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29/04/2016

The Young World de Chris Weitz (The Young World 1)

Quatrième de couverture

New York, XXIe siècle. Un virus a anéanti la population des États-Unis, à l'exception des adolescents, qui ont vu leur avenir se désintégrer sous leurs yeux. Plus d'électricité, plus d'eau courante, plus de transports, plus d'Internet : les jeunes sont livrés à eux-mêmes dans la ville qui ne dort jamais. Ils se partagent alors le territoire et forment des tribus qui coexistent plus ou moins pacifiquement. Jefferson, le leader des Washington Square, tente d'organiser la survie des siens avec l'aide de Donna, dont il est secrètement amoureux. Privés de repères et lassés d'attendre la mort, ils partent à travers Manhattan pour tenter de retrouver l'origine du virus qui a décimé le continent.

Mon avis

The Young World est un roman post-apocalyptique qui se laisse lire mais il faut avouer que ce n’est pas non plus le livre du siècle dans le sens où je n’y ai pas vu vraiment d’originalité dans ce qui nous est proposé. Néanmoins j’ai passé dans l’ensemble un bon moment de lecture. C’était sympathique mais pas extraordinaire donc tout dépend des attentes que vous avez de vos lectures. Si c’est une lecture détente ou si vous cherchez à tout prix la pépite, le coup de cœur.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est plutôt simple mais efficace, c’est assez visuel et l’on voit clairement que l’auteur est scénariste. C’est incisif, direct, pas de perte de temps en description, etc. Au cinéma, je pense que ça pourrait être efficace, d’ailleurs, il doit faire l’objet d’une adaptation et c’est l’auteur lui même qui le réalisera.

Une chose que l’on peut dire de The Young World est que dès les premières pages nous sommes plongés dans l’univers de l’auteur, au cœur de « l’action ». Les informations nous parviennent petit à petit par l’intermédiaire de Jefferson et Donna qui sont tout deux les narrateurs de cette histoire. Par alternance des points de vue nous pouvons donc comprendre la situation dans laquelle ils se trouvent. Un virus parvenu il y a de cela 2 ans a décimé la population, du moins une partie de cette population, les enfants et les adultes. Seuls les adolescents tentent de survivre dans un monde où il n’y a plus électricité, plus tellement de nourriture et où règne la violence.

L’univers assez simple et déjà vu, mais cela reste efficace dans le genre. Ce n’est pas la première fois qu’en post-apocalyptique on découvre que seuls des enfants ou des adolescents ont survécu alors que le reste du monde n’existe plus. C’est le cas de la série Gone de Michael Grant où les adultes disparaissent, la série de BD Seuls de Bruno Gazzotti & FabienVelhmann où il n’y a qu’un groupe d’enfants qui restent en ville ou encore Seuls au monde d’Emmy Laybourne où l’on voit également un groupe d’enfants et d’adolescents devant survivre suite à un début de fin du monde. Bref, ce ne sont que des exemples mais le sujet a déjà été traité plus d’une fois. Et bien souvent cela devient vite l’apocalypse à moins d’essayer un temps soi peut d’y mettre de l’ordre et s’organiser.

Pour The Young World des clans se sont formés pour tenter de survivre dans ce monde. Nous suivons celui de Jefferson et son frère Washington situé au Washington Square ainsi que leur amie Donna. Un petit groupe décide de partir en quête pour trouver un remède au virus et s’ensuit toute l’aventure que nous découvrons dans ce premier tome. L’intrigue en soi est plutôt simple et ne tient pas à grand-chose pour le moment. Ce n’est pas inintéressant mais il est vrai que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus consistant.

Ce premier tome est avant tout, à mes yeux, un tome introducteur pour nous présenter des personnages, un univers, une situation. Il y a tout de même un peu d’action pour qu’on ne s’ennuie pas, il arrive tout un tas de choses à Jefferson et Donna mais cela reste assez léger et en surface. Je pense que je lirai tout de même la suite pour voir où l’auteur nous emmène car ce n’est qu’une introduction à ce monde.

Quant à la partie romance parce que oui, évidemment il y en a une vu que Jeff est amoureux de Donna, j’avoue que je n’y ai pas vraiment cru. Jeff et Donna se connaissent depuis toujours, autant lui l’aime depuis longtemps, autant elle le voit plutôt comme un « petit frère », un ami de toujours et pas plus. Et du jour au lendemain, elle se sait amoureuse, j’avoue que là, c’était un peu gros. Il n’y a pas de vraie alchimie, rien qui puisse laisser penser qu’une histoire d’amour puisse se créer. Et vu l’histoire, j’avoue qu’une simple amitié aurait pu suffire sans passer par une romance. Je n’y ai pas vu grand intérêt, ce n’est pas ce qui m’a le plus passionné dans l’histoire et pourtant j’aime bien quand il y a des romances, mais là, je suis passée à côté.

Quant aux personnages, en soi ils sont plutôt sympathiques avec des personnalités distinctes, mais clairement on est dans le cliché. On a le black, l’homo, la blanche, l’asiatique, l’intello de service solitaire, le geek, comme pour les films américains, on représente toutes les minorités pour plus d’égalité. Peut-être est-ce un peu trop mais bon, admettons. Cela forme un groupe assez éclectique, chacun ayant des tâches bien particulières.

En bref, The Young World est un roman introducteur pour le moment qui nous permet de comprendre l’univers créé par Chris Weitz. Il met en place une situation, des personnages qui ont un but : celui de sauver le monde en trouvant un antidote. Pour cela ils vont devoir passer par différentes épreuves et aussi en apprendre plus sur le nouveau monde qui est le leur. L’action est assez présente pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer mais il faut dire que c’est assez simple en soi et je n’y ai pas vu l’originalité de l’univers. A voir ce que va donner la suite en espérant que ce soit plus surprenant car pour le moment cela reste quelque chose de très classique.

