Rechercher dans ce blog

31/03/2016

L’empreinte du tueur de Maggie Shayne (Les Enquêtes de Brown & De Luca 3)


Quatrième de couverture

Où est passée Stephanie Mattheson ? Cette question hante Rachel de Luca depuis qu’elle a appris que la jeune fille de vingt ans, aveugle depuis peu, avait subitement disparu. Ou, plutôt, depuis qu’elle a senti que Stephanie courait un terrible danger. Si, habituellement, Rachel tente tant bien que mal d’occulter le don étrange dont elle est pourvue, elle ne peut se départir, cette fois, d’un angoissant sentiment d’urgence. Une urgence qui ne fait que s’amplifier à mesure que les minutes s’égrènent.
Epaulée par Mason Brown – le séduisant inspecteur de police qui partage sinon sa vie, du moins ses nuits –, Rachel se lance sur les traces de Stephanie… mais aussi des autres jeunes femmes qu’elle aperçoit dans ses visions, et qui sont retenues contre leur gré par un dangereux criminel…

Mon avis

Après avoir lu le 2e tome de la série je n’ai pas pu m’empêcher d’enchaîner avec ce 3e tome des Enquêtes de Brown et de Luca tant j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos deux héros.

Si le deuxième tome était dans la continuité du premier par rapport à la mort d’Eric, les greffes des organes de ce dernier, l’auteure a su se renouveler pour ce 3e tome et j’en suis ravie et ne peut que vous conseiller cette série qui est vraiment sympathique avec son lot d’action, de problème et aussi une romance plus que frustrante.

Je vous avoue que j’avais un peu peur que l’on reste sur le même schéma pour les enquêtes, qu’elles soient toujours liées d’une manière ou d’une autre à Eric mais ce n’est pas le cas. Maggie Shayne a su redonner un second souffle en nous proposant une histoire totalement différente même si évidemment, le don de Rachel, dû à sa greffe, va pouvoir l’aider à résoudre des affaires avec Mason.

Dans L’empreinte du tueur nous découvrons la disparition de Stephanie alors qu’elle était avec sa coach pour l’aider à surmonter sa cécité et apprendre à vivre avec. S’agissant de la fille d’un célèbre juge, Mason va devoir enquêter de manière officieuse pour garder le secret sur cette disparition qui va se faire de plus en plus inquiétante. Mais lorsque Rachel commence à rêver de filles disparues, elle va s’associer avec Mason pour tâcher de les retrouver au plus vite.

En soi c’est une intrigue plutôt simple mais à mesure que l’on avance on se demande quels sont les liens entre les jeunes filles, qui sont les coupables de ces enlèvements, etc. Maggie Shayne manie avec brio son intrigue et sait parfaitement nous tenir en haleine. C’est bien rythmé, il y a sans cesse de l’action de quoi nous donner envie de poursuivre. D’autant plus que nous suivons comme toujours les points de vue de Rachel et de Mason mais également celui des filles disparues qui tentent de survivre et de savoir ce qui leur arrive. Nous suivons donc des deux fronts cette histoire et on en ressent d’autant plus le côté pressé de l’affaire sachant qu’il va leur arriver malheur à un moment où à un autre.

Le lecteur en sait plus que les enquêteurs pour cela mais l’auteure nous cache un certain nombre d’informations pour que l’on puisse avoir de belles surprises et des révélations au fur et à mesure. Si elle nous dévoilait tout dès le départ, cela n’aurait aucun intérêt de notre côté même si les enquêteurs en savent moins que nous. C’est donc finement joué, en savoir suffisamment pour être sous tension face à ce qui se passe et en même temps être dans l’ignorance parce qu’elle omet volontairement de nous donner des informations. C’est ce qu’il faut faire et ce qui donne l’intérêt de cette série.

Comme pour les tomes précédents on retrouve la partie romance entre Mason et Rachel et c’est toujours aussi compliqué, enfin un peu moins car ils cèdent plus ou moins du terrain même si avouer totalement les sentiments n’est pas tout à fait à l’ordre du jour. Cela reste toujours un peu frustrant de ce côté-là mais cela évolue un petit peu donc cela fait plaisir. Mais il faut dire que la situation de Mason n’est pas des plus évidentes suite aux événements survenus dans le tome 2.

En bref, L’empreinte du tueur est un 3e tome vraiment sympathique qui aura su me tenir en haleine tout du long. L’auteure a su se renouveler et ne pas jouer sur le même principe en gardant un lien avec le tueur en série rencontré dans le premier tome. Cette affaire a eu des conséquences pour Rachel et l’auteure en joue dans les suites et donner un aspect plus fantastique à certains moments dans la série sans pour autant basculer totalement dans le genre. Un thriller qui nous tient en haleine sur un fond de romance quelque peu frustrant mais qui est agréable à suivre. Un bon 3e tome, une série que je vous conseille. A espérer que la suite ne tarde pas à arriver, je l’espère !

30/03/2016

Top Ten Tuesday (74)



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani et maintenant sur Frogzine.


Voici le thème de la semaine : Les 10 plus beaux livres objets de votre bibliothèque

Top Ten Tuesday (73)



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani et maintenant sur Frogzine.


Voici le thème de la semaine : Les 10 passages tirés de la page 81 de vos 10 dernières lectures 

Comme c’est le sujet de la semaine dernière, j’ai tâché de mettre les 10 derniers livres lus à ce moment-là donc je n’ai pas pris en compte les deux tomes des Enquêtes de Brown et De Luca et le premier tome du Monde Secret de Sombreterre.

Quant aux extraits j’ai tâché d’éviter tout spoiler, des passages plus ou moins long en fonction de ce que j’avais à ladite page.

Coup de projo sur... [125] Guide de survie en milieu hostile de Shane Kuhn



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

Guide de survie en milieu hostile est un roman original qui en surprendra plus d’un. C’est un thriller prenant et haletant sous des allures de guide pour aider les futurs « stagiaires » à survivre le plus longtemps possible en profitant de l’expérience d’un ancien professionnel.

Le stagiaire se caractérise par son insignifiance. On lui demande d’être corvéable à merci, mais pour le reste personne ne lui prête attention. Passant facilement inaperçu, le stagiaire est ainsi un parfait assassin en puissance. C’est la raison pour laquelle, depuis une dizaine d’années, John Iago enchaîne les stages en entreprise afin d’éliminer les cibles qu’on lui assigne : quelle meilleure couverture, en effet, pour un tueur à gage ? Ainsi vient-il tout juste de rejoindre l’un des plus grands cabinets d’avocats new-yorkais avec pour mission d’assassiner un des associés. À ses heures perdues, John a décidé d’écrire un Manuel de survie à l’attention des jeunes stagiaires, illustré d’exemples tirés de sa propre expérience. Ce qui lui permet de donner quelques précieux conseils aux nouvelles recrues de Human Resources, Inc, la mystérieuse organisation qui l’emploie, spécialisée dans l’entraînement et le placement des « stagiaires ». Le problème, c’est que John n’est plus au top de sa forme. À chacun des trente-quatre meurtres qu’il a commis, quelque chose est mort en lui. Et, alors que l’heure de se retirer du jeu a sonné, la mission qu’on lui a confié va s’avérer la plus dangereuse et la plus inattendue de sa carrière et faire voler en éclat toutes ses certitudes, tant professionnelles que personnelles.

