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31/08/2013

Le Top / Flop du Mois ! (Juillet / Août 2013)


Explication

Voilà un petit bilan mensuel (sauf pour l'été ça regroupera Juillet et Août) sur les TOP et FLOP de mes lectures. Étant donné le nombre de livres que je lis par mois (entre 20 et 25 généralement) difficile de s'y retrouver dedans, surtout quand on ne suit pas quotidiennement. Ce petit bilan permet donc de mettre en avant les lectures qui m'ont beaucoup plus (très bonne lecture / excellente lecture / coup de coeur, oui j'ai des paliers) : TOP, mais également les déceptions et ceux que j'ai détesté (si, ça arrive) / FLOP.

Chaque article sera donc composé du titre du livre et du lien de la chronique pour ceux qui voudraient en savoir plus, de la couverture et 4e de couverture du livre (que je peux réduire si elle spoile et dans ce cas là, je le spécifie), ainsi qu'une petite phrase pour vous donner envie (ou pas) de lire le livre.

The Assassin and the Pirate Lord de Sarah J. Maas (A Throne of Glass Novella 1)

Quatrième de couverture

Combattante exceptionnelle formée dès son plus jeune âge, voleuse, maline, coquette et arrogante..., Celaena Sardothien est le meilleur assassin d'Arobynn Hamel, le Roi des Assassins du Nord. Elle est aussi sa protégée et son héritière.
Envoyés en mission, avec son collègue Sam Cortland, à Skull Island auprès de Rolfe Seigneur des Pirates, Celaena est loin de s’imaginer de la nature exacte de la dette à payer…

Mon avis

A la base cette novella, j’avais commencé à la lire dans mon livre Thone of Glass. J’étais heureusement de constater ce petit cadeau à la fin de l’ouvrage (ça arrive souvent avec les versions anglaises, c’est le cas pour ceux de Morganville Vampires de Rachel Caine), sauf que j’ai assez rapidement déchanté en découvrant que je n’avais que les 2 premiers chapitres et encore le 2e n’était même pas en entier. Frustration quand tu nous tiens ! Je venais de finir le livre, et donc j’avais hâte de lire cette nouvelle, mais ça n’était pas possible… c’est énervant. Du coup j’ai demandé aux copines de me la filer d’une manière ou d’une autre (ne pouvant pas la récupérer en français puisque ça n’est disponible qu’en e-book). Mais grâce à Secret Forbidden World, j’ai pu avoir le lien où cette novella était en entier dispo sur le net.

Cette novella peut se lire avant le premier tome, après je ne sais pas si je conseillerai de la lire avant. Tout dépend si vous voulez connaître l’ordre chronologique des faits ou bien faire des « flash back » grâce aux différentes novellas qui existent pour mieux appréhender et comprendre le personnage de Celaena et de voir dans quel milieu elle se trouvait avant son emprisonnement à Endovier. Je ne regrette pas de l’avoir lu après le roman car ça apporte une autre vision de Celaena, de voir ce qui a bien pu lui arriver avant pour être ainsi. Voilà pour le petit topo sur cette novella que j’ai enfin pu lire et en VO.

L’histoire se passe deux ans avant Thone of Glass, Celaena a donc 16 ans et vit avec les autres Assassins dont Arobynn qui l’a élevée et formée. On y découvre également Sam, un personnage qu’elle mentionne parfois dans Thone of Glass, un personnage que j’avais hâte de connaître « en vrai »parce qu’il me semblait être très intéressant. Et bon vu ce qu’on apprend sur son compte dans le roman, forcément on veut en savoir plus.

Comme spécifié dans la 4e de couverture – que j’ai dû refaire et raccourcir pour cause de spoiler énormes (merci la VF !) – Celaena va partir en mission avec Sam pour récupérer le paiement d’une dette. Mais arrivée sur place, elle va avoir une grosse surprise et pas forcément agréable. C’est une novella intéressante à lire car elle nous permet de voir Celaena dans son rôle « d’assassin » mais pas uniquement. C’est une jeune adolescente assez complexe car en dépit de ce qu’elle est, elle a quand même des principes.

J’adore ses réparties, elle a toujours quelque chose à dire et c’est juste excellent, elle nous fait sourire même dans des moments un peu « tragique ». Sam est une vraie tête de mule mais elle est pareille du coup les deux ensemble ça donne quelque chose d’assez épique. Mais on commence à voir une certaine amitié entre les deux et la fin ne peut que nous faire sourire. Deux personnages qui peuvent bien se compléter.

En bref c’est une bonne novella, l’histoire est intéressante, le fait de se replonger dans l’univers de Thone of Glass est loin d’être déplaisant. En plus on se retrouve dans le passé de Celaena donc ça nous permet de la voir autrement, avec des gens qu’elle a côtoyé plus jeune et qui sont donc à un moment où à un autre mentionné dans le roman. Sam est vraiment un personnage intéressant lui aussi donc je suis contente d’avoir pu le rencontrer dans cette nouvelle et commencer à apprendre à le connaître. Reste à voir de quoi parlent les autres novellas.

Disponible gratuitement ici (en ebook) ou ici mais en VO

30/08/2013

La maison des miroirs de John Connolly (Charlie Parker)


Quatrième de couverture

Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants. Ce n'est plus une maison, c'est un tombeau. 
Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu'à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres... Il n'est pas seul : dehors, un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le « Collectionneur ». 
Et si le pire était à chercher de l'autre côté des miroirs ?

Mon avis

Je tiens à remercier Love of book de m'avoir offert ce livre pour mon anniversaire. Je connais l'auteur de nom mais ne l'avais encore jamais lu jusqu'à ce jour. C'est maintenant chose faite et je ne regrette pas parce qu'il est indéniable que l'auteur a du talent, même si pour ce livre j’aurai des choses à redire.

La 4e de couverture pourrait suffire pour parler de cette histoire néanmoins je rajoute quelques informations ici pour comprendre un peu mieux l’enjeu de cette histoire. Il s’agit d’une enquête d’un détective privé : Charlie Parker, mandaté par un père d’une ancienne victime d’un tueur en série, John Grady, qui craint qu’une autre petite fille soit en danger. En effet, suite à la découverte d’une photo d’une petite fille dans l’ancienne maison de ce célèbre tueur en série, il pense qu’elle pourrait être en danger. Ainsi Charlie Parker va commencer à surveiller la maison et enquêter sur toute personne s’en étant approchée. Mais cette maison renferme de tels secrets qu’il vaudrait mieux ne pas les faire surgir…

L'écriture est vraiment agréable à lire et le fait que ça soit à la première personne est tout aussi plaisant. Je préfère de loin cette manière de faire, après ça ne s'adapte pas à tous les récits et en thriller ça reste assez rare cette pratique. Les auteurs préférant en général rester à la 3e personne pour pouvoir avoir une vision plus large de l'histoire et aller du côté du tueur et des policiers / enquêteurs. Ça permet aussi de donner du rythme et maintenir le suspense. Mais là l’auteur arrive à en faire de même car tout le long du livre on se demande bien où il veut nous emmener.

L'histoire était plutôt pas mal, j’ai suivi cette enquête avec curiosité et je me demandais vraiment ce qu’il allait se passer. Je précise que je n’avais pas lu la 4e de couverture avant de le lire, je ne savais donc pas de quoi ça parlait. Et j’ai découvert tout ça avec plaisir. Après, je dois l’avouer, je m’attendais à quelque chose de plus grandiose pour cette nouvelle, surtout au de la réaction de Love of Book sur ce titre. J’ai bien apprécié attention, mais je m’attendais à plus d’enthousiasme de ma part, peut être que le « peu » de livres que j’ai lu dans le genre m’a déjà formé une opinion sur ce qui me plaît ou pas. Mais je pense que le vrai problème vient du fait que ça soit une nouvelle. Il faut l’avouer, étant donné l’intrigue, ça pourrait faire une très bonne histoire pour un roman, quelque chose de plus conséquent.

