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31/07/2018

Une seconde chance d’Elodie Nowodazkij (Emilia et Nick 2)

Quatrième de couverture

Depuis sa rupture avec Nick, Emilia ne croit plus en rien. La jeune danseuse a été meurtrie par sa rupture avec Nick qui est sorti avec une autre fille. Elle fait tout pour l’oublier et se concentrer sur son objectif : décrocher la première place dans le spectacle de son école de danse.
Elle répète sans relâche pour réussir à devenir danseuse étoile et avoir le brillant destin dont elle rêve. Mais dans la vie rien ne se passe jamais comme prévu et Emilia doit se rendre à l’évidence : ce n’est pas facile d’être la meilleure.
C’est le moment que Nick choisit pour revenir dans sa vie. Il affirme avoir réalisé son erreur et semble être prêt à tout pour avoir une seconde chance…

Mon avis

Une seconde chance est la suite et fin d’Un été pas comme les autres qui nous faisaient suivre la romance entre Emilia et Nick, deux étudiants dans une prestigieuse école de danse classique mais également une quête d’identité pour Emilia qui souhaite découvrir qui sont ses parents biologique. Un été où tout a changé pour la jeune fille et qui risque d’être une fois de plus bouleversée dans cette suite que j’ai beaucoup aimée.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. Par ailleurs, étant donné les révélations et événements qui ont eu lieu dans le premier volume, on sait un peu à quoi s’attendre pour cette suite et fin.

J’avais bien aimé le premier tome qui était plus qu’une simple romance car l’intrigue était aussi centrée sur une quête d’identité pour cette jeune fille qui avait été adoptée alors qu’elle n’était qu’un bébé. Emilia souhaite connaître ses origines et comprendre pourquoi elle a été abandonnée par sa mère. Une quête qui se poursuit dans ce volume et dont on a enfin toutes les réponses à nos questions.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi simple et agréable à lire. On rentre en un rien de temps dans cette histoire qui va s’avérer, une fois de plus, bien plus complexe qu’elle n’en a l’air. C’est le moment des révélations, de remettre tout à plat et de permettre à Emilia de comprendre ce qui se passe dans sa vie et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est compliqué : entre l’audition pour devenir la danseuse principal du ballet (et qui permettrait de se faire connaître et faire carrière), d’éviter le plus possible Nick parce que c’est une souffrance pour elle de ne plus être en couple avec lui, et les rapports parfois un peu tendu avec sa famille, autant de choses qu’Emilia va devoir gérer. Et c’est sans compter les soucis annexes qui vont avoir lieu durant l’année scolaire, mais je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler.

Comme pour le premier tome, la narration se fait avec l’alternance des points de vue d’Emilia et Nick, ce qui nous permet de savoir plus de choses que les personnages et aussi de constater que quelque chose n’est pas très clair dans toute cette affaire. Mais j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela ! j’ai été très surprise par la tournure des événements et des révélations qui en ont découlé et je comprends parfaitement la réaction d’Emilia et Nick face à tout cela.

Emilia et Nick vont en voir de toutes les couleurs durant cette année. Elle est compliquée et ils vont tous les deux devoir se confronter à leurs parents, l’une pour essayer de comprendre d’où elle vient, l’autre pour s’affirmer et ne plus être sous le joug de son père. Tous les deux vont vivre une année compliquée avec beaucoup de remise en question et la volonté de savoir la vérité.

En bref, Une seconde chance est une suite et fin que j’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas une simple romance impossible, cela va au-delà, l’auteur a su créer deux histoires en une et ce n’était pas pour me déplaire, bien au contraire. Cela a donné plus d’intérêt et d’intensité à son histoire en mêlant cette romance « impossible » et compliquée en plus d’une quête d’identité et de recherche de vérité. Élodie Nowodazkij nous emporte en un rien de temps dans son univers et j’ai adoré m’y plonger, d’autant que le milieu de la danse n’est pas pour me déplaire non plus. Une série que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

30/07/2018

Le Complot du Trident de Tristan Koëgel

Quatrième de couverture

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. Une enquête haletante débute pour le duo…

Mon avis

Après avoir lu le recueil de nouvelles : L’homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles, je me suis lancée dans le précédent roman de Tristan Koëgel, à savoir : Le Complot du Trident. On change totalement de registre, puisqu’il s’agit d’un roman, d’un polar se déroulant dans l’Antiquité, donc avec un aspect historique. Un mélange des genres qui a très bien fonctionné et qui m’a beaucoup plu, même si c’était un peu prévisible.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. La narration est construite en deux temps, avec des va et vient temporel nous suivons à la fois le destin présent de Publius qui est accusé du meurtre de l’empereur et donc enfermé en prison pendant que son neveu essaye de comprendre ce qui a pu se passer et comment le sortir de là, et de l’autre, l’enquête qui a mené Publius à se rendre à Ostie suite au trafic interrompu dans le port d’Ostie. C’est l’empereur lui-même qui l’a chargé de cette mission avant de retourner à Rome. Une enquête qui va s’avérer bien plus complexe que ne l’imaginait Publius.

L’intrigue est bonne et bien menée, assez classique dans le genre, l’enquêteur qui est accusé d’un meurtre et qui va devoir révéler la vérité d’une manière ou d’une autre, car évidemment, on se doute bien qu’il n’a rien à voir dans tout ça. Le va et vient temporel permet de créer un certain rythme et une attente car évidemment on retourne dans le passé toujours au moment où l’on commence à avoir certaines réponses à nos questions. L’action arrive dès les premières pages si bien que l’on ne s’ennuie pas un seul instant et que l’on a envie de connaître les tenants et les aboutissants.