28/04/2016

L’intrépide cousine du roi d’Anne-Marie Desplat-Duc (Duchesses rebelles 1)

Quatrième de couverture

Quel destin que celui de cette jeune duchesse, cousine de Louis XIV !
Anne-Marie aurait pu profiter des fêtes de la cour, mais elle a un tempérament de feu et choisit la révolte ! Elle sera frondeuse avec d’autres demoiselles aussi bien nées qu’elle…
Ce qui ne l’empêche pas de rêver au prince qui fera battre son cœur.
Voici son histoire…

Mon avis

Voici la nouvelle série de l’auteure Anne-Marie Desplat-Duc connue notamment pour Les Colombes du Roi Soleil. Je n’ai lu qu’un seul livre (pour le moment) de cette série et je dois dire que ça m’avait convaincu de la lire en entier (faut juste que je me procure les 13 précédents volumes). C’est donc tout naturellement que je me suis penchée sur cette nouvelle série historique : Duchesses rebelles dont le premier tome porte sur Anne-Marie, la cousine du Roi Soleil. Et je dois dire que c’était très concluant, j’ai beaucoup aimé. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Même si je n’ai lu qu’un seul livre de l’auteure, on reconnaît parfaitement sa patte, aussi bien dans l’écriture que dans la manière de raconter l’histoire. Donc si vous avez aimé Les Colombes du Roi Soleil, je pense que cette nouvelle série vous plaira également car on y retrouve les mêmes ingrédients efficace : une héroïne forte et attachante, des intrigues politiques, une histoire d’amour, de quoi en faire un très bon livre.

Avant de lire cette histoire, l’auteure nous explique dans une petite note que beaucoup de gens lui avaient demandé si les histoires contées dans Les Colombes du Roi Soleil étaient vraies (ce n’est pas le cas). Du coup cela a donné l’idée à l’auteure d’écrire des histoires vraies avec des personnages ayant réellement existés. Ainsi Duchesses rebelles est né.

L’intrépide cousine du roi raconte l’histoire d’Anne-Marie, exilée en Province suite à une situation politique compliquée. Vivant seule en Province, elle va inviter diverses amies bien nées comme elles pour passer un bon moment. Une fois aux côtes d’Anne-Marie, très rapidement les jeunes femmes s’ennuient c’est ainsi que naît l’idée de raconter ses mémoires afin de savoir ce qui est arrivé à chacune durant cette période troublée. Durant un an elles vont chacune écrire leur mémoire et se retrouver par la suite pour évoquer tout cela ensemble. C’est donc à travers les différents romans que nous allons découvrir la vie de chacune de ces « Duchesses rebelles ».

Cela commence donc par Anne-Marie, celle qui a lancé l’idée des mémoires pour nous dévoiler son histoire. Elle commence ainsi par sa naissance, son enfance jusqu’à ce qu’elle devienne adulte et majeure (vers les 25 ans). Le contexte historique est intéressant car elle est la fille du Duc d’Orléans, celui qui a cru pouvoir devenir roi comme son frère Louis XIII ne parvenait pas à avoir un héritier jusqu’au jour où Louis Dieudonné (Louis XIV) voit le jour. L’autre intérêt de l’histoire est également le règne de Louis XIV, alors qu’il est très jeune, avec notamment son ministre Mazarin qui va faire l’objet d’un soulèvement de la part du peuple mais aussi de quelques membres de la noblesse. C’est donc une période quelque peu troublée que va connaître Anne-Marie car étant la cousine du roi, elle va être impliquée plus ou moins directement face à tous ces problèmes.

L’action est ainsi omniprésente et vous ne verrez pas le temps passer. La narration est très agréable, nous sommes du point de vue d’Anne-Marie qui a l’art et la manière de raconter les histoires (je ne précise pas de quelle Anne-Marie il s’agit…). En tout cas, si vous aimez les intrigues politiques vous allez être servi. Pour ma part, j’ai suivi tout cela avec grand intérêt et c’était vraiment intéressant de voir les implications de chacun.

Anne-Marie est une jeune femme au fort caractère qui ne se laisse pas faire, même si un certain nombre de gens lui mettent des bâtons dans les roues. A cette époque les femmes ont un avenir assez limité, d’autant plus quand on fait partie de la « royauté », après tout elle est la cousine du Roi donc elle doit faire un bon mariage, de bonnes alliances avec les royaumes alentour. Elle le sait et l’accepte mais elle va rencontrer un certain nombre de problèmes avec ses « prétendants ». Et lorsque la jeune femme commence à tomber amoureuse, c’est évidemment compliqué…

Si au début elle ne pense qu’à se marier, etc. au fur et à mesure à cause de la situation politique, elle va peu à peu se détacher de tout ça et « s’engager » en politique et agir. D’une jeune fille qui paraît frivole nous découvrons vraiment une femme « royale » qui fait ce qui doit être fait en fonction de ses convictions. On ne peut que l’aimer pour ça et l’apprécier davantage. Même si on comprend que l’intérêt d’un bon mariage est important pour elle.

Ce qui est intéressant c’est aussi de voir sa relation avec sa famille, que ce soit son père, la reine (et mère de Louis XIV et Monsieur) ou encore Louis XIV une fois celui-ci plus grand. On voit bien que la famille c’est compliqué, Anne-Marie a besoin d’affection et de reconnaissance, d’où aussi son intérêt pour le mariage, elle cherche quelqu’un pour l’aimer tout simple et j’avoue avoir eu un petit pincement au cœur pour elle. Mais elle saura s’affranchir quelque peu et prendre ses propres décisions quand cela devient nécessaire.

En bref, L’intrépide cousine du roi est un premier tome convaincant qui m’a bien plu. J’ai aimé me plonger au sein de la royauté dans une période quelque peu troublée avec ses enjeux politiques. Anne-Marie est une héroïne au fort caractère qui sait ce qu’elle veut mais qui a quelques difficultés pour les obtenir. Cependant elle ne baisse jamais les bras et est prête à tout pour parvenir à ses fins. Une série à suivre de très près que je vous conseille fortement ! Et d’autant plus si vous avez aimé Les Colombes du Roi Soleil, en espérant que cette série connaisse le même succès que la précédente.

26/04/2016

Les Sous-vivants de Johan Heliot

Quatrième de couverture

L’humanité, devenue stérile, a presque disparu de la surface de la Terre. Dans un Paris en ruines envahi par la forêt, de petites tribus survivent tant bien que mal. Le jour, leurs membres doivent affronter une chaleur étouffante ; la nuit, un ennemi plus implacable encore : les ferhoms, étranges robots qui enlèvent les adultes et les emportent vers une mystérieuse destination. Comment naissent les enfants qui peuplent les tribus ? Personne ne le sait... 
Quand son père est à son tour capturé, Soria part à sa recherche avec son meilleur ami. Ensemble, ils découvriront un peuple caché dans les entrailles de la Terre, les Purs, et l’incroyable secret de leurs origines.

