crows (sachant que Grisha est la première série à être sortie) et j’ai été ravie d’approfondir le monde des Grishas, ces sorciers de mage – sorcier doués de magie que j’avais pu brièvement rencontrer dans Six of Crows avec le personnage de Nina. Chacun possède des dons très particuliers et celui d’Alina, l’héroïne l’est tout particulièrement et pourrait être celle qui sauverait leur patrie de ces ténèbres, de ce Shadow Fold. Dans l’atmosphère, j’ai trouvé que c’était moins dur et moins sombre que Six of Crows, ça reste plus « gentil » mais ça n’est pas facile ou niais pour autant, bien au contraire. C’est un monde où la magie est là partout mais elle risque d’être mise à mal, surtout avec ces ténèbres qui ne cessent de grandir et de tuer.

L’intrigue est bonne et bien menée. Bien que simple, elle reste très efficace et j’ai passé un très bon moment de lecture. J’avais envie de savoir ce qui allait se passer, les pages ont défilé très rapidement et j’ai été happée dès les premières pages. C’est prenant et haletant à sa manière et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Alina va en prendre pour son grade, on ne la ménage pas vraiment. Elle est la possible solution à leur problème, et pourtant elle n’a aucune conscience de ses pouvoirs et à la manière dont elle peut s’en servir. Tout un apprentissage à faire et l’heure tourne… J’avoue que j’avais des doutes sur certains personnages mais je me suis laissée prendre au jeu et j’ai quand même eu quelques surprises. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais en tout cas, c’est une histoire qui bien que classique reste très sympathique à découvrir.

Alina est une jeune héroïne qui se découvre un destin, comme dans beaucoup de livres d’apprentissage du genre en Heroic Fantasy. Elle reste naïve sur certain point mais en même temps, vu son parcours, on peut comprendre pourquoi elle agit ainsi et se laisse avoir facilement. Elle reste attachante et sympathique et j’ai bien aimé suivre son parcours, même si parfois j’ai trouvé cela un peu facile, ou du moins trop rapide. Néanmoins, j’ai très envie de savoir ce que l’auteur lui réserve et il me tarde de lire la suite. Quant à Mal, son meilleur ami, j’avoue que j’ai un petit faible pour lui, il est là, le « frère protecteur », inséparables depuis l’enfance. J’ai beaucoup aimé ce personnage et j’ai hâte d’en savoir plus à son sujet.

En bref, Les Orphelins du Royaume est un premier tome très prometteur. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a fait redécouvrir le monde des Grishas que j’ai pu connaître grâce à Six of Crows. Grisha est différent de cette série mais elle n’en reste pas moins intéressante et prenante, même si elle est moins dure et plus facile, cela reste un bon moment de lecture. Les personnages sont attachants et sympathiques et vont nous faire vivre de prochaines aventures dures et intenses je pense. Il me tarde de lire la suite qui ne va plus tarder à arriver !

C'est lundi, que lisez-vous ? [157]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




J'ai lu moins de livres cette semaine, reprise du boulot oblige, et il faut l'avouer, Les ailes d'émeraude est un pavé qui m'a pris un peu de temps. Mais la semaine a été très bonne, j'ai adoré toutes mes lectures et la semaine s'est achevée en apothéose avec le dernier tome du Pays des Contes :D



Passion dévorante de Jay Crownover (Clash 3)

Le seul homme qu’elle désire. Le seul qu’elle devrait fuir. 
La façon dont elle le regarde, le rouge sur ses joues quand ils se croisent… Church n’a aucun doute sur l’attirance que Dixie éprouve pour lui. Avec n’importe quelle autre femme, il en aurait profité depuis longtemps. Mais Dixie Carmichael est la jeune femme la plus lumineuse et bienveillante qu’il ait jamais rencontrée, aussi s’est-il juré de ne pas lui faire de mal. Voilà pourquoi il l’a toujours maintenue à distance. Seulement aujourd’hui Dixie est la seule à pouvoir les aider, lui et sa famille. Alors si pour cela il doit la manipuler, tant pis… 




27/05/2018

La Grande Ourse d'Elsa Bordier et Sanoe

Quatrième de couverture

Louise, une jeune femme d’une vingtaine d’années, peine à oublier ses proches disparus. Elle vit depuis en leur compagnie, au point même de se couper des vivants de peur de les perdre à leur tour... Sourire, profiter de la vie sont des choses qu’elle semble ne plus savoir faire. 
Soudain, l’étrange Phekda, l’une des étoiles de la Grande Ourse, fait irruption... et l’entraîne dans une immersion au plus profond d’elle-même. Une immersion qui passe par une virée sur la plage de son enfance, par une nuit dans une petite maison biscornue, par une forêt labyrinthique qui oscille entre réel et fantastique jusqu’à la montée de cet incroyable escalier sorti des nuages Mais où la mènera-t-elle ? Et quelles en seront les conséquences ?

Mon avis

La Grande Ourse est une BD que Lothfleur avait repéré lors du Salon de Paris, cela n’étant pas tombé dans l’oreille d’une sourde, je le lui ai pris pour son anniversaire et quitte à l’avoir sous la main, j’en ai profité pour le lire. Et oui, j’ai lu son cadeau avant elle et je n’ai même pas honte !

J’avoue avoir succombé pour les illustrations, je ne savais même pas de quoi cela parlait, ce sont les dessins qui m’ont donné envie d’y jeter un œil et quitte à l’avoir sous la main… Autant y jeter un coup d’œil et j’ai bien aimé cette BD même si j’ai un petit quelque chose à y redire.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte.


Alors le premier constat qui m’a étonné, est que, même si c’est de la jeunesse, il y a très peu de textes, très peu de bulles, donc cette BD se lit vraiment très vite. Cette histoire parle de l’absence, du deuil et la douleur due à cette absence, de la vie et donc de la mort. C’est un vaste sujet, assez difficile car à cause de la perte de ses proches, Louise ne s’autorise plus vraiment à vivre et ne vit que dans le souvenir avec les fantômes de sa famille, qui sont réellement présents à ses côtés. A cause de cela, elle reste seule et n’avance pas. Jusqu’au jour où cette étoile, Phekda vient auprès d’elle pour l’emmener dans un voyage initiatique qui changera la vie de Louise.