On remarque d’entrée que l’auteur prend son temps dans l’histoire, il décrit pas mal les choses, on a le temps de se pencher sur la vie privée du personnage et non pas uniquement sur l’enquête… Ça pourrait très bien être le début d’un roman à part entière. Franchement avec cette manière d’écrire, j’avais vraiment la sensation de lire un roman et non pas une nouvelle, jusqu’à ce que j’arrive à la fin qui se précipite grandement et peut-être un peu trop pour son bien. En effet, je trouve qu’on n’a pas le temps de bien comprendre ce qui se passe, de bien mesurer les événements, révélations, etc. et je trouve ça un peu dommage parce que l’idée était carrément géniale, mais un certains aspects du livre est du coup très vite éludé et je trouve qu’il manque quelque chose. Je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires pour en savoir plus.

Les personnages sont vraiment intéressants, Charlie Parker m’a paru bien sympathique et son histoire personnelle m’a touché. Il est assez attachant et c’était mignon de le voir avec sa femme Rachel. Quant à ses « amis » Angel et Louis, qui forment une paire d’enfer, je serai ravie de les retrouver aussi parce que ça promet vraiment. C’est une relation assez étrange dans ce trio mais je pense que ça peut donner quelque chose de très sympa. Le peu que j’ai vu me donne envie d’en savoir plus en tout cas.

En bref, c’est une nouvelle assez intéressante, l’idée est bonne mais peut être pas assez exploitée pour moi car à cause de son format, tout va trop vite. Je pense qu’il aurait été plus intéressant d’en faire un roman à part entière pour justement développer certains points et en faire une histoire vraiment géniale, du moins à mes yeux. Après je l’avoue, les personnages présentés m’ont bien plu ainsi que la plume de l’auteur donc il est certain que je me pencherai sur les romans liés à cette nouvelle et qui forment une série sur le personnage de Charlie Parker parce que ça promet beaucoup de choses !

29/08/2013

Les Solitudes de l'ours blanc de Thierry Di Rollo

Quatrième de couverture


Contrat...
Cible...
Élimination...
Lui est un tueur à gages. Il a commis une unique erreur, et celle-ci pourrait bien s'avérer fatale.
Elle est la fille de l'une de ses victimes. Elle ne vit désormais que pour assouvir sa vengeance.
Entre eux, s'esquisse un pas de deux mortel.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Actu SF de m’avoir permis de lire ce livre, même si je suis assez déçue et cela en grande partie à cause de la fin.

L’écriture de l’auteur est très agréable à lire, le livre se lit très facilement et rapidement, d’autant plus qu’il est très court (189 pages), mais ça ne relève pas non plus le niveau du livre. L’idée est plutôt bonne, mais comme bien souvent avec les livres courts, tout va trop vite, tout est survolé, on n’a pas le temps de vraiment s’attacher aux personnages, de se poser des questions, etc. La solution nous est offerte sans trop de problème et du coup je trouve ça un peu trop facile. C’est pourquoi j’ai toujours du mal avec les romans courts, il me manque souvent quelque chose pour que ça soit complet.

La manière dont est narrée l’histoire est assez étrange, je vous l’avoue. Je m’attendais à quelque chose de différent, étant donné la 4e de couverture car je pensais que l’histoire des deux personnages serait sur le même plan alors qu’il n’en est rien. Rapidement on se rend compte que la partie sur Marc Sisley se déroule plus tôt que celle qui concerne Jenny Erin, que l’on rencontre par la suite. Ça m’a semblé assez étrange mais pourquoi pas. À l’époque elle pouvait être enfant et donc impuissante et attendu que le temps passe pour se venger de se tueur. L’histoire pouvait rester tout de même intéressante d’autant qu’il y avait un peu de suspense pour tenir un peu le lecteur en haleine.

La première partie avec le tueur à gages était pas mal, mais ensuite avec l’arrivée de Jenny Erin donc quelques années plus tard (mais ça, ça ne l’est pas clairement annoncé), je trouve que le rythme ralentit mais ça se laissait lire. En parallèle on a des intermèdes racontés par une jeune fille, cela donne un peu de suspense et de rythme aussi à l’histoire puisque l’on ne sait pas vraiment de qui il s’agit et de l’importance que cela peut avoir.

L’intrigue file droit et cela à cause du fait que le livre soit si court, on arrive assez vite au but, comme lorsqu’il s’agit d’une novella, donc on n’a pas vraiment de suspense. Seuls les personnages sont surpris puisqu’ils ne savent pas à quoi s’attendre. Ça se lit mais ça n’était pas transcendant, jusqu’à ce que j’arrive à la fin qui là je trouve est gâchée par l’épilogue. Car lorsque je l’ai lu, je me suis posée des questions et j’ai eu la sensation de n’avoir rien compris à l’histoire. Je ne vois pas l’intérêt de nous montrer ça, comme s’il s’agissait d’autre chose. Pourtant avant cet épilogue tout semblait clair, il y avait une petite part fantastique pour égayer un peu l’histoire et la rendre plus intéressante, même si elle n’était pas assez développée à mon goût. Mais cette fin me laisse réellement perplexe parce que je n’en comprends pas le sens, pas avec tout ce qu’on vient de lire et d’apprendre. C’est bien la première fois de ma vie que j’ai la sensation de ne pas comprendre un livre en le refermant.

Quant aux personnages, comme je l’ai dit plus haut, tout est survolé et trop rapide. J’aurai aimé apprendre à les connaître davantage, à creuser leur personnalité parce qu’ils semblaient très intéressant et prometteur. Pour Marc c’est vrai qu’avec la première partie sur lui et l’erreur qu’il a commise, c’est un personnage qui m’a assez plu, mais par la suite il a perdu de son intérêt. Quant à Erin c’est vrai que je me suis posée pas mal de questions à son sujet mais on devine trop rapidement qui elle est et encore une fois, elle n’est pas assez creusée pour la rendre plus captivante. Et toujours sur l’épilogue, ça m’a assez embrouillé l’esprit, je ne savais plus vraiment ce qu’il en était…

En bref, j’ai été assez déçue de ce livre et cela à cause de la fin qui gâche l’ensemble. Le livre était assez sympathique, pas transcendant, j’ai lu bien mieux dans le genre, mais il y avait tout de même des choses intéressantes, même si trop court et pas assez développé à mon goût. Mais la fin, cet épilogue casse toute l’histoire parce qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe, sans trop d’intérêt. Je pense que si on n’avait pas ça, l’histoire aurait pu être mieux, toujours aussi rapide à cause de la longueur, mais ça restait sympathique quand même.

Le jeudi c’est Jeu Livresque [13]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 13 : Auteur le plus lu
Quel est l’auteur dont vous possédez le plus de livres ? (Même nom, même pseudo donc on ne met pas Robert Galbraith avec J.K. Rowling)


Alors l'auteur que j'ai le plus lu c'est... bah en fait j'en ai deux ex aequos ce sont  Laurell K. Hamilton et Charlaine Harris avec 23 livres dans la bibliothèque.

et le pire c'est que ça ne sont pas mes auteures préférées mais juste qu'elles écrivent plusieurs séries (pour la première, j'en ai lu 3 différentes et une 4e est à venir, et pour la 2e deux longues séries).

Laurell K. Hamilton et moi (gauche à droite)

Charlaine Harris (source photo)

28/08/2013

Coup de projo sur...[28] : Captive d'Elizabeth Vaughan



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 


Un petit roman de fantasy mais qui est très accentué sur la romance. Ce livre m'a beaucoup plu parce qu'il faut avouer que la romance est bien faite, je n'ai pas trouvé ça niais, il y a une bonne histoire derrière avec ces deux peuples totalement différents qui vont devoir pourtant cohabiter d'une manière ou d'une autre. Une très bonne trilogie et autant vous présenter le tome 1.



La guerre fait rage aux alentours de Fort-Cascade. Le roi Xymund a bien du mal à protéger sa citadelle contre l'invasion des Firelandais, de féroces cavaliers. Menés par leur chef, le redoutable Tigre, ils pillent, tuent et poussent à l'exode les paysans. A l'intérieur des murs où la surpopulation menace, la princesse Xylara, demi-sœur du roi, est aussi guérisseuse. Elle soigne les blessés d'où qu'ils viennent et n'hésite pas à braver l'interdiction royale en se rendant incognito au chevet des guerriers ennemis. Jusqu'au jour où Xymund négocie enfin la paix. Il obtient de rester suzerain de son royaume, mais le Tigre exige un tribut : une femme, Xylara. Devenue esclave, elle va devoir se soumettre au barbare qui a désormais sur elle tous les droits...