Bon, il est vrai que pour ma part, les révélations n’en ont pas vraiment été puisque j’avais deviné en grande partie assez vite qui était le(a) vrai(e) coupable. Je mets délibérément au masculin et au féminin pour ne laisser aucune piste. Mais ça n m’a pas dérangé de le savoir en amont car j’ai trouvé que l’histoire était quand même plaisante et efficace dans le genre. Elle était juste un peu trop prévisible pour moi, mais j’admets quand même que je n’avais pas vu venir un élément donc tout n’est pas perdu !

Les personnages sont intéressants et attachants, Publius à des airs d’Hercule Poirot ou de Sherlock Holmes quand on le voit enquêter au port d’Ostie. Il cherche à comprendre et à trouver le moindre détail qui pourrait lui donner des pistes sur ce qui se passe et il encourage son neveu à avoir aussi un esprit critique et de déduction. Quant à Lucius, c’est un adolescent plutôt sympathique qui va essayer lui aussi de comprendre ce qui se passe et aider son oncle autant que possible, même si parfois il pourrait manquer de discernement. Mais c’est dû essentiellement à la jeunesse et qu’il ne faut pas se laisser abuser par les apparences…

En bref, Le Complot du Trident est un roman prenant et efficace qui m’aura bien plu, même si les révélations de fin n’en ont pas été pour moi comme j’avais deviné qui était le(a) vrai(e) coupable. Mais ça ne m’a pas dérangé puisque l’intrigue reste bonne et bien menée, avec du rythme et suffisamment d’action pour nous donner envie de poursuivre. Les personnages sont intéressants et attachants, de quoi passer un très bon moment de lecture en leur compagnie donc ça contrebalance cette « non surprise » finale. Un roman que je vous invite à découvrir, ainsi que les autres écrits de l’auteur si ce n’est pas déjà fait. Il me tarde de me lancer dans Bluebird, reste à me le procurer et j’aurai lu tous les livres de l’auteur.

C'est lundi, que lisez-vous ? [166]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




Une fois encore, j'ai passé une très bonne semaine de lecture. J'ai lu des choses très différentes mais bien sympathiques. J'ai commencé la semaine avec un polar qui se déroule dans l'Antiquité, simple mais agréable quand même, ensuite j'ai lu un manga, une suite intrigante dont il me tarde de lire la suite. Puis, une première lecture pour initier les enfants à la Fantasy, très efficace ! J'ai continué avec de l'historique, pas ce à quoi je m'attendais mais c'était aussi agréable. Enfin j'ai terminé la semaine avec une romance mouvementée et un roman humoristique qui met en scène un chat pirate.


Pretty Dead Girls de Monica Murphy

Belles à tomber. Parfaites en tout point. Sauvagement assassinées.
Leur corps est apprêté avec méticulosité, puis disposé dans une position bien précise. Leur visage, parfaitement maquillé, a été tourné selon l'angle le plus flatteur, leurs vêtements coûteux sont brossés et défroissés... Mais leur cou ouvert d'une oreille à l'autre vient démentir ce tableau idyllique. Leur regard vide trahit la vérité : toutes son bel et bien mortes assassinées. Les filles les plus populaires du campus tombent les unes après les autres sous les coups d'un mystérieux tueur.
Reine de la promotion et présidente du club très fermé des Cygnes blancs, Penelope Malone règne sans partage sur son petit monde Elle comprend peu à peu qu'elle est sans doute la prochaine sur la liste, or l'enquête n'avance qu'à pas de fourmi. Elle n'a donc d'autre choix que de se lancer sur les traces du tueur en série qui menace la tranquillité de la petite ville côtière de Californie où elle habite - un havre de paix peuplé par centaines des plus grandes fortunes du pays. Ses soupçons se portent d'abord sur un garçon au comportement étrange, Cassa Vicenti, qui s'avère étonnamment proche de certaines des victimes malgré son statut de nerd de service. Et, implacablement, le piège se referme sur la jeune fille...
Si Penelope veut échapper à la mort, elle va devoir se montrer beaucoup plus maligne qu'elle ne le pensait.


29/07/2018

In My Mailbox (344)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


Alchimia, vol 2 de Samantha Bailly et Miya

Après avoir caché Idan sur l’Atelier, Saë doit maintenant utiliser l’alchimie sur lui enfin de prouver les bonnes intentions du jeune homme.
Ce qu’elle découvre laisse présager de grands dangers pour les alchimistes !
Saë va devoir œuvrer pour sauver son royaume, tout en protégeant Idan et ses terribles secrets ! Comment Ethiel va-t-il réagir au rapprochement de la jeune fille et de son ennemi ?

L'île aux démons de Cécile Duquenne (Les Nécrophiles anonymes 4)

Depuis quatre ans, Népomucène est à la recherche de Bob, enlevé par le Roi William. L'ancien employé de la morgue a bien changé. Il travaille désormais pour la Police des Affaires Surnaturelles dont il est devenu un des agents les plus efficaces. Mais sa vie est en danger. En l'absence de Bob, la folie et la mort le guettent. Sa quête semble sans espoir, jusqu'au jour où une nouvelle piste le conduit vers un lieu étrange : l'Île aux démons, où pourrait se trouver son ami. Mais aussi son plus redoutable ennemi.


Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s'intéresse à l'athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer... Dans son esprit, Caden est devenu le passager d'un navire voguant sur des mers déchaînées.
Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l'interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s'y noyer…


Le bureau des coeurs trouvés de Cathy Cassidy (Lexie Melody 1)

Lexie, 13 ans, vit dans une famille d'accueil depuis que sa mère l'a abandonnée.
Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est sauver de l'oubli tout ce qu'elle peut : animaux,objets… Et si elle sauvait aussi les gens ?
Elle décide de créer un groupe de parole pour réunir les marginaux de son collège…qui se transforme vite en groupe de musique. Les Lost & Found sont nés !
Leur aventure sera émaillée de nouvelles amitiés et de romances, mais aussi de tensions, à mesure que chacun apprend à trouver sa place. Et lorsqu'il s'agit d'une bonne cause, comme sauver la bibliothèque locale de la fermeture, ils sont prêts à soulever des montagnes !



Et vous ?

27/07/2018

L'homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles de Tristan Koëgel

Quatrième de couverture

À Gibraltar, une pâtissière ensorcelle ses clients avec des gâteaux, À Marseille, une coiffeuse est face au cadavre de son patron, Et à Raguse, un homme souhaite emprisonner la mer sur sa toile… Sept récits traversent ainsi les époques, de l’antiquité à nos jours, et la Méditerranée, comme autant de visions vibrantes et fantastiques où se jouent des destins, des terreurs, des désirs.

Mon avis

L’homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles est le dernier livre de Tristan Koëgel, dont j’ai pu lire Le Grillon récit d’un enfant pirate et Les sandales de Rama que j’avais beaucoup aimé. J’étais donc curieuse de découvrir ce livre, qui est un recueil de nouvelles et je dois dire que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Mais la surprise a été très bonne car j’ai vraiment adoré ces histoires et j’avoue avoir eu un faible pour la nouvelle qui porte le même nom que le recueil.

Je ne ferai pas de résumé de chaque nouvelle pour vous laisser la surprise de la découverte. Vous avez, de par la 4e de couverture, 3 résumés succincts c’est amplement suffisant, tout ce qu’il faut savoir c’est que chaque nouvelle s’inscrit dans le sud que ce soit le sud de la France ou bien dans tout le bassin méditerranéen à différentes époques. La mer, notamment la Méditerranée est le vecteur de ces nouvelles qui sont très différentes les unes des autres en termes de contenu. L’autre élément qui les relie est le final qui est bien plus sombre que ce à quoi on pourrait s’attendre.

En effet, en commençant ce recueil, je ne pensais pas que les histoires prendraient une telle tournure mais dès la fin de la première nouvelle, qui donne bien le ton, on peut s’en faire une petite idée pour les suivantes et c’est juste génial. J’ai vraiment adoré, certaines plus que d’autres mais dans l’ensemble, elles sont toutes très bonnes. Les intrigues à chaque fois sont bien menées, c’est prenant et on se demande parfois où l’auteur va nous emmener et je n’ai pas été déçue du voyage. Cela m’a fait penser aux nouvelles fantastiques et horrifiques de Romano Vlad Janulewicz (qui sont super si vous ne connaissez pas).

Tristan Koëgel nous emporte dans son univers en un rien de temps et à travers ses histoires, il nous présente le destin tragique de bon nombres de personnages qui sont souvent prisonniers de leurs désirs. Évidemment, cela pourrait se retourner contre eux d’une manière ou d’une autre, il faut toujours se méfier de ce que l’on désire, cela pourrait se réaliser, n’est-ce pas ce qu’on dit ?

Bien souvent les recueils de nouvelles ont un côté frustrant, du fait du format, c’est court, ça reste assez simple et on en demanderait plus. Mais là, j’avoue qu’elles se suffisent à elles-mêmes et nous proposent une vraie fin. Le plus frustrant est de ne pas avoir davantage de nouvelles, je serai bien restée un peu plus longtemps dans cet univers. 

En bref, L’homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles est un recueil de nouvelles que j’ai adoré découvrir. La plume de Tristan Koëgel est toujours aussi agréable à lire et il parvient à nous plonger dans son univers en un rien de temps. J’ai été assez surprise par la tournure des événements, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais mais j’ai vraiment adoré ces histoires qui sont sombres mais géniales. Un recueil que je vous invite vivement à découvrir si ce n’est pas déjà fait et si vous ne connaissez pas encore l’auteur, là encore, je vous invite à le lire ! Quant à moi, je vais tâcher de me procurer Bluebird, c’est le seul qui me manque.

26/07/2018

La lune est à nous de Cindy Van Wilder

Quatrième de couverture

Montrons-leur.
Montrons-leur même si ce sera toujours plus difficile pour nous.
Nous, les grandes tailles, les hors-normes, les tronches qui se dissimulent au dernier rang de la photo de classe.
Nous, les abandonnés des coulisses, les absents des happy ends.
Montrons-leur qu’ensemble nous serons capables de tout.
Même de décrocher la lune !

Mon avis

Ayant beaucoup aimé la trilogie des Outrepasseurs (devenu tétralogie d’ailleurs depuis) et Memorex, j’étais curieuse de lire le nouveau livre de Cindy Van Wilder et je dois dire que j’ai beaucoup aimé cette histoire. Ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un excellent livre que je vous invite vivement à découvrir.