Mon avis

J’ai déjà pu lire deux séries de Johan Heliot (Les Substituts et Ciel) et je dois dire que j’aime beaucoup les univers qu’il crée ainsi que son écriture. C’est donc tout naturellement que je me suis penchée sur son nouveau livre : Les Sous-vivants. C’est un roman intéressant, pas tout à fait ce à quoi je m’attendais mais qui nous offre un univers assez intriguant qui, comme pour ces deux précédentes séries est loin d’être idéal et cache de nombreux secrets.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi sympathique et agréable à lire. Une fois rentrée dans l’histoire, les pages ont défilé toutes seules sans que je ne m’en rende compte et le tout a été lu très rapidement. Mais je vous avoue que la mise en route a été un peu plus difficile que lors de ces deux précédentes séries. Sûrement dû à la fatigue, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire car nous sommes vraiment plongés au cœur de l’univers sans en connaître tout à fait les codes, il m’a fallu un petit moment d’adaptation. Mais comme je l’ai dit, la fatigue n’a pas dû aider car passer quelques pages, j’ai pu dévorer ce livre sans problème.

La narration est triple, ce qui ne m’a peut-être pas bien servi dans un premier temps, le temps de comprendre qui était qui. Nous découvrons d’un côté ceux qui vivent « en haut » à la surface de la Terre dans des conditions difficiles et avec ses propres codes entre les clans, avec le personnage de Soria. D’un autre côté nous avons ceux « d’en bas » qui eux aussi vivent d’une autre manière, les « Purs » qui ont aussi une mission bien particulière, avec le personnage de Tigdal. Entre ces deux narrations nous avons des interludes intitulées « Le racontar de Selim » qui nous permet d’en apprendre plus sur l’univers dans lequel nous évoluons.

Cette alternance de points de vue est intéressante car elle nous permet de mieux appréhender les personnages que nous rencontrons mais aussi de voir la différence de vie entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. C’est vraiment deux mondes qui coexistent mais dont chacun ignore tout du mode de vie et ses implications de l’autre. Et on se rend compte de la richesse de l’univers créé par Johan Heliot, je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela en commençant ce livre. Petit à petit Johan Heliot nous fait prendre conscience du monde dans lequel nous évoluons, quelles sont les implications et secrets qui le régissent. Je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à de telles révélations. C’est assez original dans le genre.

L’intrigue est bonne et bien menée. L’action arrive dès les premières pages même si la disparition du père de Soria et sa recherche arrivent plus ou moins tardivement. Néanmoins, à partir de cet instant, tout va s’enchaîner très vite et l’on voit les implications de chacun, leurs actions pour tenter de le sauver, ainsi que son ami. La fin reste ouverte, on pourrait imaginer une suite mais je doute qu’il y en ait une. Après, elle n’est pas non plus trop ouverte, un peu dans le même genre que celle de De l’autre côté du mur de Agnès Marot ou encore Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel. Cela reste ouvert mais peut faire une bonne fin.

Quant aux personnages, ils sont plutôt attachants dans le genre, que ce soit Soria, jeune fille au fort caractère qui est prête à tout pour sauver les siens ou encore Tigdal, plus frêle mais qui fait preuve de courage et de bon sens lorsque c’est nécessaire. Deux personnalités très différentes l’une de l’autre et qui pourtant vont être près à tout pour découvrir la vérité.

En bref, Les Sous-vivants est un roman assez intéressant, pas tout à fait ce à quoi je m’attendais avec une telle quatrième de couverture. Néanmoins j’ai pris plaisir à découvrir cet univers qui est assez atypique avec son lot de secrets et de problèmes. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action, de problèmes et de révélation qui en font une histoire assez soutenue et dense. Une fin ouverte mais qui ne gâche rien, donc je vous invite à découvrir ce livre.

25/04/2016

L’oeil de Chaac d’Emma Lanero

Quatrième de couverture

Fin du IXe siècle. Une sphère mystérieuse envoyée par Chaac, le dieu de la Pluie, déclenche des cataclysmes qui mettent fin à la civilisation maya et à ses sacrifices sanguinaires.

2005. Keith, un délinquant irlandais exilé au Venezuela, part à la recherche de cette sphère avant qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains : celles de Gabriel Keane, un collectionneur véreux et narcissique, susceptible de déclencher une nouvelle fois la puissance destructrice de Chaac. Guidé par un ancien chamane, Keith voyage jusqu’au Guatemala en compagnie de l’intuitive et énigmatique Kaya, dans une quête initiatique dont les enjeux le dépassent. Une quête qui lui ouvre peu à peu les yeux sur les forces mystiques régissant la Nature.

Mon avis

L’œil de Chaac est un roman d’aventure – quête initiatique intéressant qui nous entraîne dans le monde des mayas dont la civilisation s’est brusquement éteinte suite à l’apparition d’une sphère mystérieuse. Nous découvrons ensuite des explorateurs / archéologues qui vont en faire la découverte et être en partie confrontée à ses pouvoirs. Puis très rapidement nous faisons la rencontre de Keith, ce jeune irlandais qui va vivre une aventure incroyable à cause de cette mystérieuse sphère.

L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action qui est omniprésente de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Même si évidemment il y a des petits moments de pause pour qu’on ait le temps de reprendre notre souffle. Au fur et à mesure, nous en découvrons plus sur cette sphère, suite à une sorte de « prophétie » que l’on découvre à chaque début de chapitre qui nous permet de voir ce que l’avenir nous réserve si la sphère vient à être découverte et utilisée. C’est une quête initiatique, tout ce qu’il y a de classique en soi mais je trouve cette histoire efficace et plaisante à suivre.

J’ai beaucoup aimé l’univers créé par l’auteur autour de la civilisation maya. Je n’avais encore rien lu sur le genre et je dois dire que c’était bien sympathique de découvrir tout cela. J’ai – par mes études – pu étudier en partie les mayas et autres civilisations de M-Mésoamérique mais encore jamais lu de fiction sur le genre. Cela change et j’ai trouvé judicieux la manière dont l’auteur mêle réalité et fiction.