29/03/2016

Le tueur est partout de Maggie Shayne (Les Enquêtes de Brown & De Luca 2)

Quatrième de couverture

Depuis sa greffe de cornée, Rachel de Luca, auteur à succès, voit enfin le monde tel qu’il est : chatoyant, saturé de formes et de couleurs, inondé de lumière... et parfois de ténèbres.
Lorsque l’inspecteur Mason Brown vient l’avertir d’une série de meurtres, elle comprend que les problèmes sont de retour. Toutes les victimes ont un point commun : elles ont reçu un don d’organe d’un serial killer qui s’est suicidé… et à qui elle doit ses nouvelles cornées.
Alors, même si elle s’était promis de garder ses distances avec Mason après la nuit passionnée qu’ils ont passée ensemble deux mois plus tôt, Rachel sait qu’elle ne peut aujourd’hui refuser sa protection. Elle doit le suivre dans le chalet où il veut mettre les personnes menacées à l’abri. Car sa nouvelle vie, si chèrement acquise, ne tient à présent qu’à un fil…

Mon avis

Ayant bien apprécié le premier tome des Enquêtes de Brown et de Luca, j’étais curieuse de découvrir ce 2e tome qui est tout aussi sympathique que le premier.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Tout ce que je peux dire c’est que cette nouvelle enquête est vraiment très prenante et surprenante, je ne m’attendais pas du tout à un tel dénouement.

L’auteure sait gérer son suspense jusqu’au bout et jusqu’aux dernières pages on doute et on se demande bien qui peut-être à l’origine de ces meurtres. Pourquoi s’en prendre à ceux qui ont reçu les organes d’Eric ? Autant de questions sans réponse durant un long moment jusqu’à la révélation finale qui m’a surprise. Un bon point pour l’auteure qui ne cesse de nous mener sur différentes pistes, de nous faire douter jusqu’à ce qu’on comprenne tout ce qui a bien pu se passer. L’action est omniprésente donc on n’a pas le temps de s’ennuyer c’est bien rythmé du côté de l’enquête.

Mais ce n’est pas le seul point de l’histoire car on y trouve aussi une « romance » qui est assez compliquée. Ce qui est intéressant c’est qu’un aspect de l’histoire ne prend pas le pas sur l’autre, c’est un savant mélange de thriller et de romance sans que cette dernière ne soit uniquement au centre, même s’il faut avouer que beaucoup de décisions de Mason vient de ses sentiments pour Rachel.

On avait pu voir dans le premier tome qu’entre Mason et Rachel il se passait quelque chose mais étant donné les circonstances, une relation n’était pas envisageable, sans compter le fait que la jeune femme voulait profiter de sa nouvelle vue pour vivre pleinement sa propre vie. Mais Mason reste dans ses pensées et il est difficile de passer outre lorsqu’ils sont ensemble tant une tension persiste entre eux.

La narration est double, nous avons le point de vue de Rachel à la première personne tandis que nous suivons Mason à la troisième personne mais d’une focalisation interne. De ce fait, nous savons exactement ce qu’ils pensent l’un de l’autre et les sentiments sont là, même s’ils se voilent la face tous les deux. C’est d’autant plus frustrant mais on peut comprendre leur raison à vouloir rester seuls mais ils ne peuvent pas ignorer qu’il existe une connexion forte entre eux.

Mais c’est sans compter l’aide précieuse de Rachel depuis qu’elle s’est fait opérer des yeux ce qui lui procure un certain don. Je trouve que l’auteure joue bien avec cet aspect-là qui donne une petite dimension fantastique à l’histoire sans pour autant basculer totalement dedans. Cela reste avant tout un thriller avec un brin de romance, pas de la littérature de l’imaginaire.

En bref, Le tueur est partout est un deuxième tome vraiment très prenant et intéressant. C’est dans la continuité du premier car on n’en a pas encore tout à fait fini avec Eric qui « revient » sous une autre forme. C’était bien joué de la part de l’auteur. En parallèle de l’enquête et du côté thriller de l’histoire, la romance prend un petit peu plus de place mais sans que ce ne soit trop présent, comme unique sujet donc c’était bien dosé. Un début de série sympathique qu’il me tarde de poursuivre.

28/03/2016

Combustion spontanée de Jeaniene Frost (Le Prince des Ténèbres 3)


Quatrième de couverture

Vlad n’a jamais craint personne. Pas même le terrible Mihály Szilágyi, un vampire aussi âgé et puissant que l’Empaleur lui-même. Pourtant, il a peur pour sa femme, Leila. Ses ennemis savent qu’il est prêt à tout pour elle et n’hésiteront pas à se servir de cette faiblesse. Alors que les fantômes du passé resurgissent et que la guerre sanglante l’opposant à Szilágyi fait rage, Vlad laissera-t-il son amour pour sa jeune épouse précipiter sa perte ?


Mon avis


Après avoir lu L’affaire Caravaggio, j’avais besoin d’une lecture rapide et tranquille, sans prise de tête. C’est pourquoi mon choix s’est porté sur Combusion spontanée, le 3e tome du Prince des Ténèbres consacré au fameux Vlad. Comme pour les deux tomes précédents, c’est une histoire bien sympathique, simple en soi mais plutôt efficace dans le genre et ça se lit vite (je l’ai lu dans la soirée). Il aura parfaitement rempli son office donc c’est tout ce que je demandais et je suis curieuse de lire la suite maintenant.

Avant de donner mon avis, il faut que je signale qu’il est mieux de lire ce 3e tome après avoir lu le dernier tome de la série Chasseuse de la Nuit, sans quoi vous risquez d’être un peu spoilé sur le devenir de certains personnages. Ce serait un peu dommage après ce n’est pas non plus trop grave. Mais bon, mieux vaut lire dans cet ordre ça évite tout problème et garde la surprise. Vous voilà prévenus.

Revenons à l’histoire de ce 3e tome, comme je disais elle est plutôt simple car Szilágyi, le pire ennemi de Vlad est à ses trousses et est bien décidé à s’en prendre à ceux qui comptent pour lui : autrement dit Leila, sa femme. Vlad n’est pas du genre à se laisser faire ni à exposer inutilement ses proches à tout danger et va tout faire pour mettre en sûreté Leila pendant qu’il ira trouver son ennemi. Enfin ça, c’était l’idée de départ car très rapidement on va se rendre compte que Szilágyi a plus d’un tour dans son sac et est près à tout lui aussi pour nuire à Vlad.