La lune est à nous raconte l’histoire d’Olivia et Max. Par alternance, ils vont prendre la parole et raconter leur histoire, leur rencontre, leur enfer personnel. Olivia est une adolescente noire et grosse. Elle tient un compte Instagram de mode sous le nom de Curvy Grace qui gagne en popularité. Alors qu’elle est recrutée par une chaîne YouTube Les Trois Grâces, les premiers problèmes ne font que commencer pour elle lorsqu’elle se rend compte qu’on lui a caché certaines informations à propos de son intégration à l’équipe. Max, quant à lui, arrive du sud de la France pour la Belgique avec sa mère et son petit frère suite au divorce de ses parents. L’adaptation est difficile pour ce jeune adolescent gros… et gay, chose que ses proches ignorent et qu’il doit cacher à tout prix.

Deux vies totalement différentes, deux êtres qui n’ont rien en commun, si ce n’est d’être jugé par leur apparence et d’être exclu à cause de ça. Deux êtres qui vont se trouver et se comprendre, une amitié sincère et touchante va naître entre eux et ils vont prouver à leur manière qu’ils ont le droit d’exister et d’être mis sous les feux des projecteurs.

Avec La lune est à nous, Cindy Van Wilder prône un appel à la tolérance. Elle décrit des situations que l’on peut retrouver dans le quotidien de toutes ces personnes qui souffrent de harcèlement, d’homophobie, grossophobie, etc. Elle parvient à donner une voix réaliste et forte à ses personnages qui vivent des instants difficiles, et c’est un euphémisme… On sent que ce sont des sujets qui touchent l’auteur, d’une manière ou d’une autre et qu’elle avait besoin d’en parler, de montrer le quotidien et la réalité pour nombre de personnes. Un livre nécessaire et touchant qui m’a beaucoup plu. Il est évident qu’il y a certaines choses qui me touchent aussi personnellement et c’est pour ça que j’ai trouvé que les mots de Cindy étaient criant de vérité.

Le seul « souci », notez bien les guillemets, ce ne sont pas des gros problèmes en soi, ce sont les thèmes présents dans l’histoire. Comme disait ma collègue au boulot, ça fait un peu « listing » de tous les sujets du moment. Mais peut-être que cela fait trop de sujets à traiter d’un coup. Il y ait question du racisme (notamment envers les noirs), des gros, des personnes LGBT (homosexuels, transsexuels notamment), des femmes ne voulant pas d’enfants, du harcèlement (cyber harcèlement via les réseaux sociaux). Cela fait beaucoup de sujets pour un même livre, après il est vrai que cela existe et qu’évidemment cela peut toucher un même cercle de gens et surtout, qu’il est important d’en parler, d’avoir des héros de « toutes les formes » et ne pas avoir qu’un idéal (vous remarquerez que les ¾ des héros dans les romans ados sont parfaits en tout point et ont un physique irréprochable). On dirait que l’auteur a fait le listing de tous les sujets qu’elle voulait aborder (je ne dénigre absolument pas le fait d’en parler).

Après je dois admettre que c’est plutôt bien amené, ça s’enchaîne plutôt bien et ça prend sens dans son histoire, donc ça n’est pas gênant en soi. Raison pour laquelle je disais que ce n’était pas un vrai problème en soi, juste que la multiplication de tous les thèmes donne la sensation de « trop » pour une seule histoire. En tout cas, c’est mon ressenti mais en même temps c’est nécessaire d’aborder ces sujets-là.

Les personnages sont touchants et attachants, que ce soit Olivia ou Max qui ont tous les deux un parcours de vie différent et difficile. Leur contexte familial n’est pas évident, pour l’un comme pour l’autre même si les raisons ne sont pas les mêmes. On ne peut que compatir face à leur détresse et leur problème. Le harcèlement que subit Olivia est injuste et si dans un premier temps elle va se laisser submerger, elle est une forte tête et saura la relever et prendre les choses en main. Même si pour cela elle a besoin d’un coup de main ou juste d’amis fidèles. Les personnages secondaires (les amis d’Olivia et Max) sont attachants et apportent une vraie importance à l’histoire, ils ont une incidence sur elle. Bien souvent, ils sont là mais servent plus de « décors », or ici ce n’est pas du tout le cas.

En bref, La lune est à nous est un roman touchant que je vous invite vivement à découvrir. Cindy Van Wilder, à travers cette histoire, prône la tolérance et la différence mais surtout le droit d’exister. Elle met en avant des personnages « hors normes » que l’on n’a pas l’habitude de retrouver en littérature (même si pour tout ce qui est LGBT cela tend à se répandre en littérature ado et YA) et cela fait du bien d’avoir un tel éclectisme où beaucoup de gens pourront se retrouver. Un roman à lire et relire !

25/07/2018

Les ombres assassines d'Arthur Ténor (L'Académie diplomatique d'Isuldain 1)

Quatrième de couverture

La secte d’Anghor l’avait promis à Isuldain : sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de vengeance est arrivé !
Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain.
Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, un Maraudeur au caractère bien trempé, une Sorcière des Mondes glauques et un ancien élève dans la Confrérie des magiciens.
S’ils y parviennent ? Combien périront ?

Mon avis

L’académie diplomatique d’Isuldain : Les ombres assassines est le nouveau roman d’Arthur Ténor, un roman que j’étais curieuse de découvrir car avec un tel pitch, cela a attisé ma curiosité. Si j’ai dans l’ensemble passé un bon moment de lecture, avec une intrigue efficace, j’y ai vu quelques défauts qui n’en font pas une lecture coup de cœur.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte et que le livre est lu en un rien de temps. L’écriture de l’auteur est plutôt fluide et agréable à lire, les pages défilent assez aisément et comme le livre est court (170 pages) autant vous dire qu’il ne m’a fait que la soirée.