La narration est à la troisième personne et ainsi nous pouvons suivre différents groupes de personnages. Le lecteur en sait donc davantage sur les intentions de chacun, sur les actions également ce qui nous donne une longueur d’avance par rapport aux personnages qui ne prennent donc pas toujours les bonnes décisions. Malgré tout le suspense est gardé jusqu’au bout car l’avenir est incertain et on n’est sûr de rien, de ce qui va se passer si cette sphère vient à être découverte et à tomber entre de mauvaises mains.

L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire pour suivre avec un certain intérêt cette aventure hors du commun. Je ne m’attendais pas tout à fait à cela en le commençant mais dans l’ensemble je dois dire que c’est une intrigue assez intéressante et prenante aussi. On a envie de savoir ce qui va arriver à nos différents personnages, voir jusqu’où certains hommes sont prêts à aller pour obtenir ce qu’ils désirent.

Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques et attachants dans le genre, surtout Keith qui en voit des vertes et des pas mûres. Il a souffert plus d’une fois et va se retrouver dans cette quête insensée aux côtés d’un ancien chamane et de Kaya, future initiée également.

En bref, L’œil de Chaac est un roman assez sympathique dans le genre avec lequel j’ai passé un bon moment. Je m’attendais à quelque chose d’un peu différent mais cela n’en reste pas moins intéressant et prenant. On a envie de savoir ce qui va arriver à nos différents personnages et ce que cette sphère va bien pouvoir faire dans notre monde. L’auteur mêle réalité et fiction judicieusement et nous propose une aventure hors du commun. Je vous invite à le découvrir par vous-même.

Un livre parlant d’une culture 
qui ne vous est pas familière.

C'est lundi, que lisez-vous ? [48]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

24/04/2016

Dans chacun de mes mots de Tamara Ireland Stone

Quatrième de couverture

Sam est envahie d’angoisses qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux pas fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques !
Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Très vite, sa nouvelle amie lui fait découvrir un lieu secret du lycée : le Coin des Poètes, où chacun peut réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir « normale ».
Mais pourquoi, AJ, le mystérieux guitariste du groupe, semble-t-il ne pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question ?

Mon avis

Dans chacun de mes mots est un roman touchant qui m’a beaucoup plu. Je pense qu’il me sera assez difficile de parler de ce livre sans spoiler – mais je vais tâcher d’éviter de le faire, donc je resterai dans le vague – ou de vraiment retranscrire ce que j’ai ressenti lors de ma lecture. Il s’agit avant tout de sentiment personnel face à la situation de Sam, on y est sensible ou pas, difficile d’imaginer sa réaction avant la lecture de cet ouvrage. En tout cas, je pense qu’on ne peut pas rester indifférent face à la situation de Sam et cette histoire saura vous surprendre par bien des manières, je pense. Je vous invite donc vivement à le découvrir par vous-même car il en vaut la peine. Et j’espère tout de même que cet avis vous donnera envie d’y jeter un coup d’œil.

Dans chacun de mes mots est avant tout, à mon sens, un roman pour se dépasser et montrer que tout le monde peut changer et évoluer. Un beau message entouré d’une romance assez mignonne dans le genre qui je l’avoue m’a fait fondre. Et pourtant ce n’était pas gagné, mais j’y reviendrai dessus un peu plus tard.

Sam est une adolescente comme les autres, ou presque. Elle cache un grand secret à la plupart des gens qu’elle connaît. Du fait d’une narration à la première personne, nous savons ses pensées les plus profondes ainsi que ses sentiments et l’on se rend compte assez rapidement qu’elle a des gros problèmes, bien plus que des angoisses, elle a également des tocs. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler, je vous laisse découvrir quelle est la nature exacte de ses troubles. D’ailleurs elle voit une psy pour essayer de surmonter tout cela, pour l’aider à vivre le plus normalement possible en faisant un gros travail sur soi.

Sam est loin d’être l’héroïne parfaite et je dois dire que ça fait du bien de voir un tel personnage. Même si elle n’est pas foncièrement mauvaise, elle n’incarne pas la perfection pour autant. Elle fait partie d’une bande que l’on pourrait qualifier de « pestes du lycée » ou encore « les populaires » et si elle ne se comporte pas tout à fait comme les autres filles de la bande, il n’empêche qu’elle a pu agir comme une garce au cours de sa vie pour y être intégrée. Jusqu’au jour où elle va faire la connaissance de Caroline qui va totalement lui changer sa vie. Lorsqu’elle commence à intégrer le Coin des Poètes et à côtoyer Caroline et AJ, Sam va peu à peu prendre conscience que ses « amies » n’en sont pas vraiment. Il y a une belle évolution dans le personnage qui mûrit et se détache. Elle veut prendre son envol, devenir cette fille confiante qu’elle peut devenir à certaine période, l’été notamment.

Je dois vous avouer que ce livre m’a beaucoup touché. De voir le combat et le double jeu de Sam en permanence est difficile mais en même temps compréhensible. Quand on a de tels problèmes, on ne veut pas forcément que ça se sache sans quoi le risque d’être mis à l’écart, catalogué comme folle, etc. fait que l’on cache ce que l’on est. Les peurs et doutes de Sam sont légitimes et à sa place on aurait sûrement agit de la même manière. On ne peut pas lui jeter la pierre, même si intérieurement on se dit qu’elle ferait mieux de lâcher « ses amies » de toujours parce qu’elles n’en valent pas la peine, plus d’une fois j’ai pensé cela mais c’est son univers, elle se raccroche aux branches et à ce qui semble être le plus « normal » à ses yeux. Mais petit à petit là encore, elle va changer et évoluer.

Je vous avoue que LA grande révélation du livre je ne l’avais pas vu venir. Comme quoi avec ce genre de choses je me fais toujours avoir, faisant confiance en l’auteur et au narrateur. Je ne devrais pas, ne l’ai-je pas déjà appris en ce début d’année avec certaines de mes lectures ? (Absence de Lauren Oliver et Je t’ai rêvé de Francesca Zappia).