Ainsi les problèmes commencent et Leila va en voir de toutes les couleurs. Je ne pensais pas que l’auteure irait si loin et allait autant malmener ses personnages, mais ça ne devrait pas vraiment me surprendre quand on voit déjà ce qu’elle a pu faire subir à Cat dans Chasseuse de la Nuit. Leila se retrouve dans des situations extrêmement difficiles. Déjà que sa relation avec Vlad n’est pas des plus évidentes, après tout, n’est-il pas Dracula ? On atteint ici un autre niveau de souffrance mais cela permet d’avoir son lot d’action et de suspense sur le devenir de notre couple.

Dans ce tome on en apprend plus sur le passé de Vlad et je dois dire que je ne m’attendais pas à certaines révélations, surtout la dernière qui arrive à la fin du livre et qui m’aura bien fait sourire. On voit davantage ses sentiments à l’égard de Leila qui est vraiment tout pour lui. Quand Vlad aime, il n’y va pas par quatre chemins mais le couple risque de se consumer face à cet amour si grand.

Leila est une jeune femme forte, elle le devient de plus en plus, notamment par sa nouvelle condition mais pas seulement. Quand on voit ce qu’elle endure, peu d’héroïne en serait capable et on l’aime d’autant plus. C’est vraiment une héroïne attachante qui endure beaucoup de choses mais voit toujours le côté positif même quand elle est au plus bas. Elle a un grand cœur et c’est ce qu’il fallait pour Vlad. Ils sont parfaits ensemble.

En bref, Combusion spontanée est un 3e tome bien sympathique même si on voit ici que les problèmes ne font que commencer. Jeaniene Frost n’hésite pas à malmener ses personnages mais on va dire que c’est pour la bonne cause, la plupart du temps. L’action est omniprésente et le couple plus fort que jamais, je suis désormais très curieuse de lire la suite car cela promet beaucoup de choses. Une série bien sympathique que je vous conseille, surtout si vous avez aimé Chasseuse de la Nuit, la série principale.

C'est lundi, que lisez-vous ? [44]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

27/03/2016

In My Mailbox (225)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



26/03/2016

L'affaire Caravaggio de Daniel Silva (Gabriel Allon 14)

Quatrième de couverture

Et si en recherchant un tableau volé, il déclenchait une affaire explosive ?
Chargé d’enquêter sur le meurtre d’un ancien diplomate reconverti dans le trafic d’art, Gabriel Allon — espion et restaurateur de tableaux à ses heures — découvre que la victime a récemment eu entre les mains un chef-d’œuvre volé une dizaine d’années auparavant, une Nativité peinte par Le Caravage. Il comprend que cette affaire, bien plus complexe qu’il ne le pensait, a de stupéfiantes ramifications financières en lien avec la situation politique explosive du Proche Orient.
De Genève à Tel-Aviv, en passant par Venise et Paris, il va tisser un piège implacable et ingénieux. Avec un double objectif : retrouver le tableau du Caravage et surtout, porter un coup fatal aux intérêts financiers de l’un des hommes les plus cruels et puissants de la planète.

Mon avis

L’affaire Caravaggio est un roman très surprenant. En le commençant, j’étais loin de m’imaginer dans quelle affaire j’allais me retrouver embarquer, c’est bien plus grand que je ne le pensais. J’ai tout simplement adoré et vous conseille fortement ce livre qui saura vous tenir en haleine tout du long.

Il faut savoir que ce livre ne se lit pas en 5 minutes. Il s’agit d’une histoire plutôt dense, avec beaucoup de narration mais je n’ai pas trouvé qu’il y avait de longueur. J’étais vraiment happée par l’histoire qui se déroulait sous mes yeux et l’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide. Mais juste que tout cette affaire prend une telle ampleur au fur et à mesure que l’on avance que l’on ne peut pas lire ce livre trop rapidement. Il m’a fait un peu moins d’une semaine alors que je lis plutôt vite en général.

Gabriel Allon est un espion mais aussi un restaurateur de tableau et quand un ami découvre le cadavre d’un homme, réputé pour être un voleur d’œuvre d’art, Gabriel Allon va devoir mener l’enquête pour savoir ce qui lui est arrivé et surtout retrouver un tableau en particulier, celui de la Nativité du Caravage, disparu depuis des années. Mais au fur et à mesure de son enquête, Gabriel va découvrir que cette mort et ce vol cache de plus gros problèmes et concerne aussi de hautes personnalités qu’il vaudrait mieux éviter…

L’affaire Caravaggio se situe à la frontière des genres : entre enquête policière, roman d’espionnage et milieu de l’art, beaucoup d’éléments pour me plaire et Daniel Silva a su manier le tout avec brio. D’une affaire qui semble très simple, l’auteur nous embarque dans une aventure incroyable qui nous fera voyager beaucoup en Europe jusqu’à Genèvre et enfin Tel-Aviv. L’intrigue est vraiment bonne et bien menée de bout en bout, la surprise est totalement jusqu’à la dernière page. L’action est omniprésente, on n’a pas le temps de reprendre son souffle qu’il se passe un autre élément, tout s’enchaîne avec précision. C’est juste un régal de lire ce livre parce qu’on se rend compte du talent de l’auteur et de ses personnages à mettre au point toute une stratégie pour parvenir à leur fin et mettre en lumière aussi ce qui se passe dans le monde.

Ce livre a été écrit en 2014, publié en 2015 en France et est foncièrement ancré dans notre réalité, avec l’évocation de personnes réelles ainsi que d’événements tragiques qui ont eu lieu. C’est une fiction et en même temps, on peut se dire que tout ce qui nous est conté est réel ou pourrait, du moins, l’être. C’est aussi en cela que ce livre est génial parce que l’on nous parle de choses concrètes bien que ce soit un récit de fiction.

Gabriel Allon est un personnage assez énigmatique et à plusieurs visages. C’est un espion, il est également restaurateur d’œuvre d’art, il a un carnet d’adresse assez impressionnant pour qu’il puisse avoir une certaine largesse dans ses mouvements et ses actions. Mais c’est un personnage très intéressant et sympathique qui nous donne envie de le connaître davantage. J’ai beaucoup aimé suivre cette affaire à ses côtés car sans ce personnage cela n’aurait peut-être pas eu la même saveur.

La seule chose qui me rende sceptique c’est le fait que ce soit le tome 14 des aventures de Gabriel Allon et que d’autres livres de cette série ait été publié chez un autre éditeur mais en ne commençant non plus pas par le premier tome. Mais bon, cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et il y a aussi des références sur de précédentes affaires lorsqu’il retrouve d’autres personnages donc on n’est pas perdu. Mais c’est tout de même étrange de ne pas suivre la série dans l’ordre.