Comme je l’ai annoncé, ce livre est plaisant mais pas extraordinaire, pas à mes yeux car j’y ai vu des défauts qui m’ont un peu dérangé. Donc on va parler de ce qui fâche en premier lieu, mais tout n’est pas perdu, car ce n’est pas mauvais en soi, loin de là. Mais il est vrai que pour l’adepte des pavés comme moi, il est évident qu’avec « que » 170 pages, il y a quelque chose qui va pêcher pour moi. Les descriptions et les détails ou les longueurs ne me font pas peur, s’ils sont importants à l’histoire et qu’il y a un certain rythme. Là, il est évident à la vue du livre qu’on allait y faire l’impasse et ça, pour moi, c’est un problème.

Ce qui, à mes yeux, caractérise ce livre est : trop survolé. L’idée de base est intéressante mais pas assez exploitée à mon goût. L’auteur ne va pas au fond des choses, on reste en survol sur tout, sur l’univers et les personnages, ce qui est dommage car c’est ce qui prime dans la Fantasy. Pas que dans la Fantasy d’ailleurs, mais ce sont les deux éléments qui pourront accrocher ou non le lecteur. L’intrigue peut être facile et simple, mais si l’univers décrit est un peu approfondi et recherché et que les personnages sont fouillés, on passera sur la faiblesse de l’intrigue (en termes de facilité et simplicité). Mais là, j’ai trouvé que l’univers et les personnages ne l’étaient pas suffisamment pour que ce soit vraiment excellent. Comme je l’ai dit, c’est mon avis, tout le monde ne sera pas forcément d’accord avec moi et y trouveront leur compte.

En ce qui concerne l’univers, on reste sur quelque chose de classique, une école qui rassemblent différents « clans », avec des personnages ayant des facultés magiques et natures diverses, pour devenir des diplomates. Jusque-là, ça me va bien, mais là où j’ai été un peu frustrée c’est de ne pas savoir grand-chose de cette école, de ce qu’ils font. Certes, on assiste à quelques cours, on nous présente des professeurs et on les voit un peu travailler mais ça reste très succins, trop pour moi.

Ensuite, on découvre qu’il y a différents types de personnages, des elfes, des sorcières, des sang-bleus (être hybrides), etc. On voit qu’il y a certaines animosités envers certains, des préjugés mais là encore, on ne sait pas grand-chose de tout ça. S’il y a une académie diplomatique qui rassemblent tous ces êtres c’est qu’il y a une bonne raison et là il est vrai que l’on passe très vite sur tout ça. De même sur ces fameuses ombres assassines qui attaquent un peu partout dans la ville et inquiètent tout le monde. Mais qui sont-elles vraiment ? Je trouve qu’on n’a pas beaucoup d’informations là-dessus, tout va trop vite, ça manque de précision.

Quant aux personnages, j’avoue avoir eu du mal à les « reconnaître », dans le sens où je n’arrivais pas à les différencier alors même qu’ils sont parfaitement représentés en couverture. Je me mélangeais les prénoms, je ne savais pas associer le nom au physique. Je n’ai pas su m’attacher à eux, car pour moi ce n’était que des noms et pas des personnages, ils ne sont pas assez approfondis. C’est trop survolé, à l’image de l’univers, pour vraiment vivre cette aventure à leur côté. Et c’est dommage parce qu’on voit un potentiel, ils sont assez éclectiques dans le genre mais je trouve qu’on ne le voit pas assez pour être proche d’eux. C’est dommage car je peux être indulgente sur l’intrigue ou même l’univers mais les personnages sont ce qui priment pour moi, c’est eux qui font vivre l’histoire et là, ils avaient quelques faiblesses.

Néanmoins, je dois reconnaître que c’était un livre qui se laisse lire et qui reste intéressant par son univers et l’intrigue qui s’y déroule. En soi, elle est plutôt bonne, simple mais efficace. Ceux qui n’aiment pas les descriptions, et les longueurs que cela peut parfois engendrées, y trouveront leur compte. L’action arrive assez vite, c’est plutôt bien rythmé et je ne me suis pas ennuyée. J’étais curieuse de découvrir ce qui allait se passer, ce que le groupe des Crépusculaires allait faire et comment tout cela allait se terminer. Et je dois dire que j’ai été assez surprise de la tournure des événements, donc c’est une bonne chose.

En bref, L’académie diplomatique d’Isuldain : Les ombres assassines est un roman intéressant, l’idée de base était bonne et l’intrigue plutôt bien menée, mon reproche est que ce ne soit pas plus détaillé et approfondi en termes d’univers et des personnages pour en faire quelque chose de plus consistant et plus prenant. Il est vrai qu’en Fantasy j’en attends plus. Mais pour moi qui suis une amatrice du genre, qui adore tout ce qui est complot politique, manipulation et magie, j’avoue que je n’en ai pas eu assez. Je suis un peu restée sur ma faim, sachant d’autant plus que c’est un one-shot. Après cela ne reste que mon avis mais je pense que pour les adaptes de la Fantasy trouveront ça trop léger et simple mais pour ceux qui veulent s’initier au genre en douceur, ça peut être une bonne mise en bouche.

24/07/2018

Voyage au temps des dinosaures de Charlotte Grossetête et Toma Danton (Enquêtes à la loupe)

Quatrième de couverture

Le Mésozoïque n’est pas très hospitalier ! Déjoue les pièges grâce à la loupe, déchiffre les cris des dinosaures et découvre d’étranges secrets reptiliens sur des cartes à gratter afin de sauver Juliette et Roman du danger !
Grâce aux réglettes à trous magiques, les deux amis partent au temps des dinosaures, à la recherche d’une mystérieuse trace humaine découverte par les paléontologues... Mais rien ne se passe comme prévu ! Tombant sur un voyageur perdu dans le temps, ils sont poursuivis par des carnivores géants, se perdent dans une nature terrifiante et bientôt la terre tremble sous leurs pieds...

Mon avis

Voyage au temps des dinosaures fait partie des Enquêtes à la loupe, un roman-jeu dans lequel il faut résoudre des énigmes grâce à des réglettes à trous et une loupe magique tout en lisant une histoire inédite qui nous fait voyager dans le temps. Dans ce volume, nous sommes transportés au temps des dinosaures.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est plutôt plaisante. Je suis certaine que ça plaira aux enfants en quête d’aventure !

L’intrigue est bonne et bien menée, on suit la drôle d’aventure de Romain et Juliette qui se retrouvent donc projetés au temps des dinosaures à la recherche d’une éventuelle trace humaine suite à une découverte de la part des paléontologues. L’action arrive vite, en très peu de temps, Romain et Juliette se retrouvent dans le passé, donc ça ne traîne pas. Et les premiers problèmes vont surgir, évidemment, quand les dinosaures vont faire leur entrée. Mais la suite va s’avérer plus compliquée encore lorsqu’ils vont tomber sur cet autre voyageur venu d’un autre temps…

C’est plutôt amusant de lire cette histoire tout en ayant des éléments à déchiffrer à l’aide de la réglette. Attention, il y en a deux, reste à savoir laquelle utiliser à bon escient ! La loupe rouge quant à elle, permet de voir des éléments qui nous sont cachés à l’œil nu. Ce mélange d’histoire et de livre-jeu est intéressant, ce n’est pas un livre dont on est le héros, mais on s’amuse en même temps ce qui permet, à ceux qui n’aime pas trop lire d’avoir une distraction en plus. Un bon compromis.

En bref, Voyage au temps des dinosaures est une aventure bien sympathique qui ne pourra que plaire aux jeunes lecteurs. Lire en s’amusant, c’est toujours plus plaisant et avec les nombreux messages secrets à décoder et les images cachées dévoilées grâce à la loupe, ils liront cette aventure avec un autre œil.

A partir de 8 ans.

23/07/2018

Éclaircir les ténèbres de Nicolas Bouchard (Compagnie Descartes 1)

Quatrième de couverture

1640. Une Province a disparu.
Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres…
Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.

Mon avis

Après Initiée de Laëtitia Danae, voici le 2e titre sorti aux éditions Snag : Éclaircir les ténèbres de Nicolas Bouchard. J’étais curieuse de le découvrir, il faut dire une histoire avec René Descartes dans un roman de Fantasy avec son lot de mystères et de magie, ça ne peut qu’interpeler.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en faire une bonne idée. L’écriture de l’auteur est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire qui est plutôt intéressante. Sans être un coup de cœur, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture en compagnie de Sophronia, Hughes et Descartes.

Je l’avoue, en le commençant je ne me souvenais plus vraiment du pitch, donc je me suis totalement laissée emporté par la plume de l’auteur et je n’ai pas été déçue du voyage. C’était une lecture plaisante, même si pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. L’intrigue est bonne et bien menée, les événements arrivent assez tôt pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer, sans une grosse action dès le début, elle est tout de même progressive pour nous offrir un superbe final. Cela va crescendo, de quoi attiser notre curiosité et nous donner envie de poursuivre. J’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos différents personnages.

Hugues est en quête, il réunit différents types de personnages à la demande du Cardinal Richelieu et pendant une bonne partie de l’histoire, les personnages ignorent ce qui les attendent. Nous, en tant que lecteur, on a bien une petite idée car le récit étant écrit à la 3e personne avec plusieurs points de vue, on voit d’autres personnages qui agissent dans l’ombre et quels peuvent être les problèmes. Mais l’auteur arrive tout de même à garder certaines surprises pour la fin, à laquelle je ne m’attendais pas.

L’alternance des points de vue permet de mieux comprendre comment on a pu en arriver là, car il y a aussi des va-et-vient temporels et cela permet de voir l’avancée de chaque groupe dans leur tâche. C’est une quête bien plus complexe qu’il n’y paraît et j’ai beaucoup aimé l’univers qui est développé ici. Il est intéressant de voir comment sont alliées la magie et la science ici, notamment en la personne de René Descartes qui avec son esprit scientifique va tâcher d’apporter certaines connaissances et pistes de réflexions. J’ai beaucoup aimé comment tout cela était agencée, même si on s’en rend compte véritablement sur la fin. Une fin des plus frustrantes, je dois l’avouer, même si nous avons beaucoup de réponses à nos questions, cela en soulève d'autres. Je suis donc très curieuse de lire la suite !

Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques, même si j’avoue que je ne m’y suis pas totalement attachée dans le sens où je n’ai pas ressenti quelque chose de profond. Ils sont peut-être un peu trop survolés pour moi, j’ai assisté tout ça avec un certain détachement. Néanmoins, on a un groupe assez éclectique, une compagnie des plus étranges, pour une mission qui l’est tout autant. Je pense que c’est ce qui explique en grande partie pourquoi je n’ai pas eu de coup de cœur, pas que, mais en partie.

En bref, Éclaircir les ténèbres est un roman intéressant, une aventure des plus mystiques pour notre compagnie Descartes qui va être confrontée à des choses extraordinaires. L’auteur allie avec finesse sciences et magie et nous offre une aventure des plus plaisantes. Il m’a manqué un petit quelque chose, notamment au niveau des personnages pour avoir un coup de cœur mais cela reste une histoire agréable et prenante à découvrir.

C'est lundi, que lisez-vous ? [165]



Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ? 




La semaine a été très bonne en terme de découverte, des choses très éclectiques. J'ai commencé la semaine avec une lecture parfaite pour l'été, une histoire d'adolescents, d'apprentissage, etc. J'ai enchaîné avec ce magnifique documentaire réalisé à partir de fleurs et de feuilles séchées. Ensuite c'est un roman-jeu interactif bien sympathique qui nous plonge dans le temps des dinosaures. Puis un roman qui traite de nombreux sujets de société aujourd'hui pour les ados (young adult) et enfin un recueil de nouvelles plus macabres qu'il n'y paraît et que j'ai adoré ! Quant au dernier, c'est une histoire intéressante mais j'aurai davantage apprécié si ça avait été un peu plus consistant.


Le complot du trident de Tristan Koëgel

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. Une enquête haletante débute pour le duo…



22/07/2018

L'été de mes 13 défis de Morgan Matson

Quatrième de couverture

Sloane est l’amie idéale, celle qui a sorti Emily de sa coquille et a rendu sa vie vraiment intéressante. Mais juste avant ce qui devait être le meilleur été de leur vie, Sloane disparaît. Tout ce qu’elle laisse derrière elle est une to-do list.
Sur cette liste, treize tâches imaginées par Sloane. Des choses qu’Emily ne ferait jamais en temps normal. Mais elle est prête à tout, si cela lui permet de retrouver sa meilleure amie.
Cueillir des pommes la nuit ? OK, assez facile.
Danser jusqu’à l’aube ? Bien sûr. Pourquoi pas ?
Embrasser un étranger ? Euh…
Se baigner nue ? Attendez… quoi ?

Mon avis

L’été de mes 13 défis est un roman qui m’a interpelé. Il faut dire que le pitch a de quoi étonner. Une amie qui disparaît, une liste de choses à faire et lorsqu’on découvre certains éléments de ladite liste, il y a de quoi se poser des questions. Mais ça pouvait être une lecture amusante et intéressante et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

C’est le premier livre de Morgan Matson que je lis et je dois avouer que l’expérience a été plutôt concluante. C’est une lecture rafraichissante et mignonne, parfaite à lire durant l’été. C’est donc le moment idéal pour se lancer dans ce roman qui vous fera passer un très bon moment de lecture.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour s’en rendre compte. L’écriture de l’auteur est très agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. La narration est écrite à la première personne si bien que l’on est entièrement du point de vue d’Emily qui découvre donc assez vite que son amie a disparu et qu’elle lui a laissé une lettre avec une liste de choses à accomplir. Si dans un premier temps elle est intriguée, et un peu horrifié de voir certains points de la liste, Emily va pourtant s’y atteler et faire des rencontres plutôt inattendues.

L’intrigue est bonne et bien menée, et j’ai pris plaisir à suivre Emily dans cette drôle d’aventure. A chaque chapitre (en gros) il y a un point de la liste qui est évoqué et réalisé. Certaines choses ne se font pas sans difficultés quand pour d’autres cela semble plutôt facile. Mais Emily va avoir une aide précieuse en la présence de Frank Porter, l’intello de son lycée, « Monsieur Parfait » avec qui elle ne pensait jamais avoir aucun contact. Et pourtant, durant l’été, ils vont apprendre à se connaître et créer une vraie amitié.

J’étais très curieuse, comme Emily, de savoir où se trouvait Sloane, de comprendre le but de cette liste, ce que cela allait apporter et je dois dire que je ne m’attendais pas à ces révélations finales. C’est plutôt étonnant mais en même temps, on peut comprendre pourquoi Sloane a agi de cette manière. C’est un roman touchant qui ne pourra que plaire aux adolescents qui y trouveront leur compte. L’été de mes 13 défis est un roman d’apprentissage, une quête initiatique, celle d’Emily et l’adolescente était loin de se douter jusqu’où cette liste allait l’amener.

Emily est une adolescente très effacée, toujours dans l’ombre de sa meilleure amie qui a un caractère bien plus fort et expansif. Si bien qu’Emily se retrouve désarçonnée lorsque son amie disparaît, elle ne sait plus quoi faire. Elle se rattache donc à cette liste pour essayer de comprendre à quoi tout cela va la mener. Mais y-a-t-il vraiment un but à cette liste ? Quelle qu’en soit la réponse (je vous laisse lire le livre pour le découvrir) il est indéniable que cela va permettre à Emily de sortir de sa zone de confort. Elle va se dépasser, s’ouvrir aux autres et faire de nombreuses expériences. Deux mois de vacances qui vont lui permettre de grandir et d’apprendre à mieux se connaître. On peut facilement s’identifier à elle et du coup avoir de l’empathie pour elle, comprendre ses inquiétudes et s’y attacher.

Frank est un personnage intéressant. C’est l’intello, le chef des délégués, le gars parfait et irréprochable qui doit être le meilleur en tout. Rien à voir avec Emily, et pourtant lorsqu’ils vont se rencontrer à une soirée et ensuite par le plus grand des hasards durant un footing, c’est le début d’une amitié entre eux. Ils vont s’entraîner ensemble, passer de plus en plus de temps ensemble et elle en viendra à lui parler de sa fameuse liste. Comme nombre de romans adolescents on sait à quoi s’en tenir dans ces cas-là, c’est une relation mignonne et innocente dans un premier temps jusqu’à ce que les choses évoluent, naturellement. On reste dans le cas de livre typiquement ado mais ça reste mignon et c’est agréable de lire de telles choses durant l’été.

En bref, L’été de mes 13 défis est un roman qui m’aura bien plu. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie d’Emily, cette adolescente quelque peu effacée, qui n’a pas confiance en elle et qui pourtant durant ces deux mois alors qu’elle tâche de réaliser les défis lancés par sa meilleure amie disparue. Elle va se surpasser et s’épanouir dans cette quête qui paraissait incongrue dans un premier temps mais qui prendra sens au fur et à mesure. Deux mois pour tout oser, deux mois pour changer et évoluer. Un roman plaisant à lire l’été que je vous conseille !

In My Mailbox (343)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Tous les liens se font chez Lire ou Mourir

Mes acquisitions de la semaine


Les Merveilles de la nature au fil des saisons de Helen Ahpornsiri

Partez pour un ravissant voyage dans la faune et la flore à travers les quatre saisons.
Dans ce magnifique ouvrage, toutes les illustrations sont composées de minutieux collages de plantes séchées. Les feuilles et les pétales aux multiples couleurs s'entrelacent et deviennent des papillons virevoltants, des petits rats des champs, des arbres fleuris ou un parterre de champignons, sous le regard émerveillé du lecteur.
Accompagné de textes descriptifs, cet herbier artistique capture dans ses pages les miracles de la nature et de son cycle immuable.


Prends ma patte, petite loutre de Jane Chapman >> CHRONIQUE

Miki vit dans l’océan avec sa maman. Ici s’étendent la mer en dessous et le ciel au-dessus, c’est tout. La petite loutre aime ses leçons de natation, le clapotis des vagues et les plongeons. Mais chez les loutres, les mamans chassent seules. Miki s’ennuie Où trouver un ami ?


Tant qu'ils respireront de Karen Rose (Cincinnati 3)

La mission de l’agent spécial Kate Coppola est de stopper la menace croissante du trafic d’êtres humains, à commencer par les clients et les fournisseurs du réseau récemment mis à jour de Cincinnati. Les nouvelles révélations de l’agent spécial du FBI Griffin Davenport, alias Decker, rendent réel son pire cauchemar : l’un des clients des trafiquants achète des adolescentes qu’il destine au commerce sexuel sur Internet. Les vies de jeunes gens sont en danger, et Kate et Decker sont prêts à risquer la leur pour les sauver – mais l’instinct de survie et leur volonté de se protéger l’un l’autre sont beaucoup plus difficiles à gérer qu’ils ne l’avaient imaginé. La recherche du mystérieux client se fait chaque jour qui passe plus complexe et plus dangereuse, au fur et à mesure que les témoins, les suspects et même des membres de leur propre équipe sont abattus par un prédateur sans pitié...


Protéger ou mourir de S.J. Kincaid (Diabolic 1)

« Avez-vous déjà observé un tigre ? 
Il possède une mâchoire assez puissante pour broyer l’homme le plus robuste, des muscles d’acier capables de traquer n’importe quelle créature. 
Pourtant, lorsqu’il attaque, il donne la mort avec une grâce aérienne. » 
Un Diabolic n’est pas humain. 
Un Diabolic est programmé pour être fidèle envers une seule personne. 
Un Diabolic n’existe que pour protéger son maître. 
Quitte à donner sa vie. 
Quitte à en prendre d’autres. 


L'homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles de Tristan Koëgel

À Gibraltar, une pâtissière ensorcelle ses clients avec des gâteaux,
À Marseille, une coiffeuse est face au cadavre de son patron,
Et à Raguse, un homme souhaite emprisonner la mer sur sa toile…
Sept récits traversent ainsi les époques, de l'antiquité à nos jours, et la Méditerranée, comme autant de visions vibrantes et fantastiques où se jouent des destins, des terreurs, des désirs.


Le complot du trident de Tristan Koëgel

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. Une enquête haletante débute pour le duo…


L'Académie diplomatique d'Isuldain : Les ombres assassines d'Arthur Ténor

La secte d'Anghor l’avait promis à Isuldain : sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de vengeance est arrivé !
Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain.
Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, un Maraudeur au caractère bien trempé, une Sorcière des Mondes glauques et un ancien élève dans la Confrérie des magiciens.
S’ils y parviennent ? Combien périront ?

 

Dans la gueule du loup de Patricia Briggs (Alpha et Omega 5)

La meute d'Aspen Creek abrite les loups les plus dangereux qu'il soit - sauvages, blessés, trop brisés pour rester parmi les leurs, ils vivent en reclus sous la protection du Marrok. 
Mais Bran est absent quand Charles et Anna reçoivent un appel à l’aide de la part du compagnon fae d’une de ces louves, victime d’une tentative d’enlèvement. Charles et Anna devront utiliser tous leurs talents de guerrier et de diplomate pour retrouver les assaillants et faire face à une magie des plus sombres, surgie d’un passé aussi lointain que difficile…


Et vous ?