Quant à la partie romance, je dois dire qu’elle m’a beaucoup plu. Cela prend son temps, en même temps il ne pouvait pas en être autrement étant donné la situation entre les deux personnages en présence. Mais elle est rondement bien menée donc je suis contente du résultat et de voir comment AJ et Sam ont pu s’apprivoiser et se dévoiler tout au long du livre. AJ est vraiment un garçon sympathique et touchant lui aussi, qui n’a pas toujours eu la vie facile et pourtant il a su bien évoluer. Comme quoi parfois un petit coup de pouce est nécessaire pour changer.

Dans chacun de mes mots n’est pas sans me rappeler Indécent de Colleen Hoover pour l’aspect « Coin des Poètes », une manière d’écrire et de parler en public pour se libérer, comme c’est le cas dans le livre de Hoover avec les séances de slam où va se rendre l’héroïne. Je trouve ça intéressant de montrer que les mots et la parole ont le pouvoir de libérer et de faire du bien, même si pour notre héroïne Sam cela représente une grande épreuve.

En bref, Dans chacun de mes mots est un roman qu’il faut lire tant il est touchant. L’histoire est intéressante et nous permet de voir une belle évolution chez Sam. Le chemin qu’elle a pu parcourir pour surmonter ses problèmes et surtout s’ouvrir sur le monde. Une jolie histoire que je vous invite vivement à découvrir.

In My Mailbox (229)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine



23/04/2016

Bouh ! de François Soutif

Quatrième de couverture

Et nous qui pensions que les Trois Petits Cochons avaient eu raison du Grand Méchant Loup ! Décidément, François Soutif a le don de nous faire voir les choses sous un nouvel angle... et de bousculer quelque peu nos idées reçues.

Mon avis

Alors que je rangeais des livres de cette collection dans la librairie où je travaille, je suis tombée sur celui-ci. Pourquoi est-ce que je l’ai lu ? Pas la moindre idée, mais il a attiré mon attention et je dois dire que je le trouve plutôt amusant. Raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire cette chronique pour vous le faire connaître.

Il s’agit d’une « réécriture » ou plus exactement un conte détourné de la célèbre histoire des Trois petits cochons que nous connaissons tous. Comme l’indique la couverture, nous arrivons après l’histoire connue où le loup va détruire les maisons des cochons. Ici les 3 petits cochons fuient le loup qui les course pour les manger.

Sauf qu’en arrivant sur une double page, on se rend compte que le loup ne peut pas franchir la page de droite et retombe en arrière. Or, les trois petits cochons ont réussi à passer de l’autre côté, sur cette fameuse page de droite. Ainsi le loup va devoir trouver un stratagème pour les rejoindre dans le but de les dévorer. Réussira-t-il ? Je vous laisse découvrir cela par vous-même.


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Bouh ! est une histoire sans texte. Ce n’est donc qu’à travers les images que l’on peut comprendre l’histoire, ce qui est plutôt pratique pour un enfant qui ne sait pas encore lire. Cela suffit amplement, pas besoin de mot pour comprendre l’action qui est très drôle et inattendue tout en jouant avec la répétition. En lisant ce livre vous comprendrez pourquoi je dis ça.


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En bref, Bouh ! est un album amusant et intéressant dans sa réécriture. J’ai bien aimé cette histoire qui saura nous surprendre dans la démarche et nous offrir une autre vision du conte des Trois petits cochons. L’avantage aussi est qu’un enfant peut lire tout seul ce livre puisqu’il n’y a pas de texte.

A partir de 3 ans.

22/04/2016

Chris Haughton et ses drôles d'albums


Voici une série d’albums de l’auteur / illustrateur Chris Haughton que j’avais pu lire lors de mon apprentissage en librairie mais que je ne vous avais jamais présenté sur le blog. Pour quelle raison ? Je n’en ai pas la moindre idée, vu le nombre d’albums que je lisais, je ne vous ai pas tout montré.

Mais c’était une erreur de laisser ceux-là sous silence et le fait de les avoir revus à la librairie où je travaille actuellement m’a fait prendre conscience de mon oubli. Ce sont des albums qui valent la peine d’être connus car ils sont vraiment fantastiques et si vous avez des petits bouts, vous devez le leur lire !

Mais avant de donner mon avis sur chacun d’eux, voici une petite explication générale qui vaut pour les 3 titres.

Ces albums existent dans un grand format avec des pages « normales » c'est-à-dire des feuilles assez fines comme dans tout album ou roman. Mais ils existent aussi en poche en version tout carton, ce qui est parfait pour les tout-petits à partir de 2 ans, moins de risque pour déchirer les pages en les tournant ou en les portant à la bouche. Par ailleurs, le poche est beaucoup plus maniable pour les petits que les grands formats. Après, ces derniers ont aussi leur charme, donc à vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Ces livres jouent également sur l’effet de répétition qui plaît beaucoup aux jeunes enfants, cela leur permet d’imaginer parfaitement la suite et d’y voir le comique de situation. Il y a répétition aussi bien dans l’action qu’au moment du final où l’on peut repartir de zéro et répéter à l’infini l’histoire. C’est un peu le risque, une fois la lecture finie l’enfant risque de dire « encore ! ».

Quant au graphisme, c’est assez épuré et simple dans le genre. C’est tout en aplat avec très peu de couleur qui joue beaucoup sur les contrastes. Cela attire forcément l’œil et plaît beaucoup à un jeune public. Après on adhère ou pas au genre, j’avoue que cela ne me choque moins pour Un peu perdu et Chut ! On a un plan que pour Oh non, George !

                                                                                                                                                                                                                

Oh non, George ! de Chris Haughton

Quatrième de couverture

George a promis d'être sage. 
II aimerait bellement être sage. 
Mais il vient juste de voir un gâteau dans la cuisine... 
Que va faire George ? !

Harris laisse son chien, George, tout seul à la maison. George a promis d'être sage, mais le gâteau, oublié sur la table de la cuisine, le joli parterre de fleurs et surtout Chat risquent de lui faire vite oublier sa promesse... L'après-midi promet d'être agité !

Mon avis

Oh non, George ! est le premier album que j’ai lu de l’auteur et au final c’est celui que j’aime le moins, même s’il reste sympathique et fonctionne bien auprès des plus jeunes.

Nous découvrons George, ce chien quelque peu remuant et pas toujours sage avec son jeune maître Harris. George promet à son maître d’être sage pendant son absence sauf qu’il trouve un gâteau et le mange, il chasse le chat et fait encore d’autres bêtises. George finit par s’excuser au retour de son maître et lui promet d’être de nouveau sage comme une amie. George va-t-il tenir sa promesse ?