En bref, L’affaire Caravaggio est un très bon roman que j’ai adoré découvrir. L’intrigue est vraiment bonne et bien menée et faut voir jusqu’où l’auteur nous emmène pour découvrir tous les secrets de ce fameux tableau même s’il n’est pas uniquement l’élément central du livre. L’histoire part dans tous les sens, mais dans le bon sens du terme pour nous montrer à quel point tout peut-être lié et que le moindre détail à son importance. Un roman que je vous conseille fortement et j’ai hâte de retrouver Gabriel Allon dans de nouvelles affaires !

25/03/2016

L’Appât de Helen Falconer (Enael 1)

Quatrième de couverture

Enael est différente:
Des visions l’obsèdent et elle développe de mystérieux pouvoirs. Quand elle apprend qu’elle est en réalité la fille d’une fée, elle décide de partir à la recherche de ses origines dans le pays de l’éternelle jeunesse.
Commence alors pour elle un étrange voyage au pays des elfes et des maléfices où l’amour semble être le plus attirant des poisons…

« L’eau était gelée. Les aubépines qui flottaient à la surface embaumaient : une odeur sucrée qui montait à la tête. Ses longs cheveux s’étalaient autour d’elle comme une auréole d’or. Elle avança vers le centre du lac, et l’eau glacée se referma sur elle… »

Mon avis

L’appât est le premier tome de la série Enael qui nous embarque dans le monde de la faerie et plus particulièrement celui des changelings. Je n’ai lu qu’une seule série où il était question de ce personnage propre à la faerie, même si ce n’était pas le sujet principal : The Iron Witch. J’ai pu le rencontrer davantage grâce à Secret Forbidden World en lisant une nouvelle qu’elle avait traduite sur lui. Si vous ne savez pas ce que c’est, je n’en dirai pas plus pour vous laisser le découvrir par vous-même.

C’est un premier tome intéressant mais qui est assez loin du coup de cœur puisque plusieurs éléments m’ont dérangé pour vraiment apprécier totalement cette histoire. La première chose est que je trouve que les événements arrivent trop vite et ce, tout du long du livre. On a à peine le temps de comprendre ce qui se passe que l’on se retrouve plongé dans un autre univers. D’un côté, c’est bien parce qu’il n’y a pas de longueurs et de pertes de temps, l’action arrive vite mais de l’autre j’ai le sentiment que l’on ne fait que survoler l’univers et que l’on n’approfondit pas assez les choses, ce que je trouve dommage.

L’autre problème que j’ai pu rencontrer est la romance. C’est trop facile, trop simple et encore une fois trop rapide. Je n’y ai pas cru une seule seconde à leur histoire et c’est bien dommage puisque c’est au cœur de plusieurs problématiques. Dans ce monde, l’amour est une arme à double tranchant mais une fois encore l’auteure use de facilité pour l’arranger quand elle en a besoin. Je trouve cela dommage et comme je n’ai pas vraiment cru à cette romance, cela peut paraître un peu niais et simple dans certaines situations. Alors même que l’idée de base était intéressante et pouvait être bonne, mais le traitement ne m’a pas vraiment convaincu.

Après je reconnais que l’univers est intéressant, quand il est question de fées, de la faerie, on ne peut que supposer des problèmes à venir. Généralement elles ont l’art de manier le mensonge pour faire croire une vérité, elles ne sont pas ce qu’elles semblent être. On retrouve souvent une lutte des pouvoirs, de la magie à tout bout de champ, etc. C’est des univers assez complexe et le fait d’avoir ici des changelings apportent un nouvel élément perturbateur. J’ai bien aimé le fait de découvrir aussi les banshees (celle qui annonce la mort imminente d’une personne) ainsi que les lenanshees (que je ne connaissais pas, je l’avoue). Helen Falconer puise dans les légendes celtiques pour construire son histoire et c’est très bien. Mais j’avoue avoir eu le sentiment qu’elle survolait tout ça, qu’elle n’allait pas assez en  profondeur.

Après il s’agit d’un premier tome, on ne peut pas tout dévoiler d’entrée de jeu mais tout de même il faut un minimum d’informations pour bien créer son univers, savoir dans quoi l’on s’embarque pour mieux apprécier ce qu’on lit. Et là, j’ai trouvé qu’il n’y en avait pas assez pour que ce soit totalement crédible, sans compter le revirement de situation que l’on pouvait deviner assez aisément. C’était plutôt louche.

Quant aux personnages, Enael est une jeune fille assez attachante, on suit avec intérêt son histoire. Il lui arrive un certain nombre de choses assez étranges jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité sur ses origines. Elle décide alors de comprendre d’où elle vient et va se lancer, malgré elle dans une aventure qui la dépasse. Elle est plutôt déterminée, on ne peut pas lui reprocher ça.

En ce qui concerne Shay, c’est un garçon assez énigmatique que l’on apprend à découvrir au fur et à mesure. Même si la romance ne m’a pas vraiment convaincu, il peut être LE gars de la série mais l’auteure ne lui a pas laissé suffisamment sa chance, elle a dévoilé trop tôt les sentiments pour que ça soit vraiment crédible. Mais c’est tout de même un garçon sympathique qui mérite qu’on s’arrête davantage sur lui, surtout au vu de son histoire et de la place qu’il tient auprès d’Enael.

Quant à l’écriture de l’auteure, elle est plutôt agréable à lire et fluide, on rentre rapidement dans l’histoire. Ce n’est pas un problème. Les pages défilent assez rapidement, une lecture détente et sans prise de tête, c’est simple mais efficace.

Avant de clore cette chronique, je voulais juste faire une mention par rapport à la traduction française de ce livre. Après avoir terminé ma lecture j’ai été me renseigner sur la suite (qui ne paraîtra qu’en juin 2016 en VO, donc il va falloir attendre un peu pour la VF) et je me suis rendue compte que le nom de l’héroïne : Enael avait été changé !

En effet, elle s’appelle normalement Aoife (IFA pour la prononciation). Alors je sais que les prénoms irlandais ne sont pas faciles à dire, généralement l’écriture n’a rien à voir avec la prononciation mais je n’aime pas quand on change les prénoms. Déjà quand je vois que Celaena (Séléna tout simplement) est devenue Keleana, ça me fait pleurer. Surtout que Aoife est assez proche dans la prononciation qu’Eva au final et donc on peut comprendre le surnom, alors qu’Enael ça n’a rien à voir. Surtout que dans l’histoire, d’autres prénoms féminins sont bien plus compliqués à mon sens et n’ont pas été changé.

Voici un lien où vous pourrez entendre la prononciation des prénoms que l’on retrouve dans le livre : Sinead, Saoirse, Niamh, Maeve, Aoibheann (Aoibheal dans le livre) : http://www.vivre-en-irlande.fr/culture-irlandaise/prenom-irlandais-prononciation.