C’est une histoire intéressante et le message qui est transmis est vraiment beau. Un voyage initiatique qui ouvrira les yeux de Louise. Je trouve juste dommage que la fin soit si abrupte. Ça se termine un peu trop vite à mon goût et j’ai un sentiment de trop peu.

Le gros point fort de cette BD sont les illustrations qui sont justes magnifiques. On se retrouve dans un univers enchanteur, tout en rondeur qui n’est pas sans rappeler l’univers du manga. Après, c’est une question de goût, on aime ou pas, mais il faut reconnaître que l’illustratrice a un coup de crayon indéniable, c’est vraiment très beau. Les couleurs sont assez sombres et pourtant ça n’a rien de triste, bien au contraire.


En bref, La Grande Ourse est une BD intéressante que j’ai pris plaisir à découvrir. L’histoire est belle et touchante, même si je trouve qu’elle va un chouïa trop vite et que ça manque un peu de texte pour moi (de consistance car sans le texte on comprend tout de même ce qui se passe). La fin est un peu abrupte et j’aurai aimé en avoir un peu plus, mais cela aurait été pour faire durer le plaisir, pour rester un peu plus dans cet univers aux illustrations si magnifiques.

In My Mailbox (335)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


La vallée des oranges de Béatrice Courtot

Marseille, 2016

En démontant le faux plafond d'un hôtel, un ouvrier tombe sur une boîte contenant les souvenirs d'une vieille dame, Magdalena. Son arrière-petite-fille, Anaïs, tenancière du Café de l'Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines...

Majorque, 1935

Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Mais très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village. Au péril de sa vie, Magdalena s'engage alors dans la résistance.

Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d'Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.


Mentir aux étoiles d'Alexandre Chardin

Quand je serai adulte, j'irai en expédition sur la banquise. Il n'y aura que le silence autour de moi. Personne ! La nuit, j'aurai juste à lever les bras pour toucher les étoiles. Mais je ne le ferai pas. J'écouterai. Je ne ferai qu'écouter les étoiles, et je n'aurai plus peur de rien.


La collision des mondes de Chris Colfer (Le Pays des contes 6)

Alex a disparu ! Pire, le sortilège de la sorcière Morina l’a transformée en enchanteresse maléfique. Cela ne pouvait tomber plus mal, car la brèche entre le Pays des contes et notre monde est désormais ouverte : héros comme vilains peuvent passer de l’un à l’autre selon leur bon vouloir. 
Alors que New York découvre avec stupeur l’existence de la magie, Conner, aidé de Rouge, Boucle d’or, Jack et de son armée littéraire, doit à tout prix libérer sa sœur. Car seuls les jumeaux peuvent affronter la plus grande menace qui ait jamais existé. Une menace qui plane de toute sa noirceur sur l’ensemble les mondes…


Le Wonderling, tome 1 de Mira Bartók

Vous êtes-vous déjà retrouvé avec une créature fraîchement orpheline sur les bras ou dont personne ne veut ? Nous avons la solution !

Bienvenue au Foyer pour Créatures Ingérables et Bâtardes, une institution dirigée par la redoutable Mlle Furonkle ! 
Cette femme méchante et acariâtre considère que ses jeunes pensionnaires qui vivent dans la peur n’existent que pour souffrir et la servir. Hybrides mi-animaux, mi-humains, ces pupilles travaillent comme des forçats à l’école autant qu’à l’usine et ont l’interdiction de se livrer à des activités d’enfants de leur âge, et surtout de chanter ou de faire de la musique. Le Wonderling, sorte de renard à une oreille et au cœur pur et qu’on appelle Numéro 13 (d’après le médaillon avec lequel on l’a trouvé) à défaut de véritable prénom, n’a jamais connu d’autre maison. D’une timidité maladive, il prend pourtant la défense d’une jeune camarade oiseau, Babiole, qui va lui faire deux dons en retour : un vrai prénom – Arthur – … et une amitié indéfectible ! Tous deux vont parvenir à s’échapper du Foyer et vivre d’incroyables aventures au cours desquelles la formidable destinée d’Arthur va se révéler.


Étiquette et espionnage de Gail Carriger (Le Pensionnat de Mlle Géraldine 1)

Angleterre, début du XIXe siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa mère : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres plutôt qu'apprendre les bonnes manières ! Mme Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady, aussi l’inscrit-elle au Pensionnat de Mlle Géraldine qui s’attache au perfectionnement des jeunes dames de qualité. Très vite, Sophronia comprend que cette école ne correspond pas exactement à l’idée que sa mère s’en faisait. Certes, les jeunes filles y apprennent l'art de la danse, celui de se vêtir et l'étiquette, mais elles font aussi l’apprentissage de la diversion, de l'espionnage et de l’acte de donner la mort – tout cela de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. C’est une chose d’apprendre à faire une révérence comme il faut, c’en est une autre d’apprendre à la faire en lançant un couteau…


L'esprit de Lou de Roxanne Dambre (Animae 1)

Je m’appelle Lou, j’ai 20 ans, et dans quelques heures, je vais m’installer dans les bureaux de la DCRI, les services secrets français. Mon job ? Officiellement, je suis consultante au département de recherche sur l’inexplicable. En réalité, je traque une bizarrerie qui rôde dans la nuit parisienne et qui fait hurler de rage mon instinct de panthère. Oh, je ne vous ai pas dit ? Comme tous ceux de ma race, ma vraie nature est animale, et je me transforme à volonté. Nous, les Daïerwolfs, formons un peuple très puissant, mais contraint de se cacher des faibles humains. Enfin, faibles... L’officier qui m’a recrutée, le capitaine Sylvain Levif, pourrait me vaincre d’un seul regard tant il me plaît ! À cette heure, je n’ai pas encore décidé si cela va rendre ma mission plus agréable ou plus compliquée. Ou les deux. Et zut. Pourquoi ces choses-là n’arrivent-elles qu’à moi ?