Comme je le disais dans l’introduction, l’histoire joue énormément sur la répétition, ainsi on s’attend dans un premier temps à ce que George fasse plein de bêtises. Par la suite, il devient un peu plus sage lorsqu’il croise les mêmes éléments qui avaient déclenché la bêtise auparavant (gâteau, chat, fleurs).

Il m’est difficile de ne pas vous parler de la fin, pour les albums, je suis un peu obligée de spoiler, désolée pour la découverte, si jamais vous ne voulez rien savoir, NE LISEZ PAS CECI. La fin nous laisse sur une interrogation, savoir si George va tenir ou non sa promesse d’être sage. Jusqu’au moment de la promenade, c’était le cas, mais chassez le naturel il revient au galop, n’est-ce pas ?

A partir de 2 ans.

                                                                                                                                                                                                                

Chut ! On a un plan de Chris Haughton

Quatrième de couverture

Dans une forêt sombre, quatre chasseurs armés de filets de papillon à la poursuite d'un bel oiseau... Le plus petit voudrait bien faire ami-ami, mais chut ! les autres, pour l'attraper, ont un plan.

Mon avis



Chut ! On a un plan est le dernier album que j’ai pu lire de la série et je dois avouer qu’il est plutôt plaisant dans le genre.

Nous découvrons dans cette histoire une bande de chasseurs qui veulent capturer un papillon. Afin d’éviter de le faire fuir, 2 des 3 chasseurs disent : « Chut ! On a un plan » lorsque leur troisième comparse, le plus petit, s’exclame en voyant le papillon qu’ils traquent. Mais il faut dire qu’ils ne sont pas très doué et recommencent ainsi toute leur opération pour essayer de le capturer. Jusqu’au moment où le plus petit trouve une technique plutôt efficace…

C’est une histoire amusante qui, une fois de plus, joue sur la répétition. Les « Chut ! On a un plan » s’ensuivent mais la capture n’a toujours pas lieu. Cela nous crée une certaine attente car on se demande bien s’ils vont réussir un jour à capturer ce papillon grâce à leur superbe plan.

La fin est vraiment très bien trouvée, on ne s’y attend pas et cela prête à sourire. Et comme pour George et davantage pour Un peu perdu, la fin est cyclique.

En bref, Chut ! On a un plan est un album bien sympathique qui prête à sourire et qui plaira indéniablement aux plus petits tant par la situation que par la fin surprenante.

A partir de 2 ans.

                                                                                                                                                                                                                


Un peu perdu de Chris Haughton

Quatrième de couverture

Bébé Hibou est tombé du nid dans lequel il dormait tranquillement avec sa maman. Heureusement Écureuil, plein d’entrain (mais pas très malin), se propose de l’aider à retrouver sa mère...

Mon avis 

Un peu perdu est mon préféré de la série, raison pour laquelle je vous en parle en dernier pour en parler plus longuement.

C’est l’histoire d’un petit Hibou qui dort auprès de sa maman jusqu’au moment où il bascule et tombe par terre. Un petit écureuil s’enquit de sa santé et propose de l’aider à retrouver sa maman. Grâce aux descriptions du petit Hibou, l’écureuil parvient à retrouver sa mère… enfin presque.

Très rapidement nous comprenons que les descriptions du Hibou ne sont pas suffisante pour permettre à l’écureuil de retrouver sa mère car nous allons voir tout un palmarès d’animaux qui en soi, correspondent bien à la description mais qui physiquement ne ressemblent en rien à la maman du petit. Le comique de répétition se joue ici. 

L’enfant pourra aisément deviner que les premières tentatives de l’écureuil vont échouer mais heureusement tout finira bien pour lui. Enfin presque… la fin nous laisse présager certaines choses car après cette longue journée éprouvante une sieste s’impose et… l’on retombe sur l’effet cyclique de l’histoire. je vous laisse donc deviner comment cela se termine.

En bref, Un peu perdu est une jolie histoire que j’aime beaucoup. C’est une histoire simple en soi mais très efficace qui plaira à coup sur les enfants. D’ailleurs il a été testé et approuvé par mon propre neveu lorsqu’il avait 2 ans et sa mère devait le lui lire plusieurs fois avant de se coucher (petit malin).

A partir de 2 ans.

21/04/2016

Les Prodiges de Jeremy Scott (Les Prodiges 1)

Quatrième de couverture

Ils sont six
Ils sont handicapés
Personne ne croit en eux
Pourtant leurs pouvoirs sont incroyables
Ils sont les Prodiges
Des superhéros comme vous n’en avez jamais vu !

Mon avis

Les Prodiges de Jeremy Scott est un livre qui m’intriguait bien. Il faut dire que la 4e de couverture est très courte et succincte donc il est difficile de se faire une idée dessus, en dehors du fait que nous allons lire une histoire de super héros avec des adolescents qui sont handicapés. Je n’avais donc pas d’attente particulière sur ce livre qui aurait pu me plaire.

Malheureusement, pour moi, je n’ai pas pu totalement m’embarquer dans cette histoire. Je ne vais pas dire que j’ai détesté car il y a des éléments intéressants mais je ne suis pas non plus emballée plus que ça. Ce n’est pas un livre mauvais en soi, j’ai lu bien pire mais il comporte un certain nombre de défauts qui font que je n’ai pas pu totalement adhérer alors même que le principe de base était plaisant et changeait.

Avant de donner mon avis plus précisément sur le livre et expliquer quels sont notamment les défauts que j’y ai vu, je vais vous faire un résumé plus explicite du livre pour savoir à quoi s’en tenir.

Phillip a 12 ans lorsque son père veut avoir LA conversation avec lui, pensant tout de suite à tout ce qui est lié à la sexualité, etc. il était loin de s’imaginer découvrir la vérité sur lui et sa famille : ce sont des superhéros avec des pouvoirs bien particulier. Phillip va découvrir qu’il possède un pouvoir et doit faire son entrée dans une nouvelle école spécialisée pour devenir un superhéros comme ses parents. Mais du fait de son handicap, il est aveugle, il va devoir faire partie d’une section spéciale, une classe pour les handicapés. Un jour, l’école décide de lancer une sorte de tournoi lors de simulation d’attaques en ville pour parfaire leur pouvoir et leur capacité à être des superhéros, certain membre de cette classe spéciale, dont Phillip vont devenir « Les Prodiges ». Evidemment, tout ne va pas se dérouler comme prévu lors de cette simulation et Phillip et ses amis sont loin de se douter jusqu’où tout cela va les mener.