27/08/2013

La morgue me va si bien de Linda Widad


Quatrième de couverture

Vous aimez les séries télévisées telles que Six Feet Under ou Dead Like Me ? Les enquêtes policières de Kay Scarpetta ? L’'univers funéraire vous attire, vous fascine et vous répulse à la fois ? Alors suivez l’'auteur dans ses aventures au cœur de la morgue. Ses différentes rencontres avec des corps froids lui vaudront des péripéties parfois drôles, parfois tristes... Comme la vie, la mort a aussi ses hauts et ses bas.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Linda Widad de m’avoir permis de lire son livre que j’ai adoré. Moi qui ne suis pas friande des témoignages (j’ai eu ma dose l’année dernière avec ceux des génocides, camps de concentration, etc.) parce que bien souvent je trouve ça glauque et horrible à lire. Là, ça a été un vrai plaisir et je ne regrette en rien ma lecture, pire que ça, je vous le conseille même car il est très touchant et beau à lire.

Linda Widad nous offre ici un très beau témoignage sur le métier de thanatopracteur. Thanatopracteur un mot assez barbare pour désigner la profession de « croque-mort », « embaumeur », ceux qui sont chargées de prendre soin des corps des morts, de les rendre présentable avant de les présenter aux familles avant les funérailles, etc. C’est un métier difficile, très dur et sincèrement je tire un chapeau aux personnes dont c’est le métier. Il faut pouvoir affronter la mort de cette manière, de vivre avec, et cela afin de donner un peu de dignité aux défunts et aussi en quelque sorte à la famille, pour avoir la sensation que la personne est juste en train de dormir et qu’elle est en paix.

Ce témoignage, vraiment touchant, nous offre l’expérience de l’auteur dans ce métier si étrange et qui peut déranger. J’ai beaucoup aimé la manière dont elle la racontée car j’ai davantage eu la sensation de lire une fiction, certes écrite à la première personne, mais une fiction quand même. Ça n’était pas une autobiographie « stricte » dans le sens où l’on raconte juste les faits, tel un documentaire au final et ça n’en était pas un non plus sur le site. Ça n’a pas ce côté impersonnel dû à ces formats, avec tout un jargon compliqué, scientifique, etc. Loin de là, d’où le fait que je parle de fiction. Tout paraît simple, clair et accessible.

Cela nous permet de mieux appréhender ce métier et de partager aussi le sentiment de cette narratrice / auteure sur cette activité. Après tout c’est son expérience, sa vie qu’elle nous partage, il ne faut pas l’oublier (ça n’est pas pour rien que ce texte est dans la collection « Témoignage » de l’éditeur). Linda Widad nous explique à la fois son apprentissage en tant qu’apprenti thanatopracteur, en décrivant à chaque fois ce qu’elle fait sur les différents corps qu’elle s’occupe parfois en équipe avec David, et mais également la manière dont elle a réussi à entrer dans la formation, ses aspirations par rapport à ce métier. La raison qui l’a poussé à la faire, etc.

Le témoignage est donc « découpé » en deux temps et cela se fait à travers les chapitres, un coup sur le présent, un coup sur le passé (pour dire simplement les choses). J’ai bien apprécié cette manière de faire parce que ça permettait de donner du rythme au récit et de donner envie aussi de continuer à lire. Ça m’a vraiment intéressé de savoir comment elle en est arrivée là, pourquoi elle a voulu faire ça et quand on lit la biographie de l’auteur de voir pourquoi elle a arrêté cette activité. Les pages ont défilé avec facilité et j’ai lu ce livre en quelques heures tant j’étais captivée. Je connaissais quelques éléments du métier, notamment avec ma lecture de Je ne suis pas un serial killer de Dan Wells dont la mère et la tante du héros sont thanatopracteurs, mais ici je l’ai revu d’une autre manière et c’était vraiment très intéressant.

Linda Widad a vraiment les mots et la manière pour raconter son expérience. Son écriture est vraiment touchante et très belle. Etant donné le sujet, ça pourrait très vite être glauque, tomber dans l’horreur, etc. et pourtant ça n’est pas le cas. A aucun moment je n’ai été dégoutée de ce que je lisais et pourtant il y a des scènes qui pourrait soulever le cœur (c’est en ça que je respecte ces gens parce que ça ne doit vraiment pas être facile, de même pour les légistes, qui sont un peu abordés dans ce témoignage). La mort est crade, moche et ces gens sont là pour la rendre plus belle et plus humaine.

En bref, j’ai vraiment adoré ce témoignage qui est à la fois touchant et magnifique, tout en nous permettant de mieux connaître ce métier si difficile. Linda Widad a vraiment un talent pour l’écriture et j’ai trouvé très intéressant qu’elle nous partage son expérience à travers ce livre. Une très belle et bonne lecture que je conseille !


Top Ten Tuesday (46)

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.


Voici le thème de la semaine : Les 10 personnages secondaires les plus mémorables

Alors l'ordre n'a aucune importance, c'était en fonction des livres que je voyais dans ma bibliothèque et aussi des personnages que j'avais envie de faire découvrir.

Il en manque deux, mais là rien ne vient donc c'est déjà pas mal ^^

Melisande dans Kushiel de Jacqueline Carey > personnage secondaire est un bien grand mot, mais bon je mets en avant Phèdre et Joscelin, du coup elle devient secondaire en un sens, elle n'est pas l'héroïne. Mais cette femme prend tellement de place dans l'histoire et dans la vie de Phèdre que de toute façon, on ne peut pas passer à côté et puis... quelle femme !

Kast et Sywen dans Les Bannis et les Proscrits de James Clemens > oui je fais le couple parce qu'en même temps, tous les deux c'est assez mythique, deux personnages que j'ai directement adoré et qui sont assez inoubliables...

Silk dans La Grande Guerre des dieux de David Eddings > c'est le pitre de service qui est là pour détendre l'atmosphère, on ne peut que l'aimer, bien qu'il soit légèrement voleur sur les bords... 

Chaol dans Throne of Glass de Sarah J. Maas > là encore on ne peut pas vraiment dire personnage secondaire mais bon ça n'est pas le héros, donc on va le considérer comme tel. Un personnage comme on les aime. Sinon, dans la même série je dirai Nehemia parce qu'elle cache bien son jeu et j'aimerai davantage la connaître.

Navin dans The Iron Witch de Karen Mahoney > parce que c'est le genre d'ami que l'on voudrait avoir.

Vlad dans Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost > un personnage très intéressant qu'il me tarde de redécouvrir dans sa série.

Edward dans Anita Blake de Laurell K. Hamilton > parce que c'est un sociopathe génial et que dès son apparition je l'ai adoré et il me tarde de le retrouver dans Arlequin.

Myrnin dans Vampire City (Morganville Vampires) de Rachel Caine > un personnage juste génial que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.


Et vous, quel est votre top 10 pour cette semaine ? 


Le thème de la semaine prochaine sera : Les 10 raisons qui vous font aimer les ebooks et les liseuses

26/08/2013

Cœurs de loups (dir. Valérie Lawson & Charlotte Bousquet)

Quatrième de couverture

Cœurs de loups, ce sont seize auteurs décidés à unir leurs voix dans une anthologie. Seize auteurs décidés à abolir les frontières, et brouiller les origines. Avec eux, les loups deviennent hommes et les hommes choisissent les loups, les loups content un nouveau monde, ou l’ancien qu’ils ont aimé, les fourrures et les peaux se mêlent pour créer un chant, un chant d’espoir et de cœur, pour les loups et les autres grands prédateurs.

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier Anne-Sophie Silvestre de m'avoir permis de lire ce recueil auquel elle a contribué.