En bref, L’appât est un premier tome qui se laisse lire, ce n’est pas mauvais en soi mais plusieurs détails m’ont dérangé au cours de ma lecture pour que ça devienne un coup de cœur ou du moins une très bonne lecture. Il y a des éléments intéressants mais il est vrai que l’auteure va un peu trop vite à mon goût et cela pourrait paraître aussi trop simple. Néanmoins je suis curieuse et je lirai tout de même la suite pour savoir ce qui va arriver à Enael et Shay puisque leur situation est assez compliquée.

24/03/2016

Coup de projo sur... [124] Partials de Dan Wells



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

Un premier tome vraiment prenant avec un univers original. La trilogie est vraiment excellente, je ne peux que vous la conseiller !

2076. la guerre contre les Partials, ces êtres génétiquement modifiés, a décimé la quasi-totalité de la planète. Quarante mille humains survivent sur l’île de Long Island sous la férule d’un Sénat autoritaire tandis que le virus RM reste sans antidote. Les nouveau-nés vivent moins d’une journée, si ce n’est quelques minutes. La population déjà très éprouvée est désormais traumatisée par la loi Espoir ; toute jeune fille, dès dix-huit ans, aura l’obligation de tomber enceinte.
Le combat de Kira Walker, étudiante en médecine, commence à cet instant. Ses ennemis ne sont pas les Partials mais le RM. Son obsession ne concerne pas la dérive fasciste du Sénat mais une folle hypothèse scientifique. Kira décide de suivre son intuition au risque de devenir une hors-la-loi ou que les Partials ne la tuent…

23/03/2016

Petite-Étoile de Silvia Cramer et Marie-Claude Roch (Les contes de la Bourgade-Enchantée 1)

Quatrième de couverture

Une petite fleur jaune arrive un matin dans le plus beau jardin de la Bourgade-Enchantée. Éblouis, tous les villageois en conviennent : il s’agit d’une étoile filante qui s’est égarée ! Naturellement, Petite-Étoile sera hébergée.
Mais voilà qu’un jour, le ventre de Petite-Étoile commence à gonfler !
Le village en est tout bouleversé. Est-elle souffrante ? Est-elle peinée ? A-t-elle le mal des siens et de sa contrée ?
Le soulagement est grand lorsqu’on se rend compte que Petite-Étoile se porte à merveille : elle est en fait… un petit cornichon !
Mais un cornichon a-t-il la même place qu’une étoile dans le plus beau jardin de la Bourgade-Enchantée ?

Mon avis

Petite-Étoile est un petit album bien sympathique. J’étais curieuse de découvrir cette histoire car elle semblait mignonne et assez drôle. Mais elle est bien plus que ça car elle porte un message fort.

Petite-Étoile est l’histoire d’une petite fleur jaune qui fait son apparition dans le jardin de la Bourgade-Enchantée. Le jardinier du village la découvre et lui, qui sait parler toutes les langues des fleurs se demandent bien ce qu’elle peut être. Il prend soin d’elle jusqu’au jour où il se rend compte que son ventre commence à gonfler. Etonné, comme tous les habitants du village se demande ce qui lui arrive jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que ce n’est pas une fleur mais un cornichon. Mais aura-t-il sa place au sein du plus beau jardin fleural de la Bourgade-Enchantée ?


C’est une petite histoire mignonne avec un message fort car cela montre que tout le monde à sa place en ce monde, même si on est différent, même si on « semble » déranger à cause de cela. Chacun peut trouver sa place dans le monde et avoir sa propre fonction. C’est une belle morale et Petite-Étoile saura trouver sa place au sein de ce jardin et permettra aussi de changer certaines choses au sein de la Bourgade-Enchantée.


L’écriture de l’auteure est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on est emporté dans l’histoire en un rien de temps. Tout en rime, cela donne la sensation de lire une comptine et surtout de suivre une aventure hors du temps.

Les illustrations sont plutôt jolies avec un graphisme assez ancien qui donne un certain charme à l’histoire. Cela semble venir d’un autre temps, ce qui correspond plutôt bien au monde des nains et des korrigans. Après c’est une question de goût, on aime ou pas mais je trouve que cela a son charme.


En bref, Petite-Étoile est un album intéressant qui nous propose une histoire mignonne au pays des nains et korrigans où tout le monde peut avoir sa place, quelle que soit son apparence, car chacun peut apporter quelque chose aux autres.

A partir de 6 ans.

Un extrait :

Soudain, s’excusant, jouant des coudes, poussant un peu, Benjamin, petit garnement mais grand curieux, s’avance à grands pas.
Il regarde la petite fleur, fait des yeux gros comme ça! Puis il s’écrie, du haut de ses trois pommes et d’une voix bien forte pour un si petit bout d’homme :
« Elle n’est ni triste, ni malade, voyons ! Petite-Étoile est un cornichon ! »

L’auteure :

Silvia Cramer est née en Roumanie en 1979. À l’âge de 14 ans elle déménage à Montréal où elle vit toujours avec sa famille, son chien et des tas de petits personnages en papier.

Retrouvez l’auteure sur: Twitter ~ son blog








http://www.jelisblogtours.com/blog---tourneacutees-en-cours/tournee-litteraire-petite-etoile-ecrit-par-silvia-cramer-illustre-par-marie-claude-roch

21/03/2016

Fidèle au poste d’Amélie Antoine

Quatrième de couverture

Mai 2013. Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme se noie accidentellement au cours d’une baignade matinale. Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il fait alors la connaissance d’Emma, une photographe récemment arrivée en ville, qui l’aide à surmonter son deuil.
Mais Chloé semble toujours très présente et étonnamment vivante aux yeux de Gabriel qui ne parvient pas à l’oublier et à se reconstruire.
Et si la réalité n’était pas celle à laquelle le jeune veuf se raccroche ?

Mon avis

Fidèle au poste est un roman assez surprenant dans le genre qui saura vous tenir en haleine. Je m’attendais à lire un thriller pur et dur, ce n’est pas le cas mais ce n’est pas dérangeant. J’ai tout de même réussi à m’immerger dans l’histoire qui est très bonne et bien menée avec une fin excellente qui m’aura fait sourire.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte.

La première chose que l’on remarque en lisant ce livre est déjà l’écriture de l’auteure. Elle est agréable à lire et fluide, assez simple en soi mais efficace. J’ai lu le livre en quelques heures, c’est un roman dont les pages défilent à une vitesse folle tant c’est facile à lire et prenant. Je vous avoue que j’étais très intriguée par ce livre car je me demandais de quelle manière Chloé pouvait être si présente malgré sa mort et comment cela allait avoir des répercutions sur Gabriel et Emma.

La narration est triple, il s’agit d’un roman choral, donc à plusieurs voix, celle de Chloé, la défunte épouse de Gabriel (narration à la première personne), Gabriel (narration à la 3e personne) et Emma (narration à la première personne). Tour à tour nous suivons ces différents personnages, comment leur relation s’établit à partir du moment où Chloé disparaît même si elle reste toujours présente et « assiste » depuis la mort à la nouvelle vie de Gabriel avec Emma.