Et vous ?

26/05/2018

La fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill

Quatrième de couverture

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle n’ait jamais compris pourquoi. 
Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux.
Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler...

Mon avis

La fille qui avait bu la lune est un roman qui m’a intrigué bien avant sa sortie en France. En effet, j’avais pu recevoir en amont un exemplaire au boulot et vu qu’il y était question de sorcière, ça a tout de suite attisé ma curiosité. On ne se refait pas, la sorcellerie reste mon grand amour dans la Fantasy, donc j’étais curieuse de découvrir ce livre, d’autant que le titre interpelle beaucoup. Mais comme d’habitude, le manque de temps fait que je ne l’avais pas encore lu.

Profitant ainsi de mes vacances, je me suis plongée dans ce roman qui m’a tout de suite charmé. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui est assez unique en son genre et je vous le conseille grandement. Ce n’est certes pas un coup de cœur mais on s’en rapproche. C’est une lecture qui ne laisse pas indifférent et je trouve ça dommage qu’on n’en ait pas davantage entendu parler dans la blogo car je suis certaine qu’il pourrait plaire au plus grand nombre. J’espère que cette chronique vous incitera à vous y pencher en tout cas.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est superbe, c’est vraiment très bien écrit, on sent une certaine maturité bien que ce soit un livre jeunesse. Cela m’a fait penser à la lecture d’un conte et d’ailleurs les titres des chapitres renforcent cette sensation (je vous laisse découvrir à la lecture du livre).

L’auteur nous transporte en un rien de temps dans son univers. Dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire, je me posais plein de questions sur ce rituel cruel, comment peut-on enlever un bébé à ses parents ? Pour le sacrifier à une sorcière, qui, comme on le découvre rapidement, n’en a que faire ? Elle replace chacun d’eux auprès d’une famille aimante jusqu’au jour où elle croise le chemin de Luna qui par inadvertance va être touchée par la magie.

Durant toute ma lecture, je me demandais où l’auteur allait nous emmener, à quoi ce sacrifice rimait et je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à cela ! J’ai mis le temps avant de comprendre, plus de la moitié du livre. Cela a été une très bonne surprise, l’auteur maintient le suspense un bon moment et j’étais plus que curieuse de voir comment cela allait se terminer car plus on s’approche de la fin et moins j’étais confiante… Mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, ce serait dommage de passer à côté de cette lecture parce que j’en aurai trop dit. En tout cas, c’est un univers vraiment intéressant et j’ai beaucoup aimé la manière dont la magie et la sorcellerie prenaient place dans cette histoire. Il y a peu de livres qui trouvent vraiment grâce à mes yeux (en jeunesse en tout cas) sur ce sujet, j’ai plus d’une fois été déçue et là, je dois dire que l’auteur a créé quelque chose d’original, sans tomber dans la facilité et la simplicité. Même si c’est un livre jeunesse, l’auteur ne ménage pas ses personnages l’univers reste assez sombre, comme c’est souvent le cas lorsqu’une ombre malfaisante plane au-dessus des héros.

L’intrigue est vraiment bonne et bien menée, elle est prenante. J’avais envie de savoir ce qui allait se passer et les pages ont défilé sans que je ne m’en rende compte. Cela dit, je dois avouer que c’est une intrigue plutôt lente, peut-être à cause de sa manière de raconter les choses et le fait que l’on suive en alternance la vie de deux personnages, Luna et Antain et leurs proches. Mais attention, ce n’est pas pour cela qu’il ne se passe rien et que c’est ennuyeux, bien au contraire, c’est très intéressant. Mais il y a une certaine lenteur que je tenais à souligner car si vous vous attendiez tout du long à de la grosse action, ce n’est pas le cas. Cela s’accélère surtout sur la fin, en prenant un peu son temps.

Les personnages sont attachants, à commencer par Xan, cette sorcière qui sauve tous ces bébés depuis des années, sans qu’elle ne sache pourquoi on les abandonne. Elle prend soin d’eux le temps de leur trouver une famille qui pourra les aimer comme les leurs. Quand on la voit avec Luna, on ne peut que s’attendrir, elle est une véritable mère, grand-mère en l’occurrence pour la petite fille.

Luna est une petite fille adorable, on ne peut que s’y attacher et avoir envie de prendre soin d’elle, surtout quand on voit le destin qu’on lui prévoyait à l’origine. La magie est une seconde nature pour elle, à telle point qu’elle ne se rend même pas compte de ce qu’elle fait, ce qui est dangereux pour la fillette et Xan n’a d’autre choix que d’empêcher qu’elle nuise, même si pour cela elle change une partie d’elle. J’avoue que ça m’a fait mal au cœur de voir ça mais on peut comprendre Xan.

Antain est un personnage important dans l’histoire, on suit son parcours qui est des plus chaotiques aussi, il va en voir de toutes les couleurs mais est bien décidé à prendre en main sa vie et à changer le cours de l’histoire. C’est un personnage vraiment intéressant qui m’a touché.

Mais les meilleurs personnages sont Glerk, une créature du Marécage et Fyrian, un dragonus minuculus. C’est un duo atypique que l’on ne peut qu’apprécier. J’avoue que le dragon m’a bien fait rire, j’avais bien envie de le prendre dans mes bras.

En bref, La fille qui avait bu la lune est un très bon roman que j’ai pris grand plaisir à lire. C’est original et j’ai aimé me plonger dans l’univers de Kelly Barnhill qui nous livre ici une histoire hors du commun. L’intrigue est certes un peu lente mais elle reste prenante et il serait dommage de passer à côté de ce livre. Les personnages sont attachants et on a envie que tout se termine bien pour chacun d’eux. Un roman à découvrir !