Voici donc un résumé que l’on peut faire de l’histoire pour avoir une meilleure idée du contenu. Le premier défaut du livre est que l’événement lié à la SuperSim arrive très tardivement, je crois qu’il faut presque attendre la moitié du livre pour en arriver là et savoir plus précisément où l’auteur nous embarque. Je vous avoue que je commençais à trouver le temps long…

D’ailleurs, je vous avoue que pour l’histoire du tournoi (la SuperSim), je n’ai pas pu m’empêcher de penser au tournoi des trois sorciers dans Harry Potter et la coupe de feu, j’avais donc un sentiment de déjà vu même si dans le fond c’est assez différent et n’a pas le même but, il n’empêche que cela va avoir des conséquences par la suite.

La première partie du livre n’est, en soi, pas inintéressante mais il est vrai que l’on peut s’attendre à de l’action pure et dure alors qu’on a essentiellement de la description et des explications sur l’univers. Alors certes c’est important pour poser les bases de l’univers, la présentation des personnages mais cela manque cruellement de dynamisme. Je suis plutôt bon public et je rentre assez facilement dans les histoires et peux enchaîner les livres facilement. Pourtant il m’a fallu 5 jours pour lire ce livre de 400 pages alors qu’en temps « normal » je l’aurai fait en 2/3 jours, grand maximum.

L’écriture de l’auteur n’est pas extraordinaire, ce n’est pas mauvais non plus, ça se laisse lire, mais le fait qu’il y ait autant de narration « plombe » quelque peu le livre. Je trouve ça assez lourd et long et parfois ça aurait mérité peut être un peu plus de dialogues pour dynamiser le tout. Alors déjà que niveau action ce n’est pas ça, si en plus la narration donne la sensation de traîner en longueur c’est pire. Il ne faut pas oublier que ce livre est destiné à 10-13 ans à peu près et je me dis qu’un enfant de cet âge là aurait certainement abandonné depuis longtemps parce qu’il ne se passe pas grand-chose et le style n’est pas si accessible que cela. Je n’ai plus 10 ans depuis longtemps donc j’ai pu le lire sans trop de problème mais c’était déjà long pour moi…

Heureusement vers la moitié on rentre enfin pour moi dans le vif du sujet et du coup ça reprend de l’intérêt, on voit davantage de la stratégie, des problèmes avec l’arrivée d’un certain personnage, et surtout les super pouvoirs en action, etc. Donc la deuxième moitié du livre pour cela était plus intéressante mais j’ai pu voir aussi des problèmes de rythme car si la première partie était assez longue et lente, la deuxième, notamment sur la fin s’emballe peut-être un peu trop. J’ai eu la sensation que tout se réglait trop vite et trop facilement c’est dommage. Ce n’est pas parce que c’est de la jeunesse qu’il faut pour autant user de facilité quand ça arrange. Cela dit, j’ai eu tout de même de bonnes surprises, je ne m’attendais pas à certain rebondissements et révélations que l’on pouvait avoir sur la fin.

En revanche, un aspect que j’ai beaucoup aimé c’est sur le sujet premier du livre à savoir le handicap. Je ne crois pas avoir lu beaucoup de livres qui traitaient de héros / personnages handicapés et la manière dont ils sont présentés ici est plutôt plaisante. Dans le quotidien, il est vrai qu’avoir un handicap, quel qu’il soit peut être rapidement compliqué si la société ne s’y adapte pas. A travers cette histoire, on voit qu’il peut exister des solutions et compenser d’une autre manière ce qui nous manque. Ainsi, le handicap devient une vraie force lorsque nos Prodiges se mettent à travailler tous ensemble. Le message de ce livre est pour cela fort et c’est intelligent, on ne voit pas le handicap comme un problème.

Phillip, le narrateur de cette histoire a 12 ans et est aveugle. Du fait de sa cécité, il ne peut pas faire un certain nombre de choses et vu la nature de son pouvoir – je vous laisse la surprise de le découvrir – il est vrai que ça peut devenir gênant. Mais ce n’est pas pour cela qu’il lui est impossible de s’en servir, pas sans astuces. C’est un jeune garçon assez attachant qui veut bien faire les choses mais tout ne fonctionne pas toujours comme il le souhaite. Il est tout de même bien entouré avec une bande d’amis qui vont lui apporter beaucoup.

En bref, Les Prodiges ne m’a pas totalement convaincu car si l’idée de base était bonne avec ses superhéros handicapés et le fait que l’on puisse surmonter tous les obstacles si on réunit ses forces et atouts, le traitement m’a moyennement plu. Le rythme est assez désordonné, le début semble trop long et lourd quand le dernier tiers tout s’emballe très vite et en peu de temps. Un déséquilibre dans l’action qui rebutera plus d’une personne je pense et risque d’en frustrer plus d’un par rapport à cette fin. A voir s’il y aura une suite aussi pour voir ce que cela donne, mais je ne sais pas certaine de poursuivre pour ma part.

20/04/2016

Coup de projo sur... [127] L'Ombre blanche de David Moitet



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard.

L'Ombre blanche de David Moitet est le premier tome d’une trilogie qui promet beaucoup. J’ai adoré l’univers décrit par l’auteur, l’intrigue est bonne et bien menée et les personnages sont intéressants. Que demander de plus ? Un livre à découvrir !

2551, un frère, une sœur.
Ils sont jumeaux, et ont des rêves plein la tête : traqueur pour Nato, pilote de chasse pour Jade.
Tout semble possible quand on étudie à l’Académie interstellaire. Pourtant, quand ils échouent accidentellement sur une planète non répertoriée, il ne sera plus question de rêver… mais de survivre.