Je pensais faire comme pour L'école de la mort un résumé et avis sur chacune des nouvelles (comme ce sont 16 auteurs différents) mais vu la taille de la plupart des textes, difficile de faire ça, donc ça sera en tire groupé. En effet, il y en a beaucoup qui ne font que 2/3 pages, trop court pour parler de l’histoire sans la spoiler et donc ça n’a aucun intérêt.

Ce qu’il faut donc retenir c’est que la thématique du loup est commune au texte (avec le titre du recueil je parie que vous ne l’aviez pas compris) mais que chaque auteur a sa propre manière de la traiter. J’ai été ravie de voir ces différences, aussi bien dans la forme que le fond. Il y a des poèmes et des récits. La première nouvelle « Prière de mon moulin » d’Hélène Pedot semble beaucoup plus explicative, alors que les autres sont de véritables récits, certains plus terre à terre en prenant le loup à part entière, d’autre en y mêlant le fantastique. Parfois les loups sont humanisés et doués de parole, d’autres sont plus sauvages, on y voit parfois le loup seul ou bien son lien avec les hommes, etc.

C’est un recueil très éclectique et plein de surprises. J’ai beaucoup aimé l’ensemble du recueil, certaines nouvelles m’ont plus touché que d’autres, mais elles se valent, je n’en ai pas trouvé des mauvaises dedans. C’est souvent le risque avec les recueils surtout lorsqu’il y a différents auteurs, là avec 16 il l’était beaucoup plus grand. Mais ils ont tous relevé le défi avec réussite et j’ai vraiment été très heureuse de pouvoir lire ce recueil d’autant que j’adore les loups.

Certaines nouvelles ne sont pas dénuées de morales et la dernière : « Un loup pour l’homme » de Sandy Julien, est juste excellente pour clore ce recueil, je l’ai vraiment adoré. Ce recueil nous fait ressentir diverses choses, de la révolte, de l’amour, de la tristesse, comme celle d’Anne-Sophie Silvestre : « Les loups du Beg » ou encore celle de Marika Gallman : « La promesse » m’ont beaucoup touché. On ne peut donc pas s’ennuyer un seul instant dans ce recueil.

De manière générale les textes se lisent très bien et très vite. En même temps ; comme je l’ai dit, il beaucoup de nouvelles ne font que quelques pages mais elles se suffisent à elle-même. Les atmosphères et les histoires sont très bien rendues et intéressantes donc il n’y a aucun souci, même si c’est court (et c’est l’adepte des pavés qui le dit). Les auteurs sélectionnés sont quand même très bons et écrivent très bien, je connaissais la plupart de nom, même si je ne les aie pas tous lus. Mais en tout cas, ça donne envie de découvrir leurs univers parce que ces nouvelles m’ont donné l’eau à la bouche.

Voilà, je ne vais pas m’attarder plus longtemps, mais c’est un très bon recueil de nouvelles ; je ne me suis pas ennuyée un seul instant et ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous ces textes à travers une même thématique : celle du loup, qui bien souvent est rejeté à cause de sa nature alors que ça n’a pas lieu d’être. En plus en prenant ce recueil vous ferez une bonne action puisque 2€ sont reversés à l’association FERUS qui est là pour protéger (entre autre) ces animaux qui sont aujourd’hui en danger chez nous.




AUTEURS : Hélène Pedot, David Bry, Nadia Coste, Sophie Guth, Manon Fargetton, Anne Ferrier, Jean-Luc Marcastel, Carina Rozenfeld, Fabien Clavel, Sophie Dabat, Anne-Sophie Silvestre, Marie Caillet, Meredith Blixen, Marika Gallman, Sandy Julien, Samantha Bailly

25/08/2013

Cruelles de Cat Clarke


Quatrième de couverture

Alice King ne s'attend certes pas aux vacances de sa vie lorsqu'elle part avec sa classe pour un séjour dans la nature écossaise, mais elle n'est pas non plus préparée à la tournure plus que cauchemardesque que vont prendre les événements.
Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'associale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres.
Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête à oublier. Se met alors en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à tout jamais.
Une irrésistible histoire de secrets coupables et d'amitiés troubles...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier la Collection R de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié, même si la fin est comme son titre, cruelle ! Très frustrante du moins.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisante pour comprendre de quoi il s’agit, d’autant que le premier chapitre nous fait bien comprendre en quoi la vie des filles va être changée et quel est le but de cette histoire.

L’idée de base est assez dure et lorsqu’on lit le premier chapitre, ça a de quoi donner le ton de l’histoire. L’atmosphère est lourde, glauque et assez rapidement, Alice, l’héroïne, nous raconte ce qui s’est vraiment passé en Ecosse avant de revenir sur le moment présent. J’ai bien aimé cette manière de faire, d’être dans le présent, avant de revenir dans le passé puis de nouveau le présent. Ça donne un certain rythme à l’histoire et permet aussi de bien visualiser et comprendre pourquoi les premiers chapitres sont ainsi (au niveau du contenu car on a quelques allusions, mais ne sachant pas ce qui s’est passé en soi, ça fait quelques mystères).

Je me suis laissée emportée aisément dans cette histoire. Après il est vrai que je m’attendais un peu à ce type d’intrigue, je me doutais qu’il y avait quelque chose de louche mais je ne savais pas trop au début qui pouvait vraiment être responsable. Mais à mesure de l’histoire ça m’a paru évident. Lorsque les révélations sont de mises, ça ne m’a pas totalement étonné car je m’y attendais.

En effet, pendant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Le Dernier jour de ma vie de Lauren Oliver. On retrouve ici un peu le même type d’héroïne, qui peut être détestable au premier coup d’œil / ou lâche pour le cas de Cat Clarke, mais qui au final, lorsque l’on gratte la surface, on découvre quelqu’un de totalement différent de plus fragile et qui ne cherche au final qu’à plaire. C’est également le même fond d’histoire, du coup c’est peut être ça qui m’a lancé sur la piste de la « vérité », si on peut dire ça ainsi. Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire pour ce qu’elle est, au contraire car finalement ça n’est pas tant la vérité qui importe plutôt que ce que va faire l’héroïne et les autres personnages mêlés à cette affaire.

Ce livre n’en reste pas moins une histoire sympathique à lire car l’histoire est bonne, bien que difficile et cruelle d’une certaine manière. De plus, je ne m’attendais pas non plus spécialement à cette fin. Comme je l’ai dit en introduction, elle est juste horrible parce que ça nous laisse en suspens. On s’arrête un peu en plein action, après on se doute de ce qui va se passer, mais je trouve ça affreux quand même de nous laisser là en plan comme ça. J’aurai bien apprécié un petit épilogue supplémentaire pour savoir, mais je pense que ça n’aurait pas eu le même impact, de cette manière ça n’en rend que l’histoire meilleure et bouleversante.

L’écriture de l’auteur est très agréable, franchement, on commence ce livre et on le lit d’une traite, il m’a fait l’après-midi / soirée avec quelques pauses entre deux. Ça se lit très bien et très vite et elle a la manière pour décrire les choses, les sentiments, etc. que c’en est assez délectable. L’aspect psychologique du personnage d’Alice est vraiment bien développé et moi qui adore ça dans les livres (ça permet toujours de mieux cerner le personnage, de le comprendre et de l’apprécier), j’ai été ravie de la découvrir de cette manière.

Comme je l’ai dit, j’ai bien apprécié ce livre, mais après je peux comprendre en quoi il ne plaît pas. Cela peut venir surtout de l’héroïne, que l’on pourrait blâmer à diverses reprises pour sa lâcheté notamment, mais en même temps dans son cas, et surtout à son âge, elle n’a que 16 ans, on ne peut pas dire de quelle manière on agirait à sa place (même en étant adulte). Dans ce genre de situation, c’est l’instinct de conservation qui prime, donc on ne peut pas la blâmer et lui en vouloir parce que c’est naturel de faire ça. Même si avec du recul on trouve ça horrible, répréhensible, tout le monde ferait de même (il n’y a qu’à voir dans l’Histoire, il n’y a pas « si longtemps » que ça, on voit très bien comment les gens ont réagi en 39/45).

Moi je l’ai bien apprécié parce que lorsqu’on découvre les faits, ce qui s’est réellement passé en Ecosse, eh bien on ne peut pas vraiment en vouloir à Alice. Elle ne fait que subir tout ça, en quelque sorte et le poids du secret est difficile pour elle alors qu’au final… Alice tente d’oublier, de se reconstruire après cet événement tragique, mais c’est assez compliqué pour elle de tourner la page, de faire comme si ça n’existait pas. Cependant suite à ça, de bonnes choses arrivent, mais à quel prix ? Il est difficile de parler de l’héroïne en soi sans spoiler l’histoire car tout est lié. On ne peut que la comprendre, l’apprécier, ou du moins ressentir quelque chose que par rapport à l’histoire et à ce qu’elle a vécu.

En bref ce livre est une bonne surprise pour moi en dépit du fait que j’avais compris au préalable certaines choses. J’ai bien aimé la tournure des événements, la manière dont s’était conté, même si la fin est affreuse, ainsi que l’héroïne qui s’avère assez attachante. Mais voilà, il faut penser comme elle, voir la situation telle qu’elle est et pas telle qu’elle devrait être, sinon il y a un décalage qui pourrait ne pas passer. Une bonne histoire, assez tragique mais qui donne matière à réfléchir et à nous faire ressentir toute sorte d’émotions et qui ne peut pas nous laisser indifférent. Un livre à lire.

In My Mailbox (92)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Les 3 premiers livres sont des cadeaux d'anniversaire de coupine Love of Book

Une enquête explosive de Michel Llory

Au bord des lagunes audoises, une explosion a détruit la moitié d'une usine chimique. Un duo d'experts remuants est aussitôt envoyé sur place pour mener l'enquête. Page après page, le lecteur va reconstituer le puzzle de la catastrophe en compagnie de nos deux enquêteurs et, petit à petit, s insinuer dans leur quotidien. Dès lors, l'enquête deviendra une lutte continuelle pour la vérité, où se mêlent désir et séduction... Le décor fantomatique des décombres, une pollution insidieuse, la « neige » qui ronge les alentours, un directeur lunaire et arrogant, des ouvriers écrasés par les contraintes de rentabilité, l'énorme pression de la production des pesticides, une installation vétuste pleine de menaces... et un couple d'experts qui se détestent farouchement et aimablement : voici le mélange d ingrédients pour un cocktail... explosif ! 



Mortelles voyelles de Gilles Schlesser

Certains manuscrits anonymes ne devraient jamais sortir de l’oubli.
Celui que découvre Oxymor Baulay, journaliste et amateur de figures de rhétorique, est baroque, génial, inquiétant… en un mot, c’est un best-seller en puissance. Mais l’affaire prend une tout autre tournure quand Oxymor s’aperçoit que les cinq meurtres qu’il relate ont bel et bien été commis trente ans plus tôt par un serial killer surnommé Hamlet. Et alors que le roman pulvérise les records de vente, Hamlet signe dans le sang son retour.
C’est au cœur du texte qu’il faut suivre sa piste. Commence une enquête policière et littéraire dans l’ombre de Shakespeare et de Rimbaud.


La maison des miroirs de John Connolly

Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants. Ce n'est plus une maison, c'est un tombeau. 
Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu'à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres... Il n'est pas seul : dehors, un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le « Collectionneur ». 
Et si le pire était à chercher de l'autre côté des miroirs ?



E-Machination d'Arthur Ténor

Clotaire et Lucile ne se connaissent pas. mais fans le jeu Héros, Compagnon d’Ambre et de Luciole, leurs personnages, forment un duo de choc, et les deux jeunes gens ont de plus en plus de mal à vivre dans la réalité.
Un jour, pourtant, Clotaire découvre qu’un crime commis dans le jeu a vraiment eu lieu. Comment cela est-il possible ? Qui manipule les joueurs ? Dans quel but ?
Pour se sortir de ce piège démoniaque, Clotaire et Lucile vont devoir transposer leur duo dans la réalité, devenir les héros de leurs rêves… pour de vrai.
Mais attention, car qui sait si toute cette histoire, finalement, n’est pas elle-même une farce ? Une e-machination…



Arthus Bayard et les Maîtres du temps de Laurent Bettoni

« Arthur avait-il bien entendu ? Sherlock Holmes en personne allait l’aider à résoudre une enquête. Trop la classe ! »
Arthus, 14 ans, se découvre un jour l’incroyable don de voyager dans le passé. Problème numéro un : il ne décide ni de l’heure de départ ni de la date d’arrivée. Problème numéro deux : il ignore tout de ce qu’il est censé accomplir à une époque qui n’est pas la sienne. Problème numéro trois : lorsqu’il devine quelle est sa mission, il ne sait pas comment s’en dépêtrer.
Pourtant, accompagnée de sa meilleure amie, Lalie la râleuse, de la gouvernante, Loreena la bagarreuse, et de l’homme à tout faire, Tomaso le froussard, il n’a pas une minute à perdre. En vingt-quatre heures chrono, la drôle d’équipe, qui se retrouve propulsée au début du XXe siècle, doit combattre quatre individus de la pire espèce et déjouer les plans de Chronos, maître du temps et de la destinée dont il détourne le cours à son profit.
Et quand la situation semble désespérée… elle peut devenir encore pire !



 et vous ?

24/08/2013

Le Tribunal des âmes de Donato Carrisi

Quatrième de couverture

Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd'hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d'une jeune étudiante kidnappée. Sa spécialité : analyser les scènes de crime. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d'un immeuble désaffecté. Elle n'a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup apprécié.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire car la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir un peu où l’on met les pieds, tout en laissant une grande part de mystère qui est très importante dans le livre car la plupart du temps, on ne sait pas ce qui se passe, on ne comprend pas. Je pense que ce livre là en particulier mérite d’être totalement découvert car il faut voir ce qu’il nous montre.

Comme je viens de le dire, on ne comprend pas trop ce qui se passe dans ce livre, on nous présente des situations, des personnages et beaucoup de choses n’ont pas de sens. On a l’impression que ça paraît décousu. Et c’est d’autant plus vrai dans un premier temps puisqu’on a deux histoires qui semblent se dérouler en parallèle. Il y a celle de nos jours avec Sandra et Marcus (en particulier), qui se développent tel un compte à rebours (il y a 5 jours à aujourd’hui) qui forme la majorité du livre et qui est entrecoupé d’événements qui se sont déroulés un an auparavant dans diverses villes.

Dans un premier temps, on a l’impression que ces deux histoires n’ont rien à voir, on ne comprend pas pourquoi l’auteur nous montre ce passé… Mais petit à petit les liens se tissent et ça commence à devenir clair, mais on est loin de s’imaginer jusqu’où l’auteur veut nous emmener. Je l’avoue, il a fallu qu’on me pointe la chose pour que je comprenne de quoi il était question, je n’avais rien vu. D’autant plus que ces passages sont assez courts donc on n’a pas trop le temps de comprendre ce qui se passe qu’on nous coupe l’herbe sous le pied, ou bien on nous laisse sur une information croustillante qui pourrait nous éclairer, avant de passer à autre chose. C’est assez frustrant puisqu’on a une sensation de trop peu. Tout ça est fait pour qu’il y ait une certaine tension, un suspense tout au long de ce livre qui tient le lecteur en haleine. Et il en va de même pour l’histoire principale avec Sandra et Marcus.

On nous présente deux personnages, deux « missions » si l’on peut dire, chacun d’eux suit sa voie, tente de trouver la vérité et de comprendre ce qui s’est passé, même si elle n’est pas de la même envergure. Et pourtant ces deux personnages là vont être confrontés à des choses qui les dépassent. J’ai trouvé ça assez surprenant. Je faisais mes propres hypothèses mais ça me semblait trop facile, trop évident, alors j’ai cherché, mais je n’aurai jamais pensé à tout ça. Il faut voir la manière dont les choses sont amenées. C’est asse bluffant et très intéressant aussi ! Heureusement qu’il y a les révélations de fin, les explications parce que je n’aurai jamais trouvé ça toute seule, c’est assez dingue comme histoire.

