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31/05/2014

Cesare Vol.9 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

Cesare a désormais conscience que le fragile équilibre sur lequel repose la péninsule italienne pourrait bien voler en éclats : Lorenzo de Médicis est rongé par la maladie, tandis qu’un discours dissident, porté notamment par le charismatique Savonarole, commence à prendre de l’ampleur au cœur même de Florence.
Dans ces circonstances, les révélations de Raffaele Riario, qui vient d’annoncer que Naples avait trahi ses alliés pour se tourner vers la curie, font l’effet d’un coup de tonnerre. D’autant que c’est l’ennemi juré des Borgia, Giuliano della Rovere, qui est à l’origine de ce revirement ! Alors que le rideau se lève sur 1492, année qui va marquer l’histoire, les ambitions de chacun sont sur le point de faire basculer l’ordre du monde…

Mon avis

C’est un vrai plaisir de ce replonger dans cette série, bien que frustrant que ça se lise aussi vite, surtout quand on doit attendre la suite !

Cesare, toujours à Florence en compagnie de Lorenzo de Médicis se rend compte des tensions qui régissent au sein même de l’Italie, notamment entre les trois grandes villes : Rome, Naples et Milan. L’alliance qui existait autrefois se fragilise et cela semble aller de mal en pis, ce qui va contrecarrer certains plans, mais les Borgia ont plus d’un tour dans leur sac.

C’est un tome très centré sur la religion et la politique qui s’entrecroisent étroitement. Intrigue et complot, c’est fascinant, c’est tout ce que j’aime. Tout est question de pouvoir au final, même s’il est de différentes sortes en fonction des personnages. On voit donc tout un jeu d’alliance et on comprend les problèmes que cela peut engendrer. C’est vraiment fascinant de suivre tout cela, de voir comment les pièces se mettent en place petit à petit pour que les Borgia puissent parvenir à leur fin, quoi qu’il arrive. De nouveaux personnages font leur apparition de sorte qu’on puisse voir tous les liens entre l’Eglise et l’Etat.

Petite anecdote, un moment Cesare fait référence à Hannibal et Scipion alors même que je viens de commencer une série en manga qui raconte leur histoire, c’était un clin d’œil pour moi. Le petit plus de ce volume est que l’on parle un peu d’art, notamment avec la rencontre entre Angelo et Michelangelo (Michel-Ange), ce qui est juste génial), ça ajoute un petit plus pour moi.

On voit assez peu Angelo dans ce volume, mais le peu de fois où on le voit, on se rend compte qu’il a bien évolué et que plus ça va, et plus il « s’élève » dans la société, prenant de plus en plus d’importance. On voit aussi à quel point Cesare manipule tous ceux qui l’entoure pour pouvoir aussi parvenir à ses fins, même si parfois c’est déguisé, on se rend bien compte qu’il ne fait pas tout ça par charité (même s’il dit le contraire un moment donné…).

Cesare est vraiment un personnage fascinant, même si loin d’être « gentil » on ne peut que l’admirer pour ses talents d’orateur, son esprit si vif. Un enfant prodige (bizarre, par certains aspects il me rappelle Melisande !).

En bref, voici un autre tome vraiment génial, cette série est passionnante et je ne peux que vous la conseiller. Ça ne s’essouffle pas, à chaque volume on apprend plus de choses, on voit la toile se tisser, les éléments se mettre en place petit à petit. Que de complot et d’intrigue, tout ce qui me plaît en définitive. A lire !

Fragments de Dan Wells (Partials 2)


Quatrième de couverture

Les Partials, dont le sang contient l’antidote au virus RM, sont programmés pour disparaître. Contrairement à Kira, qui est une Partial d’une autre génération. Qui est-elle ? Par qui est-elle manipulée ? Au mépris de tous les dangers, la jeune fille décide de trouver le siège de ParaGen, la société biotechnologique qui a fabriqué les Partials, et l’Alliance, qui les contrôle. Traversant les paysages ravagés d’une Amérique dévastée – Le Mississipi est empoisonné, des pluies acides tombent dans le Midwest – Kira a l’intime conviction d’un plan machiavélique visant à éliminer les Partials et les humains. Si son intuition est juste, si elle veut contrer l’ennemi, elle doit savoir au plus vite quel rôle lui ont attribué ceux qui l’ont créée…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Albin Michel Wiz de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup apprécié. Ça n’a pas été un coup de cœur comme le précédent mais il n’en reste pas moins très bon et intéressant à suivre.

Suite au message reçu de la part de Nandita, Kira se lance à la recherche de l’Alliance qui pourrait lui apporter des réponses sur ce qu’elle est et l’aider à trouver un moyen pour sauver à la fois les humains contre le RM et les Partials contre la date d’expiration qui aura lieu durant leur vingtième année. Mais sa quête va s’avérer bien plus compliquée que prévue.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire, bien que très différente du premier tome, ce qui était assez étonnant au début, j’avais en tête un autre type de scénario. Cependant, étant donné la situation, ça paraissait assez logique que ça se déroule ainsi, mais j’imaginais que ça se passerait plus vite et qu’on aurait, du coup, davantage. Après tout, il faut bien laisser un peu d’intrigue pour le 3e tome, je pense que mes suppositions viendront plus tard. Ce tome nous présente une vision d’ensemble de la situation, entre les Partials et les Humains, et cela à travers différents groupes de personnages.

Au fur et à mesure de notre lecture, on voit à quel point tout se dégrade, une guerre est imminente et le résultat est incertain étant donné les forces en présence. Les Partials sont des surhommes, capables de grands exploits, les humains ne semblent avoir aucune chance et pourtant, quand on voit les différents groupes, on peut se poser des questions. Quant à l’aspect médical de l’affaire, que ça soit en rapport avec le RM ou la date d’expiration des Partials, tout semble désespéré car il n’y a vraisemblablement aucune solution. Et pourtant Kira, pour ne citer qu’elle, va tout faire pour arriver à son but et essayer de sauver tout le monde même si on se rend compte que la situation lui échappe et que de nombreuses embûches vont se présenter sur son chemin.

Evidemment, sinon ça n’aurait aucun intérêt, si tout se passait bien et qu’elle allait se porter victorieuse en quelques pages. Il faut bien du suspense, de la tension et des problèmes pour nous faire douter. Ce que Dan Wells sait parfaitement faire. Il a l’art et la manière de raconter des histoires, de nous donner envie d’en savoir plus. J’étais vraiment curieuse de voir la tournure des événements et aussi les différentes relations entre les personnages. Je suis contente par certains aspects et par d’autres, c’est juste frustrant, déprimant. Ça m’énerve de ne pas avoir la suite, surtout quand on voit la fin, c’est un cliffhanger assez méchant parce que là, j’ai divers scénarios en tête et j’ai franchement peur de l’avenir avec les cartes en main.

L’atmosphère est lourde, on sent la tension monter et plus ça va, et plus on tombe de Charybde en Scylla. La situation semble de plus en plus désespérée. L’univers est très original et se renforce toujours un peu plus. Le livre est divisé en quatre parties, et à chaque fois, on franchit un nouveau palier, de nouveaux problèmes, une tension supplémentaire, des révélations, ce qui rend ce livre de plus en plus passionnant. Ça va crescendo mais l’action arrive essentiellement sur la fin, dans les deux dernières parties.

Ce qui m’a empêché d’avoir un coup de cœur (ce qui était le cas du premier tome) c’est que j’ai trouvé qu’il y avait parfois des petites longueurs. La première partie est relativement lente, même si on apprend pas mal de choses, même si c’est plein de tensions, il ne se passe pas non plus grand-chose, vers le milieu ça bouge davantage, mais ça n’est pas non plus de la grosse action pure et dure. On pourrait dire que ce livre ressemble au tome 2 du Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours de J.R.R. Tolkien, ce moment où Frodon et Sam marchent sans arrêt pendant des jours, Cette allusion est assez proche avec Kira ici mais je n’en dirai pas plus. Mais je suis consciente que c’était nécessaire pour l’histoire, mais par moment, j’aurai aimé que ça bouge davantage pour être totalement captivée. Après ça ne m’a pas empêché d’apprécier et de le dévorer en quelques jours.

Les personnages évoluent beaucoup dans ce 2e tome, certains prennent davantage de responsabilité et d’importance. On apprend également beaucoup de choses sur eux et parfois, ça m’a bien surprise. L’auteur nous mène en bateau et j’étais loin de me douter de ce qu’on allait découvrir ici. Kira est pleine de doute, elle ne sait plus quoi penser, en même temps, avec ce qu’elle vient d’apprendre sur son compte, ça paraît logique.

En bref, un deuxième tome très intéressant, même si j’y ai trouvé quelques longueurs, j’aurai aimé que ça bouge davantage mais l’action est là, et vient crescendo, de sorte à nous offrir une fin en apothéose qui met sérieusement nos personnages en « danger ». Les personnages évoluent beaucoup, tout comme leur relation, on en apprend toujours un peu plus sur chacun et j’ai vraiment hâte de voir ce que le 3e tome va nous réserver. Ma curiosité est piquée à vif. Une série à découvrir parce que c’est vraiment très original et bien fait !

30/05/2014

Cesare Vol.8 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

Alors qu’Angelo est enfin autorisé à quitter la chambre, Cesare lui témoigne sa confiance en lui remettant la clé de son cabinet de travail, tandis que Silenzio lui apprendra l’espagnol. Mais ce n’est pas la seule occasion de se réjouir : le monde chrétien est en liesse après la prise de Grenade, qui vient marquer la fin de la Reconquista !
Pour fêter l’événement, l’héritier des Borgia se voit inviter à Florence par les Médicis… L’occasion pour lui de vérifier de ses propres yeux les rumeurs alarmantes qui courent sur la santé de son hôte. L’archevêque de Pise est également convié aux célébrations, car Lorenzo et lui doivent impérativement trouver un terrain d’entente pour défendre la Toscane contre ses voisins du nord. Cesare parviendra-t-il à amener les ennemis d’hier à devenir les alliés de demain ?

Mon avis

Voici un nouvel épisode de Cesare, le dernier actuellement, jusqu’à la sortie prochaine du tome 9 le 15 mai 2014, qui m’a – sans surprise – beaucoup plu.

Angelo s’est remis de son agression, il peut quitter la chambre et durant l’absence de Cesare, il va avoir le loisir d’avoir accès à son cabinet de travail pour travailler avec Silenzio son espagnol et consulter tous les ouvrages qu’il souhaite. Cesare va se rendre à Florence pour, à la fois, célébrer la fin de la Reconquista qui a eu enfin lieu après 8 siècles, s’assurer aussi de l’état de santé de Lorenzo qui décline de plus en plus et trouver un terrain d’entente entre l’archevêque de Pise et Lorenzo de Médicis contre les voisins du nord, mais cette tâche pourrait s’avérer plus difficile à cause des conflits du passé.

Ce tome était très intéressant à suivre, on voit de plus en plus le lien entre les familles, les jeux de pouvoir entre l’Etat et l’Eglise et c’est vraiment passionnant à suivre. J’adore les intrigues de ce genre et les périodes Historiques en recèlent beaucoup. Comme pour le volume précédent, l’auteur nous plonge essentiellement dans le passé pour assister aux événements tragiques qui ont pu s’y dérouler. Cela permet de nous faire un rappel des faits qui ont eu une incidence sur le présent et qui expliquent aussi pourquoi il y a des complications dans les alliances.

La seule chose est à espérer que les erreurs du passé ne soient pas commises de nouveau. Cesare est en partie là pour s’assurer que les ennemis d’antan deviennent les alliés du futur pour faire prospérer le pays et aussi suivre les desseins de son père. Par ailleurs, l’état de santé de Lorenzo est tel que cela peut devenir problématique pour ces alliances et le devenir de certaines familles au sein de la politique, qu’il soit religieux ou étatique.

Cesare est un personnage fascinant, même si parfois effrayant, ses idées peuvent être problématiques et on se doute que c’est un adversaire redoutable même s’il n’a que 16 ans. Il se rend également compte qu’il n’est pas dans toutes les confidences et va avoir bien des surprises lors de son voyage.

On voit un petit peu Angelo dans ce tome, et je dois dire que ça m’a particulièrement fait sourire. C’est anecdotique, ça ne changera pas grand-chose dans l’histoire générale, mais bon, ça permet de détendre l’atmosphère pendant quelques instants alors que l’heure est grave.

En bref, cette série devient de plus en plus intéressant, les jeux d’alliance sont de mises, on en apprend plus à la fois sur les jeux de pouvoir de la Cour mais aussi ceux de l’Eglise, ce qui est vraiment passionnant. Le personnage de Cesare évolue beaucoup, tout comme Angelo qui grandit et semble aller parfois de désillusion en désillusion. Un très bon tome que j’ai pris plaisir à lire. Il me tarde de lire la suite !

L'Invocateur de Gail Z. Martin (Chroniques du Nécromancien 1)


Quatrième de couverture

Le monde du prince Martris Drayke est brusquement plongé dans le chaos le jour où son frère assassine leur père et s’empare du trône. Contraint de fuir, soutenu par une poignée de fidèles compagnons, Martris n’aura de cesse de venger son père et de rétablir son honneur.
Alors que les vivants se liguent contre lui, Martris découvre qu’il pourrait bien être l’héritier d’un don rare et effrayant. Il devra apprendre à dompter ses pouvoirs magiques naissants afin de lever une armée d’alliés… recrutés parmi les morts !

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Milady de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré et que je vous conseille fortement.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, tout en gardant du mystère. Ce livre mérite d’être lu et découvert parce que c’est vraiment très bon et qu’il réunit tout pour plaire en fantasy (en tout cas pour moi) : de la magie, de la nécromancie (petit plus sympathique), de la politique, et un soupçon de romance pour la fille que je suis. Mais je vous rassure sur ce dernier point c’est très léger, ça n’est pas de la romance pure, donc ça n’est pas le point le plus important mais c’est présent et ça fait plaisir. En plus, c’est très bien fait et quand on voit le « couple », ça ne peut qu’être intéressant parce que ça paraît au premier abord improbable. Donc c’est amusant de voir leurs échanges et l’évolution dans leur relation.

Ce livre ne pouvait que me plaire parce qu’il est question de magie, quand ce mot apparaît, je ne réponds plus de rien, mais il y a toujours une possibilité pour que ça ne me plaise pas. Ici ça n’est pas le cas, je suis comblée et j’ai pris énormément de plaisir à découvrir l’univers créé par l’auteur. C’est très riche, parfois complexe, ou du moins que ça peut le devenir et qu’on nous cache encore beaucoup de choses.

La magie est omniprésente chez Tris, puisqu’il est en mesure de voir les morts mais au fur et à mesure de l’histoire, on va découvrir qu’il est bien plus que ça, qu’il est capable de grandes choses, mais je ne vous dirai pas lesquelles pour ne pas spoiler, mais ça m’a plu. Cela dit, Tris n’est pas le seul concerné pour l’aspect « magique » et j’ai beaucoup aimé les autres capacités des personnages. La nécromancie prend tout son sens avec le fait qu’il puisse voir les morts et à mesure de l’histoire, on se rend compte de l’ampleur de cette pratique, des incidences que cela a eues, etc. Je suis consciente d’être un peu vague mais je n’ai pas envie de spoiler, vous découvrirez ça tout seul.

Ensuite, il y a tout un aspect politique, avec la montée sur le trône du frère de Tris, Jared, cela va évidemment poser des problèmes quand on connaît le personnage, d’autres territoires alentour sont donc menacés, et les enjeux sont très importants. Pour le moment, on n’est pas totalement plongé dans cet aspect là, pas encore puisque les circonstances ne s’y prêtent pas totalement, mais on entrevoit déjà des choses intéressantes et j’ai vraiment hâte d’approfondir cette question parce que ça va être très épique.

L’intrigue est vraiment géniale et on voit que l’auteur maîtrise parfaitement son texte et sait maintenir le suspense jusqu’au bout. Même si on peut se douter de certaines choses, il y en a d’autres auxquelles on ne s’attend pas donc ce sont de bonnes surprises. L’action commence dès les premières pages, il n’y a pas de perte de temps, c’est haletant. Et quand il y a des moments de calmes, bien souvent c’est pour annoncer une tempête ! Très rapidement Martris, dit Tris, doit fuir pour survivre et trouver de l’aide pour renverser son traitre de frère et maîtriser des pouvoirs qu’il ne contrôle pas et qui sont plus puissants qu’il ne le pense. S’ajoute à cela des intrigues politiques, il n’y a que dans la Fantasy que je trouve ça génial et Gail Z. Martin est douée dans le domaine et sait attiser la curiosité et l’intérêt de son lecteur. Donc on ne peut pas s’ennuyer un seul instant en lisant ce livre et c’est pourquoi on dévore les pages. L’écriture y aidant beaucoup car elle est fluide et assez facile, sans pour autant être simpliste, donc les pages défilent toutes seules.

D’autres personnages vont aussi se lancer dans une quête, et l’on voit ici toute l’habileté de l’auteur en les réunissant pour servir au final les mêmes desseins. Ils sont vraiment intéressants, dès le début je me suis attachée à Martris ou Tris. Il a dû fuir et sait qu’il devra se confronter à son frère, sans compter ses « démons intérieurs » qui vont lui poser quelques problèmes dans sa mission. Il se retrouve du jour au lendemain avec un grand poids sur les épaules. A mesure de son voyage, il va faire de grandes découvertes sur lui, qui vont le faire énormément évoluer. Lorsqu’on voit le Tris du début de l’histoire et celui de la fin, ça n’est vraiment plus le même. Au cours du voyage, de nombreux compagnons vont le rejoindre, comme d’habitude dans la Fantasy et je dois dire que Gail Z. Martin nous présente ici une sacrée équipe. Des caractères très différents, des personnages hauts en couleur qui ne peuvent pas nous laisser indifférents, je les ai vraiment adorés. Quant aux « méchants », pour faire simple, on les déteste de suite et on souhaite que la quête de Tris lui apporte ce qu’il faut pour les renverser.

En bref, c’est un premier tome très prometteur qui m’a fait voyager. L’univers est intéressant et bien construit, avec tout ce qu’il faut pour en faire une très bonne histoire. L’intrigue est bonne et haletante, les personnages sont attachants et nous font vivre une folle aventure. Maintenant, j’ai hâte de lire la suite pour savoir ce qu’il en est.

29/05/2014

Piège fatal d’Allison Brennan (Chasse à l’Homme 1)


Quatrième de couverture

Ancienne agent du FBI devenue auteur de polars à succès, la talentueuse Rowan Smith s’envole pour Los Angeles, où se déroule le tournage d’un film adapté de son best-seller. Ah, le cinéma ! Rowan est sur un petit nuage. Mais bientôt, le rêve tourne au cauchemar : plusieurs meurtres ont lieu, reproduisant fidèlement des passages de ses livres. Chaque fois, un exemplaire de l’ouvrage concerné est retrouvé près du cadavre. Une chose est certaine, le tueur en a après elle. Pour assurer sa protection, son agent contacte la société de sécurité des frères Flynn. Or, si John Flynn, ex-recrue des commandos Delta, veut sauver la jeune femme, il devra lui faire avouer ses plus troublants secrets…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions J’ai lu de m’avoir permis de lire ce livre qui m’a bien plu.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. De plus, les événements arrivant très vite, la situation est claire et l’action prend place donc dès le début et tout file droit. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé qu’il y avait de longueurs, donc c’est plutôt appréciable. L’histoire est bonne et bien menée et j’ai vraiment passé un bon moment. L’écriture est agréable à lire et fluide, les pages défilent toutes seules tant j’étais prise par l’histoire. C’est rapide à lire, il ne m’a fait qu’une journée, donc pour une petite lecture facile, rapide sans se prendre la tête c’est plutôt bien.

La seule chose qu’il faut savoir et qui m’a surprise au début par rapport à la 4e de couverture et au vu de la tournure des événements, c’est que ce n’est pas John qui doit s’occuper de cette affaire. Il n’est pas le garde du corps envoyé par l’agent mais c’est son frère Michael, en collaboration avec sa jeune sœur Tess. Mais étant donné les inquiétudes de cette dernière, John, l’aîné de la fratrie, est appelé à la rescousse pour éviter que de nouvelles erreurs se reproduisent. Comme je n’avais pas relu la 4e de couverture avant lecture, j’imaginais d’autres choses, donc forcément quand John est apparu, ça m’a semblé bizarre, mais le rendu est plutôt intéressant.

La particularité du livre est qu’il s’agit d’un « romantic suspense », ça veut dire que ça allie à la fois le policier et la romance (d’où le fait que ça soit chez J’ai Lu pour elle). J’ai trouvé ici que c’était plutôt bien dosé, on retrouve aisément les deux aspects de ce « genre », sans que l’un prenne trop le pas sur l’autre. La romance est présente mais n’empiète pas sur le côté policier, car on a tout de même une enquête, des recherches, la volonté de savoir ce qui se passe. Sans compter le fait que puisque l’on a une narration à la 3e personne, cela nous permet de suivre à la fois Rowan, John et l’équipe de garde du corps (donc Michael et Tess), mais aussi le tueur, sans pour autant connaître son identité, évidemment. Et de l’autre, pour la romance, on a inévitablement l’attirance entre Rowan et John qui prend place. Un certain jeu s’installe entre les deux personnages mais les circonstances ne s’apprêtent pas vraiment à une vie amoureuse donc c’est plutôt intéressant à suivre.

Le seul « reproche » qu’on pourrait faire de ce livre, si c’en est vraiment un, c’est qu’il y a certaines facilités. Au niveau du policier, j’avais compris assez tôt qui était à l’origine de ces meurtres et attaques envers Rowan. Dès que certains éléments entrent en ligne de considération, on se doute fortement des raisons qui ont poussé ce tueur à agir, et ça, on le comprend bien avant la moitié du livre. Les révélations de fin n’en étaient pas tellement, je m’y attendais et ça paraissait plutôt logique. Quant à la partie « romance », bon une fois encore, ça tombe assez soudainement, quoi qu’en dise les personnages. Niveau romance, je suis assez difficile, donc là, tout dépend de la manière dont on le conçoit. Mais malgré tout ça, même si ça peut paraître comme un défaut, je trouve que ça marche. J’ai passé un très bon moment en lisant ce livre, je me suis laissée emportée, une petite lecture détente bien sympathique, malgré la difficulté et les horreurs que nous pouvons rencontrer.

J’ai bien apprécié les personnages, ils sont attachants, assez éclectiques et certains sont vraiment butés. A cause de ça, la situation devient plus problématique qu’elle ne l’est déjà. Rowan est une femme forte qui en a vu beaucoup dans sa vie, mais c’est également une femme fragile avec un passé lourd qu’elle se traine depuis plus de 20 ans. On ne peut que s’attacher à elle, compatir à tout ce qu’elle vit et a vécu. Quant à John, il n’est pas en reste, lui aussi porte le monde sur ses épaules. Le duo fonctionne plutôt bien et ça donne quelques scènes sympathiques.

En bref, c’était une histoire bien sympathique qui allie à la fois le policier et la romance. Les deux genres ensembles fonctionnent plutôt bien, malgré quelques facilités parfois qu’on peut aisément passer outre. C’est tout de même intéressant et j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire donc ça fait son office. Les personnages sont intéressants et attachants.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [52]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 52 : La meilleure suite que vous ayez jamais lue


C'est une question assez difficile je dois l'avouer, parce que la meilleure suite jamais lue... il y a beaucoup de livres qui pourraient rentrer dans cette catégorie.
Cela dit, je ne vais étonner personne en parlant de ma Bible mais ce n'est pas grave, j'assume totalement.
Le tome 2 d'Imriel est juste magnifique. Il m'a fait ressentir tellement de choses, c'était prenant, mais ça joue essentiellement sur les sentiments parce que ce qui est au coeur de l'action reste en grande partie la romance, même s'il n'y a pas que ça évidemment, il faut dire que ça prend une grande place ici parce qu'elle est compliquée et... l'auteur a fait des choix qui sont parfois déchirants, c'était juste incroyable et génial.
Mais le tome 2 de Kushiel était aussi comme ça, mais lui plutôt dans le genre "frustrant et énervant". Ll'orgueil d'Angelin est légendaire et Phèdre et Joscelin sont passés maître en la matière tant le leur est énorme. A cause de ça, nous voici plongé dans une histoire incroyable.





Rébellion chez les crayons de Drew Daywalt et Oliver Jeffers (Les crayons 1)

Quatrième de couverture

La révolte gronde chez les crayons de couleur, certains se plaignent de trop travailler, d'autres souffrent de se sentir délaissés, voire ignorés... Duncan est bien embêté !

Mon avis

Un jour Duncan reçoit du courrier, ce sont ses crayons de couleur qui lui écrivent, chacun leur tour pour montrer leur mécontentement. Chacun a une doléance à faire, les raisons sont diverses et variées. Duncan est bien embêté mais va finir par trouver une solution pour contenter tout le monde...

La plupart des crayons en a assez de faire toujours la même chose, d'être trop utilisé parce que c'est la couleur préférée du petit garçon, ou bien au contraire, d'être mis en quelque sorte au rebut.

C'est un album haut en couleur, c'est le cas de le dire qui est vraiment très mignon et plaisant à lire. Sur une double page, se présente à gauche la lettre écrite par le crayon de couleur (qui varie à chaque fois évidemment) qui fait ses doléances à Duncan, quant à la page de droite, on y trouve un dessin ayant un lien avec ce qui est dit dans la lettre et qui est aussi de la même couleur du crayon.

Les illustrations sont sympathiques, sur la page de droite qui représente les dessins de Duncan, c'est fait de telle manière qu'on pense qu'il s'agit d'un petit garçon, donc c'est d'autant plus réaliste, en revanche les dessins des crayons, des lettres, là, on voit tout le talent de l'illustrateur (Oliver Jeffers).

A partir de 4 ans.

28/05/2014

Coup d'envoi de Bruno Dequier (Louca 1)


Quatrième de couverture

L'adolescence est une période horrible pour beaucoup de monde. Pour Louca, c'est pire ! Paresseux, mauvais élève, menteur (pour épater son petit frère), maladroit avec les filles, ce type est vraiment une catastrophe ambulante. Mais, c'est décidé : dès demain, il va changer ! Mais c'est plus facile à dire qu'à faire (surtout quand, en plus, on est versatile). Heureusement, Louca va recevoir un coup de main d'un dénommé Nathan : beau garçon, super doué au foot, intelligent... ce Nathan a vraiment l'air d'être le mec idéal et le coach rêvé pour Louca. À une petite exception près : Nathan est mort et c'est son fantôme qui va aider Louca... Comment Nathan est-il mort ? Pourquoi Louca est-il le seul à le voir ? Nathan arrivera-t-il à faire de Louca un type bien ? Louca réussira-t-il à la fois ses examens, à séduire Julie, la fille de ses rêves, et à devenir un footballeur digne de ce nom ?

Mon avis

Profitant des 48h de la BD, j’ai pu lire cette BD jeunesse qui je dois dire est très sympathique.

Voici le premier tome de la série Louca, qui est vraiment intéressant et qui pose bien les bases. Je pense que je la continuerai pour savoir ce qui arrive à Louca.

Louca est un adolescent comme les autres, ou presque… Sa maladresse fait que la vie est compliquée pour lui. C’est une catastrophe ambulante, aussi bien pour les autres que pour lui-même. Il décide donc un jour de se reprendre en main pour devenir quelqu’un de bien, notamment dans le but de séduire Julie, la fille de ses rêves. Pour cela, il va avoir une aide inopinée, celle de Nathan, qui a tout pour lui, sauf qu’il est mort. Mais Louca est le seul à être en mesure de le voir et d’interagir avec lui. Nathan va donc le prendre sous son aile, mais non pas par altruisme, et faire de lui, dans un premier temps, un vrai footballeur, mais la partie n’est pas gagnée d’avance…

C’est drôle, frais et léger et sur la fin, je m’attendais à quelque chose du genre, ça semblait trop beau pour être vrai. Il y avait forcément un truc. Je dois avouer que ce premier tome a piqué ma curiosité, parce que Louca est le seul en mesure à voir Nathan, et ce dernier n’est pas en mesure de se rappeler sa mort. Je présume donc qu’on en saura plus dans la suite, mais en tout cas, ça m’intrigue.

Même s’il est question de football, il n’y a pas que ça, c’est plus qu’une histoire de foot. Donc pour ceux qui n’y sont pas particulièrement fan, comme moi, ça n’empêche pas de passer un bon moment en compagnie de Louca. C’est assez étonnant de voir à quel point il est maladroit, on se moque mais si on était à sa place, il est évident qu’on serait aussi frustré et énervé que lui. Il est attachant, en dépit de son comportement, notamment envers son petit frère puisqu’il lui ment en lui faisant croire qu’il est super cool, etc. Mais on peut comprendre sa démarche.

Les personnages sont de manière générale attachants et sympathiques, même s’ils sont loin d’être parfait, comme Louca, mais c’est également le cas de Nathan qui aide Louca non pas par altruisme mais parce qu’il est le seul à le voir et à pouvoir lui parler donc c’est un peu en dépit. Et s’il est encore sur terre sous forme de fantôme, c’est sûrement pour une bonne raison.

Les dessins sont plutôt sympathiques, la couverture en donne un bon aperçu donc c’est d’autant plus agréable à lire quand on apprécie le graphisme, pour une BD, c’est un peu la base, le texte doit être aussi bien que l’image, sans quoi ça n’a pas vraiment d’intérêt de suivre une BD.

En bref, un bon premier tome qui m’a fait passer un bon moment. Je suis très curieuse de voir ce que la suite donnera.

Tu te crois le lion ? d'Urial et Laetitia Le Saux

Quatrième de couverture

Du haut de la plus haute des collines, le lion Trop-Puissant passe son temps à donner des ordres aux animaux de sa cour. Un jour, la pigeonne en a assez et elle part s’installer en bas, sur la plage. Le lendemain, c’est au tour du mouton de déserter. Suivent le chien, puis la mule… « Ils reviendront, rugit le lion, ils ont trop besoin de moi. » Mais en est-il bien sûr ?

Mon avis


Je ne ferai pas de résumé de l'histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour comprendre de quoi il s'agit.

Tu te crois le Lion ? est un ouvrage qui traite essentiellement de l'autorité. Pour un enfant assez jeunes (autour des 3/4 ans) qui parfois se croit tout permis parce qu'il teste ses parents ça peut être un très bon livre pour rendre compte qui a l'autorité sur qui. Mais cela montre qu'il y a également une manière de faire.

En effet, ce lion autoritaire est désagréable au possible, maltraite ses sujets qui un jour décide de partir sur la plage pour être tranquille et se la couler douce. Seulement, lorsque chaque sujet s'en va et qu'ils retrouvent les précédents qui étaient partis, ils veulent à leur tour commander comme s'il était le roi, en somme le lion. D'où la question - et titre du livre - qui revient tel un mantra : Tu te crois le lion ? Jusqu'au jour où c'est effectivement le lion qui va se déplacer en personne et tout seul pour retrouver ses sujets...

Les illustrations sont assez sympathiques, la couverture donne un bon aperçu de l'intérieur. Il n'y a pas trop de textes, d'où le fait que ça puisse être adressée à un public assez jeune, mais pas trop non plus pour qu'il puisse comprendre (avec l'aide des parents bien sûr) ce qui se passe. Il faut avoir un minimum d'attention, ce que les enfants trop jeunes n'ont pas.

Le texte est un vrai atout pour comprendre l'histoire, même si les illustrations sont très évocatrices, si on n'avait pas par exemple la question : Tu te crois le lion ? On ne comprendrait pas forcément ce qui se passe entre les sujets du roi et le rapport avec le titre du livre.

A partir de 3/4 ans.

27/05/2014

Comme un secret pour toi de Sandol Stoddard et Ivan Chermayeff

Quatrième de couverture

Qu'offrira-t-on au bébé ? le bébé est si... neuf.
Que montrera-t-on au bébé ? le bébé est si...

Mon avis

Le livre se présente tel un imagier, et donc avec une illustration différente sur chaque page avec un petit texte qui explique ce qu'est un bébé, notamment en montrant tout ce qu'il ne sait pas et ce qu'il faudra lui apprendre.

Voici un album qui montre au bébé le monde qui l’entoure, lui qui ne connaît rien et qui est malléable. Le texte est très poétique et doux. C’est agréable à lire.

C’est très coloré, et très simple, de sorte que ce soit adapté à un lectorat jeune.

Les enfants de moins de 2 ans, sont très friands de livres avec peu de couleur et qui sont contrastés, par exemple un fond noir avec un dessin blanc, ou le même principe avec de la couleur. C’est le contraste qui plaît.

Cesare Vol.7 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

Angelo se retrouve pris malgré lui dans les intrigues qui se tissent autour de Cesare : afin de confirmer ses soupçons, le jeune Espagnol l’utilise comme appât pour tendre un piège aux membres de la Fiorentina. C’est ainsi que Draghignazzo et Roberto se révèlent être les responsables de l’incendie de la manufacture… Malheureusement, le plan tourne mal. Tandis que Draghignazzo fait une chute fatale en essayant de s’enfuir, Roberto poignarde Angelo en tentant d’éliminer l’héritier des Borgia !
De retour à l’archevêché, Cesare prend immédiatement les dispositions nécessaires pour soigner notre Florentin, qui échappe de peu au pire. Et alors que les tensions entre les cardinaux agitent une Rome déjà tendue par l’attente du prochain conclave, les célébrations de la Nativité sont sur le point de débuter…

Mon avis

Mon avis sera assez court puisque je n’ai pas envie de ressasser non plus tout le bien que je pense de cette série, je pense qu’au bout de 7 tomes vous l’avez compris. Idem, je ne fais presque pas de résumé de l’histoire, puisque la 4e de couverture est vraiment complète à chaque fois et reprend à la fois les événements passés dans le volume précédent et raconte un petit peu ce qu’on va découvrir dans celui-ci. Ainsi, j’évite autant que possible les spoilers parce que ça n’est pas évident de raconter une histoire qui est si courte, problème dû au format manga.

Après des révélations et des actions à en perdre haleine, ce tome-ci est plus lent et tranquille mais n’en demeure pas moins intéressant. L’histoire commence avec la célébration de la Nativité, qui pose problème à certain à cause de celui qui va l’officier. Les dessins de cette partie sont vraiment magnifiques. De voir les fidèles dans les églises, le souci du détail qui a été fait, c’est juste incroyable. Il y a très peu de textes dans ces pages, mais elles sont tellement belles que ça n’a aucune importance, on prend du coup plus de temps pour les admirer.

Dans ce tome, on voit très peu Angelo, ça semble logique du fait qu’il est en convalescence, et est donc plus concentré sur Cesare qui commence à avoir des doutes et se pose plein de questions. Cela nous permet d’avoir un flash-back avec sa rencontre avec le professeur Cristoforo Landino qu’il a pu rencontrer à Pise, dans les volumes précédents, et ainsi de revenir sur l’Histoire, notamment celle entre l’Etat et l’Eglise, deux pouvoirs qui parfois ont du mal à cohabiter et qui peuvent poser problème. C’est une chose dont Cesare se rend compte puisqu’il le « vit » plus ou moins actuellement. Tout n’est que jeu de pouvoir après tout chez les Borgia.

C’était vraiment intéressant de revenir sur ces points-là, d’un point de vue Historique et culturel, c’est toujours bon à prendre pour moi et en plus pour l’histoire qui nous intéresse, ça permet de la faire avancer puisque cela fait réfléchir Cesare, sur ses propres intentions et celle de son père. Des doutes s’insinuent en lui et il se pose des questions…

En bref, un tome plus tranquille que les précédents, ça nous permet de reprendre notre souffle et d’apaiser certaines tensions qui sont apparues mais n’est-ce pas le calme avant la tempête ? A voir avec le 8e tome ce que cela va donner…

26/05/2014

Encore un frère ! de Matthew Cordell

Quatrième de couverture

Quand il était fils unique, la vie de Daniel était magnifique… Mais un jour il a eu un petit frère : Prosper. Lorsque Daniel chantait, Prosper pleurait. Lorsque Daniel tricotait, Prosper vomissait. Et puis il a eu un autre petit frère : Maxence ! Et un autre : Simon ! Et un autre : Marco ! Daniel n’était plus qu’un parmi d’autres… Et ce n’était que le début !

Mon avis

Voici un nouveau livre en lien avec la naissance et la fratrie. Daniel, fils unique jouit de l’attention de ses parents jusqu’au jour où il a un petit frère, Prosper, qui ne fait que copier le moindre de ses gestes, ce qui l’agace. Puis, d’autres petits frères arrivent, beaucoup de petits frères, et chacun d’eux reproduit les mêmes gestes, les mêmes paroles que Daniel, ce qui l’énerve encore un peu plus chaque jour. Et ses parents ne peuvent rien faire parce que c’est normal, il est l’aîné, un parmi plusieurs. Jusqu’au jour où leur attitude va changer…

C’est un livre très mignon, qui fait sourire et qui peut évoquer beaucoup, surtout si l’on fait partie soi-même d’une fratrie. Ce livre montre parfois des difficultés entre les frères, les plus jeunes copient les aînés. C’est logique, c’est le modèle qu’ils vont prendre pour se former à leur tour. La fin est attendue, mais ça n’en reste pas moins sympathique et fait sourire. Finalement, avoir une fratrie n’est pas si mal que ça, même si parfois il y a des hauts et des bas.

Les illustrations sont jolies. C’est très doux, il y a très peu de couleur, mais il y a une certaine dynamique qui fait que la couleur en tant que telle n’a pas d’importance. Le texte a son importance dans l’histoire, cela permet de mieux comprendre la situation, même si les illustrations sont assez explicites la plupart du temps.

A partir de 3 ans.

New Pearl-Alexandrie d'Andoryss et Xavier Collette (Le Soufflevent 1)

Quatrième de couverture

Sacha, jeune pilote de la ligne d’Aéropostal New Pearl-Alexandrie, a la surprise de découvrir deux passagers clandestins : une jeune fille nommée Coline accompagnée de Typhon, son chat ailé. Et comme une nouvelle ne vient jamais seule, les voici traqués par des dirigeables militaires. Pour les tirer de ce mauvais pas, Coline utilise un étrange objet qui déclenche une incroyable tempête…

Mon avis

Suite au conseil d’une de mes collègues à la librairie où je suis en stage, je me suis lancée dans la série Le Soufflevent d’Andoryss et Xavier Collette, et je dois dire que ça a été une très belle découverte.

L’histoire début avec Sacha, un jeune pilote de la ligne d’Aéropostal New Pearl-Alexandrie qui doit prendre le relais pour voyager avec le courrier, seulement, son prédécesseur lui fait mention de deux passagers clandestins qu’il faut emmener à Alexandrie. Dans un premier temps Sacha refuse, puisque c’est interdit, mais il se rend compte qu’il n’a pas vraiment le choix et emmène donc Coline et son chat ailé, Typhon. Seulement, leur expédition va prendre un tournant inattendu lorsque des dirigeables militaires se lancent à leur trousse. Mais la jeune fille a plus d’un tour dans son sac pour se tirer de ce mauvais pas : le soufflevent.

L’intrigue est bonne et bien menée, et je ne peux que vous la conseiller. Ce premier tome est un concentré d’action, les premiers ennuis arrivent assez rapidement de sorte qu’on ne puisse pas s’ennuyer un seul instant. C’est vraiment plaisant et l’on plonge avec facilité dans cette histoire à laquelle j’ai accroché dès le départ. Même si je l’avoue, je m’attendais à quelque chose du genre, donc la révélation de fin n’en est pas totalement une, mais on se laisse quand même emporter et on peut passer sur cet aspect là, tant c’est prenant.

Le seul reproche et regret c’est que ça ne soit pas un peu plus long. Il y a un sentiment de trop peu quand on la termine, tant c’était intéressant et haletant. Je n’aurai pas été contre quelques planches de plus, pour étirer un peu en longueur le scénario parce que tout me semble aller un peu trop vite. Mais ce n’est qu’un détail parce que l’univers que l’on découvre semble intéressant et prometteur. Reste à voir ce que la suite va nous réserver.

Les personnages sont intéressants et même si on ne les voit pas longtemps (pour moi en tout cas), on s’y attache beaucoup. Coline est une jeune fille intrépide et avec beaucoup de ressources mais on sent la jeune fille fragile derrière ses airs. Quant à Typhon, son chat ailé, il est juste génial, je l’ai adoré dès son apparition, le parfait compagnon, toujours avec un commentaire à faire. Quant à Sacha, même s’il est contre le fait d’emmener Coline avec lui, il cède et a une certaine morale aussi, il n’abandonne pas facilement. On ne peut que l’aimer pour ça, et la fin est des plus touchantes aussi. Je suis curieuse de voir ce que la suite va nous réserver.

Quant au graphisme c’est juste magnifique, je suis totalement fan. C’est très coloré, les paysages sont fabuleux, cela donne un certain poids à l’univers créé par Andoryss.

En bref, un premier tome très intéressant qui m’a fait voyager. L’histoire est intéressante et l’univers promet de grande chose pour la suite, les personnages sont attachants et je n’ai qu’une hâte savoir ce qui va leur arriver. A découvrir !

25/05/2014

Il faut délivrer Gaspard ! de Geoffroy de Pennart

Quatrième de couverture

Pauvre Gaspard, il est enfermé dans le garde-manger, la serrure est bloquée et le serrurier ne veut pas se déplacer... Heureusement, madame Broutchou, sa maman, n'est VRAIMENT pas du genre à s'en laisser conter !

Mon avis

Voici un petit album sympathique et amusant. Gaspard est enfermé dans le garde-manger, alors sa mère madame Broutchou va tout faire pour l’en sortir et va voir différentes personnes pour l’aider. Mais tout le monde trouve une excuse pour ne rien faire, jusqu’à ce qu’une personne fasse bouger les choses.

C’est très drôle à lire, un peu comme pour Les vers de terre mangent des cacahuètes d'Elisa Géhin, il y a un aspect répétitif, mais je l’ai trouvé plus amusant et moins lourd dans cet album.

Je ne sais pas pourquoi, mais cet album me rappelle un peu la maison qui rend fou d’Astérix dans Les 12 travaux d’Astérix, ou tout simplement l’administration française… pour que ça bouge, pour qu’on ait quelque chose, il faut passer par toutes les instances… et cela prend du temps…

Carrousel Funeste de Fenriss (La Marque d'Ysengrin 1)

Quatrième de couverture

Paris, de nos jours. Tandis que l'automne fauche ses dernières feuilles, plusieurs destins, apparemment sans liens entre eux, vont pourtant s'entremêler au travers d'une terrible affaire de meurtre de masse. 
C'est le cas de deux amis accidentellement impliqués dans le massacre, Samuel et Richard, ainsi que du commissaire Franco et de son ami l'inspecteur Markez, deux vieux routards de la Criminelle en charge de l'enquête et complètement dépassés par les événements. Mais l'affaire affectera également la jeune et rebelle Esperanza, poursuivie pour une raison qu elle ignore elle-même, sans parler du baron Lupin, le seul d'entre tous qui soit conscient qu un plan machiavélique est à l'oeuvre et qu'il met en danger le monde Ordinaire tout autant que celui de l'Agartha, un monde proche du notre perdu entre rêve et imaginaire. 
Alors que le carrousel funeste se met en branle, qui survivra à la terrible morsure de l'hiver approchant ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Midgard de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé et que je vous conseille.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture présente plutôt bien les faits sans pour autant tout dévoiler. Il faut bien garder un peu de mystère, sans quoi ça n’aurait aucun intérêt. Je vous assure que ce livre mérite votre attention parce que c’est très original et addictif. Dès les premières pages, j’ai plongé avec facilité dans cette histoire, l’écriture y aidant beaucoup. C’est bien écrit, très fluide, j’ai beaucoup aimé la plume de Fenriss et j’ai envie de dire, heureusement qu’elle est ainsi, car cela nous permet de bien suivre l’histoire. Ainsi, tout paraît simple et clair, alors qu’on va se rendre compte que l’intrigue est loin de l’être.

Ce premier tome nous pose les bases mais ça n’est pas pour autant un tome introductif car on apprend beaucoup de choses. Il y a pas mal d’action et ça ne s’arrête jamais, c’est assez haletant et on ne voit pas les 360 pages défiler. C’est une course contre la montre, on sent qu’à l’anniversaire de Lupin, c’est là que tout va se jouer et on attend cet événement plus que tout. Et je vous préviens qu’il faudra s’armer de patience mais entre temps, on découvre tellement de choses qu’on ne peut pas s’ennuyer un seul instant. L’auteur sait ménager son suspense jusqu’au bout et attiser notre curiosité, notamment sur Ysengrin (qui est le titre de la série). On en parle plus ou moins mais sans nous expliquer de quoi il s’agit exactement et c’est énervant ! Mais au moins, ça nous donne envie de poursuivre et de comprendre ce qui se passe.

Au début, il est évident qu’on ne voit pas tous les enjeux ou les liens entre les personnages, mais au fur et à mesure, les éléments s’imbriquent et nous permettent de comprendre de quoi il s’agit exactement. Après, il est vrai que j’avais deviné des choses, ça me semblait assez logique, ou peut-être un peu prévisible, mais c’est vraiment bien amené, donc ça n’est pas si dérangeant que ça. Et puis, ce n’était que des suppositions, pas nécessairement des certitudes. Quant à la fin, elle ne peut que nous mettre l’eau à la bouche parce que la situation est quand même très critique. Tout est fait pour nous donner envie de lire la suite.

Il y a beaucoup de mystères et l’univers est tout de même des plus étranges mais c’est passionnant, j’ai adoré le découvrir. C’est très original, bien pensé et bien construit. Il faut un petit temps pour bien appréhender cet univers qui est assez riche et complexe mais qui promet beaucoup de choses. On est dans un entredeux, à la fois dans la réalité et dans l’imaginaire. Dans un premier temps, on a l’impression de lire un polar et puis d’un coup, tout bascule, on se retrouve ailleurs avec des personnages des plus étonnants. Dans le prologue nous découvrons Richard et Samuel qui se rendent à une fête qui va tourner au drame. Puis l’histoire commence avec la rencontre des deux flics chargés de l’affaire : Franco et Markez qui vont découvrir les lieux du drame, ladite fête à laquelle nous avons assisté et ça n’est clairement pas beau à voir. Et à mesure de l’histoire, ce « polar » va basculer dans le fantastique et ce basculement de l’un à l’autre se fait assez aisément et a du sens.

Quant aux personnages, il faut avouer que là, l’auteur nous gâte en nous en présentant à profusion. Mais je vous rassure, on prend assez rapidement nos marques, on arrive à les distinguer et à voir au fur et à mesure leurs liens et leurs rôles. Et puis, grâce à la manière dont s’est écrit et présenté, on ne se perd pas. La narration à la 3e personne nous permet de suivre les différents groupes de personnages et l’auteur, qui est toujours un sadique va toujours changer de focalisation et ce, toujours au mauvais moment pour nous donner envie de poursuivre notre lecture.

C’est assez éclectique comme groupe, dans l’ensemble les personnages sont plutôt sympathiques, même si certains sont trop mystérieux pour être tout à fait honnête. Il faut toujours se méfier. On a les flics d’une part, Franco et Martinez qui peuvent attirer notre sympathie quand d’autre sont juste à claquer. Esperanza qui ne cesse de fuir, on se demande dans un premier temps pourquoi et après, quel est son lien avec tous les autres personnages. Samuel et Richard qui après la fête vont vivre une expérience des plus étranges. Et on découvre aussi d’autres personnages plus familiers et en même temps assez incongru. Je ne veux pas spoiler parce que ça mérite la découverte, mais j’ai adoré l’idée et de voir ce que l’auteur en a fait, c’est toujours simplement génial.

En bref, un premier tome original qui mêle imaginaire et réalité, fantastique et historique (en un sens). Une intrigue bien menée, un univers intéressant et complexe dont on ne voit que les prémices, des personnages hauts en couleur qui nous réserve bien des surprises. J’ai vraiment envie de découvrir ce que le 2e tome nous réserve. Une très bonne lecture pour moi que je vous conseille fortement !


In My Mailbox (130)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Fuir Malco de Charlotte Bousquet (Lune et l'Ombre 1) > CHRONIQUE

Lune a treize ans. Lune voit le monde en noir et blanc. Lune souffre d’une maladie dont nul ne connaît l’origine...Jusqu’au jour où, chez le médecin, l’affiche d’une exposition attire son attention. Pour la première fois depuis longtemps, Lune perçoit de nouveau les couleurs ! Convaincue que le remède à son mal se trouve au musée, la jeune fille décide d’y aller. Mais une ombre malveillante la suit, prête à tout pour l’arrêter. Commence alors pour Lune un voyage étrange. De tableau en tableau, l’adolescente découvrira ses pouvoirs et le secret de son passé...


Tout sauf le grand amour de Kristan Higgins

Ce que cherche Lucy Lang à l’aube de ses trente ans ? Un homme sympa et honnête. Un homme qui s’occuperait du jardin, des barbecues, et qui jouerait au foot avec les enfants. Et surtout, surtout, un homme qui ne déclencherait en elle aucun émoi amoureux, aucune grande passion. Car Lucy refuse l’idée de souffrir de nouveau, comme elle a souffert cinq ans plus tôt en perdant son mari.
Alors, même si le passé se rappelle encore à elle, aujourd’hui, elle le sent : elle a atteint les limites d’une vie exclusivement consacrée à son chat, Fat Mikey, le plus intelligent et le plus capricieux des félins, et à son travail qu’elle adore, dans la petite pâtisserie familiale de Rhode Island. Oui, il est temps, après cinq ans, de tourner la page, et de se lancer dans une nouvelle vie. Première étape : prévenir Ethan Mirabelli, son amant sexy mais inépousable, qu’il est temps de revenir à une relation strictement amicale. Deuxième étape : se lancer dans la quête de son futur mari, celui qui sera tout pour elle. Tout, sauf le grand amour.


Comment je suis devenue irrésistible de Mindy Klasky (Coup de foudre et sortilèges 1)

Regardons les choses en face, je suis très très loin d’être une séductrice ! Depuis que mon fiancé m’a plaquée pour une avocate londonienne ultra-sexy, ma vie sentimentale est même carrément au point mort. Et ce n’est certainement pas mon boulot de bibliothécaire sous-payé qui va me permettre de faire des étincelles ! Alors vous imaginez ma surprise quand, du jour au lendemain, l’un de mes collègues s’est mis à me couvrir de fleurs. Et ce n’est pas tout : dans la rue, les hommes se retournent sur mon passage et un quasi-inconnu a même été jusqu’à m’embrasser fougueusement sur le pas de ma porte ! Mais c’est seulement lorsque Jason Templeton, l’homme le plus beau et le plus intelligent du monde — et sur lequel je fantasme depuis un an sans le moindre espoir — m’a invitée à dîner que j’ai vraiment commencé à me poser des questions. Et si… Et si j’étais tout simplement devenue irrésistible ?


Un très gros mensonge de Lauren Baratz-Logsted (Poussette et talons aiguilles 1)

Imaginez une jeune femme, en pleine possession de ses facultés mentales, qui décide de faire un gros mensonge, histoire d’être un tout petit peu aimée… Imaginez ensuite que cette même jeune femme prenne un joli feutre rose, et trace une petite ligne rose sur son test de grossesse. Vous me suivez ? Pas tout à fait ? Laissez-moi vous expliquer… Dans un moment d’égarement total, Jane annonce à la Terre entière qu’elle est… enceinte ! Et c’est là que les ennuis commencent réellement pour elle : les collègues aux questions gênantes, les parents surprotecteurs, le petit ami bizarre, les maux de ventre imaginaires, les rêves de bébés géants, les envies de crème Chantilly… Emportée dans le tourbillon d’une vraie-fausse grossesse, Jane en arrive à bluffer tout le monde ! A ce stade de la folie, vous vous demandez comme moi si, à force de raconter des craques, Jane n’est pas devenue complètement dingue. Et surtout, comment elle va pouvoir sortir de ce gros, GROS mensonge !


La disparue d'Amsterdam d'Antoinette Van Heugten

Alors qu’elle rentre chez elle après une journée de travail, le Dr Nora de Jong, spécialiste de chirurgie pédiatrique à Houston, découvre, horrifiée, que sa mère est morte assassinée, et que sa fille Rose, un bébé de six mois, a disparu. En état de choc, hantée par une angoisse folle, elle est dès lors obsédée par les mêmes questions : qui a tué sa mère ? Et surtout, surtout, où se trouve sa fille ? Très vite, Nora comprend que l’enlèvement de sa petite Rose est inextricablement lié à l’histoire de sa famille, une histoire sombre et complexe dont elle ignorait tout jusqu’à présent. Pour retrouver sa fille, elle va devoir se rendre à Amsterdam, où tout s’est autrefois passé. Là, il lui faudra à tout prix percer de tragiques secrets cachés depuis des décennies…


Personne pour t'entendre de Karen Rose

Belles, jeunes et blondes : elles sont condamnées à mourir.
Lors d’une soirée donnée dans une luxueuse propriété de Baltimore, Crystal Jones, une jeune et jolie étudiante, est retrouvée sauvagement assassinée dans la remise au fond du parc. Pour ce meurtre, Ramon Muñoz, le jardinier qui travaillait dans le domaine, est condamné à perpétuité.
Six ans plus tard, Paige Holden, détective privée, décide de se plonger dans le dossier pour tenter de faire rouvrir l’enquête, et prouver l’innocence de cet homme qui, elle en est persuadée, a été injustement condamné. Le seul indice concret dont elle dispose : la clé USB que la femme de Ramon Muñoz a réussi à lui donner avant d’être abattue devant elle, et qui contient des photos remettant en cause les conclusions de l’enquête. Comme si on avait voulu faire accuser cet homme… Mais pour protéger qui ?
La seule aide sur laquelle Paige puisse compter est celle de Grayson Smith, le procureur qui a fait condamner Ramon Muñoz, et qui, lui aussi, doute aujourd’hui de la culpabilité de celui qu’il a envoyé derrière les barreaux. Bientôt, tous deux vont se retrouver sur la piste d’un meurtrier diabolique, obsessionnel, à la fois invisible et tout-puissant…


Orgueil et volupté d'Anne Barton (The Honeycote 2)

Angleterre, 1816
Alors qu’elle s’apprête à faire son entrée dans la haute société de Londres, Daphné veut croire que les temps difficiles qu’elle et sa famille viennent de traverser ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Un espoir que vient balayer sans pitié le comte de Foxburn lorsqu’il pénètre dans le salon de l’hôtel particulier de Mayfair où elle vit désormais avec sa sœur. Car cet aristocrate hautain lui annonce de but en blanc qu’il possède un portrait d’elle… quasiment nue. Et qu’il n’hésitera pas à se servir de cette toile très compromettante si elle n’éconduit pas dans les plus brefs délais lord Biltmore, un jeune homme qu’il considère comme son protégé, et à qui il destine une tout autre épouse qu’elle.
En l’espace d’une seconde, Daphne voit s’obscurcir tout son avenir. Lord Biltmore n’est-il pas le seul gentleman prêt à l’épouser malgré son peu de dot ? Par la faute du comte de Foxburn, elle devrait donc sacrifier soit son avenir, soit sa réputation — elle qui n’a posé à l’époque comme modèle que pour nourrir les siens ? Un dilemme rendu plus difficile encore par le trouble et la fascination qu’elle ressent pour celui qui tient son destin entre ses mains…



Animan de Claire Ygell (Cromlech 1)

Eva vient d’obtenir son bac S. Pour la suite de ses études, elle décide de quitter Paris et son père pour rejoindre son grand-père maternel à l’autre bout de la France, à Quillan dans le Languedoc-Roussillon. Dans ce nouvel environnement, la nature est omniprésente. Mais Eva y découvre l’existence d’une nature qui lui est encore inconnue et plus mystique, celle des Elaphes. Cette découverte la replonge dans son passé et la tragique disparition de sa mère, survenue quand elle était encore enfant.
De l’humaine à l’animal, de la jeune fille à la jeune femme, Eva va alors connaître bien des métamorphoses. Aussi, comme toute adolescente de son âge, elle va rencontrer les premiers tourments de la vie et de l’amour, entourée des Elaphes, des Garrel, de Brendan et de Fred.


Entre chien et loup de Col Buchanan (Farlander 2)

Ash, le légendaire assassin, traque sa dernière proie.
Destination : la cité de Bar-Khos, où l’ultime bataille va éclater. La Sainte Matriarche de Mann, accablée par la perte de son fils, est décidée à faire tomber ces murailles qui lui résistent depuis trop longtemps.
L’issue du combat dépend peut-être de la détermination d’un seul homme… Car la personne que poursuit Ash n’est autre que la Matriarche elle-même.
Et cette fois, poussé par la rage et le chagrin, le vieux guerrier en fait une affaire personnelle.





Et vous ?

24/05/2014

Le tapis en peau de tigre de Gérald Rose

Quatrième de couverture

Un tigre solitaire et mal en point voit la chance lui sourire le jour où il aperçoit un serviteur du rajah battre les tapis dans les jardins du palais. Afin de mener la vie de château, le fauve décide alors de se faire passer pour un tapis, un tapis en peau de tigre…

Mon avis

Voici un album très sympathique qui m’a bien plu. Au départ, avec un tel titre, je m’attendais à quelque chose de très différent et j’étais un peu sceptique sur l’histoire, je dois l’avouer. Mais après lecture de l’album, en fait, c’est pas mal du tout.

L’histoire est simple, un tigre qui a la peau sur les os et dont on se moque rêve d’une vie meilleure. Un jour, alors qu’il aperçoit un serviteur du rajah nettoyer les tapis dans le jardin du palais, il décide de prendre la place de la peau de tigre qui était suspendue et devenir à son tour un tapis en peau de tigre. Un subterfuge qui pourrait bien servir les habitants du palais et changer la vie de ce tigre.

Un livre qui montre que parfois la roue tourne et que la vie peut nous sourire, mais il faut savoir saisir les occasions quand elles se présentent devant nous.

Les illustrations sont jolies, elles complètent bien le texte, même si elles peuvent se suffire à elles-mêmes pour qu’on puisse comprendre ce qui se passe. Cela dit, le texte ajoute un petit plus, mais ça n’est pas indispensable pour la compréhension. Un enfant peut le consulter seul et comprendre ce qui se passe malgré tout.

A partir de 4/5 ans.

Cesare Vol.6 de Fuyumi Soryo

Quatrième de couverture

L'heure de la traditionnelle mêlée à cheval organisée par l'université de Pise a sonné... Alors qu'Henri profite de l'occasion pour régler ses comptes avec le jeune Borgia, Angelo offre la victoire à son camp en s'emparant presque malgré lui du drapeau ennemi !
Mais les réjouissances sont de courte durée : maintenant que Cesare pense avoir démasqué ses mystérieux opposants, reste encore à élaborer une stratégie pour les piéger...

Mon avis

L’histoire reprend quelques temps après la mêlée à cheval organisée par l'université où Cesare a été blessé. Son caractère impétueux a été une fois de plus remis en cause et l’on voit à travers les souvenirs de Francesco qu’il en a toujours été ainsi et qu’il doute pouvoir faire changer l’héritier des Borgia. Et cela même si le père de ce dernier le lui demandait.

Les événements liés à l’incendie se précipitent dans ce tome puisque c’est le moment des révélations. On va enfin savoir qui sont les traîtres et en partie qui est derrière tout ça. Du moins, pour ce qui est des personnages, puisque nous, lecteurs, le savons déjà grâce au fait que nous suivons de temps à autre d’autres personnages que Cesare et Angelo. Je dois dire que je ne m’attendais pas totalement à ça, j’avais évidemment des doutes pour certains, mais pour d’autres non, du coup ça a été une grande surprise et une trahison dure à avaler pour certains personnages. Evidemment dans ces cas là, tout ne se passe pas comme prévu, ce qui fait de ce tome, un tome assez tragique aussi. Ça devient de plus en plus sombre et j’adore ça !

L’aspect politico-religieux prend toujours un peu plus de place et c’est vraiment passionnant à suivre. C’est ce qui me plaît le plus dans les livres historiques du genre, et en général on peut se dire que c’est sans doute vrai, que cela s’est réellement passé ainsi. Dans la fiction (comme les littératures de l’imaginaire) c’est ce que je trouve le plus passionnant, la politique, les intrigues de Cour, etc. parce qu’il y a toujours des traîtres, donc des problèmes, des jeux d’alliance, de pouvoir, etc.

On voit donc les liens se tisser, les alliances qui se sont créées et les problèmes que cela engendre étant donné la situation actuelle. Le pape se meurt et tous les moyens sont bons pour tenter de lui succéder. On n’ignore pas que le but des Borgia est d’accéder à cette place et d’élever au plus haut point possible Cesare.

Dans ce tome, on aperçoit un peu plus la famille de Cesare, son père, sa sœur Lucrezia et de son frère Juan, ce qui nous permet de poser les personnages qui auront plus d’importance plus tard. On y voit également l’enfance de Cesare et sa rencontre avec Miguel, ce qui donne une note touchante à ce volume, on voit « l’amitié » qui les lit, même si à l’heure actuelle, à l’adolescence (Cesare à 16 ans), la notion d’amitié de Cesare est assez étrange parfois.

Quant aux personnages, la relation Angelo-Cesare évolue encore une fois et parfois on se demande pourquoi Angelo agit de cette manière. Il est moins naïf par rapport au premier tome, il est conscient de ce qu’est vraiment Cesare et de l’autre, il agit parfois de manière irréfléchie qui un jour pourrait lui couter cher.

En bref, un tome génial, bourré d’action qui fait que l’on ne s’ennuie pas. Les intrigues « politiques » qui sont liées à la religion prennent un peu plus d’ampleurs. C’est toujours aussi addictif et je ne m’en lasse pas. J’ai toujours hâte de voir ce que la suite va donner. Une série à découvrir si ce n’est pas déjà fait !