C’est une narration intéressante car elle nous permet de voir ce que chacun ressent et vit au quotidien et mine de rien elle nous apporte également de nombreuses informations qui peuvent être utile pour la suite. Au fur et à mesure nous en apprenons plus sur les différents personnages et Gabriel va peu à peu se rendre compte qu’il ne connaissait pas sa défunte épouse, mais il était loin de s’imaginer à quel point. Je ne vais pas rentrer dans le détail sur chaque personnage comme j’ai souvent l’habitude de le faire dans mes chroniques car je veux éviter tout spoiler. Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’ils sauront évoluer tout du long et nous surprendre. C’est en cela aussi que la fin est si bonne.

Je dois avouer que je m’attendais un peu à LA révélation du livre. Je ne sais pas pourquoi, une intuition et j’imaginais bien découvrir cela à un moment donné. Mais je dois dire que je ne m’attendais pas à toutes ces explications ni à ce qui s’ensuit une fois la révélation faite. Je reste délibérément évasive pour éviter tout spoiler une fois encore.

On ressent une certaine tension dans tout le livre, l’atmosphère y est lourde car évidemment Gabriel ne peut pas oublier sa femme et refaire sa vie avec quelqu’un d’autre quand on a perdu l’amour de sa vie, c’est difficile.

L’intrigue est bonne et bien menée dans l’ensemble avec un certain rythme pour nous donner envie de continuer. Mais il faut dire que s’il n’y avait pas une telle fin, ce roman n’aurait pas la même saveur. Elle est juste magistrale ! Elle m’aura fait sourire parce qu’on ne s’imagine tellement pas ça que l’on est forcément surpris, de quoi nous « achever » sur la fin. Chapeau bas à l’auteure !

En bref, Fidèle au poste est un roman intéressant qui m’aura tenu en haleine tout du long. Même si j’étais sûre d’avoir une telle révélation, l’auteure parvient tout de même à nous surprendre car on ne s’attend pas à une telle explication ni à une telle fin que je trouve excellente. L’histoire reste addictive et mystérieuse, j’ai adoré ce livre que je vous conseille fortement !

C'est lundi, que lisez-vous ? [43]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

20/03/2016

In My Mailbox (224)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine




19/03/2016

[TERMINE] Concours Tanya


Compte-rendu du lancement de Paranoïa de Melissa Bellevigne


Ce vendredi 18 mars 2016, j’ai été conviée par les éditions Hachette (Black Moon) pour le lancement du roman Paranoïa de Melissa Bellevigne, nouveau roman d’un auteur français.

La soirée a eu lieu au Café Livres, un lieu tout à fait approprié et sympathique, que j’avais pu déjà découvrir lors d’une rencontre auteur, car nous sommes entourés de livres. Un café avec plein de livres tout le monde des murs et que nous pouvons consulter à notre guise en buvant un café, c’est plutôt agréable, n’est-ce pas ?

Dans ce type de soirée c’est toujours le moment de retrouver des blogueurs que l’on connaît et étant donné l’identité de l’auteur : une Youtubeuse Beauté : Golden Wendy, il y en avait aussi un certain nombre. Je vous avoue que l’univers des Youtubeurs (beauté, livre, etc.) est totalement inconnu pour moi donc j’ignorais l’identité de certaines personnes mais savoir que je n’étais pas la seule était rassurant (merci Fran !). Déjà tout ce qui touche à Booktube, je suis plutôt novice parce que je n’aime pas spécialement les vidéos, alors tout ce qui concerne le maquillage et la mode je suis perdue.

La soirée commence par un discours de la part de Cécile Térouanne (éditrice chez Black Moon) pour parler brièvement du livre et remercier les personnes d’être venus aussi nombreux. Il est vrai que le Café Livres était bien rempli, une soirée au top.

Puis vient un échange de questions réponses. C’est la blogueuse Margaux qui lance le débat avec l’auteur qui revient sur l’histoire de son livre. Comme un certain nombre de personnes ne l’avait pas encore lu, elle a brièvement expliqué tout cela, même si elle n’aime pas le faire. Puis sur la genèse de son livre, sachant que cela fait 7 ans qu’elle travaille sur ce livre. 

Melissa Bellevigne nous explique également qu’il y a des passages du livre qui sont en partie vrai, notamment autour du personnage de la grand-mère et la quête d’identité que l’on peut découvrir dans le livre. L’histoire se déroule en partie à Londres parce que c’est une ville chère à l’auteur qui a pu rentrer dans un certain célèbre bâtiment pour pouvoir le décrire au mieux dans son livre (je vous laisse découvrir lequel en lisant le livre).

Melissa Bellevigne (gauche) et Margaux (droite)
L’auteur a également tâché de souligner le fait qu’il y aura peut-être une suite, c’est éventuellement un projet mais elle ne sait pas encore si cela va se faire. Étant donné la fin, c’est vrai qu’elle est très très ouverte et peut appeler à une suite pour avoir davantage de réponses sur le devenir des deux femmes. Affaire à suivre donc…

Quelques personnes posent des questions puis chacun discute et mange le petit apéro dînatoire (qui était très bon !) avant de faire dédicacer le livre par l’auteur.

Pour ma part, j’ai plus longuement discuté avec l’attachée de presse et ensuite l’éditrice puisque j’ai eu pas mal de réserve sur le livre et donc c’était pour avoir un débat avec elles. C’était intéressant d’avoir cette conversation pour voir justement comment le livre a été envisagé par l’éditeur et aussi mon ressenti, en tant que lectrice. Mais je suis bien consciente que bon nombre de gens n’auront peut-être pas ma vision du livre, quand on lit énormément il est évident qu’au bout d’un moment on peut voir et comprend plus de choses et plus vite. Donc tout est relatif, pour ça qu’il ne faut jamais se fier qu’à un seul lecteur (à moins d’avoir exactement les mêmes goûts, mais ça reste rare) pour se faire une idée d’un livre.

J’ai pu ensuite discuter brièvement avec l’auteur mais comme il y avait du monde pour faire dédicacer son livre, qui était disponible en avant première, je me suis faufilée peu de temps avant de partir (pour cause de train) pour le faire dédicacer à mon tour. J’ai pu parler brièvement à l’auteur et revenir sur ce que j’avais dit – en un temps plus restreint – à l’éditrice. Une auteure qui accepte la critique est toujours appréciable car mes arguments tenaient et cela dépend vraiment de chaque lecteur. D’après ce qu’elle m’a dit, certaines personnes ont aimé un aspect du livre alors que pour d’autres cela a posé problème. Tout le monde n’aime pas les mêmes choses dans un livre, difficile de tous les contenter, c’est le jeu comme on dit.