25/05/2018

Nos vagues à l’âme de Georgia Caldera (Nos chemins de travers 2)

Quatrième de couverture

« Cette douleur qui est la mienne, cette blessure, je la chéris. Puisque c’est tout ce qu’il me reste… »
Parfois, l’amour ne suffit malheureusement pas à tout résoudre, et quand ressurgissent les démons du passé, le fragile équilibre qu’avaient réussi à trouver Louis et Emma vole alors en éclats.
Si cette dernière est parvenue à prouver à Louis qu’il pouvait exister une fois descendu de son piédestal, saura-t-il de son côté lui confier les clés de son plus noir secret, prouvant ainsi qu’il a fait d’elle son exception ?
Une traversée houleuse, entre vengeance, passion et déchirements, en quête d’un salut qui ne pourra se réaliser qu’à travers l’autre.

Mon avis

Nos vagues à l’âme est la suite de Nos chemins de travers qui avait été un coup de cœur pour moi. Une histoire déchirante et difficile entre deux êtres qui cachent au plus profond d’eux des blessures. Avec la fin horrible du premier tome qui nous laisse sur un tel cliffhanger, j’étais obligée de lire cette suite qui est tout aussi bonne. Je n’ai pas eu un coup de cœur mais je n’en suis pas très loin. Il s’agit d’un très bon diptyque que je vous invite vivement à découvrir et cela me donne encore plus envie de lire les autres livres de l’auteur.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite. Et étant donné, la fin du premier volume, on sait un peu à quoi s’attendre pour cette suite qui risque d’être très douloureuse. Et ça n’a pas manqué… Georgia Caldera nous prouve une fois de plus que certains auteurs sont sadiques et aime faire souffrir ses personnages et ses lecteurs en même temps. Mais dirons-nous que c’est pour la bonne cause, sans quoi cette histoire n’aurait pas la même saveur donc on lui pardonne.

Ce deuxième tome commence peu de temps après la fin du premier, nous retrouvons Louis, en proie au doute qui se demande ce qu’il a bien pu faire pour qu’Emma s’enfuit, sans donner aucune nouvelle, aucun signe de vie et ce, durant un bon moment. Evidemment, nous, lecteurs, savons ce qui s’est passé et je dois dire que ça a été un déchirement de le voir si démuni, car, à la lecture de ce SMS j’étais certaine qu’il n’y était pour rien, pas avec toutes ces confessions au sujet d’Emma. J’étais sûre qu’il avait vraiment changé, qu’il était sincère. Alors qui est responsable de ça ? Il va falloir faire preuve de patience, les réponses à nos questions viendront mais cela prendra du temps, en même temps vu la situation, c’est normal.

Ce tome m’a mise en colère, contre certains personnages (en fait surtout un mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler). Dans ce deuxième tome, l’auteur délivre tous les secrets de ses personnages, c’est le temps de dire toute la vérité, aussi crue et dure soit-elle, de faire prendre conscience de certaines choses et ça fait mal. C’est difficile, mais nécessaire pour qu’ils puissent tous les deux aller de l’avant et continuer leur vie aussi normalement que possible.

Il est évident que dans un premier temps tout cela est difficile, Emma se sent trahie, elle n’a aucune envie de revoir Louis et se joue de lui, comme il a pu se jouer d’elle et devient quelqu’un d’autre. On ne peut pas vraiment lui reprocher de se comporter comme ça, même si ça fait mal, car nous, nous savons en partie la vérité et qu’il souffre de tout ça. Il y a un passage notamment qui était dur, elle va assez loin dans sa démarche, œil pour œil après tout… Mais c’est frustrant de les voir se déchirer de la sorte alors qu’ils sont faits pour être ensemble…

Georgia Caldera n’hésite pas à malmener ses personnages, à les tourmenter et en nous révélant certains éléments de leur passé, j’avoue avoir eu la gorge serrée… Je ne m’attendais pas à tout cela, c’est dur et les personnages n’ont pas toujours conscience que c’est ce passé qui gâche tout entre eux. Louis et Emma sont deux personnages attachants qui traînent des casseroles mais ensemble, ils arrivent à surmonter leurs problèmes un à un, cela prend du temps, cela ne s’est pas fait sans heurt. Ils sont attachants et on ne peut que les apprécier et espérer que tout aille pour le mieux pour eux.

En bref, Nos vagues à l’âme est une suite qui m’aura beaucoup plu. Je n’ai pas eu un coup de cœur, il m’a manqué un petit quelque chose mais cela reste une excellente lecture et un diptyque que je vous conseille fortement. C’est une histoire touchante parfois dure et tragique, comme on le découvre ici mais elle n’en reste pas moins belle et prenante. J’ai beaucoup aimé l’univers de l’auteur, ses personnages et il me tarde de lire d’autres de ces écrits si c’est pour ressentir autant d’émotions. Un diptyque à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

24/05/2018

La trahison d'Alwyn Hamilton (Rebelle du désert 2)

Quatrième de couverture

Le destin du désert repose entre ses mains.
Amani et Jin luttent désormais ensemble pour libérer le désert du Miraji. Retenue au cœur du palais du sultan, la guerrière est déterminée à découvrir les secrets du tyran sanguinaire. Mais ce qu’elle apprend ébranle toutes ses convictions… Le sultan est-il le véritable traître ? Et surtout, que cache la mystérieuse disparition de Jin ?

Mon avis

Cela fait un moment que j’ai ce 2e tome de Rebelle du désert dans ma PAL, mais comme d’habitude, faute de temps, et je l’admets de motivation parfois, je l’avais laissé traîner… Mais comme j’avais déjà pas mal de retard dans cette lecture et qu’elle a été unanimement choisie pour « prochaine lecture » par vous sur FB, je me suis lancée dans ce tome intitulé « La trahison », titre qui lui va comme un gant d’ailleurs… Et comme souvent dans ces cas-là, je me demande pourquoi j’ai mis autant de temps à le lire parce que ce 2e tome est vraiment excellent.

J’avais bien aimé le premier tome qui était intéressant car il mélangeait un certain nombre de choses. D’une part, on y trouvait les croyances ancestrales en lien avec la magie, notamment celle des djinns, un côté plus moderne avec les armes – qui m’avait paru étrange au début vu le contexte historique, ça ne collait pas avec la vision que je m’en faisais – et d’autre part, une histoire où la politique prend place. Entre guerre, pouvoir et succession, il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte sur ce dernier point. Tout pour me plaire en somme mais je n’avais pas eu un coup de cœur parce qu’il m’avait manqué quelque chose et que certains points étaient peut-être un peu prévisible. Je retire tout ce que j’ai pu dire car ce 2e tome m’a totalement conquis et n’est en rien prévisible, bien au contraire.