Tout au long du livre il y a de l’action, des informations et explications qui nous permettent de mieux nous rendre compte de ce qui se passe. On ne peut pas s’ennuyer un seul instant avec tout ça. Du début à la fin j’ai été captivée par ce livre, je me suis laissée emportée par la plume de l’auteur qui est très agréable à lire. J’ai beaucoup voyagé, j’ai été confrontée à des situations assez incroyables et toutes les découvertes ont vraiment été bonnes. L’idée de base est juste géniale et j’ai adoré la manière dont l’auteur l’a traité. C’est vraiment un très bon livre que je conseillerai pour tout amateur de thriller. On pense tout savoir, que tout est simple mais il n’en est rien, Donato Carrisi saura nous surprendre et quand on voit la fin… C’est juste génial et frustrant en même temps… J’avoue, j’aurai aimé en avoir un petit peu plus mais la fin n’en reste pas moins parfaite… On comprend également pourquoi le livre s’appelle comme ça et j’ai trouvé ça ingénieux de traiter ces sujets-là, après si c’est la vérité, on ne le saura jamais, mais ça donne une excellente histoire en tout cas.

Les personnages sont vraiment excellents, très bien travaillés, avec de vraies personnalités. On les suit avec plaisir et chacun d’eux à une « blessure » si bien qu’ils paraissent semblables en certains points, même si ça n’est pas au même niveau. Sandra est veuve et n’arrive pas vraiment à oublier son mari, à tourner la page puisqu’il y a des choses qui ne sont pas très claires. Alors forcément quand on la pousse un peu et lui donne l’excuse d’aller mener l’enquête toute seule, elle y va sans se poser de questions. Elle est attachante à sa manière, je l’ai bien appréciée et comme elle, on a envie de découvrir ce qui se passe. Marcus est dans la même optique, lui est devenu amnésique quelques temps plus tôt mais ne sait pas suite à quoi, il tente de trouver des réponses. Mais elles doivent venir toute seule et au fil des enquêtes qu’il mène pour retrouver des personnes disparues.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce roman qui est assez surprenant. L’histoire est bonne et bien menée, avec une idée géniale que l’auteur a su mener de bout en bout sans faille. Le suspense est maintenu pendant une longue période, avec des rebondissements, des révélations et cela jusqu’à la fin pour tenir le lecteur en haleine. Les personnages sont intéressants et très surprenants également. Dans l’ensemble, on est loin de s’imaginer tout ce qui va se passer, il y a tellement de mystères, de non dits, etc. que la découverte ne peut être que total. Une lecture que je conseille !

23/08/2013

La vie secrète des profs de Françoise Grard et Nicolas Wild


Quatrième de couverture

Tu bâilles en écoutant le prof d’histoire ; tu te traînes jusqu’au stade pour l’heure d’athlétisme, si tu ne t’en es pas autodispensé(e) ; tu sors du cours de physique et tu sais maintenant quel métier tu veux faire. Tu as l’impression que le redoublant te jette des regards appuyés ? 
Que tu croises souvent la nouvelle de la classe d’à côté ? Que la prof d’espagnol et la C.P.E. se sont liguées pour que tu éteignes ton portable en cours ? Ta vie scolaire est intense, et même si parfois tu la détestes, tu ne la changerais pour rien au monde, car c’est entre les cours – et aussi pendant ! – que les amitiés se nouent, que les passions naissent et que les déclics se font. Et ces profs, que tu côtoies tous les jours et que tu crois connaître, t’es-tu seulement demandé s’ils font autre chose que corriger des copies et préparer des cours ? Penses-tu qu’une fois que la sonnerie a retenti le sort de leurs élèves les indiffère ? As-tu une idée de leurs satisfactions, de leurs doutes et même parfois des inquiétudes qu’ils connaissent dans l’exercice de leur métier ? Pourquoi exercent-ils cette drôle d’activité ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Gulf Stream éditeur de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Suivant un abécédaire (même si c’est écrit sur la couverture que ça n’en est pas un, Magritte sort de ce corps !), on découvre différentes thématiques liées à la vie de profs – comme les copies, les inspections, les absences, etc. – et nous montrer un peu l’envers du décor. On sait tous ce que c’est d’être élève mais pas toujours ce que c’est d’être prof. Honnêtement, je n’aimerai pas être à leur place, surtout quand on voit parfois le comportement des élèves d’aujourd’hui…

C’était donc vraiment intéressant de lire ce livre parce que ça permet de voir autrement ce métier qui est de plus en plus délaissé, et oui on manque de nos jours de professeurs, la vocation ne plaisant plus vraiment (et je peux comprendre en quoi).

L’écriture est très agréable à lire et ça se lit très bien et très vite. Il s’agit d’une sorte de documentaire donc c’est toujours plus simple à lire. Les thématiques, qui peuvent donner lieu à des chapitres sont très courts, cela fait de manière générale trois pages, le temps d’expliquer un peu et de faire aussi profiter de l’expérience de l’auteur qui était professeur de français. Ce sont des petites anecdotes qui peuvent parfois faire sourire, d’autre un peu moins.

Narré tel un témoignage, le ton est pourtant assez léger, pour avoir lu des témoignages (bon certes c’était sur des génocides) c’est souvent plus dur et emprunt de solennité, là c’est plus humoristique même si ça retranscrit parfois la dure réalité du métier. Et non être prof, ça n’est pas toujours évident. Parfois la nostalgie transparaît lorsque certaines choses sont évoquées ou bien pour pointer parfois le dysfonctionnement du système. Et oui la grève des profs continuera tant que leurs voix ne seront pas entendues et leurs demandes sont souvent légitimes. Il est clair que des classes de 30 élèves, ça n’est pas la meilleure chose pour apprendre, surtout quand le niveau n’est pas homogène, tout le monde n’apprend et comprend pas de la même manière. Mais je comprends que ça puisse être difficile de trouver LE système qui conviendra à tout le monde.

Je parle rarement du livre en lui même, en tant qu'objet, mais là, je ne pouvais pas ne pas en parler, puisque ça fait aussi partie intégrante du livre, si le nom de l’illustrateur est inscrit sur la première de couverture, ça n’est pas pour rien.

Tout d'abord j'ai été surprise de voir qu'il y avait un marque-page détachable à la fin du livre. Je trouve ça juste génial ce principe, ça permet d'avoir le MP à l'effigie du livre (c'est bête, mais j'aime bien et comme je les collectionne j’en suis d’autant plus ravie). De plus, au début du livre on voit une empreinte digitale avec un petit message disait de faire défiler les pages à toute allure… Ce que je fais bêtement… et là... c’est juste génial (à condition de garder un peu son âme d’enfant). Lorsque vous faites défiler les pages à l'aide du pouce, une image s'anime, créant ainsi une petite scène amusante. C’est la première chose que j’ai découverte et faite. Et c’est sans compter les nombreuses illustrations qui égayent le texte et rendent le tout plus humoristique qu’il ne l’est, comme une vraie BD. Ça en fait un vrai bel objet en tant que livre, avec plein de couleurs, etc. De plus, à la fin du livre il y a un petit quizz pour voir si l’on a bien retenu ce qui a été dit à travers toutes ces pages, si l’on a des connaissances. Parfois, après un chapitre on en avait aussi pour nous tester. C’est divertissant et ludique à la fois, j’ai beaucoup aimé ce principe.

En bref, c’était un livre très intéressant qui nous permet de voir différemment le métier de prof qui n’est pas toujours évident. On voit encore les failles du système et montre en quoi ce métier peut être si difficile, malgré ce qu’on peut penser. Et puis c’est un très beau livre en soit qui donne vraiment envie de lire. Une très bonne lecture pour moi.

22/08/2013

Le jeudi c’est Jeu Livresque [12]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 12 : Plus beau souvenir livresque ?
Est-ce une rencontre avec un auteur, une journée au salon du livre, un moment de lecture avec un livre qui fait rêver…? Si aucun ne vient, quel est l’auteur que vous rêvez de rencontrer ?


Alors là encore une fois c'est assez difficile parce que j'aurai plusieurs souvenirs... Mais je pense que je vais parler du Salon du Livre de Paris, qui a été en partie le début de ma perte.

Ça fait à peu près 8 ans que je vais au Salon du Livre de Paris, sans jamais le rater et y passant le plus de temps possible, en général c'est 3 jours, mais j'ai déjà fait plus (quasi tous les jours, quand ça durait 5 jours). Un beau souvenir, c'est les premières fois au Salon du Livre de Paris.

La toute première fois c'était en mars 2006. J’y suis allée avec une amie et ma mère et là j'ai fait la découverte d'une immense librairie avec l'embarras du choix en matière de livres. Et quand on se lance dans la "lecture", qu'on commence à tâter la littérature de l'imaginaire, rien de mieux que le Salon du Livre pour voir ce qui se fait. Evidemment c'est par les couvertures que l'on fait la rencontre des livres et donc par la suite des éditeurs.

Voilà ma première rencontre des éditions Bragelonne, parce que ce qu'on voyait en premier, c'était la série L'épée de Vérité de Terry Goodkind, qui sont vraiment magnifiques et du plus bel effet avec ces dessins entourés de bandes noires de part et d'autre. Ça fait une série uniforme et magnifique. Du coup depuis ce jour j'ai retenu le nom, j'ai fait plusieurs fois le tour avant de finalement me lancer dedans et je n'ai pas été déçue. C'était une super maison d'édition (notez bien l'imparfait), j'achetais principalement chez eux au début (les livres étant en grand format, on n'en prend pas tout le temps non plus).

Dans le Salon du Livre avec ma mère et puis après mon amie les jours suivants, on a pas mal tourné dans le Hall 1 (qui était à l'époque en entier et non tronqué par le « manque » d'éditeurs et le boycott de certains, etc.). On faisait des repérages, on se décidait tardivement et on finissait par retourner à un éditeur où l'on avait fait des découvertes. C'était propice au hasard et les découvertes ont été assez nombreuses de cette manière. On parlait livres toute la journée, on découvre des éditeurs, et note les noms quand on voit que les publications nous plaisent.

Je suis un peu nostalgique de mes premiers salons parce que maintenant, depuis 2010, année où il y a eu le boycott, je trouve que le Salon du Livre de Paris n'est plus pareil (et pour dire, je préfère l’ambiance du Salon de Jeunesse et de la Presse, dit « Salon de Montreuil »). L'ambiance semble différente maintenant à Paris, moins sympathique. A moins que ça ne soit mon intérêt qui ait changé et qui ait modifié ma vision du Salon. Cela est fortement possible. Quoi qu'il en soit, ça reste quand même sympathique parce que c'est là que j'ai pu faire mes premières dédicaces et franchement, ce sont de super souvenirs (je me souviens celle de Fiona McIntosh qui était vraiment adorable, Laurell K Hamilton, etc.). Il y a des auteurs très accessibles avec qui on peut discuter un petit peu, malgré le monde, donc c’est vraiment sympa.

Et j’avoue que maintenant je vais au SDL essentiellement pour ça puisque je n’achète plus vraiment sur place (manque financier, j’achète surtout en occasion pour en avoir plus) sauf si j’ai un « coup de cœur » pour un livre, lorsque je fais mon tour des éditeurs(vu que maintenant je connais quelques noms) ou bien que l’auteur est en dédicace et que j’ai peu de chance pour les revoir à un autre moment (notamment les étrangers) ou qu’ils soient seuls. Une fois j’ai pu aller voir Sire Cédric (qui a souvent des files d'attente longues) alors que lorsque je suis arrivée, il n’y en avait que 3, alors du coup j’ai pris les livres et en est profité pour faire dédicacer et discuter un peu avec. Les rencontres auteurs sont sympas et quand j’ai moyen d’en voir plusieurs c’est toujours agréable, ça fait des souvenirs, aussi bien sur place, qu’après dans le livre avec la dédicace (il n’y a qu’à voir cet album…).

Au fil des années j’ai affuté mes week-end SDL puisque depuis 2010 j’emmène ma valise pour pouvoir stocker tous mes livres. Au début c’était les achats et maintenant c’est surtout pour les livres que j’emmène pour les dédicaces.

Bon, maintenant je vais continuer à prier pour que Jacqueline Carey revienne en France et plutôt du côté de Paris pour que je puisse la rencontrer, faire ma groupie (mais pas hystérique) et avoir le sourire pendant longtemps (au lieu de me lamenter, pleurer toutes les larmes de mon corps parce que je l’ai ratée aux Imaginales en 2009 ou 2010 à cause essentiellement de mes partiels et de la distance).

Voilà, je pense que c’est suffisant. Mon plus beau souvenir, ça a été donc mon immersion dans la littérature et cela via le Salon du Livre de Paris. J’espère que ça ne vous a pas ennuyés tout ça. Et bravo à ceux qui auront lu jusqu’au bout !

L'école de la mort (Lilian Bathelot, Charlotte Bousquet, Martial Caroff, Béatrice Egémar)

Quatrième de couverture

Quoi de plus important que l’école ? Mais quoi de plus inquiétant aussi ? Lieu clos, territoire aux mille secrets, monde étrange et mystérieux… De tout temps l’école a abrité en ses murs histoires, légendes et mythes, rumeurs et rituels autour du savoir et de la culture, et accompagné la transmission de ceux-ci de règles intangibles et de règlements insidieux. Car l’école s’est donné une mission : l’élévation. Celle des esprits, celle des corps, celle des âmes bien sûr. Dans cet univers normatif, l’élève ou l’étudiant, s’il accepte les règles et consent à suivre l’enseignement qui lui est dispensé, recherche malgré tout la brèche dans le mur, la faille dans le système, l’espace de liberté où il pourra respirer. 
Si la mort est rarement au rendez-vous dans les institutions éducatives, elle représente somme toute le prix à payer pour cette liberté aux yeux d’un écrivain de littérature noire. C’est dans cette brèche qu’il va s’engouffrer pour imaginer les pires aventures, traquer les turpitudes cachées. 
Quatre auteurs ont relevé le défi d’aller explorer les marges de l’école, ses cours, ses internats, ses cénacles. Leurs huit nouvelles sont autant de petits bijoux.
De la préhistoire à la première moitié du XXe siècle, de l’Egypte à l’Amérique ou à l’Union soviétique, nombre de savoirs, de méthodes éducatives, d’établissements livrent ici les crimes et exactions qui se sont commis en leur nom.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditons Gulf Stream Editeurs de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Il s’agit d’un recueil de nouvelles qui en contient 8 (2 par auteurs). Etant donné le peu de nouvelles et le fait que ça soit différents auteurs qui les aient écrites, je ferai un petit résumé et un petit avis sur chacune des nouvelles plutôt que de parler du recueil en général. Ça sera beaucoup plus intéressant et éclairant sur le contenu.

Les Demoiselles de Saint-Cyr, sages comme des anges de Béatrice Egémar

Cette nouvelle se déroule au XVIIe siècle, Madame de Maintenon a créé une école pour jeune fille afin de les éduquer et de leur donner un avenir. Sauf que cette école ne fonctionne pas au-delà de ses espérances... mais si seulement elle savait que ses chères petites filles sont loin d'être des anges...Je connaissais déjà l'auteur pour avoir lu la trilogie Un Parfum d'Histoire qui m'avait beaucoup plu. Et cette nouvelle continue parce qu'elle m'a beaucoup plu. L'écriture est très agréable à lire et l'on rentre directement dans le vif du sujet, en même temps avec une nouvelle il vaut mieux être rapide et concis. Assez rapidement on voit que quelque chose cloche dans cette école même si Madame de Maintenon ignore tout de cela et j'ai beaucoup aimé la manière dont elle a traité le sujet. C'est assez sombre et me change considérablement de la trilogie que j'ai pu lire, même si ça reste dans un cadre historique. Une très bonne histoire qui donne déjà une bonne mise en bouche pour ce recueil !

Le Maître des pierres de Martial Caroff

Cette nouvelle se déroule il y a 450 000 ans. On se retrouve donc avec des Homo heidelbergensis (merci à l'auteur pour la note de fin) mettant en scène cette petite communauté qui est « dirigée » par un Maître des pierres, celui qui détient le savoir, notamment celui des pierres. Seulement lors d'un voyage près du bord du monde le Maître des pierres risque de faire une mauvaise rencontre... Contrairement à la nouvelle précédente, je ne connaissais pas l'auteur, seulement de nom, mais je ne l'avais encore jamais lu. C'était donc une totale découverte. Même si l'écriture de l'auteur est agréable à lire et nous permet de bien suivre l'histoire, je n'ai pas totalement adhéré. L'histoire était sympathique et loin d'être mauvaise mais je n'ai pas accroché plus que ça. J'ai lu sans vraiment sans m'impliquer, peut-être dû au fait de l'époque donnée ?

Les Fantômes de Saint-James de Charlotte Bousquet

Cette nouvelle se déroule au début du XXe siècle aux Etats-Unis, dans l'Etat du Dakota mettant en scène des Sœurs (religieuses) devant éduquer les amérindiennes qui sont considérées comme des sauvages, enfants du démon, etc. Leur mission est donc de les « laver », de « tuer l'indien en eux » pour reprendre les propos de l'auteur dans la petite note au début de la nouvelle. Je connaissais déjà Charlotte Bousquet pour avoir lu notamment La Peau des rêves que j'avais bien apprécié. Cette nouvelle est juste horrible, lorsque l'on voit ce qui est infligée à ces jeunes filles pour des « croyances » totalement fausses. Et ça l'est d'autant plus lorsque l'on sait que ça a existé (voir la note de l'auteur avant la nouvelle qui explique un peu plus). C'est une bonne histoire, très sombre et dure mais très intéressante. Je suis rentrée directement dans l'histoire sans difficulté et il faut dire que l'écriture de l'auteur y est pour quelque chose. Je l'avoue, en arrivant à la fin, j'avais envie d'en savoir plus. Un petit roman sur ça ne serait pas pour me déplaire parce que le personnage de Tim Garrity m'intrigue beaucoup !

L’œil du loup de Lilian Bathelot

Cette nouvelle se déroule en Russie en 1944, Roza Svetlana est tireur d'élite, secondée par Lyudmila Dubinina qui est son observateur, celle qui va lui donner les indications pour viser juste. Roza est une fervente admiratrice d'un tireur d'élite : Vassili Zaïtsev qu'elle va finir par rencontrer lors d'une compétition, à laquelle, lors de la finale, elle pourra remporter un objet sacré à Vassili, chose qu'elle veut absolument acquérir. Je ne peux pas en dire plus au niveau du contenu sinon je raconterai tout et ça n'a aucun intérêt, mais en tout cas, j'ai beaucoup aimé cette histoire. Elle était très intéressante et j'étais curieuse de voir comment cette compétition allait se dérouler. A un moment j'ai eu des doutes par rapport à la situation et je me suis un peu doutée de la fin mais ça reste très sympathique à lire et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette auteure que je ne connaissais pas. En tout cas son écriture me plaît bien et cette nouvelle m'encourage à aller voir ce qu'elle a pu écrire d'autre.
Et en voyant certains noms, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Vampire Academy de Richelle Mead, oui forcément une fille qui s'appelle Roza, qui est tireur d'élite (donc entraînée au combat, etc.) qui doit affronter un certain Dimitri et le tout en Russie, ça m'a fait sourire. (La comparaison reste là, l'histoire n'a vraiment rien à voir).

Obsession de Charlotte Bousquet

Dans un registre très différent de la première nouvelle écrite par l'auteur, cette nouvelle s'inscrit dans le XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV. Il s'agit d'une histoire d'amour assez tragique où la mort va forcément prendre place. Le titre est très bien choisi : Obsession, oui, il s'agit effectivement de l'obsession d'une femme, Marianne, pour un homme, Christian - le Maître d'arme de son frère - qu'elle aime et le lui fait connaître. Mais cet amour n'est qu'à sens unique et qui sait ce qu'une femme est capable de faire pour attirer l'attention de son amant... C'est une magnifique histoire que j'ai pris plaisir à lire. C'est toujours dans ces cas là qu'on regrette le format de la nouvelle parce que c'est trop court, qu'on aimerait en avoir plus parce que ça pourrait faire un beau et bon roman. J'aime vraiment l'écriture de Charlotte Bousquet et la retranscription des émotions, sentiments, etc. est juste géniale. Les personnages sont vraiment intéressants, même si on les voit peu dû à la longueur de la nouvelle.

Tatoo Cœur de Lilian Bathelot

Cette nouvelle se déroule dans le village de Cambous où une jeune fille appelée Doodo se fait tatouer par un apprenti médecin, Lillo, pour être plus fertile et devenir mère mais son esprit est plus préoccupée par le fait que son père ait disparu. Cela fait plusieurs jours qu’il aurait dû revenir et s’en inquiète. Elle finit par demander au chef du village de mener des recherches pour le retrouver, mais des rumeurs sur sa fuite vont courir. Cependant la jeune fille ne croit pas à tout ça et elle va par tous les moyens prouver que son père ne s’est pas enfui mais qu’il lui est arrivé quelque chose. Et le fait qu’elle garde un précieux secret pourrait bien changer des choses au village… C’est une superbe histoire qui m’a une fois de plus captivée. Les pages ont défilé sans que je ne m’en rende compte et j’ai vraiment pris plaisir à lire. La fin est vraiment mignonne et touchante, et on comprend un peu plus le titre de la nouvelle du même coup. Les personnages sont très touchants. Même si le format de la nouvelle est court, on a quand même le temps de s’y attacher et de voir leur force de caractère. Doodo et Lillo sont très complices et quelque part c’est frustrant de ne pas avoir de suite pour savoir ce qui va leur arriver… Une très bonne lecture.

Meurtre à la maison de vie de Béatrice Egémar

Cette fois-ci c’est en Egypte antique que l’on se retrouve. Pashed, scribe et professeur s’occupe de sa classe, quand un peu plus tard à la pause de midi il est retrouvé mort avec des pierres près de sa tête. S’ensuit ensuite une enquête pour savoir qui est le responsable et tout semble indiquer un de ses élèves… Encore une fois, voilà une très bonne histoire que j’ai adoré lire. C’était très intéressant pendant un moment de se retrouver dans l’Antiquité, dans une histoire un peu « policière ». Comme c’est très court (20 pages recto verso) on arrive vite à la conclusion, on sait rapidement ce qui se passe ainsi que sa résolution mais c’était très plaisant et encore une fois, je trouve dommage qu’il n’y en ait pas plus. Je serai bien restée un peu plus longtemps en Egypte.

Agora Game de Martial Caroff

Après L’Egypte, on se retrouve à Athènes en l’an 413 av J.C. Antisthène retrouve son ancien maître Socrate et lui raconte une erreur qu’il a commise avec sa classe. Avec sa manière de diriger son école, il se pourrait que quelques élèves aient perdu pieds et ne sachent plus vraiment faire la part des choses… J’ai bien apprécié cette histoire, c’était intéressant de voir cette école à l’ancienne où la philosophie et la rhétorique prennent place, mais on voit également à quel point certaines choses peuvent conduire à la folie des hommes à cause de la manière dont on peut être traité… Une très bonne histoire et dans la nouvelle on voit qu’il y a des références à quelques ouvrages de l’auteur, ça donne envie de se pencher dessus. Une bonne nouvelle pour clore ce recueil.

Conclusion

En bref, j’ai beaucoup aimé ce recueil, il n’y en a qu’une à laquelle je n’ai pas trop adhéré donc c’est plutôt un bilan positif. J’ai préféré certaines nouvelles à d’autres, c’est souvent « le risque » dans ce genre de recueil mais elles sont toutes très bonnes et très plaisantes à lire. On voit bien la thématique de l’école et de la mort dans chacune d’elle. Le traitement est originale, je n’aurai pas forcément pensé à l’exploiter de cette manière, j’aurai été beaucoup plus terre à terre que certaines. Ça a donc été de bonnes surprises et de très bonnes lectures. Un recueil que je conseille fortement !