Si vous avez lu ma chronique vous savez que je n’ai pas spécialement aimé ce livre, j’en ai été un peu déçu. Mais cela reste un avis personnel, d’autres blogueurs de ma connaissance l’ont apprécié. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser sa chance au livre, en ne prenant pas l’exemplaire offert par l’éditeur pour moi mais pour vous.

J’ai donc demandé à l’auteur de le dédicacer pour un futur lecteur et voici donc un petit concours spécialement pour vous. Pour y accéder, c’est par ici !

18/03/2016

[TERMINE] Concours Victoire et la princesse de Savoie


La Rose et la Tour de Fiona McIntosh

Quatrième de couverture

En 1715, le comte de Nithsdale rejoint la rébellion jacobite écossaise. Accusé de trahison, il est arrêté et attend la peine capitale, emprisonné à la Tour de Londres.
En 1978, Jane Granger se fiance avec Will, un descendant des Nithsdales, et est assaillie par le doute. Lorsque Will tombe dans le coma, Jane fait le serment de le sauver. Par un curieux coup du sort, elle se retrouve plongée au cœur du XVIIIe siècle et est convaincue que Will se réveillera si elle libère le comte. Mais elle rencontre alors un séduisant noble qui peut bouleverser sa vie dans le passé comme dans le futur.

Mon avis


J’étais assez curieuse de découvrir ce livre, en effet, Fiona McIntosh fait partie des auteures que j’aime beaucoup en Fantasy et j’étais curieuse de découvrir ce qu’elle pouvait faire en romance et qui plus est, en romance historique. Mais je dois dire que j’ai été déçue de La Rose et la Tour, ce n’était pas du tout à quoi je m’attendais et je le regrette bien.

La Rose et la Tour est pour moi davantage un roman historique qu’une romance… alors même si on voit ce que l’auteure a voulu faire, ça n’a clairement pas marché. Même si l’idée de base est bonne, elle a été mal exploitée par l’auteure.

Le résumé n’est pas sans faire penser à celui d’Outlander de Diana Gabaldon, que je n’ai pas lu, ni vu (série TV) donc je ne pourrai pas faire de comparatif même si je sais de quoi cela parle globalement. Dans les deux cas, une femme du XXe siècle va se retrouver projeter dans le passé pour différentes raisons. En ce qui concerne Jane c’est pour sauver son fiancé Will actuellement dans le coma suite à une agression. Pour le sauver, elle va retourner dans le passé et devoir sauver son ancêtre Will, comte de Nithsdale condamné à mort alors qu’il s’est révolté contre le roi.

Le premier problème de ce roman est que la romance est quasi inexistante. On voit un petit truc se passer entre Jane et quelqu’un dans le passé mais pour moi c’est tellement anecdotique ! Je n’ai rien ressenti, je ne comprends pas comment elle a pu tomber amoureuse en si peu de temps. Il n’y a aucune alchimie pour moi et tellement peu de moment passé ensemble qu’au final on se demande comment une romance a pu exister… C’est bien dommage parce que vu la situation ça aurait pu donner quelque chose d’intéressant.

L’autre problème du livre est qu’il y a pas mal de longueurs. Le livre fait plus de 500 pages et je peux vous dire que je les ai senties passer… Alors que je suis une adepte des pavés, j’adore ça d’habitude mais là, j’avais hâte que ça se termine (et je n’aime pas abandonner mes lectures). L’écriture de l’auteure en soit est bien ce n’est pas le problème question style mais c’est long… très long. J’avais la sensation qu’il ne se passait rien. Le début prend beaucoup de temps à se mettre en place parce qu’on suit un chapitre sur deux Jane dans son présent et le comte de Nithsdale dans le passé jusqu’à ce que Jane aille enfin dans le passé. Mais cela fait presque 200 pages… J’avais hâte qu’elle parte et commence l’aventure or il faut passer ce cap qui arrive trop tardivement pour moi.

Et une fois Jane dans le passé, là encore c’est long. Elle fait un voyage pour essayer de retrouver le Comte à Londres, donc elle fait la rencontre de personnages, apprend à les connaître et à évoluer dans cette époque qu’elle connaît plus ou moins comme elle est historienne mais aussi grâce à un personnage de l’histoire qui va l’aider d’une manière ou d’une autre. Et puis lorsque Jane agit pour sauver le Comte, j’avoue que c’était un peu facile et pas extraordinaire…

J’avoue avoir été perplexe aussi face aux choix de l’auteure concernant la manière dont Jane allait arriver dans le passé. Je ne vais pas en dire plus pour éviter tout spoiler mais je trouve cela étonnant et ça se détache pour cela beaucoup d’Outlander. L’idée aurait pu être bonne mais j’avoue que l’auteure n’a pas su exploiter, selon moi, ce principe par rapport à la romance mais aussi par rapport à un autre personnage important de l’histoire qu’est Lady Nithsdale. Ce n’est que dans la deuxième moitié du livre que l’on voit certaine chose mais c’est insuffisant à mes yeux et ne sert pas vraiment.

En parallèle de tout cela, nous retournons au XXe siècle pour voir l’avancée du coma de Will, les débats entre les parents, beaux-parents et médecins face à sa situation. J’avoue que ces parties-là étaient un peu inutile… Cela permet de faire le point et de voir ce qu’il en est des proches de Jane mais je trouve que ça ne fait que ralentir l’intrigue qui tient à peu de choses… Quant à la fin, elle est prévisible mais vu que je n’ai pas cru une seconde à la romance, qui pour moi n’existe même pas, forcément, ça tombe à plat pour moi…

Quant au personnage de Jane, je ne sais pas, je n’ai pas totalement accroché avec elle. Elle est indécise, elle ne pense pas une seconde aux conséquences de ses actes. Elle veut sauver Will mais en même temps quand on voit sa relation avec lui on se demande pourquoi elle se jette littéralement dans une situation compliquée. Cela lui permet de réfléchir et de faire le point c’est certain mais bon…

En bref, La Rose et la Tour est pour moi une déception. J’ai un peu peiné à le lire parce que l’auteure n’a pas réussi à m’embarquer totalement dans son histoire. Il y a pas mal de longueurs et le début est vraiment trop long à se mettre en place. Par ailleurs pour moi la partie romance de l’histoire ne tient pas la route, il n’y a aucune alchimie, aucun ressenti donc ça tombe totalement à l’eau alors même que l’intrigue en soi était une bonne idée. Mais trop de détails par-ci par-là qui sont mal exploité donc je suis déçue. J’en attendais tellement plus ! J’espère du coup qu’Outlander soit bien meilleur, à voir quand je le lirai.

17/03/2016

[TERMINE] Concours L’exquise clarté d’un rayon de lune


Paranoïa de Melissa Bellevigne

Quatrième de couverture

Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles.
Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.

Mon avis

Paranoïa est un roman qui avait tout pour me plaire, une accroche intéressante, une 4e de couverture alléchante, malheureusement si le début était sympathique au fur et à mesure de ma lecture l’intérêt s’est perdu. Je ressors assez mitigée de cette lecture, alors que le côté paranoïaque et hallucination m’intéressaient bien.

Pour avoir lu en ce début d’année Je t’ai rêvé, j’étais curieuse de découvrir ce titre qui parlait aussi d’une malade mentale. Je pense qu’avec ce type de maladie, on peut avoir des histoires intéressantes car on va nécessairement remettre en cause à un moment donné ce qui nous est conté. C’est donc grâce au talent de l’auteur que tout va se jouer pour parvenir à nous surprendre quand bien même nous sommes sur nos gardes. Je l’étais pour Je t’ai rêvé, mais pas suffisamment car je me suis totalement fait avoir. Le challenge a donc été relevé.

En ce qui concerne Paranoïa, je suis moins convaincue et c’est dommage parce qu’il y avait un fort potentiel avec ce livre qui n’est pas mauvais, j’ai lu bien pire, mais il est vrai que je m’attendais à autre chose étant donné les circonstances. Si la première moitié du livre m’a bien plu et m’a tenu en haleine, je dois dire que la deuxième a été un peu plus décevante. C’est dommage car le début commençait vraiment bien, j’étais intriguée, j’avais envie d’en savoir plus au même titre que Lisa sur cette jeune patiente enceinte qui souffre de paranoïa.

J’ai trouvé l’ambiance du livre assez mystérieuse, les échanges entre Lisa et Judy se construisent petit à petit et c’est avec grande attention que je suivais tout cela car c’est vraiment étrange. Lorsque Judy commence à communiquer, à lui raconter une petite histoire, on se doute bien qu’elle a vécu des choses qui expliquent son mutisme, un certain rejet de l’enfant aussi pour qu’elle veuille en finir. Beaucoup de questions s’imposent alors à nous et on se demande bien où l’auteure veut nous emmener. J’ai beaucoup aimé cet aspect, ma curiosité a été piquée à vif donc c’est une très bonne chose et cela promettait beaucoup par la suite.

Le mystère créé aussi autour d’Alwyn était super intéressant, on part sur une vraie quête qui va mener Judy jusqu’en Angleterre, une quête d’identité qui va s’avérer plus compliquée que prévu. J’avais hâte de suivre tout cela mais j’avoue que l’auteure aurait pu aller plus loin et exploiter d’une autre manière le côté fantastique de cette histoire.

L’écriture de l’auteure est agréable et fluide, elle se laisse lire, ce n’est pas désagréable et plutôt simple. Mais il faut reconnaître que c’est efficace dans le genre donc ce n’est pas un souci. On sent bien également le changement de ton en fonction de la narratrice. En effet, si nous commençons l’histoire avec Lisa, la psychiatre, la voix de Judy finit par arriver par intermittence et en alternance. Mais le problème est que peut-être cette voix prend trop de place car à partir du moment où elle se fait vraiment présente, surtout vers la moitié du livre, j’ai trouvé que l’intérêt du livre se perdait peu à peu.

Ce qui est paradoxal car l’histoire racontée par Judy est assez prenante et intéressante. J’ai suivi avec grande curiosité cette quête d’identité et aussi de comprendre pourquoi Alwyn est à ses côtés. Cet aspect-là de l’histoire était vraiment bien mais cela a eu un effet négatif pour le personnage de Lisa. En effet, Judy prend beaucoup de place avec son récit et Lisa, qui était au départ LE personnage principal puisqu’elle est la psychiatre, celle que l’on rencontre en premier et qui agit sur Judy, perd peu à peu sa place. J’ai trouvé ses interventions parfois inutiles au fur et à mesure du texte car on ne nous apprend pas grand-chose hormis le fait qu’elle veuille à tout prix être maman et que ses obsessions (Judy + le bébé) finissent par perturber dangereusement son couple.

Je comprends la nécessité d’avoir deux voix, ce n’est pas là le problème mais vraiment le fait que l’on s’attarde trop sur sa vie personnelle qui s’en retrouve chamboulée à cause de cette patiente. Chose tout à fait normale et le contraire aurait été étonnant mais je trouve que l’auteure n’est pas allée assez loin dans ce raisonnement. Je suis persuadée qu’il y avait quelque chose à faire de plus avec ce personnage là qui m’a plu dès le départ dans sa manière d’être et d’agir vis-à-vis de cette jeune femme dont elle doit s’occuper.

D’un personnage actif qui agit et tâche de comprendre ce qui arrive à Judy, elle est simple spectatrice, effacée d’un revers lorsque Judy nous conte son histoire. Je trouve cela vraiment dommage parce qu’étant donné l’accroche du livre : « L’une est la seule à le voir, l’autre est la seule à la croire » n’a plus tellement de sens. Je ne veux pas rentrer dans le détail pour éviter tout spoiler, je pense que j’en dis suffisamment. Mais je trouve qu’il y a du coup un certain déséquilibre qui se crée car Lisa perd en intérêt et devient vraiment personnage secondaire alors qu’elle était celle qui, pour moi, menait la danse.

Les parties narratives de Judy sont nécessaires pour l’histoire et c’était super intéressant mais je trouve ça dommage la manière dont c’était exploité car avoir une telle fin est un peu décevant et couru d’avance. Je n’ai pas eu la sensation d’avoir une grande révélation sur la fin, pas d’éléments qui puissent indiquer d’autres choses ou nous laisser le doute.

Par certains aspects ce livre me fait penser au livre de Pascale Maret : Les ailes de la sylphide, les points de comparaison sont assez nombreux mais pour le coup, ce livre m’a vraiment retourné car on ne s’attend pas à ce twist contrairement à ici. La révélation en était vraiment une, c’était vraiment bien fait car l’auteure a su instaurer une certaine ambiance. Pour Paranoïa, on sait plus ou moins dès le début ce qu’il en est donc voir un tel final reste trop simple et évident. Et la fin ouverte, même si on se doute fortement de ce qui va se passer, n’est pas une bonne solution de fin, pour moi. Cela reste un avis personnel, d’autres ne le verront peut-être pas ainsi.

En bref, Paranoïa est un livre qui aurait pu être super pour moi mais cela n’a pas été le cas. Les idées sont bonnes dans l’ensemble mais j’ai trouvé qu’elles étaient mal exploitées, ce n’était pas toujours judicieux pour moi car cela finit par être trop simple. Les personnages sont super intéressants et attachants à leur manière même si celui de Lisa perd en consistance ce qui est dommage parce qu’il y avait pourtant matière avec elle. Je ressors mitigée de cette lecture car elle n’est pas mauvaise dans le fond, qu’il y a de bons éléments mais le traitement général et la fin n’ont pas été concluant pour moi. A vous de faire votre propre avis sur ce livre, le débat est lancé !