MA CHRONIQUE

19/04/2016

Le Dernier Songe de Lord Scriven d'Eric Senabre

Quatrième de couverture

« Gentleman cherche secrétaire particulier pour surveiller son sommeil.
Se présenter au 30 Portobello Road et demander une théière. »

En se rendant à Portobello Road, le jeune Christopher ne s’attendait pas à devenir l’assistant de Mr Banerjee, un étrange détective privé qui résout ses enquêtes en rêvant. Il s’attendait encore moins à être plongé au cœur d’une effarante affaire : le meurtre à huis clos de Lord Scriven…

Mon avis

Et si les rêves pouvaient être la clé pour résoudre des affaires complexes ? Laissez-vous emporter par les enquêtes de Banerjee, le Sherlock Holmes des rêves qui résoudra toutes vos affaires ainsi que son assistant Christopher Carrandini, ancien journaliste au flair incomparable !

Le Dernier songe de Lord Scriven est un roman que j’ai adoré et que je vous conseille fortement tant il est original et prenant. Eric Senabre nous propose un duo atypique qui fonctionne à merveille, tel un Sherlock Holmes et un Watson dans un Londres du début du XXe siècle.

La narration est faite du point de vue de Christopher Carrandini, ancien journaliste déchu qui va découvrir une étrange annonce et va le conduire aux côtés de Mr Banerjee, un détective privé avec des méthodes assez personnelles mais toutes aussi efficaces ! En effet, pour pouvoir résoudre ses différentes affaires, Mr Banerjee a besoin de dormir et de rêver qui vont lui permettre d’interpréter la réalité et découvrir la vérité. Lorsqu’un homme disant s’appeler Lord Scriven frappe à la porte de Banerjee, Christopher sait que l’affaire ne sera pas simple puisqu’il est censé être décédé depuis quelques jours. Mais Banerjee accepte la mission et cela va l’entraîner sur des chemins obscurs…

L’intrigue est vraiment bonne et bien menée avec un dosage très juste entre l’action et les moments de réflexion pour que l’on ait le temps de se « reposer » un peu et aussi de prendre conscience de tout ce que l’on vient de découvrir. C’est une enquête à l’apparence simple mais qui cache bien des choses et je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela en commençant ce livre. je me suis totalement laissée avoir par l’auteur qui nous mène en bateau du début à la fin et il faut vraiment attendre la toute fin pour avoir le fin mot de cette affaire.

Banerjee et Christopher sont deux personnages très sympathiques et attachants. Si le premier est empli de mystères et de magie, le deuxième est très pragmatique et terre à terre. Ce sont vraiment deux personnalités très différentes et même si Christopher constate des choses auprès de Banerjee, il ne peut pas s’empêcher de le voir par moment comme un illuminé. C’est une relation assez unique du fait du caractère de chacun et pourtant le duo marche à merveille et on ne peut pas les imaginer l’un sans l’autre.

J’ai découvert Eric Senabre avec Elyssa de Carthage qui m’avait déjà laissé un très bon sentiment, autant par l’écriture que par l’histoire. Avec Le Dernier songe de Lord Scriven il me convainc de nouveau et je dois dire que j’ai même davantage aimé ce livre car il nous propose vraiment une histoire très originale qui dès les premières pages m’a totalement happé. L’écriture est vraiment fluide et agréable à lire de sorte que les pages défilent toutes seules sans qu’on ne s’en rende compte. Le rythme est soutenu avec de l’action à foison mais sans qu’on ne soit non plus tout le temps sous tension. C’est bien dosé entre les moments d’action et d’adrénaline et ceux plus posés de la réflexion et des descriptions. De quoi nous laisser reprendre notre souffle et aussi comprendre ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux.

En bref, Le Dernier songe de Lord Scriven est un roman original que j’ai pris plaisir à découvrir. L’intrigue est vraiment bonne et bien menée avec son lot de surprises et de rebondissements. Les personnages sont extraordinaires et l’on suit avec avidité leurs aventures et dans un cadre assez sympathique dans la ville de Londres, même si parfois dans les bas-fonds. J’espère qu’on retrouvera ce duo de choc dans une nouvelle aventure parce qu’ils vont me manquer ! Un livre à découvrir de toute urgence !

En partenariat avec

18/04/2016

Mon tout petit ours de Sean Taylor et Emily Hughes

Quatrième de couverture

Un petit ours et son père ont vraiment trop chaud. Ils décident de se rendre à la rivière pour se rafraîchir. Sur le chemin ils doivent traverser une forêt, sauter de rocher en rocher. Lorsque Petit Ours tombe et se blesse, il hésite mais décide finalement de continuer sans aide. Ils parviennent enfin à la rivière et sont récompensés par un long moment de détente en famille bien mérité.

Mon avis

Mon tout petit ours est un album tendre sur l’apprentissage que j’ai beaucoup aimé et que je vous conseille donc fortement.

Nous suivons un petit ours et son papa partis en promenade pour se rendre vers la rivière car il fait trop chaud. Mais les embûches sont nombreuses sur leur chemin et le papa ours propose à son petit de le porter, de l’aider lorsque cela est nécessaire. Mais petit ours refuse son aide montrant qu’il est capable de se débrouiller tout seul.

Petit ours prend les devants et veut faire les choses seul, même si son papa n’est jamais très loin. Mon tout petit ours est un album qui peut rassurer, aussi bien les enfants que les parents car chacun y trouve sa place. Il faut savoir – pour le parent – laisser faire son enfant car c’est en forgeant que l’on devient forgeron après tout. L’histoire permet de comprendre en même temps que l’enfant peut compter sur son parent si jamais cela devient nécessaire car il n’est jamais très loin. Une histoire simple et mignonne en apparence qui propose tout de même un fort message.

Quant à la partie illustration, je trouve que cela ajoute une certaine tendresse à l’histoire qui nous est contée. J’ai déjà lu un livre d’Emily Hughes (Sauvage) que j’avais déjà beaucoup apprécié. C’est un graphisme assez particulier mais il s’en dégage une certaine atmosphère, après on y adhère ou pas.


En bref, Mon tout petit ours est un joli album sur l’apprentissage, sur le fait que les enfants doivent apprendre par eux mêmes pour grandir pleinement, même si la main plus assurée de papa (ici) ou des parents de manière générale n’est jamais loin si jamais le besoin s’en faire sentir.

A partir de 4 ans.

C'est lundi, que lisez-vous ? [47]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

17/04/2016

In My Mailbox (228)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine