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31/01/2016

In My Mailbox (217)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


30/01/2016

Compte-rendu de la rencontre avec Jussi Adler-Olsen


Mercredi 20 janvier 2016, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur Jussi Adler-Olsen dans les locaux d’Albin Michel à Paris. Je leur remercie chaleureusement pour cette invitation car l’auteur était venu au Salon St Maur en poche il y a quelques années mais travaillant ce jour-là, je n’avais pas pu le rencontrer en personne. Cela a donc été un grand plaisir de pouvoir me rendre à cette rencontre qui a été fabuleuse.

Arrivée un peu en avance, j’ai pu voir le shooting photo par des journalistes avant de parler brièvement avec l’assistante de Jussi Adler-Olsen et les autres blogueurs conviés à la rencontre : Spooky du site An-sible, Benoît du site A l’ombre du noyer et Lystig du site L’oiseau-lire de Lystig. J’ai même vu brièvement quelques auteurs passer dont Amélie Nothomb.


Une fois l’auteur disponible nous avons pu le rejoindre dans une salle pour une interview. Nous ignorions tous les 4 comment cela allait se dérouler, nous n’avions pas eu d’informations précises à ce sujet. Pour ma part je pensais que cela allait être un jeu de questions / réponses en compagnie des éditeurs, voire d’autres journalistes. Quelle surprise cela a été de voir que nous allions être seuls en sa compagnie pour poser toutes les questions que nous voulions et ce durant une bonne heure ! Je remercie d’autant plus l’éditeur pour cette invitation car c’est vraiment un moment privilégié.

Les questions commencent timidement mais une fois lancée, on ne nous arrête plus, surtout l’auteur qui discute aisément et développe bien ses réponses. Vous n’aurez pas ici la retranscription exacte de nos propos qui s’est fait en anglais, car j’ai eu des petits soucis avec mon téléphone-dictaphone et je vous avoue que même si je comprends l’anglais, une retranscription / traduction m’aurait été difficile. Mais vous pouvez retrouver en partie ici des questions que nous avons posées avec les réponses et une retranscription plus fidèle de l'échange ici.

Jussi Adler-Olsen est vraiment très sympathique et accessible, de quoi nous détendre et faire cette rencontre dans une bonne ambiance. Dès le début de notre rencontre, il nous a précisé le fait que c’était suite à sa demande que nous étions conviés. Information qui nous a été confirmé par l’attachée de presse avec qui nous sommes en relation. Les lecteurs sont, pour lui, vraiment importants. Il aime les rencontrer car c’est un vrai plaisir et parce qu’il écrit pour eux, pas pour l’argent ou la notoriété. Il préfère même les blogueurs aux journalistes parce qu’ils disent ce qu’ils pensent vraiment.

Sa série Les Enquêtes du Département V reprend des cold case (des affaires non élucidés qui ont été mises de côté en attendant d’être rouvertes) mais il avoue n’en avoir jamais lu. C’est important pour lui d’être libre d’écrire ce qu’il veut, de créer sans pour autant s’inspirer de faits réels. Excepté, en partie, pour Dossier 64 qui évoque un fait Historique que le Danemark essayait plus ou moins d’effacer des mémoires mais, comme il nous l’a avoué un peu plus tard, avec la parution de son livre ce n’était plus possible de faire comme si ça n’avait jamais existé.

Evidemment nous avons parlé de la série et de ses personnages, notamment Carl Morck, le personnage principal qui n’est pas un vrai leader. Même si c’est le chef, on se rend compte qu’il ne l’st pas totalement car dans le premier tome : Miséricorde c’est Assad qui lui parle de l’affaire posé sur son bureau et dans le tome 6 Promesse c’est Rose qui prend l’initiative.

L’auteur compte écrire 10 tomes en tout à la série – ce qui me réjouit – et a même déjà trouvé la dernière phrase qui l’a fait beaucoup rire et dont il en est fier. Un personnage très mystérieux, qui pour ma part m’interpelle c’est Assad et le tome 8 sera en partie sur lui, on en apprendra plus, je suis d’autant plus impatiente de le découvrir. Quant à Hardy, l’ancien collègue devenu tétraplégique dans l’exercice de ses fonctions qui vit chez Carl, fait partie du secret de Carl il est donc très important. Et un de ses amis médecins lui a même conseillé d’être un peu plus sympa avec lui et d’arrêter de le torturer.

Jussi Adler-Olsen a signé avec Scott Frank un scénariste américain pour l’adaptation de ses livres en série TV (bien qu’il en existe une suédoise mais il n’a pas l’air d’être très convaincu par cette dernière) et pour lui c’est vraiment le meilleur pour adapter son œuvre. Ce sera donc un livre pour une saison. Il espère que cela aura du succès et comme ça sera adapté sous forme de série TV, il sera plus facile de rentrer dans les détails et d’approfondir qu’un film où il faut forcément faire des choix et couper des éléments. L’intérêt pour lui de la série TV est de voir son nom au générique, sur écran.


Durant la rencontre j’ai demandé comment il faisait pour écrire, s’il avait un plan, s’il savait où il allait précisément ou s’il y avait une part d’improvisation, qu’il se laissait emporter par sa plume. Il a un plan, il sait son intrigue et le but même si parfois il lui arrive d’improviser un peu. Il écrit des synopsis (de longs résumés) pour savoir quoi mettre, ce qu’il doit faire. Il est le premier lecteur de son œuvre, il cache autant que possible son histoire en cours et ne fait pas lire. Pour Promesse, il avait une idée d’histoire, une partie mais pas la fin, ce n’est venu que tardivement. Au niveau écriture, c’est quand il veut, il ne se crée pas de routine pour ne pas l’ennuyer, il ne sait pas à l’avance ce qu’il va faire.

On lui a également demandé s’il s’interdisait d’évoquer certains sujets où s’ils touchaient à tout. De manière générale, il écrit sur tout, on voit bien que la politique est au cœur de ses livres et ne s’empêche pas de commenter le gouvernement danois mais de manière détournée et avec le polar c’est d’autant plus facilité comme c’est de la fiction. C’est son plaisir personnel de le faire et il ne se prive pas. Mais il y a un élément qu’il ne fait pas c’est de tuer des enfants, moins de 10 ans car ça ne se fait pas, il trouve ça dégoûtant de le montrer. De même il ne rentre jamais dans les détails quand il y a un meurtre, comme par exemple, dans le tome 6 où un personnage se suicide, il ne décrit pas le côté gore de l’acte, il suggère et cela a pour lui plus d’impact parce que cela laisse libre court à l’imagination du lecteur.

Vers la fin de la rencontre nous lui demandons s’il a déjà des projets d’écriture. Il a prévu d’écrire quelques one-shot dans un tout autre registre que ses Enquêtes du Département V. Affaire à suivre donc à ce niveau-là, je suis déjà impatiente de découvrir tout cela.

La rencontre arrive à sa fin, nous faisons dédicacer nos livres, le sourire aux lèvres et avons même le droit de faire des photos, individuelles et en groupe pour garder un souvenir de cette rencontre.


Après quoi nous avons eu droit à un petit discours de la part de Jussi Adler-Olsen ainsi que le Président des éditions Albin Michel. Un buffet était à disposition et j’ai pu ainsi discuter longtemps avec les autres blogueurs, quelques membres de chez Albin Michel, notamment Aurore, l’attachée de presse puis je suis rentrée chez moi avec un beau souvenir.

J’espère que ce petit compte-rendu vous aura plu et donné envie de vous pencher sur cette superbe série si vous ne la connaissiez pas encore.

Cliquez sur les couvertures des livres pour voir les chroniques

29/01/2016

Wish-list [19] : Livres VF

Une nouvelle "petite" wish-list de lire sorti récemment ou à paraître... Ma PAL pleure déjà... c'est moi qui vous le dis !

Aveuglément de Jill Shalvis (Lucky Harbor 6)

Après avoir tout perdu, Grace se retrouve dans la ville de Lucky Harbor, à travailler comme promeneuse de chien pour un médecin urgentiste débordé, Josh Scott. Mais le jour où la nounou ne se présente pas, Grace se charge également de ses enfants pleins d’énergie. Et voilà que Grace joue à la famille heureuse avec le père célibataire sexy... Josh et Grace ignorent si les étincelles entre eux peuvent se transformer en une relation durable mais, dans une ville comme Lucky Harbor, l’amour éternel commence par une seule journée.



Sorcière malgré elle de Méropée Malo

SURPRISE !
Assia, 19 ans, apprend qu’elle est orpheline en rentrant de pension après 5 ans sans nouvelles de sa famille.
 Adieu les rêves d’études universitaire, il va falloir trouver un job et vite ! Heureusement, des amis vont l’aider à y voir clair dans le passé de sa famille… et de la ville dans laquelle elle va devoir construire sa vie.


Rouelle de feu de Catherine Cuenca (La prophétie des runes 1)

"Disparu aujourd'hui, renaîtra demain, car doit régner la lignée de Mérovée." Telle est la prophétie qui s'inscrit en runes de feu pour annoncer le retour du prince Childéric. Quatre ans plus tard, Mogiane veut croire que la prédiction s'accomplira. Si elle n'a plus l'espoir de trouver un époux depuis une erreur de jeunesse, elle a toujours celui de protéger le domaine de son père contre l'invasion des Huns et les complots de ses ennemis. Des ennemis prêts à tous les maléfices pour empêcher l'accomplissement de la prophétie.


Stoirm de Béatrice Nicodème (L'anneau de Claddagh 2)

Portée par l'espoir de retrouver Arthur, son bien-aimé, Keira est résolue à quitter l'Irlande et à rejoindre le Nouveau Monde. La traversée s'annonce pourtant éprouvante. A l'inconfort, à la faim, aux risques de tempête, d'incendie et d'épidémie, aléas auxquels sont soumis tous les passagers, s'ajoutent les dangers auxquels s'expose une femme seule. Keira peut toutefois compter sur des alliés. Des amitiés fortes se nouent entre passagères ; d'anciennes connaissances ressurgissent. Et l'esprit de Mamina veille toujours. La protection de l'anneau de Claddagh suffira-t-elle à mener Keira jusqu'à New York ?


I.R.L. de Agnès Marot

Je lève la main jusqu’à mon visage, laisse échapper un cri. À chacun de mes doigts, à chacune de mes phalanges, un filin brille sous le soleil timide qui pénètre dans la pièce. Je traverse la paroi aussi facilement qu’on soulève un rideau, les mains déjà tendues en avant. Au moment où mes doigts se posent sur le pavé tactile où brillent des boutons multicolores, je suspends mon geste, pétrifiée par l’angoisse. 

Je m’appelle Chloé Blanche et j’ai grandi à Life City. Comme tous ses habitants, j’ignorais que nous étions filmés en permanence. J’ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. J’ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l’émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. J’ignorais surtout à quel point nous étions manipulés. Puis j’ai rencontré Hilmi, le nouveau à la peau caramel. Le garçon qui faisait battre mon cœur, mais que ceux qui tirent les ficelles ne me destinaient pas. C’est ainsi que j’ai découvert ce que nous étions, à Life City : les personnages d’un immense jeu vidéo.


L'automne du renouveau de Johan Heliot (Ciel 4.0)

L'accès à la culture est un droit pour tous. Dans le cadre de son parcours individualisé, chaque mineur sous protection judiciaire doit, au même titre que l'éducation ou la santé, pouvoir bénéficier d'activités culturelles et artistiques. Quels sont les sens, les représentations et les enjeux sous-jacents de l'action culturelle en direction des jeunes en difficulté ? Télévision, musique, lecture, sport, jeux vidéos, cinéma, musée, théâtre, danse, écriture, radio... Quels rapports les moins de 20 ans entretiennent-ils avec la culture ? Existe-t-il une ou des cultures adolescentes ? Comment les professionnels utilisent-ils les projets culturels comme leviers éducatifs ? Au-delà des comportements culturels des adolescents et des dispositifs mis en oeuvre, le thème de ce dossier pose aussi la question de la territorialisation de la culture et de l'inscription sociale des jeunes.


Black iris de Leah Raeder

Laney Keating est une adolescente marginale. Depuis que sa mère s'est suicidée, elle voit bien que son père est dépassé par les événements et, en dehors de la littérature et la poésie, son seul réconfort est son petit frère Donnie, qu'elle adore. Au lycée, elle est souvent moquée et les rumeurs courent sur sa sexualité. Entre alcool et drogues diverses, Laney, révoltée par l'hypocrisie du monde qui l'entoure, explore toutes les limites. L'année suivante, lorsqu'elle tombe dans un piège qui la ridiculise sur les réseaux sociaux et fait ressurgir les vieilles rumeurs, son univers bascule. C'est Armin, son seul ami, un garçon passé maître dans l'art de la perversion, qui la sauve. Laney nourrit alors une haine violente pour ceux qui l'ont attaquée et décide de se venger. Elle embarque dans sa virée sanglante Armin et la sensuelle et féroce Blythe dont elle est amoureuse. Puisque Laney est une bad girl aux yeux de tous, le trio infernal va se montrer à la hauteur de sa mauvaise réputation.


Forget Tomorrow de Pentip Dunn

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !
Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse. 
Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin. 
Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…



Les Rois-Dragons de Stephen Deas (Intégrale)

Jadis, les hommes ont failli disparaître sous les crocs des dragons, mais ils ont découvert un procédé alchimique par lequel ils ont soumis leurs prédateurs. Les terribles créatures servent aujourd'hui de montures aux chevaliers. Les Royaumes ont prospéré, attirant bien des convoitises, comme celle de cet homme qui rêve de les diriger tous. Un homme prêt à empoisonner des rois et des reines. Un homme prêt à assassiner sa maîtresse et à coucher avec la fille de cette dernière. Mais des flammes vont lui barrer la route du pouvoir : un dragon s'est échappé, et il a retrouvé ses pleines capacités intellectuelles, toute sa fureur... À lui tout seul, il pourrait bien mettre la race des hommes à genoux.
Et il n'est pas seul.

28/01/2016

Promesse de Jussi Adler-Olsen (Une enquête du Département V 6)

Quatrième de couverture

Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.
À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

Mon avis

Profitant d’une rencontre avec l’auteur organisé avec Albin Michel dont le compte-rendu est ici, je me suis lancée dans ce 6e tome des Enquêtes du Département V. Si le précédent m’avait paru un peu en dessous des autres, Promesse tient justement toutes ses promesses. OK elle était facile celle-là… J’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Carl Mørck et ses deux acolytes Rose et Assad qui une fois encore nous surprendrons par bien des manières.

En lisant un livre de cette série on est toujours plongé dans une atmosphère bien particulière, on retrouve la patte de l’auteur est c’est un pur régal. C’est assez difficile à décrire mais on se sent transporter au Danemark, on suit avidement les enquêtes avec grand intérêt en compagnie de Carl, Assad, Rose, etc. Si vous ne connaissez pas encore cette série, il va falloir s’y mettre !

A l’initiative de Rose qui prend vraiment la place de Chef, Carl va devoir se rendre sur l’île de Bornholm pour reprendre l’enquête d’un policier qui vient de se suicider. L’affaire est celle d’une jeune fille retrouvée morte dans un arbre 17 ans auparavant et qui avait été classée. Pour le policier en charge de l’enquête, il s’agit d’un meurtre et non pas d’un accident mais n’a rien pu prouver et compte bien sur Carl Mørck pour reprendre l’affaire à sa place.

Promesse est une histoire plutôt classique dans son déroulement mais elle fonctionne très bien et est vraiment prenante. Comme pour les autres tomes, nous suivons toujours deux narrations différentes et deux temps, ce qui s’est déroulé dans le passé et l’enquête reprise par Carl Mørck aujourd’hui. Ces deux temps permettent de créer un certain rythme et aussi de nous donner par petites touches des éléments supplémentaires pour attiser notre curiosité.

En tant que lecteurs nous savons toujours plus de choses que notre trio de choc mais il n’est pas toujours évident de faire les liens entre le passé et l’affaire qu’ils suivent. On se doute bien que quelque chose les relie mais cela peut paraître difficile à trouver dans un premier temps. Puis au fur et à mesure que l’enquête présente avance, on comprend où l’auteur veut en venir et ce qu’il cherche à nous montrer. Même si on peut se douter de certains éléments, Jussi Adler-Olsen n’a pas dit son dernier mot et saura nous surprendre jusqu’au bout. Je vous l’avoue, je ne m’attendais pas du tout à un tel revirement de situation, persuadée d’avoir tout compris en même temps que notre trio. Il n’en est rien, et c’est ça que j’aime chez cet auteur car jusqu’au bout on est dans l’incertitude et avec une phrase il peut nous mettre le doute.

Les Enquêtes du Département V c’est également un fil conducteur que l’on retrouve dans chacun des tomes : cette histoire qui s’est déroulée avec Hardy 7 ans auparavant et dont on en apprend un peu plus ici et j’avoue qu’à la fin, ça m’a un peu retournée de voir ce qui arrive. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais je suis très curieuse de lire le prochain tome parce que j’en veux plus. Je veux vraiment tout savoir sur ces personnages dont le mystère s’épaissit tout en s’éclairant par petite touche. Assez paradoxal j’en conviens mais plus on pense connaître les personnages et plus on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de mystères qui les entourent et que l’auteur n’a pas fini de nous surprendre avec eux. J’adore ce trio et l’auteur a su insuffler en eux de la vie, pour qu’on y croie, qu’on ait la sensation de les avoir en face de nous.

En bref, Promesse est un tome bien sympathique, à la hauteur des précédents, meilleur que L’effet papillon. J’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Carl, Assad et Rose. L’enquête est intéressante et bien menée, même si elle paraît classique on se rend compte que l’on est loin de se douter de tout ce qu’o va apprendre. Les personnages continuent de nous surprendre, d’évoluer et de nous frustrer tant le mystère reste entier sur eux. J’en veux plus, je veux la suite !

Un roman non-anglophone 
traduit en français
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Un livre de plus de 600 pages.

27/01/2016

Coup de projo sur... [116] L'ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

Un récit drôle et sympathique, un mélange d’action, d’humour et de personnages attachants avec lequel on ne peut que passer un bon moment.

Abdou et Yoan vivent dans un foyer pour enfants. Oui, ces enfants dont personne ne veut... ceux qui n'ont "pas d'avenir", comme le répète l'horrible Directeur du foyer. Heureusement, les deux Copains ont de la ressource ; et quand ils découvrent que le nouveau veilleur de nuit, ce bonhomme énorme, très très costaud et très très laid, est un OGRE, ils ripostent. Pas question de se laisser croquer comme des cookies ! 

26/01/2016

Petit Elliot dans la grande ville de Mike Curato (Petit Elliot 1)

Quatrième de couverture

Petit Elliot est un petit éléphant qui vit tout seul dans la grande, très grande ville. Et ce n'est pas facile tous les jours d'être petit dans un monde de grands ! Même ce qui parait très simple aux adultes, comme attraper quelque chose en haut du frigo, ouvrir une porte ou monter dans le métro lui demande beaucoup d'astuce ou de courage. Du courage il en a, mais le jour où la boulangère ne le remarque même pas alors qu'il lui tend un billet pour acheter le gâteau de ses rêves, Petit Elliot est désespéré.

Mon avis

Petit Elliot dans la grande ville est un album tout mignon qui raconte l’histoire d’Elliot, un petit éléphant. Il est heureux de vivre dans cette grande ville mais il faut bien avouer que ce n’est pas toujours évident d’être petit mais il s’adapte. Cependant, il arrive un moment où l’on ne peut pas user de trucs et astuces. Alors qu’Elliot se rendait dans une boulangerie pour s’acheter un gâteau qui lui faisait envie, la boulangère ne le voit même pas et passe à la cliente suivante. Elliot se sent si petit et invisible qu’il est triste, jusqu’au jour où il va rencontrer quelqu’un de plus petit que lui qui saura lui montrer que l’entraide peut leur permettre de faire plein de choses.

Petit Elliot dans la grande ville est une jolie histoire où l’enfant peut parfaitement se mettre à la place d’Elliot. Bien vite, il aura lui aussi compris que lorsqu’on est petit, on ne peut pas faire tout tout seul. Il est parfois nécessaire de demander de l’aide pour parvenir à ses fins. Cette histoire montre que ce n’est pas un problème. Il est vrai que par moment on peut trouver des solutions mais dans certaines situations c’est plus délicat et il ne faut pas hésiter à demander. D’autant plus que cela permet de faire des rencontres et de se faire des amis.

Le texte est assez court ce qui permet de le rendre accessible à un public jeune. Ce n’est qu’une ou deux phrases par page, c’est vraiment très rapide à lire mais l’essentiel est là. Par ailleurs je trouve que les illustrations se suffisent à elles-mêmes pour comprendre ce qui nous est conté. Ainsi, les enfants, même s’ils ne savent pas lire, pourront regarder cet album seul et la « lire » grâce aux images qui expliquent bien chaque situation dans laquelle se retrouve Elliot.

© Casterman, Mike Curato, 2016

Les illustrations sont jolies mais c’est une question de goût, donc je vous laisse juger par vous-même avec les photos de l’album. Les couleurs sont assez foncées dans l’ensemble mais cela procure une atmosphère bien particulière, une époque ancienne du style année 50. Cela a son charme mais comme je l’ai dit, c’est une affaire de goût, on aime ou pas un tel graphisme.
En bref, Petit Elliot dans la grande ville est un album qui m’a bien plu. J’ai trouvé l’histoire mignonne et montre bien l’intérêt de savoir faire des choses seul mais aussi de savoir demander de l’aide quand cela devient nécessaire car l’on peut faire plus de choses. Sans compter le fait que cela permet de faire des rencontres et d’y trouver peut-être un nouvel ami avec qui s’amuser.

A partir de 3 ans.

Un livre de moins de 150 pages.

25/01/2016

Le grand livre des desserts

Quatrième de couverture

Il y a quoi en dessert ? Voilà la question préférée des gourmets et des enfants. Comme si l’évocation du dessert ouvrait l’appétit !
Ile flottante, crème au chocolat, clafoutis aux cerises, tarte fine aux pommes, charlotte aux fruits rouges, poire Belle Hélène, coulant au chocolat, macarons à la framboise… retrouvez dans ce livre 125 recettes de desserts plus irrésistibles les unes que les autres.
Pour vous aider à les réussir, les techniques de base sont détaillées avec un pas à pas : réaliser une crème pâtissière, un caramel ou un glaçage, utiliser une poche à douille, réaliser une pâte sablée ou une pâte à brioche…
Dîner chic ou improvisé, pour tous les jours ou pour le goûter, vous trouverez dans ce livre des idées pour chaque occasion : desserts et gâteaux pour tous les jours, gâteaux pâtissiers, tartes et tartelettes, sans oublier les desserts aux fruits, les entremets, les glaces et les petits gâteaux. C’est sûr il y en aura pour tous les gourmands !

Mon avis

Dans le cadre du Chall’Eien’ge, je dois lire et chroniquer un livre de cuisine. Il est évident que je n’ai jamais fait cela car tout ce qui est « Vie pratique » n’est pas chroniqué sur le site. Et je ne compte pas spécialement m’y mettre non plus car Accrocdeslivres est un blog de lecture pas de cuisine, beauté, bricolage, etc.

Mais je relève le défi… en partie. Il est évident que je ne vais pas lire en entier un livre de cuisine comme je peux lire un roman, ça n’a pas grand intérêt. Je ne vais pas apprendre par cœur les recettes et je ne vais pas non plus toutes les faire un même jour.

Mon choix s’est porté sur ce livre, le seul livre de cuisine qui m’appartienne vraiment chez moi, trouvé pas cher à Auchan (5€, trouvable que là-bas). C’est bien pratique pour voir un panel de recette de desserts car il y en a de toute sorte, comme indiqué dans cette longue 4e de couverture. On en a pour tous les goûts et outre l’aspect financier intéressant, le livre est vraiment bien fait.

Dans un premier temps l’ouvrage nous présente les différents types de pâtes pour qu’on puisse les réaliser soi-même, ainsi que certaines crèmes que l’on peut utiliser dans les recettes de pâtisserie, viennoiserie, etc. Le livre est classé en fonction des thématiques (sommaire qui l’indique) mais on a également un index (à la fin) où l’on a tous les desserts répertoriés par ordre alphabétique, ce qui est d’un côté pratique aussi.

Enfin, l’ouvrage est présenté de la même manière, la recette à gauche, la photo du dessert à droite pour nous donner envie. C’est plutôt épuré mais je trouve que ça fait son office, on voit bien ce que l’on doit réaliser. Sur la page de gauche avec la recette, nous avons en petit en haut les ingrédients, la recette qui se déploie et en bas des conseils et astuces pour nous aider et donner d’autres informations. Le livre de cuisine de base en somme.


J’ai profité d’une soudaine envie dans ma famille de faire du riz au lait pour vous montrer ma recette ainsi que le résultat final. Et je peux vous dire que c’était très bon !


Un livre de cuisine.

C'est lundi, que lisez-vous ? [35]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

24/01/2016

In My Mailbox (216)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine


23/01/2016

Ville noire de Stéphane Michaka (Cité 19 1)

Quatrième de couverture

Paris 2013. Faustine, la fille du gardien-chef du musée d’Orsay, vit son adolescence entre ses amis de lycée et le musée où elle flâne le soir après la fermeture. Son univers s’écroule quand des policiers frappent à sa porte pour lui annoncer la mort de son père. Ce dernier se serait jeté du haut de la tour Saint-Jacques. Après avoir dû l’identifier à la morgue, Faustine, assaillie de doutes et de questions, décide de mener l’enquête et de retourner sur les lieux de l’accident. Mais en chemin, elle chute dans un tunnel du métro...
Réveillée sans repère chronologique, elle se retrouve dans le Paris du XIXe siècle. Faustine veut survivre et surtout trouver un moyen de regagner son monde. Alors, dans un milieu un peu hostile, elle change son identité pour devenir Faustin et s’engager comme journaliste au Petit Journal.
C’est sous ces traits qu’elle va se mettre sur la piste d’un assassin sanguinaire… Et tenter de retrouver son père.

Mon avis

Après avoir lu Stellmarya qui m’a moyennement convaincu, je ne voulais pas rester sur une note négative donc je me suis aussitôt lancée dans le premier tome de Cité 19 – alors qu’il était déjà bien tard. Et là je dois dire que j’ai eu une excellente surprise.

J’ai lu les 3/4 du livre en quelques heures – en l’espace de 3h pour tout vous dire – tant j’étais prise par l’histoire avec l’envie de découvrir tous les secrets de Cité 19. Je n’ai pas été déçue du voyage, bien au contraire. Même si ce n’est pas un coup de cœur je dois avouer que c’est un très bon roman qui vous tient en haleine tout du long et qui saura vous surprendre par bien des manières.

Lorsque j’ai commencé l’histoire, je ne savais plus vraiment de quoi ça parlait sauf qu’une jeune fille allait se retrouver projeter dans le Paris du XIXe siècle, la phrase d’accroche sur la 4e de couverture nous l’expliquant parfaitement. Mais je ne m’attendais pas du tout à un tel scénario. Plus j’avançais dans l’histoire et plus je pronostiquais des choses, en prenant certaines pour acquis. Erreur… il ne faut jamais faire ça parce que les auteurs sont des êtres un peu sadiques qui aiment jouer avec nous, lecteurs. Je devrais le savoir, je me fais souvent avoir, le dernier en date étant Je t’ai rêvé de Francesca Zappia

L’auteur a eu une excellente idée et a su bien l’exploiter pour nous offrir un univers assez riche et original. Cité 19 est un récit à la frontière des genres, fantastique avec le voyage temporel, polar avec le côté investigation car elle recherche son père en tant que journaliste, sans compter qu’il se passe des choses étranges dans ce Paris du XIXe siècle et d’autres choses encore que je ne révélerais pas pour éviter tout spoiler. Cet éclectisme nous permet d’avoir vraiment un récit atypique, différent d’un livre YA de SFFF. Je dois avouer que cela fait du bien et je suis très contente d’avoir découvert ce livre en ce début d’année, qui d’un point de vue livresque est très bon pour moi.

L’autre point fort de ce livre est l’écriture de l’auteur qui est prenante. Dès les premières pages, on est happé par le récit sans aucune envie de le lâcher. La narration, écrite à la 3e personne, nous donne la sensation que le narrateur joue avec son lecteur. Il l’interpelle d’une certaine manière en lui montrant que certains détails nous serons dévoiler plus tard ou bien que d’autres n’ont pas d’importance. De quoi attiser notre curiosité et je suis très curieuse… quand on nous fait autant de mystères, on n’a qu’une envie, découvrir tout ce que cela cache. C’est assez sympathique comme principe car cela nous donne la sensation d’avoir un conteur en face de nous qui délivre son histoire.

Mais c’est sans compter une intrigue qui tient bien la route. L’action est suffisamment présente pour nous tenir en haleine même s’il y a parfois des moments de pauses pour que l’on puisse profiter du voyage. Je n’ai pas trouvé qu’il y avait de longueurs, l’auteur file droit et sait à quel moment il faut faire des révélations pour que son récit reste prenant, une très bonne chose. Nous découvrons plusieurs histoires en une, le voyage dans le temps de Faustine, son investigation pour rechercher son père ainsi que des petites missions en tant que journaliste. Plein de choses en même temps qui nous permet de voir évoluer les personnages.

Faustine est une jeune fille un peu rêveuse, qui ne semble pas être à sa place dans cette époque. Le XIXe siècle la fascine et elle passait une bonne partie de son temps libre dans les couloirs du musée d’Orsay pour se replonger dans ce siècle qui a fait basculer la ville de Paris. Elle est attachante et on a envie de découvrir ce qui est arrivé à son père, pourquoi elle se retrouve soudainement au XIXe siècle. On suit ses investigations avec grand plaisir.

D’autres personnages gravitent autour d’elle et vont l’aider dans sa quête. Tout cela paraît bien facile par moment ou opportun. Il est vrai qu’au début cet aspect-là du livre pouvait être un peu agaçant dans le sens où lorsque tout souri au personnage principal, il n’y a plus d’intérêt. mais l’auteur a su trouver le bon moment pour révéler des éléments de son univers pour nous faire prendre conscience de ce qui se déroule sous nos yeux et là, on voit les liens entre les personnages, ce qui se passe sous nos yeux et c’est juste brillant.

En bref, ce premier tome de Cité 19 a été une très belle surprise pour moi, j’ai vraiment adoré. C’est un univers très original qui saura vous surprendre par bien des manières. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer et les révélations arrivent à point nommé. Les personnages sont attachants et sympathiques et nous promettent de très bonnes choses pour la suite. J’ai hâte de la découvrir !


Un livre qui vous a été recommandé
(par l'éditeur et je ne regrette pas)

22/01/2016

Stellmarya de Sierra Juliet (Physalis 1)

Quatrième de couverture

Stellmarya représente l'unique espoir des peuples de Physalis, un monde parallèle parmi bien d autres. Elle est la Sang-Mêlée, celle qui conduira à la préservation des Mondes ou à leur anéantissement. Accompagnée de ses amis, elle devra se lancer dans une dangereuse aventure et lutter contre un terrible ennemi dont elle ne sait rien. En ce monde nouveau pour elle, qui ignorait jusqu'alors son existence, il lui faudra se battre pour rester vivante, et maîtriser les capacités associées à sa véritable nature. Car Stellmarya n'est pas une humaine...

Mon avis

La 4e de couverture laisse présager quelque chose de plutôt classique, une jeune fille qui va s’avérer venir d’un autre monde et qui devra le sauver alors qu’elle ignore tout. C’est le scénario d’un livre de Heroïc fantasy, que ce soit en jeunesse (La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero) ou adulte (La Belgariade de David Eddings). En soi, cela ne me gêne pas, les classiques fonctionnent souvent et peuvent être sympathique à condition d’y mettre sa patte

C’est bien là le souci avec Stellmarya, je n’ai pas vraiment eu la patte de l’auteure pour accrocher à cette histoire. J’ai donc été quelque peu déçue et j’ai mis un peu plus de temps que prévu pour le lire parce que cela ne m’emballait pas vraiment.

Je ne reviendrai pas sur l’intrigue du livre, la 4e de couverture étant suffisamment explicite et j’ai déjà expliqué en une phrase le fond du livre. Je me concentrais donc sur les soucis que j’ai pu rencontrer au cours de ma lecture et qui explique pourquoi je n’ai pas totalement adhéré.

Pour rassurer un petit peu, je vais commencer par parler de l’écriture qui n’est pas désagréable en soi, assez simple mais ce n’était pas non plus pénible à lire, je n’ai pas eu de difficulté. Ce n’est pas mal écrit mais on sent qu’il s’agit d’une jeune auteure dont c’est le premier roman.

Les premiers problèmes que je reproche à ce livre sont la facilité et la rapidité, que ce soit au niveau de l’intrigue ou des interactions entre les personnages. Stellmarya découvre d’un coup qu’elle ne vient pas de la terre mais de Physalis, elle se retrouve sur place. Cela peut être un point positif dans le sens où l’on ne perd pas de temps, qu’il n’y a pas de longueurs et que l’on aille droit au but. Le problème est qu’il faut tout de même présenter un minimum les personnages, la situation pour en venir là. Le roman fait moins de 300 pages donc on se doute que ça file droit mais par moment les descriptions et explications sont nécessaires pour savoir où l’on se trouve, quelles sont les règles. Ça m’a manqué et moi qui aime les pavés avec les détails, j’ai trouvé ça gênant. Mais peut-être que d’autres trouveront cela positif qu’on ne perde pas de temps et que ça aille vite.

Ensuite, Stellmarya va rencontrer des personnes qui vont l’aider dans sa tâche et là encore très rapidement ils vont devenir les meilleurs amis du monde alors qu’ils viennent juste de se rencontrer. J’exagère peut-être un peu en disant « meilleurs amis du monde » mais on sent qu’ils sont proches et qu’ils sont tous prêts à mourir pour elle par amitié… Personnellement, quelqu’un que je viens de rencontrer, je ne mettrais pas ma vie en danger pour elle… J’ai eu beaucoup de mal à croire à ce que je lisais parce que ce n’est pas vraisemblable. Quant aux révélations, elles semblaient trop évidentes pour que ce soit réellement une révélation, on se doute fortement d’un certain nombre de points…

Je trouve aussi qu’elle accepte trop vite ce qui lui arrive, c’est souvent le travers dans ce genre d’histoire, bien souvent on leur révèle qu’un grand destin les attend et ils acceptent sans broncher, après tout ce sont les héros. Dans certains cas ça peut marcher mais pas toujours et ici je n’y ai pas cru une seconde. Pourtant elle prend son courage à deux mains et y va, alors qu’elle ne connaît rien. Elle semble être effrayée mais ce n’est pas la sensation que l’on a quand on la voit. Elle semble tout accepter plutôt facilement et même lors d’un moment plutôt difficile, elle se sent mal mais je n’ai pas ressenti non plus une grosse peine. Les comportements et remarques de certains personnages ne sont pas tellement cohérents, j’ai trouvé qu’il y avait un côté faux et sur-joués à certains moments.

De ce fait, je n’ai pas su m’attacher aux personnages, j’ai trouvé qu’ils manquaient de profondeur et de caractère pour que j’y trouve un intérêt. On voit bien les différentes personnalités mais pour moi ce n’était pas suffisant pour les créer totalement et qu’on puisse croire en eux. Ce sont des noms, pas des personnages pour moi, ils n’ont pas réussi à me toucher et à me happer dans leur quête.

Enfin, le dernier problème rencontré c’était le manque d’approfondissement. Comme je l’ai dit, tout va trop vite, le roman fait moins de 300 pages donc il est difficile de rentrer dans les détails. Cependant, même si on écrit quelque chose de court, on ne peut pas échapper à certaines informations, émotions quand quelque chose de grave arrive. Certaines sont données mais je n’ai pas réussi à rentrer dans l’univers car il me manquait les règles et les codes qui le régissent. On voit que l’auteure a voulu créer quelque chose d’original mais n’a pas su aller au bout de son idée et montrer toute la complexité et la richesse de Physalis.

En bref, Stellmarya ne m’a pas totalement convaincu bien que l’on voit que l’auteure a voulu créer une histoire complète. Cependant le côté classique de l’intrigue de base a été desservi par un scénario trop facile et un univers pas suffisamment approfondi pour me faire davantage adhérer. C’est dommage parce que ça aurait pu être sympathique.

Le premier livre d’une série 
que vous n’avez jamais lu.

20/01/2016

Coup de projo sur... [115] La Fille maudite du Capitaine Pirate de Jeremy Bastian



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

Un premier tome très intéressant et prenant avec un univers qui ne peut que rappeler celui d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll tant par les dessins que les situations parfois grotesques ou farfelues.


Port Elisabeth, Jamaïque, 1728. La Fille Maudite du Capitaine Pirate part à la recherche de son père disparu, l'un des redoutés flibustiers des mythiques mers d'Omerta. Cette héroïne intrépide nous entraîne rapidement dans des aventures marines et même sousmarines, à la rencontre de pirates tordus et teigneux, de créatures mythiques et autres fantasmagories se déployant comme des poupées russes. Sorte d'Alice au pays des pirates, ce récit rempli d'humour est servi par un dessin incroyablement détaillé que l'on croirait tout droit sorti d'une gravure du XIXe. 

18/01/2016

TEST-TAG : Quel accro aux livres êtes-vous ?


Allez, parce que c'est sympa de temps en temps, voici un petit tag concocté par PKJ. Je vous ai montrés mon résultat sur FB mais pas les réponses qui allaient aux questions. Donc les voici !

1) Vous avez déjà rencontré un auteur (en étant peut-être un peu timide et vous regrettez de ne pas lui avoir plus dit à quel point vous adorez son travail).

2) Vous avez déjà attendu des heures pour faire dédicacer un livre (et ce n'est pas une hyperbole: vous avez LITTÉRALEMENT attendu des heures).

3) Vous vous êtes déjà rendu à un salon du livre, plusieurs jours de suite (parce qu'on n'a pas vraiment le temps de tout faire en un jour, c'est évident).

4)  Vous avez un tatouage avec une citation d'un livre (voire plusieurs tatouages livresques !).

5) Vous avez rencontré les acteurs d'une adaptation cinématographique d'un roman (et par "rencontré" on entend: vous avez crié leurs noms à une avant première, avez une photo flou à cause du géant qui était devant vous et un autographe qui ressemble à un trait, mais vous êtes au moins devenus meilleurs amis pour la vie, n'est-ce pas JLaw?).

6) Vous avez lu un livre avant sa sortie officielle (et vous vous êtes sentis si privilégiés !).

7) Vous faites partie d'un club de lecture (pour partager votre enthousiasme avec des gens qui vous comprennent).

8) Vous tenez un blog de lecture (pour partager votre passion et répandre cet enthousiasme).

9) Vous avez nommé votre animal de compagnie (vos enfants?) d'après un personnage de fiction (Jace ! Au pied !).

10) Vous vous êtes laissé enfermer dans une bibliothèque/une librairie (d'ailleurs, si vous avez des conseils, on est preneur).

11) Vous avez passé un premier rendez-vous dans une bibliothèque/une librairie (comme ça, le potentiel élu de votre cœur sait à quoi s'attendre).

12) Vous avez (de nouveau) acheté une bibliothèque supplémentaire parce que vous manquiez de place (d'ailleurs, il en faudrait peut-être une autre).

13) Vous avez rompu les liens d'amitié avec quelqu'un qui a perdu/abîmé un de vos livres (si on ne peut pas lui prêter un livre, on ne peut vraiment pas lui faire confiance).

14) Vous avez rencontré des amis grâce à des livres (sur un salon, dans une séance de dédicace, dans la section YA de votre librairie...)

15) Vous avez liké les pages des maisons d'édition sur les réseaux sociaux (d'ailleurs...16) )

16) Vous essayez régulièrement de sous-tirer des informations aux maisons d'édition sur les réseaux sociaux concernant leurs prochaines sorties (ce qui fonctionne de temps en temps !)

17) Vous avez déjà acheté un livre en plusieurs exemplaires (car cette couverture est magnifique, il vous la faut !).

18) Vous avez déjà gagné un concours livresque (et c'était quasiment le plus beau jour de votre vie).

19) Vous avez déjà posté une photo de votre bibliothèque sur Instagram (hashtag shelfie, hashtag lifegoal, hashtag tellement fière).

20) Vous avez déjà été tellement triste à cause d'un livre que vous vous êtes déjà fait porter pâle (c'était ça, ou essayer de faire comprendre que quelqu'un était mort, mais non, pas dans votre famille).

21) Vous vous êtes déjà déguisé en un personnage de fiction, mais personne ne vous a reconnu ("Mais si, voyons ! Je suis Echo dans The Girl At Midnight ! C'est hyper ressemblant !")

22) Vous avez déjà fait une nuit blanche à cause d'un livre (vous avez essayé de vous arrêter dans Ma raison de vivre? Voilà, c'est impossible).

23) Vous avez déjà acheté un livre dans une langue que vous ne maîtrisez pas (pour une raison qui semblait tout à fait valable, sur le coup). >> pas exactement parce que je ne suis peut-être pas bilingue en anglais mais je comprends, donc je ne la maîtrise pas parfaitement mais je comprends un minimum ce que je lis.

24) Vous avez déjà payé un supplément bagage en revenant de vacances à cause de tous les livres que vous avez achetés (on ne se refuse pas quelques souvenirs !) >> non parce que j’ai été maligne en prenant un transport qui allait m’éviter justement le supplément bagage à payer. Merci le train ! Et c'était pour aller à Londres, voyage où je suis revenue avec un certain nombre de livres...


Résultats :

Vous avez entre 1 et 8 points : Vous êtes un accro aux livres raisonnable ! La plupart du temps, vous arrivez à maîtriser vos envies liées aux livres... enfin, la plupart du temps !

Vous avez entre 9 à 17 points : Vous êtes un super accro aux livres ! Les livres sont très importants pour vous, même...super importants ! D'ailleurs, vous n'avez pas plus de temps à consacrer à ce test, parce que vous devez aller lire !


Vous avez 18 points et plus : Vous êtes un accro aux livres de l'extrême ! Lorsque cela concerne les livres, vous ne maîtrisez plus rien ! Vous êtes absolument dépendant ! Restez calme ! Tout va bien se passer. Des nouveautés sont prévues cette semaine !

En tout cas, une chose est sûre... j'ai bien choisi mon pseudo dans la blogo !

C'est lundi, que lisez-vous ? [34]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

17/01/2016

Amour interdit de Jay Crownover (Bad 1)

Quatrième de couverture

« Je m’appelle Shane Baxter. Mais tout le monde m’appelle Bax. Je suis un voleur.
Vous avez une copine ? Je vous la piquerai. Une belle bagnole tout juste retapée ? Je vous la piquerai. Des appareils électroniques très chers que vous croyez à l'abri dans un coffre ? Je viendrai, et je vous les piquerai, parce que, de toute façon, vous n'en avez pas besoin. »

Le quartier gangréné de vices de The Point tremble. Bax vient de sortir de prison, et son ombre menaçante plane sur tous les habitants. Car il a bien l’intention de se venger pour les cinq années perdues derrière les barreaux. Cinq années sacrifiées au nom de l’amitié, au nom de Race, celui qu’il considérait comme son frère. Mais quand Dovie, une rousse aussi surprenante que déterminée, fait irruption sur son chemin pour l’aider à retrouver Race, les plans de Bax sont perturbés. Les filles, il les enchaîne comme les clopes – vite consommées, vite jetées – mais celle-là lui fait un truc bizarre. Au palpitant. Alors, même s’il sait qu’il joue avec le feu, il décide de la laisser entrer dans sa vie. Une vie de sang et de cendres.



Mon avis

J’ai eu ce livre en avant première en me rendant chez l’éditeur pour une présentation des futures parutions. Je dois dire que lorsqu’on m’a parlé de ce livre, j’ai eu un peu peur, le côté : « Sexe, drogue et rock n’ roll » qui transparait dans l’univers et certain des personnages, ne me tentait pas des masses. Les bad boys oui mais jusqu’à un certain point, le genre de gars comme Bax ne me fait franchement pas rêver. Je dois admettre que j’étais assez sceptique avant de le commencer mais avant de juger un livre sur des a priori, il vaut mieux le lire et voir le contenu directement pour s’en faire une vraie idée.

Je me suis donc lancée dans la lecture du premier tome de Bad : Amour interdit et je dois dire que j’ai plutôt bien aimé. Même si je n’ai pas totalement craqué pour Bax et cette romance (pas comme Ugly love récemment) ce n’est pas si mal et j’ai plutôt passé un bon moment en compagnie de Bax et Dovie. Ce n’est pas un coup de cœur mais cela se laisse lire même si on n’échappe pas à certains clichés et qu’effectivement la série porte bien son nom.

L’histoire est plutôt simple et prévisible par moment mais cela reste efficace. On se laisse emporter par les événements qui s’enchaînent très vite et avec suffisamment d’action pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. Il y a bien sûr des petits moments de pause pour qu’on puisse reprendre notre souffle mais dès les premières pages le ton est donné. Nous sommes plongés au cœur de la violence, des trafics en tout genre, etc. Bienvenue à The Point ! C’est vraiment un univers sombre, dangereux et malsain, le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteure a réussi son pari et a su trouver un héros à sa hauteur car il ressemble vraiment à la ville où il a toujours vécu.

Bax est sombre et dangereux, et parfois malsain aussi, mais au moins il en est conscient et sait qu’il ne doit pas s’approcher de la blanche colombe pure et douce qu’est Dovie. Ok, le jeu de mot était facile… a dove en anglais étant une colombe pour information. Bax n’a rien d’un enfant de cœur, il a fait plein de conneries, il vient juste de sortir de prison et est prêt à tout pour comprendre les raisons de son enfermement. Ce n’est pas le genre de garçon à qui on ferait confiance et s’accrocherait, pourtant Dovie va devoir s’en accommoder pour sortir d’un mauvais pas Race, le meilleur ami de Bax.

A cause du côté bad boy trop prononcé dans son aspect le plus mauvais. J’avais peur de ne pas accrocher au personnage, de ne pas l’apprécier et donc de ne pas comprendre le choix de Dovie de rester avec un tel gars pour se mettre en couple. Pas de vrai spoiler là dedans, c’est une romance avant tout, on sait à quoi s’attendre. Je ne vais pas dire que mon avis a totalement changé et que je suis fan mais je dois admettre qu’en grattant un peu la surface on se rend compte qu’il cache de bons côtés. Dovie va lui permettre de les mettre à jour et montrer un aspect plus reluisant. Quand on voit ce qu’il est capable de faire pour des gens qui comptent pour lui, on ne peut pas totalement lui en vouloir et le détester.

Dovie est une jeune femme à la fois forte et fragile. Elle sait ce qu’elle veut, ne lâche pas facilement prise même si elle est totalement terrifiée par ce qui se passe et par la personnalité changeante de Bax. C’est limite parfois s’il n’est pas bipolaire et même elle distingue deux personnalités en lui. C’est assez troublant et personnellement, je rencontre un gars comme ça je fuis. Mais ce n’est pas le but de la manœuvre, l’auteure ayant voulu créer une romance entre une femme bien propre sur elle, trop gentille par rapport à son environnement face à un homme que l’on devrait craindre et éviter à tout prix.

La narration est divisée en alternance entre Bax et Dovie ce qui nous permet d’avoir accès directement aux sentiments de chacun et à leurs pensées. Et au fur et à mesure on voit vraiment un changement s’opérer en Bax, il semble s’adoucir sans pour autant devenir inoffensif. Il restera à jamais marqué par son passé de voyou mais il évolue tout de même et prend conscience de certaines choses et ses relations avec les autres vont aussi prendre un tournant inattendu. Je n’en dis pas plus pour éviter tout spoiler. Quant à Dovie, elle prend de l’assurance et de la petite fille effrayée, une autre femme va émerger. En même temps, le fait d’être au contact de Bax ne peut pas totalement la laisser indemne.

L’écriture de l’auteure est plutôt simple mais adapté par rapport aux personnages. Lorsque Bax prend la parole, c’est un langage plutôt familier voire vulgaire – sans que ce soit trop à outrance – les négations « ne » sont absentes, c’est très oral. Quand il s’agit de Dovie, c’est légèrement plus soutenu, on voit qu’elle a davantage d’éducation que Bax. Mais dans tous les cas, ça reste très simple et l’utilisation du présent donne la sensation d’assister directement à ce qui se passe devant nous, comme si on nous parlait, à nous lecteurs. Cela permet d’être davantage pris à parti dans l’histoire et de nous entraîner dans les ennuis de nos deux protagonistes.

Au final, j’ai bien apprécié cette histoire alors que j’avais peur que ça ne me plaise pas à cause du côté bad boy dans son aspect le plus noir et mauvais. Certes, c’est loin d’être les Bisounours, mais je m’attendais à pire et à ne pas accrocher au personnage de Bax. Je suis curieuse de lire la suite où l’on va retrouver Race comme personnage principal avec une autre jeune femme, mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, mais on la rencontre d’ores et déjà ici. Une série que je vais suivre car cela a attisé ma curiosité, comme quoi tout est possible.

Un livre que vous pouvez 
finir en une journée.