On retrouve évidemment tous les éléments que je viens de mentionner dans ce 2e tome, mais on approfondit encore un peu plus l’univers et l’intrigue et là, on a quelque chose de vraiment extraordinaire et là, je vois vraiment le potentiel de cette série. Il me tarde de lire le 3e et dernier tome parce que c’est très prometteur avec une fin que j’espère grandiose.

L’auteur m’a totalement pris par surprise dans ce 2e tome et je ne pensais pas accrocher à ce point et ce, dès le début. Elle n’y va pas par quatre chemins, elle va droit au but. Dès les premières pages, l’action arrive et ça ne s’arrête pas avant la fin, qui est juste frustrante et horrible. Mais je reviendrai sur ça plus tard… Très rapidement Amani va se retrouver entre les mains du Sultan, elle va jouer les espionnes, autant que possible vu sa condition, et essayer d’aider les rebelles, mais ce qu’elle va apprendre risque d’ébranler certaines de ses convictions. Et les nôtres au passage, sans se douter de ce qui se trame vraiment en arrière-plan…

L’histoire se déroule pendant un long moment dans une sorte de huis clos, Amani se retrouve prisonnière, elle n’est pas libre de ses mouvements et est limitée dans ses interactions, mais l’auteur a su nous tenir en haleine, c’est vraiment bien fait. Les huis clos peuvent très rapidement devenir ennuyeux mais là, ce n’est pas le cas, j’ai beaucoup aimé cette histoire qui est prenante. On est sans arrêt sous tension, on sent qu’il y a un truc qui cloche ou que tout va déraper à un moment donné ou à un autre, mais on ne sait pas quand, ni comment. L’atmosphère est lourde et quand on arrive à la fin… On ne peut pas s’imaginer ça, j’étais à des lieues de voir la fin venir et franchement c’est frustrant de ne pas avoir la suite pour savoir ce qui va se passer. Parce que ce n’est pas possible de nous laisser dans l’attente, comme ça… J’ai vu des fins pires que celle-là, très honnêtement, mais quand même, c’est affreux et je suis impatiente de lire la suite. Il est évident que lorsqu’elle sortira je ne mettrais pas autant de temps à le lire que ce tome-ci.

Les personnages gagnent en profondeur et certains risquent de bien nous surprendre. Mais je n’en dirai pas plus pour éviter de spoiler et de donner certaines pistes. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai été très surprise par certains et pas toujours dans le bon sens du terme mais cela donne plus d’intérêt à l’histoire en la pimentant quelque peu…

Amani est une tête brûlée cela ne change pas mais elle va se rendre compte d’un certain nombre de choses sur tout ce qui se passe dans les différents royaumes. Elle va avoir une vision un peu plus d’ensemble et il est vrai que l’on pourrait douter de la démarche des rebelles lorsqu’on écoute le Sultan. Amani est une jeune femme forte qui va vivre des moments intenses et difficiles mais elle n’oublie pas qui elle est et sa cause.

En bref, La Trahison est un 2e tome qui m’aura beaucoup plu, je l’ai trouvé meilleur que le premier. Il m’aura tenu en haleine tout du long, j’avais envie d’en savoir plus, je m’inquiétais pour les personnages. J’ai totalement vécu cette histoire, bien plus que le premier tome qui était sympathique mais pas extraordinaire. Je trouve que celui-ci l’est, l’intrigue est très bonne et très bien menée, très prenante et si la fin est frustrante, elle est à la hauteur de ce tome. Il ne pouvait pas en être autrement. L’univers s’approfondit un peu plus et j’ai beaucoup aimé ce que j’y ai découvert. Je suis très curieuse et impatiente de lire la suite, Rebelle du désert est une série à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

23/05/2018

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Quatrième de couverture

Que feriez-vous si vous connaissiez l’heure, terriblement proche, de votre mort ?

Mon avis

Demain il sera trop tard est un roman qui m’a interpelé. Après tout, une société dans laquelle on connaît la date de sa mort, cela a de quoi surprendre. S’il y a bien une chose dans la vie que l’on ne peut pas prévoir, que l’on ne peut pas savoir, actuellement, c’est bien cela. Il est donc intéressant de voir ce que l’auteur a créé autour de cet élément et je dois dire que cela m’a bien plu. Demain il sera trop tard est un roman efficace qui m’aura bien plu et qui, pour une fois est un one-shot, donc l’histoire se termine là et ça me convient bien. J’adore les séries mais il faut avouer qu’il y en a tellement que c’est difficile d’être à jour sur chacune d’elle.

Virgile est un jeune adolescent, un Long Terme, cela veut dire qu’il va dire assez vieux (87 ans pour être précis), il a donc la vie devant lui pour établir toute sorte de projet de vie. Mais très rapidement, la Brigade du Terme le cherche et veut l’arrêter. Pourquoi ? Un mystère qui risque de changer sa vie et lui faire prendre conscience que cette société qui se voulait meilleure, est loin de l’être. En parallèle, nous suivons Enna, qui est une Court Terme (elle vivra moins de 30 ans) qui vit dans un bidonville dans des conditions exécrable et qui lutte pour survivre.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire, c’est la première fois que je lis un roman de Jean-Christophe Tixier (bien qu’il en ait écrit beaucoup) et je dois dire que l’expérience a été plutôt bonne. Les pages défilent sans qu’on ne s’en rende compte, c’est très bien écrit et efficace dans le genre, de quoi passer un très bon moment de lecture.

L’intrigue est bonne et bien menée. L’action arrive dès les premières pages, on n’a pas le temps de s’ennuyer puisque Virgile est recherché par la Brigade du Terme et qu’il va devoir s’enfuir, tout en cherchant à comprendre pourquoi on veut l’arrêter. La narration n’est pas centrée uniquement sur Virgile et ça, c’est aussi intéressant car cela permet d’avoir d’autres points de vue, d’autres informations et des profils de personnages plus diverses. On suit les principaux, à savoir Virgile et Enna, mais on suit aussi Jolson, un jeune Long Terme qui fait des études pour intégrer une des Brigades, mais on suit aussi une conversation entre deux hommes qui doivent « régler un problème », ceux qui cherchent notamment Virgile pour une raison obscure. Du moins dans un premier temps.

J’ai été surprise qu’on sache si vite pourquoi on le recherchait, mais en même temps, il s’agit d’un one-shot, donc il faut bien que les éléments arrivent vite pour terminer l’histoire à la fin du livre. L’auteur sait maintenir un certain suspense, car si nous lecteurs savons certaines choses, les personnages les ignorent durant un long moment. Mais les révélations se font également sur la fin, j’avoue que je m’attendais un peu à quelque chose du genre au fur et à mesure de ma lecture. Cela semblait logique mais cela n’en reste pas moins plaisant à suivre et haletant. On a envie de savoir, cela reste convenu pour certaines choses mais c’est efficace donc cela me va parfaitement.

L’univers est vraiment intéressant, on a trois types de populations, les Longs Termes qui vivent plus de 60 ans, les Moyens Termes jusqu’à 50 ans, et les Courts Termes les moins de 30-20 ans. Mais très clairement, on peut séparer la population en deux groupes les Longs et les Courts Termes puisque les deux personnages principaux, Virgile et Enna appartiennent respectivement à ces groupes. On est là dans un schéma assez classique, comme d’un côté les riches et les pauvres, là on classifie les gens en fonction de leur durée de vie. Après tout, pourquoi s’investir à éduquer des gens qui ne vivront pas 20 ans et qui n’apporteront finalement rien à la société ?

A cause de l’amoindrissement des ressources, le gouvernement a su créer et instaurer un test pour connaître la « date de péremption » des gens afin de savoir où mettre leurs intérêts. Ce qui en un sens peut être louable puisque cela a été parfaitement acceptée par la société. Mais qui est-on pour décider qu’une vie vaille mieux qu’une autre, même si cette dernière est courte ? Cela pose des questions intéressantes. Le fait de connaître la date de sa mort permet aussi de planifier sa vie mais si cela venait à être chambouler, comment faire pour continuer de vivre ?

Evidemment, comme souvent dans ce type de romans, quand on a une population scindée, les rancœurs et la haine va souvent de pair. Les Longs Termes se croient supérieurs et meilleurs et assujettissent les Courts Termes, n’hésitent pas à s’en prendre à eux, juste pour le plaisir. Et les Courts Termes se retrouvent parqués comme des miséreux, vers l’extérieur, comme des déchets dont on voudrait oublier l’existence.

Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques et attachants, du moins pour la plupart d’entre eux. Ils se retrouvent confronter à un système injuste et inégalitaires et luttent contre ce système. On reste sur des personnages plutôt classiques, Virgile qui ignorait tout de ça, va changer sa vision des choses et lutter à côté du Réseaux, qui militent contre le gouvernement en place. Enna, est la jeune rebelle, Lou aide le Réseau en surveillant tout ce qui se passe grâce à ses compétences en informatique. Mais cela forme un groupe éclectique plutôt agréable à suivre.

 En bref, Demain il sera trop tard est un roman prenant et intéressant qui m’aura fait passer un bon moment de lecture. C’est un livre qui donne matière à réfléchir, comme souvent dans les romans de SF de ce genre. L’intrigue est bonne et bien menée, avec une action qui nous tient en haleine tout du long. Les personnages sont intéressants et sympathiques qui luttent pour une vie meilleure et plus juste. Et vous, aimeriez-vous connaître la date de votre mort ?

22/05/2018

Apollon, désolantes passions de Louise Roullier

Quatrième de couverture

Pauvre Apollon ! Il a beau rayonner de beauté, il ne parvient pas à trouver compagne. Cette fois, c’est décidé, il se lance en quête de l’Amour, du vrai, du beau, avec un grand alpha ! Et, tout feu tout flamme, il le cherchera partout, aussi bien chez les nymphes que chez les jolies mortelles et les beaux éphèbes. Mais, à cause de rivaux rusés, de sautes d’humeur, ou de techniques de drague contestables, sa vie amoureuse se révèle plus désastreuse que prévu...

Pauvre Argos ! Ses habitants supplient Apollon de leur venir en aide. Dans cette ville qui a accueilli le dieu solaire en personne, un tueur insaisissable s’en prend aux nourrissons. Est-ce un dément ? un monstre ? une malédiction ? Quel rapport entretient-il avec la princesse Psamathé, disparue mystérieusement juste avant la série de meurtres ? Koroïbos, un jeune guerrier d’Argos, décide de traquer l’assassin, quitte à dévoiler les secrets les plus noirs de la cité, et la face sombre d’Apollon.

Si Zeus et Poseïdôn vous donnent des complexes, jetez donc un œil aux amours calamiteuses du bel Apollon ! Louise Roullier a réuni un sacré dossier : envolées lyriques, questions éthiques, duels poétiques, oracles mystiques, châtiments iniques, tout en révisant les figures de rhétorique, et en musique, bien évidemment ! Bientôt, vous saurez tout des vers dactyles infantiles et de l’Apollon grognon.

Mon avis

Apollon, Désolantes passions est le nouveau roman mythologique de Louise Roullier. Ayant beaucoup aimé les deux livres précédents, dédiés à Poseïdôn et Dionysos, j’avoue que j’étais très curieuse de découvrir celui-ci, centré sur Apollon et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a l’art et la manière de raconter la mythologie. Si vous ne connaissez pas ses romans, il n’est pas trop tard pour les découvrir parce que c’est vraiment très drôle et bien fait. Je suis toujours aussi conquise.

Comme pour les deux précédents ouvrages, le roman est partagé en deux parties. La première est consacrée au journal intime d’Apollon. Il nous raconte donc sa vie, ses amours qui sont souvent compliquées… C’est le moins que l’on puisse dire. On arriverait presque à le plaindre d’avoir autant de malheurs, j’ai bien dit « presque ». Il n’arrive pas à trouver quelqu’un mais on ne peut pas dire qu’il se soucie de savoir si la personne, femme comme homme est consentante… surtout envers les femmes. Après tout, c’est un dieu, il se croit tout permis, mais il va aller de déconvenue en déconvenue face à toutes ces femmes que se refusent à lui ou qu’il abandonne après avoir obtenu ce qu’il voulait. Bref, pas le genre à plaindre si on y réfléchit bien.

Ce qui est intéressant c’est que bien que l’on soit dans la mythologie, donc dans une « époque lointaine et antique », Louise Roullier ancre son histoire dans notre modernité. Les références sont nombreuses, comme par exemple la Manif pour tous, les « balance ton porc » renommé à l’occasion « Balance ton dieu », etc. Il est vrai qu’Apollon, ce bellâtre dont toutes les femmes devraient raffoler n’est pas un dieu si recommandable que ça quand on creuse la question. Comme je l’ai dit, le consentement n’est pas une notion qu’il connaît, les viols sont ainsi fréquents. Du coup, on s’amuse de voir toutes ces références, cette manière de parler grandiloquente, etc. Cela correspond bien au personnage et finalement on s’amuse à ses dépens, même Hermès se moque de lui par moment, c’est dire.

Sous couvert d’une plume légère et drôle, avec un certain anachronisme par rapport à des faits très modernes, on découvre donc la vie amoureuse d’Apollon, les différents mythes où il entre en scène et je dois dire que c’est intéressant comme approche pour aborder la mythologie. C’était déjà le cas avec les deux autres ouvrages de l’auteur. Dès les premières pages, rien que dans le ton, ça prête à sourire. On a là un gros baratineur qui se plaint de ne pas trouver l’amour mais quand on voit son comportement, en même temps, ça paraît juste normal ! Du coup c’est pour ça que sur la couverture du livre il « tire la gueule » (ce sont les propos de l’auteur en préambule).

Des notes de bas de pages figurent, il s’agit de l’intervention d’Hermès, le dieu messager, qui ajoute ci et là des informations explicatives sur certains faits, qu’Apollon n’a pas nécessairement envie d’expliciter. Lui aussi est plutôt amusant comme personnage et ses notes sont parfois très longues. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’introduction qui met en scène Hermès. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler le début de l’ouvrage, mais comme entrée en matière, je dis chapeau à l’auteur !

Dans la deuxième partie intitulée Le Fléau d’Argos, on retrouve un mythe en particulier, celui de Psamathé où Apollon va évidemment entrer en scène et faire quelques ravages… Dans la première partie, Apollon évoquait très rapidement cet épisode, que l’on retrouve donc plus en détail ici. Ecrit à la manière d’un thriller à suspense, on découvre cette histoire qui est assez horrible, il faut le dire.

On voit ici tout le talent de l’auteur, car on change totalement de registre. Un autre narrateur plus omniscient nous raconte cette histoire et le ton change du tout au tout. Fini la légèreté, on est plus dans la gravité, quelque chose de plus soutenue, très littéraire (bien que la première partie le soit aussi). Et le changement entre les deux parties est radical, ce sont deux manières d’écrire totalement différente et montre que l’auteur a plus d’une corde à son arc !

Et le petit bonus de la fin est que l’on retrouve un glossaire pour expliquer certains termes, et aller plus loin dans la démarche. Le petit making of de l’auteur et de l’éditeur qui explique un peu plus les secrets de fabrication du livre. C’est toujours très instructif et bien sympathique à lire à la fin du livre.

En bref, Apollon, Désolantes passions est un roman qui m’aura bien plu, à l’image des deux autres livres de l’auteur sur la mythologie. La manière dont elle aborde la mythologie est intéressante, toujours en deux parties avec le journal intime du dieu concerné et un récit plus « sérieux » qui évoque un épisode mythologique. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet ouvrage et j’espère qu’il en sera de même pour vous lorsque vous le lirez. Une lecture détente parfaite pour appréhender la mythologie et voir les dieux sous un nouveau jour.

21/05/2018

Complot contre la Duchesse de Laura Powell (Alice à votre service ! 1)

Quatrième de couverture

Bienvenue dans la société secrète des femmes de chambre !
Quand Alice, domestique futée et discrète, pose ses bagages au château d’Elffinberg, elle sent tout de suite que quelque chose ne tourne pas rond. Des cuisines à la salle de bal, on murmure que sa jeune maîtresse, son Altesse Royale la duchesse Charlotte, est folle à lier. De son côté, la duchesse est persuadée qu’on essaie de l’assassiner. Lorsqu’une amitié aussi inattendue qu’explosive naît entre les deux filles, Alice décide de mener l’enquête : qui a intérêt à écarter Charlotte du trône ?

Mon avis

Complot contre la Duchesse est le premier tome d’Alice à votre service ! et je dois dire que cela a été une très belle découverte livresque. J’ai été plus d’une fois surprise par la tournure des événements et il me tarde de retrouver Alice dans de nouvelles aventures.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui démarre au quart de tour. En effet, la mise en service d’Alice aux côtés de la Duchesse arrive assez vite. Alice prend ses marques dans ce nouveau pays, cette nouvelle vie. Alice, aussi efficace que discrète, va servir au mieux sa nouvelle maîtresse et tâcher de comprendre ce qui lui arrive car, rapidement, elle va se rendre compte qu’elle n’est pas le moins du monde folle et qu’une vraie menace pèse sur ses épaules.

L’intrigue est bonne et bien menée. C’est assez mystérieux, on se demande bien pourquoi la Duchesse se sent épiée et menacée. L’histoire est prenante, on a envie de savoir ce qui va se passer. Mais paradoxalement, il y a une certaine lenteur, ce n’est pas de la grosse action, mais on ne s’ennuie pas pour autant. J’ai été un peu surprise de la tournure des événements, il y a des éléments auxquels je ne m’attendais pas en commençant ce roman. Ce n’est pas une simple enquête, cela va au-delà et je dois avouer que cela m’a bien plu. La fin promet de nouvelles aventures passionnantes. En soi, c’est une histoire plutôt simple, mais elle est efficace et on passe un bon moment de lecture.

Les personnages sont intéressants et attachants, à commencer par Alice. De nature discrète, elle sait se montrer efficace et mordante lorsque cela est nécessaire. Elle est plus futée qu’il n’y paraît et va être assez surprenante lorsqu’il faut agir dans la précipitation. Une enquêtrice malgré elle mais cela lui réussit plutôt bien. Quant à la Duchesse, elle est plus sensée qu’il n’y paraît et saura nous surprendre elle aussi par son sang-froid et son initiative.

En bref, Complot contre la Duchesse est un premier tome qui m’aura convaincu. J’ai beaucoup aimé l’histoire qui est bonne et bien menée, avec son lot d’action et de problème. L’intrigue prend une tournure intéressante en incluant certains éléments auxquels je ne m’attendais pas en commençant ce livre, même si cela devenait logique vu les événements. Les personnages sont attachants et sympathiques, de quoi passer un bon moment de lecture. Je suis désormais curieuse de retrouver Alice dans une nouvelle aventure !

C'est lundi, que lisez-vous ? [156]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




On voit que j'étais en vacances, que j'avais du temps pour lire. Et je peux vous dire que ça fait du bien, surtout qu'après chaque lecture j'ai pu écrire tranquillement mes chroniques, donc à chaque fois j'étais à jour. Et là aussi ça fait du bien ! (Mais j'ai conscience que ça ne va pas durer avec la reprise du boulot).
En tout cas, la semaine a été très bonne, j'ai beaucoup aimé toutes ces lectures, elles sont très différentes les unes des autres mais très chouettes ! Certaines chroniques sont déjà en ligne, les autres sont à venir !


Les orphelins du Royaume de Leigh Bardugo (Grisha 1)

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.




20/05/2018

La nuit des ponotes hématophages de Jean-Luc Marcastel (Les Chroniques de Pulpillac 2)

Quatrième de couverture

Que tous les rats disparaissent des égouts de Pulpillac, ça dérangeait personne. Quand on a retrouvé des chats et chiens secs et raides comme des bouts de bois, c’était plus embêtant.
Quelque chose rôde sous Pulpillac, quelque chose qui aime le sang et ne frappe que la nuit. Hier les rats, aujourd’hui les chiens, demain...
On doit mener l’enquête avant qu’il ne soit trop tard. Car la nuit approche... la nuit des ponotes hématophages !

Mon avis

Après avoir lu Quand les poules avaient des dents, le premier tome des Chroniques de Pulpillac, je me suis aussitôt lancée dans ce second volume : La nuit des ponotes hématophages et je dois dire que c’est une suite très réussie ! Une série très sympathique que je vous invite vivement à lire tant c’’est prenant, amusant et ludique. Bref, à recommander, encore et encore et il me tarde de retrouver cette petite bande dans de nouvelles aventures (deux titres sont déjà annoncés au début du roman, donc je suis joie !).

Je ne ferai pas de résumé, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Comme pour le premier tome, notre petite bande va se retrouver confronter à un nouveau mystère à élucider. Il y a quelque chose d’étrange qui s’en prend aux animaux et commence même à s’attaquer à l’humain. Il n’en faut pas plus à Aurélien et ses amis à enquêter pour découvrir qui se cache derrière tout ça.

L’intrigue est bonne et bien menée, c’est tout aussi prenant que le premier tome. On se laisse emporter par l’histoire avec la curieuse envie de savoir ce qui se passe et pourtant. C’est vraiment très efficace, l’intrigue file droit, il n’y a pas de perte de temps, pas de longueurs, c’est parfait pour de jeunes lecteurs. De quoi nous tenir en haleine tout du long en se demandant comment ils vont bien pouvoir s’en sortir et parvenir à résoudre le problème.

Mais l’intérêt de cette série est qu’elle a aussi un côté ludique. Dans l’histoire, il y a pas mal de terme technique, montrant une certaine connaissance scientifique de la part de nos joyeux compères et j’avoue que c’est très intéressant. Et moi, qui ne m’y connais absolument pas, ça me rend curieuse et me donne envie d’en savoir plus sur le sujet. Par ailleurs, comme pour le premier tome, à la fin de l’ouvrage, on retrouve un petit documentaire explicatif en lien avec le sujet qui nous préoccupe. L’auteur explique ainsi rapidement le sujet et le montre dans la littérature et au cinéma ce que l’on a pu en faire. Comme quoi certains sujets dans l’imaginaire se retrouvent dans ces deux arts et n’ont pas fini de faire parler d’eux et ce, depuis des siècles !

J’avoue que cette série me fait de plus en plus penser au dessin animé Martin mystère (on a les références que l’on a, on ne critique pas mes choix de dessins animés lorsque j’étais enfant). Un élan de nostalgie car on retrouve dans le principe les mêmes éléments. Et je suis certaine que Les Chroniques de Pulpillac ne pourront que plaire aux enfants qui rêvent d’aventure, avec une petite touche fantastique mais qui s’explique d’une manière ou d’une autre !

Quant aux personnages, ils sont toujours aussi géniaux. Chacun a sa personnalité, on peut se retrouver dans chacun d’eux. C’est une vraie bande qui prend soin les uns des autres quand ça ne va pas. Ils forment une vraie équipe et se serreront les coudes lorsque cela est nécessaire pour qu’ils puissent parvenir à leur fin. Bref, des personnages que l’on adore suivre dans leurs aventures !

En bref, La nuit des ponotes hématophages est un deuxième tome à la hauteur du précédent. C’est un début de série qui commence très fort. L’intrigue est bonne et bien menée, haletante et prenante. L’action est omniprésente de sorte qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. Les enquêtes sont intéressantes et ludiques et les personnages attachants et sympathiques. De quoi passer un très bon moment de lecture et j’en redemande encore ! Vivement les suites !

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